IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    9 964
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 9 964
    Par défaut Une famille refuse une offre de 26 millions $ pour transformer des terres agricoles en centre de données IA
    « Je ne suis pas à vendre » : des agriculteurs refusent des millions pour ne pas brader leurs terres aux géants du cloud et à la fièvre de l'IA,
    les Big Tech sont assoiffés de terres, d'eau et d'électricité

    Alors que la fièvre de l'IA pousse les géants de la tech à dévorer les terres rurales américaines à coups de chèques à plusieurs dizaines de millions de dollars, une résistance inattendue s'organise dans les champs. Des agriculteurs refusent des offres qui dépassent l'entendement, préférant transmettre un héritage vivant plutôt qu'un béton climatisé. Ce mouvement, d'abord discret, est en train de remodeler le rapport de force entre la Silicon Valley et l'Amérique profonde.

    Mervin Raudabaugh a 86 ans, dont plus de soixante passés à travailler la même terre de Silver Spring Township, en Pennsylvanie. Sa mère est morte dans ses bras dans la grange de la ferme familiale. Il y a élevé des vaches laitières pendant 51 ans. Alors quand des représentants de promoteurs immobiliers ont frappé à sa porte pour lui proposer 60 000 dollars l'acre — soit plus de 15,7 millions de dollars pour ses 261 acres — il a écouté. Puis il a dit non.

    Raudabaugh a expliqué sans ambiguïté la nature de sa décision : « Je n'avais aucun intérêt à détruire mes fermes. C'était la limite à ne pas franchir. Ce n'était pas vraiment une question d'argent. » À la place, il a vendu les droits de développement au Lancaster Farmland Trust pour moins de 2 millions de dollars, s'assurant que sa terre resterait agricole à perpétuité — quoi qu'il arrive, quoi qu'on lui propose.

    Ce refus, qui a rapidement circulé dans les médias américains fin février 2026, n'est pas un cas isolé. Plusieurs agriculteurs à travers le pays ont fermement repoussé des offres parfois chiffrées en dizaines de millions de dollars. Ces propositions dépassent largement la valeur marchande de leurs propriétés, mais les fermiers ont refusé de mettre un prix sur les terres qu'ils aiment profondément.

    Nom : meg.png
Affichages : 4344
Taille : 32,7 Ko

    L'appétit insatiable de l'IA pour le foncier rural

    Pour comprendre pourquoi ces offres atteignent de tels montants, il faut saisir l'ampleur de la ruée vers les terres rurales engagée par les entreprises technologiques. L'économie numérique repose massivement sur les centres de données — ces immenses installations qui stockent, traitent et distribuent l'information mondiale. À mesure que la demande en cloud computing, en services de streaming et en intelligence artificielle explose, Google, Amazon et Microsoft cherchent agressivement à étendre leurs réseaux.

    Les chiffres donnent le vertige. La demande de centres de données alimentés par l'IA devrait croître de 165 % d'ici 2030. À l'échelle mondiale, quelque 40 000 acres sont nécessaires pour soutenir cette expansion au cours des cinq prochaines années, selon les estimations de Hines Research. Les zones rurales sont particulièrement ciblées pour des raisons qui, du point de vue des développeurs, relèvent d'une logique imparable : protections de zonage plus faibles, énergie bon marché et eau abondante.

    La consommation énergétique est vertigineuse. Un rapport du gouvernement américain averti en décembre 2024 que la consommation d'électricité des centres de données pourrait tripler d'ici 2028. Les centres de données représentaient environ 4,4 % de toute l'électricité produite dans le pays en 2023, et devraient en consommer entre 6,7 et 12 % d'ici 2028. La consommation en eau n'est pas en reste : une étude du Houston Advanced Research Center estime que les centres de données au Texas utiliseront 49 milliards de gallons d'eau en 2025, et jusqu'à 399 milliards en 2030 — ce qui équivaudrait à vider le lac Mead de plus de cinq mètres en une seule année.

    Nom : virginia.png
Affichages : 1188
Taille : 388,4 Ko

    Des tactiques qui font fuir

    Au-delà des chiffres, c'est la méthode employée par les développeurs qui provoque les tensions les plus vives. Ces offres arrivent souvent sans crier gare, à la suite d'un coup de sonnette d'un intermédiaire qui ne précise ni l'identité du commanditaire ni l'usage prévu des terres. Pour en savoir plus, les propriétaires doivent signer un accord de non-divulgation.

    Ida Huddleston, une agricultrice de 82 ans de Mason County, dans le Kentucky, en a fait l'amère expérience. Deux représentants se sont présentés à sa ferme avec un contrat de 33 millions de dollars pour ses 650 acres, mandatés par une entreprise du Fortune 100 dont ils refusaient de révéler l'identité — un développement industriel non spécifié, vraisemblablement un centre de données. Huddleston a refusé, rejoignant au moins cinq autres résidents de son comté qui ont décliné après avoir appris l'existence d'un accord de confidentialité obligatoire. Elle a dû fouiller les archives publiques pour découvrir qu'un centre de données était simplement en cours de planification dans sa région.

    Raudabaugh, lui, décrit les démarches des promoteurs comme du harcèlement pur et simple. Son avocat envisageait d'engager des poursuites judiciaires contre les développeurs qui le harcelaient incessamment, avant qu'une solution de préservation foncière ne soit trouvée. Mervin Raudabaugh résume l'expérience en une formule cinglante : « Ces gens m'ont mené la vie dure. »

    En Wisconsin, un agriculteur nommé Anthony Barta exprime une autre forme d'angoisse, plus collective. Son voisin s'est vu proposer entre 70 et 80 millions de dollars pour 6 000 acres. Barta s'interroge sur ce qui adviendrait de sa propre exploitation et de celles de ses voisins si un tel projet se réalisait. « C'est notre gagne-pain — la ferme. Que se passerait-il pour nous et nos voisins, nos fermes et notre communauté ? »

    Un mouvement de résistance qui prend de l'ampleur

    Ce que vivent ces agriculteurs n'est pas qu'une série d'anecdotes individuelles : c'est le symptôme d'un conflit systémique entre l'expansion numérique et le monde rural. Et la résistance s'organise. Des communautés rurales s'organisent contre les grands projets de centres de données liés à l'IA. Des résidents citent la hausse des coûts de l'électricité, la consommation d'eau et la perte de terres agricoles. Le phénomène dépasse les clivages politiques, touchant aussi bien les États républicains que démocrates.

    Plus de 64 milliards de dollars de projets ont été retardés ou annulés entre mai 2024 et mars 2025 en raison d'oppositions organisées. Des réunions publiques se remplissent d'habitants en colère. Dans l'Ohio, une proposition de rezonage de 300 acres de terres agricoles pour y implanter un centre de données a suscité une opposition si massive que les porteurs du projet ont finalement retiré leur demande.

    La question de la transparence est au cœur du problème. Dans une analyse de 31 municipalités de Virginie abritant des centres de données existants ou projetés, 80 % avaient signé des accords de non-divulgation avec les développeurs, limitant de facto l'accès des citoyens aux informations sur l'ampleur des projets, leurs besoins en ressources et leurs impacts potentiels. Ce verrouillage informationnel nourrit la méfiance, et parfois la colère.

    Les États-Unis ont perdu environ 15 000 fermes en 2025, aucun État n'enregistrant d'augmentation du nombre d'exploitations. Les faillites agricoles ont bondi. Paradoxalement, c'est dans ce contexte de difficultés financières que des millions de dollars sont agités sous le nez d'agriculteurs qui, pour la plupart, les refusent quand même.

    Jeff Swinehart, du Lancaster Farmland Trust, confirme avoir observé cette dynamique de manière récurrente. De nombreuses familles d'agriculteurs privilégient la préservation malgré les incitations financières liées au développement. « Nous voyons chez beaucoup de familles d'agriculteurs le désir de s'assurer que cette ferme restera une ferme pour toujours et qu'elle contribuera à la communauté locale et à cette qualité de vie locale. »

    Nom : across.png
Affichages : 1160
Taille : 79,1 Ko

    Quand la technologie colonise le territoire

    La métaphore qui revient dans les analyses les plus lucides est celle de l'extractivisme. Kim Rueben, ancienne conseillère au Lincoln Institute of Land Policy, compare la nature extractive des centres de données aux mines de charbon : « Je ne pense pas que les territoires reconnaissent tous les coûts associés. » Des terres agricoles disparaissent sous le béton, des aquifères sont ponctionnés, des factures d'électricité s'envolent pour des résidents qui ne tirent aucun bénéfice de l'infrastructure numérique qui s'installe dans leur paysage.

    En 2025, les hausses tarifaires dans le secteur de l'électricité ont dépassé 60 milliards de dollars à travers les États-Unis, les Américains payant en moyenne près de 10 % de plus qu'en 2024. Dans certaines régions, la corrélation avec l'expansion des centres de données est directement établie.

    Mervin Raudabaugh a une formule prophétique pour résumer ce qu'il observe autour de lui : "Seules les terres préservées resteront des terres. Le reste — chaque centimètre carré — sera construit." La famille agricole américaine est en danger, dit-il. Mais tant que des hommes et des femmes comme lui choisissent la terre contre l'argent, quelque chose résiste encore.

    La bulle IA alimente une pénurie de RAM qui fait grimper le prix de votre PC, téléphone, équipements médicaux, etc.

    Dans un message publié sur X (ex-Twitter), le PDG d'Epic Games, Tim Sweeney, a déclaré que la flambée des prix de la mémoire vive, due à la demande des acteurs de l'IA qui détournent la production de DRAM, aura un impact sur le marché des jeux vidéo haut de gamme pendant des années.

    Plusieurs grands constructeurs de PC ont récemment signalé des hausses de prix imminentes des desktops et des laptops, liées à la pénurie de RAM provoquée par la demande croissante de l’IA. Lenovo aurait notamment averti ses distributeurs de la fin de ses tarifs actuels début 2026, tandis que Dell envisagerait des augmentations d'au moins 15 % à 20 %.

    Selon IDC, la hausse des prix des modules de mémoire RAM pourrait entraîner une contraction du marché des PC pouvant atteindre 9 % en 2026, les fabricants répercutant cette hausse sur les clients. Même dans un scénario modéré, la firme d'analyse prévoit une baisse de près de 5 % des livraisons de PC, avec un impact plus important si les contraintes d'approvisionnement persistent. La capacité de production étant de plus en plus détournée vers les composants d'intelligence artificielle (IA) à forte marge, les appareils grand public traditionnels sont confrontés à une offre plus restreinte, à des prix plus élevés et à un ralentissement des cycles de remplacement.

    Le PDG de Phison Electronics l'a dit sans détour dans une interview : la crise mondiale de la mémoire va provoquer des faillites en cascade dans l'électronique grand public d'ici la fin de l'année. Ce n'est plus une alerte de circonstance. C'est le constat brutal d'un acteur central de la chaîne d'approvisionnement mondiale des semi-conducteurs, qui voit depuis son poste d'observation privilégié comment l'intelligence artificielle aspire littéralement toute la production mondiale de DRAM et de NAND flash, laissant les fabricants de smartphones, de PC et de téléviseurs à court de composants, de trésorerie, et bientôt peut-être d'avenir.

    Sources : Lincoln Institute of Land Policy, ABC News, World Ressources Institute

    Et vous ?

    Les agriculteurs qui refusent des offres à plusieurs millions de dollars font-ils preuve d'une sagesse de long terme ou d'un idéalisme économiquement irresponsable dans un contexte de crise agricole profonde ?

    L'opacité systématique des développeurs — NDAs obligatoires, intermédiaires anonymes, projets non divulgués — est-elle une pratique délibérément conçue pour contourner la résistance des communautés, ou simplement une forme banale de confidentialité commerciale ?

    Les pouvoirs publics devraient-ils imposer un moratoire sur la conversion des terres agricoles en zones d'infrastructure numérique, ou laisser jouer les mécanismes du marché ?

    Le modèle des trusts fonciers (farmland trusts financés en partie par les contribuables) est-il exportable en Europe, notamment en France où la pression foncière est également forte ?

    À mesure que l'IA exige toujours plus de puissance de calcul, peut-on imaginer un « droit à la souveraineté foncière » analogue au droit à la souveraineté alimentaire, qui protégerait les communautés rurales de la colonisation numérique ?

    Voir aussi :

    Avec l'essor de l'IA, les terrains situés à proximité des centrales nucléaires deviennent des biens immobiliers très prisés. Nouveaux eldorados pour les entreprises de l'IA en quête d'énergie propre
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Expert confirmé
    Avatar de popo
    Homme Profil pro
    Analyste programmeur Delphi / C#
    Inscrit en
    Mars 2005
    Messages
    3 136
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Rhône (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Analyste programmeur Delphi / C#
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2005
    Messages : 3 136
    Par défaut
    C'est bien beau de vouloir transformer des exploitations agricoles en centre de données.
    Mais quand tout aura été transformé, je me demande bien comment il vont se nourrir.

  3. #3
    Membre chevronné Avatar de der§en
    Homme Profil pro
    Chambord
    Inscrit en
    Septembre 2005
    Messages
    1 307
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Loir et Cher (Centre)

    Informations professionnelles :
    Activité : Chambord
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2005
    Messages : 1 307
    Par défaut
    Comme dans « soleil vert »

  4. #4
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 686
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 686
    Par défaut
    Citation Envoyé par popo Voir le message
    C'est bien beau de vouloir transformer des exploitations agricoles en centre de données.
    Mais quand tout aura été transformé, je me demande bien comment il vont se nourrir.
    Mais mon bon Popo, il faut réfléchir jusqu'au bout: Il suffit d'écouter les discours des promoteurs de l'IA pour se rendre compte que leur objectif est tout simplement l’élimination de l'être humain!

    1. L'IA remplace les jobs humains

    2. Les humains n'ont plus aucun moyen d'assurer le financement des éléments essentiels à leur vie (nourriture, logement, etc.)

    3. L'IA éradique purement et simplement l'être humain


    Dès lors, à quoi pourraient bien servir des champs de carottes???


    Est-ce de la science-fiction? Non... C'est le revenu universel qui relève de la science-fiction... Vous savez ce "revenu universel", cet argent tombé du ciel dans les poches de tous ceux qui verront leur source de revenu détruite par l'IA

  5. #5
    Membre prolifique
    Avatar de Ryu2000
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Décembre 2008
    Messages
    11 085
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 38
    Localisation : France, Hérault (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2008
    Messages : 11 085
    Par défaut
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Raudabaugh a expliqué sans ambiguïté la nature de sa décision : « Je n'avais aucun intérêt à détruire mes fermes. C'était la limite à ne pas franchir. Ce n'était pas vraiment une question d'argent. » À la place, il a vendu les droits de développement au Lancaster Farmland Trust pour moins de 2 millions de dollars, s'assurant que sa terre resterait agricole à perpétuité — quoi qu'il arrive, quoi qu'on lui propose.
    2 millions c'est déjà pas mal.
    Il n'a pas besoin de gagner 7,85 fois ça.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les agriculteurs qui refusent des offres à plusieurs millions de dollars font-ils preuve d'une sagesse de long terme ou d'un idéalisme économiquement irresponsable dans un contexte de crise agricole profonde ?
    Ils respectent la nature et l'environnement plus qu'ils ne sont attirés pas l’appât du gain.

    Des agriculteurs pourraient être joueur (il y a un pari à faire) :
    - vendre leur terrain à 10 fois le prix
    - attendre que l'entreprise qui exploite le centre de données fasse faillite
    - racheter le terrain

    À la fin le gars aurait des millions de $ et toujours son terrain.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    C'est le revenu universel qui relève de la science-fiction...
    Ce serait horrible.
    La monnaie serait limitée dans le temps (on te donne 1000€ mais dans 2 mois ils sont périmés).
    La propriété serait interdite (il n'y aurait que des locataires).
    Si le régime juge que tu n'es pas un citoyen modèle il te baisse tes revenus.

    Pourvu qu'on en arrive pas là.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  6. #6
    Membre extrêmement actif Avatar de Mister Nono
    Homme Profil pro
    Ingénieur Mathématiques et Informatique
    Inscrit en
    Septembre 2002
    Messages
    2 262
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Haute Garonne (Midi Pyrénées)

    Informations professionnelles :
    Activité : Ingénieur Mathématiques et Informatique
    Secteur : Santé

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2002
    Messages : 2 262
    Par défaut
    Citation Envoyé par popo Voir le message
    C'est bien beau de vouloir transformer des exploitations agricoles en centre de données.
    Mais quand tout aura été transformé, je me demande bien comment il vont se nourrir.
    Et bien ils vont se nourrir de données.

  7. #7
    Membre extrêmement actif Avatar de Mister Nono
    Homme Profil pro
    Ingénieur Mathématiques et Informatique
    Inscrit en
    Septembre 2002
    Messages
    2 262
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Haute Garonne (Midi Pyrénées)

    Informations professionnelles :
    Activité : Ingénieur Mathématiques et Informatique
    Secteur : Santé

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2002
    Messages : 2 262
    Par défaut
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Ils respectent la nature et l'environnement plus qu'ils ne sont attirés pas l’appât du gain.
    Malheureusement ce n'est pas toujours le cas. Il est dur de trouver des agricultures sans pesticides, sans engrais, avec la préservation de l'eau, des sols, de la biodiversité et des bocages...

  8. #8
    Membre extrêmement actif Avatar de Mister Nono
    Homme Profil pro
    Ingénieur Mathématiques et Informatique
    Inscrit en
    Septembre 2002
    Messages
    2 262
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Haute Garonne (Midi Pyrénées)

    Informations professionnelles :
    Activité : Ingénieur Mathématiques et Informatique
    Secteur : Santé

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2002
    Messages : 2 262
    Par défaut
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    .
    La monnaie serait limitée dans le temps (on te donne 1000€ mais dans 2 mois ils sont périmés).
    La propriété serait interdite (il n'y aurait que des locataires).
    Si le régime juge que tu n'es pas un citoyen modèle il te baisse tes revenus.

    Pourvu qu'on en arrive pas là.
    On en arrivera pas là puisque l'argent gratuit n'existera pas... L'être humain est trop avide pour cela.

    PS : Pourquoi certains veulent toujours être plus riches ? On n'a pourtant jamais vu un coffre fort suivre un corbillard...

  9. #9
    Membre prolifique
    Avatar de Ryu2000
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Décembre 2008
    Messages
    11 085
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 38
    Localisation : France, Hérault (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2008
    Messages : 11 085
    Par défaut
    Citation Envoyé par Mister Nono Voir le message
    Il est dur de trouver des agricultures sans pesticides, sans engrais
    C'est à cause de l'industrie chimique, les entreprises comme Monsento produisent tous les produits (engrais, pesticide) ainsi que les semences.

    Les agriculteurs se sont fait avoir par l'industrie chimique, un peu comme les médecins se sont fait avoir par l'industrie pharmaceutique (voir Fentanyl/Oxycodone)
    Les produits ont tué la vie dans le sol, maintenant les agriculteurs US sont coincés. Ils sont obligés d'utiliser plein de produits et des semences faibles (qui vont avec les produits).

    Citation Envoyé par Mister Nono Voir le message
    On en arrivera pas là puisque l'argent gratuit n'existera pas... L'être humain est trop avide pour cela.
    Non mais il y aurait une super classe.
    Des gens comme Bill Gates, George Sorros, etc. Qui pourront continuer de voyer partout sur terre en jet privé. Qui auront toujours accès à des prostitués de luxes, de la drogue, des nourrissons, etc.

    Comme on ne servirait plus à rien, la classe dominante s'arrangerait pour qu'on devienne stérile (sans descendance le problème de la surpopulation se réglerait assez rapidement).
    Il est possible de mettre en place un système où tout le monde reçoit un RSA et doit survivre avec ça.
    Là on parle de scénario de science-fiction donc il faut y aller.

    ======
    Pour l'instant l'IA et les robots ne font rien du tout, donc ça va.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  10. #10
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    9 964
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 9 964
    Par défaut Une famille refuse une offre de 26 millions $ pour transformer des terres agricoles en centre de données IA
    Une famille refuse une offre de 26 millions de dollars pour transformer des terres agricoles en centre de données IA,
    quand une offre indécente devient le seul outil de négociation des Big Tech avec les agriculteurs

    Dans le Kentucky rural, une mère et sa fille ont décliné une offre record pour vendre la moitié de leurs terres agricoles à un géant de l'intelligence artificielle. Un geste de résistance symbolique, mais aussi le symptôme d'une tension croissante entre l'expansion effrénée des infrastructures numériques et les usages fondamentaux des terres américaines : nourrir, irriguer, habiter.

    En avril 2025, une société dont l'identité n'a jamais été rendue publique, mais décrite par les propriétaires comme un grand acteur de l'intelligence artificielle, a frappé à la porte d'Ida Huddleston et de sa fille Delsia Bare, propriétaires de quelque 1 200 acres de terres agricoles aux abords de Maysville, dans le nord du Kentucky. La proposition : racheter environ la moitié de cette propriété pour y construire un centre de données.

    Le montant offert : 26 millions de dollars. Dans le comté de Mason, les terres agricoles se négocient habituellement autour de 6 000 dollars l'acre ; l'offre représentait donc un multiple d'environ dix fois la valeur marchande habituelle. Pour la plupart des propriétaires ruraux, une telle somme relèverait du jackpot. Delsia Bare n'a pas hésité une seconde.

    « Si ça ne tient qu'à moi, je reste et je nourris une nation. 26 millions, ça ne veut rien dire », a-t-elle déclaré à la chaîne locale WKRC. Sa mère, Ida Huddleston, 82 ans, a été encore plus directe sur les promesses de retombées économiques avancées par l'acquéreur : « Je dis qu'ils mentent, et la vérité n'est pas en eux. C'est une arnaque. »

    Derrière ce refus, une histoire familiale enracinée dans la terre depuis plusieurs générations. « Mon grand-père, mon arrière-grand-père et toute une famille ont vécu ici pendant des années, payé des impôts dessus, nourri une nation », explique Bare. « On a même cultivé du blé pendant la Grande Dépression et maintenu des distributions de pain aux États-Unis quand les gens n'avaient plus rien. »

    Malgré leur refus, le projet avance tout de même : l'acquéreur a revu ses plans en s'appuyant sur les terrains cédés par d'autres propriétaires. Une demande de rezonage a été déposée pour reclasser en zone industrielle près de 28 parcelles agricoles totalisant plus de 2 000 acres aux alentours de Big Pond Pike, Germantown Road et Valley Pike Road. Des réunions publiques de la commission d'urbanisme sont prévues les 25 et 26 mars 2026.

    Une ruée vers les terres qui transforme l'Amérique rurale

    L'histoire de la famille Bare-Huddleston n'est pas un cas isolé. Elle s'inscrit dans un mouvement de fond qui remodèle en profondeur les territoires ruraux américains. Des promoteurs ont approché plusieurs propriétaires du comté de Mason avec des offres de plusieurs millions de dollars. Dans au moins un cas, un propriétaire s'est vu dire de « fixer lui-même son prix » après avoir décliné une première offre déjà bien supérieure à la valeur historique de son terrain.

    Des situations similaires se répètent partout. En Pennsylvanie, un agriculteur a refusé une offre de 15 millions de dollars pour des terres qu'il exploite depuis un demi-siècle. Dans le Wisconsin, un autre a rejeté 80 millions de dollars. Certains propriétaires ont décliné des offres dépassant les 120 000 dollars par acre, un niveau qui aurait été inimaginable il y a encore peu.

    Pourquoi ces offres si démesurées ? En 2025, les géants de la tech ont dépensé près de 580 milliards de dollars pour convertir des champs, des déserts et des usines abandonnées en infrastructures d'IA. Pour soutenir la croissance rapide de l'IA et du cloud, les entreprises technologiques se battent pour sécuriser ce que le secteur appelle des « terrains alimentés en énergie » : de grandes parcelles avec accès à l'électricité en quantité, à l'eau et à des règles d'urbanisme favorables. À l'échelle mondiale, environ 40 000 acres de ce type de terrain seraient nécessaires pour les nouveaux projets de centres de données au cours des cinq prochaines années, soit environ le double de ce qui est actuellement en exploitation.

    Le phénomène bouleverse aussi les marchés fonciers locaux. À Columbus, dans l'Ohio, des terres agricoles autrefois valorisées à 30 000 dollars l'acre dépassent 150 000 dollars après rezonage en vue d'un centre de données. Des tendances similaires émergent partout : à Reno, les valeurs foncières ont quadruplé en cinq ans ; dans l'Utah, des parcelles jadis estimées à 50 000 dollars approchent désormais les 400 000 dollars.

    Nom : huge.png
Affichages : 7434
Taille : 32,4 Ko

    L'eau, la grande oubliée des promesses de prospérité

    Ida Huddleston ne se bat pas seulement pour préserver un héritage familial. Elle soulève un enjeu que les entreprises technologiques préfèrent minimiser : la question de l'eau. « Ils nous appellent de vieux agriculteurs stupides, mais nous ne le sommes pas. Nous voyons notre nourriture disparaître, nos terres disparaître, et nous n'avons plus d'eau », a-t-elle dit. Des mots qui résonnent d'autant plus fort que des précédents concrets existent à quelques centaines de kilomètres de là.

    En octobre 2025, Amazon a inauguré son plus grand centre de données en Indiana, sur 1 200 acres d'anciens champs de maïs. L'installation nécessite 2,2 gigawatts d'électricité (l'équivalent de la consommation d'un million de foyers) et doit refroidir des centaines de milliers de puces électroniques grâce à des millions de litres d'eau souterraine chaque année.

    Les conséquences sur l'environnement local ont été immédiates et documentées. Des résidents proches du chantier d'Amazon à New Carlisle ont vu leurs puits s'assécher. Patsy Bode, 65 ans, vivant d'une allocation d'invalidité, utilise désormais des bouteilles d'eau pour tout (y compris pour se laver) et n'a pas les 7 000 dollars nécessaires pour creuser un nouveau puits. Elle a finalement décidé de quitter la maison où elle vivait depuis plus de 25 ans.

    L'État de l'Indiana a par ailleurs dû suspendre des travaux d'Amazon après la constatation d'impacts non autorisés sur des zones humides, et son agence environnementale traite encore des plaintes concernant la destruction potentielle de plus de neuf acres de zones humides.

    Ces cas ne sont pas propres à l'Indiana. Un centre de données de taille moyenne peut consommer environ 415 millions de litres d'eau par an à des fins de refroidissement. Les plus grands centres peuvent absorber jusqu'à 19 millions de litres par jour, soit l'équivalent d'une ville de 10 000 à 50 000 habitants. Dans le comté de Newton, en Géorgie, un centre de données de Meta consomme à lui seul 500 000 gallons d'eau par jour, soit 10 % de la consommation totale du comté.


    Les promesses d'emplois et de croissance : un argumentaire contesté

    Face aux résistances, les acquéreurs brandissent invariablement les mêmes arguments : création d'emplois, recettes fiscales supplémentaires, modernisation des infrastructures locales. Ida Huddleston n'y croit pas. Et les données disponibles invitent à nuancer l'enthousiasme.

    En Virginie du Nord, qui accueille la plus forte concentration de centres de données au monde avec environ 300 installations dans une poignée de comtés, le comté de Loudoun perçoit des recettes fiscales proches de 900 millions de dollars par an grâce aux centres de données, soit presque l'équivalent de son budget de fonctionnement total. Des chiffres impressionnants, mais qui masquent d'autres réalités : l'explosion des coûts de l'énergie pour les usagers locaux, la pression insoutenable sur les ressources en eau, et la perte définitive de terres agricoles productives.

    L'accord conclu entre Meta et la Commission des services publics de Louisiane, par exemple, a suscité de vives critiques. Des associations de défense des consommateurs font valoir que les factures des particuliers absorbent en partie les coûts des infrastructures nécessaires à l'alimentation du centre de données de Meta, valorisé à 10 milliards de dollars.

    La question de l'emploi est également à relativiser. Les centres de données de nouvelle génération, optimisés pour l'IA, sont des installations très peu consommatrices de main-d'œuvre une fois construites. Des centaines d'emplois temporaires dans le bâtiment se substituent à des exploitations agricoles qui faisaient vivre des familles depuis des générations et qui, contrairement aux serveurs, n'ont pas besoin d'être remplacées tous les cinq ans.


    Et si la solution venait de l'espace ?

    Face à l'impasse qui se profile (des besoins en infrastructure numérique exponentiels contre des terres et des ressources en eau finies), une poignée d'acteurs de la tech commencent à regarder vers le haut. Littéralement. L'idée de centres de données orbitaux, longtemps reléguée au rayon de la science-fiction, est en train de quitter le stade de la spéculation pour entrer dans celui de l'ingénierie active.

    La promesse est séduisante sur le papier. En orbite, l'accès à l'énergie solaire est quasi continu, sans interruption liée aux nuages ou à la nuit. Et au lieu de mobiliser des millions de litres d'eau pour refroidir des baies de serveurs, un centre de données spatial peut utiliser le vide du cosmos comme dissipateur thermique infini, par simple rayonnement infrarouge... sans consommer une seule goutte d'eau.

    Plusieurs acteurs sérieux ont déjà franchi le pas au-delà des déclarations d'intention. En novembre 2025, Google a annoncé le « Projet Suncatcher », visant à lancer des constellations de satellites solaires embarquant ses propres puces d'IA, avec une mission de démonstration prévue pour 2027.

    Dans la même période, la start-up américaine Starcloud a lancé un premier satellite emportant un GPU NVIDIA H100, en prélude à un centre de données orbital dont l'ambition est d'atteindre 5 gigawatts de puissance à l'horizon 2035, avec des panneaux solaires et des radiateurs thermiques couvrant plusieurs kilomètres carrés.

    Du côté de Pékin, la Chine développe une constellation de 16 centres de données spatiaux sur une orbite crépusculaire à 700-800 kilomètres d'altitude, conçue pour fournir une puissance estimée à 16 gigawatts en quasi-continu grâce à l'ensoleillement permanent de cette orbite.

    En Europe, le programme ASCEND de l'Agence spatiale européenne, doté de 300 millions d'euros jusqu'en 2027, étudie la viabilité d'une infrastructure orbitale au prisme de la souveraineté des données et de la neutralité carbone, avec une mission de démonstration prévue en 2026.

    Elon Musk, lui, a poussé la rhétorique encore plus loin. Lors du Forum économique mondial de Davos en janvier 2026, il a affirmé que « l'endroit le moins coûteux pour héberger l'IA sera l'espace, et ce sera vrai dans deux ans, peut-être trois au maximum. » Il a par ailleurs annoncé son intention de fusionner xAI avec SpaceX pour développer une infrastructure orbitale, et évoqué la construction d'une usine sur la Lune pour assembler des satellites d'IA.

    Mais les experts indépendants tempèrent considérablement cet enthousiasme. Les obstacles techniques sont nombreux et sous-estimés. En orbite, les puces sont exposées à un bombardement constant de rayonnements cosmiques à des énergies très variées. Pour compenser les défaillances induites sans utiliser de processeurs durcis contre les radiations, un centre de données orbital nécessiterait une redondance triple de chaque composant (soit trois fois plus de matériel à lancer, trois fois plus de besoins en refroidissement et en énergie, et des coûts de mise en orbite au moins triplés).

    À cela s'ajoute la durée de vie des puces : les contraintes des entraînements de modèles d'IA usent les processeurs en deux à trois ans, un cycle incompatible avec la logistique spatiale. Remplacer une génération de puces dans un centre de données terrestre prend quelques semaines ; dans l'espace, cela implique de relancer une constellation entière de satellites.

    Le refroidissement pose également un problème non résolu. Si l'espace est froid, les méthodes classiques de gestion thermique (flux d'air, refroidissement liquide, ventilateurs) ne fonctionnent pas dans le vide. « Il n'y a rien pour évacuer la chaleur », résume Josep Miquel Jornet, professeur d'ingénierie à l'université Northeastern. « Les chercheurs explorent encore des solutions. »

    Google estime que le coût des lancements devrait descendre sous les 200 dollars par kilogramme (contre environ 1 000 à 2 000 actuellement pour les fusées réutilisables les plus compétitives) pour que la viabilité économique soit au rendez-vous. Cette cible ne serait réaliste qu'autour de 2035, à condition que SpaceX parvienne à effectuer 180 lancements de Starship par an.

    En d'autres termes : les centres de données orbitaux sont une piste réelle, pas un mirage. Mais ils constituent une solution à l'horizon 2035-2040, pas une réponse aux terres agricoles qui disparaissent aujourd'hui dans le Kentucky, l'Indiana ou le Wisconsin. Pour Delsia Bare et sa mère, l'orbite basse est une abstraction ; la nappe phréatique sous leurs pieds, une réalité quotidienne. La course à l'infrastructure IA n'attendra pas que Starship atteigne 180 lancements annuels pour frapper à leur porte.


    Une tension systémique sans arbitre

    Ce qui se joue dans le comté de Mason dépasse largement l'anecdote virale. C'est le signal d'une collision frontale entre deux besoins fondamentaux qui ne disposent d'aucun mécanisme d'arbitrage satisfaisant : la demande exponentielle en infrastructure numérique pour alimenter l'IA, et la préservation des terres nourricières et des ressources hydriques pour des populations locales.

    La demande mondiale en électricité des centres de données devrait augmenter de 50 % d'ici 2027 et jusqu'à 165 % d'ici 2030 par rapport au niveau de 2023. Face à cette trajectoire, les territoires ruraux américains (disponibles, peu réglementés, dotés de nappes phréatiques encore abondantes) constituent des cibles naturelles pour les grandes entreprises technologiques.

    La capacité nationale actuelle des centres de données, de l'ordre de 24,8 gigawatts, devrait atteindre 81,4 gigawatts selon les projets en cours. Soit presque quatre fois l'infrastructure opérationnelle actuelle. Pour atteindre ces objectifs, il faudra des millions d'acres supplémentaires. Et des milliers de familles comme les Bare-Huddleston à convaincre ou à contourner.

    Car c'est bien là la leçon politique de cette histoire : même lorsque quelques propriétaires tiennent bon, le projet avance grâce aux voisins qui ont accepté de vendre. La résistance individuelle ne constitue pas un rempart collectif. Elle est au mieux un signal d'alarme, au pire une posture symbolique destinée à être neutralisée par une acquisition parcelle après parcelle.

    Delsia Bare le sait. Elle a comparé son attachement à la terre à celui de Scarlett O'Hara dans Autant en emporte le vent. Mais dans la version 2026, la plantation ne brûle pas sous les bombes : elle disparaît sous des baies de serveurs, au nom du progrès et d'une intelligence artificielle que personne dans le comté de Mason n'a choisie.

    Sources : vidéo dans le texte, Google, The Breakthrough Institute, NVIDIA, China Daily

    Et vous ?

    Les États et municipalités devraient-ils disposer d'un droit de veto sur l'implantation de centres de données en zones agricoles, au même titre que pour d'autres installations industrielles classées ?

    La notion de « compensation hydrique » avancée par Amazon et Microsoft — promettre de restituer autant d'eau qu'on en consomme — vous semble-t-elle honnête, ou s'agit-il d'un écran de fumée au même titre que les compensations carbone les plus contestées ?

    Qui devrait arbitrer le conflit entre souveraineté alimentaire et souveraineté numérique ? Le marché, l'État fédéral, ou les collectivités locales ?

    Les offres d'achat à des prix dix à vingt fois supérieurs à la valeur marchande constituent-elles une forme de pression économique indue sur des propriétaires qui n'ont pas les ressources pour y résister longtemps ?

    Voir aussi :

    Avec l'essor de l'IA, les terrains situés à proximité des centrales nucléaires deviennent des biens immobiliers très prisés. Nouveaux eldorados pour les entreprises de l'IA en quête d'énergie propre
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  11. #11
    Membre éprouvé Avatar de kain_tn
    Homme Profil pro
    Inscrit en
    Mars 2005
    Messages
    1 990
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2005
    Messages : 1 990
    Par défaut
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    La notion de « compensation hydrique » avancée par Amazon et Microsoft — promettre de restituer autant d'eau qu'on en consomme — vous semble-t-elle honnête, ou s'agit-il d'un écran de fumée au même titre que les compensations carbone les plus contestées ?
    Soyons honnêtes: quelle est la dernière fois qu'une GAFAM a fait une offre honnête? Cela n'est jamais arrivé!

    Ce sont des escrocs de la pire espèce motivés uniquement par le profit à outrance.

    C'est la raison pour laquelle ils trempent dans toutes les magouilles (vols de données, abus de monopole, armement, espionnage, et même des liens avec Epstein).

    Heureusement que certains agriculteurs refusent de vendre leurs terres: ça ne se mange pas, les cartes graphiques - même si au vu de ce qu'en font les GAFAM, les PDG de ces dernières pourraient tout aussi bien se les enfoncer dans le c.. que ça ne ferait pas de différence sur la nullité absolue de ce qu'ils produisent avec!

  12. #12
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    Architecte réseau
    Inscrit en
    Février 2024
    Messages
    400
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 45
    Localisation : Allemagne

    Informations professionnelles :
    Activité : Architecte réseau

    Informations forums :
    Inscription : Février 2024
    Messages : 400
    Par défaut
    Assurément une très mauvaise décision ! Ce datacenter va assècher les nappes phréatiques si bien que cette famille va à terme perdre ses terres faute de pouvoir les exploiter. Il eût été préférable de prendre l'argent et de racheter ailleurs.

  13. #13
    Membre prolifique
    Avatar de Ryu2000
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Décembre 2008
    Messages
    11 085
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 38
    Localisation : France, Hérault (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2008
    Messages : 11 085
    Par défaut
    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    Soyons honnêtes: quelle est la dernière fois qu'une GAFAM a fait une offre honnête? Cela n'est jamais arrivé!
    Ce n'est pas honnête pour l'environnement, pour la communauté, etc.
    Mais c'est honnête pour le propriétaire qui vend et qui se casse :
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Le phénomène bouleverse aussi les marchés fonciers locaux. À Columbus, dans l'Ohio, des terres agricoles autrefois valorisées à 30 000 dollars l'acre dépassent 150 000 dollars après rezonage en vue d'un centre de données. Des tendances similaires émergent partout : à Reno, les valeurs foncières ont quadruplé en cinq ans ; dans l'Utah, des parcelles jadis estimées à 50 000 dollars approchent désormais les 400 000 dollars.
    Le gars qui vend sa parcelle 5 fois le prix doit trouver ça honnête.
    Bon après ça fait chier tout le monde parce que le prix du terrain augmente et il y a des problèmes environnementaux...
    C'est un peu méchant de vendre du terrain à une entreprise qui va créer des problèmes. C'est pour ça que beaucoup de propriétaires ne le font pas.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

Discussions similaires

  1. Réponses: 95
    Dernier message: 10/12/2024, 10h28
  2. Réponses: 6
    Dernier message: 04/01/2021, 15h48
  3. Réponses: 1
    Dernier message: 10/08/2019, 23h01
  4. Réponses: 4
    Dernier message: 21/10/2010, 17h06
  5. Réponses: 1
    Dernier message: 17/02/2007, 17h17

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo