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  1. #21
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    Roooooooooooooh! Tout de suite les grands mots... Quelle addiction?

    Quand je vois des couples ou des collègues mangeant au resto en tête-à tête, ne s'échangeant pas un seul mot, les 2 ayant le nez planté sur leur smartphone,

    la populace se promener dans la rue, le smartphone en main comme un "doudou" (perso, j'ai arrêté de me promener avec mon ours en pluche préféré à 1 an et demi),
    les idiots se jeter sous les roues de ma voiture en traversant la route sans même lever un oeil de leur écran
    ou encore les open-space où on entend sonner toutes les 10 secondes une sonnerie de smartphone annonçant la dernière news qui va changer le monde...

    ... On se demande bien comment certains peuvent conclure à de l'addiction

  2. #22
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    Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
    La juge Yvonne Gonzalez Rogers, du district d'Oakland, en Californie, a statué contre Alphabet, qui exploite Google et YouTube ; Meta Platforms, qui exploite Facebook et Instagram ; ByteDance, qui exploite TikTok ; et Snap, qui exploite Snapchat. Selon la juge, les médias sociaux doivent faire face à des poursuites pour addiction des jeunes.
    C'est très bien d'en attaquer plusieurs en même temps

    Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
    Kaley est devenue accro aux réseaux sociaux dès son plus jeune âge en raison de la conception addictive des applications, a déclaré son avocat Mark Lanier aux jurés. Lanier a déclaré que des documents internes des entreprises montrent que « ces entreprises ont conçu des machines destinées à rendre les enfants dépendants, et qu'elles l'ont fait délibérément ». Mais les deux entreprises ont nié ces allégations.
    (...)
    Les avocats de Kaley ont pour objectif de démontrer que les entreprises ont fait preuve de négligence dans la conception des applications, qu'elles n'ont pas averti le public des risques et que les plateformes ont joué un rôle important dans ses blessures. S'ils réussissent, le jury examinera s'il convient de lui accorder des dommages-intérêts pour préjudice moral et pourrait également imposer des dommages-intérêts punitifs.
    Que disent ces documents internes exactement ?

    Une partie du problème c'est que des personnes restent en permanence proche de leur smartphone.
    Parfois une personne réalise une activité, reçoit une notification, regarde la notification, du coup ça la sort de son truc.
    Il n'y a pas de déconnexion. Contrairement au PC de bureau, il suffit de sortir de la pièce et t'es libre !
    Les jeunes devraient n'utiliser les réseaux sociaux que sur leur PC de bureau.

    Regardez les notifications est addictif parce qu'il y un pourcentage de chance que derrière la notification il y ait quelque chose qui produise du plaisir. C'est en lien avec le système de récompense dans le cerveau.

  3. #23
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    Par défaut Google plaide que Youtube n'est pas un réseau social et qu'il ne crée pas d'addictions
    Google plaide que Youtube n'est pas un réseau social et qu'il ne crée pas d'addictions, pendant le procès sur la dépendance aux réseaux sociaux

    YouTube, propriété de Google, ne se considère pas comme un réseau social et affirme ne pas créer de dépendance. Cet argument a été avancé lors de la deuxième journée des déclarations préliminaires dans le cadre d'un procès pour dépendance aux réseaux sociaux aux États-Unis. Intentée par une femme de 20 ans, cette affaire accuse Google et Meta d'avoir intentionnellement créé des environnements nocifs et addictifs. Google soutient toutefois que sa plateforme YouTube est conçue pour la consommation de contenus spécifiques et qu'elle ne manipule pas les utilisateurs. Meta affirme quant à elle que les troubles mentaux de la plaignante ne sont pas liés à Instagram. L'issue de ce procès pourrait ouvrir la voie à des affaires similaires devant les tribunaux d'État et conduire à l'adoption de nouvelles réglementations dans le secteur des médias sociaux.

    Cette affaire s’inscrit dans une série de contentieux judiciaires visant les plateformes de médias sociaux. En 2023, la juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers a jugé que les réseaux sociaux, tels que Google, YouTube, Facebook, TikTok et Snapchat, devaient faire l'objet de poursuites pour avoir favorisé l'addiction des jeunes. Intentées par des familles, des districts scolaires et des États, ces actions évoquent les effets néfastes sur la santé mentale des enfants, notamment l'anxiété, la dépression, voire le suicide. Le litige visait notamment à obtenir des dommages et intérêts et à faire cesser les pratiques présumées fautives des défendeurs.

    Dans ce contexte, le procès actuel remet directement en cause la conception même des plateformes de médias sociaux. L’avocat de la plaignante, une jeune femme de 20 ans identifiée sous le nom de Kaley G. M., affirme que Meta Platforms et YouTube ont développé des « machines à addiction » destinées à rendre les enfants dépendants, et qu'ils l'ont fait délibérément. Les deux entreprises contestent ces accusations et rejettent toute responsabilité dans les troubles allégués.


    Pour défendre leur position, les avocats de Google ont déclaré que YouTube était une plateforme de divertissement, plus proche de Netflix que d'un réseau social comme Facebook. Selon eux, les utilisateurs utilisent l'application de streaming vidéo pour apprendre à cuisiner, à tricoter ou à devenir des stars de la pop, plutôt que pour faire défiler sans fin des vidéos. Au cours du procès, Luis Li, l'avocat de YouTube, a évoqué l'algorithme de recommandation vidéo de l'application et a affirmé : « Il ne cherche pas à s'immiscer dans votre cerveau et à le reprogrammer. Il vous demande simplement ce que vous aimez regarder. »

    Le procès, qui se déroule devant la Cour supérieure de Californie à Los Angeles, est le premier d'une série contre Meta, Snap, TikTok et YouTube, visant à déterminer si l'utilisation des réseaux sociaux peut entraîner une addiction comparable à celle des machines à sous dans les casinos et des cigarettes.

    Des adolescents, des districts scolaires et des États ont intenté des milliers de poursuites judiciaires contre les entreprises technologiques, les accusant d'avoir conçu leurs plateformes de manière à encourager une utilisation excessive. Les entreprises de réseaux sociaux ont fait valoir qu'il n'existe aucune preuve scientifique démontrant que leurs plateformes provoquent une addiction et ont invoqué une loi fédérale qui les protège de toute responsabilité quant aux publications de leurs utilisateurs en ligne.

    Une victoire des plaignants pourrait ouvrir la voie à des dommages-intérêts dans le cadre de poursuites similaires, et les juges pourraient ordonner aux entreprises de modifier la conception de leurs applications.

    Le PDG de YouTube, Neal Mohan, le PDG de Meta, la société mère de Facebook, Mark Zuckerberg, et le directeur d'Instagram, Adam Mosseri, font partie des dirigeants qui devraient témoigner au procès.

    Quelles étaient les accusations portées contre YouTube (Google) et Meta lors du procès ?

    Dans cette affaire, une Californienne de 20 ans identifiée par son prénom, Kaley, ou ses initiales, K.G.M, accuse YouTube et Instagram, propriété de Meta, d'avoir créé des applications addictives nuisibles à la santé mentale.

    Dans son exposé introductif, Mark Lanier, l'avocat de la plaignante KGM, a affirmé que des documents internes de la société mère de YouTube, Google, faisaient référence à des fonctionnalités qualifiées de « machines à sous ». Il a également souligné que des documents de Meta montraient que des employés avaient déclaré à deux reprises que ses méthodes leur rappelaient celles des fabricants de tabac.

    Mark Lanier a déclaré que l'affaire KGM était « aussi simple que bonjour. Addiction, cerveaux, enfants. Ils n'ont pas seulement créé des applications, ils ont créé des pièges. Ils ne voulaient pas d'utilisateurs, ils voulaient des accros ».

    Comment YouTube et Meta ont défendu leurs allégations « addictives » formulées lors du procès

    L'avocat de YouTube, Luis Li, a contesté le fait que le site de streaming vidéo ait été conçu pour un défilement infini. Au contraire, les utilisateurs viennent sur le service pour des clips spécifiques, des vidéos explicatives et des moments forts, a-t-il déclaré en montrant au jury des captures d'écran d'un clip vidéo d'Ariana Grande et des moments forts d'un match de la NFL.

    « Si vous n'aimez pas ça, éteignez-le, c'est aussi simple que ça. Le défilement infini n'est pas infini », a-t-il ajouté.

    Il a également déclaré qu'entre 2020 et 2024, KGM avait utilisé YouTube pendant 29 minutes par jour, dont seulement quatre minutes pour regarder des vidéos qui lui avaient été automatiquement suggérées. La plupart du temps restant a été consacré à l'écoute de musique en streaming, tandis qu'une minute par jour a été consacrée au service YouTube Shorts, qui permet aux utilisateurs de faire défiler des vidéos verticales de courte durée.

    Dans une déclaration, Luis Li a affirmé que son affaire démontrait que KGM « n'était pas accro à YouTube et ne l'avait jamais été ».

    « Les données prouvent qu'elle passait à peine plus d'une minute par jour à utiliser les fonctionnalités mêmes que ses avocats qualifient d'addictives », a-t-il expliqué.

    De son côté, l'avocat de Meta, Paul Schmidt, a déclaré que les problèmes de santé mentale de KGM étaient dus à des abus familiaux, et non à ses applications. Il a évoqué ses antécédents familiaux et souligné que ses séances de thérapie n'étaient pas liées à son utilisation des réseaux sociaux.

    « Il ne fait aucun doute dans cette affaire qu'elle a connu des troubles mentaux. Était-ce dû à Instagram ou à d'autres causes ? C'est la question centrale dont nous allons discuter », a déclaré Paul Schmidt.

    Un porte-parole de Meta a indiqué que la société contestait ces allégations et était « convaincue que les preuves démontreront notre engagement de longue date en faveur des jeunes ». Le porte-parole a souligné le lancement en 2024 des « comptes adolescents » sur Instagram et les discussions avec les parents et les forces de l'ordre afin de mettre en place davantage de mesures de protection.

    « Nous sommes fiers des progrès que nous avons accomplis et nous nous efforçons toujours de faire mieux », a ajouté le porte-parole.

    Alors que Google et Meta se défendent d'alimenter la dépendance aux médias sociaux, une récente analyse de l'évolution de ces plateformes a révélé a révélé une perte de valeur au cours de ces dernières années. Autrefois perçus comme des espaces favorisant la connexion et la diversité des opinions, Les médias sociaux seraient désormais associés à la désinformation, à la toxicité et à des addictions néfastes.

    Une étude menée par l'Université d'Amsterdam, portant sur l'évolution des réseaux sociaux aux États-Unis entre 2020 et 2024, a mis en évidence une diminution notable de leur usage, particulièrement parmi les jeunes et les personnes âgées. En outre, l'étude révèle une fragmentation accrue du débat public numérique, avec une polarisation idéologique de plus en plus marquée. Alors que les utilisateurs occasionnels se détournent des plateformes, ce sont les partisans les plus engagés qui dominent la sphère en ligne, contribuant ainsi à rendre l'espace numérique plus restreint, plus polarisé et plus extrême sur le plan idéologique.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les accusations de Kaley G.M. contre Google et Meta crédibles ou pertinentes ?

    Voir aussi :

    Google révèle que YouTube a généré plus de 60 milliards $ de revenus en 2025 grâce à la publicité et aux abonnements payants, dépassant désormais largement les 45 milliards $ de revenus de son rival Netflix

    Meta a conçu ses plateformes de manière à rendre les jeunes utilisateurs dépendants en exploitant les faiblesses connues du cerveau des enfants, selon une plainte de 41 États américains contre Meta

    Un juge déclare que les réseaux sociaux ne peuvent être contraints de filtrer les contenus destinés aux enfants, estimant que cela constitue une menace pour les discours protégés par le premier amendement
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #24
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    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Pour défendre leur position, les avocats de Google ont déclaré que YouTube était une plateforme de divertissement, plus proche de Netflix que d'un réseau social comme Facebook. Selon eux, les utilisateurs utilisent l'application de streaming vidéo pour apprendre à cuisiner, à tricoter ou à devenir des stars de la pop, plutôt que pour faire défiler sans fin des vidéos. Au cours du procès, Luis Li, l'avocat de YouTube, a évoqué l'algorithme de recommandation vidéo de l'application et a affirmé : « Il ne cherche pas à s'immiscer dans votre cerveau et à le reprogrammer. Il vous demande simplement ce que vous aimez regarder. »
    La défense ne fonctionne pas, Netflix est également considéré comme étant addictif.
    Des gens se retrouvent dans une boucle et binge-watchent pendant des heures. (un épisode se termine, un épisode démarre et tu continue de regarder)

    YouTube essaie de te proposer des vidéos courtes qui te plaisent.
    C'est addictif. Des gens passent des heures à regarder des shorts sur YouTube. (d'un coup on te propose la vidéo d'un chiropraticien pour chevaux et après c'est la spirale)

  5. #25
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    Sur youtube j'ai bloqué quasiment tout le contenu de la page sauf le player.
    Non seulement la page charge plus vite mais en plus on est quitte de subir les suggestions infernales.

  6. #26
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    Il est vrai que pour moi avec les quantités de pubs impossibles à écourter que nous impose youtube en permanence (même plusieurs pubs à la suite!) depuis ces derniers mois, youtube n'a plus rien d’addictif...

    Le simple fait de suivre un tutoriel à but professionnel est devenu une vraie torture!

  7. #27
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    Je dois être chanceux mais je n'ai jamais eu une seule pub sur youtube (firefox + uBlock origin).

    Et sinon, un coup de shell avec :

  8. #28
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    (même plusieurs pubs à la suite!) depuis ces derniers mois, youtube n'a plus rien d’addictif...
    Il n'y a pas de pubs quand on regarde des shorts.
    C'est ça qui est addictif.

    Les pubs sont un mal nécessaire, il faut bien payer le serveur.
    Bon après c'est vrai que c'est peut-être mal dosé.

    Ça fait :
    1 - Des gens utilisent des bloqueurs de publicité parce qu'ils ne veulent pas participer à l'effort global (comme les parasites qui utilisent des logiciels P2P, qui downloadent beaucoup et qui n'uploadent rien)
    2 - YouTube est contraint de diffuser plus de publicités
    3 - Des nouveaux gens trouvent que maintenant c'est trop et se mettent à utiliser un bloqueur de publicité
    4 - YouTube est contraint de diffuser plus de publicités

    Si seulement tous les utilisateurs payaient un abonnement ce serait mieux pour tout le monde (les créateurs gagneraient plus d'argent, il n'y aurait aucune pub).

  9. #29
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    Ne pas oublier que Youtube n'est pas une entreprise indépendante mais dépendant de Google.
    J'imagine que si on demandait la scission de Youtube de Google, tout comme Chrome de Google, il ferait la gueule.

    Youtube bénéficie d'un budget énorme par le biais de Google, a la possibilité d'avoir le client officiel Youtube par défaut sur tous les téléphones Android Googolisés.
    Il peut ainsi dressé des profils extrêmement précis de ses utilisateurs par le biais de ses différents services que la plus part des personnes utilisent (Gmap, Waze, Google Search, Gmail, et Youtube).

    Les calculs de coûts et bénéfices sont extrêmement complexes à calculer, Google est tout un écosystème que Google essaie autant que possible de conserver (comme l'affaire du démantèlement de Chrome ces derniers mois)

    Non, le top du top, serait qu'il y ait une concurrence entre société et non pas une unique société. Ce serait bénéfique pour beaucoup de monde. Mais malheureusement c'est absolument impossible pour le moment.

  10. #30
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    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    [...]des employés avaient déclaré à deux reprises que ses méthodes leur rappelaient celles des fabricants de tabac

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    C'est exactement ça, Youtube a changé le comportement du bouton de « lecture automatique » il y a quelques semaines, le bouton est maintenant systématiquement activé par défaut, y compris quand on le décoche manuellement. Sans compter que l'ouverture d'une vidéo via l'interface de recherche lance une playlist dont la vidéo est la première de la liste.

    Ça rappelle le comportement de dès que j'ai fini une cigarette, j'en allume une autre, absolument tout est fait pour qu'il y ait systématiquement une vidéo ou un short qui tourne.
    :hola: Je fais appel aux esprits de Ritchie, Kernighan, Stroustrup et Alexandrescu :hola:
    Donnez moi la force, donnez moi le courage de coder proprement !

  11. #31
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    Ca c'était éventuellement avant ces put#ins de shorts de merd#e...

  12. #32
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Des gens passent des heures à regarder des shorts sur YouTube.
    Les minijupes c'est bien aussi, d'ailleurs ça revient, bientôt le retour des années '60 !
    Il a à vivre sa vie comme ça et il est mûr sur ce mur se creusant la tête : peutêtre qu'il peut être sûr, etc.
    Oui, je milite pour l'orthographe et le respect du trait d'union à l'impératif.
    Après avoir posté, relisez-vous ! Et en cas d'erreur ou d'oubli, il existe un bouton « Modifier », à utiliser sans modération
    On a des lois pour protéger les remboursements aux faiseurs d’argent. On n’en a pas pour empêcher un être humain de mourir de misère.
    Mes 2 cts,
    --
    jp

  13. #33
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    Les shorts sont vraiment de la m* addictive et qui affaiblie le cerveau à petit feu. Heureusement il y a une extension Chrome pour rendre invisible tous les shorts sur youtube.

    Sinon j'utilise (et paie) Blocksite pour bloquer l'accès à youtube lorsque je veux rester concentré. Le déblocage nécessite un mot de passe assez long. Cela n'empêche pas ponctuellement de regarder une vidéo sur un thème précis en passant par la recherche de vidéo google et dans un lecteur intégré (si la vidéo le permet).

    Pour moi c'est clair que Youtube peut avoir une tendance addictive dans la mesure où je pouvais y aller, me sentir moins bien après y être aller (sensation de lassitude, écoeurement) et pourtant y revenir après comme si le cerveau n'avait pas eu sa dose de micro-satisfaction.

  14. #34
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    c est un RS avec la même m... que sur Facebook
    passionné depuis l'enfance par l’archéologie et la paléoanthropologie on a même sur les émissions purement scientifiques des commentaires de co.. qui viennent vomir sur toute découverte quand ils apprennent que l'homme n'est pas apparu en en occident chrétien blond aux yeux bleus et croisé identitaire. Et quand ils ont avalé le premier choc ils admettent que l'on descend de Néandertal et pas de sapiens; apres quoi on a les intégristes d'autres religions qui nous sortent leur livre sUcré (en fait c’est exactement pareil)

    le remplacement par des glands
    il a fallu que j’arrive presque à la soixantaine pour voir ça un ramassis de cons
    oui c'est bien un RS donc de la mayrde aucun doute

    après on a aussi bien des youtubeurs, des mauvais commerçants bas de plafond, chacun avec son créneau misérable de gland (aussi) de tocards nuls et incapables de gagner leur vie autrement, et les débiles qui croient qu'on a retrouvé le cercueil d'une princesse de 800 millions d'années.

    Et les pages intéressantes surnagent là dedans comme elles peuvent, noyées sous un torrent de nullité cosmique.

    Fondamentalement ce sont des outils formidables, mais dont l'usage est totalement dévoyé. cette partie du net est morte. d"ailleurs les plus jeunes les ont désertés.

  15. #35
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    Par défaut Le patron d'Instagram affirme qu'une utilisation quotidienne de 16 heures ne constitue pas une addiction
    Le patron d'Instagram affirme qu'une utilisation quotidienne de 16 heures ne constitue pas une addiction, lors du procès historique sur les effets d'Instagram sur la santé mentale

    Adam Mosseri, le patron d'Instagram, a défendu la plateforme devant un tribunal californien, affirmant qu'une utilisation quotidienne de 16 heures ne constituait pas nécessairement une addiction. Témoignant lors d'un procès historique à Los Angeles, il a déclaré qu'il était important de faire la distinction entre une addiction clinique et une utilisation problématique. Ce procès, qui vise Meta, la société mère d'Instagram, devrait servir de test pour les arguments juridiques visant à tenir les entreprises technologiques responsables de leur impact sur la santé mentale des utilisateurs, en particulier des plus jeunes.

    Adam Mosseri est un homme d'affaires américain et le directeur d'Instagram. Il a rejoint Facebook (aujourd'hui Meta) en 2008 en tant que concepteur de produits, puis est devenu directeur des applications mobiles de l'entreprise en 2012. Entre 2016 et mai 2018, il a occupé le poste de vice-président des produits chez Facebook, puis a été nommé vice-président des produits d'Instagram à partir de mai 2018. Le 1er octobre 2018, Facebook a annoncé qu'Adam Mosseri assumerait le rôle de nouveau directeur d'Instagram, à la suite de la démission des fondateurs de l'application de partage de photos.

    Le directeur d'Instagram a défendu sa plateforme contre les accusations selon lesquelles elle causerait des troubles mentaux chez les mineurs, arguant devant un tribunal californien que même une utilisation apparemment excessive des réseaux sociaux n'équivaut pas à une addiction.

    Pour rappel, ce procès intervient dans un contexte où les principales entreprises de réseaux sociaux sont accusées d'avoir créé de véritables « machines à addiction » pour maximiser l'engagement des plus jeunes. Kaley G.M., une plaignante de 20 ans, a poursuivi Meta Platforms (maison mère de Facebook et Instagram) ainsi qu’Alphabet (propriétaire de YouTube), affirmant être devenue dépendante dès l’enfance en raison de mécanismes de conception délibérément addictifs.

    Adam Mosseri, qui dirige Instagram depuis huit ans, a témoigné dans le cadre du procès historique qui s'est ouvert la semaine dernière à Los Angeles, devenant ainsi le premier dirigeant de haut rang à comparaître. Le procès devrait durer six semaines et servir de test pour les arguments juridiques visant à tenir les entreprises technologiques responsables de leur impact sur les jeunes.


    Les avocats de Meta, propriétaire d'Instagram, ont fait valoir que la plaignante principale dans cette affaire, connue sous ses initiales K.G.M, avait été blessée par d'autres éléments de sa vie, et non par Instagram. YouTube est également cité dans le procès, tandis que Snapchat et TikTok ont tous deux conclu des accords à l'amiable avant le procès.

    Adam Mosseri est l'un des principaux dirigeants de Meta, le groupe qui détient également Facebook et WhatsApp. Il indique que le jury devra déterminer si Instagram a joué un rôle important dans les troubles mentaux de la plaignante, arguant que les preuves montrent qu'elle était confrontée à des difficultés importantes dans sa vie bien avant d'utiliser les réseaux sociaux.

    Au début de son témoignage, Adam Mosseri a approuvé un argument général avancé par Mark Lanier, l'avocat principal de K.G.M, selon lequel Instagram devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer la sécurité des utilisateurs de la plateforme, en particulier des jeunes. Cependant, il a déclaré qu'il ne pensait pas qu'il était possible de déterminer à partir de combien de temps l'utilisation d'Instagram était excessive.

    Selon Adam Mosseri, le fait que l'utilisation soit problématique relève « d'une question personnelle », expliquant qu'une personne peut utiliser Instagram « plus que vous et se sentir bien ».

    « Il est important de faire la distinction entre une addiction clinique et une utilisation problématique », a-t-il ajouté. « Je suis sûr d'avoir déjà dit que j'étais accro à une série Netflix lorsque je l'ai regardée en rafale très tard un soir, mais je ne pense pas que ce soit la même chose qu'une addiction clinique. »

    Pourtant, Adam Mosseri a répété à plusieurs reprises qu'il n'était pas un expert en matière d'addiction en réponse aux questions de Mark Lanier. Ce dernier a évoqué avec Mosseri une enquête interne menée par Meta, dans laquelle l'entreprise a interrogé 269 000 utilisateurs d'Instagram sur leur expérience de l'application et a constaté que 60 % d'entre eux avaient été témoins ou victimes d'intimidation au cours de la semaine précédente.

    L'avocat a ajouté que K.G.M avait signalé plus de 300 cas d'intimidation sur la plateforme Instagram, demandant à Adam Mosseri s'il était au courant de ce fait. Mosseri a répondu qu'il n'en savait rien.

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    Mark Lanier a demandé à Adam Mosseri ce qu'il pensait du fait que K.G.M. ait utilisé Instagram pendant 16 heures d'affilée, soit la plus longue durée d'utilisation jamais enregistrée. « Cela semble être une utilisation problématique », a répondu le patron d'Instagram. Mais il n'a pas parlé d'addiction.

    Adam Mosseri a également été interrogé sur un échange d'e-mails entre des dirigeants de Meta en 2019, dans lequel ils discutaient de l'impact négatif potentiel pour les utilisateurs d'une fonctionnalité permettant de modifier son apparence physique sur les photos.

    Nick Clegg, qui a occupé le poste de directeur des affaires internationales chez Meta pendant plusieurs années après avoir été député pendant plus de dix ans, faisait partie de ceux qui ont exprimé leur inquiétude au sujet des filtres d'image. Il a déclaré que Meta finirait par être « accusée à juste titre de privilégier la croissance au détriment de la responsabilité », ce qui aurait finalement un impact « régressif » sur la réputation de l'entreprise.

    Adam Mosseri a déclaré que l'entreprise avait finalement décidé d'interdire les filtres d'image qui allaient au-delà de l'imitation des effets du maquillage. Après que Mark Lanier ait contesté cette affirmation, Mosseri a admis que l'interdiction de ces filtres avait été « modifiée », tout en niant qu'elle ait été complètement levée.

    Meta et d'autres entreprises de médias sociaux, notamment YouTube, Snapchat et TikTok, font face à des milliers d'autres poursuites judiciaires intentées par des familles, des procureurs généraux et des districts scolaires à travers les États-Unis.

    Lors de son arrivée, Adam Mosseri a été accueilli par une foule devant le palais de justice, composée de curieux, de manifestants et de parents non impliqués dans le procès, mais qui affirment néanmoins avoir vu leurs enfants souffrir de ce qu'ils qualifient d'addiction aux réseaux sociaux.

    Mariano Janin, originaire de Londres, fait partie de ces familles. Tenant une photo de sa fille Mia, qui s'est suicidée en 2021 à l'âge de 14 ans, Janin a déclaré s'être rendu à Los Angeles pour assister au procès et manifester son soutien à l'idée que l'utilisation des réseaux sociaux devrait être restreinte pour les jeunes utilisateurs.

    « S'ils changeaient leur modèle économique, ce serait différent », a déclaré Mariano Janin. « Ils devraient protéger les enfants. Ils ont la technologie, ils ont les moyens financiers. »

    Mark Zuckerberg, le patron de Meta, et Neal Mohan, directeur général de YouTube, font partie des autres personnalités de premier plan qui devraient témoigner dans cette affaire.

    Ce procès visant Meta Platforms intervient alors que des travaux académiques décrivent une transformation profonde et préoccupante de l’écosystème des réseaux sociaux.

    Une étude récente de l'université d'Amsterdam a en effet mis en évidence un déclin marqué de l'utilisation des médias sociaux aux États-Unis entre 2020 et 2024, notamment chez les jeunes et les personnes âgées, ainsi qu'une fragmentation accrue de l'espace public numérique. Fondée sur les données des études électorales américaines nationales (ANES) de 2020 et 2024, cette recherche met également en lumière une intensification de la polarisation affective dans les discours en ligne. Selon l'étude, la sphère publique numérique devient ainsi plus restreinte, plus fragmentée et idéologiquement plus extrême, alimentant les préoccupations relatives à la désinformation, à la toxicité et aux formes d'usage problématique.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les propos du patron d'Instagram crédibles ou pertinents ?

    Voir aussi :

    Bientôt la fin du scroll infini ? Bruxelles s'attaque aux fonctionnalités qui ont fait le succès des réseaux sociaux addictifs, ciblant d'abord TikTok, Instagram et Facebook de Meta dans son viseur

    Instagram est « l'application la plus invasive », selon une nouvelle étude de pCloud, la société mère Facebook vient en deuxième position

    Réseaux sociaux et santé mentale des adolescents : une épidémie mondiale de troubles mentaux, des statistiques inquiétantes dans l'ère numérique
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  16. #36
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    Après 16 heures de connexion sur 24h, il reste 8 heures

    Ces 8 heures qui sont la durée moyenne de sommeil conseillée par le monde médical pour les adultes mais avant tout pour les ados.

    24 heures - 16 h de connexion - 8 h de sommeil = ?

    Ben 0 mon bon monsieur! 0 heure pour boire/manger, se laver, se nourrir, discuter avec son entourage, etc, etc, etc... En résumé: Vivre sa vie, vivre dans le monde réel!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


    Mais être connecté 16 h par jour, cela ne relève pas de l'addiction


    Je l'avais écrit il y a quelques temps, la totalité des CEO des GAFAM & Cie sont des tarés qui démontrent, chaque fois qu'ils ouvrent la bouche, leur total déconnexion du monde réel...

  17. #37
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    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Mark Lanier a demandé à Adam Mosseri ce qu'il pensait du fait que K.G.M. ait utilisé Instagram pendant 16 heures d'affilée, soit la plus longue durée d'utilisation jamais enregistrée. « Cela semble être une utilisation problématique », a répondu le patron d'Instagram. Mais il n'a pas parlé d'addiction.
    Mark Lanier aurait du donner plus d'informations.
    Parce que là on pourrait se dire "si ça se trouve elle a utilisé une seule fois Instagram pendant 16h, mais tous les autres jours elle n'y a passé que 3 minutes".

    Par contre si il avait dit "elle ne passe jamais moins de 4h par jour sur Instagram" ça aurait plus ressemblé à une addiction.

    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Selon Adam Mosseri, le fait que l'utilisation soit problématique relève « d'une question personnelle », expliquant qu'une personne peut utiliser Instagram « plus que vous et se sentir bien ».

    « Il est important de faire la distinction entre une addiction clinique et une utilisation problématique », a-t-il ajouté. « Je suis sûr d'avoir déjà dit que j'étais accro à une série Netflix lorsque je l'ai regardée en rafale très tard un soir, mais je ne pense pas que ce soit la même chose qu'une addiction clinique. »
    L'utilisation problématique est déjà grave.
    La frontière entre utilisation problématique et addiction n'est pas simple à définir. Si c'est l'addict qui se juge il risque de se dire qu'il n'est pas addict.

  18. #38
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    Par défaut Dépendance aux réseaux sociaux : les géants de la tech connaissaient et documentaient les risques
    Procès sur la dépendance aux réseaux sociaux : les géants de la tech connaissaient et documentaient les risques
    qu'ils ont choisi d'ignorer, quitte à transformer le cerveau des enfants en ressources publicitaires

    Le procès ouvert ce février 2026 à Los Angeles contre Meta et Google représente un tournant historique dans la régulation du numérique. Pour la première fois, les architectes des plus grandes plateformes mondiales doivent répondre de leurs choix d'ingénierie devant un jury populaire. Derrière l'affaire judiciaire, c'est toute la mécanique de l'économie de l'attention qui est mise à nu : des algorithmes délibérément conçus pour maximiser l'engagement, quitte à sacrifier la santé mentale d'une génération entière.

    Le 9 février 2026, devant le tribunal civil de Los Angeles, le procès de Meta et Google s'est ouvert sur une accusation directe : avoir « fabriqué l'addiction dans des cerveaux d'enfants ». L'avocat des plaignants, Mark Lanier, a martelé que ce mécanisme ne s'est pas produit « par accident mais à dessein », « parce que l'addiction est rentable ».

    La plaignante principale, une Californienne de 20 ans dont l'affaire a été jugée suffisamment représentative pour servir de procédure test, soutient avoir développé une forte addiction aux réseaux sociaux qui l'ont entraînée dans une spirale de dépression, d'anxiété et de troubles de l'image de soi. Elle était utilisatrice de YouTube dès l'âge de six ans, puis d'Instagram à onze ans, avant de rejoindre Snapchat et TikTok quelques années plus tard.

    Les débats ne portent pas sur les vidéos toxiques elles-mêmes (la section 230 du Communications Decency Act protégeant largement les plateformes pour les contenus tiers) mais sur la conception même de leurs algorithmes et les fonctions de personnalisation encourageant le visionnage compulsif. Ce choix stratégique des avocats est loin d'être anodin : en attaquant la design, et non le contenu, ils espèrent contourner l'immunité légale dont bénéficient jusqu'ici les grandes plateformes.

    Les plaignants reprennent explicitement la stratégie menée avec succès contre l'industrie du tabac dans les années 1990 et 2000. Les avocats de Meta et YouTube ont d'ailleurs tenté, en vain, de faire interdire toute analogie avec les produits addictifs comme le tabac ou les opioïdes. L'analogie dérange, précisément parce qu'elle est structurellement fondée.

    L'ingénierie de la dépendance dévoilée

    Ce qui émerge des audiences, c'est la confirmation technique de ce que des chercheurs soupçonnaient depuis des années. Les faits présentés décrivent des mécanismes d'engagement directement inspirés des techniques issues du jeu d'argent : notifications, recommandations, flux continus. Ces dispositifs auraient été pensés pour prolonger le temps passé en ligne et renforcer l'addiction, notamment chez les plus jeunes.

    Des documents internes de Meta ont été produits à l'audience, dans lesquels certains cadres de l'entreprise considéraient l'algorithme comme « absolument calibré pour maximiser l'engagement de la manière la plus dénuée de principes possible », avec des objectifs clairs d'augmentation du temps passé, y compris pour les enfants de moins de 13 ans.

    La mécanique est bien connue des développeurs : le scroll infini supprime les points d'arrêt naturels, l'autoplay retire à l'utilisateur la décision de continuer, et les algorithmes de recommandation n'optimisent pas la pertinence mais la rétention. Les parties civiles s'appuient notamment sur une étude commandée par Instagram elle-même, soulignant les risques d'addiction chez les enfants ayant vécu des « événements traumatisants » et reconnaissant la faible efficacité des dispositifs de contrôle parental. En d'autres termes, Meta savait, avait documenté les risques, et avait continué.

    L'avocate Laura Marquez-Garrett, du Social Media Victims Law Center, a fourni une illustration particulièrement saisissante devant le tribunal : un enfant cherchant des citations inspirantes sur TikTok se retrouve alimenté en contenus sur les ruptures et le suicide. Ce phénomène est documenté dans le « Projet MYST », des documents internes de Meta révélés lors du procès, qui montrent que les enfants ayant vécu des événements difficiles sont les plus exposés au risque de dépendance. Pour un adolescent fuyant une réalité douloureuse, les plateformes deviennent des amplificateurs de détresse plutôt que des refuges.

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    Frances Haugen : la voix de l'intérieur

    Le témoignage de Frances Haugen, la lanceuse d'alerte qui avait remis en 2021 des dizaines de milliers de pages de documents internes de Facebook aux régulateurs américains et au Wall Street Journal, apporte une dimension supplémentaire au tableau. Son intervention le 19 février 2026 est particulièrement éclairante sur la culture organisationnelle de Meta.

    Elle décrit une entreprise où l'équipe chargée de détecter les distributeurs de contenus pédopornographiques ou les prédateurs ciblant des enfants était si démunie en ressources qu'un seul ingénieur supplémentaire aurait multiplié son efficacité par dix. Mais c'est sur les arbitrages algorithmiques que son témoignage est le plus dévastateur : les équipes de Meta auraient identifié des modifications simples — comme l'absence de notifications nocturnes — qui réduisaient le stress des adolescents et amélioraient leur sommeil. Ces modifications ont été abandonnées parce qu'elles entraînaient une baisse d'utilisation d'environ 1 %.

    Elle résume ainsi la philosophie interne de l'entreprise : « Ils se préoccupaient de la perception du public, pas de la santé réelle des enfants. » Les adolescents n'étaient envisagés que sous l'angle de leur capacité à faire venir leurs cadets et leurs parents sur la plateforme. Ce n'est pas une dérive marginale : c'est le modèle économique.


    Zuckerberg à la barre : un interrogatoire inédit

    Pour la toute première fois, le fondateur de Facebook a dû répondre de ses choix directement devant un jury, et non plus seulement devant des commissions parlementaires où les questions restent souvent sans conséquences réelles. La différence est majeure : un avocat adversaire peut relancer, creuser, confronter les déclarations aux pièces internes.

    Lors de son témoignage le 18 février, Zuckerberg s'est tenu à un répertoire de réponses bien rodées, affirmant que sa « boussole » était de créer un produit apportant de la valeur aux utilisateurs, et que le temps passé sur les applications n'était selon lui « qu'un heureux sous-produit ». Une formulation soigneusement calibrée, qui contraste avec les emails internes versés au dossier dans lesquels il exhortait ses équipes à inverser le désengagement des plus jeunes sur Instagram.

    Adam Mosseri, le directeur d'Instagram, avait témoigné quelques jours plus tôt dans un registre similaire, niant que les utilisateurs puissent développer cliniquement une addiction aux réseaux sociaux. Un choix sémantique stratégique : la dépendance comportementale n'est effectivement pas reconnue comme un diagnostic psychiatrique à part entière, ce qui permet aux plateformes de nier les faits en restant techniquement dans le vrai. Selon lui, une utilisation quotidienne de 16 heures ne constitue pas une addiction.


    La question architecturale au cœur du débat juridique

    Ce procès pose une question fondamentale pour toute l'industrie du logiciel : jusqu'où la responsabilité d'un développeur s'étend-elle sur l'usage de son produit ? L'issue pourrait se jouer sur une interprétation précise : les dommages sont-ils causés par le contenu des vidéos ou par le fait qu'elles soient sélectionnées par un algorithme, lancées automatiquement et diffusées indéfiniment ? Dans ce second scénario, Meta et YouTube perdraient leur immunité au titre de la section 230.

    L'analogie avec l'automobile proposée par Marquez-Garrett est techniquement limpide : on n'interdit pas une voiture parce que certains conducteurs font des accidents, mais on peut condamner un constructeur qui a délibérément conçu un réservoir d'essence défectueux. Ici, le « défaut » serait inscrit dans le code : le scroll infini, la lecture automatique, les boucles de récompense à ratio variable empruntées aux machines à sous.

    Des précédents à construire, une industrie à réformer

    En l'absence de TikTok et de Snapchat, qui ont préféré transiger pour des montants confidentiels, seuls Meta et YouTube siègent en défense. Mais une défaite constituerait un précédent, ouvrant la voie à des condamnations similaires dans les milliers d'autres procédures en cours. En juin prochain, les deux entreprises feront face à une seconde vague : un procès fédéral regroupant des plaintes émanant de dizaines de districts scolaires et de procureurs généraux d'État.

    La lanceuse d'alerte Frances Haugen formule les exigences techniques de manière concrète : permettre aux utilisateurs de ralentir leur algorithme, mettre en place des alertes quand un utilisateur consomme de plus en plus de contenus déprimants, offrir de véritables contrôles côté serveur — pas des minuteries décoratives que les adolescents apprennent à contourner en quelques semaines. « L'ère du faites-nous confiance doit prendre fin », dit-elle. « Nous avons besoin d'une véritable transparence algorithmique. »

    Pour les professionnels de l'informatique, ce procès est un signal : les choix d'ingénierie ne sont pas neutres. Optimiser une métrique d'engagement sans considérer les effets de second ordre sur des cerveaux en développement relève d'une responsabilité que la loi commence à appréhender. L'affaire de Los Angeles pourrait bien devenir, pour l'industrie des plateformes numériques, ce que les procès contre les cigarettiers ont été pour le tabac : le moment où la société a décidé que certains modèles de profit ne pouvaient plus être tolérés.

    Source : Democracy Now

    Et vous ?

    La comparaison avec l'industrie du tabac est-elle juste, ou les plateformes numériques sont-elles d'une nature si différente que l'analogie ne tient pas ? Un réseau social peut-il être intrinsèquement addictif, ou tout dépend-il de l'implémentation ?

    Si l'on reconnaît la responsabilité des plateformes sur la conception de leurs algorithmes, où trace-t-on la ligne ? Doit-on interdire le scroll infini ? La lecture automatique ? Tout système de recommandation personnalisée ?

    La section 230 du Communications Decency Act, bouclier légal historique des plateformes américaines, est-elle encore adaptée au monde numérique actuel ? Comment l'Europe se positionne-t-elle avec le DSA face à ces mêmes enjeux ?

    Peut-on concevoir un modèle économique viable pour les grandes plateformes sans monétiser l'attention et le temps passé ? Ou la publicité ciblée rend-elle structurellement inévitable l'optimisation addictive ?

    Les ingénieurs et développeurs qui ont codé ces algorithmes portent-ils une responsabilité individuelle ? Comment l'éthique professionnelle dans le secteur tech doit-elle évoluer face à ces révélations ?
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  19. #39
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    Ce procès est d'une mauvaise foi indécente :
    - Vous ouvrez un magazine pour enfant, vous avez des pubs ciblant les enfants.
    - Vous allumez la TV, vous avez des pubs ciblant les enfants (programme pour enfants).
    - Vous vous promenez dans la rue, vous avez des pubs ciblant les enfants (Noël, fêtes, jouets).

    Bref, que les parents soient responsables, un enfant n'a pas à trainer seul sur Internet !

  20. #40
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    On commence enfin à nommer ces comportements addictifs au même titre que les jeux d'argents. Ils isolent et contribut à l'instabilité psychologique... Les gens le savent, les médecins le savent, les entreprises qui les gèrent le savent également... Il ne reste que l'Etat !

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