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Déclin, fragmentation et polarisation : les médias sociaux ont cessé d'apporter de la valeur aux utilisateurs


Sujet :

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  1. #1
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    Par défaut Déclin, fragmentation et polarisation : les médias sociaux ont cessé d'apporter de la valeur aux utilisateurs
    Déclin, fragmentation et polarisation : comment les médias sociaux ont cessé d'apporter de la valeur à leurs utilisateurs et ont au contraire généré la désinformation, la toxicité et des addictions néfastes

    Une récente étude de l'université d'Amsterdam a mis en lumière l'évolution du paysage des réseaux sociaux aux États-Unis entre 2020 et 2024. Elle révèle notamment une baisse significative de l'utilisation des plateformes, en particulier chez les jeunes et les personnes âgées, ainsi qu'une fragmentation croissante de l'espace public numérique. L'étude souligne également une aggravation de la polarisation affective dans les discours en ligne, car les utilisateurs les plus partisans sont souvent les plus actifs sur l'ensemble des plateformes. À mesure que les utilisateurs occasionnels se désengagent et que les partisans polarisés continuent de s'exprimer très activement, la sphère publique numérique devient « plus petite, plus tranchée et plus extrême sur le plan idéologique ».

    Les médias sociaux sont de nouvelles technologies médiatiques qui facilitent la création, le partage et l'agrégation de contenus (tels que des idées, des centres d'intérêt et d'autres formes d'expression) au sein de communautés et de réseaux virtuels. Parmi leurs caractéristiques communes, on peut citer : les plateformes en ligne permettent aux utilisateurs de créer et de partager des contenus et de participer à des réseaux sociaux ; les contenus générés par les utilisateurs, tels que les publications ou commentaires textuels, les photos ou vidéos numériques et les données générées par les interactions en ligne ; les profils spécifiques à chaque service, conçus et gérés par l'organisation des médias sociaux et les médias sociaux qui contribuent au développement des réseaux sociaux en ligne en reliant le profil d'un utilisateur à ceux d'autres personnes ou groupes.

    Cette évolution s'inscrit dans un climat de malaise déjà perceptible chez certains jeunes. Au Royaume-Uni, une récente étude de l'organisme de normalisation britannique (British Standards Institution) a révélé que 46 % des membres de la génération Z préféreraient vivre dans un monde sans Internet, en raison de certains usages qu'ils jugent toxiques et addictifs. Ce rejet partiel du numérique fait écho aux critiques précédemment formulées concernant la dégradation des interactions en ligne, alimentées par la désinformation et la perte de valeur perçue des plateformes sociales.

    Dans un article scientifique intitulé « Shifts in U.S. Social Media Use, 2020–2024: Decline, Fragmentation, and Enduring Polarization », Petter Törnberg, maître de conférences en sciences sociales computationnelles à l'université d'Amsterdam, fournit un aperçu descriptif détaillé de l'évolution du paysage des réseaux sociaux aux États-Unis, toutes plateformes, données démographiques et orientations politiques confondues.


    La recherche, qui s'appuie sur des données représentatives à l'échelle nationale issues des études électorales nationales américaines (ANES) de 2020 et 2024, révèle une tendance à la baisse de l'utilisation globale des plateformes, à la fragmentation croissante de la sphère publique numérique et à l'aggravation de la polarisation partisane dans les discours en ligne.

    Selon Petter Törnberg, principal auteur de l'étude, le paysage des réseaux sociaux américains est en train de se transformer discrètement. Entre 2020 et 2024, l'utilisation globale des plateformes a diminué, en raison d'une augmentation de la population – en particulier les plus jeunes et les plus âgés – qui n'utilise plus du tout les réseaux sociaux. Les anciens acteurs – Facebook, YouTube et Twitter/X – ont, selon l'auteur, perdu du terrain, tandis que TikTok et Reddit ont connu une croissance modeste. Les utilisateurs qui sont restés sont légèrement plus âgés, plus éduqués et plus diversifiés sur le plan ethnique qu'en 2020.

    « L'utilisation globale des plateformes a diminué, les Américains les plus jeunes et les plus âgés s'abstenant de plus en plus de recourir aux réseaux sociaux. Facebook, YouTube et Twitter/X ont perdu du terrain, tandis que TikTok et Reddit ont connu une croissance modeste, reflétant une sphère publique numérique plus fragmentée. Le public des plateformes a vieilli et est devenu légèrement plus instruit et diversifié », a indiqué Petter Törnberg dans son article.

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    Sur le plan politique, le chercheur affirme que l'équilibre politique des réseaux sociaux a également changé de manière notable. La plupart des plateformes se seraient orientées vers les utilisateurs républicains « tout en restant, dans l'ensemble, plutôt démocrates. » Ce changement a atténué la tendance démocrate autrefois évidente sur les principales plateformes.

    L'étude indique que Twitter/X a connu le changement le plus marqué. « Cet espace, dominé par les démocrates en 2020, est désormais plus aligné sur les républicains, notamment parmi ses utilisateurs et contributeurs les plus actifs », a déclaré Petter Törnberg, qui précise que les publications sont passées de 50 % de démocrates à 50 % de républicains. Reddit, quant à lui, reste un bastion démocrate, mais « son caractère libéral s'est adouci ». L'auteur souligne également que les publications politiques restent étroitement liées à la polarisation affective sur toutes les plateformes, car les utilisateurs les plus partisans sont également les plus actifs.

    « Sur l'ensemble des plateformes, les publications politiques ont globalement diminué, mais leur lien avec la polarisation affective persiste. Ceux qui expriment la plus forte animosité partisane continuent de publier le plus fréquemment, ce qui signifie que le discours politique visible reste dominé par les voix les plus polarisées. Cela conduit à une représentation déformée de la politique, qui peut elle-même fonctionner comme un moteur de la polarisation sociale », a déclaré Petter Törnberg.

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    Dans l'ensemble, les conclusions de l'étude dépeignent un écosystème des médias sociaux en lente contraction et segmentation. À mesure que les utilisateurs occasionnels se désengagent et que les partisans polarisés continuent de s'exprimer très activement, le ton de la vie politique en ligne pourrait devenir plus conflictuel, même si la participation diminue.

    « La sphère publique numérique devient plus petite, plus tranchée, plus bruyante et plus extrême sur le plan idéologique : moins de participants, mais des opinions plus fortes. Ce qui reste en ligne, c'est une politique qui semble plus divisée, non pas parce que davantage de personnes se disputent, mais parce que ce sont les combattants qui continuent à s'exprimer. », a conclu Petter Törnberg.


    Par ailleurs, plusieurs études ont montré que les conséquences de l'usage excessif des réseaux sociaux allaient bien au-delà de la simple addiction, affectant profondément la capacité des utilisateurs à prendre des décisions rationnelles et à préserver leur bien-être.

    Une étude de l'université d'État du Michigan a notamment mis en évidence des comportements similaires à ceux des toxicomanes chez les utilisateurs excessifs des médias sociaux, en particulier Facebook. En soumettant 71 participants à des tests psychologiques standardisés, les chercheurs ont constaté que les utilisateurs réguliers de la plateforme prenaient des décisions erronées, notamment dans des situations à risque. Ces conclusions s'ajoutent à une série d'études montrant que l'utilisation excessive des plateformes sociales peut avoir un impact négatif sur la santé physique et mentale, ce qui rend l'effet sur la prise de décision particulièrement préoccupant.

    Ces préoccupations résonnent avec les critiques de ceux qui se sentent éloignés d'un monde en ligne plus humain et plus autonome. Dans son ouvrage Escape : How a Generation Shaped, Destroyed and Survived the Internet, la journaliste Marie Le Conte décrit avec nostalgie comment le monde en ligne était meilleur au début du siècle, sans téléphones portables, sans médias sociaux et sans influenceurs. Elle critique l'évolution des réseaux sociaux et l'omniprésence des algorithmes qui dictent désormais les expériences en ligne des utilisateurs. Loin de l'époque des premiers blogs et forums où l'on choisissait librement ses contenus, Le Conte dénonce la manière dont des plateformes comme TikTok contrôlent désormais l'information, en imposant des suggestions sans que l'utilisateur puisse en choisir les critères. Selon elle, cet Internet façonné par des algorithmes est une perte d'autonomie, car l'illusion de choix qu'il offre cache une réalité de manipulation constante.

    Source : Etude de l'université d'Amsterdam

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les conclusions de cette étude crédibles ou pertinentes ?

    Voir aussi :

    Les réseaux sociaux et les plateformes vidéo ont dépassé les médias traditionnels en tant que sources d'information aux États-Unis, et ce sont les jeunes qui ont été à l'origine de ce changement

    Ceux qui dépendent principalement des médias sociaux pour l'actualité sont moins informés et exposés aux fake news, selon une enquête de Pew Research

    Une majorité d'Européens est favorable à une réglementation plus stricte des réseaux sociaux : les Français sont les plus nombreux à estimer que la réglementation des réseaux sociaux est trop laxiste (53 %)
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  2. #2
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    Les réseaux sociaux sont un formidable outil de communication et d'échange.

    La différence c'est qu'avant, Internet n'était pas accessible à n'importe qui : Aujourd'hui, des gens n'ayant aucune éducation sur ces technologies, sans un minimum de recul et d'esprit critique sont largués au milieu d'une vague d'information/d'interface ... Il s'agit d'un problème concernant ces individus (manque d'éducation), pas concernant Internet directement. On voit trop souvent des personnes influençables, crédules ou ayant des biais du type "cette info me plait, donc c'est vrai" : Il s'agit d'un manque d'éducation (ou de militantisme aveugle).

    J'ajoute que les gens n'ont pas assez de recul pour comprendre que les algos favorisent l'interaction: Plus vous réagissez, plus vous vous enfermez dans un type de contenu (qui vous fait réagir).

    Vouloir "lisser" internet (ou les réseaux sociaux), c'est appeler à la censure et nuire au débat démocratique : Bref, le système chinois où la paix sociale est plus importante que la liberté d'expression.
    D'ailleurs, le DSA prend cette direction en censurant des propos qui respectent la loi ...

  3. #3
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Les réseaux sociaux sont un formidable outil de communication et d'échange.

    La différence c'est qu'avant, Internet n'était pas accessible à n'importe qui : Aujourd'hui, des gens n'ayant aucune éducation sur ces technologies, sans un minimum de recul et d'esprit critique sont largués au milieu d'une vague d'information/d'interface ... Il s'agit d'un problème concernant ces individus (manque d'éducation), pas concernant Internet directement. On voit trop souvent des personnes influençables, crédules ou ayant des biais du type "cette info me plait, donc c'est vrai" : Il s'agit d'un manque d'éducation (ou de militantisme aveugle).

    J'ajoute que les gens n'ont pas assez de recul pour comprendre que les algos favorisent l'interaction: Plus vous réagissez, plus vous vous enfermez dans un type de contenu (qui vous fait réagir).

    Vouloir "lisser" internet (ou les réseaux sociaux), c'est appeler à la censure et nuire au débat démocratique : Bref, le système chinois où la paix sociale est plus importante que la liberté d'expression.
    D'ailleurs, le DSA prend cette direction en censurant des propos qui respectent la loi ...
    C'est faux le problème principal a pour origine les réseaux sociaux et non pas le manque d'éducation de leur utilisateurs: Les algorithmes sont prévus pour proposer de manière préférentielle ce que l'utilisateur veut entendre et lire (Limiter l'accès à l'information ne répond en rien à ce que vous appelez "favoriser l'interaction"!), ils enferment l'utilisateur dans une bulle cognitive: L'utilisateur montre un intérêt pour la nourriture végane? Les réseaux sociaux lui en proposeront à tout heure du jour et de la nuit!

  4. #4
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    Il n'y a pas besoin de médias sociaux pour générer des désinformations, il suffit de regarder les médias mainstream

  5. #5
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    C'est faux le problème principal a pour origine les réseaux sociaux et non pas le manque d'éducation de leur utilisateurs: Les algorithmes sont prévus pour proposer de manière préférentielle ce que l'utilisateur veut entendre et lire (Limiter l'accès à l'information ne répond en rien à ce que vous appelez "favoriser l'interaction"!), ils enferment l'utilisateur dans une bulle cognitive: L'utilisateur montre un intérêt pour la nourriture végane? Les réseaux sociaux lui en proposeront à tout heure du jour et de la nuit!
    Les réseaux sociaux sont avant tout un espace d'échange (comme Facebook à l'origine), ils n'ont pas à être considérés comme une source fiable d'information.
    L'arrivée de la presse sur ces plateformes a brouillé les pistes entre infos et plateforme d'échange. En ajoutant en plus, le fait que les journaux ont supprimé tout leurs espaces commentaires, cela n'arrange rien !
    Cependant, je concède totalement que les algos peuvent enfermer les utilisateurs dans une bulle : C'est pour ça qu'il faut faire de la prévention/éducation. (Et j'avais aussi une préférence pour le fil chronologique de Twitter)

    Problème, ce n'est absolument pas de ça qu'il est question avec le DSA sur les algos ! Le DSA normalise la pratique opaque du shadowban sur des contenus "à risque", même respectant la loi :
    - Trouvez-vous ça normal que le gouvernement et les médias aient une prime à la visibilité ?!

    Ce n'est pas à l’État ou à la presse de contrôler ce que l'on voit et ce que l'on peut dire (sauf cas extrême).
    Quand vous discutez au marché le matin dans votre village, vous ne vous attendez pas à ce que toutes les rumeurs entendus soient vrais et vérifiées par une autorité quelconque, et dans le cas contraire censurée si fausse.
    C'est clairement le début d'une société qui n'a plus rien de libre ou démocratique et cela provoquera des abus de la part des autorités (genre ministère de la Vérité).

  6. #6
    Communiqués de presse

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    Par défaut L'engagement sur Instagram, LinkedIn et Threads a diminué en 2025, selon un rapport de Buffer
    Baisse de l'engagement sur Instagram, LinkedIn et Threads : Si vous avez remarqué une baisse de l'activité sur les réseaux sociaux au cours de l'année écoulée, vous ne rêvez pas

    D'après les données de Buffer, les taux d'engagement sur Instagram, LinkedIn et Threads ont diminué au cours de l'année dernière, tandis que ceux de Facebook, Pinterest et TikTok ont légèrement augmenté et que les publications X ont enregistré un engagement nettement plus important. Dans ce rapport, l'engagement était principalement lié aux likes, aux réponses et aux partages dans chaque application, toutes ces interactions étant regroupées en un seul indicateur. Sur cette base, les taux d'engagement sur TikTok sont restés pratiquement identiques entre 2024 et 2025. LinkedIn, Threads et Instagram ont quant à eux enregistré des baisses significatives.

    Les médias sociaux sont de nouvelles technologies médiatiques qui facilitent la création, le partage et l'agrégation de contenus (tels que des idées, des centres d'intérêt et d'autres formes d'expression) au sein de communautés et de réseaux virtuels. Parmi leurs caractéristiques communes, on peut citer : les plateformes en ligne permettent aux utilisateurs de créer et de partager des contenus et de participer à des réseaux sociaux ; les contenus générés par les utilisateurs, tels que les publications ou commentaires textuels, les photos ou vidéos numériques et les données générées par les interactions en ligne ; les profils spécifiques à chaque service, conçus et gérés par l'organisation des médias sociaux et les médias sociaux qui contribuent au développement des réseaux sociaux en ligne en reliant le profil d'un utilisateur à ceux d'autres personnes ou groupes.

    Une étude de l'université d'Amsterdam a mis en lumière l'évolution du paysage des réseaux sociaux aux États-Unis entre 2020 et 2024. Elle révèle notamment une baisse significative de l'utilisation des plateformes, en particulier chez les jeunes et les personnes âgées, ainsi qu'une fragmentation croissante de l'espace public numérique. L'étude souligne également une aggravation de la polarisation affective dans les discours en ligne, car les utilisateurs les plus partisans sont souvent les plus actifs sur l'ensemble des plateformes. À mesure que les utilisateurs occasionnels se désengagent et que les partisans polarisés continuent de s'exprimer très activement, la sphère publique numérique devient « plus petite, plus tranchée et plus extrême sur le plan idéologique ».

    Récemment, la plateforme de gestion des réseaux sociaux Buffer a publié un rapport qui examine les taux d'engagement sur les réseaux sociaux parmi les plus de 191 000 utilisateurs mensuels de Buffer, en intégrant des dizaines de millions de publications envoyées via l'outil de publication sur les réseaux sociaux de Buffer tout au long de l'année 2025. D'après les données de Buffer, les taux d'engagement sur Instagram, LinkedIn et Threads ont diminué au cours de l'année dernière, tandis que ceux de Facebook, Pinterest et TikTok ont légèrement augmenté et que les publications X ont enregistré un engagement nettement plus important.

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    Dans ce rapport, l'engagement était principalement lié aux likes, aux réponses et aux partages dans chaque application, toutes ces interactions étant regroupées en un seul indicateur. Sur cette base, les taux d'engagement sur TikTok sont restés pratiquement identiques entre 2024 et 2025. LinkedIn, Threads et Instagram ont quant à eux enregistré des baisses significatives. Pourquoi ? La concurrence accrue due à l'augmentation du nombre de contenus publiés sur une application est toujours un facteur, et LinkedIn a suscité davantage d'attention ces dernières années, les discussions professionnelles ayant migré de Twitter/X vers l'application. LinkedIn a également modifié son algorithme en juillet dernier.

    Parallèlement, Threads est également confronté à une concurrence accrue pour attirer l'attention, car le nombre de ses utilisateurs actifs continue d'augmenter. Cela a peut-être rendu plus difficile de gagner en popularité. Dans le même temps, Instagram a mis davantage l'accent sur Reels par rapport à tous les autres formats de contenu, ce qui pourrait expliquer la baisse de l'engagement sur les publications du fil d'actualité.

    En termes d'augmentation, les utilisateurs de Buffer ont constaté une forte hausse de l'engagement par publication sur X, mais il convient également de noter que la hausse mentionnée dans ce rapport ne représente en réalité qu'un bond de 0,8 % de l'engagement (de 2,0 % à 2,8 %). L'engagement par publication sur X était donc très faible, et il l'est désormais moins, ce qui ne représente pas un changement aussi important que le suggère le graphique ci-dessus. Mais les publications sur X suscitent davantage d'intérêt, tandis que Pinterest et Facebook ont également enregistré une augmentation moyenne de l'engagement.

    Il est intéressant de noter ces changements et de les prendre en compte dans l'analyse comparative des contenus, mais en réalité, les augmentations et les diminutions réelles sont ici assez mineures et ne constituent pas nécessairement des indications significatives pour la planification des réseaux sociaux.

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    Le principal facteur qui stimule l'engagement est la pertinence pour le public cible et l'alignement du contenu sur ce que chaque groupe d'audience apprécie et souhaite voir. Si les spécialistes du marketing sur les réseaux sociaux parviennent à atteindre cet objectif, ils ont alors de fortes chances de créer un contenu précieux et percutant qui contribuera à renforcer la notoriété de la marque et, dans l'idéal, à stimuler les activités liées aux ventes.

    L'utilisation d'outils d'analyse des plateformes et de fonctionnalités de recherche thématique fournira davantage de données à ce sujet, tandis que la lecture des commentaires sur les publications connexes pourrait également révéler des informations utiles pour guider la prise de décision. Ce qui nous amène à ce qui est peut-être la remarque la plus précieuse du rapport de Buffer : les publications dans lesquelles les créateurs ou les marques répondent aux commentaires suscitent plus d'engagement que celles où ils ne le font pas.

    Selon les données de Buffer, lorsqu'un créateur ou une marque répond aux commentaires, l'engagement moyen augmente : 42 % sur Threads, 30 % sur LinkedIn, 21 % sur Instagram, 9 % sur Facebook, 8 % sur X, et 5 % sur Bluesky. Il peut être important de noter que le fait de répondre aux commentaires contribuera à accroître la portée et pourrait améliorer la notoriété de la marque et l'engagement global.

    Le rapport indique également que : fLes Reels ont une portée 36 % supérieure à celle des carrousels sur Instagram, mais les carrousels génèrent 12 % d'engagement en plus, les publications sous forme de carrousel sur LinkedIn génèrent environ trois fois plus d'engagement que les mises à jour sous forme de vidéos et d'images, le taux d'engagement médian des comptes non payants sur X est très faible (jusqu'à 0 % dans de nombreux cas).

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    D'autres rapports montrent que les réseaux sociaux sont devenus beaucoup moins agréables ou utiles qu’ils ne l’étaient auparavant. La qualité globale - en matière d’expérience utilisateur, de contenus, d’ambiance et d’impact - s’est détériorée. Et l'IA alimente désormais une crise de confiance dans les interactions en ligne. Ce qui reste du contenu humain authentique est de plus en plus mis de côté par la priorisation algorithmique, recevant moins d'interactions que le contenu artificiel et les contenus optimisés par l'IA uniquement pour générer des clics. Les réseaux sociaux promettaient de créer des liens et de rapprocher les gens, mais ils ont fini par épuiser leurs utilisateurs.

    En outre, le 9 février 2026, devant le tribunal civil de Los Angeles, le procès de Meta et Google s'est ouvert sur une accusation directe : avoir « fabriqué l'addiction dans des cerveaux d'enfants ». L'avocat des plaignants, Mark Lanier, a martelé que ce mécanisme ne s'est pas produit « par accident mais à dessein », « parce que l'addiction est rentable ». Pour la première fois, les architectes des plus grandes plateformes mondiales doivent répondre de leurs choix d'ingénierie devant un jury populaire. Derrière l'affaire judiciaire, c'est toute la mécanique de l'économie de l'attention qui est mise à nu : des algorithmes délibérément conçus pour maximiser l'engagement, quitte à sacrifier la santé mentale d'une génération entière.

    Source : Rapport de Buffer

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Les réseaux sociaux et les plateformes vidéo ont dépassé les médias traditionnels en tant que sources d'information aux États-Unis et ce sont les jeunes qui ont été à l'origine de ce changement

    Préparez-vous à l'ad-pocalypse IA : toujours plus d'annonces, toujours moins d'idées. Le marketing numérique est désormais à l'épreuve du « slop » généré par l'IA

    Procès sur la dépendance aux réseaux sociaux : les géants de la tech connaissaient et documentaient les risques qu'ils ont choisi d'ignorer, quitte à transformer le cerveau des enfants en ressources pub
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