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Intelligence artificielle Discussion :

Jensen Huang, PDG de NVIDIA, met en garde : « Vous n'avez aucune idée de ce qui vous attend en 2026 »


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #281
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    Par défaut La croissance d'OpenAI cache un côté sombre : ses coûts augmentent presque au même rythme que l’usage
    Le secteur de l’IA s’apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l’une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    OpenAI a profité de la frénésie suscitée par l'IA générative pour lever des centaines de milliards de dollars. Le fabricant de ChatGPT a franchi la barre des 500 milliards de dollars de valorisation, avec une adoption mondiale de ses produits et des revenus en forte hausse. Cependant, cette croissance s’accompagne d’un rythme de dépenses tel qu’OpenAI épuise sa trésorerie à une vitesse exceptionnelle. Ses coûts augmentent presque au même rythme que l’usage, ce qui empêche l’entreprise de dégager des marges confortables. Les économistes et les investisseurs commencent à s'interroger sur la soutenabilité de son modèle économique à long terme.

    Ali Ghodsi, PDG de Databricks, a récemment critiqué ce qu’il considère comme une bulle spéculative dans le secteur de l'IA. Selon lui, de nombreuses startups lèvent aujourd’hui des montants colossaux alors qu’elles ne génèrent aucun revenu réel, une situation qu’il qualifie d’« insensée ». Cet état de choses rappelle des épisodes passés comme la bulle Internet de la fin des années 1990, qui a provoqué des milliards de dollars de pertes financières.

    En 2025, le secteur du capital-risque a injecté 150 milliards de dollars dans les startups telles qu'OpenAI et Anthropic, soit bien plus que ce qu'avaient reçu les bénéficiaires du précédent boom du capital-risque en 2021. La confiance est telle qu'OpenAI estime pouvoir à lui seul lever jusqu'à 100 milliards de dollars en 2026. Ce montant serait près de quatre fois supérieur à celui levé lors de la plus grande introduction en bourse (IPO) jamais réalisée.

    Cependant, même les investisseurs privés sont susceptibles de commencer à poser des questions difficiles. OpenAI, Anthropic et d'autres startups spécialisées dans l'IA basées à San Francisco ont peut-être affiché l'une des croissances de chiffre d'affaires les plus rapides de l'histoire. Mais elles ont également dépensé des sommes colossales pour acheter les puces et la puissance de calcul nécessaires à la formation et à l'exécution de leurs modèles.


    Les analystes estiment qu'OpenAI et Anthropic seront donc soumises à une pression croissante pour préciser leur stratégie de rentabilité, d'autant plus que ses entreprises envisagent d'entrer en bourse en 2026 ou peu après. Pour le secteur de l'IA en général, ce sera une expérience stimulante et révélatrice.

    Une croissance spectaculaire, mais très coûteuse pour OpenAI

    OpenAI connaît une croissance rapide. La startup dirigée par Sam Altman voit ses solutions s’imposer partout dans le monde, avec des revenus en nette accélération. Cela dit, cette expansion repose sur des dépenses colossales en calcul, en infrastructures cloud et en développement de modèles toujours plus puissants. Ces investissements augmentent presque au même rythme que l’usage, ce qui empêche OpenAI de dégager des marges confortables.

    L’IA générative ne fonctionne pas comme le logiciel classique. Dans le SaaS, la croissance du nombre d’utilisateurs permet généralement de diluer les coûts fixes : une fois le produit développé, servir un client supplémentaire coûte peu, ce qui améliore mécaniquement les marges à mesure que l’entreprise grandit. À l’inverse, dans l’IA générative, chaque nouvel utilisateur et chaque interaction supplémentaire entraînent des coûts marginaux significatifs.

    Les requêtes nécessitent du calcul intensif, mobilisent des infrastructures coûteuses et consomment beaucoup d’énergie. De plus, la course à des modèles toujours plus performants pousse les acteurs comme OpenAI à investir sans cesse dans l’entraînement de systèmes toujours plus grands et plus complexes, ce qui alourdit encore la structure de coûts. Cette caractéristique remet en cause l’idée selon laquelle la taille suffira à rendre OpenAI très rentable.

    Même à très grande échelle, une entreprise d’IA peut continuer à brûler du capital si ses revenus n’augmentent pas plus vite que ses dépenses. C’est cette rupture avec les lois économiques du logiciel traditionnel que les analystes économiques considèrent comme un point de fragilité central du modèle d’OpenAI.

    Les gains de productivité généralisés se font toujours attendre

    Plus de trois ans après le lancement de ChatGPT, les gains de productivité promis par l’IA générative se font toujours attendre. Dans les quelques domaines prometteurs, tels que le codage et le service à la clientèle, la concurrence s’intensifie entre OpenAI, Anthropic, Microsoft et des applications sur mesure utilisant leurs modèles ou ceux de tiers. Aucun laboratoire d’IA ne dispose d’un avantage suffisamment durable, ce qui rend leurs revenus vulnérables.

    Même si l'IA est considérée comme un moyen de stimuler la productivité sur le lieu de travail, elle n'a pas été la solution miracle vendue par le battage médiatique. Une étude du MIT a révélé que jusqu'à 95 % des projets pilotes d'IA dans les entreprises échouent à l'heure actuelle. Cela pose particulièrement problème au Royaume-Uni, qui est déjà confronté à une baisse de sa productivité à des niveaux jamais vus depuis l'époque victorienne.

    Le ministère britannique des Affaires et du Commerce a procédé à un essai du logiciel Microsoft 365 Copilot sur une période de trois mois. Mais il n'a observé aucune augmentation notable de la productivité. L’impact réel était plus nuancé que ne le suggéraient les supports marketing de Microsoft. La création de diapositives PowerPoint a été en moyenne plus rapide de sept minutes, mais a nécessité des corrections en raison d'une qualité « inférieure ».

    Même son de cloche du côté du gouvernement australien. Après une période d'essai, le personnel a jugé l'IA de Microsoft moins utile que prévu. Le rapport fait écho à des études antérieures selon lesquelles les assistants d'IA tels que Copilot et ChatGPT ne sont pas utiles dans les tâches complexes. Malgré ces limites, de nombreuses études ont rapporté une disparition inquiétante des portes de premier échelon, ce qui impacte les jeunes diplômés.

    La part des travailleurs utilisant l'IA au travail serait en baisse

    L'enthousiasme semble faiblir. Des données du Census Bureau des États-Unis montrent une baisse de l’utilisation de l’IA au travail : la part des travailleurs l'utilisant dans la production de biens et services est passée à environ 11 %. La baisse est particulièrement marquée dans les grandes entreprises, celles ayant plus de 250 employés. D’autres sources rapportent un taux d’usage plus élevé, mais elles convergent toutes vers l’idée d’un ralentissement.

    À titre d'exemple, Jon Hartley, de l'université de Stanford, et ses collègues ont constaté qu'en septembre 2025, 37 % des Américains utilisaient l'IA générative au travail, contre 46 % en juin. Une étude menée par Alex Bick, de la Banque fédérale de réserve de Saint-Louis, et ses collègues a révélé qu'en août 2024, 12,1 % des adultes en âge de travailler utilisaient quotidiennement l'IA générative au travail. Un an plus tard, ce chiffre était de 12,6 %.

    Ramp Business Corporation, une société de technologie financière, constate qu'au début de l'année 2025, l'utilisation de l'IA a grimpé en flèche dans les entreprises américaines pour atteindre 40 %, avant de se stabiliser. La croissance de l'adoption de l'IA générative semble vraiment ralentir. Cette situation est une douche froide pour les investisseurs qui, attirés par les promesses, avaient misé massivement sur l’IA en espérant des profits très élevés.

    Jusqu'à présent, les investisseurs ne voient pas l'adoption de l'IA se traduire par une amélioration de la rentabilité ou de la croissance. Selon un sondage réalisé auprès de cadres supérieurs par le cabinet de conseil Deloitte et le Centre for AI, Management and Organisation de l'université de Hong Kong, 45 % ont déclaré que les initiatives en matière d'IA avaient généré des rendements inférieurs à leurs attentes. L'IA peine toujours à tenir ses promesses.

    OpenAI n'a pas encore atteint le statut de « too big to fail »

    Les risques financiers liés à OpenAI ont suscité une attention particulière dernièrement. Bien qu'OpenAI soit devenu un acteur majeur dans le domaine de l'intelligence artificielle, Jason Furman, économiste américain de renom et professeur à l'université Harvard, a clairement déclaré que l'entreprise n'est pas trop grande pour faire faillite. Le point de vue de Jason Furman a suscité des discussions sur le potentiel futur et la position sur le marché d'OpenAI.

    Les produits d'OpenAI sont aujourd’hui intégrés dans des milliers d’outils professionnels, de plateformes logicielles et de services numériques à travers le monde. Cette centralité alimente l’idée que l'entreprise serait devenue indispensable. Pourtant, cette dépendance est en grande partie circonstancielle.

    Les entreprises utilisent OpenAI parce qu’elle est performante, accessible et largement adoptée, non parce qu'il est irremplaçable. D’autres modèles, d’autres laboratoires et d’autres approches existent déjà ou émergent rapidement. Ainsi, des analystes économiques affirment qu'en cas de choc majeur, le marché ne s’effondrerait pas ; il se reconfigurerait autour d’alternatives, quitte à accepter une phase transitoire de dégradation des performances.

    « Je n'ai aucune raison de penser qu'OpenAI ou toute autre entreprise de ce secteur va faire faillite. Mais si c'était le cas, ce ne sont pas des banques. Elles ne sont pas trop grandes pour faire faillite », a déclaré Jason Furman. Il a déclaré qu'il voit des similitudes entre l'essor actuel de l'IA et l'ère des dotcoms, mais il a toutefois précisé qu'il pense que l'économie pourrait résister à l'éclatement de la bulle de l'IA, si et quand cela se produirait.

    Il a ajouté qu'il n'est pas aussi inquiet que certains au sujet du nombre croissant de transactions circulaires dans le secteur de l'IA. Ce qui le préoccupe, c'est la perspective d'une intervention financière du gouvernement. « Le gouvernement ne devrait pas s'impliquer financièrement. Le secteur dispose de fonds largement suffisants pour subvenir à ses besoins, et il n'y a aucune raison pour que le gouvernement intervienne », a-t-il déclaré.

    Pression croissante vers la rentabilité : quelles perspectives ?

    De nombreuses entreprises sont déjà passées du statut de « gouffre financier » à celui de « machine à cash ». De Netflix à Uber, plusieurs startups ont passé des années dans le rouge avant de générer d'énormes profits. L'IA générative pourrait rapporter bien plus, surtout si la superintelligence voit le jour. Mais les investisseurs n'attendront pas éternellement, et les entreprises phares du secteur doivent commencer à étoffer leurs modèles économiques.

    OpenAI, en particulier, devrait se méfier de l'orgueil. Selon une source interrogée par The Economist, la question de la consommation de trésorerie est taboue au sein de l'entreprise, même si les chiffres divulgués suggèrent qu'elle aura brûlé plus de 115 milliards de dollars d'ici 2030. Le PDG Sam Altman a récemment déclaré que l'une des raisons pour lesquelles il souhaite introduire OpenAI en bourse est de voir ses détracteurs vendre l'entreprise à découvert.

    « J'adorerais les voir se brûler les doigts », a-t-il déclaré. De nombreux investisseurs semblent prêts à relever le défi. Une éventuelle introduction en bourse accentuerait cette pression, car les pertes seraient alors exposées au regard du public et des actionnaires, rendant la maîtrise des dépenses cruciale.

    Conclusion

    OpenAI connaît une croissance rapide, mais les investisseurs restent malgré tout inquiets. La question centrale n’est pas de savoir si l’IA est utile, mais si son modèle économique peut devenir durable. Les investisseurs peuvent soutenir OpenAI pendant encore un certain temps, mais la patience a des limites. L'année 2026 sera un moment crucial pour évaluer si l’entreprise peut transformer son impressionnante croissance en un modèle rentable.

    Par ailleurs, les analystes économiques rappellent que la taille n’annule pas le risque de faillite. Aucune entreprise privée n’est protégée par sa seule taille. Le concept de « too big to fail » n’a de sens que lorsqu’il existe un acteur public prêt à intervenir pour éviter un effondrement systémique.

    Dans le cas d’OpenAI, aucun filet de sécurité de ce type n’existe. L’entreprise n’est ni une banque, ni une infrastructure publique, ni un service essentiel au fonctionnement immédiat des États. En cas de difficultés financières majeures, rien ne garantit qu’une intervention extérieure viendrait compenser ses pertes ou assurer sa continuité. Beaucoup d’entreprises bâtissent aujourd’hui leurs produits et leurs services autour des modèles d'IA d’OpenAI.

    Cette dépendance crée l’illusion qu’un effondrement serait impossible, car trop coûteux pour l’écosystème. Mais cette logique confond confort et nécessité. Des alternatives émergent rapidement dans le secteur de l'IA générative, qu’elles soient open source ou privées. En cas de difficulté majeure, le marché ne s’arrêterait pas ; il se réorganiserait. Cette plasticité réduit considérablement l’argument selon lequel OpenAI serait devenue irremplaçable.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie ?
    Selon vous, le modèle économique d'OpenAI peut-il conduire l'entreprise vers la rentabilité ?
    OpenAI ne rentre pas dans la catégorie « too big to fail ». L'entreprise suivrait-elle à l'éclatement de la bulle de l'IA ?

    Voir aussi

    OpenAI n'est pas « trop grande pour faire faillite », estime un économiste : pourquoi la domination de l'IA générative ne garantit ni la rentabilité ni la résilience économique à long terme

    Le PDG d'un géant du logiciel pesant 134 Mds $ fustige les startups d'IA qui lèvent des montants colossaux, mais ne génèrent aucun revenu : « c'est clairement une bulle, non. C'est complètement insensé »

    Les investisseurs s'attendent à une explosion de l'utilisation de l'IA. Ce n'est pas le cas : la part des travailleurs utilisant l'IA au travail est en baisse, et les profits se font attendre

  2. #282
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Cependant, même les investisseurs privés sont susceptibles de commencer à poser des questions difficiles. OpenAI, Anthropic et d'autres startups spécialisées dans l'IA basées à San Francisco ont peut-être affiché l'une des croissances de chiffre d'affaires les plus rapides de l'histoire. Mais elles ont également dépensé des sommes colossales pour acheter les puces et la puissance de calcul nécessaires à la formation et à l'exécution de leurs modèles.
    Par rapport à l'investissement, le chiffre d'affaire est négligeable.

    Si tu dépenses 100 000€ et que ça ne produit qu'1€ de chiffre d'affaire, c'est pas top.
    Est-ce que les entreprises de l'IA arriveront à devenir rentable avant de dépenser l'intégralité de leur trésorerie ?

  3. #283
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    La prochaine fois qu'on m'expliquera qu'il est indispensable de privatiser un service public sous prétexte que le privé sait, par essence, mieux gérer ses comptes et trouver de la rentabilité, j'aurai une petite pensée pour cette période d'abondance.

  4. #284
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    Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
    Le business d'Enron ne reposait sur rien..
    Faux!

    Enron ne faisait rien d'autre que ce qui a été mis en place par l'Union Européenne en exigeant la mise en place de la privatisation du marché de l'énergie (Enron avait monté un système de courtage par lequel elle achetait et revendait de l'électricité).

    C'est ainsi qu'en France vous avez EDF qui doit vendre l'électricité produite à perte à des concurrents pour que ces derniers puissent revendre cette électricité qu'ils ne produisent pas sur le marché en faisant concurrence à... EDF!!!

    Quel est le devenir futur de ces "concurrents" qui vendent de l'électricité qu'ils ne produisent pas? Si l'état français n'était pas le "toutou" de l'UE, l'ensemble de ces "concurrents" qui en réalité vivent sur le dos des entreprises publiques et donc sur les dos des citoyens, auraient déjà dû rejoindre Enron dans les limbes de l'histoire!

  5. #285
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    Par défaut AustralianSuper réduit son allocation mondiale en actions face aux inquiétudes liées à l'essor de l'IA
    Le plus grand fonds de pension australien prévoit de réduire son allocation en actions mondiales, alors que certains signes indiquent que le boom de l'IA sur le marché boursier américain pourrait s'essouffler

    AustralianSuper, le plus grand fonds de pension d'Australie, prévoit de réduire son allocation en actions mondiales l'année prochaine. Cette décision intervient alors que certains signes suggèrent que le boom de l'intelligence artificielle (IA) sur le marché boursier américain pourrait ralentir.

    En août 2025, Sam Altman a reconnu ce que le reste de l'industrie de l'IA ne veut pas admettre : « nous sommes en présence d'une grosse bulle spéculative ». Lors d'une interview, le PDG d'OpenAI a comparé la réaction du marché à l'IA à la bulle des dotcoms, lorsque la valeur des startups Internet a grimpé en flèche avant de s'effondrer brusquement en 2000. Selon lui, la bulle de l'IA est le résultat de la surexcitation des investisseurs à l'égard de la technologie. Sam Altman a ajouté qu'il trouve « insensé » le fait que certaines startups spécialisées dans l'IA, composées de « trois personnes et d'une idée », reçoivent des financements à des valorisations aussi élevées.

    Dans ce contexte, AustralianSuper, le plus grand fonds de pension d'Australie, prévoit de réduire son allocation en actions mondiales en 2026. Cette décision intervient alors que certains signes suggèrent que le boom de l'intelligence artificielle (IA) sur le marché boursier américain pourrait ralentir. Le fonds souligne que les valorisations des grandes entreprises technologiques américaines sont élevées par rapport aux niveaux historiques et que l'effet de levier des investissements dans l'IA se développe rapidement. En outre, la levée de fonds par le biais de fusions, d'acquisitions, de capital-risque et d'introductions en bourse s'accélère.

    John Normand, responsable de la stratégie d'investissement chez AustralianSuper, note que plusieurs facteurs convergent, indiquant la nécessité de réduire les allocations en actions. Ce changement s'aligne sur l'arrivée à maturité du cycle de l'IA et le resserrement attendu de la politique de la Réserve fédérale d'ici 2027.

    Actuellement, l'allocation en actions internationales d'AustralianSuper dépasse l'indice de référence de 3 points de pourcentage. Normand estime que les actions liées à l'IA n'ont pas encore formé de bulle. Depuis octobre, le fonds se diversifie en augmentant ses participations dans des sociétés d'infrastructure cotées en bourse. En outre, AustralianSuper prévoit d'augmenter son allocation en capital-investissement d'ici 2026.

    Normand souligne également les vulnérabilités potentielles du marché obligataire, les investisseurs anticipant une hausse des taux de seulement 25 points de base par la Réserve fédérale en 2027, ce qui pourrait être sous-estimé au regard des tendances historiques.

    En octobre 2025, un analyste de MacroStrategy Partnership avait affirmé que la bulle de l’IA serait dix-sept fois plus grosse que celle de la frénésie Internet du début des années 2000 et quatre fois plus importante que la bulle des subprimes. Selon lui, non seulement l’ampleur des investissements dans l’IA excède largement celle des bulles technologiques antérieures, mais les conditions de financement et d’optimisme exacerbées pourraient préparer le terrain à un effondrement sévère. Derrière cette provocation, une question essentielle : la révolution de l’IA repose-t-elle sur des bases solides, ou sur un mirage financier alimenté par la peur de « rater le train » ?

    Source : Financial Times

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette décision est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    « Il n'existe pas une bulle unique de l'IA, mais trois dynamiques distinctes qui coexistent : la bulle spéculative, la bulle d'infrastructure et les promesses irréalistes », selon une analyse

    Tout le monde se demande si, et quand, la bulle de l'IA va éclater. Voici ce qui s'est passé il y a 25 ans et qui a finalement conduit à l'éclatement de la bulle Internet
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  6. #286
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    Par défaut Jeff Bezos a une nouvelle fois mis en garde contre le fait que l'IA est actuellement une bulle industrielle
    Jeff Bezos, fondateur d'Amazon, a mis en garde contre le fait que l'IA est actuellement une « bulle industrielle », avec des cours boursiers gonflés et une ruée de fonds vers les bonnes et les mauvaises idées

    Le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, a une nouvelle fois mis en garde contre le fait que l'intelligence artificielle est actuellement une « bulle industrielle », même s'il a insisté sur le fait que la technologie elle-même est réelle et qu'elle apportera à terme d'énormes avantages à la société. S'exprimant récemment lors de l'Italian Tech Week aux côtés de John Elkann, PDG d'Exor, Bezos a déclaré que l'engouement pour l'intelligence artificielle avait conduit à un comportement inhabituel de la part des investisseurs, qui ont investi des milliards de dollars dans des entreprises dont les fondamentaux n'étaient pas solides. Il est donc difficile pour l'investisseur de faire la distinction.

    La bulle spéculative autour de l'IA ne cesse de gonfler et la panique commence à s'installer dans le rang des gestionnaires de fonds. Ils jugent que les entreprises dépensent trop rapidement et massivement dans l’IA, notamment dans les infrastructures coûteuses comme les centres de données et les puces spécialisées. Et 20 % des gestionnaires de fonds interrogés récemment par Bank of America sont de cet avis. C'est la première fois que cette opinion est majoritaire depuis 2005. Certains investisseurs se disent déjà prêts à vendre à découvert leurs parts dans les startups telles que Perplexity AI et OpenAI pour profiter du krach de la bulle de l'IA.

    Récemment, le fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, a une nouvelle fois mis en garde contre le fait que l'intelligence artificielle est actuellement une « bulle industrielle », même s'il a insisté sur le fait que la technologie elle-même est réelle et qu'elle apportera à terme d'énormes avantages à la société. Il est connu pour être le créateur et principal actionnaire de Amazon, qu'il dirige personnellement entre 1994 et 2021. Il est aujourd'hui le président du conseil d'administration de l'entreprise. Le magazine Forbes classe Jeff Bezos dans les trois premières fortunes mondiales, ses actifs étant estimés à environ 200 milliards de dollars américains.

    S'exprimant récemment lors de l'Italian Tech Week aux côtés de John Elkann, PDG d'Exor, Bezos a déclaré que l'engouement pour l'intelligence artificielle avait conduit à un comportement inhabituel de la part des investisseurs, qui ont investi des milliards de dollars dans des entreprises dont les fondamentaux n'étaient pas solides. Il est donc difficile pour l'investisseur de faire la distinction.

    Bezos a ensuite décrit les caractéristiques des bulles. Il a déclaré que le climat actuel de l'IA était tel que « chaque expérience ou idée est financée », même si les fondamentaux sont faibles. Il a souligné des comportements inhabituels, comme le fait que de petites entreprises ne comptant qu'une poignée d'employés reçoivent des milliards de dollars d'investissements. Selon lui, il s'agit là d'une caractéristique des bulles industrielles, où l'excitation pousse les capitaux à s'investir dans des entreprises sans discernement.


    Malgré cette prudence, Bezos estime que la technologie elle-même est authentique et transformatrice. « L'IA est une réalité et elle va changer tous les secteurs », a-t-il déclaré au public. Il a par ailleurs comparé la situation à la bulle biotechnologique des années 1990, qui a vu de nombreuses entreprises échouer, mais qui a finalement produit des médicaments qui ont sauvé des vies. Selon lui, les bulles industrielles ne sont pas nécessairement néfastes ; lorsque la poussière retombe, la société bénéficie des inventions qui survivent.

    Les remarques de Bezos font écho à un concert croissant de mises en garde émanant de chefs d'entreprise. Sam Altman, PDG d'OpenAI, a déjà déclaré que le marché de l'IA était une bulle. Lors du même événement à Turin, David Solomon, PDG de Goldman Sachs, a mis en garde contre le fait que l'enthousiasme des investisseurs néglige souvent les risques, prédisant une « remise à zéro » ou une « baisse » des valorisations. De même, Karim Moussalem, directeur des investissements chez Selwood Asset Management, a récemment déclaré que le commerce de l'IA commençait à ressembler à « l'une des grandes manies spéculatives de l'histoire des marchés ».

    En novembre 2025, lors d'une importante conférence consacrée à l'intelligence artificielle (IA) à San Francisco, un sondage informel mené auprès de plus de 300 fondateurs et investisseurs a déjà révélé un malaise croissant au sein de la Silicon Valley. Lorsqu'on leur a demandé quelles start-ups valorisées à plus d'un milliard de dollars ils vendraient à découvert, les personnes interrogées ont cité en tête de liste Perplexity et OpenAI. Ce sondage met en évidence le scepticisme croissant concernant la flambée des valorisations et des dépenses d'infrastructure dans le secteur de l'IA, alors que les capitaux continuent d'y affluer massivement.

    Source : Italian Tech

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Pour empirer la bulle IA, Jeff Bezos lance lui aussi sa nouvelle start-up IA, le « projet Prometheus », dont il serait le PDG, avec un financement de $ 6,2 milliards

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    La Maison Blanche mise sur l'IA pour relancer sa croissance, relativisant voire marginalisant les inquiétudes soulevées comme la formation d'une bulle, la perte massive d'emplois et d'autres risques
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  7. #287
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    Par défaut Michael Burry parie contre Oracle suite à son récent accord d'expansion dans la bulle de l'IA avec OpenAI
    Michael Burry, personnage du film « The Big Short », parie contre Oracle et a révélé ses positions baissières suite à son récent accord d'expansion dans la bulle de l'IA avec OpenAI

    Michael Burry parie contre Oracle. L'investisseur, également connu pour son rôle dans le film « The Big Short », a révélé ses positions baissières à l'encontre de la société fondée par Larry Ellison après sa récente expansion dans le domaine des infrastructures d'intelligence artificielle (IA). Burry a révélé qu'il détenait des options de vente sur les actions Oracle et qu'il avait directement vendu à découvert ces actions au cours des six derniers mois.

    Michael James Burry est un investisseur et gestionnaire de fonds spéculatifs américain. Il a fondé le fonds spéculatif Scion Capital, qui a ensuite pris le nom de Scion Asset Management. En 2025, Burry a annoncé la fermeture de Scion Asset Management. Michael Burry n’est pas un investisseur comme les autres : il a bâti sa légende en misant contre les produits financiers adossés aux prêts immobiliers américains au milieu des années 2000, alors que Wall Street les jugeait infaillibles. Son pari, considéré comme insensé à l’époque, lui a rapporté des centaines de millions et une place dans l’histoire financière moderne.

    Près de vingt ans plus tard, le fondateur de Scion Asset Management semble rejouer le même scénario. En novembre 2025, il a misé 1,1 milliard de dollars sur la chute des actions du fabricant de puces Nvidia et de la société de logiciels Palantir, convaincu que la bulle de l’IA est sur le point d’éclater. Michael Burry a acheté des options de vente (PUT) sur Palantir et Nvidia, pour une valeur totale supérieure à 1,1 milliard de dollars, répartis entre environ 900 millions sur Palantir et 200 millions sur Nvidia aux prix actuels. Burry estime que la frénésie autour de l’IA ressemble aux excès observés avant l’éclatement des bulles internet ou immobilières.

    Son estimation intervenait alors qu'OpenAI a signé un accord de 300 milliards de dollars avec le géant technologique Oracle pour construire des centres de données d'intelligence artificielle (IA) à grande échelle aux États-Unis. Cet effort pluriannuel, qui s'inscrit dans le cadre du projet Stargate, financera plus de la moitié de la construction de l'infrastructure d'IA prévue par OpenAI et constitue l'un des plus importants investissements technologiques à ce jour. Ils ont également déclaré qu'ils prévoyaient d'étendre cet effort à 500 milliards de dollars dans les années à venir.

    Le contrat signé avec OpenAI place Oracle dans une position nouvelle : celle d’un fournisseur d’infrastructure hyperscale, un rôle traditionnellement réservé à AWS, Google Cloud ou Microsoft Azure. Cependant, la réaction des marchés a été immédiate et brutale. La capitalisation boursière d’Oracle aurait perdu plus de 315 milliards de dollars depuis l’annonce du contrat, dépassant ainsi la valeur totale de l’accord. Ce glissement traduit un manque de confiance des investisseurs dans la capacité d’Oracle à convertir ce partenariat en création de valeur : dépendre fortement d’un petit nombre de contrats géants expose Oracle à un choc majeur si OpenAI ne parvient pas à générer les revenus nécessaires. Dans un secteur aussi mouvant que celui de l’IA, où les modèles évoluent plus vite que les prévisions financières, ce risque est loin d’être théorique.

    Dans ce contexte, Michael Burry parie contre Oracle. L'investisseur, également connu pour son rôle dans le film « The Big Short », a révélé ses positions baissières à l'encontre de la société fondée par Larry Ellison après sa récente expansion dans le domaine des infrastructures d'intelligence artificielle (IA). Burry a révélé qu'il détenait des options de vente sur les actions Oracle et qu'il avait directement vendu à découvert ces actions au cours des six derniers mois.


    Cette annonce fait suite à la divulgation, en novembre dernier, de ses paris baissiers contre le fabricant de puces IA Nvidia et Palantir Technologies. « Je n'aime pas son positionnement ni les investissements qu'elle réalise. Elle n'avait pas besoin de faire ce qu'elle fait, et je ne sais pas pourquoi elle le fait. Peut-être par ego », a écrit Burry lorsqu'on lui a demandé pourquoi il avait parié contre Nvidia et non contre Oracle.

    Oracle s'est lancé dans une expansion agressive dans les services de cloud computing, ce qui nécessite un développement coûteux de la capacité des centres de données, financé par l'endettement. La société a environ 95 milliards de dollars de dettes en cours, ce qui en fait le plus grand émetteur corporatif hors secteur financier de l'indice Bloomberg high-grade. En septembre 2025, Oracle a signé un contrat de cloud computing de 300 milliards de dollars sur cinq ans avec OpenAI, dirigée par Sam Altman, en vertu duquel le fabricant de ChatGPT achètera de la puissance de calcul à Oracle à partir de 2027.

    Si cet accord représente une victoire pour Oracle sur le marché du cloud, il comporte toutefois des risques d'exécution et des besoins en capitaux. Depuis, les actions Oracle ont été volatiles. Le titre a bondi de 36 % en une seule séance en septembre après des prévisions optimistes pour son activité cloud. Cependant, ces gains se sont estompés lorsque les investisseurs se sont concentrés sur l'augmentation des dépenses d'investissement et de la dette liées à l'expansion des centres de données. Oracle a terminé l'année 2025 à environ 40 % en dessous de son pic de septembre.

    Burry s'est rendu célèbre en pariant contre le marché immobilier américain pendant la crise financière de 2008. Il a déclaré avoir évité de parier contre les grandes entreprises technologiques dont les activités vont au-delà de l'IA, telles que Meta Platforms, Alphabet et Microsoft. « Si je vends Meta à découvert, je vends également à découvert sa domination dans les médias sociaux et la publicité. Si je vends Alphabet à découvert, je vends à découvert Google Search sous toutes ses formes, Android, Waymo, etc. Si je vends Microsoft à découvert, je vends à découvert un géant mondial du SaaS de productivité bureautique. Les grandes entreprises ne sont pas purement des positions courtes sur l'IA », a écrit Burry.

    Il a déclaré que ces entreprises réduiraient probablement leurs dépenses au fil du temps, subiraient des pertes dues à une capacité excessive et réduiraient la valeur de certains actifs dans leurs livres. Cependant, elles resteront dominantes dans leurs activités principales. « Ces trois entreprises ne disparaîtront pas », a-t-il ajouté. Il a toutefois déclaré qu'il parierait contre OpenAI si celle-ci était évaluée à 500 milliards de dollars.

    Cela montre ses doutes quant à la rapidité avec laquelle l'IA se développe et à la pertinence de son modèle économique. En outre, Burry a également décrit Nvidia comme le meilleur moyen de parier contre le boom de l'IA. « Nvidia est également la plus appréciée et la moins remise en question. Il est donc peu coûteux de vendre à découvert ses actions, et ses options de vente sont moins chères que celles d'autres grandes entreprises vendues à découvert qui sont davantage remises en question », a-t-il ajouté.

    Si l’histoire lui a souvent donné raison, Burry n’est pas infaillible. Il avait déjà parié sur une récession en 2023, avant que les marchés ne se redressent. Certains analystes estiment donc que sa lecture actuelle du marché est trop pessimiste. D’autres, au contraire, voient dans sa prise de position un avertissement salutaire : quand les géants de la tech pèsent autant que des économies entières, un retournement brutal pourrait provoquer un séisme global.

    Un analyste de MacroStrategy Partnership affirme notamment que la bulle de l’IA serait dix-sept fois plus grosse que celle de la frénésie Internet du début des années 2000 et quatre fois plus importante que la bulle des subprimes. Selon lui, non seulement l’ampleur des investissements dans l’IA excède largement celle des bulles technologiques antérieures, mais les conditions de financement et d’optimisme exacerbées pourraient préparer le terrain à un effondrement sévère.

    Source : Michael Burry

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    Voir aussi :

    Peter Thiel se débarrasse de toutes ses actions NVIDIA après avoir précédemment mis en garde contre le cycle de hype de l'IA, ravivant les craintes de bulle spéculative de l'IA

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    Stargate : OpenAI va verser 30 milliards de dollars par an à Oracle pour un centre de données d'IA qui lui fournira l'équivalent de l'énergie alimentant environ quatre millions de foyers
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  8. #288
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    Par défaut Le boom de l'IA pourrait s'essouffler sans une adoption plus large, prévient Satya Nadella, PDG de Microsoft
    Le boom de l'IA pourrait s'essouffler sans une adoption plus large et risquer de devenir une bulle spéculative si son utilisation ne s'étend pas au-delà des Big Tech, prévient Satya Nadella, PDG de Microsoft

    Satya Nadella a déclaré que le succès à long terme de l'IA en plein essor dépendrait de son utilisation par un large éventail d'industries ainsi que de son adoption en dehors des pays développés. « Pour que cela ne soit pas une bulle au sens propre du terme, il faut que ses avantages soient répartis de manière beaucoup plus équitable », a déclaré Nadella. Nadella a déclaré que les entreprises pourraient tirer parti de plusieurs modèles, y compris des modèles open source, ou même créer leurs propres modèles à l'aide d'une technique appelée « distillation » afin de produire des versions plus petites et moins coûteuses de modèles puissants.

    Les investisseurs s'inquiètent de plus en plus des actions liées à l'IA et du risque de bulle spéculative. Ils sont surtout préoccupés par le rythme effréné et par l’ampleur du financement consacré aux investissements liés à l’IA. Selon une enquête mondiale menée par Bank of America, 20 % des gestionnaires de fonds estiment désormais que les entreprises déploient leurs capitaux de manière trop agressive, un sentiment qui n'avait pas été observé depuis août 2005. Plus de 50 % des gestionnaires de fonds par Bank of America ont déclaré que « les valeurs liées à l'IA sont déjà dans une bulle ». Certains investisseurs se disent déjà prêts à vendre à découvert leurs parts dans les startups telles que Perplexity AI et OpenAI pour profiter du krach de la bulle de l'IA.

    Récemment, les commentaires de Satya Nadella, PDG de Microsoft, sont allés dans ce sens. Il a averti que l'intelligence artificielle (IA) risquait de devenir une bulle spéculative si son utilisation ne s'étendait pas au-delà des grandes entreprises technologiques et des économies riches. Satya Narayana Nadella, né le 19 août 1967, occupe les fonctions de président-directeur général (PDG) de Microsoft, succédant à Steve Ballmer en 2014 en tant que PDG et à John W. Thompson en 2021 en tant que président. Avant de devenir PDG, il était vice-président exécutif du groupe Cloud et Entreprise de Microsoft, chargé de la création et de la gestion des plateformes informatiques de l'entreprise.

    Précédemment, Satya Nadella a révélé qu'il était « hanté » par la possibilité que Microsoft ne survive pas à l'ère de l'intelligence artificielle (IA). « Certaines des plus grandes entreprises que nous avons créées pourraient ne plus être aussi pertinentes à l'avenir », a déclaré Nadella en septembre 2025. Il a cité Digital Equipment Corporation (DEC) comme exemple édifiant d'une entreprise technologique autrefois dominante qui a disparu après avoir échoué à s'adapter aux nouvelles technologies telles que l'architecture RISC (Reduced Instruction Set Computing). Une déclaration qui a révélé ses craintes personnelles quant à l'avenir de l'entreprise.

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    Satya Nadella a déclaré que le succès à long terme de cette technologie en plein essor dépendrait de son utilisation par un large éventail d'industries ainsi que de son adoption en dehors des pays développés. « Pour que cela ne soit pas une bulle au sens propre du terme, il faut que ses avantages soient répartis de manière beaucoup plus équitable », a déclaré Nadella. Il a fait remarquer qu'un « signe révélateur d'une bulle » serait que seuls les groupes technologiques bénéficient de l'essor de l'IA, plutôt que les entreprises d'autres secteurs.

    Cependant, Nadella s'est dit convaincu que l'IA allait transformer tous les secteurs, notamment en contribuant au développement de nouveaux médicaments. « Je suis convaincu que cette technologie va s'appuyer sur le cloud et le mobile, se diffuser plus rapidement, infléchir la courbe de productivité et générer des excédents locaux et une croissance économique partout dans le monde », a-t-il déclaré.

    Les commentaires du PDG de Microsoft ont été formulés dans le cadre d'une discussion avec Larry Fink, directeur général de BlackRock, lors de la première journée de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, qui a donné le coup d'envoi d'une série de discours prononcés par des dirigeants du secteur technologique, notamment Sir Demis Hassabis, PDG de Google DeepMind, et Dario Amodei, PDG d'Anthropic.

    Un nombre croissant de données provenant d'entreprises technologiques, dont Microsoft, ont montré un fossé mondial dans les taux d'adoption de l'IA, soulignant que les gains de productivité et les applications professionnelles sont concentrés dans les pays développés les plus riches. Nadella a également réitéré son point de vue selon lequel l'avenir de l'adoption de l'IA ne reposera pas sur un seul fournisseur de modèles dominant, ce qui a conduit le géant technologique à collaborer avec plusieurs groupes spécialisés dans l'IA, tels qu'Anthropic et xAI, ainsi qu'OpenAI.

    Microsoft a pris une longueur d'avance dans le domaine de l'IA grâce à son pari de 14 milliards de dollars (11,9 milliards d'euros) sur OpenAI, qui a donné au groupe informatique un accès unique à la technologie du fabricant de ChatGPT et un droit de priorité sur ses contrats de centres de données. Mais après avoir restructuré son partenariat avec la start-up de Sam Altman en octobre, Microsoft a renoncé à l'exclusivité sur ses besoins en centres de données et perdra l'accès exclusif à ses recherches et à ses modèles au début des années 2030.

    Nadella a déclaré que les entreprises pourraient tirer parti de plusieurs modèles, y compris des modèles open source, ou même créer leurs propres modèles à l'aide d'une technique appelée « distillation » afin de produire des versions plus petites et moins coûteuses de modèles puissants. « La [propriété intellectuelle] de toute application ou de toute entreprise réside donc dans la manière dont vous utilisez tous ces modèles avec l'ingénierie contextuelle ou vos données », a déclaré Nadella. « Tant que les entreprises pourront répondre à cette question, elles auront une longueur d'avance. »


    En septembre 2025, la Deutsche Bank a également averti que la dynamique actuelle de l'économie américaine est dangereusement liée à un cycle d'investissement dans l'IA en plein essor, qui pourrait ne pas être durable. Les analystes mettent en garde contre le fait que la forte augmentation des dépenses d'investissement, en particulier dans les centres de données d'IA, gonfle la croissance sans que cela ne s'accompagne de revenus durables. Les gains du marché étant fortement concentrés dans les valeurs technologiques, et les experts prévoyant une correction douloureuse, l'essor de l'IA pourrait déclencher un ralentissement économique brutal lorsque la bulle de l'IA éclatera.

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    Voir aussi :

    Satya Nadella durcit le ton face aux dirigeants de Microsoft : embarquez dans l'aventure de l'IA ou partez, le PDG continue la mutation du fonctionnement de l'entreprise

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    Microsoft surfe sur la frénésie de l'IA : la bulle de l'IA fait grimper la rémunération du PDG de Microsoft à 96,5 millions de dollars, l'entreprise a supprimé plusieurs milliers d'emploi dans le même temps
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  9. #289
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    la 1ere fois que j'ai vu cette vidéo, j'ai cru à une vidéo ia avec les lunettes top gun de Macron.
    La com est pas très bonne, perso je ne mettrais pas de lunette et assumerais mon œil rouge, ce serait plus sérieux.
    La ca fait président d'une république bananière, oh wait...

    Sinon, pour recentrer sur MS, ils ont perdu 10% de valeurs en bourse depuis 1 mois.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  10. #290
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    Par défaut L’IA en entreprise : des milliards investis, mais où sont passés les gains de productivité promis ?
    L’IA en entreprise : des milliards investis, mais où sont passés les gains de productivité promis aux dirigeants ?
    L'engouement pour l'IA se heurte à la réalité, la majorité des PDG déclarant ne pas en tirer de bénéfices financiers

    L’intelligence artificielle est partout dans les discours stratégiques, dans les plans d’investissement et dans les présentations aux conseils d’administration. Pourtant, derrière l’emballement médiatique et les annonces spectaculaires, un constat s’impose progressivement : pour une majorité de dirigeants, l’IA n’a pas encore tenu ses promesses de création de valeur mesurable. Les données issues de la dernière grande enquête mondiale menée auprès des CEO dessinent un paysage bien plus nuancé, parfois même désenchanté, où l’expérimentation technologique avance plus vite que les résultats économiques.

    Dans les grandes entreprises comme dans les organisations intermédiaires, l’IA s’est imposée en quelques années comme un passage obligé. Automatisation de processus, assistants génératifs, outils d’aide à la décision ou encore analyse prédictive : les cas d’usage se multiplient à un rythme soutenu. Pourtant, lorsqu’on interroge les dirigeants sur les bénéfices concrets déjà observés, le tableau est loin d’être triomphal.

    Le dernier sondage mondial des PDG réalisé par le réseau de services professionnels PwC a été répondu par 4 454 présidents-directeurs généraux dans 95 pays et territoires.

    Parmi les principales conclusions de l'enquête de cette année :
    • La plupart des PDG affirment que leur entreprise ne tire pas encore de bénéfices financiers de ses investissements dans l'IA. Bien que près d'un tiers (30 %) déclarent avoir augmenté leur chiffre d'affaires grâce à l'IA au cours des 12 derniers mois et qu'un quart (26 %) constatent une baisse des coûts, plus de la moitié (56 %) affirment n'avoir réalisé ni gains de chiffre d'affaires ni économies.
    • Les PDG recherchent des opportunités de croissance en dehors de leur secteur. Plus de 40 % déclarent que leur entreprise a commencé à se lancer dans de nouveaux secteurs au cours des cinq dernières années. Parmi ceux qui prévoient d'importantes acquisitions au cours des trois prochaines années, quatre sur dix s'attendent à conclure des accords dans d'autres secteurs ou industries.
    • Par rapport à l'année dernière, les PDG sont moins confiants quant aux perspectives de croissance à court terme des revenus de leur entreprise. Seuls 30 % sont très ou extrêmement confiants quant à la croissance des revenus au cours des 12 prochains mois, contre 38 % dans l'enquête de l'année dernière et le pic récent de 56 % en 2022.
    • Près d'un tiers des PDG (29 %) affirment que les droits de douane réduiront la marge bénéficiaire nette de leur entreprise au cours des 12 prochains mois. La majorité (60 %) s'attend à peu ou pas de changement. Parmi ceux qui s'attendent à une compression des marges, la plupart ne prévoient qu'une légère baisse.
    • Deux tiers des PDG (66 %) déclarent que des problèmes de confiance des parties prenantes sont apparus dans au moins un domaine des opérations commerciales au cours des 12 derniers mois. Il existe un écart significatif dans le rendement total pour les actionnaires au cours de cette période entre les sociétés cotées en bourse qui connaissent le plus et le moins de problèmes de confiance.

    La majorité des CEO interrogés reconnaissent donc ne pas avoir constaté d’amélioration significative de la rentabilité liée à leurs investissements en IA. Les projets sont bien là, les budgets ont été débloqués, mais les indicateurs financiers peinent à suivre. Pour beaucoup, l’IA reste à ce stade un pari stratégique, davantage justifié par la peur de rater un virage technologique que par un retour sur investissement clairement démontré.

    L’écart entre promesse technologique et réalité organisationnelle

    Ce décalage s’explique en grande partie par la complexité de l’intégration de l’IA dans les structures existantes. Les dirigeants soulignent que la technologie, aussi avancée soit-elle, ne suffit pas. Les données sont souvent dispersées, de qualité inégale ou juridiquement sensibles. Les systèmes d’information historiques résistent mal à l’introduction de modèles gourmands en calcul et en données. À cela s’ajoute une gouvernance encore floue, notamment sur la responsabilité des décisions prises ou suggérées par des systèmes algorithmiques.

    Dans ce contexte, l’IA se révèle moins être un simple outil qu’un catalyseur de transformations profondes, parfois douloureuses. Les entreprises qui espéraient des gains rapides découvrent qu’elles doivent d’abord repenser leurs processus, leurs métiers et même leur culture managériale avant d’envisager des bénéfices durables.

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    La question du capital humain au cœur des préoccupations

    Contrairement à certains discours alarmistes, les dirigeants ne décrivent pas l’IA comme un simple instrument de réduction massive des effectifs. La tendance dominante est plutôt celle d’une recomposition du travail. L’IA modifie les compétences attendues, déplace la valeur ajoutée humaine vers des tâches d’arbitrage, de supervision et de créativité, et rend obsolètes certains rôles très spécialisés ou purement exécutifs.

    Cependant, cette transition a un coût. Les CEO admettent que le manque de talents capables de concevoir, déployer et piloter des systèmes d’IA constitue l’un des principaux freins à la création de valeur. Former les équipes existantes, attirer des profils rares et maintenir l’engagement des salariés face à l’automatisation sont devenus des enjeux aussi critiques que le choix des technologies elles-mêmes.

    Des risques mieux identifiés, mais encore imparfaitement maîtrisés

    À mesure que l’IA s’installe dans les processus clés, la perception des risques s’affine. Les dirigeants citent en priorité les enjeux liés à la cybersécurité, à la confidentialité des données et à la conformité réglementaire. L’IA générative, en particulier, soulève des inquiétudes quant à la fiabilité des résultats produits et à la propagation potentielle d’erreurs ou de biais à grande échelle.

    Dans ce paysage, la confiance apparaît comme une ressource stratégique. Les entreprises cherchent à rassurer à la fois leurs clients, leurs partenaires et leurs régulateurs, tout en avançant suffisamment vite pour ne pas se laisser distancer par la concurrence. Cet équilibre fragile contribue à ralentir la transformation et à limiter, à court terme, les gains économiques attendus.

    Une vision stratégique en recomposition

    L’un des enseignements majeurs de l’enquête mondiale menée par PwC est le changement de ton chez les dirigeants. L’IA n’est plus seulement perçue comme une révolution immédiate, mais comme une infrastructure stratégique de long terme. Les CEO les plus lucides admettent que la création de valeur passera moins par des effets spectaculaires que par une accumulation progressive d’optimisations, souvent invisibles au premier regard.

    Cette évolution marque une forme de maturité. L’IA cesse d’être un slogan ou un argument marketing pour devenir un chantier structurant, comparable à ce qu’ont été, en leur temps, l’informatisation massive ou la transition vers le cloud. Les attentes se recalibrent, les calendriers s’allongent et les critères de succès se diversifient au-delà du simple retour financier immédiat.

    L’IA, révélateur plus que solution miracle

    En filigrane, les réponses des dirigeants dessinent une conclusion claire : l’IA ne crée pas de valeur par magie. Elle agit comme un révélateur des forces et des faiblesses organisationnelles. Les entreprises déjà solides sur le plan des données, de la gouvernance et des compétences sont celles qui commencent à en tirer des bénéfices tangibles. Les autres découvrent que la technologie met en lumière leurs retards structurels plutôt qu’elle ne les compense.

    Loin de signer l’échec de l’IA en entreprise, ce constat invite à un réalisme salutaire. La phase d’euphorie laisse place à un travail de fond, moins spectaculaire mais potentiellement plus transformateur. Pour les dirigeants, le défi n’est plus de savoir s’il faut investir dans l’IA, mais comment le faire avec méthode, patience et lucidité, afin que la promesse technologique finisse, enfin, par se traduire en valeur économique durable.

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    Les PDG persistent dans l'IA malgré des retours décevants

    Selon une enquête annuelle menée par le cabinet de conseil Teneo auprès de plus de 350 dirigeants d’entreprises cotées, 68 % des PDG prévoient d’augmenter encore leurs dépenses en intelligence artificielle en 2026. Ce chiffre, en apparence spectaculaire, masque pourtant une réalité plus contrastée : moins de la moitié des projets d’IA actuellement déployés génèrent des retours financiers supérieurs à leur coût. Autrement dit, l’enthousiasme pour l’IA progresse plus vite que sa rentabilité démontrée.

    Cette tension entre promesse technologique et performance économique réelle est devenue l’un des paradoxes centraux de la stratégie numérique des grandes entreprises.

    Pour une majorité de PDG interrogés, l’IA n’est plus une option mais un passage obligé. Le discours dominant au sein des conseils d’administration repose sur une conviction forte : ne pas investir massivement aujourd’hui exposerait l’entreprise à un déclassement stratégique demain. L’IA est perçue comme une technologie de rupture comparable à l’électrification ou à l’informatisation, avec un potentiel de transformation globale des chaînes de valeur.

    Cette vision explique pourquoi les arbitrages budgétaires continuent de pencher en faveur de l’IA, même lorsque les indicateurs de retour sur investissement restent mitigés. Dans de nombreux groupes, l’IA est désormais intégrée aux plans stratégiques pluriannuels, au même titre que la cybersécurité ou la transition cloud.

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    J.P. Morgan dénonce les dépenses consacrées à l'IA

    Dans son rapport, le cabinet suggère que la croissance de l'IA ne sera pas constante et qu'elle pourrait connaître les mêmes difficultés que celles qui ont affecté le secteur des télécommunications lorsqu'il a commencé à mettre en place son infrastructure fibre optique. « Le chemin à parcourir ne sera pas simplement ascendant », indique le rapport. « Notre plus grande crainte serait de voir se répéter l'expérience des télécommunications et du déploiement de la fibre optique, où la courbe des revenus n'a pas suivi un rythme justifiant la poursuite des investissements. » Bien qu'OpenAI ait déjà atteint un chiffre d'affaires annualisé de 20 milliards de dollars et qu'Anthropic vise un chiffre d'affaires de 26 milliards de dollars d'ici 2026, il ne s'agit que de rapports ou d'objectifs individuels qui ne se sont pas encore traduits en bénéfices nets.

    En outre, le cabinet souligne qu'une percée inattendue pourrait entraîner une surcapacité, un risque évoqué par le PDG d'OpenAI, Sam Altman, dans un podcast avec le directeur général de Microsoft, Satya Nadella. Cela pourrait conduire à une surcapacité de calcul, avec des centres de données IA gigantesques coûtant des milliards de dollars qui resteraient inutilisés faute de demande suffisante pour les exploiter.

    Source : PwC

    Et vous ?

    L’IA est-elle aujourd’hui un levier stratégique mûrement réfléchi ou un investissement défensif dicté par la peur d’être perçu comme « en retard » par les marchés et les conseils d’administration ? Combien d’entreprises savent réellement mesurer la valeur créée par leurs projets d’IA, au-delà des démonstrateurs et des effets d’annonce ?

    Les CEO ont-ils sous-estimé le temps nécessaire pour transformer une organisation autour de l’IA, ou ont-ils survendu en interne et en externe des gains qui ne pouvaient, par nature, être que progressifs ?

    Les entreprises peuvent-elles raisonnablement fonder des décisions critiques sur des systèmes dont elles ne maîtrisent ni totalement le fonctionnement ni les biais potentiels ? À quel moment le risque réputationnel, juridique ou opérationnel devient-il supérieur aux gains attendus ?

    L’IA crée-t-elle une nouvelle fracture entre les entreprises capables d’attirer et de former des talents spécialisés et celles qui devront se contenter d’outils standards, avec un risque de dépendance technologique accrue ? Plus largement, les dirigeants sont-ils prêts à investir autant dans les compétences que dans les infrastructures et les licences logicielles ?

    Voir aussi :

    Malgré de solides profits, le géant français des services informatiques Capgemini pourrait supprimer jusqu'à 2400 postes en France, l'IA figure parmi les explications fournies par la direction du groupe

    Tout le monde se demande si, et quand, la bulle de l'IA va éclater. Voici ce qui s'est passé il y a 25 ans et qui a finalement conduit à l'éclatement de la bulle Internet
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  11. #291
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    Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
    Le boom de l'IA pourrait s'essouffler sans une adoption plus large et risquer de devenir une bulle spéculative si son utilisation ne s'étend pas au-delà des Big Tech, prévient Satya Nadella, PDG de Microsoft
    Traduction: venez dans notre Ponzi, sinon il ne fonctionnera pas

  12. #292
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    Par défaut « La bulle actuelle de l'IA est bien pire que la bulle Internet de la fin des années 1990 », selon un critique
    « La bulle actuelle dans le secteur de l'IA est bien pire que la situation qui prévalait lors de la bulle Internet », selon un critique
    qui estime que les investisseurs ont parié sur des « projets bidons »

    Des centaines de milliards de dollars ont été investies dans l'IA ces dernières années. Les entreprises ont lancé sur le marché des dizaines de produits d'IA censés révolutionner notre façon de travailler et stimuler la productivité. Mais les gains de productivité promis tardent à se concrétiser. De nombreux PDG ont admis qu'ils ne tirent aucun bénéfice des investissements dans l'IA. Au lieu de cela, une gigantesque bulle s'est formée autour de la technologie. Cette bulle est décrite comme étant pire que la bulle Internet de la fin des années 1990, et son éclatement pourrait effacer des centaines de milliards de dollars d'investissements et impacter l'économie mondiale.

    La bulle actuelle pousse les entreprises à présenter des produits qui ne sont pas réellement commercialisables. Les démonstrations lors du Consumer Electronics Show (CES) 2026, comme des robots capables de plier (tant bien que mal) le linge ou des assistants IA sur des PC Lenovo, sont largement décrites comme des vitrines trompeuses, plus destinées à impressionner les médias et les investisseurs qu’à offrir une réelle utilité aux consommateurs.

    Dans un nouvel article sur la bulle dans le secteur de l'IA, Edward (Ed) Benjamin Zitron, auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais, a écrit : « la situation actuelle est bien pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet ». Edward Zitron critique l'essor de l'IA générative.

    Il dénonce le battage médiatique intense autour des entreprises spécialisées dans l'IA générative. D'après Edward Zitron, les médias couvrent aujourd'hui les entreprises non pas en fonction de leurs activités, mais en fonction de leur valeur potentielle, une valeur largement dictée par l'image de l'entreprise et les fonds qu'elle a levés auprès des investisseurs. Il estime que cela pousse les investisseurs à injecter de l'argent dans des « projets bidons ».

    « Les sociétés de capital-risque ont investi dans des projets bidons. C'est aussi simple que cela. La plupart ont investi dans des canards boiteux qui ne seront jamais cotés en bourse ni vendus à une autre entreprise. Alors que beaucoup pensent que le capital-risque consiste à prendre des paris risqués sur des entreprises naissantes, la vérité est que la plupart des fonds de capital-risque sont investis dans des paris à un stade avancé », a déclaré l'auteur.

    L’illusion d’innovation destinée à escroquer les investisseurs

    Edward Zitron estime que « beaucoup de nouvelles technologies intégrant l’IA ne sont que des itérations d’outils déjà existants, habillés de marketing extravagant ». Ces produits sont présentés comme révolutionnaires alors qu’ils ne font rien de fondamentalement nouveau. L’industrie se concentre sur l’image et le battage médiatique plutôt que sur la création de valeur réelle. L'auteur critique le modèle de capital-risque et de l’investissement dans l’IA.

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    Selon lui, l'IA générative abaisse la barrière à l'entrée pour quiconque souhaite monter une startup capable de dire tout ce qu'il faut à un investisseur en capital-risque. Le vibe-coding peut créer un « prototype fonctionnel » d'un produit qui ne peut pas être mis à l'échelle (mais qui peut lever des fonds !), les problèmes nébuleux des LLM offrent aux fondateurs la possibilité de créer des sociétés nébuleuses d'observabilité et de « véracité des données ».

    En conséquence, les startups d'IA ont absorbé 65 % des financements en capital-risque au quatrième trimestre 2025. Le décalage fondamental entre le capital-risque et la création de valeur (ou la réalité) a conduit à l'injection de centaines de milliards de dollars dans des startups d'IA qui affichent déjà des marges négatives. À ce stade, il est évident qu'il est « impossible » de créer un laboratoire de base ou un service alimenté par LLM qui soit rentable.

    Edward Zitron a noté : « le problème avec un tel système est qu'il récompense naturellement l'escroquerie, et il était inévitable qu'une technologie vienne à l'encontre d'un système qui avait chassé tout bon sens ou toute pensée indépendante ». Il met en garde contre les fausses promesses rassurantes de l'industrie.

    Les investisseurs s'inquiètent de plus en plus des actions liées à l'IA et du risque de bulle spéculative. Ils sont surtout préoccupés par le rythme effréné et par l’ampleur du financement consacré aux investissements liés à l’IA. Selon une enquête mondiale menée par Bank of America auprès des gestionnaires de fonds entre le 7 et le 13 novembre 2025, les investisseurs ont averti que les entreprises « surinvestissent » pour la première fois en deux décennies.

    La situation actuelle est pire que lors de la bulle des dotcoms

    Edward Zitron a rappelé quelques chiffres clés de la bulle Internet d'il y a vingt ans. Le capital-risque américain a investi 11,49 milliards de dollars (23,08 milliards de dollars actuels) en 1997, 14,27 milliards de dollars (28,21 milliards de dollars actuels) en 1998, 48,3 milliards de dollars (95,50 milliards de dollars actuels) en 1999 et plus de 100 milliards de dollars (197,71 milliards de dollars) en 2000, pour un total de 344,49 milliards de dollars (en dollars actuels).

    Ce montant représente seulement 6,174 milliards de dollars de plus que les 338,3 milliards de dollars levés en 2025, dont 40 à 50 % (environ 168 milliards de dollars) ont été investis dans l'IA générative. En 2024, les startups nord-américaines spécialisées dans l'IA ont levé environ 106 milliards de dollars.

    À partir de ces données, Edward Zitron explique que la bulle actuelle est en fait « bien pire » que la bulle Internet, parce que les sommes investies sont presque aussi importantes et que l’écart entre promesse et réalité économique semble encore plus grand. Selon le New York Times, « 48 % des entreprises de l'ère des dotcoms créées depuis 1996 existaient encore fin 2004, soit plus de quatre ans après le pic atteint par le Nasdaq en mars 2000 ».

    Celles qui ont fait faillite étaient principalement des boutiques en ligne douteuses et manifestement non viables, telles que WebVan, Pets.com et Kozmo. Dans les faits, la bulle Internet que tout le monde a connue n'avait que très peu à voir avec la technologie proprement dite. Les investisseurs sur les marchés publics se sont précipités, les yeux fermés et le portefeuille à la main, pour investir dans toute entreprise qui sentait même de loin l'informatique.

    Selon Edward Zitron, cette frénésie a conduit pratiquement toutes les grandes valeurs technologiques ou de télécommunications à se négocier à un multiple ridicule de leur bénéfice par action (jusqu'à 60 fois dans le cas de Microsoft). La bulle Internet a éclaté lorsque les actions bidon des dotcoms se sont effondrées et que le monde a réalisé que la magie d'Internet n'était pas une panacée capable de « redresser tous les modèles économiques ».

    Risques et conséquences potentielles de l'éclatement de la bulle

    Les géants comme Lucent ont cessé d'être récompensés pour avoir conclu des accords douteux et circulaires, ce qui a conduit à l'effondrement de la bulle des télécommunications et à la vente à bas prix de millions de kilomètres de fibre en 2002. L'offre excédentaire de fibre a finalement été considérée comme positive, entraînant une augmentation de la demande lorsque des milliards de personnes se sont connectées à Internet à la fin des années 2000.

    Cependant, même si la bulle Internet a finalement laissé des infrastructures utiles, Edward Zitron estime que la bulle actuelle de l'IA pourrait avoir des conséquences désastreuses parce que les investissements sont plus larges, plus profonds et plus intégrés à l’économie globale qu'à l'époque des dotcoms.

    Citation Envoyé par Edward Zitron

    Je m'attends à des conséquences allant de désastreuses à catastrophiques, dépendant presque entièrement du temps qu'il faudra à la bulle pour éclater et de la volonté de la SEC d'autoriser une introduction en bourse. L'éclatement de la bulle de l'IA sera pire, car les investissements sont plus importants, la contagion est plus large et les actifs sous-jacents — les GPU — sont totalement différents de la fibre noire en matière de coûts, d'utilité et de valeur fondamentale.

    De plus, l'économie de base de l'IA — tant au niveau de son infrastructure que des entreprises d'IA elles-mêmes — est bien plus effrayante que tout ce que nous avons vu lors de la bulle Internet. En termes plus simples, je suis vraiment très inquiet, et j'en ai ras le bol d'entendre les gens faire cette comparaison.
    Edward Zitron alerte les investisseurs et le public sur les dangers d’un excès de confiance dans les technologies émergentes, qui pourrait créer une bulle financière gigantesque. Selon lui, si cette bulle venait à éclater, les conséquences pourraient être sévères, non seulement pour les investisseurs, mais pour l’ensemble du marché technologique. L'inflation de la bulle se poursuit, les acteurs de la course à l'IA annonçant de nouveaux accords circulaires.

    La part des travailleurs utilisant l'IA au travail serait en baisse

    L'enthousiasme semble faiblir. Des données du Census Bureau des États-Unis montrent une baisse de l’utilisation de l’IA au travail : la part des travailleurs l'utilisant dans la production de biens et services est passée à environ 11 %. La baisse est particulièrement marquée dans les grandes entreprises, celles ayant plus de 250 employés. D’autres sources rapportent un taux d’usage plus élevé, mais elles convergent toutes vers l’idée d’un ralentissement.

    À titre d'exemple, Jon Hartley, de l'université de Stanford, et ses collègues ont constaté qu'en septembre 2025, 37 % des Américains utilisaient l'IA générative au travail, contre 46 % en juin. Une étude menée par Alex Bick, de la Banque fédérale de réserve de Saint-Louis, et ses collègues a révélé qu'en août 2024, 12,1 % des adultes en âge de travailler utilisaient quotidiennement l'IA générative au travail. Un an plus tard, ce chiffre était de 12,6 %.

    Ramp Business Corporation, une société de technologie financière, constate qu'au début de l'année 2025, l'utilisation de l'IA a grimpé en flèche dans les entreprises américaines pour atteindre 40 %, avant de se stabiliser. La croissance de l'adoption de l'IA générative semble vraiment ralentir. Cette situation est une douche froide pour les investisseurs qui, attirés par les promesses, avaient misé massivement sur l’IA en espérant des profits très élevés.

    Jusqu'à présent, les investisseurs ne voient pas l'adoption de l'IA se traduire par une amélioration de la rentabilité ou de la croissance. Selon un sondage réalisé auprès de cadres supérieurs par le cabinet de conseil Deloitte et le Centre for AI, Management and Organisation de l'université de Hong Kong, 45 % ont déclaré que les initiatives en matière d'IA avaient généré des rendements inférieurs à leurs attentes. L'IA peine toujours à tenir ses promesses.

    Les économistes mettent en contre la bulle dans le secteur de l'IA

    Depuis le lancement de ChatGPT en 2022, l'industrie technologique prêche que l'IA générative va transformer l'économie. Les dirigeants ont dépensé des milliards pour équiper leur personnel et prédit des économies massives. Mais la révolution promise de l'IA est au point mort. Le MIT rapporte que « seuls 5 % des projets pilotes intégrant l'IA génèrent de la valeur, tandis que la grande majorité reste bloquée sans impact mesurable sur le compte de résultat ».

    Selon Torsten Slok, économiste en chef chez Apollo Global Management, la bulle de l'IA est pire que la bulle Internet. Il a souligné que les dix principales actions liées à l'IA sont beaucoup plus éloignées de la réalité que ne l'étaient les entreprises dans les années 1990, et que l'histoire est sur le point de se répéter. Même Sam Altman, PDG d'OpenAI, reconnaît les similitudes. Voici un rappel sur les effets qui ont conduit à l'éclatement de la bulle Internet.

    De son côté, Julien Garran, analyste chez MacroStrategy Partnership, explique que la bulle de l'IA est 17 fois plus importante que la tristement célèbre bulle Internet, provoquée à l'époque par l'engouement excessif des investisseurs pour Internet. Pire encore, Julien Garran a déclaré que l'IA représente aujourd'hui plus de quatre fois la richesse piégée dans la bulle des subprimes de 2008, qui a entraîné des années de crise prolongée à travers le monde.

    Selon une analyse publiée en mars 2025, l'éclatement de la bulle de l'IA pourrait anéantir les sociétés de capital-risque de la Silicon Valley et provoquer la chute des marchés publics. À l'heure actuelle, les Big Tech investissent des dizaines de milliards de dollars dans le développement de l'IA générative sans une perspective de rentabilité claire. À terme, cela pourrait entraîner « une correction significative du marché » si les attentes ne sont pas satisfaites.

    À son tour, cette situation pourrait provoquer un effondrement de l'économie dans son ensemble, impactant ainsi tout le monde. Selon de nombreux analystes économiques, les dégâts pourraient être colossaux. Plus Wall Street parie sur la perfection de l'IA, plus ce rallye boursier devient fragile.

    Conclusion

    Edward Zitron conclut que le marché actuel de l'IA présente des signes inquiétants de surchauffe, rappelant la bulle Internet de la fin des années 1990, mais à une échelle encore plus grande. Les investissements massifs dans des startups souvent dépourvues de modèle économique viable alimentent une spéculation excessive, où la perception de croissance prime sur la création de valeur réelle. Les conséquences à terme pourraient être dévastatrices.

    Selon l'auteur, cette dynamique pourrait entraîner un effondrement brutal si le marché réalise que ces promesses technologiques ne suffisent pas à générer des profits durables. En somme, l’alerte d'Edward Zitron est claire : l’enthousiasme pour l’IA ne doit pas masquer les fondamentaux économiques.

    Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, a déclaré que le succès à long terme de l'IA dépendrait de son utilisation par un large éventail d'industries, ainsi que de son adoption en dehors des pays développés. « Pour que cela ne soit pas une bulle au sens propre du terme, il faut que ses avantages soient répartis de manière beaucoup plus équitable », a déclaré Satya Nadella. En d'autres termes, le boom de l'IA pourrait s'essouffler sans une adoption plus large.

    Source : billet de blogue

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la bulle actuelle dans le secteur de l'IA ? Partagez-vous l'avis de l'auteur ?
    La bulle va-t-elle finir par éclater ? Quelles pourraient être les conséquences de l'éclatement de cette bulle ?
    Que pensez-vous des mises en garde des experts ? L'économie mondiale est-elle préparée à faire face à l'éclatement de la bulle ?

    Voir aussi

    Le PDG d'un géant du logiciel pesant 134 Mds $ fustige les startups d'IA qui lèvent des montants colossaux, mais ne génèrent aucun revenu : « c'est clairement une bulle, non. C'est complètement insensé »

    OpenAI n'est pas « trop grande pour faire faillite », estime un économiste : pourquoi la domination de l'IA générative ne garantit ni la rentabilité ni la résilience économique à long terme

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

  13. #293
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    Le concept d'IA générales (IA aux capacités égales ou supérieures à celles de l'être humain) est le sujet de fortes spéculations.

    Certains prédisent un tel avènement comme étant proche soit d'ici quelques années, d'autres sont plus perplexes à ce propos et parlent plutôt de plusieurs décennies, ce qui semble plus cohérent.

    Investir aveuglément des sommes faramineuses tout en espérant être le premier à décrocher la lune, on ne sait trop quand, ce tout en monopolisant pour y parvenir la production de GPU et de RAM comme c'est le cas actuellement pose déjà des problèmes aux entreprises d'informatique qui risquent de voir leur business modèle s’effondrer. D'autres secteurs industriels pourraient par effet domino eux aussi en subir les conséquences.

    Ce que je trouve le plus fou dans tout cela c'est que ce type de matériel électronique est comme on le sait extrêmement rapidement obsolète et donc pour rester dans la course de l'IA pendant plusieurs décennies, il faut avoir les reins plus que solides au vu des investissements nécessaires. Pour rester dans le coup il vont devoir upgrader tout leurs serveurs d'IA à chaque nouvelles sortie de puces. Tout ceci risque bien d'aboutir à des faillites massives je le crains.

    Une chose est sûre, pour l'instant tout ceci n'est que de poudre de perlimpinpin.

  14. #294
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    Ce dont je suis sûr est qu'ils n'atteindront pas l'IA générale avec la techno actuelle. Ça c'est mort. Tout au plus, au même titre que dire que les LLM sont de l'IA générale car pouvant parler de tout, ils tiendront des discours fallacieux pour faire passer des vessies pour des lanternes.

    J'attends de voir les nouvelles techno, notamment ce que Le Cun prépare (JEPA), pour voir si ça pourrait faire l'affaire.
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  15. #295
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Que pensez-vous de la bulle actuelle dans le secteur de l'IA ? Partagez-vous l'avis de l'auteur ?
    Tout le monde est d'accord sur le fait qu'il y a une bulle.
    Même les PDG de Google AI, Meta AI, OpenAI, Microsoft, Apple le reconnaissent.
    Il y a AMD, Nvidia, Oracle, Samsung qui se disent "chouette on va se goinfrer pendant 3, 4 ans".

    Des entreprises ont levés des fonds astronomiques, la plupart d'entre elles ne seront jamais rentable et feront donc faillite.
    Personne ne le nie.
    Ceux qui investissent dans une société comme OpenAI doivent savoir qu'il y a peu de chance qu'ils voient un retour sur investissement.

  16. #296
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    Par défaut Oui et non l'Ami l'avenir est lumineux pour tout ceux qui programment en IA
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Tout le monde est d'accord sur le fait qu'il y a une bulle, même les PDG de Google AI, Meta AI, OpenAI, Microsoft, Apple le reconnaissent. Il y a AMD, Nvidia, Oracle, Samsung qui se disent "chouette on va se goinfrer pendant 3, 4 ans".
    Des entreprises ont levés des fonds astronomiques, la plupart d'entre elles ne seront jamais rentable et feront donc faillite. Personne ne le nie.
    Ceux qui investissent dans une société comme OpenAI doivent savoir qu'il y a peu de chance qu'ils voient un retour sur investissement.
    Mon titre est : Oui et non l'Ami l'avenir est clair pour tous ceux qui programment en IA, En effet que font ceux qui pour telle ou telle PME on réalisés un programme en IA ? , je prends un exemple réel : une des plus grosse société d'assurance Française reçoit des milliers de chèques en paiement de sociétés ou de particuliers.. Il y a 10 ans notre programme en PHP/Ajax, MySQL traitait cela ! il fallait qu’un sou traitant scanne sur des machines automatiques TOUT les chèques , le scan devait nous revenir avec le nom et le montant. (Tu me suis ?).
    De retour chez nous (la société d'assurance) alors ça devrait être simple. Oh non car 80% des PME ne soldent pas ainsi leurs contrats !
    Ils envoient un chèque de 10.255,15 €, je ne t'explique pas comment on soldait les factures de cette PME (de la plus ancienne à la plus récente . Notre programme créait une lettre précisant votre chèque xxxxx du xxxx de 10.2552,15a soldé vos factures La1, La2 etc. et 153 € restant dû sur les factures xx.
    Aujourd'hui, la société d'assurance à rompu le contrat avec le sous traitant qui scanait les chèque, société qui heureusement n'a pas déposé son bilan mais trouvé une autre clientèle (je crois dans la numérisation des actes notariaux)
    Pour le reste IA sachant comprendre le texte d'une photo traite tout en quelques fractions de seconde. de plus 99% des traitements se font comme pour les particuliers par contrat avec prélèvement directe sur les banques.
    Je ne peux t'en dire d'avantage sauf un point à mon sens fondamental, que je n'ai lu ni entendu nul part:
    Point qui rejoint ce que tu écrivait;
    La société dont je parle c'est ofert un mini Datacenter (19.000 €) largement sufisent pour traiter ce traitement plus les autres !
    TOUS les utilisateurs de notre programme sont donc sur un réseaux avec des consoles n'ayant aucun lien avec internet.
    (ils gardent bien sur une petite salle avec 3 micros pour leurs mails etc...)
    Alors fait le calcul, investissement amorti sur 5 ans, alors que passant par ces monstres de datacenters même si l'abonement est faible,
    ces speculateurs qui tu le sait n'y comprennent rien à notre métier, ont chaque seconde des milions d'abonnés !
    (Nota 1.000.000 x 19.000 = 19.000.000.000 voila d'ou viennent ces montants astronomiques dont on nous rabat les oreilles)
    Je n'ais pas été trés clair mais vu ton niveau, tu as du me comprendre

  17. #297
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    Citation Envoyé par JPBruneau Voir le message
    Mon titre est :
    Hein ?

    Moi tout ce que je dis c'est :
    • Un investisseur s'est dit "Je vais parier sur cette startup qui fait de l'IA (genre OpenAI)" et qu'à la fin il va se dire "Flûte, j'ai tout perdu, mais ce n'est pas grave car je savais qu'il s'agissait d'un investissement risqué, je suis conscient qu'il ne faut investir que l'argent qu'on peut se permettre de perdre, donc tout va bien pour moi ".
    • Une startup qui a levé beaucoup d'argent (genre OpenAI) va faire construire un gros centre de données, dans quelque années quand elle aura fait faillite, le centre de données ne servira plus à rien.
    • En gros : les entreprises d'IA font la course, il n'y aura qu'un gagnant les autres vont mourir. (les investisseurs de l'IA espèrent avoir misé sur la bonne)


    Il y a un emballement gigantesque, des investissements massifs, un tapage médiatique qui fatigue tout le monde, il va y avoir des centres de données qui consommeront énormément d'eau et d’électricité et tout ça parce qu'ils se disent : « Si ça se trouve une révolution aura lieue ».
    L’engouement autour de l'IA est une montagne qui accouchera peut-être d'une souris.

    Les sociétés comme AMD se disent "Elles m'achètent des processeurs et des puces graphiques, donc j'en profite avant qu'elles fassent toutes faillite".
    Là il y a des projets de construction de centre de données, dans 3 ans ils seront construits, il n'y aura plus de demande de leur part.

    Je parle juste de l'aspect bulle, en 2030 ça va se calmer.
    Peut-être qu'une entreprise proposer des outils IA très puissants, que des millions d'entreprises et de gens paieront pour utiliser.

  18. #298
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Hein ?

    Moi tout ce que je dis c'est :
    • Un investisseur s'est dit "Je vais parier sur cette startup qui fait de l'IA (genre OpenAI)" et qu'à la fin il va se dire "Flûte, j'ai tout perdu, mais ce n'est pas grave car je savais qu'il s'agissait d'un investissement risqué, je suis conscient qu'il ne faut investir que l'argent qu'on peut se permettre de perdre, donc tout va bien pour moi ".
    • Une startup qui a levé beaucoup d'argent (genre OpenAI) va faire construire un gros centre de données, dans quelque années quand elle aura fait faillite, le centre de données ne servira plus à rien.
    • En gros : les entreprises d'IA font la course, il n'y aura qu'un gagnant les autres vont mourir. (les investisseurs de l'IA espèrent avoir misé sur la bonne)

    ETC... oui oui je te comprends !
    Je pense que tu as raison sur l’aspect spéculatif et la bulle financière.
    En revanche, je ne confonds pas cette bulle avec la valeur réelle de l’IA appliquée à des usages concrets,
    souvent locaux, spécialisés et déjà rentables, même si des acteurs disparaissent, l’IA comme outil ne disparaîtra pas, exactement comme Internet après 2000.
    Je suis dans la phase post-illusion, là où les vrais bâtisseurs travaillent pendant que d’autres fantasment.
    Ce sont toujours les gens comme ceux qui arrivent à la fin, pas les prophètes de l’effondrement. Merci de ton échange.

  19. #299
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    Citation Envoyé par JPBruneau Voir le message
    même si des acteurs disparaissent, l’IA comme outil ne disparaîtra pas, exactement comme Internet après 2000.
    Tout le monde est d'accord sur ce point.

    Le cours des actions de plein d'entreprises étaient beaucoup trop élevés, ça c'est violemment dégonflé, il y a eu beaucoup de faillites et quelque survivants.
    Avec l'IA ça fera exactement pareil, sauf que la bulle est beaucoup plus grosse et que tout le monde sait que cette énorme bulle existe et explosera.

  20. #300
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    Citation Envoyé par JPBruneau Voir le message
    Je pense que tu as raison sur l’aspect spéculatif et la bulle financière.
    En revanche, je ne confonds pas cette bulle avec la valeur réelle de l’IA appliquée à des usages concrets,
    souvent locaux, spécialisés et déjà rentables, même si des acteurs disparaissent, l’IA comme outil ne disparaîtra pas, exactement comme Internet après 2000.
    Je suis dans la phase post-illusion, là où les vrais bâtisseurs travaillent pendant que d’autres fantasment.
    Ce sont toujours les gens comme ceux qui arrivent à la fin, pas les prophètes de l’effondrement. Merci de ton échange.
    La rentabilité locale reste construite sur la perte massive des géants. Ils sont coeur et moteur de l'écosystème. Si (quand) ceux ci disparaissent, il n'y aura plus personne pour construire les modèles larges ensuite dilués à tous les autres usages.

    La technologie ne va pas disparaître, mais elle va freeze net à cet instant T. Ce sera plutot exactement comme le COBOL qui n'a pas disparu non plus ; une brique legacy et rouillée.

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