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  1. #1
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    Par défaut Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge
    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge
    D’où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    Des mesures comme celles de l’Australie sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans impliquent que des personnes plus âgées s’y soumettent, ce qui revient à dire que tous les utilisateurs australiens des réseaux sociaux devront prouver leur âge. C’est une situation similaire à celle d’autres pays comme la France qui imposent désormais une vérification d’âge pour l’accès à certains sites. C’est dire que la vérification d’âge et par extension d’identité arrive sur la totalité d’Internet et avec un lot de questions font surface : Est-ce la solution idoine à la lutte contre la pédopornographie ? Sinon quelles autres approches semblent plus adaptées ?

    Une liste non exhaustive d’inconvénients ramène la question sur la table avec plus d’acuité

    En effet :

    • Un système dans lequel les utilisateurs sont contraints de fournir leurs informations personnelles introduit d’importants risques de vol et d’usurpation d’identité ; Illustration avec la fuite de 20 Go de données personnelles sur des modèles de webcam pornos. Des noms et copies numérisées de passeports avaient été divulgués, parmi lesquels ceux de Français. Que dire du vol des données personnelles d’environ 1,4 million de personnes qui ont effectué un test de dépistage de la Covid-19 en Île de France à mi-parcours de l’année 2020 ?
    • Une fois qu'un système d'identification numérique avec des contrôles en ligne comme celui voulu par les gouvernements est en place, son usage peur être étendu sans difficultés. Les gouvernements peuvent commencer à exiger des sites qu'ils vérifient des détails autres que l'âge, car le système est déjà en place. Les services de streaming pourraient commencer à vérifier la localisation sur la base de l'adresse sur leur carte d'identité numérique, ce qui empêcherait les gens d'utiliser un VPN pour contourner les restrictions géographiques, par exemple.
    • Un système de vérification de l’âge sur Internet pourrait donc constituer le socle d’une « architecture de l’oppression. » « Croyez-vous vraiment que lorsque la première vague, la deuxième vague, la 16e vague du coronavirus sera oubliée depuis longtemps, ces ensembles de données ne seront pas conservés ? Peu importe comment il est utilisé, ce qui est construit est l’architecture de l’oppression », avertissait Snowden à propos des développements autour de la pandémie de coronavirus.



    Les questionnements se posent avec plus d’emphase compte tenu des limites technologiques qui font entrave à l’applicabilité de ces mesures

    L’on note une augmentation spectaculaire des téléchargements de Réseaux Privés Virtuels (VPN), une tendance directement liée à la multiplication de mesures de vérification de l'âge pour l'accès au contenu en ligne. Cette flambée met en lumière les préoccupations croissantes des utilisateurs quant à leur vie privée et leur liberté numérique.

    Ces dispositions visent à protéger les enfants en imposant aux plateformes de contenu pour adultes de vérifier l'âge de leurs utilisateurs. Bien que l'intention puisse être louable, la méthode d'application suscite un tollé. Les utilisateurs sont désormais confrontés à la nécessité de prouver leur âge par des moyens qui, pour beaucoup, semblent intrusifs, tels que la fourniture de documents d'identité officiels ou l'utilisation de services tiers de vérification d'âge.

    En effet, parmi les méthodes suggérées et en cours d'adoption, on trouve :

    • Vérification par carte de crédit/débit : Une vérification simple mais efficace, car les cartes de crédit ne sont généralement délivrées qu'aux adultes.
    • Estimation faciale de l'âge : Une technologie basée sur l'IA qui analyse une photo ou une vidéo en direct pour estimer l'âge de l'utilisateur, sans identifier la personne ni stocker de données personnelles.
    • Services d'identité numérique : Des portefeuilles d'identité numérique qui peuvent stocker et partager en toute sécurité des preuves d'âge vérifiées.
    • Vérification via les opérateurs de réseaux mobiles : Confirmation que le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur n'est pas soumis à des filtres d'âge.
    • Vérification par pièce d'identité avec photo : Téléchargement d'une pièce d'identité (passeport, permis de conduire) qui est comparée à un selfie pour confirmer l'identité et l'âge.
    • Vérification par services bancaires ou adresses e-mail : Accès sécurisé à des informations bancaires ou analyse de l'utilisation de l'adresse e-mail sur d'autres services pour estimer l'âge.


    Des espaces totalitaires se mettent progressivement en place dans des pays connus auparavant comme démocratiques

    Le projet de loi ChatControl vient lui aussi avec une promesse qui est de mettre fin à la pédopornographie en ligne et avec un prix fort à payer : Chaque citoyen de l’UE est considéré comme potentiel prédateur. En effet, la Commission de l’UE propose d'obliger les fournisseurs de services de courrier électronique, de chat et de messagerie à rechercher automatiquement des contenus suspects dans tous les chats, messages et courriels privés, de manière générale et sans distinction.

    Les implications de l’entrée en vigueur du projet de loi ChatControl 2.0 :

    • Toutes vos discussions par messageries instantanées ou par courriel seront automatiquement scannées pour trouver des contenus douteux. Rien ne pourra être confidentiel ou secret. Il n’y aura pas besoin d’une décision d’un tribunal pour scanner vos messages : ce sera fait systématiquement et automatiquement.
    • Si un algorithme classe le contenu de votre message comme douteux, vos photos privées ou intimes pourront être visionnées par le personnel et les sous-traitants d’entreprises internationales ou directement par les services de polices. Toutes vos photos de nudes peuvent être visionnées par des gens que vous ne connaissez pas et possiblement être mises entre de mauvaises mains.
    • Les flirts et les sextos peuvent être lus par le personnel et les sous-traitants d’entreprises internationales et par les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte recherchant de la « corruption de mineurs » signalent souvent à tort les conversations intimes.
    • Vous pouvez être faussement dénoncé et faire l’objet d’une enquête pour diffusion présumée de matériel pédopornographique. Les algorithmes d’analyse de messageries sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d’enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 80 % des signalements générés par des machines s’avèrent sans fondement. De même, en Irlande, seuls 20 % des signalements NCMEC reçus en 2020 ont été confirmés comme étant réellement des « documents relatifs à la maltraitance d’enfants ». En Allemagne, près de 40 % des procédures d’enquête criminelle ouvertes pour pédopornographie visent des mineurs.
    • Durant votre prochain voyage à l’étranger, attendez-vous à avoir des problèmes. Des signalements automatiques sur vos communications peuvent avoir été transférés à d’autres pays, comme les Etats-Unis d’Amérique où la protection des données personnelles n’existe pas.
    • Les services de renseignement et les hackers pourront espionner vos communications privées. Si le chiffrement des applications de communication est supprimé pour permettre l’analyse de vos messages, la porte sera alors ouverte à quiconque en aura les moyens techniques de lire vos échanges.
    • Ce n’est que le début. Une fois la technologie d’analyse de messagerie établie, il devient très facile de l’utiliser à d’autres fins. Et qui garantit que ces machines à incriminer ne seront pas utilisées à l’avenir sur nos smartphones et nos ordinateurs portables ?
    • Vous ne pourrez plus créer d’email ou de comptes anonymes sans présenter une pièce d’identité ou une photo de votre visage, vous rendant identifiable et vulnérables à des fuites de données. Cela limite par exemple les conversations sensibles liées à la sexualité, la communication de contenu anonyme (ex : lanceurs d’alertes), ainsi que les activités politiques.
    • Si vous avez moins de 18 ans, vous ne pourrez plus installer les applications suivantes via les magasins d’applications (raison donnée : risque de corruption de mineurs) : des applications de messagerie comme Whatsapp, Snapchat, Telegram ou Twitter, des applications de réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou Facebook, des jeux comme FIFA, Minecraft, GTA, Call of Duty, Roblox, des applications de rencontre, des applications de visioconférence comme Zoom, Skype, Facetime.
    • Même si vous n’utilisez pas de magasins d’applications, l’opérateur du service vérifiera votre âge. Si vous avez moins de 16 ans, vous ne pourrez plus utiliser Whatsapp du fait des règles de vérification d’âge ; idem pour les fonctions en ligne du jeu FIFA 23. Si vous avez moins de 13 ans, vous ne pourrez plus utiliser TikTok, Snapchat ou Instagram.


    Et vous ?

    Les mesures de vérification d'âge sont-elles réellement efficaces pour protéger les mineurs, ou poussent-elles simplement les utilisateurs vers des méthodes de contournement qui pourraient, à terme, rendre la tâche des régulateurs plus difficile ?

    Partagez-vous les avis selon lesquels ce n’est qu’une question de temps avant que la totalité d’Internet soit surveillée sur le modèle chinois ?

    Voir aussi :

    L'Allemagne veut punir d'une amende pouvant atteindre 50 millions € les médias sociaux qui tardent à retirer les fake news et les propos haineux

    Macron : « Je ne veux plus de l'anonymat sur les plateformes internet », le Président français confirme qu'il veut bien la fin de l'anonymat en ligne

    La fin de l'anonymat sur les réseaux sociaux n'est « pas souhaitable et pas possible » pour Mounir Mahjoubi qui vient clarifier les propos de Macron
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  2. #2
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    Les réseaux sociaux suivent le même chemin que les sites pornographiques. Du fait qu'ils soient réservés aux majeurs, on ferme les yeux sur les pires horreurs qui s'y trouvent et sur le fonctionnement du milieu en général.

  3. #3
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    Par défaut Meta, TikTok et Snapchat acceptent de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie
    Meta, TikTok et Snapchat acceptent de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie, mais doutent de son efficacité, les plateformes doivent bloquer les utilisateurs âgés de moins de 16 ans

    Meta, propriétaire d'Instagram, et d'autres entreprises de réseaux sociaux ont récemment déclaré qu'elles se conformeront à l'interdiction visant les utilisateurs de moins de 16 ans, ajoutant qu'elles commenceront à désactiver les comptes dès l'entrée en vigueur de la loi, le 10 décembre. Au Parlement, Meta, ByteDance, propriétaire de TikTok, et Snap, propriétaire de Snapchat, ont déclaré qu'ils continuaient à penser que l'interdiction ne protégerait pas les jeunes, mais qu'ils contacteraient bientôt les propriétaires de plus d'un million de comptes mineurs afin de les préparer au changement.

    Il y a un an, l'Australie a interdit aux enfants de moins de 16 ans d'utiliser les médias sociaux, après que le Sénat a approuvé la proposition de loi, considérée la plus stricte au monde. Les entreprises technologiques sont passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 50 millions de dollars australiens si elles ne se conforment pas à la loi. Les réactions ont été mitigées : une majorité de parents et de soignants australiens sont favorables, tandis que les plateformes de médias sociaux et certains défenseurs de la jeunesse critiquent fortement la loi.

    Les Big Tech ont affirmé que l'Australie a adopté de façon « précipitée » la loi qui interdit aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux médias sociaux. Les géants des médias sociaux dénoncent la législation et rappellent que « le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens ». Pour Meta et ses rivaux Snap et TikTok, l'interdiction risque de pousser les adolescents vers des coins plus sombres d'Internet, augmentant les risques pour ces derniers.

    Malgré cela, Meta, propriétaire d'Instagram, et d'autres entreprises de réseaux sociaux ont récemment déclaré qu'elles se conformeront à l'interdiction visant les utilisateurs de moins de 16 ans, ajoutant qu'elles commenceront à désactiver les comptes dès l'entrée en vigueur de la loi, le 10 décembre. Au Parlement, Meta, ByteDance, propriétaire de TikTok, et Snap, propriétaire de Snapchat, ont déclaré qu'ils continuaient à penser que l'interdiction ne protégerait pas les jeunes, mais qu'ils contacteraient bientôt les propriétaires de plus d'un million de comptes mineurs afin de les préparer au changement.

    Leurs commentaires reflètent un changement dans la réponse de l'industrie des réseaux sociaux à cette loi, qui est suivie de près par les responsables politiques du monde entier alors que les préoccupations concernant la santé mentale des jeunes ne cessent de croître.


    En vertu de la loi australienne, les plateformes doivent prendre des « mesures raisonnables » pour bloquer les utilisateurs âgés de moins de 16 ans, sous peine d'une amende pouvant atteindre 49,5 millions de dollars. Les plateformes avaient précédemment fait valoir que l'interdiction pousserait les jeunes vers des coins plus dangereux d'Internet, mal surveillés, et les priverait de contacts sociaux. Elles ont également déclaré que la mise en œuvre serait inutilement complexe. Snap et YouTube, propriété de Google, ont également fait valoir qu'ils ne sont pas des entreprises de médias sociaux

    « Nous ne sommes pas d'accord, mais nous acceptons et nous respecterons la loi », a déclaré Jennifer Park Stout, vice-présidente senior de Snap chargée de la politique mondiale et des opérations de la plateforme, via une liaison vidéo. Ella Woods-Joyce, responsable des affaires publiques de TikTok pour l'Australie, a réitéré l'opposition de la plateforme chinoise à l'interdiction, mais a déclaré que « TikTok se conformera à la loi et respectera ses obligations ». « Nous sommes en bonne voie pour nous conformer à la loi », a-t-elle déclaré.

    Mia Garlick, directrice des politiques de Meta pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, a déclaré que l'entreprise allait bientôt contacter les titulaires de comptes dont l'âge inférieur à 16 ans a été confirmé (environ 450 000 sur Instagram et Facebook) afin de leur donner le choix entre supprimer leurs photos et autres données ou les stocker jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 16 ans.
    TikTok, qui affirme compter 200 000 comptes de moins de 16 ans en Australie, et Snap, qui en compte 440 000, ont déclaré qu'ils prendraient des mesures similaires.

    Les entreprises ont ajouté qu'elles utiliseraient un logiciel automatisé de suivi du comportement pour déterminer si un titulaire de compte prétendant avoir plus de 16 ans était en réalité mineur.
    « Lorsque nous identifions une personne qui déclare avoir 25 ans, mais dont le comportement indique qu'elle a moins de 16 ans, nous désactiverons son compte à partir du 10 décembre », a déclaré Woods-Joyce.

    Pour les utilisateurs considérés à tort comme ayant moins de 16 ans, Meta et TikTok ont déclaré qu'ils les orienteraient vers un outil tiers d'estimation de l'âge. Snap a déclaré qu'il travaillait toujours à une solution pour les utilisateurs qui estimaient avoir été bloqués à tort.

    Ces annonces montrent que la règlementation reste un point sensible pour les Big techs. Un autre exemple, en juin, Apple a publié une mise en garde alarmiste et intéressée à l'intention du gouvernement australien, affirmant que les Australiens seront envahis par un cortège d'horreurs numériques si l'Australie suit l'exemple de l'Union européenne et réglemente le "jardin clos" d'Apple.

    Cependant, l'EFF avait répondu : "Les affirmations d'Apple sur le chaos et les dangers auxquels les Européens sont confrontés grâce à la DMA sont encore plus drôles lorsque l'on sait qu'Apple a bafoué la législation européenne par des actes de conformité malveillants à couper le souffle. Apparemment, le carnage de l'iPhone en Europe a été déclenché par les mots inscrits dans les livres de loi européens, sans même qu'Apple n'ait à respecter ces lois !"

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces annonces sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'Australie propose une interdiction des médias sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, "les médias sociaux nuisent à nos enfants et j'ai décidé d'y mettre un terme", selon le Premier ministre

    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge, d'où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois de surveillance sur la toile
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  4. #4
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    Par défaut L'Australie applique la première interdiction au monde des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans
    Des millions d'enfants et d'adolescents perdent l'accès à leurs comptes alors que l'Australie applique la première interdiction au monde des réseaux sociaux, incluant TikTok, YouTube, Instagram et Facebook

    L'Australie devient le premier pays au monde à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, obligeant les principales plateformes, dont TikTok, YouTube, Instagram et Facebook, à bloquer les utilisateurs mineurs, sous peine d'amendes pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains. Cette décision réglementaire historique a privé des millions d'enfants et d'adolescents de l'accès à leurs comptes en ligne, positionnant ainsi le pays comme un cas d'école mondial en matière d'application des restrictions de l'âge et de responsabilité des plateformes. Les gouvernements du monde entier observent de près l'impact de cette mesure.

    L'entrée en vigueur de la législation australienne survient peu après l'annonce par les principaux acteurs du secteur (Meta, ByteDance, propriétaire de TikTok, et Snap) de leur intention de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Tout en exprimant des doutes quant à son efficacité, ces entreprises ont déclaré en octobre dernier qu'elles continuaient d'estimer que l'interdiction ne protégerait pas les jeunes, mais qu'elles contacteraient bientôt les propriétaires de plus d'un million de comptes détenus par des mineurs afin de les préparer au changement.

    Le mercredi 10 décembre 2025, l'Australie est devenue le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, bloquant l'accès à des plateformes telles que TikTok, YouTube (Alphabet) et Instagram et Facebook (Meta).

    Les dix plus grandes plateformes ont reçu l'ordre de bloquer l'accès aux enfants à partir de minuit, sous peine d'amendes pouvant atteindre 33 millions de dollars américains en vertu de la nouvelle loi, qui a suscité les critiques des grandes entreprises technologiques et des défenseurs de la liberté d'expression, mais a été saluée par les parents et les défenseurs des droits des enfants.


    Le Premier ministre Anthony Albanese a qualifié cette journée de « jour de fierté » pour les familles et a présenté cette loi comme la preuve que les décideurs politiques peuvent lutter contre les dangers en ligne qui ont dépassé les mesures de protection traditionnelles.

    « Cela fera une énorme différence. Il s'agit de l'un des plus grands changements sociaux et culturels auxquels notre nation ait été confrontée », a déclaré Anthony Albanese lors d'une conférence de presse mercredi. « C'est une réforme profonde qui continuera à avoir des répercussions dans le monde entier. »

    Dans un message vidéo, Anthony Albanese a exhorté les enfants à « commencer un nouveau sport, un nouvel instrument ou à lire ce livre qui traîne depuis un certain temps sur votre étagère », avant les vacances scolaires d'été en Australie qui commencent à la fin du mois.

    Dans les heures qui ont précédé l'entrée en vigueur de l'interdiction, bon nombre des quelque un million d'enfants concernés par cette législation ont commencé à publier des messages d'adieu à leurs abonnés en ligne.

    « Fini les réseaux sociaux... fini le contact avec le reste du monde », a écrit un adolescent sur TikTok.

    « #seeyouwhenim16 » (on se reverra quand j'aurai 16 ans), a déclaré un autre.

    Ce lancement vient couronner une année de débats sur la question de savoir si un pays pouvait réellement empêcher les enfants d'utiliser des plateformes intégrées dans la vie quotidienne, et marque le début d'un test grandeur nature pour les gouvernements du monde entier, frustrés par la lenteur des entreprises de médias sociaux à mettre en œuvre des mesures de réduction des risques.

    Le gouvernement de centre-gauche d'Albanese a proposé cette loi historique, s'appuyant sur des recherches montrant les effets néfastes sur la santé mentale de l'utilisation excessive des réseaux sociaux chez les jeunes adolescents, notamment la désinformation, le harcèlement et les représentations néfastes de l'image corporelle.

    Plusieurs pays, du Danemark à la Nouvelle-Zélande en passant par la Malaisie, ont indiqué qu'ils pourraient étudier ou imiter le modèle australien, faisant de ce pays un cas d'école pour déterminer jusqu'où les gouvernements peuvent aller en matière de restriction d'âge sans étouffer la liberté d'expression ou l'innovation.

    « Ce n'est pas notre choix » : X annonce qu'il se conformera à la loi

    X, la plateforme d'Elon Musk, est devenue la dernière des 10 principales plateformes à prendre des mesures pour bloquer l'accès aux mineurs après avoir publiquement annoncé mercredi qu'elle se conformerait à la loi.

    « Ce n'est pas notre choix, c'est ce qu'exige la loi australienne », a déclaré X sur son site web. « X exclut automatiquement toute personne qui ne répond pas à nos critères d'âge. »

    L'Australie a déclaré que la liste initiale des plateformes concernées serait susceptible d'évoluer à mesure que de nouveaux produits apparaîtraient et que les jeunes utilisateurs migreraient.

    Les entreprises ont indiqué à Canberra qu'elles mettraient en place un système combinant l'estimation de l'âge à partir du comportement de l'utilisateur et l'estimation de l'âge à partir d'un selfie, ainsi que des vérifications pouvant inclure la fourniture de documents d'identité ou de coordonnées bancaires.

    Pour les entreprises de médias sociaux, cette mesure marque le début d'une nouvelle ère de stagnation structurelle, car le nombre d'utilisateurs plafonne et le temps passé sur les plateformes diminue, selon des études.

    Les plateformes affirment qu'elles tirent peu de revenus de la publicité destinée aux moins de 16 ans, mais avertissent que l'interdiction perturbe le flux de futurs utilisateurs. Juste avant l'entrée en vigueur de l'interdiction, 86 % des Australiens âgés de 8 à 15 ans utilisaient les médias sociaux, selon le gouvernement.

    Certains jeunes ont averti que l'interdiction des réseaux sociaux pourrait isoler les gens.

    « Cela va être pire pour les personnes queer et celles qui ont des intérêts particuliers, car c'est le seul moyen pour elles de trouver leur communauté », a déclaré Annie Wang, 14 ans, avant l'interdiction. « Certaines personnes les utilisent également pour exprimer leurs sentiments et parler à d'autres personnes afin d'obtenir de l'aide... Je pense donc que cela ira pour certaines personnes, mais que pour d'autres, cela va aggraver leur santé mentale. »

    Alors que l’Australie impose aux plateformes de bloquer l'accès aux moins de 16 ans, les géants du numérique continuent de s'insurger contre la décision australienne, estimant que la loi a été adoptée trop rapidement. Ils estiment que son efficacité est incertaine et qu'elle pourrait pousser les adolescents vers des espaces en ligne moins sécurisés, malgré l'argument des autorités selon lequel les réseaux sociaux nuisent à la santé mentale des jeunes.

    Dans ce contexte de désaccord persistant, une récente étude a révélé que les lois de vérification de l'âge ne parviennent pas à empêcher les mineurs d'accéder à des contenus pour adultes. Selon les chercheurs de l'université de New York, l'utilisation d'un VPN ou le recours à des sites non conformes permet de contourner aisément ces mécanismes, tandis que ces obligations pourraient paradoxalement restreindre les droits numériques des adultes.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de l'Australie crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Le Parlement européen demande l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans afin de lutter contre l'augmentation des problèmes de santé mentale chez les adolescents due à une exposition excessive

    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge, d'où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    L'Australie propose une interdiction des médias sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, "les médias sociaux nuisent à nos enfants et j'ai décidé d'y mettre un terme", selon le Premier ministre

    Le Danemark va interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, suite à l'appel lancé par la première ministre en faveur d'une restriction de l'utilisation des médias sociaux par les enfants
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  5. #5
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    C'est le début de l'identité numérique digne de la dictature chinoise.
    Comme prévu :
    Les sites +18, puis les réseaux sociaux, puis les moteurs de recherche, le e-commerce ... Et la fin, ils présenteront l'identité numérique comme solution aux vérifications d'âge partout sur Internet !

  6. #6
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    J'ajouterai que tout les médias sociaux choisissant de se conforter à la loi australienne se rendent donc complice de la dérive fasciste en cours dans ce pays. S'ils pensaient moins à leur bénéficient, ils fermeraient totalement leur sites en Australie.
    Ce qui déclencherai une énorme prise de conscience au sein de la population australienne, et mêmes des autres populations.

  7. #7
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    C'est le début de l'identité numérique digne de la dictature chinoise.
    Comme prévu :
    Les sites +18, puis les réseaux sociaux, puis les moteurs de recherche, le e-commerce ... Et la fin, ils présenteront l'identité numérique comme solution aux vérifications d'âge partout sur Internet !
    Apparemment c'est déjà ce qu'ils proposent au niveau Européen (Digital Services Act). Vérification d'âge généralisée, check. Basée sur une solution d'identité numérique à l'échelle Européenne, check!
    SVP, pas de questions techniques par MP. Surtout si je ne vous ai jamais parlé avant.

    "Aw, come on, who would be so stupid as to insert a cast to make an error go away without actually fixing the error?"
    Apparently everyone.
    -- Raymond Chen.
    Traduction obligatoire: "Oh, voyons, qui serait assez stupide pour mettre un cast pour faire disparaitre un message d'erreur sans vraiment corriger l'erreur?" - Apparemment, tout le monde. -- Raymond Chen.

  8. #8
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    Par défaut Meta ferme plus de 500 000 comptes en vertu de l'interdiction australienne visant les moins de 16 ans
    Meta ferme plus de 500 000 comptes en vertu de l'interdiction australienne visant les moins de 16 ans, mais exhorte le gouvernement à y mettre fin, car les adolescents cherchent à contourner la loi

    Meta a supprimé près d'un demi-million d'enfants australiens de Facebook, Instagram et Threads afin de se conformer à la nouvelle interdiction des réseaux sociaux dans le pays. La société américaine affirme que cette interdiction ne répond pas aux objectifs du gouvernement australien visant à améliorer la sécurité et le bien-être des jeunes. Le gouvernement fédéral devrait publier des données indiquant le nombre de jeunes Australiens qui ont été exclus de toutes les plateformes concernées par l'interdiction.

    L'Australie devient le premier pays au monde à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, obligeant les principales plateformes, dont TikTok, YouTube, Instagram et Facebook, à bloquer les utilisateurs mineurs, sous peine d'amendes pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains. Cette décision réglementaire historique a privé des millions d'enfants et d'adolescents de l'accès à leurs comptes en ligne, positionnant ainsi le pays comme un cas d'école mondial en matière d'application des restrictions de l'âge et de responsabilité des plateformes. Les gouvernements du monde entier observent de près l'impact de cette mesure.

    Récemment, un rapport a révélé que plus de 500 000 enfants australiens ont été exclus de Facebook et d'Instagram par Meta afin de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans dans le pays. Le géant des réseaux sociaux affirme avoir supprimé 330 000 utilisateurs d'Instagram, 173 000 de Facebook et 39 000 de Threads entre le 4 et le 11 décembre. L'interdiction australienne est entrée en vigueur le 10 décembre, mais Meta a commencé à supprimer les comptes des utilisateurs mineurs une semaine plus tôt.

    Le gouvernement Albanese devrait publier des données indiquant le nombre de jeunes Australiens qui ont été exclus des plateformes concernées par l'interdiction. Dans une mise à jour publiée dans la nuit, Meta a affirmé que l'interdiction ne répondait pas aux objectifs du gouvernement australien visant à renforcer la sécurité et le bien-être des jeunes. La société américaine a fait part de ses inquiétudes quant au fait que l'interdiction avait isolé les adolescents vulnérables du soutien des communautés en ligne, les poussant à se tourner vers des applications moins réglementées.

    Elle a critiqué les méthodes de vérification « incohérentes » utilisées pour valider l'âge d'un utilisateur et a de nouveau dénoncé l'intention de la législation. « Le principe de la loi, qui empêche les moins de 16 ans de posséder un compte sur les réseaux sociaux afin qu'ils ne soient pas exposés à une « expérience algorithmique », est faux », a déclaré Meta dans un article de blog. « Les plateformes qui permettent aux adolescents de continuer à les utiliser sans être connectés utilisent toujours des algorithmes pour déterminer le contenu susceptible d'intéresser l'utilisateur, mais de manière moins personnalisée et adaptée à l'âge de la personne. »

    Meta affirme que, bien qu'elle continuera à se conformer à la législation australienne, elle souhaite que le gouvernement fédéral engage un dialogue avec le secteur pour trouver une autre solution. « Nous appelons le gouvernement australien à s'engager de manière constructive avec le secteur afin de trouver une meilleure voie à suivre, par exemple en incitant l'ensemble du secteur à relever le niveau en matière de sécurité, de protection de la vie privée et d'expériences en ligne adaptées à l'âge, plutôt que d'imposer des interdictions générales », a-t-il déclaré.

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    Le gouvernement fédéral a adopté en 2024 des lois sur l'âge minimum pour les réseaux sociaux afin de protéger les jeunes contre les algorithmes ciblés et les contenus préjudiciables sur les plateformes de réseaux sociaux. Les entreprises de réseaux sociaux s'exposent à des amendes pouvant atteindre 50 millions de dollars si elles ne prennent pas de « mesures raisonnables » pour empêcher les moins de 16 ans de créer un compte.

    Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, X, YouTube, Reddit, Twitch, Threads et Kick sont tous concernés par l'interdiction des réseaux sociaux. Mais la Commission eSafety, qui applique la restriction d'âge, a averti que d'autres plateformes de réseaux sociaux pourraient être ajoutées à la liste si elles répondaient aux critères d'interdiction. Il existe de nombreuses exemptions pour les plateformes dont l'utilisation principale est le jeu, la santé et l'éducation.

    Les plateformes disposent de plusieurs méthodes pour vérifier l'âge d'un utilisateur, notamment grâce à une pièce d'identité délivrée par le gouvernement, à l'estimation de l'âge à partir du visage ou à la déduction de l'âge. Un porte-parole du gouvernement a déclaré dans un communiqué que « le gouvernement Albanese tient les entreprises de réseaux sociaux responsables des dommages qu'elles causent aux jeunes Australiens ». « Des plateformes telles que Meta collectent une quantité considérable de données sur leurs utilisateurs à des fins commerciales. Elles peuvent et doivent utiliser ces informations pour se conformer à la législation australienne et s'assurer que les personnes âgées de moins de 16 ans ne sont pas présentes sur leurs plateformes. »

    Depuis 2024, les Big Tech affirment que l'Australie a adopté de façon « précipitée » la loi qui interdit aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux médias sociaux. Les autorités australiennes affirment que l'exposition aux médias sociaux nuit à la santé mentale des enfants. Mais les géants des médias sociaux dénoncent la législation et rappellent que « le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens ». Pour Meta et ses rivaux Snap et TikTok, l'interdiction risque de pousser les adolescents vers des coins plus sombres d'Internet, augmentant les risques pour ces derniers.

    Source : Meta

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Meta, TikTok et Snapchat acceptent de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie, mais doutent de son efficacité. Les plateformes doivent bloquer les utilisateurs âgés de moins de 16 ans

    Le président Emmanuel Macron souhaite interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans et interdire les téléphones portables dans les lycées à partir de septembre 2026

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois, de surveillance sur la toile
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  9. #9
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    Par défaut Près de 5 millions de comptes en ligne d'enfants de moins de 16 ans ont été désactivés en Australie
    Près de 5 millions de comptes en ligne détenus par des enfants de moins de 16 ans ont été désactivés ou supprimés après l'interdiction historique de l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs en Australie

    Près de 5 millions de comptes en ligne détenus par des enfants de moins de 16 ans ont été désactivés, supprimés ou restreints lors du lancement de l'interdiction historique des réseaux sociaux aux mineurs en Australie, selon le gouvernement fédéral. Le gouvernement n'a pas précisé combien de comptes ont été touchés sur chaque plateforme individuelle. Le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré que les chiffres relatifs aux comptes restreints montraient que la politique « fonctionnait » et qu'elle était une « source de fierté pour l'Australie ». Si les géants de la technologie semblent se conformer à ces changements, beaucoup ont vivement critiqué la politique australienne.

    Le 10 décembre 2025, l'Australie est devenu le premier pays au monde à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, obligeant les principales plateformes, dont TikTok, YouTube, Instagram et Facebook, à bloquer les utilisateurs mineurs, sous peine d'amendes pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains. Cette décision réglementaire historique a privé des millions d'enfants et d'adolescents de l'accès à leurs comptes en ligne, positionnant ainsi le pays comme un cas d'école mondial en matière d'application des restrictions de l'âge et de responsabilité des plateformes.

    Meta a partagé qu'elle a supprimé près d'un demi-million d'enfants australiens de Facebook, Instagram et Threads afin de se conformer à la nouvelle interdiction des réseaux sociaux dans le pays. Le géant des réseaux sociaux affirme avoir supprimé 330 000 utilisateurs d'Instagram, 173 000 de Facebook et 39 000 de Threads entre le 4 et le 11 décembre. Mais la société américaine affirme que cette interdiction ne répond pas aux objectifs du gouvernement australien visant à améliorer la sécurité et le bien-être des jeunes. Les gouvernements du monde entier observent de près l'impact de cette mesure.

    Récemment, le gouvernement fédéral a publié des données indiquant le nombre de jeunes Australiens qui ont été exclus de toutes les plateformes concernées par l'interdiction. Près de 5 millions de comptes en ligne détenus par des enfants de moins de 16 ans ont été désactivés, supprimés ou restreints lors du lancement de l'interdiction historique des réseaux sociaux aux mineurs en Australie, selon le gouvernement fédéral.


    Ces statistiques, basées sur les chiffres fournis au commissaire à la sécurité électronique par les 10 plateformes de réseaux sociaux initialement concernées par l'interdiction, ont été publiées pour prouver que cette politique controversée avait bien démarré. Les plateformes Twitch, Kick, YouTube, Threads, Facebook, Instagram, Snapchat, X, TikTok et Reddit ont déclaré qu'au total, 4,7 millions de comptes avaient été restreints au cours de la première quinzaine de décembre, lorsque l'interdiction est entrée en vigueur.

    Le gouvernement n'a pas précisé combien de comptes ont été touchés sur chaque plateforme individuelle. Meta a révélé au début du mois avoir bloqué près de 550 000 comptes sur Instagram, Facebook et Threads qui, selon ses « informations », étaient gérés par des enfants. Cela comprenait un peu plus de 330 000 utilisateurs d'Instagram, près de 175 000 utilisateurs de Facebook et 40 000 comptes Threads. On estimait que 16 % des 24,3 millions d'utilisateurs Facebook et 4 % des 16,2 millions d'utilisateurs Instagram en Australie avaient moins de 16 ans.

    L'interdiction d'utiliser les réseaux sociaux impose aux plateformes concernées de prendre des « mesures raisonnables » pour empêcher les moins de 16 ans de créer des comptes, sous peine d'amendes pouvant atteindre 49,5 millions de dollars. Cette politique est controversée, les détracteurs arguant que les enfants trouveront des moyens de contourner l'interdiction, migreront vers d'autres plateformes et subiront les conséquences négatives de l'absence d'accès aux réseaux sociaux.

    Le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré que les chiffres relatifs aux comptes restreints montraient que la politique « fonctionnait » et qu'elle était une « source de fierté pour l'Australie ». « Il y a un peu plus d'un mois, l'Australie a pris des mesures pour protéger nos enfants, leur rendre leur enfance et rassurer les parents, afin de s'assurer que les entreprises de réseaux sociaux comprennent qu'elles ont une responsabilité sociale », a déclaré Albanese.

    Les données indiquent que les entreprises de réseaux sociaux ont pris des mesures proactives en raison de la législation australienne, a déclaré Julie Inman Grant, commissaire à la sécurité électronique, mais de nombreux comptes sont toujours actifs. « Même si certains enfants trouvent des moyens créatifs de rester sur les réseaux sociaux, il est important de se rappeler que, tout comme les autres lois sur la sécurité que nous avons dans notre société, le succès se mesure à la réduction des dommages et au rétablissement des normes culturelles », a-t-elle déclaré.

    Elle a ajouté : « Les limitations de vitesse, par exemple, ne sont pas un échec parce que certaines personnes roulent trop vite. La plupart des gens s'accordent à dire que les routes sont plus sûres grâce à elles. Avec le temps, le respect des règles augmente, les normes s'établissent et les avantages en matière de sécurité se multiplient. » Le commissaire à la sécurité électronique a déclaré que, bien qu'il y ait des « signes encourageants » indiquant que toutes les plateformes concernées se conformaient à l'interdiction, il était trop tôt pour déterminer si la conformité était totale

    « Nous n'en sommes qu'au tout début de ce processus, et il est évident que les plateformes adoptent des approches différentes en fonction de leur situation particulière, ce qui se traduit par des variations dans les données et les résultats actuellement disponibles », a déclaré Inman Grant. « Bien sûr, si certains changements positifs sont déjà clairement visibles aujourd'hui, certains changements normatifs à plus long terme et leurs effets positifs sur les enfants et les familles australiens pourraient prendre des années à se manifester pleinement. »

    Le bureau d'Inman Grant a également confirmé que les nouveaux sites de médias sociaux Bluesky et Lemon8 s'étaient eux-mêmes évalués comme étant soumis à l'interdiction d'accès aux médias sociaux pour les mineurs. Bluesky a introduit des mesures de vérification de l'âge la veille de l'entrée en vigueur de la législation australienne en décembre, bien qu'il ne soit pas concerné par cette loi.

    Si les géants de la technologie semblent se conformer à ces changements, beaucoup ont vivement critiqué la politique australienne. Depuis qu'elle a été approuvée, les Big Tech ont dénoncé la législation et affirment que l'Australie a adopté de façon « précipitée » la loi qui interdit aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux médias sociaux. Les géants des médias sociaux rappellent que « le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens ». Pour Meta et ses rivaux Snap et TikTok, l'interdiction risque de pousser les adolescents vers des coins plus sombres d'Internet, augmentant les risques pour ces derniers.

    Au début du mois, Meta a également déclaré que les affirmations selon lesquelles « l'expérience algorithmique » sur les réseaux sociaux amplifiait les contenus préjudiciables étaient « fausses » et que l'interdiction « ne répondait pas à ses objectifs d'amélioration de la sécurité et du bien-être des jeunes Australiens ». L'interdiction fait l'objet d'un recours devant la Haute Cour de la part de défenseurs de la liberté numérique et d'un autre de la part de Reddit, qui a fait valoir que les nouvelles règles ne sont pas « raisonnablement appropriées et adaptées » pour atteindre l'objectif de protection des enfants contre les préjudices et « portent atteinte à la liberté implicite de communication politique ».

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette chiffre est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge, d'où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois de surveillance sur la toile

    Face à la montée des violences scolaires, Emmanuel Macron veut interdire TikTok, Instagram et X aux moins de 15 ans si Bruxelles ne prend pas de mesures. Il envisage des systèmes de reconnaissance faciale
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  10. #10
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    Cette loi est une loi de surveillance et de censure sur Internet :
    - Personne n'a a donné son identité pour s'exprimer, dans la rue ou sur les réseaux sociaux.

    Je suppose que les personnes refusant de donner leur identités voit donc leur comptes, opinions et existences virtuelles effacées car ils seraient des enfants ?
    C'est une atteinte contre les droits fondamentaux évident, et le fait qu'aucun média n'en parle comme tel, c'est encore plus effrayant.

  11. #11
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  12. #12
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    beaucoup vont tout simplement contourner cette censure en se faisant ouvrir un compte (par le (grand) frère, la sœur, la cousine... voire les parents). Et du coup on ne pourra même plus faire des vérifications de base. la censure n'apporte rien. ... mieux vaut éduquer...
    "Sur quoi se fonde le délire à contrôler plutôt qu’éduquer ?" https://danslesalgorithmes.net/2026/...en-roue-libre/

  13. #13
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    Quelle belle bande d'hypocrites tout de même !!! Tous des pourris, ces politiciens !! 😡😡😡

  14. #14
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    Citation Envoyé par bathrax Voir le message
    Quelle belle bande d'hypocrites tout de même !!! Tous des pourris, ces politiciens !! 😡😡😡
    ils ont toujours été comme ça. ça fait partie de la définition du poste

  15. #15
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    Par défaut Etude : L'interdiction des réseaux sociaux pour les enfants en Australie est, pour l'essentiel, inefficace
    L'interdiction des réseaux sociaux pour les enfants en Australie est, pour l'essentiel, inefficace, d’après une étude. La disponibilité d'outils comme les VPN complique l’application de cette mesure

    L'Australie a été la première à mettre en place une interdiction nationale des réseaux sociaux pour les utilisateurs n'ayant pas atteint un certain âge, en adoptant une loi à cet effet en décembre. Quatre mois plus tard, quelle est son efficacité ? Pas grande, selon une nouvelle enquête.

    L'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, une première mondiale mise en place par l'Australie, ne parvient pas à éloigner les jeunes de ces plateformes autant que le gouvernement l'espérait.

    Une nouvelle étude menée par l'association caritative britannique de prévention du suicide Molly Rose Foundation (MSF) a révélé que 61 %, soit trois sur cinq, des Australiens âgés de 12 à 15 ans qui possédaient un compte sur des plateformes soumises à restriction avant l'entrée en vigueur de l'interdiction ont toujours accès à un ou plusieurs comptes.

    La plupart des grandes plateformes ont conservé la majorité de leurs utilisateurs mineurs. 53 % des anciens utilisateurs de TikTok peuvent toujours accéder à leurs comptes, tout comme 53 % des anciens utilisateurs de YouTube et 52 % des anciens utilisateurs d'Instagram.

    Le rapport de MSF révèle que, dans la majorité des cas où les enfants pouvaient encore accéder à leurs comptes sur les réseaux sociaux, les plateformes n'avaient pas réussi à identifier et à supprimer les comptes des moins de 16 ans, ce qui signifie que la plupart des enfants n'ont pas eu besoin de recourir à des solutions de contournement.

    Près des deux tiers (64 %) des utilisateurs de YouTube, 61 % des utilisateurs de Snapchat et 60 % des utilisateurs d’Instagram et de TikTok ont déclaré que ces plateformes n’avaient pris « aucune mesure » pour supprimer ou désactiver un compte qu’ils possédaient avant l’entrée en vigueur des restrictions.

    Comme pour des interdictions similaires dans d'autres pays, l'une des raisons de sa mise en place était d'améliorer la sécurité des enfants en ligne. Mais 51 % des personnes interrogées qui utilisaient les plateformes interdites avant l'interdiction affirment que la loi n'a pas changé leur sécurité en ligne, tandis que 14 % déclarent qu'elle les fait en réalité se sentir moins en sécurité.

    Désertion des sites légaux, utilisation des VPN, etc. : les internautes s’appuient sur divers moyens techniques pour contourner l’interdiction des réseaux sociaux pour les plus jeunes qui implique la vérification d’âge pour tous.


    Selon une nouvelle étude, près de la moitié des adultes britanniques consommant de la pornographie en ligne ont accédé à des sites web non réglementés depuis l'entrée en vigueur, en juillet 2025, de règles plus strictes en matière de vérification de l'âge. Le sondage, réalisé par la Lucy Faithfull Foundation, a révélé que 45 % des utilisateurs ont consulté des sites risqués sans contrôle d'âge pour éviter de partager leurs informations personnelles, tandis que 29 % ont utilisé un réseau privé virtuel (VPN) pour contourner les contrôles. Les experts avertissent que cette pratique expose les utilisateurs à des contenus préjudiciables, notamment à des contenus illégaux représentant des abus sexuels sur des enfants.

    Ces révélations interviennent quelques mois après un changement réglementaire amorcé à l’été 2025, lorsque le Royaume-Uni a mis en place une des mesures de vérification d'âge les plus strictes au monde pour accéder aux contenus pornographiques en ligne. Prévue par la loi sur la sécurité en ligne pour les enfants (Kids Online Safety Act, ou KOSA) de 2023 et appliquée par l'Ofcom, cette législation vise à protéger les mineurs des contenus préjudiciables en imposant une obligation rigoureuse aux sites web et plateformes concernés. Elle autorise également le régulateur à infliger de lourdes sanctions financières, voire des poursuites pénales, aux plateformes qui ne se conformeraient pas à cette législation.

    D'après un récent sondage réalisé par la Lucy Faithfull Foundation, depuis la modification de la loi en juillet 2025, 45 % des 1 469 adultes qui consomment de la pornographie ont consulté des sites web sans contrôle d'âge afin d'éviter de fournir leurs informations personnelles.

    L'étude a également révélé que 29 % des utilisateurs de pornographie avaient utilisé un VPN pour contourner les contrôles d'âge sur les sites web qui les exigent. Un VPN, ou réseau privé virtuel, peut être utilisé pour masquer la localisation d'un utilisateur, lui permettant ainsi de se connecter à Internet comme s'il se trouvait dans un autre pays.

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    Des pays comme la France envisagent donc d’obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN

    La mise en œuvre pratique de l'interdiction des réseaux sociaux en France présente d'énormes obstacles techniques, ce qui explique pourquoi les autorités envisagent de restreindre l'accès aux VPN. Les plateformes de réseaux sociaux s'appuient principalement sur les informations d'âge fournies par les utilisateurs, qui peuvent être facilement falsifiées. Les critiques affirment que « ces mesures créent souvent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent ».

    Des systèmes de vérification de l'âge plus robustes, tels que la reconnaissance faciale ou la vérification des pièces d'identité officielles, soulèvent leurs propres problèmes de confidentialité et se heurtent à la résistance des groupes de défense des libertés civiles. Les VPN compliquent davantage l'application de la loi en permettant aux internautes de donner l'impression qu'ils accèdent à des services depuis des pays qui ne sont pas soumis à cette interdiction.

    La volonté de la France d'envisager une réglementation des VPN suggère un cadre réglementaire plus complet, et potentiellement plus intrusif, qui pourrait obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN, une proposition techniquement complexe et controversée.

    Le commentaire d'un seul membre du gouvernement français ne signifie pas que la France va effectivement interdire les VPN pour toute la population. Il indique toutefois la direction que certains dirigeants du pays souhaitent prendre. Les détracteurs ont réagi aux déclarations de la ministre Anne Le Hénanff en exprimant leur inquiétude quant au fait que ces tentatives de mesures protectrices s'orientaient vers une direction autoritaire.

    Grosso modo, les responsables européens et australiens ont pour objectif d’instaurer une surveillance de masse similaire à celle qui a cours dans des pays comme la Chine

    C’est ce que suggère l’existence de projets de lois comme Chat Control dont l’entrée en vigueur implique que :

    • toutes les conversations en ligne et tous les courriels seront automatiquement fouillés pour détecter tout contenu suspect. Rien ne reste confidentiel ou secret. Il ne sera pas nécessaire d'obtenir une ordonnance du tribunal ou d'avoir un soupçon initial pour effectuer une recherche dans les messages ;
    • si un algorithme classe le contenu d'un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Ces mêmes contenus pourront être consultés par des personnes inconnues ou se retrouver entre les mains d’individus mal intentionnés ;
    • les conversations intimes pourront être lues par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte qui ciblent la "sollicitation d'enfants" signalent souvent à tort les conversations intimes ;
    • des tiers pourront être faussement signalés et faire l'objet d'enquêtes pour diffusion présumée de matériel d'exploitation sexuelle d'enfants. Les algorithmes de contrôle des messages et des chats sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d'enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 86 % de tous les signalements générés par des machines s'avèrent sans fondement ;
    • lors d’un voyage à l'étranger, l’on peut se retrouver face à de gros problèmes. Les rapports générés par les machines sur les communications pourront être transmis à d'autres pays, comme les États-Unis, où la confidentialité des données demeure très mal encadrée, ce, avec des résultats incalculables ;
    • ce serait la porte ouverte pour les services de renseignement et les pirates sur les conversations et courriels.

    Source: Etude

    Et vous ?

    Que pensez-vous des chiffres mis en avant par cette étude ? Sont-ils cohérents avec la réalité dont vous êtes au fait ?
    Les nouvelles règles de vérification d'âge sont-elles réellement efficaces pour protéger les mineurs, ou poussent-elles simplement les utilisateurs vers des méthodes de contournement qui pourraient, à terme, rendre la tâche des régulateurs plus difficile ?
    L'augmentation de l'utilisation des VPN est-elle une "victoire" pour la vie privée ou une "défaite" pour la réglementation ?

    Voir aussi :

    Les lois sur la vérification de l'âge n'empêchent pas les mineurs d'accéder aux sites pour adultes, d'après une étude publiée après le constat additionnel qu'elles portent atteinte aux droits des adultes

    Réaction négative à la vérification de l'âge : les sites web conformes souffrent, les sites non conformes gagnent en trafic, ce qui soulève des questions sur l'efficacité et l'équité de ces mesures

    Le Royaume-Uni va-t-il interdire les VPN pour combler les lacunes de la loi sur la sécurité en ligne ? Il examine « la manière dont les VPN sont utilisés », alimentant les craintes d'une interdiction à venir
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  16. #16
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    Grosso modo, les responsables européens et australiens ont pour objectif d’instaurer une surveillance de masse similaire à celle qui a cours dans des pays comme la Chine
    Ils disent que trop de mineurs de moins de 15 ans utilisent des applications comme Instagram et YouTube et regardent des vidéos pornographiques. Ce qui peut avoir des conséquences néfaste sur eux.
    Jusqu'à là c'est ok.

    Ils disent qu'ils ont essayé de limiter l'accès, mais que ça ne fonctionne pas suffisamment bien et qu'ils ont besoin de supprimer plus de libertés afin de pouvoir les protéger efficacement.

    Déjà pour le porno c'est mort, il pourra toujours il y avoir du partage de fichiers.
    Pour les réseaux sociaux, il faudrait un contrôle d’identité lors de la connexion à certains sites (Instagram, YouTube), comment faire ? Se fait implanter une puce NFC et devoir la scanner pour aller sur Facebook ?

    C'est aux parents de contrôler l'utilisation que font leurs enfants d'internet, ce n'est pas à l'état.
    L'état s'en fout de la santé de vos enfants, il veut juste vous surveiller.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  17. #17
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    Ils vont donc vouloir imposer un contrôle d'identité sur les VPN ?

    Prévisible et logique, dès que cela avait commencé sur les sites +18.
    - Est-ce que des gens sont encore aveugle aujourd'hui ?

  18. #18
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Ils vont donc vouloir imposer un contrôle d'identité sur les VPN ?
    Je suis pour l’interdiction de tous les réseaux sociaux, des messageries instantanées et de tout site NSFW par défaut et pour tout le monde. Pas d'exception. On coupe tout. Ceux qui veulent effectivement utiliser ces services devront s'inscrire et s'identifier directement à la source, aux États-Unis.

  19. #19
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    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    aux États-Unis.
    Il est impossible de connaître l’identité de quelqu'un sur internet.
    La petite fille de 11 ans va s'inscrire sur des sites pour adulte en faisant croire qu'elle a 36 ans...
    C'est pour ça qu'on ne donne pas de PC avec un accès non limité à internet à un enfant.

    Et si on met en place un système pour prouver qui on est, ce sera un système de surveillance bien pire qu'en Chine.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  20. #20
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    La petite fille de 11 ans va s'inscrire sur des sites pour adulte en faisant croire qu'elle a 36 ans...
    Le vrai problème actuellement c'est plutôt d'empêcher un adulte de 36 ans d'entrer en contact avec une gamine de 11 ans sur les réseaux sociaux.

    Les sites pour adultes les plus visités mettent en place des systèmes de vérification de l’âge plus contraignants et efficaces que ceux des réseaux sociaux, des messageries instantanées ou plateformes de jeux en ligne. Par ailleurs, ils collaborent activement avec des organismes spécialisés et les forces de l’ordre dans le cadre de la lutte contre le trafic d’êtres humains et l’exploitation des enfants. Contrairement à d'autres, leur réputation et leur modèle économique en dépendent.

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