Amélioration des performances du GPU
Nouvelle fonctionnalité DNS via HTTPS (DoH)
Gestion moderne des disques dans les paramètres
Nouveau presse-papiers qui permet d'insérer des emojis et des GIF
Nouvelles fonctionnalités pour le bureau virtuel
Nouvelle police système qui s'adapte de manière transparente aux différentes tailles d'écran
Prise en charge du mode HDR pour les applications de gestion des couleurs
Meilleure gestion de la batterie avec des graphiques détaillés
Nouvelle option dans paramètres d'affichage pour contrôler la luminosité en fonction du contenu
Paramètres de la caméra de Windows afin d'aider à gérer les caméras existantes
Autres (à préciser dans les commentaires)
Pas d'avis
Microsoft autorise désormais l'utilisation de Windows 11 sur des PC anciens et incompatibles
quelques jours seulement après avoir déclaré que TPM 2.0 est une « norme non négociable pour l'avenir de Windows »
Il y a une semaine, Microsoft a réaffirmé sa politique selon laquelle les PC doivent être équipés de matériel compatible TPM 2.0 pour pouvoir installer Windows 11. Cependant, dans une démarche inattendue et déroutante, la société a décidé de publier des instructions pour l'installation de Windows 11 sur des PC incompatibles. Toutefois, Microsoft commence les instructions par un avertissement direct : « Il n'est pas recommandé d'installer Windows 11 sur un appareil qui ne répond pas à la configuration minimale requise pour Windows 11. Si Windows 11 est installé sur du matériel non éligible, vous devez être prêt à assumer le risque de rencontrer des problèmes de compatibilité. »
La vue d'ensemble
Au départ, Microsoft avait fixé des exigences rigoureuses pour Windows 11, notamment la présence d’un processeur récent (Intel 8e génération ou AMD Zen 2 et au-delà) et l’intégration de TPM 2.0 (Trusted Platform Module). Ces critères visaient à renforcer la sécurité contre des menaces comme les ransomware et à exploiter pleinement les fonctionnalités avancées de l’OS. Cependant, cela avait suscité une forte frustration chez les utilisateurs et les professionnels, car des millions de machines, encore performantes, se retrouvaient exclues.
Face à cette levée de boucliers, Microsoft semble avoir décidé d’assouplir sa position. Désormais, les utilisateurs peuvent installer Windows 11 sur des machines ne répondant pas aux exigences minimales officielles, bien que l’entreprise précise qu’elle ne garantit pas la même stabilité ou la réception de mises à jour régulières sur ces appareils. Cette concession représente une ouverture pour de nombreux utilisateurs, mais elle s’accompagne aussi de zones d’ombre.
Une position ferme
Il y a trois ans, la nécessité de disposer d'un matériel TPM pour Windows 11 constituait l'un des principaux obstacles aux mises à niveau initiales. Et bien que ce problème soit devenu moins important, il reste un point de discorde pour de nombreux utilisateurs. Pour ceux qui espéraient un sursis à l'approche de la fin de vie de Windows 10, Microsoft a anéanti ces espoirs dans un billet de blog publié le 3 décembre.
Le chef de produit Stephen Hosking a alors déclaré que TPM (Trusted Platform Module) 2.0 est une « norme non négociable pour l'avenir de Windows », fermant ainsi la porte à tout support officiel pour les anciens PC qui ne disposent pas de ces puces de sécurité intégrées :
Cela signifiait que de nombreux utilisateurs n'auraient que peu d'options l'année prochaine parmi lesquelles : acheter (ou construire) un nouveau PC, rester sous Windows 10 sans support, passer à Linux.Envoyé par Stephen Hosking
Le billet de blog de Microsoft présente l'argument en faveur de l'exigence de TPM 2.0 en tant que nécessité de sécurité. Les dispositifs TPM sont essentiels pour les outils de sécurité et de cryptage modernes, car ils garantissent que chaque composant de l'ordinateur est fiable et vérifié. Ils sont de plus en plus omniprésents : presque tous les nouveaux ordinateurs portables et de bureau sont équipés d'un processeur intégrant la conformité TPM 2.0, sans qu'aucun composant supplémentaire ne soit nécessaire. C'est même vrai pour le matériel basé sur Arm, comme la nouvelle génération d'ordinateurs portables équipés de processeurs Qualcomm Snapdragon.
Mais il est difficile de prendre au pied de la lettre les promesses de Hosking concernant le matériel « à l'épreuve du temps », alors que la mise à niveau des anciennes machines vers Windows 11 a posé de nombreux problèmes, que de nombreuses personnes s'efforcent encore de résoudre. D'un autre côté, il faut souligner que Microsoft et ses partenaires matériels ont tout intérêt à vous faire adopter de nouveaux appareils, car les ventes d'ordinateurs portables et de bureau commencent à peine à se remettre de leur effondrement post-pandémique.Envoyé par Stephen Hosking
Exiger un matériel plus axé sur la sécurité est une bonne chose : les menaces qui pèsent sur les utilisateurs personnels et professionnels ne disparaissent pas, d'autant plus que le stockage de crypto-monnaies incite davantage les pirates à rechercher et à pénétrer dans les machines individuelles. Et il ne s'agit pas d'un changement de politique de Microsoft, juste d'une réitération des objectifs déclarés.
Mais on ne peut pas nier que cette approche ressemble à celle du bâton et pas de la carotte pour essayer d'inciter les utilisateurs à abandonner Windows 10.
Un revirement inattendu
Quelques jours plus tard, la société a publié des instructions pour l'installation de Windows 11 sur des PC incompatibles, tout en prenant soin de prévenir que : « Si vous procédez à l'installation de Windows 11, votre PC ne sera plus pris en charge et ne pourra plus recevoir de mises à jour. Les dommages causés à votre PC en raison d'un manque de compatibilité ne sont pas couverts par la garantie du fabricant. En sélectionnant Accepter, vous reconnaissez avoir lu et compris cette déclaration ».
Les utilisateurs peuvent désormais passer directement à Windows 11, même s'ils n'ont pas le matériel nécessaire. Microsoft n'explique pas les étapes de la mise à niveau vers Windows 11 dans le document, mais nous supposons qu'elle s'effectue via l'application Windows Update et l'application PC Health Check.
Après l'installation de Windows 11, si votre appareil ne remplit pas les conditions requises, vous verrez un filigrane ajouté au bureau et une notification dans l'application Paramètres. Celles-ci ne peuvent être supprimées qu'à l'aide de modifications du registre.
Pour tous ceux qui mettent à jour vers Windows 11 alors qu'ils ne remplissent pas les conditions requises, Microsoft offre la possibilité de revenir à Windows 10. Toutefois, cela n'est possible que pendant 10 jours après la mise à jour.
L'option de rétablissement se trouve dans les paramètres, sous Système > Récupération > Options de récupération. La procédure étape par étape vous ramènera à Windows 10. Toutefois, il est conseillé de créer une sauvegarde avant de procéder à la mise à niveau, afin de se prémunir en cas de problème.
La part de marché de Windows 11 a baissé en novembre 2024
Statcounter a publié les derniers résultats, qui montrent que Windows 11 a légèrement reculé après plusieurs mois consécutifs de croissance régulière. Windows 10, quant à lui, a augmenté sa part de marché en conséquence.
Statcounter indique que Windows 11 détient actuellement environ 34,94 % du marché, ce qui représente une baisse de 0,64 point en un mois. Microsoft n'ayant que deux versions de Windows prises en charge, une réduction de la part de marché de Windows 11 ne signifie qu'une chose : Windows 10 augmente. En novembre 2024, Windows 10 est passé à 61,83 %, soit une hausse de 0,88 point.
En ce qui concerne la croissance d'une année sur l'autre, Windows 11 a augmenté sa part de marché de 26,63% en novembre 2023 à 34,94% en novembre 2024 (+8,31 points). En novembre 2023, Windows 10 était à 68,02 %, et sur l'année dernière, il a perdu 6,19 points.
Avec la fin du support de Windows 10 dans un peu plus de dix mois, sa part de marché de plus de 61 % semble assez préoccupante. Pour accélérer la migration vers Windows 11, Microsoft cible désormais les utilisateurs de Windows 10 avec des publicités en plein écran vantant divers aspects de Windows 11 et des PC Copilot+.
Microsoft comprend que tout le monde n'est pas en mesure d'effectuer la mise à niveau dès maintenant, c'est pourquoi l'entreprise offre la possibilité de payer 30 dollars pour une année supplémentaire de mises à jour de sécurité. Et ceux qui ne veulent pas payer Microsoft peuvent envisager plusieurs autres options qui pourraient sauver Windows 10 de l'obsolescence ou de la mise en décharge. Une autre option viable consiste à mettre à jour votre ordinateur non pris en charge vers Windows 11, en supposant que vous puissiez supporter les bizarreries du système d'exploitation.
Source : Microsoft (1, 2)
Et vous ?
Quelle lecture faites-vous de la situation ? Qu'est-ce qui, selon vous, pourrait expliquer cet assouplissement de la part de Microsoft ?
Peut-on encore croire au discours de Microsoft sur la sécurité renforcée de Windows 11 si des machines non conformes aux normes initiales peuvent l’exécuter ?
Les utilisateurs de machines incompatibles devraient-ils envisager des alternatives comme Linux ou rester sur Windows 10, qui sera pris en charge jusqu’en 2025 ?
Comment Microsoft pourrait mieux sensibiliser les utilisateurs sur les limites de cette flexibilité sans créer de mécontentement ?
Voir aussi :
Microsoft commence à sévir contre les personnes qui ne respectent pas la configuration requise pour Windows 11 : l'entreprise bloque une méthode utilisée pour contourner les exigences du système
Windows 10 : Microsoft annonce la fin du support de son OS lancé en 2015 pour le 14 octobre 2025. De quelles options disposent les entreprises et les particuliers ? Quels en sont les coûts ?
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Il y a longtemps, que je me suis passé de son autorisation![]()
La page de MS précise quand même
S'ils le font, autant migrer sous linux et virtualiser ce qui ne migre pas.Si vous continuez l’installation de Windows 11, votre PC ne sera plus pris en charge et ne sera plus autorisé à recevoir des mises à jour.
un filigrane est ajouté au bureau Windows 11.
Une notification peut également s’afficher dans Les paramètres pour indiquer que les conditions requises ne sont pas remplies.
Si l'on se place de Microsoft
Il fallait s'attendre à ce que Microsoft lache du lest.
Microsoft a tout à intéret qu'il y ait un maximum de personne sur la nouvelle version. La collecte de données est bien plus intéressante.
Bon par contre, MS ne pourra pas activer les options IA en capturant l'écran, et activer Recall. Il sera certain que ce sera malgré tout moins intéressant pour Microsoft qu'une personne avec un PC certifié Copilot.
L'expérience de Windows 11 sera certainement dégradé, et même peut être voulu mais au moins l'utilisateur aura mis le pied à l'étrier. Et je pense que ce sera plus facile ensuite de persuader l'utilisateur de faire changer de machine.
J'approuve bien entendu à 1000% mais malheureusement il faut que :
- l'utilisateur ait déjà connaissance de Linux, qu'il ait entendu qu'il est possible de faire fonctionner son ordinateur avec autre chose que Windows
- l'utilisateur accepte de changer légèrement ses habitudes, et ce n'est pas évident lorsque l'on a été bercé dès le plus jeune age à du Windows. Il est toujours possible de mettre des skins KDE pour faire ressembler complètement à Windows pour faciliter la transition.
- l'utilisateur accepte que ce n'est pas parce que c'est moins utilisé que c'est moins bien (preuve social)
- le problème de l'installation de l'OS
La nouvelle de MS est bien entendu une mauvaise nouvelle pour Linux pour piquer quelques % de part de marché. Les gens par facilité vont suivre Microsoft
J'imagine que tu parles du support de la marque de ton PC desktop/laptop.
Si la marque a un moment proposé des PC sous Linux comme Dell, ils peuvent en effet avoir un service ayant des connaissances sous Linux.
Si par contre la marque n'a jamais vendu de PC avec du Linux, le personnel ne connait du coup pas Linux.
Le nerd de guerre est la connaissance. La formation porte avant tout sur Windows. Les entreprises recrutent avant tout des personnes ayant des connaissances sous Windows, elles se fichent des personnes utilisant à titre perso du Linux.
Si tu étais tombé sur quelqu'un ayant utilisé du Linux, il y aurait peut être eu un début de discussion. Mais sinon par facilité, la consigne est de dire, non, ce n'est pas compatible.
Je cite souvent l'exemple d'une anedocte d'un lecteur de Clubic dont son fils ramène le PC sous Ubuntu à l'école un jour (PC offert par la région). Le prof ne reconnaissant pas le bureau habituel de Windows lui demande quelle version de Windows est ce. Son fils lui réponds "Windows Ubuntu". Le profs furieux, montre le PC devant toute la classe en faisant la morale à l'ensemble de la classe qu'il n'est pas bien d'installer une version piraté de Windows, et il le disait de manière sérieuse ...
Et cela démontre bien que Microsoft a réussi le tour de force sur l'aspect formation, permettant de créer de l'ignorance.
Témoignege sur Clubic : https://forum.clubic.com/t/commentai...nait/486687/11
Donc appeler le support de la marque de son laptop n'est pas le meilleur plan pour être fixer de la compatibilité de Linux. Les gens qui travaillent au support n'en savent rien. Par contre la communauté, elle peut t'aider. Il y a un bon esprit d'entraide. Sur les forums, tu restes rarement bien longtemps sans réponse et il y a des aidants très calés. J'ai énormément appris des forums. Avec les différents retours d'expériences, la communauté peut savori si tel ou tel PC sont compatible.
Forum d'entraide par exemple :
- Ubuntu : https://forum.ubuntu-fr.org/viewforum.php?id=9 (dans la séction Question avant installation)
- Mint : https://forum-francophone-linuxmint....forum.php?f=33
...
sur télégramme : https://t.me/ubuntufrsupport
wikilibriste : https://t.me/securite_informatique_libre
Un contructeur te dira jamais c'est plus galère à installer un Linux équipé d'une carte Nvidia et plug and play avec les cartes Radéon ou Intel, parce que les spécifications techniques sont public, et les développeurs des distributions ont pu implémenter les programmes pour piloter les chipsets vidéos. Alors qu'avec Nvidia, les pilotes sous Linux dépendants de Nvidia.
PS : je suis content de moi, les PC de mes parents un i3 de 3ème générations fonctionnent comme un gant pour ce qu'ils ont font : surf sur le net, le mail avec Thunderbird, du traitement de texte, du tableur, du scannage/impression de document, de la vidéo Youtube.
Je ne suis pas certain que certain que la marque aurait pu m'informer que leur matos sont compatible avec Linux.
Pour l'imprimante HP récente, je ne suis pas certains qu'ils m'auraient informé que l'on peut très bien faire fonctionner leurs imprimante avec un simple cable USB alors que le manuel stipulait qu'il fallait absolument connecter son imprimante sur Internet, ...
Deux remarques :
1 - Dans les forums, tu aurais tout de même pu citer DVP !
2 - Pour les imprimantes HP, tu as l'outil HPLIP. Mais même sans ça, mon multifonction est parfaitement opérationnel en réseau (WiFi).
PS : Mes trois ordinateurs ont entre 8 &... 14 ans ! Donc, tous sous Linux (Debian). Car W10 avec 4 Go de RAM...![]()
La FSF (Free Software Foundation) invite à quitter GitHub de Microsoft pour protester contre le fait que Windows 11 exige le TPM 2.0, qui permettrait d'assurer la sécurité au niveau du matériel.
Depuis l'annonce de Windows 11, Microsoft a communiqué que TPM 2.0 est nécessaire pour pouvoir installer ou mettre à jour vers cette version du système d'exploitation. Microsoft définit le TPM comme une puce dédiée ou un micrologiciel permettant une sécurité au niveau du matériel. Mais la FSF (Free Software Foundation) conteste cette décision de Microsoft. Greg Farough de FSF a notamment déclaré qu'il faut continuer "à mettre la pression sur Microsoft", "soit en passant à GNU/Linux, en évitant les nouvelles versions de leurs logiciels, ou par des actions aussi simples que de retirer vos projets de Microsoft GitHub".
En juin 2021, Microsoft a annoncé que Windows 11 nécessitera des puces TPM (Trusted Platform Module) sur les appareils existants et nouveaux. Le Trusted Platform Module (TPM, littéralement le module de plateforme fiable) est un standard cryptographique pour cryptoprocesseurs (microcontrôleur destiné à la sécurisation d'un système par intégration de clés de chiffrement dans le matériel), sur laquelle s'appuie la mise en œuvre au niveau matériel d'un système NGSCB. Après la version 1.2, les spécifications TPM 2.0 ont été publiées en mars 2014.
Lors de l'annonce, Microsoft s'est justifié en déclarant : "Tous les systèmes Windows 11 certifiés seront livrés avec une puce TPM 2.0 pour garantir que les clients bénéficient d'une sécurité soutenue par une racine de confiance matérielle. TPM 2.0 est un élément essentiel pour assurer la sécurité avec Windows Hello et bitLocker afin d'aider les clients à mieux protéger leurs identités et leurs données. En outre, pour de nombreuses entreprises clientes, les TPM contribuent à faciliter la sécurité Zero Trust en fournissant un élément sécurisé pour attester de la santé des appareils."
Cette annonce signifiait qu'il était impossible d'installer Windows 11 sans TPM 2.0. Récemment, Steven Hosking, chef de produit chez Microsoft, a confirmé que le TPM 2.0 était "une norme non négociable pour l'avenir de Windows". Il avait défini le TPM comme une puce dédiée ou un micrologiciel permettant une sécurité au niveau du matériel, abritant les clés de chiffrement, les certificats, les mots de passe et les données sensibles, "et les protégeant d'un accès non autorisé".
En d'autres termes, Microsoft "a clairement indiqué que les utilisateurs de Windows 10 ne pourront pas passer à Windows 11 si leurs systèmes ne prennent pas en charge la technologie TPM 2.0". Pourtant, les données de Statcounter "montrent que plus de 61% de tous les systèmes Windows dans le monde exécutent encore Windows 10". Cependant, Microsoft "a annoncé le 31 octobre que les utilisateurs de Windows 10 Home pourront retarder le passage à Windows 11 d'une année supplémentaire s'ils sont prêts à payer 30 dollars pour les mises à jour de sécurité étendues."
Face cette décision de Microsoft, plusieurs observateurs et organisations ont partagé leurs avis. Récemment, c'est le responsable des campagnes de la Free Software Foundation, Greg Farough, qui a livré un message concernant cette situation : "Continuez à mettre la pression sur Microsoft".
Voici le message qu'il a partagé :
Cette déclaration montre que la décision de Microsoft pourrait avoir un impact important sur les utilisateurs qui n'ont pas accés à TPM 2.0. En effet, Microsoft s'attaquerait également aux solutions de contournement de TPM. Fin 2021, un rapport a mentionné que Microsoft requiert même TPM 2.0 pour les machines virtuelles. Des personnes, qui ont tenté de mettre à jour vers Windows 11 et de contourner l'exigence TPM 2.0 en exécutant le système d'exploitation sur une machine virtuelle, ont reçu le message suivant : "ce PC ne répond pas actuellement à la configuration système requise pour Windows 11".Continuer à mettre la pression sur Microsoft
Il n'est jamais facile de s'opposer à une entreprise aussi importante que Microsoft. Ils ont le budget publicitaire pour prétendre qu'ils "aiment Linux" (sic), sans parler de l'argent et de la volonté politique de rassembler les développeurs de logiciels libres du monde entier sur leur plateforme non-libre Microsoft GitHub. Cette année, l'IDAD s'est attaqué à une injustice spécifique : l'exigence d'un module TPM matériel pour les utilisateurs forcés de passer à Windows 11. Étant donné que Windows 10 cessera bientôt de recevoir des mises à jour de sécurité, il s'agit d'un problème (créé par Microsoft) pour les utilisateurs qui utilisent encore ce système d'exploitation. Normalement, le transfert de la cryptographie vers un autre module matériel pourrait être considéré comme une bonne chose, mais avec un logiciel non libre, cela ne peut qu'entraîner des problèmes pour l'utilisateur.
Comme nous l'avons mentionné dans l'annonce de l'action de cette année, nous espérons que vous avez profité de cette occasion pour partager le système d'exploitation GNU/Linux avec quelqu'un que vous connaissez et que vous avez expliqué le concept de logiciel libre en utilisant cet exemple pour illustrer ce à quoi nous sommes confrontés.
De tels actes, apparemment anodins, peuvent permettre d'entamer un voyage vers la liberté, tout en évitant qu'un autre ordinateur en parfait état de marche ne devienne un déchet électronique. Ce qui est crucial maintenant, c'est de continuer à mettre la pression sur Microsoft, que ce soit en passant à GNU/Linux, en évitant les nouvelles versions de leurs logiciels, ou par des actions aussi simples que de retirer vos projets de Microsoft GitHub. Si vous vous préoccupez des déchets électroniques ou si vous avez des amis qui luttent contre le changement climatique, les réunir pour leur parler des logiciels libres est le meilleur moyen d'aider notre mouvement à grandir et de libérer quelques utilisateurs supplémentaires des restrictions numériques de Microsoft.
L'IDAD n'est qu'un des événements importants que la Free Software Foundation organise chaque année. En ce moment, nous sommes dans notre collecte de fonds annuelle, et nous avons besoin de votre aide pour continuer notre travail contre les DRM et d'autres formes d'injustice numérique. Nous apprécions toute contribution que vous pouvez apporter, qu'elle soit financière ou qu'il s'agisse simplement de faire passer le message.
Envisagez-vous de devenir membre associé de la FSF si vous ne l'êtes pas déjà ? Comme pour d'autres causes sociales, notre force réside dans le nombre. Votre soutien nous aide directement à poursuivre notre campagne une année de plus.
Par ailleurs, nous avons réalisé au cours de la planification que le « festin mobile » de l'IDAD n'est pas le plus propice à l'organisation d'événements satellites ni le plus utile pour nos organisations partenaires. Nous vous entendons. En janvier, nous prévoyons d'annoncer la date de l'IDAD de l'année prochaine, une date que nous avons l'intention de garder inchangée aussi longtemps qu'elle servira le mouvement.
Si vous avez participé à l'IDAD de cette année, que ce soit en tant qu'activiste individuel ou en tant qu'organisation de soutien, nous vous remercions. La journée elle-même est peut-être terminée, mais notre travail contre les restrictions numériques se poursuit. Éviter les DRM est quelque chose que chacun d'entre nous devrait faire tout au long de l'année. Nous espérons que vous continuerez à soutenir la campagne Defective by Design et la Free Software Foundation. Nous sommes tous concernés.
Ainsi, seul Microsoft possède la capacité de changer cette situation. En attendant, l'avenir des utilisateurs de Windows 10 semble dans le flou.
Source : "Keep putting pressure on Microsoft"
Et vous ?
Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
Quel est votre avis sur le sujet ?
Voir aussi :
La FSF avertit que Windows 11 prive les utilisateurs de leur liberté et de leur autonomie numérique, en raison des exigences matérielles strictes du nouvel OS
Microsoft autorise désormais l'utilisation de Windows 11 sur des PC anciens et incompatibles, quelques jours seulement après avoir déclaré que TPM 2.0 est une « norme non négociable pour l'avenir de Windows »
La part de marché de Windows 11 baisse à nouveau, celle de Windows 10 augmente, Windows 10 reste la version dominante de Microsoft, avec une part de marché de 62,73 %
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ESET recommande d'installer Linux si votre PC ne prend pas en charge la mise à jour Windows 10 vers Windows 11, car continuer à utiliser le système d'exploitation sortant rend vulnérables les ordinateurs.
Avec la fin prochaine du support de Windows 10, l'ESET incite les utilisateurs à passer le plus rapidement possible à Windows 11. Pour les machines plus anciennes qui ne peuvent pas prendre en charge Windows 11, l'ESET préconise de passer un autre système d'exploitation, notamment Linux.
Depuis l'annonce de Windows 11, Microsoft a communiqué que TPM 2.0 est nécessaire pour pouvoir installer ou mettre à jour vers cette version du système d'exploitation. Microsoft définit le TPM comme une puce dédiée ou un micrologiciel permettant une sécurité au niveau du matériel. Mais la FSF (Free Software Foundation) conteste cette décision de Microsoft. Greg Farough de FSF a notamment déclaré qu'il faut continuer "à mettre la pression sur Microsoft", "soit en passant à GNU/Linux, en évitant les nouvelles versions de leurs logiciels, ou par des actions aussi simples que de retirer vos projets de Microsoft GitHub".
Récemment, c'est l'ESET en Allemagne qui a donné son avis sur la fin prochaine du support de Windows 10 et sur la façon dont cela va affecter environ 65% ou approximativement 32 millions de PC dans ce pays. L'entreprise de sécurité a exprimé son inquiétude à ce sujet, car la grande majorité des propriétaires d'ordinateurs de bureau utilisent encore l'OS sortant (Windows 10), ce qui les rendra vulnérables.
Elle a mentionné la politique de prix coûteuse du support étendu payant de Microsoft pour Windows 10 via son programme Extended Security Updates (ESU). L'ESET a également partagé des conseils de sécurité généraux et recommande à la mise à niveau vers Windows 11, mais ajoute également que les utilisateurs de matériel plus ancien non pris en charge pourraient également essayer Linux.
Voici les recommandations de l'ESET :
Source : ESET AllemagneUn fiasco de la sécurité ? 32 millions d'ordinateurs en Allemagne fonctionnent encore sous Windows 10
L'Allemagne sera-t-elle confrontée à un désastre de sécurité dans quelques mois ? 32 millions d'ordinateurs Windows fonctionnent encore sous le système d'exploitation Windows 10 en Allemagne, ce qui représente environ 65 pour cent de tous les appareils dans les foyers allemands. La fin du support pour ce système vieux de bientôt dix ans est annoncée pour le 14 octobre 2025. Le nouveau Windows 11 fonctionne actuellement sur environ 33 % des appareils (16,5 millions d'appareils). Par ailleurs, il reste encore plus d'un million de dinosaures Windows qui fonctionnent sous Windows 8.1, 8, 7 ou même XP.
"Il est minuit moins cinq pour éviter un fiasco de la sécurité en 2025. Nous conseillons vivement à tous les utilisateurs de ne pas attendre le mois d'octobre, mais de passer immédiatement à Windows 11 ou de choisir un autre système d'exploitation si leur appareil ne peut pas être mis à jour vers le dernier système d'exploitation Windows. Sinon, les utilisateurs s'exposent à des risques de sécurité considérables et se rendent vulnérables aux cyber-attaques dangereuses et aux pertes de données, explique l'expert en sécurité informatique Thorsten Urbanski d'ESET.
"Les entreprises devraient planifier la transition à temps. Une prolongation du support est coûteuse. Laisser les appareils continuer à fonctionner est une négligence grossière. Ce sont justement ces systèmes obsolètes qui sont plus vulnérables aux cyber-attaques. Dans le pire des cas, ces ordinateurs sont le point de départ de pertes de données, d'attaques d'espionnage et de ransomware. En cas de sinistre, les assurances peuvent même refuser de les régler parce que l'état de la technique n'a pas été respecté."
Une situation plus dangereuse que lors de la fin de Windows 7
"La situation est plus dangereuse que lors de la fin du support de Windows 7 début 2020, poursuit Urbanski. Avant même la date officielle, seuls environ 20 % des utilisateurs utilisaient encore Windows 7 fin 2019, et plus de 70 % utilisaient déjà le nouveau Windows 10. La situation actuelle est dangereuse. Les cybercriminels connaissent très bien ces chiffres et n'attendent que le jour de la fin du support.
La majorité mise sur Windows 10
Environ 65 pour cent de tous les utilisateurs en Allemagne ont installé Windows 10 sur leur ordinateur. En chiffres absolus, cela représente environ 32 millions d'ordinateurs. En Autriche (63 pour cent) et en Suisse (56 pour cent) également, la majorité des utilisateurs misent encore sur le système d'exploitation en fin de vie. Au total, cela représente plus de 35 millions d'appareils pour l'ensemble de la zone DACH.
Actuellement, Microsoft publie encore régulièrement des mises à jour de sécurité pour Windows 10, mais cela prendra fin le 14 octobre 2025. Les nouvelles failles de sécurité découvertes ne seront plus comblées. Cela rend les appareils plus vulnérables aux logiciels malveillants et aux cyber-attaques. Sans mises à jour, il est plus facile pour les criminels de s'emparer de données sensibles telles que les coordonnées bancaires ou les mots de passe.
Les entreprises devraient également réagir
Microsoft a déjà annoncé qu'il y aurait un support étendu et payant pour Windows 10. La nouveauté est que les utilisateurs privés peuvent également acheter ce service. Les coûts sont toutefois élevés et doublent à chaque année d'utilisation. Dans le secteur des entreprises également, les systèmes obsolètes sont justement une cible principale pour les cybercriminels. C'est pourquoi les responsables devraient planifier suffisamment tôt le changement.
Les appareils dont les logiciels ne sont plus pris en charge sont plus vulnérables aux attaques. Outre les dangers tels que la perte de données, les attaques d'espionnage ainsi que les ransomwares coûteux, des problèmes de compatibilité avec les logiciels et le matériel modernes menacent également, ce qui nuit à la productivité. Les entreprises risquent également d'enfreindre les dispositions en vigueur en matière de protection des données, ce qui peut entraîner des conséquences juridiques et une perte de confiance de la part des clients.
Conseils de sécurité des experts ESET
- Mettre à jour Windows : Utilisez toujours la dernière version de Windows, même si la transition est difficile au début. Les anciennes versions comme Windows 7 ou XP représentent un risque de sécurité élevé et devraient être remplacées d'urgence. Le passage de Windows 10 devrait également être déjà planifié. ESET recommande de passer le plus rapidement possible à Windows 11. Alternativement, une distribution Linux peut être une bonne option, surtout pour le matériel ancien.
- Installer des mises à jour régulières: Maintenez toujours à jour non seulement le système d'exploitation, mais aussi le micrologiciel de l'appareil et tous les programmes installés. Activez si possible la fonction de mise à jour automatique. Vérifiez régulièrement si de nouvelles mises à jour sont disponibles.
- Utiliser un logiciel de sécurité : Un logiciel de sécurité Internet moderne est indispensable. Celui-ci doit contrôler les e-mails, les pages web, les supports amovibles tels que les clés USB, la mémoire vive et les interfaces réseau pour détecter les logiciels malveillants. Un bloqueur d'exploits est important pour offrir une protection lorsqu'aucune mise à jour n'est encore disponible pour une faille de sécurité. Choisissez des solutions qui présentent également un niveau de protection basé sur le cloud. Cela permet de lutter contre les menaces encore inconnues.
- Minimiser les droits d'administration : Travaillez au quotidien avec des droits d'utilisateur limités. N'utilisez les droits d'administration que lorsque c'est absolument nécessaire.
- Sauvegardes régulières : sauvegardez régulièrement vos données sur des supports de stockage externes ou dans un cloud sécurisé afin d'être prêt en cas d'attaque ou de panne du système.
Et vous ?
Pensez-vous que ces recommandations sont crédibles ou pertinentes ?
Quel est votre avis sur le sujet ?
Voir aussi :
Windows 10 : Microsoft annonce la fin du support de son OS lancé en 2015 pour le 14 octobre 2025. De quelles options disposent les entreprises et les particuliers ? Quels en sont les coûts ?
Microsoft autorise désormais l'utilisation de Windows 11 sur des PC anciens et incompatibles, quelques jours seulement après avoir déclaré que TPM 2.0 est une « norme non négociable pour l'avenir de Windows »
Windows 11 perd des utilisateurs : Voici quatre raisons pour lesquelles ces derniers retournent vers Windows 10 ou envisagent même de migrer de façon totale vers Linux
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C'est un peu alarmiste comme discours non ? Je suis moi-même sous WIN10 sur ma bécane de gaming chez moi et j'envisage la transition vers Zorin OS pour avoir un linux user friendly. je l'utilise depuis presque un an sur mon pc portable de bidouille/programmation (de noobIl est minuit moins cinq pour éviter un fiasco de la sécurité en 2025) et c'est quand même pas mal du tout. Mais j'ai peur pour la compatibilité avec certains jeux. Et de toute façon la sécurité avec ou sans Win11 c'est déjà plus ou moins un fiasco quand on lit certaine news...
Que les parcs de PC d'entreprises doivent être mis à l'abri je le conçois, mais la faire peur dans les chaumières je ne sais pas, il est vraiment possible d'exploiter massivement ces failles (qu'on ne connait pas encore si je ne m'abuse, mais qui doivent bien exister, bien au chaud). Je me dit souvent que nos PC maison sont pas vraiment des cibles prioritaires, à part pour être infesté par un botnet et rejoindre l'armée de zombie. Mais bon je veux aussi que mes mots de passes soient en sécurité, comme mon identité en ligne...
Beaucoup de peut-être sont nécessaires pour pouvoir répondre j'imagine...
Des pays comme l'inde doivent entièrement tourner avec des OS non patchés et piraté mais c'est pas pour autant que je lis des choses catastrophique à ce sujet.
De toute façon je me coltine déjà WIN11 au travail c'est hors de question qu'il rentre chez moi !
Le seul problème de sécurité qui est commun à tout ce que tu peux lire est l'utilisateur.Envoyé par Jules34
Un virus n'arrive pas par miracle dans ton ordinateur, mais bien d'une manipulation que l'utilisateur à faite.
Par exemple, cliquer sur une pièce jointe d'un courriel dont tu ne connaissais pas l'origine.
Dans ce cas, ne réponds pas à des messages surtout quand il y a une pièce jointe sur laquelle il faut cliquer.
Ou encore, installer une application qui est contaminée, même sur un sote officiel, mais ça, tu ne peux pas le savoir à l'avance.
Après, pour rendre inopérant le virus, l'anti-virus ne sert à rien.
La seule sécurité que j'utilise est le pare-feu de Windows que j'au dû configurer pour bloquer les flux entrant & sortant et bien sûr créer des règles pour continuer à utiliser les applications.
Je fais régulièrement un nettoyage de mon Windows en utilisant les outils de Nicolas Coolman.
Le seul problème que j'ai rencontré a été l'installation de ccleaner qui a été contaminé par un virus et qui fut rendu inactive par le pare-feu de Windows.
Je crois surtout qu'à cause de la puce TPM 2.0, Windows a créé une faille de sécurité mondiale. Pourquoi ?Envoyé par Jules34
Parce que Microsoft croyait que les utilisateurs allaient changer leur ordinateur afin de migrer vers Windows 11.
Et quelle ne fut pas la surprise de constater que 10 mois afin la date fatidique (octobre 2025), il y a 2 utilisateurs sur 3 encore sous Windows 10.
Dans l'impossibilité de migrer vers Windows 11, l'utilisteur n'a que deux choix, soit continuer sous windows 10, soit migrer vers Linux.
Il faudra vivement remercier Microsoft si nous avons une faille d'ampleur mondial sur Windows comme ce fut le cas avec le virus WannaCrypt.









Bonsoir
Suite au sondage, je n'attendais rien de Windows 11, il faut dire que je ne suis pas déçu, pour moi cela restera toujours Windaube.
J'ai compris dès le départ, que Windows servirait à épuiser le Hardware, pour faire de de nos ordinateurs un formidable business.
Si les puces TPM sont destinées à être obsolètes, alors il faut faire en sorte qu'on puisse changer ou faire changer cette puce sur la carte mère, ou bien produire des puces TPM sous forme de dongles. Apparemment, ces derniers existent mais d'après les commentaires, ça n'a pas l'air de marcher. On ne peut pas nous gonfler tous les jours avec le "développement durable", l'économie des ressources, la protection de la planète, et tout ce bullshit si c'est pour nous forcer à jeter du matos en parfait état de marche parce qu'on ne peut rien upgrader.









Quand on constate que sur une formation Messagerie, la société de formation comme le client est plus intéressé par la mise en couleur des messages que par les bonnes pratiques face aux mails on peut se dire qu'utiliser Windows 11 au lieu du 10 ne va pas changer grand chose.
Tellement vrai. Et plein de PC resteront sur Windows 10.Quand on constate que sur une formation Messagerie, la société de formation comme le client est plus intéressé par la mise en couleur des messages que par les bonnes pratiques face aux mails on peut se dire qu'utiliser Windows 11 au lieu du 10 ne va pas changer grand chose.
Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation
Aucun problème pour installer la sauvegarde sur le nouveau disque du nouvelle ordinateur, mais certainement un problème pour l'utiliser.Envoyé par Chrtophe
Je ne sais pas comment récupérer les anciennes clefs et je ne sais pas comment les introduire dans le nouvel ordinateur.
Ce qui m'oblige d'utiliser Windows préinstallé sur ce nouvel ordinateur et de réinstaller toutes mes application.
Où est l'intérêt de la sauvegarde ?
Microsoft aimerait vraiment que vous remplaciez vos anciens PC sous Windows 10 cette année,
s'appuyant sur la carotte des « nouvelles fonctionnalités » et le bâton de la « fin des mises à jour pour votre ancien PC »
Pour Yusuf Mehdi, vice-président exécutif de Microsoft et directeur du marketing grand public, « le moment est venu d'opter pour un nouvel ordinateur sous Windows 11 ». En 2025, Microsoft s'engage à mettre en avant le renouvellement des PC sous Windows 11, combinant une approche incitative et coercitive pour encourager les utilisateurs à abandonner Windows 10. Cette stratégie, qui pourrait s’apparenter à une volonté d’accélérer le cycle d’obsolescence des équipements, soulève des questions cruciales sur les motivations de Microsoft et sur l’impact de telles décisions sur les consommateurs, les entreprises et l’environnement.
En janvier dernier, lors du salon CES, Yusuf Mehdi, vice-président exécutif de Microsoft et directeur du marketing grand public, a déclaré que 2024 serait « l'année du PC IA ».
En mai, Microsoft a présenté une nouvelle catégorie d'ordinateurs personnels dotés de fonctions d'intelligence artificielle, alors qu'elle s'efforçait d'intégrer cette technologie émergente dans ses produits et de concurrencer Alphabet et Apple. Les PC Copilot+ représentent la vision de Microsoft d'un matériel Windows phare axé sur l'IA. Ils intègrent tous des puces dédiées, appelées NPU, qui alimentent des expériences d'IA telles que Recall. Ils sont également dotés d'une mémoire vive de 16 Go au minimum, associée à un disque dur SSD.
Pour « encourager » les utilisateurs à se tourner vers de nouveaux PC, Microsoft a entrepris de sévir contre les personnes qui ne respectent pas la configuration requise pour Windows 11 en bloquant une méthode utilisée pour contourner les exigences du système. Puis, en décembre, Microsoft a autorisé l'utilisation de Windows 11 sur des PC anciens et incompatibles quelques jours seulement après avoir déclaré que TPM 2.0 est une « norme non négociable pour l'avenir de Windows »
La veille du lancement du CES 2025, Microsoft a poursuit ses efforts pour que les utilisateurs adoptent son nouveau paradigme logiciel, en déclarant 2025 « l'année du rafraîchissement des PC sous Windows 11 » et en rappelant à tous que la date de fin de support de Windows 10 est toute proche. Cette déclaration a été faite par Yusuf Mehdi, qui a mis l'accent sur les nouvelles fonctionnalités d'intelligence artificielle qui accompagnent la mise à jour des exigences matérielles de l'OS et sur la façon dont ces spécifications renforcent la sécurité :
« On se souviendra de 2024 comme d'une année transformatrice où de nombreuses personnes ont expérimenté les avantages uniques de l'IA dans des applications pratiques, repoussant les limites de ce qui est possible sur un PC Windows au travail, à l'école et à la maison. Qu'il s'agisse d'accéder rapidement à Copilot directement depuis votre clavier grâce à la touche Copilot, de résumer une réunion avec Copilot dans Teams, de créer un document en quelques mots avec Copilot dans Microsoft 365, ou de simplifier la recherche avec Windows Search1 amélioré, l'IA révolutionne la façon dont nous utilisons les PC aujourd'hui et à l'avenir. Et le meilleur moyen, le plus sûr et le plus performant, de profiter des avantages de l'IA aujourd'hui et à l'avenir, c'est d'utiliser un nouveau PC Windows 11.
« En nous appuyant sur Windows 11, notre version la plus sécurisée de Windows, nous avons introduit une nouvelle catégorie de PC : les PC Copilot+. Ces PC sont les plus rapides, les plus intelligents et les plus sécurisés des PC Windows jamais construits. Avec ce lancement, nous avons franchi une étape importante de notre parcours, en étendant la puissance de l'IA du nuage à votre PC, et en apportant des innovations passionnantes à nos clients et à l'industrie. Cette étape de l'IA sur PC a été accueillie avec enthousiasme par les clients et devrait se poursuivre en 2025 ».
La carotte des « nouvelles fonctionnalités »
Microsoft met en avant l'ajout de nouvelles fonctionnalités sur Windows 11 pour convaincre les utilisateurs de franchir le pas. L’argument central repose sur l’innovation et l’amélioration de l’expérience utilisateur : un design modernisé, une meilleure prise en charge des technologies récentes, et une sécurité accrue. Ces promesses, bien qu’attrayantes sur le papier, ne sont pas nécessairement révolutionnaires pour justifier un remplacement massif de matériel.
La stratégie de Microsoft repose sur un double enjeu. D’une part, convaincre les particuliers et les entreprises que leurs systèmes actuels sont obsolètes, et d’autre part, insister sur le potentiel d’un environnement informatique plus performant. Toutefois, beaucoup pourraient se demander si ces « nouvelles fonctionnalités » ne sont pas, en réalité, des évolutions marginales déguisées en avancées majeures. Les utilisateurs exigeants et les entreprises, souvent soucieux de la stabilité et de la compatibilité, pourraient ne pas se laisser convaincre par des fonctionnalités qu’ils jugent secondaires.
Yusuf Mehd a vanté les mérites de Windows 11 comme « le meilleur moyen, le plus sûr et le plus performant de tirer parti des avantages de l'IA aujourd'hui et à l'avenir ». Mehdi ajoute :
Le bâton des « fin de mises à jour »Toutes les innovations qui arrivent sur les nouveaux PC Windows 11 arrivent à un moment important. Nous avons récemment confirmé qu'après 10 ans de mises à jour et de support, Windows 10 atteindra la fin de son cycle de vie le 14 octobre 2025. Après cette date, les PC sous Windows 10 ne recevront plus de mises à jour de sécurité ou de fonctionnalités, et notre objectif est d'aider les clients à rester protégés en passant à de nouveaux PC modernes fonctionnant sous Windows 11. Que l'ordinateur actuel ait besoin d'être rafraîchi ou qu'il présente des vulnérabilités de sécurité nécessitant la dernière protection matérielle, le moment est venu d'opter pour un nouvel ordinateur sous Windows 11.
Le deuxième levier, plus controversé, est l’arrêt des mises à jour de sécurité pour Windows 10, prévu en octobre 2025. Ce choix contraint, en réalité, de nombreux utilisateurs à migrer vers Windows 11, sous peine de laisser leurs systèmes vulnérables aux cyberattaques. Cette méthode coercitive est un levier classique de l’industrie technologique, mais elle soulève des critiques légitimes sur l'éthique d’un tel modèle.
« Après cette date, les PC sous Windows 10 ne recevront plus de mises à jour de sécurité ou de fonctionnalités, et notre objectif est d'aider les clients à rester protégés en passant à de nouveaux PC modernes fonctionnant sous Windows 11. Que le PC actuel ait besoin d'être rafraîchi ou qu'il présente des vulnérabilités de sécurité nécessitant la dernière protection matérielle, c'est le moment d'opter pour un nouveau PC sous Windows 11. »
Pour beaucoup, la fin du support de Windows 10 apparaît comme une manière déguisée d’imposer une consommation forcée. Les utilisateurs, en particulier ceux possédant des machines incompatibles avec Windows 11, se retrouvent face à un dilemme : investir dans un nouveau PC ou rester avec un système non sécurisé. Cette logique pourrait être perçue comme un mépris des besoins réels des consommateurs, notamment ceux qui utilisent leur matériel pour des tâches basiques ou qui n’ont pas les moyens financiers de suivre le rythme des mises à jour imposées.
Une stratégie économique sous-jacente
Il est évident que cette annonce s'inscrit dans une logique commerciale. En incitant les consommateurs à renouveler leurs appareils, Microsoft profite à la fois de la vente de licences Windows 11 et de la stimulation du marché du hardware, qui bénéficie aux fabricants de PC. La pression exercée sur les utilisateurs est donc autant un choix stratégique qu’un moyen de répondre à des impératifs économiques, notamment dans un contexte où le marché des ordinateurs personnels connaît un ralentissement.
Cependant, cette dynamique soulève une question fondamentale : dans quelle mesure Microsoft privilégie-t-il ses intérêts financiers au détriment des besoins réels de ses utilisateurs ? La transition forcée pourrait bien alimenter un sentiment de méfiance envers l’entreprise, en particulier chez les consommateurs qui se sentent piégés dans un cycle sans fin de dépenses et de renouvellement matériel.
L'impact environnemental : une problématique ignorée
L'un des aspects les plus préoccupants de cette campagne est l’impact écologique. Encourager le renouvellement massif des PC contribue à l’aggravation des problèmes de déchets électroniques, une problématique mondiale de plus en plus urgente. De nombreux appareils fonctionnels risquent de finir prématurément dans des décharges, accentuant la pression sur les ressources naturelles et augmentant les émissions de carbone liées à la production de nouveaux équipements.
Microsoft, en tant que géant technologique, pourrait jouer un rôle clé dans la promotion d’une informatique plus durable. Malheureusement, cette stratégie semble privilégier les bénéfices à court terme au détriment d’une approche responsable. La mise en place de programmes de mise à jour logicielle pour les anciens matériels ou d’initiatives de recyclage plus ambitieuses aurait été un signe fort de leur engagement environnemental.
Une rupture avec les besoins réels des utilisateurs
Enfin, cette initiative met en lumière un décalage croissant entre les objectifs des grandes entreprises technologiques et les attentes des utilisateurs. Beaucoup de consommateurs souhaitent conserver leurs équipements aussi longtemps que possible, tant qu’ils répondent à leurs besoins. La course à l’innovation, imposée par des géants comme Microsoft, semble de plus en plus déconnectée des priorités des utilisateurs, qui recherchent avant tout fiabilité, sécurité et simplicité.
Conclusion
En déclarant 2025 « l’année du renouvellement des PC sous Windows 11 », Microsoft mise sur une combinaison d’incitations et de pressions pour pousser les utilisateurs à adopter son dernier système d’exploitation. Si cette stratégie pourrait se révéler efficace à court terme, elle comporte des risques importants, notamment en termes d’image de marque, d’impact environnemental et de satisfaction des consommateurs. À une époque où la durabilité et la transparence sont des attentes croissantes, il serait judicieux pour Microsoft de repenser son approche, en s’alignant davantage sur les préoccupations de ses utilisateurs et de la planète.
Source : Microsoft
Et vous ?
Les nouvelles fonctionnalités de Windows 11 justifient-elles réellement le renouvellement des PC ou s’agit-il d’une stratégie marketing avant tout ?
Quelle est la réelle valeur ajoutée de Windows 11 par rapport à Windows 10 pour un utilisateur moyen ?
Les utilisateurs sont-ils aujourd'hui prêts à suivre le rythme imposé par les grandes entreprises technologiques en termes de renouvellement matériel ?
Quels profils d’utilisateurs (particuliers, entreprises, etc.) seront les plus impactés par cette transition ?
Existe-t-il des solutions pour prolonger la vie des PC existants tout en répondant aux exigences de sécurité et de performance ?
Microsoft pourrait-il proposer un système d’exploitation "allégé" pour les PC non compatibles avec Windows 11 ?
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