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Etudes Discussion :

France : la première session de l’agrégation externe d’informatique se tiendra en 2022


Sujet :

Etudes

Vue hybride

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  1. #1
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut Une décision stupide comme sait si bien en prendre l'E.N
    Il existe déjà plusieurs concours pour devenir professeur d'informatique, quel est l'intérêt d'en rajouter un autre ? Actuellement, j'ai le choix entre le CAPET économie et gestion option D (informatique et systèmes d’information), l'agrégation assimilée (économie et gestion option systèmes d’information), le CAPET SII option ingénierie informatique, et peut-être d’autres concours (je suppose qu'il doit y avoir une option dans le CAPES de technologie, vu que j'ai eu à enseigner l'informatique avec Scratch dans mes classes de 6ème-5ème durant mon contrat de prof de techno). Et le pire, c'est que chaque concours a ses propres filières attribuées. Par exemple, les Terminales STMG option SIG sont réservées au professeurs titulaires du CAPET économie et gestion, alors que l'option S SI est destinée au CAPET SII option ingénierie informatique (sauf les contractuels : j'ai juste eu besoin d'un diplôme en informatique pour y enseigner). Et cela peut donner quelques problèmes lors des affectations et des remplacements...

    Tout cela pour dire qu'on a déjà un vivier de professeurs d'informatique compétents, et beaucoup plus de filières et de concours que nécessaire pour une même matière. A quoi bon en rajouter une couche alors qu'il faudrait déjà fusionner les filières et concours existants pour être plus efficace ?

    Et puis l'utilité d'un CAPES pour une matière enseignée dans quelques filières éparses, qui n'est même pas une matière générale et n'a pas vocation à en être une, c'est juste n'importe quoi...

  2. #2
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    On peut au moins apprécier que ce gouvernement prend en considération le numérique.

  3. #3
    Membre très actif Avatar de supergeoffrey
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz
    Qu’en pensez-vous ?
    ça répond au demande des SSII qui ont du mal à recruter.
    Avoir des gens moins qualifiés, qui peuvent répondre à des besoin économique.
    ça va dans le bon sens.

    Ce CAPES est-il nécessaire ?
    Oui, il faut sensibiliser plus la jeunesse à l'infortique.
    Par contre niveau recrutement ça craint. Un concours pour un domaine industriel qui évolue tous les jours.
    Je craint que des professeurs sortant de fac soient vite dépassé.
    Selon les premières estimations, 1500 postes seraient nécessaires, couverts dans un premier temps par "des professeurs qui suivent des formations continues".
    Il faut de vrai professionnel de l'informatique pour parler d'informatique.
    De nouvelles technologies apparaissent tous les jours.
    çela me fait très peur, les gens ne seront pas compétant, il auront la pédagogie mais mais pas le savoir.

    Citation Envoyé par Patrick Ruiz
    L’enseignement de l’informatique vous tente-t-il ?
    Il y a un fort risque de perte de salaire d'environ 10 à 20% donc ça refroidit rapidement.
    +100% de congés, ça c'est motivant.
    Après pourquoi pas à mi-temps, je ne voudrais pas enseigner une matière ou je suis loin de la réalité. Mais je connais peu de fonctionnaire à mi-temps.

  4. #4
    Invité
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    Citation Envoyé par supergeoffrey Voir le message
    Par contre niveau recrutement ça craint. Un concours pour un domaine industriel qui évolue tous les jours.
    Je craint que des professeurs sortant de fac soient vite dépassé.
    çela me fait très peur, les gens ne seront pas compétant, il auront la pédagogie mais mais pas le savoir.
    Je pense que s'il s'agit d'un enseignement en lycée, le but sera plutôt de poser les bases théoriques que d'aborder les technos dont ont besoin les industriels et autres ESN à l'instant T.

  5. #5
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    C'est plutôt une bonne nouvelle que l'informatique soit enfin reconnue comme une matière, d'autant plus que c'est LE secteur qui recrute ET où il y a plus de postes que de candidats. Il n'y a qu'à voir les problèmes de recrutement rencontrés. On manque clairement de développeurs notamment.
    Mon inquiétude majeure par rapport à cette création concerne le profil des enseignants recrutés. S'il s'agit d'un CAPES squatté par les profs de maths et physiques lassés par leurs enseignements récurrents, ça risque d'être une catastrophe pour beaucoup d'élèves. En effet, trop de profs de math/physique n'ont aucune idée du monde professionnel et considèrent que l'informatique se réduit à la résolution d'algorithmes complexes. Ils ne savent pas faire autre chose. Je donne toujours l'exemple de mon fils, en terminale S qui prend l'option ISN parce que je lui dis qu'il va faire des choses sympa. Premier cours : le prof a distribué sur papier le programme de la tour de babel en JS récursif .... le pied ... Il fallait tout saisir ! le reste de l'année a été à l'avenant. Et ce n'est pas un cas isolé. résultat des courses, personne n'a rien appris et tout le monde a trouvé l'informatique pénible !
    Il faut savoir qu'il existe déjà en France des professeurs d'informatique. Il s'agit notamment des professeurs d'économie-gestion (OUI OUI) OPTION Informatique (CAPET Economie gestion option D). Ceux-là enseignent en général en BTS SIO. Ceux-là connaissent l'environnement professionnel et enseignent la POO, les frameworks, les systèmes, le réseau... . Il existe l'équivalent dans le secteur industriel.
    Mon message est de dire que ces professeurs là DOIVENT être concernés par ce CAPES. Et qu'il serait bien que ce CAPES couvre l'ensemble des métiers de l'informatique et non pas seulement l'algorithmique fondamentale. Il pourrait y avoir des options, celles qui attireraient la majorité des élèves vers le développement web et mobile, la cyber, ... Tout ca que les professeurs d'enseignement général ne connaissent pas dans leur grande majorité et qui intéressent les jeunes.
    Merci de transmettre.

  6. #6
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    Bravo! Près de 50 ans après les débuts de l'informatique grand public, on ne peut pas dire que la France fait figure de précurseur....

  7. #7
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    Avatar de Escapetiger
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    Citation Envoyé par St-Jean Voir le message
    Bravo! Près de 50 ans après les débuts de l'informatique grand public, on ne peut pas dire que la France fait figure de précurseur....
    Oui c'est vrai mais ça avance (avec le temps propre aux institutions ...) comme pour l'entrée de la discipline au Collège de France en 2009 sous le professorat de Gérard Berry :

    L’informatique s’installe au Collège de France | binaire - L'informatique : la science au coeur du numérique - blogs - lemonde.fr
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  8. #8
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    Le capes d’info est destiné au lycée plutôt qu’au collège (là, ce sont les profs de maths et de techno qui s’y collent)... pour ceux que ça intéresse, le programme est disponible ici, pour la classe de première : http://cache.media.education.gouv.fr..._G_1025412.pdf
    Pour la terminale, pas encore de programme proposé actuellement.
    Personnellement, je trouve le programme plutôt ambitieux (performances d’algo de tris prevus en term !), et il vaut mieux que ce soient des profs compétents ( et formés plus de deux jours) qui gérent la matière plutôt que des profs de maths ou de physique (je suis prof de maths), effectivement très loin du monde de l’entreprise et des dernières technos en vogue!

  9. #9
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    Par défaut Encore de la communication !
    Créer un capes ou une agrégation d'informatique pourquoi pas. Néanmoins le problème principal n'est pas là, je résume quelques éléments :
    1 - Faire de l'informatique nécessite d'avoir des bases mathématiques qui sont justement devenue une option pour le bac. Il sera donc nécessaire pour nos futurs étudiants de faire une mise à niveau en mathématiques.
    2 - Les évolution de programme consiste actuellement à supprimer des volumes horaires de formations (on passe de 600h de formation en licence à moins de 500 !), avec des heures hors discipline. Un choix uniquement économique
    3 - Une belle annonce du gouvernement pour l'informatique, mais les fonds de recherche sont dirigés vers les entreprises et non vers les laboratoires de recherche, les budgets des universités diminuent, les recrutements d'enseignant sont gelés, ...
    4 - Contacté pour réaliser la formation des futurs enseignants pour l'option informatique intervenant en lycée, aucune organisation (janvier 2019) n'est à ce jour mise en place, pour former des collègues qui n'ont pas encore été définis (choix de volontaires ou imposé ?), par des enseignants qui devront assurer ce travail en plus des surcharges existantes pendant leurs vacances.
    Il ne s'agit pas d'une élucubration personnelle mais du ressenti de nombre de collègues intervenant dans les formations universitaires d'informatique.
    PS : Les vacances des enseignants (sujet récurrent) pourraient également être un sujet à part entière (Voir décret de 1950 : les enseignant cotisent pour leur vacances). Je passe une bonne partie des miennes à préparer les cours, corriger les copies ou en autoformation.

  10. #10
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    France : un CAPES d'informatique verra le jour en 2020
    Et sera suivi du lancement d’une agrégation dans le même domaine
    Oh oh, l'éducation nationale a vraiment 20 ans de retard.

    Citation Envoyé par diabolos29 Voir le message
    Je pense que s'il s'agit d'un enseignement en lycée, le but sera plutôt de poser les bases théoriques que d'aborder les technos dont ont besoin les industriels et autres ESN à l'instant T.
    Vrai ! Et c'est ça le problème.
    Quelqu'un qui travaille dans l'informatique , c'est quelqu’un de potentiellement motivé et ambitieux dans les projets sur lesquels il travaille , quelqu'un qui aime apprendre, évoluer et progresser, qui aime utiliser divers outils/technos les plus en vue .
    Vous vous imaginez cette personne détentrice d'un BAC+5 en informatique devoir répéter chaque année des notions élémentaires. Répéter sans arrêt des choses, c'est chiant, mais si en plus, ce sont des choses d'un niveau très basique, ça l'est encore plus. Je sais de quoi je parle puisque j'ai été prof de maths une quinzaine d'années. C'est réellement intellectuellement nocif pour l'esprit et pour la motivation au travail. Je dirais même que ça casse le moral. Sur le long terme, comme tu n'évolues plus, tu ne prends plus goût à ce que tu fais, il n'y a plus de nouveautés dans ton quotidien. C'est absolument lobotomisant !
    Comme dit dans cette citation, tous les outils utilisés en entreprise (comme les gestionnaires de sources, d'automatisation et de production, les nombreux frameworks/bibliothèques de développement, les outils de gestion et d’administration de bases de données, les ETL, les ESB, etc.) ne seront sûrement jamais étudiés. S'ils étaient ne serait-ce qu'évoqués , ils pourraient pourtant titiller la curiosité des élèves, source d'un parcours d'études et pourquoi pas d'un parcours professionnel réussis.
    En outre, travailler avec des gamins plus ou moins surexcités, ce n'est pas donné à tout le monde. Etre pédagogue ne suffit pas.
    Et enfin, pensons un peu à l'avenir : 10 ou 15 ans à être prof d'informatique en lycée et après ??? Après, si tu en as ras-le-bol de ce métier et que tu veux faire autre chose... Et bien, en informatique, tu ne seras plus bon à rien pour une boîte du privé ! Tu seras une antiquité, un dinosaure, mais tu auras aussi l'étiquette du fonctionnaire collée au front . Les fonctionnaires sont très très mal perçus dans le monde du privé.

    Citation Envoyé par bergi Voir le message
    Ddébut de carrière prof : 1 857 € net
    30 ans de carrière : entre 2545 € net et 3030 € net.
    Faux !
    J'aurais vraiment aimé toucher 1 857 € net en début de carrière. En même temps, à mon époque, une licence suffisait.
    En fait, lorsque tu parles de net, c'est... du brut !
    Référence officielle à l'appui :
    https://www.emploi-collectivites.fr/...ile/0/5575.htm
    Je sais, ça fait mal. Mais ça fait mal uniquement si tu fais le choix d'y aller.
    Imaginez, un BAC+5 en informatique accepté d'être payé environ 1 470 € net par mois (le 1 857 € brut), sans parler des conditions de travail évoquées précédemment.


    Citation Envoyé par bergi Voir le message
    Ca va faire comme les profs de Math, pénurie ou prof qui n'ont pas le niveau car le privé est financièrement bien plus intéressant.
    Vrai !



    Citation Envoyé par DuyBinh Voir le message
    T'as oublié quelques points de comparaison

    1. Prof = sécurité de l'emploi et aucune baisse de salaire, rien ne dit que le marché de l'IT ne pourrait pas se retourner
    2. Les vacances + avantages incomparables entre un grouillot de SSII et un prof
    3. Ramené au taux horaire donc (et sans parler du boost si tu go heures sup et des primes dans les déserts scolaires)), c'est largement équivalent voir meilleur entre grouillot SSII de province et prof surtout en province.
    Ca, c'est sur le papier. Le quotidien, le vivant, c'est tout autre chose . Voir ci-dessous aussi.

    Citation Envoyé par watchinofoye Voir le message
    J'aimerais bien avoir des retours pour me faire une idée.
    De simples recherches Google/Facebook/Youtube répondront à tes attentes : souffrance prof, prof dépression, quitter l'enseignement, quitter éducation nationale, etc.


    Dans ces conditions, l'enseignement de l'informatique dans le secondaire ne sera ni motivant ni de qualité.
    Avis aux courageux ou désespérés du privé donc.

  11. #11
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    Citation Envoyé par siro75 Voir le message
    ...
    La vérité c'est que prof, ça dépend vraiment de où tu bosses.

    Ce n'est pas du tout le même métiers dans une banlieue en REP / REP+ qu'au Lycée Henri IV ou à Neuilly-Sur-Seine.

    Prof en REP/REP+ = Flic / Gardiens de zoo / Assistant social (et je n’exagère même pas)
    -> BEP/CAP est la seule voix, où ils s'arrêtent à 16ans, même le brevet des collèges est une épreuve.

    Prof dans une ville "pauvre" = Éducateur : Apprendre la civilité, à écrire correctement, à gérer, à être autonome (quelque soit la matière d'ailleurs, les élèves sont majoritairement nuls même sur les bases de la vie en société)
    -> Certains vont s'en sortir, mais clairement pas la majorité, ça part en BAC pro/Licence pro

    Prof dans une ville "standards" = Moitié enseignant / Moitié éducateur : Faut savoir casser/dégager les "leaders" qui perturbent le cours, certaines classes sont bien, d'autres moins, d'autres horribles.
    -> Mon dieu le BAC c'est dur quand même, mais on y arrive et c'est assez diversifié.

    Prof dans une ville/établissement "riches" : Enseignant (Les parents apprenant aux enfants le volé "éducation social", les profs pouvant donc enseigner (apprendre des connaissances) et les élèves en difficulté se prennent des cours du soir par les parents.
    -> Le BAC n'est même plus une épreuve, les enseignants font plus que le programme, tous ces élèves font des "grandes écoles", niveau incomparable avec le reste (t'as pas ta mention B/TB, t'es un raté)
    --

    Je n'ai d'ailleurs jamais compris pourquoi l'éducation national s'appelait comme ça, un prof, son boulot, c'est d'enseigner/instruire, pas d'éduquer (avant ça s'appelait d'ailleurs Ministère de l’Instruction Publique il me semble). L'éducation c'est aux parents de la faire.

    Et fun fact : Les endroits les plus difficiles, c'est les nouveaux/stagiaire/jeunes qui se les tapent, dans les endroits "biens", c'est donc que les vieux (30-40 ans de carrières, faut un nombre de points stratosphériques, même pas la peine d'y penser sans plusieurs dizaines d'année de carrière), vieux qui sont donc passé "prof" avec un bac +2 ou une licence, sympa quand toi tu t'es pris un concours bac+5, donc t'as déjà 2-3 ans de retard dans tes échelons/années de retraite...

    Aujourd'hui on envoie des bac +5 dans des établissements où ils font la police toute la journée et n'enseigne rien(!!). Ils sont sur qualifiés dans leur domaine mais n'ont strictement aucune qualification dans la gestion/l'éducation d'enfants difficile ce qui n'est pas ce pourquoi ils ont passé le concours. Pas étonnant qu'ils partent tous en dépression. Surtout que vu le niveau à enseigner, une licence suffirait largement (et j'ai presque envie de dire un BAC/BAFA suffirait au collège), bac +5 c'est clairement trop. Rien que de penser qu'un agréger peut enseigner en collège ça me retourne le cerveau personnellement. Concours ultra-dur et spécialisé dans une matière...pour finir par enseigner des collégiens à bien tenir leur cahier, y'a de quoi se tirer une balle.

    Ps : Après c'est un choix, je ne pense pas les prof malheureux (bon, sauf en REP+), et le taux horaires n'est pas du tout dégelasse, surtout quand on sait que une fois installé, un prof ne refait pas ses cours tous les ans, donc ils peuvent gratter beaucoup de leur temps de préparation (18h d'enseignement donc environ 17h de préparation/correction par semaine de 35h, si t'en branle pas une de préparation car t'as déjà tout, tu ne boss que pour les corrections, et certains prof se cassent pas trop la tête sur les contrôles non plus).

  12. #12
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    Citation Envoyé par siro75 Voir le message
    De simples recherches Google/Facebook/Youtube répondront à tes attentes : souffrance prof, prof dépression, quitter l'enseignement, quitter éducation nationale, etc.

    Dans ces conditions, l'enseignement de l'informatique dans le secondaire ne sera ni motivant ni de qualité.
    Avis aux courageux ou désespérés du privé donc.
    Les retours sur le métier de prof, je les ai déjà avec ma compagne (et les infos qui passent régulièrement).
    Mais en fait, je pensais plutôt à des retours d'autres développeurs. Suis-je le seul à être dégoûté, ou y a-t-il d'autres personnes qui en ont tellement marre qu'elles ont envisagé de se reconvertir ou ont carrément sauté le pas ?

    Sinon, petite parenthèse en vous retranscrivant un extrait d'un manuel de SNT 2019, plus exactement du livret intérieur à destination des enseignants :

    Qui va l'enseigner ?
    Cette nouvelle discipline a vocation à être enseignée par tous(tes) les enseignants(es) de lycée. On n'attend pas des enseignants des prérequis particuliers en informatique. Nous avons déjà des usages de l'informatique que ce soit à titre particulier ou professionnel et nous avons un bagage plus ou moins solide en ce domaine.
    Bien sûr, tous les enseignants n'en sont pas au même niveau pour les sciences numériques mais la mise à niveau se fera simplement et rapidement.
    Le manuel offre une grande palette de situations pédagogiques différentes, ce qui permettra aux enseignants de privilégier les activités où ils se sentiront le plus à l'aise.
    Le livret pédagogique et les ressources numériques prévues apporteront en plus un éclairage sur toutes les situations pédagogiques proposées (vidéos, compléments d'informations, ressources sur internet, etc.).
    Plusieurs trucs me dérangent :
    - On attend des profs qu'ils fassent une remise à niveau pour enseigner une matière à laquelle ils ne sont pas préparés ;
    - On essaie de faire croire qu'une remise à niveau avec un pauvre bouquin de 200 pages vaut bien une formation avancée en informatique ;
    - On justifie ça en faisant un amalgame honteux entre l'informatique en tant que simple usager et l'informatique en tant que professionnel.
    Comme quoi, il subsiste un certain mépris à l'égard de l'informatique. Si on transposait ça à d'autres disciplines, c'est comme si on demandait à un simple prof de sport de devenir prof de SVT du jour au lendemain, avec un manuel scolaire en guise de rattrapage.
    Et bien sûr, il n'y a que deux mois pour faire ce rattrapage. Les manuels ne sont arrivés que durant le mois de Juin.

    Citation Envoyé par Ekolamar Voir le message
    et le taux horaires n'est pas du tout dégelasse, surtout quand on sait que une fois installé, un prof ne refait pas ses cours tous les ans, donc ils peuvent gratter beaucoup de leur temps de préparation (18h d'enseignement donc environ 17h de préparation/correction par semaine de 35h, si t'en branle pas une de préparation car t'as déjà tout, tu ne boss que pour les corrections, et certains prof se cassent pas trop la tête sur les contrôles non plus).
    C'est faux, pour une simple raison : les programmes changent. Et depuis quelques années ils ont même tendance à changer tous les ans, souvent avec des trucs absurdes : programme trop vaste pour être bouclé en une année, niveau trop facile, ou au contraire avec une difficulté revue à la hausse et en gros décalage avec les années précédentes.
    Et non, ils n'envoient pas les stagiaires dans les établissements à problème (encore heureux). Les jeunes titulaires c'est très probable, mais les stagiaires sont généralement envoyés dans des établissements plutôt moyens.
    Sinon, tout le reste est vrai, hélas.

  13. #13
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    Citation Envoyé par watchinofoye Voir le message
    Si on transposait ça à d'autres disciplines, c'est comme si on demandait à un simple prof de sport de devenir prof de SVT du jour au lendemain, avec un manuel scolaire en guise de rattrapage.
    Et bien sûr, il n'y a que deux mois pour faire ce rattrapage. Les manuels ne sont arrivés que durant le mois de Juin.
    En même temps, ton prof de sport, il a déjà vu un caillou non ? Il a même sûrement fait des ricochets ? Donc il est déjà quasiment géologue en fait. Et puis il a déjà vu une grenouille, donc pourquoi ne pourrait-il pas mener correctement un cours sur la dissection de ce merveilleux animal ? etc...

    Je suis entièrement d'accord avec toi, et l'extrait du manuel que tu mets, s'il est vrai (je n'ai pas vérifié, c'est pour cela que je dis ça), est absolument lamentable.
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  14. #14
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    Citation Envoyé par gangsoleil Voir le message
    Je suis entièrement d'accord avec toi, et l'extrait du manuel que tu mets, s'il est vrai (je n'ai pas vérifié, c'est pour cela que je dis ça), est absolument lamentable.
    Il s'agit du manuel de Sciences Numériques et Technologies, programme 2019 de 2nde, aux éditions Satan Nathan.
    Je fournis même une petite photo pour vérifier.

    Nom : manuel-SNT-small.jpg
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    Citation Envoyé par Ekolamar Voir le message
    Alors si ça c'est un "établissement moyen", je n'ose même pas imaginer un établissement "mauvais"
    Non, en effet. J'ai demandé à ma compagne et apparemment ça dépendrait de l'académie. Chaque académie fait sa politique quant aux stagiaires. À Caen par exemple, même si le/la stagiaire le demande, l'académie refuse de confier une REP à un(s) stagiaire.

  15. #15
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    Merci pour ces précisions... Je ne voulais pas dire que je ne te croyais pas hein, simplement que je n'avais pas vérifié.

    Et je confirme mon point de vue : c'est édifiant.
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  16. #16
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    Citation Envoyé par watchinofoye Voir le message
    C'est faux, pour une simple raison : les programmes changent. Et depuis quelques années ils ont même tendance à changer tous les ans, souvent avec des trucs absurdes : programme trop vaste pour être bouclé en une année, niveau trop facile, ou au contraire avec une difficulté revue à la hausse et en gros décalage avec les années précédentes.
    Et non, ils n'envoient pas les stagiaires dans les établissements à problème (encore heureux). Les jeunes titulaires c'est très probable, mais les stagiaires sont généralement envoyés dans des établissements plutôt moyens.
    Sinon, tout le reste est vrai, hélas.
    Ca c'est dans la théorie, n'importe qui qui a été à l'école/Lycée/fac (donc tout le monde, en gros) sait que plein de cours sont périmés depuis des lustres, que des exercices sont données tous les ans depuis 10 ans et que le programme à jour des profs s'en tamponnent comme de la dernière pluie : De toute façon, sauf a être dans un bon établissement, tu ne finiras pas le programme et tes élèves sont des quiches à qui tu réapprends les mêmes bases tous les ans quelque soit le niveau d'étude...Tu fais illusion quand tu te fais inspecter (et tout le monde sait que le cours servant à l’inspection n'a souvent RIEN à voir avec les autres cours de l'année) et ça passe crème.

    Mais je ne dis pas ça méchamment, c'est comme partout, avec les années à faire la même chose, on devient blasé et on a moins de motivation, tant que le minimum est fait. Les profs qui doivent beaucoup faire de cours, c'est les profs en bon établissement, qui avance vite et dont les cours doivent suivre...mais à l'inverser ils ne doivent pas faire la police tout le temps donc ils doivent mieux se porter.

    Sinon je te confirme pour les stagiaires, ma femme est stagiaire cette année dans un REP, elle a des SEGPA, des analphabètes, un allophone et un élève avec des "troubles psychologiques" qui parfois se lève d'un coup en hurlant et part en claquant la porte...et il a déjà frappé une autre prof. Evidemment elle n'a eu aucune formation particulière, elle a fait un master II en recherche avant le concours, n'a eu aucun cours sur comment faire cours avant de prendre ses classes à part l'engeuler comme quoi elle prend la place des élèves qui font un MASTER "prof", leur centre de formation de prof est pire que ce que j'ai jamais connu en formation privé (les "profs de profs" étant juste des profs sélectionnés par les inspecteurs, qui ne prodiguent aucun conseil/méthodes et des tas de stupidités/banalité inapplicables dans 90% des classes) et la seule "assistance" qu'elle a eu était une "aide sociaux-truc" 1h toutes les semaines pour l'élève allophone qui lui demandait de faire des cours "spéciaux" afin que l'élève puisse suivre (parce que évidemment, quand tu as 32 élèves, tu peux te permettre d'adapter tes cours à plein d'élève particulier...LOL). Alors si ça c'est un "établissement moyen", je n'ose même pas imaginer un établissement "mauvais"

  17. #17
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    Dans la théorie ça me parait être une bonne idée, dans la pratique espérons que ca débouche sur le recrutement de profs qui feront un minimum d'efforts pour sortir des cours potables et pas trop périmés.
    En quoi est ce spécifique à l'informatique. C'est comme dans tout travail, certains sont des fumistes, d'autres font de la veille technologique pour rester au "top". Après il faut aussi que les programmes de l'éducation nationale restent à jour. Les profs sont inspectés il me semble.

    S'ils font cela c'est peut être pour éviter que ce soient des profs de math ou d'électronique qui fassent l'informatique. Et encore en électronique avec les micro-contrôleurs ils sont plus à jour en "technique" (langages...) que les profs de math (plutôt algorithmique).

  18. #18
    Membre extrêmement actif Avatar de air-dex
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    Citation Envoyé par archqt Voir le message
    S'ils font cela c'est peut être pour éviter que ce soient des profs de math ou d'électronique qui fassent l'informatique. Et encore en électronique avec les micro-contrôleurs ils sont plus à jour en "technique" (langages...) que les profs de math (plutôt algorithmique).
    Tout dépend de ce que t'appelles "l'informatique". Il faudrait déjà distinguer le fait d'apprendre à se servir d'un ordinateur et la programmation informatique.
    • La première chose doit être la priorité. Je ne sais pas si c'est encore le cas, mais à mon époque c'était au programme de cette matière fourre-tout que l'on nomme "Technologie", où l'informatique est mélangé avec la mécanique (dans le sens "perceuses et soudures" du terme, pas celui "mécanique des fluides" que l'on voit en cours de physique), l'électronique, la PAO et un peu de CAO. Il faut donner beaucoup plus d'importance à cela car c'est devenu crucial dans notre monde moderne, presque aussi important que lire, écrire et compter. Il ne faut plus laisser cela à des professeurs qui n'y pigent pas plus que leurs élèves. Ce serait même bien que cela devienne une matière à part entière enseignée dès le primaire, quitte à ce que ça soit par des profs qui tournent sur plusieurs écoles.
      Au programme des savoir essentiels : savoir ce qu'est un ordinateur (UC, périphériques d'E/S, écran, souris, clavier, imprimante, scanner, haut-parleur, micro), maîtriser ce que sont les fichiers et les dossiers, savoir ranger tout ça, maîtriser les différents aspects de la navigation Internet (entre autres "connaître la différence entre un navigateur et un moteur de recherche") pour savoir s'y promener sans difficultés et en sécurité, savoir rédiger et gérer ses mails...
      Il faut aussi y arrêter avec ces soi-disant générations qui sont nées avec un ordinateur entre les mains et qui ont la science infuse sur le sujet. Elles sont toutes aussi connes voire plus que les générations précédentes sur le sujet. La seule différence est qu'elles commencent plus tôt à faire des conneries sur le sujet.
    • La programmation informatique est bien moins importante et doit venir (beaucoup) plus tard.
      • La base est bien sûr l'algorithmique qui est notre solfège d'informaticiens. L'algorithmique peut être laissée aux profs de maths, à condition d'en faire une sous-discipline à part entière au même titre que le calcul et la géométrie, ou plutôt éviter que ça soit un truc fait à l'arrache en fin d'année s'il reste du temps pour ça. On oublie trop souvent l'importance des démonstrations dans les cours de mathématiques. Leur but est d'apprendre à l'élève à avoir un raisonnement logique et étayé, les sciences mathématiques (Pythagore, Thalès et tout le tralala) n'étant qu'un prétexte à faire cela. L'algorithmique, du moins ses bases, vient dans la parfaite continuité des démonstrations mathématiques et c'est pour cela que je laisse l'algorithmique aux profs de maths.
      • Après il faut aussi un langage pour illustrer efficacement les différents concepts vu en cours d'algo. Là aussi on peut faire comme en maths, avec un langage qui ne serait que prétexte pour appliquer ce qui est vu en cours d'algo. OSEF qu'il soit largement utilisé ou pas en entreprise, son but principal étant surtout d'aider à avoir les bonnes bases en algo. Je choisirai ici Python, BASIC ou un langage lié à un logiciel de calcul formel (parmi Maple, Mathematica ou Maxima). Le premier est le langage idoine pour apprendre les bonnes habitudes en programmation. Le deuxième est massivement présent dans les calculatrices des élèves, majoritairement de marque Casio ou Texas Instruments. Quant aux troisièmes ils permettent aussi de lier tout ça avec le reste des maths.
      • L'embarqué peut être laissé aux profs de techno car ça reste proche de ce qu'ils enseignent.
      • Le génie logiciel doit être une discipline à part, où ça va plus loin que l'algorithmique vue en maths (coucou les SDD) et où ça traite de davantage de langages, avec différents paradigmes. On met ici des langages qui illustrent bien les concepts à enseigner, pas forcément les langages populaires auprès des SSII. Ces derniers ne viendront que dans un dernier temps, dans celui où l'élève voudra faire ça de sa vie et s'orientera naturellement vers les langages qui lui payeront ses factures à la fin du mois.


    Citation Envoyé par T3TR4 Voir le message
    Ne pourrait-on pas pas avoir un enseignement qui ouvre la curiosité, plutôt que de l'apprentissage par cœur ?
    Il est des matières pour lesquelles le par cœur est juste non négociable. Je pense là aux bases : logique, calcul, lecture, écriture, orthographe (avec la méthode qui revient à la mode et pas celle qui a fait des ravages parmi les écoliers des années 2000 et 2010), grammaire, conjugaison. Je rajoute aussi les notions de base sur l'utilisation d'un ordinateur et la bureautique. Tout ce qui nous est utile pour nous débrouiller dans le monde doit relever du par cœur bête et méchant.

    Dans chaque discipline il y a aussi les bases de celles-ci qui sont non négociables en par cœur. En informatique je pense par exemple à l'algorithmique, aux bases de la programmation (SDD, BDD, paradigmes, typage des langages, compilé vs interprété...). Tout le reste de la programmation informatique n'est qu'implémentations de cela et si la base est assimilée alors le reste suivra naturellement.

    De toute façon en informatique il y a une part de curiosité de la part de l'élève lui-même pour s'en sortir. Si l'élève n'est pas curieux d'aller au delà de ce qui lui est enseigné correctement alors il n'ira pas loin. Il restera dans ce qu'on lui aura appris à l'école et crèvera sur le bord de la route avec ça quand les mouches auront changé d'âne, parce que ça sera dépassé, inusité ou parce que la mode aura orienté les devs vers autre chose. Par exemple l'élève n'a pas à attendre qu'on lui dise de s'intéresser à Python pour le faire si besoin est.

    Les sciences humaines sont un cas à part. Elles sont là pour le patriotisme, pour t'inculquer les valeurs de ton pays, de ta communauté, de ta nation à partir de ce qu'on veut que tu en retiennes. Partant de là ce sera toujours une "propagande" en soi, mais comme c'est fait par le Camp du Bien on n'appellera jamais ça une propagande par définition.

    La curiosité peut aussi et surtout être amenée par les parents. Ce sont eux qui font l'éducation de leurs enfants, pas exclusivement l'éducation nationale.

    Pour le reste je pense que c'est l'époque qui veut cette non-curiosité. Les Lumières s'éteignent peu à peu et on repart droit vers l'obscurantisme. La curiosité va à l'encontre de cela, du coup elle a de moins en moins sa place dans l'éducation moderne et c'est bien dommage. À l'avenir il faudra surtout de bons petits soldats qui ne se posent pas trop de questions, ou plutôt qu'ils ne le fassent pas quand viendra l'heure d'aller te faire sauter le caisson pour les beaux yeux de ton pays ou de son économie.

  19. #19
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut Quid de l'analyse numérique ?
    On devrait aussi largement revoir le programme d'analyse numérique de l'agrégation de math. Parce que bon, on a bien mieux que la dichotomie pour résoudre f(x)=0, ou la méthode d'Euler et la différence finie pour résoudre les équations différentielles.

  20. #20
    Invité
    Invité(e)
    Par défaut
    Bonjour,

    Jean-Michel Blanquer annonce la création de l'agrégation d'informatique à la rentrée 2021-2022 , Quel impact sur la formation des futurs développeurs et professionnels de l'IT ?

    Qu'en pensez-vous ?
    Comme dit par le MVDD de mon MVDD , c'est très bien sur le papier et dans la "théorie". Dans la pratique que constate t on ?

    1) depuis le milieu des années 2000 on développe au lycée la programmation sur calculatrices graphiques programmables
    2) depuis cette même date les profs de math/physique/chimie/science incitent les lycéens à implémenter de manière massive les formules et théorèmes (la faute à un programme trop "indigeste"), ou l'on balance des formules à apprendre par cœur sans réelle cohérence
    3) depuis 2015 les calculatrices graphiques programmables sont interdites aux épreuves du bac
    4) depuis 2015 on veut inciter les lycéens à la programmation

    En résumé , soit on laisse les lycéens se démerder avec leur Casio ou TI en les autorisant . Soit on les interdit et on donne des formulaires de "formules", pour éviter du "par coeur indigeste".

    Au final on se retrouve avec des lycéens qui peuvent être bon en math/science et se planter à l'épreuve. La faute à une manière d'enseignée obsolète ou ce qu'il y a apprendre est fait de manière brouillonne et à l’épreuve on change complètement de "logique".

    Qu'on arrête aussi avec cet amalgame , mettre les formules dans une calculette = fraude et triche ... Il y a aussi toujours eu un flou /vide juridique sur ce sujet, au vu des méthodes d'apprentissages archaïque , jamais remis en cause les profs ont utilisé la brèche ...

    Quel impact sur la formation des futurs développeurs et professionnels de l'IT ?
    J’espère fortement que l'aspect pédagogie et ce qui est autorisé en examen sera profondément revu ... Dans le supérieur (fac, iut, bts, ...) en exam de programmation et / ou cours de math/stats les profs se foutent pas mal de savoir si les étudiants en examen ont leur doc.

    Avoir de la doc force ceux en exam à chercher et ne pas apprendre par coeur des formules et / ou concept sans savoir les appliquer.

    Pour imager , c'est comme ci on demandait à un candidat en boulangerie "d'apprendre par coeur de la documentation technique" ... au lieu d'apprendre les gestes ... c'est très con ... mais c'est ainsi qu'on voit les choses en France dans l'enseignement.

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