Les grandes villes et particulièrement leurs espaces périphériques connaissent des croissances de plus en plus fortes présageant l’apparition d’un phénomène de « suburbanisation » (ce qui est déjà le cas pour la capitale Alger, par exemple), tandis que les villes moyennes (de 50 000 à 100 000 habitants), destination de substitution aux grandes villes, enregistrent une croissance accélérée et que les petites villes (de 20 000 et 50 000 habitants) continuent à attirer les populations des zones rurales et des agglomérations urbaines de petites tailles. Les perspectives de croissance des villes algériennes (et méditerranéennes) ne font que préfigurer une aggravation de problèmes actuels déjà inquiétants : une consommation foncière excessive (
artificialisation des sols, perte irréversible de terres arables); une accélération de la dégradation du patrimoine bâti;
une pollution des nappes phréatiques; une gestion des déchets inefficace; et des effets cumulatifs de tous ces facteurs sur les milieux et la santé des populations (Plan Bleu 2012).
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