les AS/400 sont des mainframe "light", généralement utilisés dans des structures plus petites, ce qui rend la migration vers autre chose possible. Il est possible qu'ils disparaissent à moyen terme.
Pour les énormes machines Z/OS qu'on trouve dans la plupart des grands comptes financiers(ainsi qu'à la FNAC et quelques autres), c'est différent. On a des existants absoluments massifs, et la plupart des projets de migration se terminent mal. Ce qui se passe, par contre, c'est que tout ce qui est loin du noyau comptable(à commencer par les interfaces utilisateurs) a déjà été remplaçé, et que les langages modernes, peu à peu, s'emparent des couches intérmédiaires.
Mais pour les couches basses, les immenses batchs comptables du noyau et des données connexes, le duo COBOL/Mainframe reste diablement efficace. J'en veut pour preuve ce projet ou on avait été mis en concurrence avec le JAVA, et ou notre estimation était moitié moindre(alors qu'on avait à gérer l'aller-retour depuis UNIX en plus, eux tournaient en natif), et ou on a quasiment tenu le tryptique delai-cout-qualité. Ou encore ce grand compte qui a mis 100M$ sur la table pour passer son SI de COBOL/ZOS à JAVA/UNIX et qui a fait demi-tour pour des raisons de performances.
Le truc, c'est que COBOL est le seul langage à ma connaissance à proposer en natif des formats de données numériques optimisées pour la comptabilité(suivi de très très loin par, ne rigolez pas, le VB6,avec son très limité format currency qui est mieux que rien). Tant que les nouveaux langages seront conçus par des geeks qui considèrent qu'un nombre de taille fixe à virgule fixe, c'est l'anathème absolu, alors le COBOL restera le meilleur dans cette niche là. Le jour ou le prochain Guido Van Rossum aura des bases comptables, alors oui on pourra remplacer le COBOL. Pas avant.
Bon, et puis nombre des défauts de COBOL sont aussi des qualités dans le monde bancaire. Notamment, son extrême rigidité sur la déclaration de variables fait que les fuites mémoires sont impossibles. Si on fait une erreur, le programme plante, mais ne va pas empêcher les autres de tourner. Son aspect repoussant pour les geeks fait que les gens qui bossent dessus auront moins des réflexes de contournement des règles. Ce qui allonge les temps de développement, mais sécurise aussi le banquier prudent avec l'argen de ses clients.








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). Et pour être exact, ce sont le plus souvent les process qui rendent la gestion des projets et évolutions sur les Z lourdingues. 





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