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  1. #21
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    Par défaut Voici comment vérifier par vous-même la présence de l'espiogiciel Pegasus sur votre téléphone.
    Voici comment vérifier par vous-même la présence de l'espiogiciel Pegasus sur votre téléphone,
    à l'aide de l’outil MVT les signes du logiciel espion peuvent être détectés sur votre appareil

    Le logiciel espion Pegasus de la société israélienne NSO Group aurait aidé les gouvernements de certains pays, dont l'Inde, à pirater les téléphones de milliers de militants, de journalistes et d'hommes politiques. Un consortium international de médias a révélé certains détails sur les cibles au cours des deux derniers jours. Cependant, la portée des attaques ciblées par Pegasus reste à définir. Entre-temps, des chercheurs d'Amnesty International ont mis au point un outil qui vous permet de voir si votre téléphone est visé par le logiciel espion. Appelé Mobile Verification Toolkit (MVT), cet outil a pour but de vous aider à identifier si le logiciel espion Pegasus a ciblé votre téléphone.

    Les révélations sur Pegasus ont été portées par un consortium de 17 médias, coordonnés par l’association à but non lucratif française Forbidden Stories, adossés aux compétences techniques de l’ONG anglaise Amnesty International. Cette dernière fait actuellement face à de nombreuses demandes qui lui interdisent d’offrir son expertise informatique dans un délai raisonnable à toute personne qui en ferait la demande. Mais elle a publié le 16 juillet dernier un ensemble d’outils permettant de vérifier la présence de Pegasus sur un smartphone Android ou Apple accompagné d’une explication méthodologique complexe et d’une page d’aide. Si ces outils sont publics, le processus de détection nécessite des connaissances informatiques certaines, des heures de travail, ainsi que d’être équipé d’un ordinateur sous Linux ou Mac OS.

    Nom : Screenshot_2021-07-21 NSO’s Pegasus spyware This toolkit can scan Android, iOS devices for possi.png
Affichages : 17089
Taille : 510,2 Ko

    L'outil

    NSO vante son espiogiciel comme étant un programme qui ne laisse aucune trace. Il est donc bien malaisé à détecter, mais des éléments médico-scientifiques, comme la communication avec certains serveurs utilisés par NSO, peuvent néanmoins être repérés, même si cela n'est pas une sinécure.
    Amnesty explique en détail dans son rapport comment elle opère et si vous le voulez, vous pouvez télécharger l'outil sur Github. Pour utiliser l'outil d'analyse, le Mobile Verification Toolkit (MVT), vous devrez effectuer un backup de votre appareil Android ou iPhone, le porter sur votre desktop, puis le faire scanner. L'outil MVT recourt à une interface en ligne de commande, ce qui fait que vous devrez passer par un travail de saisie manuelle et avoir une certaine connaissance IT pour la rendre opérationnelle

    Android vs iPhone

    MVT fonctionne à la fois avec les appareils Android et iOS, bien que les chercheurs aient noté qu'il est plus facile de trouver des signes de compromission sur les iPhone que sur les appareils Android, car les traces médico-légales disponibles sur le matériel Apple sont plus nombreuses. « D'après l'expérience d'Amnesty International, les enquêteurs ont accès à beaucoup plus de traces médico-légales sur les appareils Apple iOS que sur les appareils Android standard, c'est pourquoi notre méthodologie est axée sur les premiers », a déclaré l'organisation non gouvernementale dans son étude.

    L'outil scanne votre backup et place le tout dans une série de dossiers. Lorsqu'il trouve un fichier potentiellement compromettant, il émet un avertissement. Amnesty met cependant en garde contre les faux positifs. Partez du principe qu'il vous faudra compulser patiemment les fichiers. L'outil semble mieux fonctionner avec les iPhone qu'avec les téléphones Android, ce qui fait qu'Amnesty a pu effectuer davantage de vérifications de la présence de l'espiogiciel sur les appareils d'Apple. Cela est essentiellement dû au fait qu'iOS est plus transparent dans ses fichiers. Tout semble indiquer que l'outil scanne les fichiers sur iOS, alors que pour les téléphones Android, il se concentre surtout sur les messages de texte des ou vers les serveurs reliés à NSO.

    En collaboration avec Amnesty International, l'association de journalisme Forbidden Stories, basée à Paris, a partagé une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone avec le consortium de médias Pegasus Project. Sur l'ensemble de ces numéros, les journalistes ont pu trouver plus d'un millier de personnes dans 50 pays qui auraient été ciblées par le logiciel espion Pegasus. La liste des cibles comprend des journalistes travaillant pour des organisations telles que The Associated Press, Reuters, CNN, The Wall Street Journal et The Wire en Inde, entre autres. Certaines personnalités politiques, dont Rahul Gandhi du Congrès national indien et le stratège politique Prashant Kishore, ont également été récemment déclarées comme faisant partie des cibles.

    Prudence

    À l’avenir, il est possible que soient mis à disposition du grand public des tests basés sur la méthodologie d’Amnesty et dotés d’une interface graphique plus simple à prendre en main. Les outils de l’ONG sont en licence open source : ils peuvent être dupliqués et modifiés librement.
    Si, depuis quelques jours, plusieurs services en ligne prétendent proposer un « test Pegasus » fiable, il est pour l’heure fortement déconseillé d’avoir recours à ces services prétendant pouvoir détecter le logiciel espion. Ils pourraient cacher une escroquerie ou un logiciel malveillant. Rappelons que les chances pour le grand public d’avoir été infecté par Pegasus demeurent faibles.

    Sources : Amnesty international, Github, Page d’aide MVT

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du logiciel espion Pegasus de NSO Group ?

    Voir aussi :

    Pegasus : le logiciel espion aurait utilisé des exploits «sans clic» pour cibler des milliers d'iPhone, E. Macron, 14 ministres français et d'autres chefs d'État sur la liste des personnes ciblées

    « Projet Pegasus » : Amazon débranche les serveurs de l'entreprise de surveillance NSO Group. Alors que l'enquête continue sur le rôle joué par la société dans la surveillance de milliers de personnes

    Le "projet Pegasus" : de nombreux États utiliseraient un logiciel espion pour cibler leurs concitoyens. Des hommes politiques et des journalistes auraient été espionnés dans au moins 50 pays

    Pegasus, l'un des logiciels espions les plus sophistiqués a été détecté sur Android. Google recommande cinq conseils de base pour s'en prémunir

    AWS déconnecte les serveurs de Parler suite à son implication supposée dans l'organisation des émeutes du Capitole. Le réseau social utilisé par les partisans de Trump n'est plus accessible
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  2. #22
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    Spoiler alert, votre téléphone n'est point infesté par Lespiogiciel Pegasus

  3. #23
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    Désolé, je ne voudrai pas gâcher la haute estime qu'ont d'eux-mêmes certains lecteurs de ce forum, mais je doute qu'ils soient suffisamment importants pour être la cible de Pegasus

  4. #24
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    Par défaut « Trop, c'est trop » : NSO Group crie son ras-le-bol et annonce qu'il ne commentera plus les rapports
    « Trop, c'est trop » : NSO Group crie son ras-le-bol et annonce qu'il ne commentera plus les articles de presse
    l'accusant d'avoir contribué à la surveillance de journalistes, hommes politiques, militants, etc.

    NSO Group s'est retrouvé mêlé à un scandale de surveillance de masse sur le plan mondial depuis la semaine passée. De nombreux articles et rapports ont allégué qu'à travers ses outils d'espionnage, l'entreprise israélienne a facilité la surveillance et la mise sur écoute de dizaines de milliers de personnes à travers le monde, dont des journalistes, diplomates, militants des droits de l'homme, ministres… NSO Group a nié sans cesse ces allégations, mais les articles continuent d'être publiés et les demandes commentaires arrivent toujours à son bureau. Mercredi, l'entreprise a dit qu'elle en a marre et qu'elle ne traitera plus de la question avec aucun média.

    Forbidden Stories, un consortium de médias basé à Paris, a révélé que le logiciel de piratage téléphonique Pegasus a été utilisé pour cibler potentiellement des milliers de personnes dans le monde entier, dont des journalistes français, Emmanuel Macron… Ensuite, un groupe de médias du monde entier ont publié un nombre important d'articles détaillant de présumés abus du logiciel espion Pegasus de NSO Group dans plusieurs pays. Ces articles s'appuient sur une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone qui a fait l'objet d'une fuite et qui serait constituée de personnes présentant un intérêt pour les clients de l'entreprise.

    Nom : enough.png
Affichages : 15804
Taille : 533,9 Ko

    Les médias, avec l'aide de Forbidden Stories et d'Amnesty International, ont passé au peigne fin cette liste de numéros de téléphone. Le laboratoire de sécurité d'Amnesty International a analysé 37 smartphones figurant sur la liste, et aurait trouvé des preuves qu'ils ont été soit piratés, soit ciblés par le logiciel Pegasus de NSO Group. Les allégations sur le rôle de l'entreprise dans l'affaire continuent jusqu'à présent, même si elle a nié toute implication. L'on ne sait toujours pas exactement ce qu'est cette liste ni la façon dont elle a été compilée et par qui cela a été fait. Et c'est exactement ce sur quoi NSO se concentre dans son dernier démenti.

    Dans de nouvelles clarifications publiées mercredi, répondant aux rapports de Forbidden Stories et d'autres médias et organisations, NSO Group a déclaré que toute affirmation selon laquelle un nom figurant dans la liste ayant fait l'objet d'une fuite est nécessairement lié à une cible ou à une cible potentielle de Pegasus est erronée et fausse. « Trop, c'est trop ! ​», a écrit un porte-parole de la société israélienne dans une déclaration envoyée par courriel aux agences de presse. En effet, malgré ses nombreuses déclarations qui n'ont finalement pas servi à mettre fin aux allégations, NSO Group a déclaré qu'il ne commentera plus l'affaire.

    « À la lumière de la récente campagne médiatique planifiée et bien orchestrée par Forbidden Stories et poussée par des groupes d'intérêts spéciaux, et en raison du mépris total des faits, NSO Group annonce qu'il ne répondra plus aux demandes des médias sur cette question et qu'il ne jouera pas le jeu de la campagne vicieuse et calomnieuse. Nous le répétons : la liste n'est pas une liste de cibles ou de cibles potentielles de Pegasus. Les numéros figurant sur la liste ne sont pas liés à NSO Group. Toute affirmation selon laquelle un nom de la liste est nécessairement lié à une cible ou une cible potentielle de Pegasus est erronée et fausse ​».

    « NSO est une société technologique. Nous n'exploitons pas le système et n'avons pas accès aux données de nos clients, qui sont pourtant obligés de nous fournir ces informations dans le cadre d'enquêtes. NSO enquêtera de façon minutieuse sur toute preuve crédible de mauvaise utilisation de ses technologies, comme nous l'avons toujours fait, et fermera le système si nécessaire. NSO poursuivra sa mission de sauver des vies, en aidant les gouvernements du monde entier à prévenir les attaques terroristes, à démanteler les réseaux de pédophilie, de sexe et de trafic de drogue, à localiser les enfants disparus et kidnappés, à localiser les survivants piégés sous des bâtiments effondrés, et à protéger l'espace aérien contre la pénétration perturbatrice de drones dangereux ​».

    En réponse à la déclaration de NSO Group, des médias ont rappelé qu'il s'agit d'une habitude chez l'entreprise israélienne. Un commentaire sur le sujet stipule qu'au fil des ans, NSO Group s'est attaqué de manière répétée aux reportages sur l'entreprise, qui ont montré à de nombreuses reprises qu'elle compte parmi ses clients des régimes autoritaires qui ciblent les journalistes, les activistes, les dissidents et autres. Des reportages auraient montré que NSO Group dispose de puissantes capacités de piratage et que ces capacités ont été utilisées de manière abusive au sein de l'entreprise et par ses clients.

    Les articles publiés ce week-end par le consortium de journalistes constituent le plus grand déversement de données sur NSO Group à ce jour, ce qui explique pourquoi les rapports ont suscité une telle attention. Toutefois, des incertitudes subsistent quant à l'origine des informations utilisées dans la dernière série de rapports et quant à ce que révèle la liste des numéros de téléphone. Dans sa déclaration, la société répète l'argument habituel selon lequel NSO Group n'exploite pas d'infrastructure de surveillance et n'a aucune visibilité sur ce que font les clients ou sur les personnes qu'ils piratent, ce que beaucoup qualifient de faux et d'argument marketing.

    Par ailleurs, la société a également déclaré qu'elle enquête régulièrement sur les allégations d'abus. Dans un récent rapport de transparence, NSO Group aurait déclaré avoir coupé les liens avec cinq clients depuis 2016 « à la suite d'une enquête sur des abus ​». Cependant, la société n'a jamais nommé les clients dont il s'agit ni les circonstances spécifiques. Selon les analystes, sa dernière déclaration suit une stratégie similaire : nier sans donner de détails sur la façon dont l'entreprise est arrivée à la conclusion que les accusations sont fausses.

    John Scott-Railton, chercheur principal au Citizen Lab, un organisme de surveillance des droits numériques hébergé à la Munk School de l'Université de Toronto, qui enquête sur NSO Group depuis des années, a déclaré : « NSO est tombée dans un schéma familier : elle sort de l'ombre, mais lorsque ses démentis sonnent faux, elle tente de se retirer dans l'ombre ​». Côté français, le président Emmanuel Macron, 14 ministres et plusieurs journalistes figurent sur la liste des personnes ciblées.

    Mediapart a déposé une plainte auprès du procureur de la République de Paris, à la suite des révélations selon lesquelles ses journalistes Edwy Plenel et Lénaïg Bredoux auraient été espionnés par les services secrets du Maroc. Lundi dernier, le Canard enchainé a déclaré qu’il porterait plainte devant le parquet de Paris pour espionnage de son ancienne journaliste Dominique Simonnot. « C’est un véritable scandale d’écouter des journalistes. Ils ont eu accès à mes contacts, à toute notre vie privée, professionnelle », a-t-elle dénoncé.

    Source : NSO Group

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Pensez-vous que NSO Group est au courant des agissements de ses clients ?
    Que risque la société si elle est reconnue coupable de surveillance de masse ?
    Que pensez-vous de l'utilisation de logiciels espions comme Pegasus de NSO Group par les gouvernements ?
    Les gouvernements impliqués dans la surveillance et l'écoute de leurs propres concitoyens répondront-ils de leurs actes ?
    Pensez-vous que de tels logiciels doivent être vendus ? Doit-on laisser l'industrie des logiciels espions privés fleurir davantage ?
    Les plaintes qui visent l'entreprise aboutiront-elles à des sanctions ou seront-elles étouffées comme cela a été le cas les années précédentes ?
    NSO Group prône des valeurs morales et prétend que ses logiciels sauvent des vies. Mais y a-t-il une morale dans le fait de vendre des logiciels espions ?

    Voir aussi

    « Projet Pegasus » : Amazon débranche les serveurs de l'entreprise de surveillance NSO Group, alors que l'enquête continue sur le rôle joué par la société dans la surveillance de milliers de personnes

    Pegasus : le logiciel espion aurait utilisé des exploits «sans clic» pour cibler des milliers d'iPhone. E. Macron, 14 ministres français et d'autres chefs d'État sur la liste des personnes ciblées

    Le "projet Pegasus" : de nombreux États utiliseraient un logiciel espion pour cibler leurs concitoyens. Des hommes politiques et des journalistes auraient été espionnés dans au moins 50 pays
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  5. #25
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    Par défaut Oui, Trop, c'est trop : mais qui a le droit de se plaindre ?
    les juges auront leur dernier mot dans les prochains jours pour confirmer ce qui a annoncé Forbidden Stories.

  6. #26
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    Pendant que je lisais l'article sur mon smartphone, j'ai reçu une notification : "Votre smartphone n'est pas espionné par Pegasus. Pas besoin de faire le test. Bonne journée. NSO." et puis une 2ieme : "Si si, il est touché par Pegasus. Bonne journée. NSA". Je ne sais plus quoi croire du coup.

  7. #27
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    Citation Envoyé par mouhsinium Voir le message
    les juges auront leur dernier mot dans les prochains jours pour confirmer ce qui a annoncé Forbidden Stories.
    La confiance en la justice y'a que ça de vrai !

    /s

  8. #28
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  9. #29
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    Par défaut E. Macron a changé son numéro après la découverte d’un de ses numéros sur la liste des cibles de Pegasus
    E. Macron a changé son numéro et son téléphone après la découverte d’un de ses numéros sur la liste des cibles potentielles de Pegasus,
    Angela Merkel inquiète appelle à un encadrement des outils d'espionnage

    Depuis que l’on sait que les numéros de téléphone du président français Emmanuel Macron ainsi que ceux de 14 ministres et plusieurs autres personnalités politiques de l’État français figurent sur la liste des cibles potentielles du logiciel espion Pegasus développé par l’entreprise israélienne NSO Group, l’Élysée est en émoi. Hier, l’on apprenait que le président français avait changé de numéro et de téléphone. Quelques heures plus tard, un conseil de défense exceptionnel a été convoqué pour faire le point sur la situation. Mais sera-ce suffisant pour freiner le mal au cas où les téléphones ont bel et bien été compromis et les données exfiltrées des appareils de ces autorités françaises ?

    Pour l’instant, les investigations sont en cours et rien n’est encore certain. Et c’est en partie pour faire le point sur ces investigations que ce conseil de défense exceptionnel a été convoqué, a déclaré Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement. Lors de ce conseil de gouvernement, « le président a exigé un renforcement de tous les protocoles de sécurité en parallèle des opérations techniques de détection et clarification en cours » sur l'affaire Pegasus. Au sortir de la réunion, le porte-parole du gouvernement a confirmé qu’« un certain nombre de protocoles de sécurité ont été réajustés, notamment autour du président de la République ». « Par ailleurs, l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information a commencé à proposer aux personnes qui pourraient avoir été ciblées par une attaque un accompagnement technique », a-t-il ajouté.


    Mais en attendant que toute la lumière soit faite sur cette affaire, le porte-parole du gouvernement rapporte qu’Emmanuel Macron « a lui-même changé de téléphone et de numéro de téléphone pour certains échanges ». « C’est une sécurité supplémentaire », a expliqué la présidence en précisant qu’« il a plusieurs téléphones. Cela ne veut pas dire qu’il a été espionné ». De même, pour rassurer les personnes qui évoqueraient la thèse de la négligence qui aurait favorisé des failles exploitables par Pegasus, Attal a précisé sur le plateau de France Inter que « les téléphones [du président] sont changés régulièrement. Il y a un certain nombre de paramètres de sécurité qui les protègent et qui sont changés très régulièrement. Il y a des protections qui sont faites ». En outre, une source sécuritaire anonyme avait déjà rapporté que « les paramètres de sécurité [du téléphone du président] sont les plus restrictifs possible et les installations d'applications et téléchargements sont bloquées ».

    À noter que pour les communications impliquant des sujets de secret-défense, le président utiliserait un téléphone conçu par l’entreprise française Thalès. Le Teorem, qui est son nom, est un téléphone à clapet composé de touches physiques. Il ne permet ni l’installation d’applications, ni même l’enregistrement de contacts dans son répertoire.

    Nom : Theorem.jpg
Affichages : 2610
Taille : 80,1 Ko

    Par contre, pour les sujets aussi importants, mais qui ne relèvent pas du secret-défense, le président utiliserait un téléphone tactile doté d’une technologie spéciale de chiffrement des conversations. Ces sécurités additionnelles font qu’il est impossible de les utiliser pour entretenir des conversations sur les plateformes de messagerie comme WhatsApp, Telegram ou autres, alors qu’il est dit qu’Emmanuel Macron a une préférence particulière pour ces plateformes privées de communication. Pour contourner les contraintes qu’imposent les téléphones chiffrés fournis par les services de sécurité de l’Élysée, le président utilise depuis plusieurs années ses deux iPhone au quotidien. Le problème est que ces iPhone sont moins sécurisés et pourraient avoir été compromis par Pegasus.

    Nom : iPhone Hacked.jpg
Affichages : 2561
Taille : 55,0 Ko

    Avec cette affaire, ce sont toutes les habitudes de communication aussi bien des présidents que des hommes d’État qui pourraient être remises en cause. Si un des iPhone du président français a été effectivement compromis et les données volées, changer de téléphone et de numéro pourrait dans le meilleur des cas simplement éviter un autre mauvais scénario à l’avenir, mais ne pourra rien changer à ce qui a été déjà fait. Par contre, si le téléphone n’a pas été compromis, le président va devoir penser à s’accommoder avec les appareils restrictifs et plus sécurisés de l’Élysée, car actuellement c’est Pegasus qui a été découvert. Mais qu’est-ce qui dit que d’autres logiciels espions plus sophistiqués ne sont pas en action dans la nature ? Dans tous les cas, il est notoire que les pays s’espionnent entre eux. Ce n’est que celui qui est découvert qui doit assumer son forfait. En 2016 par exemple, la DGSE a confirmé que les États-Unis ont espionné trois présidents français entre 2006 et 2012. Par contre, la France elle-même aurait mené une vaste opération d'espionnage informatique contre le Canada sur plusieurs années à partir de 2009.

    Devant cette affaire qui suscite beaucoup d’inquiétudes, la chancelière allemande Angela Merkel a déclaré aux journalistes à Berlin que les logiciels espions devraient être refusés aux pays où il n'y a pas de contrôle judiciaire. Cela sous-entend bien évidemment qu’on peut les vendre à certains pays pour qu’ils espionnent d’autres pays, mais à d’autres, on doit leur refuser l’accès.

    Voyant monter la pression autour du logiciel vendu par NSO Group, Israël qui supervise les exportations des logiciels de NSO Goup a, à travers son Agence gouvernementale de contrôle des exportations de défense (abrégé DECA en anglais), déclaré par l’intermédiaire de Ram Ben-Barak, chef de la Commission des affaires étrangères et de la défense de la Knesset, que « nous devons certainement réexaminer toute cette question de licences accordées par le DECA ». L'équipe du gouvernement israélien « effectuera ses vérifications, et nous nous assurerons d'examiner les résultats et de voir si nous devons arranger les choses ici », a affirmé Ben-Barak, ancien chef adjoint du Mossad. Par ailleurs, pour atténuer les craintes qui émergent, il ajouta que l'utilisation appropriée de Pegasus avait « aidé un grand nombre de personnes ». Le ministère de la Défense israélienne de son côté soutient que Pegasus est destiné à être utilisé pour suivre uniquement les terroristes ou les criminels, et tous les clients étrangers sont des gouvernements contrôlés.

    NSO, qui s’est résolu à ne plus faire de commentaires sur les articles de presse l’accusant d’avoir contribué à la surveillance d’hommes politiques et autres, avance qu'il ne connaît pas les identités spécifiques des personnes contre lesquelles les clients utilisent Pegasus. S'il reçoit une plainte selon laquelle Pegasus a été utilisé à mauvais escient par un client, il peut acquérir rétroactivement les listes de cibles et, si la plainte est fondée, fermer unilatéralement le logiciel de ce client.

    Source : France 24, RFI, Twitter France Inter

    Et vous ?

    Quels commentaires faites-vous du changement de numéro et de téléphone par E. Macron ?

    Que vous suggère toute cette affaire d’espionnage que les pays dénoncent, alors que les mêmes s'y adonnent à cœur joie en cachette ?
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  10. #30
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    La règle devrait être de changer de portable et de numéro chaque mois pour les membres du gouvernement.

  11. #31
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    Il y a a peine quelque mois, c'était les américain qui se faisait prendre a avoir espionner l'Allemagne, Macron et bien d'autre. Personne n'avait trouvé a y redire.

  12. #32
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    Citation Envoyé par pierre-y Voir le message
    les américain qui se faisait prendre
    On tolère que les services de renseignements et les entreprises US surveillent le monde entier. Mais là c'est différent parce que les outils de la société israélienne sont utilisés par beaucoup de monde. Ça ne doit pas être la seule société qui propose ce type de service, on n'a aucune idée de l'ampleur du phénomène.

    Des états pourraient surveiller leurs opposants politique (il y a même moyen de suivre des journalistes).

    ======
    Edit :
    « Projet Pegasus » : le Maroc attaque Forbidden Stories et Amnesty International en diffamation
    « L’Etat marocain entend immédiatement saisir la justice française car il souhaite que toute la lumière soit faite sur les allégations mensongères de ces deux organisations qui avancent des éléments sans la moindre preuve concrète et démontrée », accuse Me Baratelli, déplorant un « procès d’intention médiatique, infondé et visiblement créé de toutes pièces pour déstabiliser la relation diplomatique profonde entre le Maroc et la France ». Le royaume chérifien « entend ne pas laisser impunis les multiples mensonges et les fake news propagés ces derniers jours ».
    Si ça se trouve le Maroc n'a véritablement rien à voir là dedans.

    =======
    Meyer Habib a pété un câble et s'est mit à hurler n'importe quoi :
    Pegasus et "antisémitisme": accrochage à l'Assemblée entre LFI et un député UDI
    M. Bernalicis a alors accusé M. Habib de "faire le malin", ajoutant: "je me demande comment il obtient ce genre d'information lui-même".

    S'en est suivi un brouhaha. Dans un rappel au règlement, Alexis Corbière du même groupe a alors affirmé avoir entendu M. Habib "hurler des insultes et notamment traiter une de nos collègues +d'antisémite+". Il a dénoncé des propos "intolérables et mensongers" émanant d'un député "violent" et "en voie de radicalisation antiparlementaire". Et réclamé des "sanctions", en saisissant la présidence de l'Assemblée.

    Le président de séance Marc Le Fur (LR) a lui-même dit n'avoir "rien entendu".

    "Lorsqu'on parle d'un logiciel israélien très performant et qui permet d'arrêter certains attentats terroristes, là j'ai été mis en cause, ça suffit leur obsession des juifs et leur obsession d'Israël", a répliqué en séance M. Habib. Le député UDI a ajouté que le patron de LFI, Jean-Luc Mélenchon, avait "accusé les juifs" pour la défaite du travailliste britannique Jeremy Corbyn en 2019.

    "La haine d'Israël, les dérapages antisémites, c'est l'ADN Mélenchon", avait-il auparavant affirmé dans un tweet.
    Admettons que l'outil ait réellement permis d'éviter des attentats terroristes, ça ne change pas le fait qu'il peut tomber entre les mains de mauvaises personnes, qui ne vont pas faire des bonnes choses avec.
    Keith Flint 1969 - 2019

  13. #33
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    L'état israélien n'aurait pas du valider les contrats :
    Pegasus : le coupable laisser-faire de l’Etat d’Israël
    Les victimes du logiciel espion Pegasus ne doivent pas seulement pointer du doigt les pays qui les ont visés. Leurs doléances doivent aussi s’adresser aux autorités israéliennes, qui ont validé les contrats passés par l’entreprise NSO.
    (...)
    Mais Pegasus n’aurait pas pu devenir une arme de répression massive, le kit d’espionnage favori des autocrates et des populistes, sans la bénédiction de l’Etat d’Israël. Les autorités de ce pays, qui ont un droit de veto sur les exportations de matériel de cybersurveillance, ont validé sans ciller les contrats passés par NSO avec Rabat, Riyad, Abou Dhabi et d’autres.

    L’ex-premier ministre Benyamin Nétanyahou a même encouragé ces transactions. Il les a utilisées comme un moyen de se rapprocher de pays n’entretenant pas de relations officielles avec Israël et ne pouvait ignorer que ces Etats, pas franchement respectueux des droits humains, ne se contenteraient pas d’utiliser Pegasus à des fins sécuritaires légitimes. D’ailleurs, dans les territoires occupés palestiniens, l’Etat d’Israël ne s’embarrasse pas davantage des libertés individuelles.

    Le nouveau gouvernement israélien, dirigé par l’ultranationaliste Naftali Bennett, ne semble guère pressé de rompre avec ce cynisme.
    Peut-être que la communauté internationale devrait sanctionner israël.
    Keith Flint 1969 - 2019

  14. #34
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    Pegasus : nouvelles ripostes judiciaires du Maroc en France contre les médias
    Le Maroc, accusé d'avoir eu recours au logiciel d'espionnage Pegasus, a fait remettre quatre nouvelles citations directes en diffamation en France. Sont visés le quotidien Le Monde et son directeur Jérôme Fenoglio, Mediapart et son patron Edwy Plenel, ainsi que Radio France.
    lesechos.fr
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  15. #35
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    Israël en opération déminage à Paris après le scandale d’espionnage Pegasus
    Benny Gantz, le ministre israélien de la Défense, un ancien chef d’état-major, a été chargé d’une opération déminage diplomatique à Paris mercredi. Sa mission: arrondir autant que possible les angles avec la France après le scandale provoqué par les révélations sur les activités d’espionnage de NSO, une firme israélienne, et de son programme d’espionnage des téléphones portables surnommé Pegasus. Parmi les cibles figurent Emmanuel Macron, ainsi que d’autres dirigeants et responsables politiques, des journalistes, des défenseurs des droits de l’homme à travers le monde.

    Le président français a demandé des explications lors d’un entretien il y a quelques jours avec Naftali Bennett, le premier ministre. Selon la radio publique israélienne, Emmanuel Macron aurait laissé entendre que la coopération sécuritaire entre les deux pays pourrait être mise en cause si cette affaire n’était pas traitée sérieusement. Autrement dit, le ministère israélien de la Défense est ainsi prié de durcir ses
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  16. #36
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    Par défaut Israël ouvre une enquête sur le fabricant de Pegasus, NSO Group.
    Israël ouvre une enquête sur le fabricant de Pegasus, NSO Group,
    et le ministre israélien de la Défense déclare que son pays enquête sur l'affaire Pegasus "avec le plus grand sérieux"

    Des représentants du gouvernement israélien ont visité mercredi les bureaux de NSO Group (société de cybersécutité israélienne conceptrice de Pegasus) afin d'enquêter sur les allégations selon lesquelles les logiciels espions de la société ont été utilisés pour cibler des activistes, des politiciens, des chefs d'entreprise et des journalistes, a déclaré le ministère de la Défense du pays dans un communiqué. Parallèlement, le ministre de la Défense israélienne, Benny Gantz, est arrivé à Paris pour une visite préétablie, au cours de laquelle il a discuté des révélations de Pegasus avec son homologue française, Florence Parly. Gantz a déclaré mercredi à la ministre française de la Défense, Florence Parly, qu'Israël enquêtait sur cette affaire "avec le plus grand sérieux".

    Nom : Screenshot_2021-07-30 Israel begins investigation into NSO Group spyware abuse.png
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    Des autorités de plusieurs agences du gouvernement israélien ont visité les bureaux de NSO Group dans le cadre d'une nouvelle enquête sur les allégations selon lesquelles la société vend ses logiciels espions à des acteurs de la menace pour des attaques ciblées, selon le ministère israélien de la Défense. Un seul tweet du ministère a annoncé le raid mercredi, mais n'a pas révélé exactement quelles agences gouvernementales ont participé. Plus précisément, les agents israéliens ont visité les bureaux de NSO Group à Herzliya, près de la ville de Tel-Aviv. « Des représentants de plusieurs organismes sont venus aujourd'hui chez NSO pour examiner les publications et les revendications soulevées dans cette affaire », a tweeté le ministère (traduction Google de l'hébreu). Mais les médias israéliens ont précédemment rapporté que le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Justice, le Mossad et les services de renseignement militaire s'intéressaient également à l'entreprise.

    Le PDG de NSO Group, Shalev Hulio, a confirmé que la visite avait eu lieu, mais a maintenu les démentis de la société selon lesquels la liste publiée par les journalistes était liée à Pegasus. « C'est vrai. Je crois que c'est très bien qu'ils vérifient, puisque nous connaissons la vérité et nous savons que la liste n'a jamais existé et n'est pas liée à NSO »., a-t-il déclaré.

    Enquête ouverte

    Selon le média israélien Calcalist, les mesures prises par le gouvernement israélien constituent le point de départ d'un effort visant à faire la lumière sur un rapport intitulé "Pegasus Project", qui a examiné les données divulguées par le groupe NSO et a déclenché un incident international qui s'intensifie rapidement.

    Les rapports font état d’une liste de plus de 50 000 numéros de téléphone portable stockés par l'entreprise dans le monde entier. Il affirme que le logiciel malveillant Pegasus est utilisé pour cibler des militants, des journalistes, des chefs d'entreprise et des hommes politiques à grande échelle. Dix-sept organisations de médias ont participé à l'enquête, qui a également accusé NSO Group de vendre Pegasus à des tiers non identifiés, y compris des gouvernements. Ces entités l'utilisent ensuite pour infecter les téléphones de dissidents et d'autres personnes susceptibles de critiquer un régime donné.

    Le logiciel malveillant peut secrètement prendre le contrôle à distance du téléphone pour surveiller l'activité, permettant aux "clients" de lire même les messages chiffrés de leurs cibles envoyés via Signal et Telegram. Le rapport a déclenché une réaction mondiale contre les activités présumées de NSO, l'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty International qualifiant de « crise mondiale des droits de l'homme » la « vaste échelle des violations perpétrées par la cybersurveillance secrète ».

    À ce stade, la source et la signification de la liste restent floues, mais de nombreux téléphones figurant sur cette liste ont été piratés, selon l'analyse technique du laboratoire de sécurité d'Amnesty International. Lorsqu'on lui a demandé si le processus d'enquête du gouvernement allait se poursuivre, Shalev Hulio a répondu qu'il espérait que ce serait le cas. « Nous voulons qu'ils vérifient tout et s'assurent que les allégations sont fausses », a-t-il ajouté.

    Un scandale international

    Malgré les démentis catégoriques, le "projet Pegasus" a attiré l'attention internationale. Selon les médias français Le Monde et Radio France, des numéros d'Emmanuel Macron ainsi que ceux de l'ancien Premier ministre Edouard Philippe et de 14 autres membres du gouvernement, dont le chef de la diplomatie Jean-Yves Le Drian, figuraient « dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l'État marocain, utilisateur de Pegasus, pour un potentiel piratage ». « Si ces faits sont avérés (...) nous en tirerons toutes les conséquences, mais d'abord il faut qu'il soit prouvé qu'ils sont avérés », a avancé le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, à l'issue du Conseil des ministres, en soulignant que des « vérifications » étaient en cours. NSO a nié toute tentative de piratage de responsables français.

    Le ministre israélien de la Défense Benny Gantz a assuré mercredi à son homologue française Florence Parly que son pays prenait "au sérieux" les allégations d'espionnage concernant le logiciel israélien Pegasus, soupçonné d'avoir aussi été utilisé contre le président Emmanuel Macron. Benny Gantz a abordé le sujet NSO et affirmé « qu'Israël prenait les allégations au sérieux », a relevé le ministère israélien de la Défense dans un communiqué. Il a souligné que l'État d'Israël ne donnait des autorisations d'exportation de produits cyber qu'à des États et seulement pour lutter contre le terrorisme et le crime. Florence Parly « lui a indiqué les clarifications qui sont aujourd’hui attendues par la France, et dont dépendent la confiance et le respect mutuel entre nos deux pays », a précisé le ministère français des Armées. Parly avait déjà précédemment indiqué vouloir saisir l'occasion de cet entretien bilatéral, prévu de longue date, pour savoir « quelle connaissance le gouvernement israélien avait des activités des clients de NSO » et comment le gouvernement israélien comptait « prévenir un détournement de ces outils hautement intrusifs ».

    NSO n'est pas la seule société de piratage israélienne à faire parler d'elle ces derniers temps. Microsoft et le Citizen Lab de l'Université de Toronto ont également fait état récemment d'outils de piratage développés par Candiru qui ont ensuite été utilisés pour cibler des groupes de la société civile.

    NSO Group est sous le contrôle direct du ministère israélien de la Défense, qui approuve chaque vente. Donc pour le gouvernement israélien, mener une enquête sur NSO ne sera pas facile, car c’est lui qui autorise les exportations du logiciel Pegasus en fonction de ses relations diplomatiques avec les différents états clients. Indirectement, la responsabilité du gouvernement israélien est donc également engagée dans cette affaire. Les critiques affirment que le processus d'octroi de licences d'exportation est défaillant, car il aboutit à des ventes à des régimes autoritaires qui ont utilisé les outils de piratage pour commettre des abus. NSO a récemment déclaré que la société avait coupé les vivres à cinq clients pour cause d'abus. Le ministère a déclaré la semaine dernière qu'il « prendra les mesures appropriées » s'il constate que NSO Group a violé sa licence d'exportation.

    Sources : Calcalist, Twitter (1, 2)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Pegasus : le logiciel espion aurait utilisé des exploits «sans clic» pour cibler des milliers d'iPhone, E. Macron, 14 ministres français et d'autres chefs d'État sur la liste des personnes ciblées

    E. Macron a changé son numéro après la découverte d'un de ses numéros sur la liste des cibles potentielles de Pegasus, Angela Merkel inquiète appelle à un encadrement des outils d'espionnage

    « Trop, c'est trop » : NSO Group crie son ras-le-bol et annonce qu'il ne commentera plus les articles de presse, l'accusant d'avoir contribué à la surveillance d'hommes politiques et autres
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  17. #37
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    C'est un peu comme si la DGSE se fait prendre la main dans le sac avec un de ses logiciels espions et que la France déclare qu'elle va enquêter.

    C'est assez ridicule tout ça !
    Voici la méthode de mon chef:

    copy (DateTimeToStr(Now),7,4)+
    copy (DateTimeToStr(Now),4,2)+copy (DateTimeToStr(Now),1,2)+copy (DateTimeToStr(Now),12,2)+
    copy (DateTimeToStr(Now),15,2)+copy (DateTimeToStr(Now),18,2)

    Je lui ai dit que FormatDateTime irait surement mieux


  18. #38
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    Citation Envoyé par Nancy Rey Voir le message
    NSO Group est sous le contrôle direct du ministère israélien de la défense, qui approuve chaque vente. Donc pour le gouvernement israélien, mener une enquête sur NSO ne sera pas facile, car c’est lui qui autorise les exportations du logiciel Pegasus en fonction de ses relations diplomatiques avec les différents états clients. Indirectement, la responsabilité du gouvernement israélien est donc également engagée dans cette affaire.
    Bon, je crois que quand on a lu ceci, on comprend rapidement de quoi il en retourne... De qui se moque-t-on?

  19. #39
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    Vu l'influence d'israël en occident, il ne va rien se passer.
    C'est comme à chaque fois qu'on apprend que les USA surveillent la terre entière…
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  20. #40
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    E. Macron a changé son numéro et son téléphone après la découverte d’un de ses numéros sur la liste des cibles potentielles de Pegasus
    Son numéro était dipso depuis des mois sur le site internet de Wikileaks
    Il était temps.

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