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  1. #1
    Expert éminent sénior
    Avis d'expert : « Et si les informaticiens étaient des musiciens qui s'ignorent ? »
    Avis d'expert : « Et si les informaticiens étaient des musiciens qui s'ignorent ? »
    Le rythme serait au cœur des projets IT, d'après GFI


    GFI est un acteur des services informatiques bien implanté en Europe du Sud avec cinq types d'activité distincts : Consulting, Application Services, Infrastructure Services, Enterprise Solutions et Software.

    Son Directeur de Projets au sein de la branche Industrie Énergies et Services (IES), Maxime Toledano, vient de publier un avis d'expert surprenant dans lequel il fait un parallèle entre métiers de musicien et d'informaticien.

    « Et si les informaticiens étaient des musiciens qui s'ignorent ? », demande-t-il.

    L'expert en méthode agile explique en substance que en informatique (comme ailleurs), un projet serait d’abord une question de rythme.

    La difficulté résiderait, avant tout, dans le fait d’accorder les parties prenantes sur le choix de la partition à exécuter. Un problème d'autant plus difficile que dans l'univers IT « la partition n’est jamais la même et reste à écrire avant chaque représentation ».

    Voici dans le détail les éléments de sa comparaison et de son analyse, qui touchent particulièrement les méthodes agiles. Certains la trouveront originale et pertinente, d'autre superficielle voire purement factice. A chacun de se faire son opinion.

    Nous vous livrons son texte tel quel :

    « Le rythme est au cœur de la prestation informatique, car s’il n’est pas partagé par tous et à tout instant, la cacophonie régnera, apportant le mécontentement voire l’opprobre de ceux qui ont payés pour une toute autre musique.

    Pour ajouter à la complexité, et même si certaines œuvres sont – par nature – d’un rythme plus rapide que d’autres, celui-ci n’est jamais constant et peut s’accélérer ou ralentir selon les moments.

    En informatique, on évoque plutôt la notion de rythme dans les projets agiles, qui sont synonymes de mouvements rapides et répétés. Par comparaison, on peut alors dire qu’un projet informatique mené dans une démarche plus classique, telle que le cycle en V, est d’un rythme plus lent. Que dire, alors, d’un projet de refonte globale ou d’urbanisation d’un SI, pour lequel on tend vers un rythme très lent ?

    A l’opposé, il existe aussi des projets de rythme très rapide, plus encore ceux des projets agiles, qui portent sur une production ergonomique de type maquettes d’écrans et d’interfaces homme-machine plus ou moins spécialisées, via par exemple, des mobiles ou des bornes interactives.

    Si l’on décompose plus finement ce rythme, en une succession de mouvements plus sourds et d’autres plus marqués, alors mêler harmonieusement des rythmes rapides et lents revient à synchroniser les mouvements les plus marqués à des moments stratégiques de la partition. Les mouvements les plus sourds, parfois même inaudibles, pouvant alors coexister au sein de l’ensemble, sans dégrader la qualité intrinsèque de l’œuvre.

    Si l’on résume en prenant un exemple, un projet d’ergonomie de 3 semaines peut venir enrichir un projet agile de 3 mois, qui lui-même apporte de la valeur à un projet de refonte d’un applicatif prévu sur 9 mois. Ce dernier participe à un important projet d’urbanisation de 3 ans, dès l’instant où les points de synchronisation remarquables que sont les livraisons et intégrations sont parfaitement orchestrés sur une partition d’ensemble.

    Pour diminuer la complexité, on pourra alors faire en sorte de différencier les apports des projets en fonction de leur rythme propre, avec – toujours pour l’exemple et pour des rythmes de plus en plus longs – des lots d’IHM, de fonctionnalités, de services web et de blocs applicatifs.

    Mais lorsque l’on regarde l’ensemble à la dimension de l’entreprise, d’autres rythmes apparaissent. Pour exemple, un rythme métier au plus proche des clients, où la réactivité et la vitesse de concrétisation doivent suivre dans l’instant les directives du chef d’orchestre.

    Sauf qu’en l’occurrence, il n’y a alors plus à ce niveau un mais plusieurs chefs d’orchestre, s’attelant chacun à jouer un petit bout d’une partition commune. En s’éloignant, le rythme s’estompe, se fait plus sourd et atténué. Moins flamboyant, il gagne en puissance ce qu’il perd dans les attaques et dans les crêtes.

    Il devient résonnance et tempo profond, semblable à un bruit de machine faisant écho à la mélodie de premier plan. Là règnent en maître les choristes des achats ou de l’assistance à maîtrise d’ouvrage, auxquels répondent les équipes avant-vente des fournisseurs – SSII, intégrateurs et éditeurs.

    Puis, comme dans un cycle perpétuel, ressortent les percussions du Delivery, et le rythme reprend pour coller aux métiers.

    Ainsi va la vie de la DSI et de ses sous-traitants, appelés à jouer une réplique de la partition complète, moins audible et perceptible, mais dans laquelle toute fausse note amènera immanquablement un désaccord d’ensemble. »


    Et vous ?

    Trouvez-vous cet avis d'expert original et pertinent, ou superficiel et factice ?
    Pensez-vous que «les informaticiens sont des musiciens qui s'ignorent » ?

  2. #2
    Membre expérimenté
    Je compare l'informatique au BTP, d'ailleurs on parle d'urbanisme, d'architecte, chef de projet et aussi de sous-traitance.

  3. #3
    Membre expérimenté
    celui-ci n’est jamais constant et peut s’accélérer ou ralentir
    encore un qui sait de quoi il parle

  4. #4
    Membre averti
    Citation Envoyé par chaplin Voir le message
    Je compare l'informatique au BTP, d'ailleurs on parle d'urbanisme, d'architecte, chef de projet et aussi de sous-traitance.
    +1

  5. #5
    Nouveau membre du Club
    Et on appelle ça des experts ? Rien à voir entre l'informatique et la musique.

  6. #6
    Membre émérite
    Quel lyrisme dans cette description ! C'est plein d'imagination.

    Il n'y a pas longtemps, c'était jardinier. Maintenant c'est musicien. Et après ce sera boulanger ? Pompier ? Acteur porno ?

    Ce n'est rien de plus que de la prose ronflante et lourdingue où une nouvelle analogie farfelue a été pondue pour l'occasion. Sous couvert du modernisme des méthodes agiles, cet "expert" ne fait que décrire la décomposition d'un grand projet en plusieurs sous-projets et tâches. Et ça, ça remonte à Henry Ford…

  7. #7
    Membre émérite
    Ce message n'a pas pu être affiché car il comporte des erreurs.

  8. #8
    Modérateur

    Citation Envoyé par Willy_XIII Voir le message
    la décomposition d'un grand projet en plusieurs sous-projets et tâches. Et ça, ça remonte à Henry Ford…
    Et même plus ancien !
    En 1637, René Descartes, dans son "Discours de la méthode", préconisait de décomposer un problème complexe en plusieurs petits problèmes plus simples à résoudre.

    • Ne recevoir aucune chose pour vraie tant que son esprit ne l'aura clairement et distinctement assimilé préalablement.
    • Diviser chacune des difficultés afin de mieux les examiner et les résoudre.
    • Établir un ordre de pensées, en commençant par les objets les plus simples jusqu'aux plus complexes et diverses, et ainsi de les retenir toutes et en ordre.
    • Passer toutes les choses en revue afin de ne rien omettre.

    Philippe Leménager. Ingénieur d'étude à l'École Nationale Supérieure de Formation de l'Enseignement Agricole. Autoentrepreneur.
    Mon ancien blog sur la conception des BDD, le langage SQL, le PHP... et mon nouveau blog sur les mêmes sujets.
    « Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement, et les mots pour le dire arrivent aisément ». (Nicolas Boileau)
    À la maison comme au bureau, j'utilise la suite Linux Mageïa !

  9. #9
    Membre averti
    Y a-t-il une compétition en ce moment pour trouver l'analogie la plus pertinente ?

    On peut dire effectivement qu'il y a une notion de rythme dans un projet agile, mais ça n'a pas grand chose à voir avec de la musique à mon avis. Les arguments cités peuvent être facilement contredits...

    Un projet serait une symphonie alors, pourquoi pas... Nous sommes tous des artistes, que dis-je, des génies aux même titre que Mozart ou Bach !

    Le point de vue est celui du management de projet. Je l'aurais bien portée au développeur qui comme un instrumentiste devrait travailler son art, apprendre de nouveaux styles (langages) et répéter sans cesse afin d'être plus efficaces dans son travail quotidien, de pouvoir mettre en oeuvre une palette d'expression plus large et d'improviser avec talent.

    En ce moment, le développeur est un hybride ouvrier-jardinier-ingénieur-artisan-karateka-musicien (vous voyer autre chose ?).

    Le point positif je trouve est le questionnement actuel sur notre métier. Le buzz de l'agilité à fait enfin voler en éclat l'analogie "ouvrier du BTP" et on cherche de nouveau modèles pour le développement informatique.

  10. #10
    Membre émérite
    Je pense qu'il serait temps que ce Monsieur revienne sur Terre. Cette belle symphonie n'existe que dans sa tête et dans les slides de présentation (propagande ?) commerciale des SSII.

    Considérer que la vie de la DSI et de ses sous-traitants est par nature une longue mélodie harmonieuse que seuls viennent troubler des faiseurs de couacs, ça en dit long sur la vision du monde de cet expert.

    Continuons à croire que tout va bien dans le meilleur des mondes musical, c'est sûrement ce qui va faire avancer la profession

  11. #11
    Membre actif
    Citation Envoyé par chaplin Voir le message
    Je compare l'informatique au BTP, d'ailleurs on parle d'urbanisme, d'architecte, chef de projet et aussi de sous-traitance.
    Je suis tout a fait d'accord, une ami a moi est conductrice de travaux dans le batiment, et effectivement quand je vois les méthode de gestion de projet, les termes (MOE, MOA, pour ne citer qu'eux), le découpage des travaux en tâches, la gestion de la qualité, etc il est clair que pour moi les méthode de travail entre le bâtiment et l'informatique sont très très proches.

    Et comme aime si bien le dire ma collègue de boulot "Ingénieur en informatique c'est pas le bon terme! On est des ouvriers du code"

    Mon petit blog sans prétention : http://blog.octera.info/

  12. #12
    Membre confirmé
    Citation Envoyé par OcterA Voir le message
    Je suis tout a fait d'accord, une ami a moi est conductrice de travaux dans le batiment, et effectivement quand je vois les méthode de gestion de projet, les termes (MOE, MOA, pour ne citer qu'eux), le découpage des travaux en tâches, la gestion de la qualité, etc il est clair que pour moi les méthode de travail entre le bâtiment et l'informatique sont très très proches.

    Et comme aime si bien le dire ma collègue de boulot "Ingénieur en informatique c'est pas le bon terme! On est des ouvriers du code"
    Ce n'est pas que les méthodologies métiers de l'IT et du BTP sont proches, c'est plutôt que les métiers de l'IT on récupérer les méthodes déjà existante d'autre domaine selon l'adage connu de tous : "Pourquoi réinventer la roue ?".

    Cette récupération s'est faite pour le meilleur et pour le pire, car il y a une différence fondamentale en l'informatique et les métiers sont elle s'est inspirée pour les méthodes du travail.

    Quand les méthodologies des autres professions visent à automatiser des gestes et des techniques parfois millénaires, les méthodologies de l’informatique visent au moins en partie à automatiser les procédures qui mènent à l'automatisation. Ce qui m'oblige à employer le vilain mot, notre domaine d'étude relève de l'"épistémologie". C'est pour ça qu'il y a des informaticiens dans touts les corps de métiers.

    Récupérer les méthodes mis en place dans le BTP, le jardinage ou la pèche à la palourde à un intérêt mais il n'est pas superflu de se poser des questions sur la pertinence de celles ci appliquées à notre domaine, ni de réinventer une roue qui nous convienne d'avantage.

    Dernière chose. Même si la plupart de nos patrons en meurent d'envie et font tout pour prolétariser notre corps de métier, nous ne sommes pas encore tout à fait des ouvriers du code.

    Nous pouvons profiter notre status d'aristocratie artisanale pour nous faire entendre, par exemple en changeant de boulot et tout laisser en plan ou en faisant un algo qui automatise le boulot de patron à l'usage de l'individu lambda ...

  13. #13
    Membre régulier
    Je ne sais pas ce qu'il prend mais je veux la même chose

  14. #14
    Membre expérimenté
    oui ca à l'air puissant

  15. #15
    Membre expérimenté
    Bonjour.

    Etant passé du développement, à l'analyse fonctionnelle (sur un domaine puis transverse), à la coordination de projet (je préfére ce terme à "gestion de projet" car derriére gérer, on met tout et n'importe quoi alors que derriére coordonner on comprend bien que l'objectif est de faire travailler un ensemble de personnes vers un objectif commun) et enfin à l'urbanisme des SI, je trouve que cette analogie tient la route.

    A chacun de ces postes, mes objectifs étaient différents. Mais sans en avoir conscience, je contribuais à la construction d'un ensemble "cohérent"... ou pas !

    La limite de l'analogie avec le monde de la musique (d'ailleurs relevée par M.Toledano) est que derriére un ensemble de musiciens, il y a un et un seul chef d'orchestre qui sait ou il va et qui bénéficie de tout pouvoir de coercition alors que, sauf exception, dans une DSI, ce "Dieu" tout puissant n'existe pas...

    D'autre part, c'est une analogie magique qui s'applique à tout et pas seulement à l'informatique...

    Comparons par exemple cela avec ce qui se passe dans une usine, les rythmes des évolutions subies par une chaîne de production à l'initiative des opérateurs de production dans le cadre d'un démarche de type Kaizen étant complétement différents du rythme des évolutions issues du bureau méthode (remplacer la soudure plastique d'un emballage par une agraffe va plus vite que remplacer une presse hydraulique...).

    Faire des analogies c'est bien et ça ne mange pas de pain mais encore faut-il que cela serve un but...

    Lançons un grand challenge ! L'analogie de l'année... je propose de comparer :
    Les lois qui régissent le cycle de vie des applications développées via des méthodes itératives aux lois de l'évolution naturelle de Darwin...

    Cdt
    Bon à savoir : la touche F1 ne sert pas à commander des places pour le grand prix de Belgique.

  16. #16
    Membre expérimenté
    j'aime pas du tout qu'on fasse l'analogie entre la musique et l'informatique car la musique c'est ma passion, l'informatique c'est mon boulot, et j'ai pas envie de penser au boulot quand je fait de la musique

  17. #17
    Membre averti
    Quelle analogie moisie!
    surtout que je connais pas mal d'informaticiens qui sont musiciens, donc non, nous ne nous ignorons pas merci! les grouillots ont une vie culturelle monsieur le baron!
    Je ne crois pas que c'est le concours de l'analogie de l'année mais du rapport d'expert le plus moisi de l'année!

  18. #18
    Membre régulier
    Bonjour ,
    je voudrais ici non pas faire une analyse du texte mais plutôt des commentaires.

    Plusieurs fois dans les commentaires il est dit que c'est un baron, qu'il faudrait qu'il descende sur terre? etc...
    Je connais Maxime professionnellement puisque c'est le directeur Technique de projet dont j'ai la coordination, et il a les pieds sur terre - même si son côté nouvelle techno et va quelquefois trop loin.

    Après nous sommes tous d'accord pour dire que ce genre de communication ne sert pas à grand chose mais c'est souvent le cas dès lors que des directeurs ou responsables paraissent dans la Presse, toujours une communication à la Candide :
    "Tout est au mieux dans le meilleur des Mondes".

    Le texte me fait rire et je vais le chambrer un bon moment

    CARPE DIEM
    CARPE DIEM
    Ne pas oublier de clotûrer quand c'est fini

  19. #19
    Membre expérimenté
    Bonjour.

    Citation Envoyé par jacktheripper Voir le message

    Plusieurs fois dans les commentaires il est dit que c'est un baron, qu'il faudrait qu'il descende sur terre? etc...
    La vrai question est : est-ce que ceux qui l'ont dit avait vraiment pris la peine de chercher à comprendre l'analogie ?

    Au vue des commentaires, et au risque de me faire "moinser", je n'en suis pas sûr...

    Donc finalement, les réactions sur le sujet n'auront pas vraiment mis en évidence l'intelligence de la profession mais plutôt celle de notre capacité à porter des jugements à l'emporte piéces.

    A vos moins !
    Bon à savoir : la touche F1 ne sert pas à commander des places pour le grand prix de Belgique.

  20. #20
    Membre habitué
    Non, informatique pas musique, plutôt une sacrée cuisine :

    - des équipes hétéroclites,
    - quelques casseroles,
    - des ingrédients de fraîcheur à surveiller,
    - une date de péremption pas si éloignée,
    - et pour finir une bonne crise de foie, et de foi.

    Et en plus, il nous sert du réchauffé !

    .db.
    R.BASILE, 1971 : "Il y a mille et un procédés pour accélérer des particules. Le seul véritablement fondamental restant...le carnet de chèques."