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Intelligence artificielle Discussion :

Disney a trouvé le moyen d'acquérir Character.ai sans hériter de ses poursuites judiciaires


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #1
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    Par défaut Disney a trouvé le moyen d'acquérir Character.ai sans hériter de ses poursuites judiciaires
    Character.ai, start-up d’assistants IA au développement coûteux, se place sous protection de la loi sur les faillites après des poursuites accusant ses chatbots d’inciter à l’automutilation et au suicide

    La start-up Character.ai, spécialisée dans les chatbots basés sur l'intelligence artificielle (IA) — qui a fait l'objet d'une vague d'accusations selon lesquelles son application aurait contribué à des problèmes de santé mentale et à des suicides chez les adolescents —, s'est placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. La société a déclaré qu'elle prévoyait de solliciter une vente sous contrôle judiciaire d'ici la fin de l'année, dans l'espoir de maintenir la plateforme en activité à long terme. Selon sa déclaration de faillite, Character.ai dispose d'un actif compris entre 50 et 100 millions de dollars. Character.ai indique que si la vente n'aboutit pas, la plateforme sera « progressivement fermée ».

    En mars 2025, une mère qui poursuivait Google et Character.ai pour le décès de son fils de 14 ans avait découvert que des chatbots d'IA basés sur son défunt fils étaient hébergés sur la plateforme. Les avocats de Megan Garcia avaient déclaré qu'ils étaient « horrifiés » par ce nouveau développement. Character.ai avait alors reconnu que les bots allaient à l'encontre des conditions de service de l'entreprise et qu'elle s'employait à les supprimer.

    Par la suite, la start-up Character.ai, spécialisée dans les chatbots basés sur l’IA — qui a fait l’objet d’une vague d’accusations selon lesquelles son application aurait contribué à des problèmes de santé mentale et à des suicides chez les adolescents —, s’est placée sous la protection du chapitre 11 de la loi sur les faillites. Character.ai permet aux utilisateurs d’échanger des messages avec toute une gamme de chatbots, souvent inspirés de célébrités et de personnages de fiction, ou d’en créer eux-mêmes. Ses bots répondent souvent avec des répliques conversationnelles d’allure humaine, en intégrant dans leurs réponses des références à des expressions faciales ou à des gestes.

    La société a déclaré qu’elle prévoyait de solliciter une vente sous contrôle judiciaire d’ici la fin de l’année, dans l’espoir de maintenir la plateforme en activité à long terme. Disney s’est déjà positionné comme soumissionnaire pour les actifs de la société, s’engageant à verser 20 millions de dollars pour une partie de la propriété intellectuelle de l’entreprise et à fournir des services de transition par l’intermédiaire d’anciens employés de Character.ai qu’il a recrutés. Cet accord permettra à Character.ai de maintenir sa plateforme opérationnelle au moins pendant la durée de la procédure de faillite.

    Karandeep Anand, qui avait été nommé PDG de Character.ai l’année dernière pour aider à améliorer sa réputation en matière de sécurité, a rejoint Disney le mois dernier en tant que directeur technique. Noam Shazeer et Daniel de Freitas, anciens collaborateurs de Google spécialisés dans l'IA, ont lancé Character.ai en 2021. Les deux fondateurs sont depuis retournés chez Google. En un peu plus d'un an, l'entreprise a annoncé avoir atteint une valorisation d'un milliard de dollars, à la suite d'un tour de table de 150 millions de dollars. Selon sa déclaration de faillite, Character.ai dispose d’un actif compris entre 50 et 100 millions de dollars.

    En 2024, alors que les inquiétudes concernant la dépendance des humains vis-à-vis des chatbots basés sur l’IA ne cessaient de croître, Megan Garcia, une mère de famille de Floride, a poursuivi Character.ai en justice, affirmant que la plateforme était responsable du suicide de son fils de 14 ans, Sewell Setzer III. D'autres familles ont intenté une série de poursuites judiciaires supplémentaires, accusant la plateforme de fournir du contenu à caractère sexuel à leurs enfants ou d'encourager le suicide, l'automutilation ou la violence. Character.ai a accepté de régler cinq affaires, dont celle de Garcia, au début de cette année.


    Matthew Bergman, fondateur du Social Media Victims Law Center, qui représente plusieurs des familles ayant poursuivi Character.ai, a refusé de commenter cette demande de mise en faillite. À la suite de ces poursuites judiciaires, Character.ai a apporté plusieurs modifications visant à renforcer la sécurité, notamment en ajoutant des fenêtres contextuelles redirigeant les utilisateurs vers des ressources en matière de santé mentale.

    La plateforme a également empêché les utilisateurs de moins de 18 ans d'engager des conversations interactives avec des bots, leur permettant uniquement de créer des stories ou des vidéos à usage unique. L’entreprise a également fait l’objet d’une enquête menée l’année dernière par les sénateurs démocrates sur ses pratiques en matière de sécurité, tout comme d’autres applications d’IA « d’accompagnement ». Character.ai était également en concurrence avec les chatbots d’acteurs bien plus importants, tels que ChatGPT et Gemini de Google.

    Lorsqu’Anand a pris la direction de cette entreprise, qui comptait alors 70 employés, l’année dernière, il a déclaré qu’il voyait l’avenir de la société dans le divertissement interactif et personnalisé basé sur l’IA — où les utilisateurs pourraient co-créer des histoires et des conversations avec des personnages IA pour le plaisir. Il avait alors déclaré que l’entreprise « misait encore plus sur le divertissement, la confiance et la sécurité ». Character.ai indique que si la vente n’aboutit pas, la plateforme sera « progressivement fermée ».

    « Au cours de l’année écoulée, Character.ai a pris des mesures concrètes pour pérenniser et améliorer ses activités face à d’importantes difficultés juridiques, réglementaires et opérationnelles », a déclaré Colin Adams, PDG de Character.AI, dans un communiqué, ajoutant que le conseil d’administration de la société avait examiné les différentes options et « estimé que ce processus de cession sous contrôle judiciaire offrait à la société la meilleure opportunité de maximiser la valeur pour toutes les parties prenantes ».

    En septembre 2025, aux USA, une affaire mettait en lumière l’un des revers les plus sombres de l’industrie de l’IA. Une mère affirmait que son enfant avait subi un traumatisme psychologique grave après avoir utilisé un chatbot conversationnel. L’histoire aurait pu relever du soutien thérapeutique ou d’une aide éducative mal encadrée ; elle s’était rapidement transformée en bataille juridique. Selon des témoignages devant les sénateurs, Character.AI, l’entreprise éditrice du chatbot, avait refusé de reconnaître toute responsabilité devant les tribunaux, préférant imposer une procédure d’arbitrage confidentielle. Le dédommagement proposé n'était alors que de 100 dollars. Cette affaire soulevait des interrogations fondamentales sur la responsabilité des entreprises d’IA et les limites du droit numérique. Entre protection des mineurs, clauses contractuelles abusives et vide réglementaire, le cas illustrait les failles d’un secteur qui avançait plus vite que la justice.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Character.AI poursuivie en justice pour un chatbot se faisant passer pour un médecin agréé : l'État de Pennsylvanie affirme que l'IA prétendait exercer la médecine et fournissait un numéro de licence invalide

    Un étudiant assure que ChatGPT l'a convaincu qu'il est un oracle et l'a fait basculé dans la psychose : OpenAI face à sa onzième plainte sur GPT-4o, une version de son chatbot lancée malgré les alertes internes

    « Les chatbots IA pourraient être liés à la psychose. Les gens et leurs compagnons IA entrent dans un délire partagé », affirment des psychiatres qui tirent la sonnette d'alarme sur l'ampleur du phénomène
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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  3. #3
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    Par défaut La faillite de Character.ai révèle que le modèle économique actuel de l'IA est non viable
    Les documents relatifs à la faillite de Character.ai montrent que « le modèle économique actuel de l'IA est fondamentalement non viable »
    les bénéfices sont financés par les investisseurs

    Character.ai confirme ce que les économistes répètent depuis le début : le modèle économique actuel de l'IA est fondamentalement non viable. L'entreprise a accumulé des pertes financières sans parvenir à générer des revenus suffisants, malgré des tentatives de réduction des coûts qui ont détérioré la qualité du service. Elle a fait face à des poursuites judiciaires majeures et à des frais juridiques exorbitants suite au suicide d'un utilisateur et à des litiges sur les droits d'auteur, notamment avec Disney. Selon les experts, l'industrie doit sérieusement s'inquiéter, car sa survie repose actuellement uniquement sur l'afflux de capitaux de la part des investisseurs.

    Character.ai est le premier domino à tomber dans cette énorme bulle de l'IA. L'entreprise s'est placée sous la protection de la loi sur les faillites. Les circonstances de cette faillite correspondent exactement à ce que les détracteurs de l’IA avaient prédit : Character.ai a brulé des sommes colossales pour exploiter son produit, n’a pas généré assez de revenus et a dû faire face à d’énormes frais de justice après avoir causé du tort à ses utilisateurs.

    Les documents déposés par Character.ai auprès des autorités dans le cadre de sa faillite révèlent les contours de fiasco spectaculaire. L'entreprise était valorisée à un milliard de dollars en 2023 à la suite d'une levée de fonds de 150 millions de dollars menée par le cabinet Andreessen Horowitz (a16z).

    Attirer des millions d’utilisateurs ne garantit manifestement pas le succès à long terme dans l'industrie actuelle de l'IA. Un nombre croissant d’utilisateurs entraînait une augmentation des coûts de calcul informatique, et la nature même de l’interaction des utilisateurs avec les chatbots, en tant que compagnons, impliquait qu’ils devaient mener des conversations approfondies pouvant durer des heures. La facture était devenue très lourde à payer.

    Un modèle économique « insoutenable » sur le long terme

    Les documents déposés auprès du tribunal des faillites ont mis au jour les tractations de Character.ai pour garder la tête hors de l'eau. Character.ai a réduit sa facture informatique, choisi ainsi délibérément de dégrader la qualité de son produit. L'entreprise a également adopté des modèles moins coûteux, réduit ses effectifs, ajouté de la publicité et augmenté son chiffre d’affaires. Sa consommation de trésorerie est néanmoins restée considérable.


    Ce revirement a des implications qui dépassent le cadre d’une simple entreprise de chatbots. Character.ai avait attiré des millions d’utilisateurs et conclu un important accord de licence avec Google en 2024. Il bénéficiait à la fois d’un fort engagement de la part de ses utilisateurs et d’un accès au capital. Les documents de faillite montrent désormais qu’aucun de ces deux atouts n’a permis de combler le fossé entre l’utilisation et la monétisation.

    L’entreprise fait preuve de franchise quant à ses échecs. Le PDG, Colin Adams, résume la situation en affirmant que « sa technologie impressionnante est très coûteuse à exploiter » et qu’elle a constamment rencontré « des difficultés en matière de rentabilité », avec des dépenses opérationnelles élevées.

    Concrètement, cela représentait 56,1 millions de dollars consacrés aux coûts informatiques entre janvier et août 2026, auxquels s’ajoutaient 19,7 millions de dollars de salaires versés au cours de la même période. Son chiffre d’affaires restait lamentable, passant de 2,8 millions de dollars en décembre 2025 à 5,3 millions de dollars pour le mois d’août, tout en continuant d’enregistrer une perte d’exploitation de 8 à 9 millions de dollars par mois.

    La requête de Character.ai estime l’actif et le passif de son bilan entre 50 et 100 millions de dollars. En outre, une déclaration déposée le premier jour faisait état d’environ 57 millions de dollars de trésorerie, d’équivalents de trésorerie et de placements non affectés à la date du dépôt de la requête. Même en faisant abstraction des litiges, la direction de Character.ai a reconnu dans ses dossiers officiels que son activité était « totalement intenable ».

    Impacts des frais juridiques et contentieux d'ayants droit

    Au-delà de son modèle financier hautement déficitaire, des dépenses juridiques massives ont accéléré la faillite de l'entreprise. Character.ai a été poursuivie par la famille d'un utilisateur qui s'est suicidé après avoir discuté longuement avec l'un de ses chatbots. L'entreprise fait également fait l'objet de pressions de la part de régulateurs exigeant la mise en place de systèmes de vérification de l'âge en raison de son attrait auprès des enfants.

    Mais si les poursuites judiciaires à l’encontre de Character.ai sont importantes, elles ne sont pas inhabituelles dans un secteur de l’IA en proie à des problèmes juridiques liés au vol de propriété intellectuelle et à des suggestions d’automutilation ou de violence à l’encontre de ses utilisateurs. En d’autres termes, rien dans le dossier de faillite de Character.ai ne se distingue de ce que l’on pourrait dire de nombreux autres géants et startups de l’IA.

    Tous dépensent des sommes colossales en calcul sans disposer d’un modèle économique capable de les soutenir. La différence entre Character.ai et des géants comme OpenAI, Anthropic, Meta et Google réside dans le fait que ces dernières ont pu bénéficier à plusieurs reprises d’injections de capitaux frais ou, dans le cas de Meta et de Google, subventionner leurs produits d’IA grâce aux revenus générés par leurs activités publicitaires colossales.

    Les utilisateurs ne perdent pas immédiatement l'accès à leurs compagnons virtuels. Dans un billet de blogue, la société a annoncé qu’elle continuerait à fonctionner tout au long de la procédure de faillite : « la plateforme Character.ai reste opérationnelle, et vous pouvez continuer à accéder à tous les services pour le moment. Nous nous concentrons sur la recherche de la meilleure voie à suivre pour notre plateforme et notre communauté ».

    Disney aurait proposé 20 millions de dollars à Character.ai pour obtenir une licence sur une partie de sa propriété intellectuelle ; l'année dernière, Disney avait adressé à Character.ai une mise en demeure lui demandant de cesser d'utiliser sans autorisation ses personnages protégés par le droit d'auteur.

    Un exemple de la menace qui pèse sur l'industrie de l'IA

    L’attrait initial de Character.ai était facile à comprendre. Les utilisateurs pouvaient créer des personnages fictifs, jouer des rôles, raconter des histoires, s’entraîner à converser ou interagir avec des personnages créés par d’autres. Ces sessions ne se limitaient pas à de brèves questions factuelles. Les utilisateurs revenaient pour des conversations longues. Cela différenciait Character.ai des chatbots axés sur la recherche et des outils de productivité.

    Pour les entreprises, la question la plus importante n’est plus de savoir si les utilisateurs veulent des personnages conversationnels. Character.ai a déjà démontré l’existence de cette demande. La question est désormais de savoir si chaque session supplémentaire améliore ou affaiblit la rentabilité.

    De nombreuses personnes entretiennent des relations étroites avec ChatGPT ou Claude. Les utilisateurs expérimentés s’en servent pour produire des montagnes de code, en exécutant souvent plusieurs instances simultanément pour gérer différentes tâches. Dans de nombreux cas, ces fournisseurs d’IA ont déjà modifié leurs barèmes tarifaires pour passer à une facturation basée sur l’utilisation, afin de faire face à la flambée des coûts de calcul.

    OpenAI a commencé cette année à diffuser des publicités dans ChatGPT pour les utilisateurs des formules gratuites et à bas prix. Et tout comme Character.ai, OpenAI a également fait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires alléguant que son chatbot aurait poussé des utilisateurs au suicide. Selon des documents financiers divulgués en septembre, OpenAI prévoit des pertes estimées à près de 280 milliards de dollars d'ici la fin de la décennie.

    Pour l’instant, les principales entreprises de l'industrie parviennent à se maintenir à flot soit en attirant d’énormes investissements (OpenAI et Anthropic), soit en subventionnant leurs activités liées à l’IA grâce à leurs sources de revenus traditionnelles (Google et Meta). Cela dit, un jour viendra où elles devront voler de leurs propres ailes, et à ce moment-là, la faillite de Character.ai pourrait bien apparaître comme un exemple à ne pas suivre.

    Les profits générés par l'utilisation sont quasi inexistants

    Dans un rapport publié le mois dernier, l'économiste Torsten Slok a souligné un déséquilibre financier au sein de l'industrie de l'IA. Actuellement, les profits des fabricants de puces sont financés par les capitaux des investisseurs plutôt que par des revenus réels. Les développeurs d'applications d'IA affichent des marges opérationnelles négatives, créant de ce fait un modèle économique très fragile qui repose sur « l'espoir d'une rentabilité future ».

    Si les clients finaux ne génèrent pas rapidement un retour sur investissement concret, le financement massif pourrait se tarir brutalement, provoquant l'éclatement de la bulle de l'IA. Certaines entreprises font déjà face à des flux de trésorerie disponible négatifs. À titre d'exemple, Oracle, partenaire clé d'OpenAI, est dos au mur après avoir accumulé plus de 150 milliards de dollars de dettes adossées à l'IA, et multiplie les licenciements massifs.

    Selon des documents consultés par Reuters, le principal concurrent d'OpenAI, Anthropic, se prépare à une introduction en bourse avec une valorisation potentielle de plus de 2 000 milliards de dollars. Mais les données financières indiquent que l'entreprise de Dario Amodei enregistrera une perte de 42 milliards de dollars pour l'exercice 2025 et dépensera plus 518 milliards de dollars en obligations liées au cloud, au calcul et à l’infrastructure.

    Torsten Slok n’est pas le premier économiste à tirer la sonnette d’alarme sur la dépendance démesurée de l’IA vis-à-vis des investissements. Dans son rapport annuel publié cet été, la Banque des règlements internationaux (BRI) a noté : « l’afflux massif d’investissements dans l’IA dépasse les bénéfices et les flux de trésorerie disponibles », ce qui a conduit ces entreprises à émettre des titres de dette pour lever des fonds supplémentaires.

    Selon un rapport publié récemment par le cabinet de conseil en stratégie Bain & Company, l'industrie mondiale de l'IA devra générer environ 6 000 milliards de dollars de revenus annuels d'ici 2031 pour justifier les investissements massifs consacrés aux centres de données et aux infrastructures de calcul.

    Conclusion

    Désespéré de mettre un terme à l’hémorragie, Character.ai a choisi de dégrader son produit. Il a commencé à multiplier les publicités, à imposer des limites d’utilisation plus strictes et à refiler à ses utilisateurs des modèles moins chers et « lobotomisés ». « La société a réduit ses effectifs », a ajouté Colin Adams. « À la mi-2025, Character.ai a lancé la publicité intégrée à l’application, et début 2026, Character a aussi introduit les achats intégrés ».

    Pour une startup qui avait promis d’offrir une « superintelligence personnalisée » à chaque habitant de la Terre, son modèle économique et l’expérience d’utilisation de son application ont commencé à ressembler à s’y méprendre à celle d’un jeu mobile de mauvaise qualité. La chute est devenue inévitable.

    Cinq Big Tech américains, notamment Alphabet, Microsoft, Amazon, Meta et Oracle dissimulent actuellement 1 650 milliards de dollars de dettes liées à l'IA. Cette somme colossale n'apparaît pas dans leurs bilans comptables traditionnels et dépasse même leur dette officielle, qui s'élève à 1 350 milliards de dollars. Pour les analystes, la question n’est pas de savoir si cette bulle éclatera, mais quand elle éclatera, et quelles en seront les retombées.

    Sources : Character.ai, billet de blogue

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la faillite de Character.ai ? Cela vous surprend-il ?
    Quelle leçon peut-on en tirer ? Le reste de l'industrie peut-elle connaître un sort différent ?
    La faillite de Character.ai démontre que le modèle économique de l'IA n'est pas viable. Une alternative est-elle possible ?

    Voir aussi

    Character.ai, start-up d'assistants IA, se place sous protection de la loi sur les faillites après des poursuites accusant ses chatbots d'inciter à l'automutilation et au suicide

    OpenAI prévoit une perte de trésorerie de près de 280 milliards $ d'ici fin 2030, la société aura épuisé les fonds des investisseurs dès 2028, la bulle de l'IA ne cesse de s'aggraver

    Un éminent économiste avertit que les calculs relatifs à l'IA ne tiennent pas la route : « actuellement, les bénéfices sont financés par les investisseurs plutôt que générés par les clients »

  4. #4
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    L'analyse ne me semble pas correcte :
    - Cela montre que les éclaireurs imposant Persona pour vérifier l'âge (en fait, la carte d'identité) font fuir les utilisateurs et donc, font faillite.

    C'est une très bonne nouvelle contre l'identité numérique.

  5. #5
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    <p>Le point intéressant dans la faillite de Character.ai, c'est que le problème n'est pas l'IA en général mais un modèle économique précis : le chat de compagnie.</p>
    <p>Ce type d'usage a une caractéristique redoutable — la consommation est pilotée par l'utilisateur, sans borne. Une session peut durer des heures, avec un historique qui grossit à chaque tour, donc un coût d'inférence qui augmente quadratiquement avec la durée de la conversation. Et en face, la volonté de payer est faible : le service est perçu comme un divertissement, pas comme un outil de production.</p>
    <p>À l'inverse, les outils de génération ont une économie beaucoup plus saine : la sortie est bornée (une image, une piste audio de trente secondes), l'utilisateur repart avec un livrable, et il accepte de payer à l'unité. Le coût est prévisible parce que la longueur de la sortie l'est aussi.</p>
    <p>C'est exactement la distinction que je vois tous les jours en génération musicale — je travaille sur Creatune AI Music Generator, et l'écart de structure de coût entre « chat ouvert » et « génération bornée » se compte en ordres de grandeur. Une partie du secteur va devoir choisir entre les deux.</p>

  6. #6
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    Par défaut Disney a trouvé le moyen d'acquérir Character.ai sans hériter de ses poursuites judiciaires
    Disney a trouvé le moyen d'acquérir Character.ai sans hériter des poursuites judiciaires coûteuses qui ont précipité la chute de la startup de compagnons IA
    mais l'accord est vivement controversé

    Character.ai s'est récemment déclaré en faillite à la suite de l'échec de son modèle économique et de poursuites judiciaires qui ont asséché ses finances. Ce dépôt de bilan s'inscrit dans le cadre d'un accord permettant à Disney d'embaucher une grande partie de son personnel et d'acquérir sa technologie, sans assumer ses lourdes responsabilités juridiques. Cette stratégie s'apparente en effet à une acquisition inversée visant à contourner les risques réglementaires et les poursuites liées à la sécurité des chatbots. Character.ai fait l'objet de plusieurs enquêtes et les procureurs généraux d’États américains pourraient contester cette procédure de faillite.

    Character.ai est le premier domino à tomber dans cette énorme bulle de l'IA. L'entreprise s'est placée sous la protection de la loi sur les faillites. Les circonstances de cette faillite correspondent à ce que les détracteurs de l’IA avaient prédit : la société a brulé des sommes colossales pour exploiter son produit, n’a pas généré suffisamment de revenus et a dû faire face à d’énormes frais de justice après avoir causé du tort aux consommateurs.

    Character.ai s'est déclaré en faillite sous le régime du chapitre 11 de la loi américaine sur les faillites, mais cette démarche s'inscrit en réalité dans le cadre d'un accord complexe avec Disney. Les documents déposés auprès des autorités dans le cadre de sa faillite révèlent les contours de ce fiasco. Cette faillite a confirmé ce que les économistes répètent depuis le début : le modèle économique actuel de l'IA est fondamentalement non viable.

    Character.ai faisait face à de nombreuses poursuites judiciaires concernant la sécurité de ses chatbots d'IA, accusés notamment d'avoir incité des mineurs à s'automutiler. Selon les documents déposés devant le tribunal, l'objectif du dépôt de bilan est de parvenir à une « résolution consensuelle » avec les plaignants et d'optimiser la valeur des actifs pour les actionnaires. OpenAI fait également face à des accusations similaires devant la justice.

    Mécanisme du « reverse acquihire » et structure de la transaction

    Dans sa requête relative à la procédure d’appel d’offres, Character.ai décrit une plateforme qui est passée des discussions individuelles avec des personnages à la création de contenus visuels, vidéo et audio générés par l’IA. Avant le dépôt de cette requête auprès du tribunal, Disney avait accepté d'embaucher la majorité des effectifs de Character.ai. L'ancien PDG Karandeep Anand est devenu directeur technique de Disney le 2 octobre 2026.


    Selon une fiche de conditions déposée auprès du tribunal, la rémunération des quelque 65 salariés concernés s'élèverait à environ 60 millions de dollars par an, auxquels s'ajoute une enveloppe de fidélisation de 30 millions de dollars. Disney estime le coût total de la rémunération et de la fidélisation sur trois ans à environ 180 millions de dollars. À l'heure actuelle, Disney n'a pas révélé ce qu'il envisage de faire avec les restes de Character.ai.

    L'opération repose sur une stratégie qualifiée de « reverse acquihire », un montage par lequel un acheteur orchestre plusieurs transactions successives afin de récupérer les salariés clés et une licence étendue sur les technologies, laissant la société cible vidée de sa substance. Les entreprises exploitent souvent ces structures pour soutenir qu'il ne s'agit pas d'une fusion et ainsi éviter d'en informer les autorités de régulation de la concurrence.

    L'accord comprend deux volets intégrés. Avant la déclaration de faillite, Disney a versé 5,5 millions de dollars à la startup, accompagné d'un dépôt remboursable de 2 millions de dollars, tout en recrutant la majorité des salariés. Par la suite, Disney cherche à obtenir via les enchères de la faillite une licence perpétuelle, mondiale et non exclusive sur une gamme de logiciels, d'outils et de systèmes de modération et d'entraînement de Character.ai.

    Si Disney remporte l'enchère, il versera 12,5 millions de dollars supplémentaires pour conclure la transaction. Selon les rapports sur le sujet, l'accord avec Disney semble avoir été structuré de telle sorte que ce qui restera de Character.ai conserve la responsabilité de ces litiges, dont certains sont encore en cours.

    Les enquêtes régulatrices et les antécédents de Character.ai

    Il ne s'agit pas du premier montage de ce type pour Character.ai, qui avait déjà conclu en août 2024 un accord de licence de 2,7 milliards de dollars avec Google. À la suite de cet accord, Google s'est retrouvé poursuivi aux côtés de Character.ai dans plusieurs affaires, dont celle d'un adolescent de quatorze ans qui s'est suicidé après qu'un robot conversationnel a cultivé une « relation émotionnellement dépendante et sexuellement exploiteuse ».

    Google a soutenu qu'il était une entité distincte et qu'il n'était pas responsable, mais la justice a estimé que les plaignants avaient suffisamment étayé des accusations de complicité. Au moment de sa faillite, Character.ai fait l'objet d'une enquête menée par quarante-six États américains en raison de graves problèmes identifiés, dont des captures d'écran montrant des bots encourageant des mineurs à cacher leurs blessures et à tuer leurs parents.

    Disney exige une ordonnance judiciaire précisant que l'opération ne doit pas être considérée comme une fusion, laissant la responsabilité de toutes les poursuites passées et en cours à la coquille restante de Character.ai. Des experts en droit des sociétés expriment toutefois de vives réserves face à cette manœuvre.

    Selon l'ancien directeur adjoint du bureau de la concurrence de la FTC, John Newman, des décennies de droit des sociétés encadrent déjà le cas d’un acheteur voulant les actifs sans le passif, mais « tous ces garde-fous du droit des sociétés n'ont vraiment pas été conçus pour se protéger contre » ce type de montage. Il a également déclaré qu'il est néfaste pour la société de laisser des entreprises « exercer un contrôle sans responsabilité ».

    Une faillite survenue malgré un nombre d'utilisateurs record

    Character.ai s'est effondré après avoir accumulé des pertes financières sans être parvenu à générer des revenus suffisants. D'après le PDG Colin Adams, Character.ai compte environ 12 millions d'utilisateurs actifs par mois, qui passent en moyenne environ 120 minutes par jour sur la plateforme. Le chiffre d'affaires est passé d'environ 7,4 millions de dollars au cours de l'exercice 2024 à environ 23 millions de dollars au cours de l'exercice 2025.

    En août 2026, cependant, la plateforme enregistrait des pertes mensuelles comprises entre 8 et 9 millions de dollars, et elle a déposé le bilan avec environ 57 millions de dollars de trésorerie. À partir d’août 2025, une banque d’investissement a contacté environ 28 acheteurs et investisseurs potentiels, qui ont jugé que les risques liés aux litiges et à la réglementation étaient trop importants. Une seule proposition irréalisable a été formulée.

    Les documents déposés auprès du tribunal des faillites ont mis au jour les tractations de Character.ai pour garder la tête hors de l'eau. Character.ai a réduit sa facture informatique, choisi ainsi délibérément de dégrader la qualité de son produit. L'entreprise a également adopté des modèles moins coûteux, réduit ses effectifs, ajouté de la publicité et augmenté son chiffre d’affaires. Sa consommation de trésorerie est néanmoins restée considérable.

    L’entreprise fait preuve de franchise quant à ses échecs. Le PDG Colin Adams a résumé la situation en affirmant que « sa technologie impressionnante est très coûteuse à exploiter » et qu’elle a constamment rencontré « des difficultés en matière de rentabilité », avec des dépenses opérationnelles élevées.

    Un exemple de la menace qui pèse sur l'industrie de l'IA

    L’attrait initial de Character.ai était facile à comprendre. Les utilisateurs pouvaient créer des personnages fictifs, jouer des rôles, raconter des histoires, s’entraîner à converser ou interagir avec des personnages créés par d’autres. Ces sessions ne se limitaient pas à de brèves questions factuelles. Les utilisateurs revenaient pour des conversations longues. Cela différenciait Character.ai des chatbots axés sur la recherche et des outils de productivité.

    Pour les entreprises, la question la plus importante n’est plus de savoir si les utilisateurs veulent des personnages conversationnels. Character.ai a déjà démontré l’existence de cette demande. La question est désormais de savoir si chaque session supplémentaire améliore ou affaiblit la rentabilité.

    De nombreuses personnes entretiennent des relations étroites avec ChatGPT ou Claude. Les utilisateurs expérimentés s’en servent pour produire des montagnes de code, en exécutant souvent plusieurs instances simultanément pour gérer différentes tâches. Dans de nombreux cas, ces fournisseurs d’IA ont déjà modifié leurs barèmes tarifaires pour passer à une facturation basée sur l’utilisation, afin de faire face à la flambée des coûts de calcul.

    OpenAI a commencé cette année à diffuser des publicités dans ChatGPT pour les utilisateurs des formules gratuites et à bas prix. Et tout comme Character.ai, OpenAI a également fait l’objet de plusieurs poursuites judiciaires alléguant que son chatbot aurait poussé des utilisateurs au suicide. Selon des documents financiers divulgués en septembre, OpenAI prévoit des pertes estimées à près de 280 milliards de dollars d'ici la fin de la décennie.

    Pour l’instant, les principales entreprises de l'industrie parviennent à se maintenir à flot soit en attirant d’énormes investissements (OpenAI et Anthropic), soit en subventionnant leurs activités liées à l’IA grâce à leurs sources de revenus traditionnelles (Google et Meta). Cela dit, un jour viendra où elles devront voler de leurs propres ailes, et à ce moment-là, la faillite de Character.ai pourrait bien apparaître comme un exemple à ne pas suivre.

    Les profits générés par les utilisateurs sont quasi inexistants

    Dans un rapport publié le mois dernier, l'économiste Torsten Slok a souligné un déséquilibre financier au sein de l'industrie de l'IA. Actuellement, les profits des fabricants de puces sont financés par les capitaux des investisseurs plutôt que par des revenus réels. Les développeurs d'applications d'IA affichent des marges opérationnelles négatives, créant de ce fait un modèle économique très fragile qui repose sur « l'espoir d'une rentabilité future ».

    Si les clients finaux ne génèrent pas rapidement un retour sur investissement concret, le financement massif pourrait se tarir brutalement, provoquant l'éclatement de la bulle de l'IA. Certaines entreprises font déjà face à des flux de trésorerie disponible négatifs. À titre d'exemple, Oracle, partenaire clé d'OpenAI, est dos au mur après avoir accumulé plus de 150 milliards de dollars de dettes adossées à l'IA, et multiplie les licenciements massifs.

    Selon des documents consultés par Reuters, le principal concurrent d'OpenAI, Anthropic, se prépare à une introduction en bourse avec une valorisation potentielle de plus de 2 000 milliards de dollars. Mais les données financières indiquent que l'entreprise de Dario Amodei enregistrera une perte de 42 milliards de dollars pour l'exercice 2025 et dépensera plus 518 milliards de dollars en obligations liées au cloud, au calcul et à l’infrastructure.

    Torsten Slok n’est pas le premier économiste à tirer la sonnette d’alarme sur la dépendance démesurée de l’IA vis-à-vis des investissements. Dans son rapport annuel publié cet été, la Banque des règlements internationaux (BRI) a noté : « l’afflux massif d’investissements dans l’IA dépasse les bénéfices et les flux de trésorerie disponibles », ce qui a conduit ces entreprises à émettre des titres de dette pour lever des fonds supplémentaires.

    Selon un rapport publié récemment par le cabinet de conseil en stratégie Bain & Company, l'industrie mondiale de l'IA devra générer environ 6 000 milliards de dollars de revenus annuels d'ici 2031 pour justifier les investissements massifs consacrés aux centres de données et aux infrastructures de calcul.

    Source : document judiciaire

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'accord controversé conclu entre Disney et Charracter.ai ?
    Que pensez-vous de la faillite de Character.ai ? D'autres startups d'IA vont-elles lui emboîter le pas bientôt ?

    Voir aussi

    Les documents relatifs à la faillite de Character.ai montrent que « le modèle économique actuel de l'IA est fondamentalement non viable », les bénéfices sont financés par les investisseurs

    Character.ai, start-up d'assistants IA, se place sous protection de la loi sur les faillites, après des poursuites accusant ses chatbots d'inciter à l'automutilation et au suicide

    Les dépenses mondiales en IA devraient atteindre 2 700 milliards $ en 2026, soit une hausse annuelle de 49,5 %, portées par les infrastructures IA et l'intégration de l'IA dans les logiciels, selon Gartner

  7. #7
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    Par défaut L'ami des enfants...
    Ces montages sont peux-être légaux, mais moralement, c'est plus que douteux. En résumé, Disney prend le contenu, laisse le contenant vide, ce qui fait que même si les poursuites aboutissent, la coquille vide n'aura rien pour dédommager, et donc pas de dédommagement... Elle est pas belle la vie aux pays des amis des enfants ?

    Bah, le pecnot moyen n'y verra rien, n'y comprendra rien, ne voudra même rien savoir, et ira danser avec Mickey dans un de ses parcs tout dédiés au dieux consommation et mondialisation. Youpie...

    Quelle belle époque...

  8. #8
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    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    Ces montages sont peux-être légaux, mais moralement, c'est plus que douteux.
    Il y a bien longtemps que la morale n'existe plus dans notre bas-monde et pire ces manipulations sont réalisées au grand jour, à la face du monde entier, avec la complicité des lois en vigueur et de la justice qui ne trouve rien à y redire.

    Et attention, ce n'est pas le propre des entreprises américaines, les médias suisses parlent actuellement d'un sympathique industriel vigneron qui a été condamné à de multiples reprises pour toute une série de délits qui se soldent par des millions d'amendes et de dettes diverses et variées... Résultat? 13 ans après avoir été condamné, il reste 9 millions de dettes qu'il ne payera jamais, il dit être sans le sou mais continue à vivre dans l'opulence après avoir mis tous ses biens au nom de ses enfants: Les multiples entreprises au nom de son fils de 20 ans, sa riche propriété sur une parcelle de 5 000 m2 au nom de ses 5 enfants, etc...

    Au final, même l'état se retrouve dans l'impossibilité de récupérer les millions d'impôts impayés, mieux le bonhomme n'a pas payé les 500 000 euro qu'il doit à ses avocats!!!

    Mieux encore, il a engagé des barbouzes pour espionner des responsables politiques et journalistiques pour faire pression sur eux. Se cache-t-il? Pas le moins du monde, vous avez son nom, sa photo et le détail de l'histoire dans le lien ci-dessous:

    https://www.lematin.ch/story/valais-...ions-103648487

    Elle est pas belle la vie... Pour certains???

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