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Intelligence artificielle Discussion :

Un professeur de mathématiques accuse OpenAI d'avoir copié ses travaux, ce que l'entreprise dément


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #1
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    Par défaut Un professeur de mathématiques accuse OpenAI d'avoir copié ses travaux, ce que l'entreprise dément
    OpenAI affirme qu’un modèle d’IA résout le problème mathématique de Navier-Stokes et publie une démonstration de 165 pages, sans briguer le prix d’un million de dollars

    OpenAI a annoncé que son modèle d'IA interne venait de résoudre l'une des plus grandes énigmes de la recherche mathématique — mais cette annonce a suscité de vives critiques après qu'un mathématicien de l'université de New York a affirmé que l'entreprise avait joué sale. OpenAI a déclaré avoir prouvé que les équations de Navier-Stokes pouvaient « exploser ». Quelques heures avant l'annonce d'OpenAI, Buckmaster a présenté une version différente des faits, affirmant qu'il était parvenu à une solution dès le 22 août avec un collègue. OpenAI et Bubeck réfutent tous la version des faits donnée par Buckmaster.

    OpenAI est une société d'intérêt public (PBC) américaine spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA), dont le siège social est situé à San Francisco. Elle développe des modèles d'IA générative propriétaires, notamment sa série de grands modèles de langage (LLM) appelés « Generative Pre-trained Transformer » (GPT). Le lancement de ChatGPT en novembre 2022 est considéré comme ayant catalysé l'essor de l'IA ; en septembre 2026, ChatGPT est le cinquième site web le plus visité au monde. OpenAI commercialise également les modèles GPT Image et Codex, un agent de codage basé sur l'IA.

    En août 2026, OpenAI a révélé que son prochain modèle d'IA, encore inédit à l’époque, baptisé Astra, avait réussi à résoudre dix problèmes de longue date dans les domaines des mathématiques, de la complexité quantique et de l'informatique théorique. Si ces affirmations résistaient à un examen minutieux de la communauté scientifique mondiale, cette avancée marquerait bel et bien un tournant historique. Le modèle d'IA a généré ces démonstrations mathématiques complexes de manière entièrement autonome. Les chercheurs sont ensuite intervenus pour vérifier ce travail. Les problèmes résolus par le modèle Astra faisaient appel à des théories académiques extrêmement complexes. Ce n'étaut pas la première fois qu'OpenAI revendiquait un succès dans le domaine des mathématiques.

    Récemment, OpenAI a annoncé que son modèle d'IA interne venait de résoudre l'une des plus grandes énigmes de la recherche mathématique — mais cette annonce a suscité de vives critiques après qu'un mathématicien de l'université de New York (NYU) a affirmé que l'entreprise avait joué sale. OpenAI a déclaré avoir prouvé que les équations de Navier-Stokes, qui décrivent le mouvement des fluides, pouvaient « exploser » — c'est-à-dire atteindre un point où les calculs prédisent une vitesse infinie, ce qui ne peut se produire dans la nature.

    C'est l'un des sept « problèmes du Prix du Millénaire », chacun doté d'un million de dollars par le Clay Mathematics Institute. Selon OpenAI, ce résultat a nécessité 88 heures de travail et la mobilisation d’environ 10 000 agents IA coordonnés — des copies de ses modèles travaillant en parallèle sur la démonstration —, le tout vérifié par Lean, un logiciel qui valide une démonstration étape par étape. Mais ils ne sont peut-être pas ceux qui ont trouvé la solution en premier.


    Quelques heures avant l’annonce d’OpenAI, Tristan Buckmaster, mathématicien à NYU, a présenté une version différente des faits dans un communiqué de quatre pages. Avec Levent Alpöge, mathématicien chez Anthropic, concurrent d’OpenAI, il avait passé près d’un an à utiliser des modèles d’IA pour rechercher des preuves de l’explosion des fluides et était parvenu à une solution dès le 22 août.

    Buckmaster affirme que le 3 septembre, alors que des rumeurs circulaient selon lesquelles Anthropic avait résolu un problème majeur, il a parlé du projet à un mathématicien d’OpenAI, en soulignant qu’il s’agissait d’un projet personnel sans lien avec aucune des deux entreprises. Trois jours plus tard, lors d’un appel téléphonique, Sébastien Bubeck, d’OpenAI, lui a annoncé qu’un modèle interne avait déjà produit une démonstration de 100 pages pour les équations de Navier-Stokes forcées — cette même approche très ciblée que, selon Buckmaster, presque personne d’autre ne poursuivait.

    Buckmaster raconte que Bubeck lui a alors proposé deux options : soit OpenAI publie ses résultats le lendemain de ceux de son équipe, soit Buckmaster rédige seul son article, en excluant Alpöge car celui-ci travaille dans un laboratoire concurrent. Lorsque Buckmaster a répondu qu’il préférait rendre ses résultats publics, Bubeck lui aurait rétorqué : « Pourquoi voudrais-tu ruiner ta carrière ? »

    « Si tu ne veux pas que je sois gentil, alors je n’ai pas à l’être », a déclaré Bubeck à Buckmaster, selon sa déposition. Buckmaster a fini par publier les articles de recherche présentant ses conclusions. Levent Alpöge y était cité, mais aucun des deux chercheurs n’a été reconnu par OpenAI — à l’exception d’un tweet repris dans lequel l’entreprise reconnaissait ne pas pouvoir « exclure que des données anonymisées issues de leur utilisation de nos produits aient contribué à améliorer nos modèles ».

    OpenAI et Bubeck ripostent

    Bubeck, OpenAI et Altman réfutent tous la version des faits donnée par Buckmaster. Dans un message publié par la suite, Bubeck a partagé des SMS proposant une publication coordonnée avec Alpöge et offrant les prompts d’OpenAI, et affirme avoir agi de bonne foi. « J’espère que ce message montre clairement que nos intentions étaient des meilleures possibles », a-t-il écrit. « Je n’ai jamais, au grand jamais, demandé que Levent soit retiré de la liste des auteurs de son propre travail. »

    Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, a pris la défense de Bubeck, affirmant qu’il « avait agi avec intégrité et générosité tout au long du processus » et qu’OpenAI avait proposé de laisser l’équipe de Buckmaster publier en premier dès qu’elle s’était rendu compte qu’elle n’avait résolu que l’équation d’Euler, et non l’ensemble des équations de Navier-Stokes. Dans un communiqué séparé, OpenAI a déclaré n’avoir jamais pris connaissance des travaux des deux chercheurs avant leur publication et n’avoir accédé à aucune donnée utilisateur spécifique. Cela dit, l’entreprise n’écarte pas non plus explicitement cette possibilité.


    Terence Tao, lauréat de la médaille Fields, a qualifié les fondements mathématiques de Buckmaster et Alpöge de « réalisation remarquable ». C’est la deuxième actualité concernant l’IA et les mathématiques émanant de ces deux mêmes laboratoires, quelques jours après qu’Anthropic a annoncé que Claude avait produit une démonstration vérifiée par ordinateur du dernier théorème de Fermat. Le résultat le plus avancé de Buckmaster et Alpöge — la version la plus proche du problème réel doté d’un million de dollars — reste inédit dans l’attente d’une dernière vérification par Lean. Personne en dehors d’OpenAI n’a non plus examiné de manière indépendante cette démonstration de 100 pages.

    En janvier 2026, le célèbre mathématicien Joel David Hamkins a exprimé de sérieux doutes quant à l'utilité des modèles d'IA dans la recherche mathématique, qualifiant leurs résultats de « déchets » et de « mathématiquement incorrects ». Il soulignait la tendance frustrante de l'IA à affirmer avec assurance des informations incorrectes et à résister à toute correction, reflétant ainsi les interactions humaines contre-productives. Malgré les succès remarquables de cette technologie, Hamkins estimait que les systèmes actuels n'étaient pas fiables pour une véritable collaboration en matière de recherche.

    Voici l'annonce d'OpenAI :

    À propos du problème du prix du millénaire de Navier-Stokes

    Nous partageons ici une solution au problème d’existence et de régularité des équations de Navier-Stokes, l’un des problèmes du Prix du Millénaire. Cette démonstration, générée par un système interne d’OpenAI, montre que la dynamique des équations de Navier-Stokes décrivant le mouvement des fluides peut présenter une singularité en un temps fini. Nous mettons à disposition à la fois un exposé de la démonstration et une formalisation dans Lean.

    Les problèmes du Prix du Millénaire⁠ représentent certaines des questions les plus profondes à la frontière des mathématiques. La question de savoir si le mouvement fluide tridimensionnel régulier peut se dégrader est restée sans réponse pendant environ 90 ans. L’un des principaux objectifs de nos travaux est de donner aux scientifiques les moyens de faire progresser la recherche et la technologie au bénéfice de l’humanité tout entière. Pour résoudre le problème de Navier-Stokes, nous avons utilisé un modèle interne nettement plus performant que GPT-6 Astra. Nous estimons qu’il est important d’informer le monde du rythme des progrès de l’IA et de ce à quoi il faut s’attendre avec les futurs modèles.

    Le problème

    Les équations de Navier-Stokes s'appuient sur la deuxième loi du mouvement de Newton (« F = ma ») pour décrire le mouvement des fluides. Il est important de noter qu'elles traitent un fluide comme un milieu continu plutôt que de suivre les molécules individuellement. Ces équations sont utilisées pour la conception d'aéronefs, les prévisions météorologiques et l'étude de la circulation sanguine. Une question fondamentale restée en suspens concernant ces équations dynamiques est de savoir si l’approximation du continuum du fluide peut échouer.

    Plus précisément, les équations de Navier-Stokes pour un fluide incompressible en trois dimensions de densité constante peuvent-elles présenter une « singularité », même lorsque le mouvement démarre en douceur ? Ici, une singularité signifie que la dynamique conduit à une augmentation sans limite des vitesses dans le fluide en un temps fini. L’apparition d’une singularité devrait se produire malgré la présence de la viscosité, qui tend à lisser le mouvement. Étant donné qu’un fluide réel ne peut pas se déplacer à une vitesse infinie, cela marquerait une défaillance dans la manière dont les équations modélisent le fluide. Pour continuer à modéliser le système, il faudrait alors suivre le comportement de chaque particule individuellement.

    Ces équations remontent aux travaux du XIXe siècle de Claude-Louis Navier et George Gabriel Stokes. En 1934, Jean Leray a prouvé que des solutions existaient au sens généralisé, mais la question de savoir si elles restaient toujours régulières est restée une question centrale sans réponse. En 2000, le Clay Mathematics Institute a classé le problème d’existence et de régularité des équations de Navier-Stokes parmi les sept problèmes du millénaire.

    Résultat

    Notre système a permis d’apporter une preuve analytique et une formalisation « Lean » démontrant qu’un fluide initialement lisse et au repos peut développer une singularité en un temps fini. Une force régulière est appliquée au fluide, et son énergie reste finie tout au long de la dynamique, depuis le repos jusqu’à la formation de la singularité. Cela résout le problème du Prix du Millénaire de Navier-Stokes en établissant l’énoncé « C » (ainsi que « D ») de la formulation officielle du Prix du Millénaire⁠.

    La solution est un vortex, un tourbillon de fluide en rotation, qui s'enroule vers l'intérieur et s'allonge de plus en plus, à l'image de spaghettis. Cette région centrale se rétrécit tout en s'accélérant de telle sorte que son énergie reste finie, comme l'exigent les lois de la physique. Le défi technique consiste à faire en sorte que les équations mènent à la rupture par le mouvement du fluide lui-même, plutôt que, par exemple, en introduisant manuellement une force infinie. D’un point de vue plus mathématique, les termes des équations de Navier-Stokes qui décrivent le mouvement — accélération, gradients de pression, transfert d’impulsion, viscosité — doivent à la fois devenir importants tout en s’annulant de manière précise. Cet équilibre détaillé permet d’obtenir une force externe régulière, même lorsque la vitesse du fluide augmente sans limite.

    Nom : math.png
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    Comment nous avons trouvé la preuve

    Depuis le 28 août, nous entraînons un nouveau modèle interne qui a affiché des performances sans précédent lors de nos tests de performance, notamment en mathématiques. L'entraînement de ce modèle se poursuit et ses performances ne cessent de s'améliorer.

    Nom : Performance of GPT-6 Astra and our Internal Model on a curated set of open math problems.png
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    Le mardi 1er septembre, des rumeurs ont circulé selon lesquelles deux problèmes du Prix du Millénaire auraient été résolus. Inspirés par ces rumeurs et par l’amélioration spectaculaire des performances de notre modèle interne, nous avons lancé une initiative visant à l’évaluer sur l’ensemble des problèmes ouverts du Prix du Millénaire ainsi que sur quelques autres problèmes à fort impact. Nous avons utilisé un système d’agents coordonnés fonctionnant grâce à notre modèle interne.

    Les agents disposaient d’outils tels que la possibilité de consulter une version mise en cache d’Internet et celle d’exécuter du code. Les agents étaient répartis en groupes capables de communiquer entre eux. La taille des groupes variait, et celui qui a abouti à la résolution de l’équation de Navier-Stokes comptait environ 10 000 agents simultanés. À tout moment, nous avons maintenu les mêmes mesures de sécurité strictes que celles que nous appliquons à toutes nos évaluations de modèles de pointe, notamment en matière de surveillance et d’isolation.

    Pour chaque problème, nous avons soumis à différents groupes d’agents différentes variantes de l’énoncé du problème, couvrant ainsi toutes les variantes possibles. Pour le problème de Navier-Stokes, nous avons proposé les versions « A » et « B » (des formes particulières du problème de Navier-Stokes qui aboutiraient à une démonstration) et les versions « C » et « D » (qui aboutiraient à une réfutation) à des groupes d’agents distincts.

    En plus des problèmes complets du Prix du Millénaire, nous avons demandé à notre système multi-agents de s’attaquer à un ensemble de problèmes « plus faciles ». L’un d’entre eux était un problème de « blow-up » similaire, portant sur la limite du problème de Navier-Stokes sans le terme de viscosité. Ce problème est connu sous le nom de « problème de régularité des équations d’Euler », et nos agents nous ont surpris en le résolvant. La variante spécifique du problème qu’ils ont résolue était la version « sans forçage », dans laquelle aucune force externe n’est appliquée au fluide. Près de 100 agents ont travaillé ensemble pendant environ 50 heures pour produire notre réfutation de la régularité d’Euler.¹

    Une fois que nous avons pris connaissance de la solution d’Euler, nous avons estimé que le problème de Navier-Stokes était le plus prometteur sur lequel travailler. Nous avons donc décidé de consacrer nos ressources à ce problème. Pour ce faire, nous avons détourné des agents des autres problèmes du Millénaire et leur avons fourni comme indication la résolution d’Euler. Lorsqu’une version plus perfectionnée de notre modèle interne est devenue disponible au cours de ce travail, nous avons mis à jour nos agents en fonction de ce modèle.

    Nous avons encouragé différents groupes d’agents à explorer une diversité d’approches. Après un certain temps, nous avons favorisé les échanges entre les groupes d’agents en utilisant Codex pour consolider les idées les plus utiles de chaque groupe. Ces consignes de suivi s’appuyaient sur les résultats intermédiaires des agents eux-mêmes. C’est ainsi que le groupe qui a trouvé la solution aux équations de Navier-Stokes a été guidé.

    Les agents sont parvenus à une solution le samedi 5 septembre, environ 88 heures après le lancement des premiers agents. La formalisation et la vérification « lean » ont nécessité 17 heures supplémentaires via GPT-6 Astra.

    Sur l’ensemble des problèmes abordés, les agents ont envoyé 4,9 millions de messages et utilisé environ 300 milliards de tokens de sortie. Au cours de la résolution du problème de Navier-Stokes, les agents ont envoyé 2,7 millions de messages et utilisé environ 130 milliards de tokens de sortie.

    Travail parallèle

    Notre projet a débuté le 1er septembre après avoir entendu une rumeur dont nous avons compris par la suite qu’elle concernait Levent Alpöge, un employé d’Anthropic, et Tristan Buckmaster, professeur de mathématiques à NYU. Une fois notre projet complet achevé et la vérification Lean effectuée (le 6 septembre), convaincus par la rumeur qu’ils disposaient eux aussi d’une solution au problème de Navier-Stokes, nous les avons contactés pour leur proposer une publication simultanée de nos résultats et reconnaître leur priorité dans un communiqué commun.

    C’est à ce moment-là que nous avons découvert qu’ils avaient trouvé une solution au problème d’Euler forcé. Au cours de ces discussions, nous leur avons donné accès à l’ensemble des prompts que nous avions utilisés, puis leur avons permis de consulter la preuve. Nous reconnaissons la priorité de leurs travaux sur le problème d’Euler forcé et les félicitons pour leur remarquable réussite mathématique.

    Nous (les chercheurs et les agents) n’avons eu accès à aucun de leurs travaux, par quelque moyen que ce soit, avant qu’ils ne les rendent publics — en particulier, aucune donnée utilisateur spécifique n’a été consultée pour résoudre ce problème. Bien que cela soit peu probable, nous ne pouvons exclure que des données anonymisées issues de leur utilisation de nos produits aient contribué à améliorer nos modèles⁠. Cependant, nos démonstrations diffèrent considérablement et même les résultats précis démontrés sont différents dans le cas d’Euler (forcé vs non forcé).

    Progrès et responsabilité

    Notre objectif en publiant ce résultat est de rendre compte des progrès substantiels réalisés par nos modèles d’IA. Nous n’avons pas l’intention de prétendre au Prix du Millénaire pour ce résultat. Cette étape importante est le fruit d’un travail considérable mené par des mathématiciens et des chercheurs en IA. Cependant, il ne s’agit pas d’un aboutissement, mais plutôt d’un instantané des progrès réalisés dans le développement de l’IA. Nous pensons que nous sommes désormais entrés dans une nouvelle phase de progrès en matière d’IA, et les résultats d’aujourd’hui en apportent une nouvelle preuve.

    Nous nous attachons à comprendre ce modèle et à mettre à profit ce que nous apprenons pour orienter et moduler le rythme de nos progrès en matière de capacités. L’un de nos principaux objectifs est de développer des systèmes d’IA pilotables, responsables et en lien avec les personnes, ce qui pourrait nécessiter des choix plus mûrement réfléchis quant au rythme des avancées, alors que nous poursuivons notre mission visant à garantir que l’IA générale profite à l’humanité tout entière.

    Sources : OpenAI ; Tristan Buckmaster

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    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    OpenAI affirme avoir résolu un problème mathématique vieux de 80 ans : son nouveau modèle de raisonnement a produit une preuve mathématique originale qui réfute une célèbre conjecture non résolue en géométrie

    Google DeepMind a utilisé un grand modèle de langage pour résoudre un problème mathématique insoluble, "c'est une façon intéressante d'exploiter la puissance des LLM", déclare Terence Tao

    Les principaux systèmes d'IA résolvent moins de 2 % des problèmes d'un nouveau test de référence en mathématiques avancées, ce qui révèle les limites importantes de leurs capacités de raisonnement
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  2. #2
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    Par défaut Une percée mathématique en IA suscite un débat éthique chez OpenAI
    Un professeur affirme avoir trouvé la solution en premier et qu'OpenAI s'attribue le mérite de ses travaux, mathématiciens et chercheurs en IA débattent sur le mérite d'une percée mathématique

    Tristan Buckmaster et Levent Alpöge ont annoncé trois nouvelles démonstrations faisant progresser le problème d’existence et de régularité des équations de Navier-Stokes à l’aide des modèles d’IA d’OpenAI et d’Anthropic. OpenAI a publié sa propre démonstration complète, générée par un modèle d’IA de nouvelle génération après des calculs approfondis, déclenchant une polémique sur la paternité des travaux et l’éthique des données. Buckmaster a accusé OpenAI d’avoir eu accès prématurément à leurs travaux et de lui avoir fait pression pour qu’il retire Alpöge de la liste des auteurs, allégations qu’OpenAI a démenties.

    Le 8 septembre 2026, le monde des mathématiques a été secoué à la fois par une avancée majeure et par une controverse naissante. Tristan Buckmaster, professeur à l’université de New York, aux côtés du mathématicien d’Anthropic Levent Alpöge, a annoncé trois nouvelles démonstrations qui ont fait progresser la compréhension du problème d’existence et de régularité des équations de Navier-Stokes — l’un des célèbres problèmes du Prix du Millénaire, dont la résolution est récompensée par une prime d’un million de dollars offerte par le Clay Mathematics Institute. Leurs résultats, obtenus à l’aide des modèles d’IA Codex d’OpenAI et Claude d’Anthropic, ont marqué un bond en avant significatif dans un domaine qui a longtemps donné du fil à retordre aux plus grands esprits des mathématiques.

    Mais presque aussitôt après l’annonce de Buckmaster, OpenAI a publié sa propre démonstration complète du problème de Navier-Stokes, déclenchant un débat houleux sur la paternité des travaux, l’éthique des données et l’influence croissante de l’intelligence artificielle dans la recherche mathématique. Cette démonstration a été produite par un modèle OpenAI de nouvelle génération non encore dévoilé — décrit comme encore plus performant que le GPT-6 Astra —, après une semaine de travail impliquant 10 000 agents IA coordonnés et la production vertigineuse de 300 milliards de tokens. Le coût ? Environ 22,5 millions de dollars en ressources de calcul, ou, comme l’a formulé Mark Chen d’OpenAI, « plusieurs millions de dollars ».

    Les équations de Navier-Stokes, qui sont au cœur de la mécanique des fluides, sont depuis longtemps une source de fascination et de frustration pour les mathématiciens. Malgré leur utilité pratique, les fondements théoriques de ces équations — en particulier les questions d’existence et de régularité — sont restés insaisissables. Une solution à ce problème ne serait pas seulement un motif de fierté pour les mathématiciens impliqués, mais un jalon dans l’histoire de la physique mathématique.

    Pourtant, comme l’a révélé Buckmaster dans sa déclaration publique, ce triomphe a été entaché par la méfiance et la rivalité académique. Il a affirmé que des informations concernant ses progrès et ceux d’Alpöge avaient été transmises à OpenAI avant que leurs résultats ne soient rendus publics. Lorsque Buckmaster a contacté OpenAI pour obtenir des éclaircissements, on lui a répondu que l’entreprise avait déjà obtenu une preuve complète à l’aide de son modèle d’IA interne.


    OpenAI aurait choisi la même approche inhabituelle que les chercheurs Buckmaster et Alpöge

    La chronologie était troublante : OpenAI a confirmé que ses propres travaux de recherche avaient débuté le 1er septembre 2026, après avoir entendu des rumeurs selon lesquelles deux problèmes du Prix du Millénaire avaient été résolus — une rumeur qui, comme il s’est avéré, était liée aux travaux de Buckmaster et d’Alpöge. « Il s’est avéré qu’une équipe entière avait travaillé sur le problème et qu’une quantité folle de ressources de calcul avait été utilisée », a écrit Buckmaster. Il a trouvé suspect qu’OpenAI ait choisi la même approche inhabituelle que lui et Alpöge avaient discrètement explorée, d’autant plus que « presque personne d’autre, à ma connaissance, ne travaillait là-dessus ». Selon Buckmaster, ce n’était pas une piste à laquelle « on aboutit en quelques jours en soumettant l’énoncé du problème à un modèle ».

    La situation s’est rapidement envenimée. Buckmaster a affirmé que Sébastien Bubeck, d’OpenAI, avait fait pression sur lui pour qu’il retire Alpöge de la liste des auteurs, au motif qu’Alpöge était employé par Anthropic, un laboratoire d’IA concurrent. « Pourquoi voudrais-tu ruiner ta carrière ? », aurait demandé Bubeck lorsque Buckmaster a refusé. Lorsque Buckmaster a campé sur ses positions, Bubeck aurait répondu : « Si tu ne veux pas que je sois aimable, alors je n’ai pas à l’être. » Bubeck aurait également envoyé un SMS à Alpöge séparément, lui disant : « Je ne sais pas si Tristan est tout à fait rationnel en ce moment. »

    OpenAI, pour sa part, a fermement nié toute irrégularité. Lors d’une conférence de presse, Bubeck a déclaré : « Ni nous, ni les chercheurs, ni les agents n’avons vu le moindre de leurs travaux avant leur publication hier soir. » OpenAI a félicité Buckmaster et Alpöge pour leur « réalisation monumentale » et a souligné que sa solution différait fondamentalement de l’approche adoptée par Buckmaster et Alpöge, en particulier dans le cas d’Euler (forcé contre non forcé). Ven Chandrasekaran, mathématicien chez OpenAI, a insisté sur le fait que la démonstration de l’entreprise ne découlait pas de leurs travaux.

    La situation soulève des questions éthiques et les défis liés au mérite à l’ère de l'IA

    Buckmaster a néanmoins soulevé des questions éthiques pointues quant à savoir si les modèles d’OpenAI avaient pu être influencés par des données issues de ses propres sessions sur Codex. Tout au long de leur projet, Buckmaster et Alpöge avaient mis en ligne des brouillons sur Codex, et OpenAI se réserve le droit d’entraîner ses modèles à partir des interactions des utilisateurs, à moins que ceux-ci ne s’y opposent.

    « Notez qu’ils admettent ouvertement avoir utilisé des données d’entraînement provenant d’une période postérieure à la découverte de notre résultat. Est-il éthique d’utiliser les données d’un client pour tenter de devancer ce même client ? », a écrit Buckmaster sur Mastodon. OpenAI, dans son article de blog officiel, a déclaré : « Bien que cela soit peu probable, nous ne pouvons exclure que des données anonymisées issues de leur utilisation de nos produits aient contribué à améliorer nos modèles. »

    Ce différend a mis en lumière les défis liés au mérite et à l’attribution à l’ère de la recherche assistée par l’IA. Il s’agit d’un « moment Deep Blue–Kasparov » pour les mathématiques — une référence à la partie d’échecs historique de 1997 au cours de laquelle Deep Blue, d’IBM, a battu le champion du monde Garry Kasparov, bouleversant à jamais le paysage des échecs de compétition. Aujourd’hui, les modèles d’IA ne se contentent pas de jouer à des jeux ; ils s’attaquent à certains des problèmes non résolus les plus complexes du savoir humain.

    Noam Brown, développeur chez OpenAI, a observé que le coût du déploiement d’une IA avancée pour résoudre de tels problèmes diminue rapidement. « Je pense que d’ici un an, tout le monde aura à portée de main une IA capable de résoudre des problèmes de cette envergure », a écrit Brown. Ce qui nécessitait autrefois des millions en ressources informatiques et des équipes d’élite pourrait bientôt être accessible à quiconque disposant d’un abonnement à ChatGPT à 20 dollars. Il a noté que les Olympiades de mathématiques de 2025 avaient nécessité d’énormes ressources informatiques de la part d’OpenAI et de Google DeepMind, mais que d’ici 2026, les utilisateurs lambda pourraient disposer d’une puissance équivalente.

    Cet épisode rappelle qu'en octobre 2025, OpenAI a fait face à une vague de critiques suite à une fausse annonce concernant une avancée mathématique de GPT-5. OpenAI avait notamment affirmé que GPT-5 avait résolu une série de problèmes mathématiques de longue date, mais cela a suscité des critiques après que les chercheurs de l'entreprise aient semblé exagérer les réalisations du modèle. Les problèmes dits « non résolus » avaient déjà été résolus dans des articles universitaires, mais n'étaient pas répertoriés sur tous les sites de référence. GPT-5 avait simplement récupéré des études existantes que le conservateur du site web n'avait pas encore rencontrées.

    Source : Communiqué de Tristan Buckmaster et de Levent Alpöge

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    Pensez-vous que ces accusations sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    OpenAI affirme que son prochain modèle d'IA, Astra, encore inédit, a résolu 10 problèmes vieux de plusieurs décennies, en mathématiques, physique quantique et informatique théorique pour seulement 2 000 $

    « Pratiquement nul, un déchet » : le célèbre mathématicien Joel David Hamkins déclare que les modèles d'IA ne sont d'aucune utilité pour résoudre des problèmes mathématiques

    Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur son incapacité technique à analyser les données d'entraînement et dissimulé des milliards de journaux de ChatGPT. Il réclame des sanctions contre OpenAI
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  3. #3
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    Par défaut Un professeur de mathématiques accuse OpenAI d'avoir copié ses travaux, ce que l'entreprise dément
    Un professeur de mathématiques accuse OpenAI de s'être approprié ses travaux et juge que la puissance de calcul de l'IA rend désormais la course à la publication scientifique « dénuée de sens »

    Une controverse oppose le mathématicien Tristan Buckmaster à OpenAI au sujet de la résolution du problème de Navier-Stokes. Alors que le chercheur et son partenaire approchaient d'une découverte majeure, OpenAI a soudainement annoncé avoir résolu l'énigme grâce à une armée d'agents IA. Tristan Buckmaster soupçonne OpenAI d'avoir indûment utilisé ses travaux non publiés, stockés via leurs outils d'IA, pour accélérer ses propres recherches internes. Cette affaire soulève des questions éthiques fondamentales sur la propriété intellectuelle et la protection des données dans le milieu académique, désormais dominée par des intérêts privés.

    Tristan Buckmaster est originaire de Melbourne, en Australie. Professeur à l'Université de New York, il a consacré une grande partie de sa carrière à l'étude de « la dynamique des fluides et des équations aux dérivées partielles ». Il s'est penché sur l'un des sept problèmes du prix du millénaire définis par l'Institut de mathématiques Clay et dont chacun est assorti d'une récompense d'un million de dollars : les équations de Navier-Stokes.

    Elles ont été élaborées au 19e siècle pour modéliser le mouvement des fluides comme l'eau ou l'air. L'enjeu central consiste à déterminer si les solutions à ces équations restent toujours lisses en trois dimensions ou si une singularité peut se former, entraînant une vitesse infinie en un temps fini.

    En septembre 2025, le chercheur Levent Alpöge, mathématicien chez Anthropic travaillant à titre personnel, a proposé à Tristan Buckmaster d'associer leurs efforts pour s'attaquer à ce défi avec l'aide de l'IA. Les deux chercheurs ont notamment utilisé des sessions privées avec l'outil de développement Codex conçu par OpenAI et l'agent conversationnel Claude. Ils se sont appuyés sur ces outils pour guider et accélérer leurs réflexions théoriques.

    En s'inspirant des travaux antérieurs des mathématiciens espagnols Diego Córdoba et Luis Martínez-Zoroa, ils ont réussi à obtenir une rupture pour les équations d'Euler, « une version simplifiée sans viscosité ». Tristan Buckmaster comparait la recherche sur le problème du millénaire à « une sorte d'étoile guide », ajoutant : « je voulais simplement faire partie de son histoire ». Cela dit, une controverse a récemment éclaté autour de cette percée.

    L'offensive d'OpenAI et l'annonce de la résolution du problème

    Pendant que les deux chercheurs analysaient et affinaient laborieusement les preuves générées par ordinateur, des rumeurs ont commencé à circuler en ligne affirmant qu'Anthropic avait résolu l'un des problèmes du prix du millénaire. Il s'agissait de ce problème en particulier. Incité par ces rumeurs et cherchant à devancer son rival, OpenAI a déployé le 1er septembre un essaim de systèmes d'agents autonomes basés sur un modèle non publié.


    Environ dix mille agents travaillant en coordination pendant 90 heures ont généré trois cents milliards de tokens pour tenter de trouver une solution aux équations de Navier-Stokes. Puis, le 8 septembre, l'entreprise dirigée par Sam Altman a annoncé publiquement que ses systèmes d'IA avaient élaboré une preuve de 166 pages démontrant la formation d'une singularité, vérifiée formellement à l'aide du langage de programmation Lean.

    Cette opération massive a mobilisé une puissance de calcul évaluée jusqu'à quinze millions de dollars aux tarifs commerciaux. D'autres évaluations estiment le coût à environ 22,5 millions de dollars en ressources de calcul, ou, comme l’a formulé Mark Chen d’OpenAI, « plusieurs millions de dollars ». De son côté, le PDG d'OpenAI, Sam Altman, s'est félicité de ce succès, tandis que l'entreprise a indiqué qu'elle ne réclamerait pas l'argent du prix.

    Cependant, une vive polémique a rapidement éclaté en ligne après une réclamation formulée par Tristan Buckmaster. Les allégations du chercheur sont plus nuancées que de simplement affirmer qu’OpenAI a « volé » ses recherches. Le chercheur a déclaré que la société de Sam Altman a lancé ses efforts intensifs après avoir pris connaissance de leurs progrès et a finalement produit une démonstration en utilisant une approche technique très similaire.

    Tristan Buckmaster a rappelé que Levent Alpöge et lui-même avaient passé près d’un an à travailler sur une approche spécifique du problème de Navier-Stokes, avec des brouillons, des calculs et des notes de recherche stockés dans des sessions privées de Codex. L’histoire suscite des préoccupations éthiques.

    Plaintes d'appropriation et conflit sur la paternité des travaux

    Tristan Buckmaster a publiquement mis en doute l'indépendance de la découverte d'OpenAI. Il s'est demandé si le modèle d'OpenAI n'avait pas exploité ses données d'utilisation pour orienter les agents IA vers la même démarche technique. La chronologie des événements est troublante. « Il s’est avéré qu’une équipe entière avait travaillé sur le problème et qu’une quantité folle de ressources de calcul avait été utilisée », a écrit Tristan Buckmaster.

    Il a trouvé suspect qu’OpenAI ait choisi la même approche inhabituelle que son collègue et lui avaient discrètement explorée : « presque personne d’autre, à ma connaissance, ne travaillait là-dessus. Ce n’est pas une piste à laquelle on aboutit en quelques jours en soumettant l’énoncé du problème à un modèle ».

    OpenAI a confirmé que ses propres travaux de recherche avaient débuté le 1er septembre 2026, après avoir entendu des rumeurs selon lesquelles deux problèmes du Prix du Millénaire avaient été résolus, une rumeur qui, comme il s’est avéré, était liée aux travaux des deux chercheurs. Tristan Buckmaster va encore plus en affirmant que Sébastien Bubeck, cadre chez OpenAI, a fait pression sur lui pour qu’il retire Levent Alpöge de la liste des auteurs.

    La demande de Sébastien Bubeck serait liée au fait que Levent Alpöge est employé par Anthropic, qui est un laboratoire d’IA concurrent. Tristan Buckmaster a déclaré que lorsqu’il a menacé de rendre le différend public, on lui a demandé : « pourquoi voudrais-tu ruiner ta carrière ? » Sébastien Bubeck a toutefois contesté la version de Tristan Buckmaster et a qualifié ces allégations de « fausses et provocatrices ». L'affaire a suscité un tollé en ligne.

    OpenAI nie tout accès abusif aux travaux des deux chercheurs

    OpenAI a vivement réfuté cette version des faits. L’entreprise affirme que ses chercheurs n’ont pas eu accès aux travaux privés de Tristan Buckmaster et de Levent Alpöge avant leur publication et soutient que sa démonstration a été élaborée de manière indépendante. De son côté, Sébastien Bubeck a fait valoir que « la discussion relative à la paternité portait sur la question de savoir si un employé d’Anthropic pouvait participer à un article d’OpenAI ».

    Ils ont néanmoins admis un bémol qui a maintenu la question de Codex à l'ordre du jour. OpenAI affirme qu'il ne peut pas exclure totalement la possibilité que des données anonymisées issues de l'utilisation des produits aient pu « contribuer indirectement à l'amélioration du modèle » utilisé lors de ses calculs intensifs. Cette formulation est très différente du fait de dire que le modèle a directement accédé aux sessions privées de Tristan Buckmaster.

    Tristan Buckmaster est une figure respectée de la communauté

    Tristan Buckmaster est un expert de premier plan en équations des fluides. Il est professeur de mathématiques à l’Institut Courant des sciences mathématiques de l’université de New York. Il a obtenu son doctorat à l’Université de Leipzig et à l’Institut Max Planck pour les mathématiques appliquées aux sciences en 2014, avant de passer plusieurs années à l'université de New York et à Princeton, puis de devenir professeur à l’université du Maryland.

    Il est revenu à l’université de New York en tant que professeur et continue de travailler sur des problèmes liés à la dynamique des fluides et à la formation de singularités. Sa réputation ne s'est pas forgée du jour au lendemain. En 2019, il a partagé le prestigieux prix « Clay Research Award avec Philip Isett » et Vlad Vicol pour leurs contributions à l'analyse des équations aux dérivées partielles, en particulier les équations d'Euler et de Navier-Stokes.

    Ses travaux menés avec Vlad Vicol ont montré que les solutions faibles des équations de Navier-Stokes pouvaient présenter des comportements étonnamment chaotiques et non uniques. Ses récents travaux, menés avec le chercheur Levent Alpöge, s'inscrivent donc dans la continuité de ses efforts historiques.

    Réactions mitigées et remise en question des mathématiques

    La réaction de la communauté scientifique est marquée par la perplexité et l'inquiétude face aux méthodes des géants technologiques. Des mathématiciens réputés, dont Javier Gomez-Serrano et Terence Tao, ont souligné que la preuve fournie par l'IA reste extrêmement difficile à déchiffrer, affirmant que le document est « incompréhensible ». Ils craignent notamment que cette affaire impacte négativement la publication des travaux de recherche.

    Terence Tao a averti que l'intervention agressive d'entreprises privées inciterait les chercheurs à ne plus partager publiquement leurs travaux en cours, rompant ainsi avec des siècles de science ouverte. Déçu par cette histoire, Tristan Buckmaster a estimé que la course académique traditionnelle était désormais profondément altérée. Le chercheur australien a déclaré : « la course à la résolution des problèmes mathématiques est désormais inutile ».

    Tristan Buckmaster a également mis en garde l’Australie contre la centralisation des ressources entre les mains d’un petit nombre d’entreprises privées étrangères, qui publient désormais des solutions à des problèmes mathématiques qui intriguaient les esprits depuis des décennies. « L’Australie doit réfléchir à la manière de protéger ses propres intérêts nationaux dans ce monde où les ressources sont si inégalement réparties », a-t-il déclaré.

    Le professeur a indiqué que l’IA était devenue un outil essentiel pour la recherche, mais qu’il était profondément préoccupé par l’imprudence des entreprises qui la développaient, alors qu’elles se livraient à une course à l’attention et à l’avantage commercial. « Elles n’ont aucun respect pour la communauté scientifique. Je veux dire, c’est consternant, honnêtement », a-t-il déclaré. Il se dit inquiet quant à l'impact de l'IA sur la recherche à l'avenir.

    Que va-t-il se passer maintenant ?

    La question principale porte désormais sur les preuves de chaque partie. OpenAI affirme que ses chercheurs et ses collaborateurs n’ont pas eu accès aux travaux non publiés de Tristan Buckmaster et Levent Alpöge avant leur diffusion publique. Dans le même temps, l’entreprise a reconnu ne pas pouvoir exclure totalement la possibilité que des données de produits anonymisées aient indirectement contribué à l’amélioration des modèles.

    Ces arguments suscitent toutefois le scepticisme de certains. Les deux mathématiciens devront examiner les preuves fournies par OpenAI et déterminer si elles sont correctes et répondent effectivement aux exigences du problème de Navier-Stokes posé par le Clay Mathematics Institute. Le chevauchement entre les deux projets, la chronologie des événements et la question des données Codex feront probablement l’objet d’un examen minutieux.

    Pour l’instant, il n’existe aucune preuve publique indiquant qu’OpenAI ait accédé aux journaux privés de Codex de Tristan Buckmaster ou les ait utilisés. Ce qui existe, c’est un sérieux différend concernant le calendrier, l’attribution du mérite de la recherche, les pratiques en matière de données et les circonstances entourant l’une des affirmations les plus extraordinaires jamais formulées dans le domaine des mathématiques appliquées à l’IA.

    Sources : OpenAI, communiqué de Tristan Buckmaster et de Levent Alpöge (PDF), les équations de Navier-Stokes

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur cette affaire inédite dans le domaine de la recherche scientifique ?
    Que pensez-vous des allégations portées contre OpenAI par le professeur Tristan Buckmaster ?
    Les déclarations d'OpenAI sont-elles crédibles ? L'entreprise s'est-elle attribué les travaux du professeur ?
    OpenAI n'exclut pas une contribution indirecte du professeur à l'amélioration de son modèle d'IA. Qu'en pensez-vous ?
    Quel impact cette affaire pourrait-elle avoir sur la recherche scientifique ? Les chercheurs pourront-ils encore faire confiance aux outils d'IA ?

    Voir aussi

    OpenAI affirme qu'un modèle d'IA résout le problème mathématique de Navier-Stokes et publie une démonstration de 165 pages, sans briguer le prix d'un million de dollars

    Un professeur affirme avoir trouvé la solution en premier et qu'OpenAI s'attribue le mérite de ses travaux, mathématiciens et chercheurs en IA débattent sur le mérite d'une percée mathématique

    « Pratiquement nul, un déchet » : le célèbre mathématicien Joel David Hamkins déclare que les modèles d'IA ne sont d'aucune utilité pour résoudre des problèmes mathématiques

  4. #4
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    Si le malheureux mathématicien ne s'était pas aidé lui-même de l'IA, il n'aurait pas fourni à l'IA la possibilité de le flouer.

    Et oui, bonnes gens, grands utilisateurs d'IA, vous oubliez juste un petit détail: A chaque requête que vous faites à l'IA, vous fournissez de nouvelles connaissances à l'IA!

    Quand l'humain démarre une conversation avec l'IA, il oriente l'IA avec sa propre logique humaine... Il fournit ainsi une démarche que l'IA va pouvoir essayer lors d'autres requêtes...

    Ou comment scier la branche sur laquelle on est assis!

  5. #5
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Si le malheureux mathématicien ne s'était pas aidé lui-même de l'IA, il n'aurait pas fourni à l'IA la possibilité de le flouer.

    Et oui, bonnes gens, grands utilisateurs d'IA, vous oubliez juste un petit détail: A chaque requête que vous faites à l'IA, vous fournissez de nouvelles connaissances à l'IA!

    Quand l'humain démarre une conversation avec l'IA, il oriente l'IA avec sa propre logique humaine... Il fournit ainsi une démarche que l'IA va pouvoir essayer lors d'autres requêtes...

    Ou comment scier la branche sur laquelle on est assis!
    Tu as raison, mais en même temps pour vérifier sa solution, il l'aurait sans doute fait relire par un collègue avant l'IA qui aurait pu essayer de le flouer lui aussi.

  6. #6
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    Tu as raison, mais en même temps pour vérifier sa solution, il l'aurait sans doute fait relire par un collègue avant l'IA qui aurait pu essayer de le flouer lui aussi.
    Sans doute, mais entre le collègue qui pourrait éventuellement le flouer, et la compagnie d'IA qui va à coup sûr le flouer, le choix est vite fait.

  7. #7
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    Tu as raison, mais en même temps pour vérifier sa solution, il l'aurait sans doute fait relire par un collègue avant l'IA qui aurait pu essayer de le flouer lui aussi.
    Vous ne connaissez apparemment pas les pratiques académiques...

    Le mathématicien (ou tout autre chercheur) qui fait une découverte va effectivement demander à des collègues de vérifier avant de publier officiellement ses résultats mais dans le document publié, il va citer clairement aussi bien les collègues qui ont participé à la découverte que remercier nommément les collègues qui ont pris la peine de vérifier ses résultats...

    Une découverte se fait rarement seul...

    Cela s’appelle un "retour d'ascenseur": La prochaine fois, c'est lui qui prendra de son temps pour vérifier les résultats d'un collègue...

  8. #8
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Vous ne connaissez apparemment pas les pratiques académiques...

    Le mathématicien (ou tout autre chercheur) qui fait une découverte va effectivement demander à des collègues de vérifier avant de publier officiellement ses résultats mais dans le document publié, il va citer clairement aussi bien les collègues qui ont participé à la découverte que remercier nommément les collègues qui ont pris la peine de vérifier ses résultats...

    Une découverte se fait rarement seul...

    Cela s’appelle un "retour d'ascenseur": La prochaine fois, c'est lui qui prendra de son temps pour vérifier les résultats d'un collègue...
    D'accord, effectivement je suis pas dans ce monde donc je connais pas. Du coup c'est à se demander pourquoi il est passé par une IA

  9. #9
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    D'accord, effectivement je suis pas dans ce monde donc je connais pas. Du coup c'est à se demander pourquoi il est passé par une IA
    On peut supposer qu'il a utilisé l'IA afin de se faciliter la vie: Une découverte "mathématique" dépend de la démarche entreprise pour résoudre le problème et d'une succession de calculs et d'applications de formules complexes qui peuvent être très ardus à effectuer... Et là, l'IA peut apporter une aide intéressante...

  10. #10
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    Dans des domaines extrèmement pointus, très peu documentés, il est en effet possible de faire de la rétention d'info auprès de l'IA.

    Dans l'IT, cela peut être pas exemple les vieux languages de programmation comme par exemple le Cobol. Comme il y a très de doc sur le net, l'IA a très peu de source pour s'alimenter en info. Et si les sachants n'informe pas l'IA, elle va toujours rien connaitre.

    Mais par contre si on n'est pas sur un domaine peu confidentiel, malheureusement il y en aura toujours un pour donner un max d'info à l'IA, sans compter via les blogs, forum, et ... autres sites ouverts

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