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  1. #161
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    Par défaut Le NYT fustige Microsoft pour avoir construit un superordinateur destiné au pillage de données
    Le New York Times accuse Microsoft d'avoir construit le superordinateur ayant permis à OpenAI de piller ses contenus et d'enfreindre ses droits d'auteur. Le journal amende sa plainte contre OpenAI et Microsoft

    Le New York Times a récemment modifié sa plainte pour violation de droits d'auteur contre Microsoft et OpenAI. Le journal dénonce désormais la création d'un supercalculateur spécifiquement conçu pour le pillage de données. Suite à une décision de la Cour suprême des États-Unis redéfinissant la complicité d'infraction, le New York Times accuse Microsoft d'avoir délibérément facilité l'entraînement de modèles d'IA sur des millions d'articles protégés. Cette mise à jour juridique souligne que ces outils technologiques ne se contentent pas de copier du contenu, mais agissent également comme des substituts commerciaux nuisibles à l'économie de la presse.

    L'affaire a débuté en décembre 2023. Le New York Times allègue qu'OpenAI a utilisé des millions de ses articles pour entraîner ses modèles GPT, sans autorisation ni compensation. Le problème décrit par la plainte est double : d'une part, les modèles peuvent parfois mémoriser des passages et les reproduire quasi verbatim ; d'autre part, ils permettent de générer des résumés détaillés qui pourraient permettre de contourner le paywall du journal.

    En mars 2025, un juge fédéral a rejeté la demande d'OpenAI de faire rejeter l'affaire. Le juge Sidney Stein a réduit la portée de la plainte, mais a laissé les principales accusations de violation du droit d'auteur suivre leur cours, ouvrant la voie à un procès. Le 13 mai 2025, Sidney Wang a imposé à OpenAI de conserver l'intégralité des journaux de conversations de ChatGPT, affectant plus de 400 millions d'utilisateurs du chatbot d'OpenAI dans le monde.

    C'est la première fois qu'un tribunal ordonnait la conservation massive de contenus générés par une IA à une telle échelle. Le 26 juin 2025, le juge Sidney Stein a rejeté les objections d'OpenAI à cette ordonnance, estimant que les intérêts de la vie privée des utilisateurs ne primaient pas sur les besoins de la procédure judiciaire. Ce mois, le New York Times a déposé une plainte révisée, ajustant sa stratégie juridique contre contre OpenAI et Microsoft.

    Le Times adapte sa stratégie face à la nouvelle jurisprudence

    Le 25 juin 2026, le journal a demandé l'autorisation de modifier sa plainte afin de s'adapter à une nouvelle norme juridique établie par la Cour suprême. À la suite d'une décision impliquant Sony et Cox Communications, les plaignants doivent désormais démontrer que les parties accusées ont agi de manière intentionnelle pour inciter à une conduite illégale. Le New York Times explique avoir découvert de nouveaux éléments lors de l'instruction.

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    Dans une déclaration récente, un porte-parole du journal justifie cette démarche en affirmant : « comme nous l'avons toujours allégué, Microsoft a activement encouragé OpenAI à voler nos œuvres protégées par le droit d'auteur ». Du côté de Microsoft, cette nouvelle modification est perçue comme une tentative désespérée de la part du plaignant de sauver sa plainte face à une jurisprudence défavorable établie dans d'autres décisions récentes ».

    La plainte initiale décrivait les systèmes de Microsoft comme de simples services cloud. La nouvelle version de la plainte accuse désormais Microsoft d'avoir fabriqué un supercalculateur sur mesure, comptant parmi les plus puissants au monde, avec l'objectif explicite de permettre à OpenAI de violer les droits d'auteur. Le journal allègue que cette machine, d'une complexité inhabituelle, a facilité la sélection et la saisie non autorisées de ses articles.

    La nouvelle version de la plainte soutient que « Microsoft l'a spécifiquement conçu dans le but d'utiliser la quasi-totalité d'Internet, en le sélectionnant pour y faire figurer de manière disproportionnée les œuvres du Times, afin d'entraîner le grand modèle de langage le plus performant de l'histoire ». L'objectif des deux entreprises aurait été de s'appuyer sur un journalisme de très haute qualité pour que l'IA soit capable de l'imiter fidèlement.

    Les préjudices économiques et d'image invoqués par le journal

    Le nœud du problème pour le New York Times réside dans la substitution de ses services par les outils d'IA. Le journal affirme que ChatGPT se positionne comme un remplaçant direct de ses abonnements payants en générant des extraits d'articles presque à l'identique. Des preuves montrent que des internautes se sont servis de ChatGPT pour contourner les paywalls du journal simplement en demandant à l'outil de générer les paragraphes suivants.

    Par ailleurs, le quotidien américain dénonce également un préjudice grave pour sa réputation en raison des « hallucinations » du chatbot d'IA d'OpenAI, qui inventent de fausses informations attribuées au journal, comme un prétendu article liant la consommation de jus d'orange à une forme de cancer.

    Le plaignant insiste sur son rôle de source d'information en déclarant : « les utilisateurs qui demandent à un moteur de recherche ce que le Times a écrit sur un sujet ne devraient recevoir ni une copie non autorisée ni une contrefaçon inexacte d'un article du Times, mais un lien vers l'article lui-même ». Le quotidien note des pertes de commissions liées à ses liens d'affiliation générées par les résumés automatiques de ses recommandations d'achats.

    Les conséquences potentielles et les défenses du secteur de l'IA

    L'IA a créé de nombreuses tensions entre l'industrie et les créateurs de contenus. Dans le cas de ce procès, les enjeux financiers et technologiques sont colossaux. Le New York Times souligne que l'utilisation de ses données a permis à Microsoft d'augmenter sa capitalisation boursière de 1 000 milliards de dollars en une seule année. Le journal réclame des dommages et intérêts ainsi qu'une injonction permanente pour stopper toute future infraction.

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    Si la justice donne raison au journal en estimant que l'usage fait par ChatGPT n'est pas transformatif et se substitue au média, l'issue la plus radicale pourrait contraindre OpenAI et Microsoft à effacer complètement les modèles d'IA concernés par la plainte et à recommencer leur entraînement depuis zéro.

    En défense, les entreprises technologiques plaident pour le principe de l'usage loyal (fair use). Le porte-parole d'OpenAI défend leur approche en affirmant : « nos modèles favorisent l'innovation, sont entraînés sur des données accessibles au public et sont fondés sur l'usage loyal ». Ils estiment également avoir transformé le matériel pour un usage différent, argumentant que ChatGPT ne saurait remplacer un véritable abonnement au New York Times.

    Pour les investisseurs de Microsoft, la plainte modifiée introduit un nouveau niveau de risque juridique qui va au-delà de la responsabilité d’OpenAI. Microsoft a positionné Azure et son partenariat étroit avec OpenAI comme des piliers centraux de sa stratégie de croissance dans le domaine de l’IA. Une conclusion selon laquelle Azure aurait servi d’outil à une violation intentionnelle du droit d’auteur compliquerait considérablement ce discours.

    Conclusion

    OpenAI assure ne pas pouvoir gagner de l'argent sans utiliser gratuitement du matériel protégé par le droit d'auteur. L'entreprise déclare la course à l'IA « terminée » si l'entraînement sur des œuvres protégées par le droit d'auteur n'est pas considéré comme une utilisation équitable. Mais cette pratique menace les moyens de subsistance des auteurs et des créateurs, car OpenAI rechigne à l'idée de payer les propriétaires des œuvres protégées.

    Des décisions antérieures dans l'affaire opposant le New York Times à OpenAI et son partenaire Microsoft ont déjà confirmé les principales allégations en matière de droit d’auteur tout en restreignant certaines des accusations fondées sur le Digital Millennium Copyright Act (DMCA).

    La prochaine étape décisive dans cette affaire judiciaire sera de savoir si le tribunal fera droit à la requête de modification déposée par le New York Times. Si tel est le cas, Microsoft devra faire face à une action en justice nettement plus ciblée que celle contre laquelle l'entreprise se défend depuis 2023.

    Source : NYT

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des nouvelles accusations du New York Times contre Microsoft et OpenAI ?
    Ces accusations sont-elles valides ? Selon vous, qui ressortira vainqueur de cette bataille judiciaire ?

    Voir aussi

    OpenAI conteste l'ordonnance lui enjoignant de remettre 20 millions de conversations privées ChatGPT au New York Times, affirmant que cette ordonnance menace la vie privée des utilisateurs

    Un expert financier affirme qu'OpenAI est sur le point d'être à court d'argent : les Big Tech comme Google peuvent utiliser leurs énormes réserves financières pour investir dans l'IA, mais pas OpenAI

    Un juge fédéral de New York a confirmé une ordonnance obligeant OpenAI à produire 20 millions de journaux d'interactions ChatGPT dans le cadre d'une affaire consolidée de violation des droits d'auteur

  2. #162
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    Microsoft a-t-elle vraiment les compétences pour offrir la base technique à OpenAI ?? Si c'était IBM ou NVIDIA je comprendrais, mais Microsoft ?? La boite qui n'arrive toujours pas à stabiliser son OS Windows ?? C'est quand même louche ...

  3. #163
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    Microsoft a des Data center pour fournir du Cloud Azure, avec des serveurs sous Linux.
    Puis ils ont rajouté OpenAI dans leur offre Cloud Azure.
    Donc oui ils ont fourni au départ l'infrastructure pour l'IA OpenAI, ils ont commencé comme partenaires exclusifs.
    Après quoi Microsoft offre désormais d'autres IA sous Azure, et OpenAI cherche d'autres solutions pour ses Data Centers, ils sont encore partenaires, mais plus exclusifs.
    Tout ça a été couvert en long et en large sur developpez.com, sur les rubriques IA et Microsoft Azure, je ne prends pas la peine de chercher tous les liens ou tout cela a été expliqué en détail.

    Donc effectivement pour proposer des service Clouds corrects ils ont laissé tombé Windows pour Linux.

    Pareillement vu que Windows 11 est une abominable catastrophe codée avec Copilot et qu'ils ont plus de développeurs valables, s'ils veulent proposer un Windows correct ils ont plus qu'à prendre un Linux et mettre un GUI qui ressemble à Windows. Mais bon ça existe déjà plus ou moins. Le mieux c'est d'abandonner Microsoft totalement, impossible de leur faire confiance pour quoi que ce soit à part faire du racket.
    Ils ont plus qu'a faire un club avec Broadcom, Adobe, HP et feu PC soft pour faire un bundle de racketiciels.
    Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant ...

  4. #164
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    Par défaut Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur son incapacité à analyser les historiques de ChatGPT
    Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur son incapacité technique à analyser les données d'entraînement et dissimulé des milliards de journaux de ChatGPT
    il réclame des sanctions contre OpenAI

    Le New York Times et d'autres médias affirment qu'OpenAI a délibérément dissimulé des preuves cruciales dans un procès pour violation du droit d'auteur. Les plaignants soutiennent qu'OpenAI a menti sur son incapacité technique à analyser les historiques de ChatGPT, tout en effaçant des milliards de données malgré une obligation judiciaire de conservation. Ils exhortent le tribunal à sanctionner sévèrement OpenAI, arguant que ces manœuvres visaient à masquer la fréquence à laquelle l'IA reproduisait textuellement leurs articles. Ces allégations s'inscrivent dans le cadre des poursuites engagées contre OpenAI pour violation du droit d'auteur.

    OpenAI fait face à une demande de sanctions sévères dans le cadre d'un litige sur les droits d'auteur mené par le New York Times, le Daily News et d'autres organisations de presse. Les médias allèguent qu'OpenAI a menti à plusieurs reprises pendant des années afin de dissimuler des preuves d'infraction qui pourraient affaiblir sa défense et prouver que ChatGPT régurgite des articles de presse payants, permettant ainsi de contourner les paywall.

    Ces preuves sont considérées comme cruciales pour déterminer si la technologie d'OpenAI viole les droits d'auteur ou si elle relève d'un usage équitable (fair use) et transformateur. La question centrale est de savoir si les chatbots basés sur l’IA (ChatGPT, Claude, Gemini...) constituent une concurrence déloyale en tant que source d’information, détournant le trafic Web sans effectuer le travail journalistique nécessaire à la collecte de l’information.

    Le 9 juillet, les plaignants ont déposé une requête devant un tribunal fédéral de Manhattan, accusant OpenAI d’avoir choisi « l’obstruction » plutôt que de divulguer les ensembles de données et les journaux de ChatGPT susceptibles de montrer comment le chatbot a utilisé des contenus protégés.

    La rétention de preuves et les informations altérées par OpenAI

    La supercherie présumée a été révélée en avril lors de la déposition de Vincent Monaco, un ingénieur en protection de la vie privée d'OpenAI. Qualifié de « témoin mal préparé », il a admis par inadvertance que l'entreprise avait trompé le tribunal sur les coûts et la difficulté technique d'examiner les historiques de ChatGPT. Selon les analystes, la maladresse de cet ingénieur pourrait coûter cher à OpenAI et à l'industrie de l'IA dans son ensemble.


    OpenAI prétendait depuis le début de l'affaire qu'il n'avait pas la capacité de rechercher dans de larges échantillons anonymisés de conversations. Mais en réalité, l'entreprise a déjà effectué ces recherches avant même le début du procès, mais a dissimulé ces informations gênantes. L'avocat principal du New York Times s'est indigné : « pendant plus de deux ans, OpenAI a menti au Times, aux plaignants du Daily News, au public et au tribunal ».

    Le témoignage a révélé qu'OpenAI cachait l'existence de deux échantillons de données comprenant 10 millions et 78 millions d'historiques. Ces informations, déjà anonymisées, auraient pu être partagées dès le début de la procédure, d'autant plus qu'OpenAI les avait déjà explorées pour tenter de créer un filtre empêchant la régurgitation de contenus protégés. Selon les plaignants, la société a jugé que « respecter cette obligation serait difficile ».

    « OpenAI n’a donc pris aucune mesure pour y parvenir », a déclaré le New York Times en se basant sur le témoignage de l'ingénieur Vincent Monaco. Le journal a ajouté également : « il ne fait aucun doute que le comportement d’OpenAI était délibéré, et rien ne peut excuser son non-respect de l’ordonnance ».

    Au lieu d'être transparente, OpenAI a contraint les plaignants à chercher pendant huit mois dans un « bac à sable » restreint contenant seulement 20 millions d'historiques. Cet échantillon a été altéré par une IA ayant appliqué 19 milliards de caviardages, à tel point que le tribunal l'a jugé « inutilisable ». Par ailleurs, OpenAI est aussi accusé d'avoir délibérément supprimé des milliards d'historiques en violation d'une ordonnance de conservation.

    Les plaignants demandent de lourdes sanctions contre OpenAI

    Face à ce qu'ils considèrent comme une mauvaise conduite intentionnelle et flagrante, les journaux exigent « des sanctions sérieuses » pour punir OpenAI et dissuader le reste de l'industrie de l'IA d'adopter des tactiques similaires. « Des sanctions moins sévères ne seraient pas efficaces », ont déclaré les plaignants. Selon les critiques, l'industrie technologique semble plus encline à subir des sanctions ou à payer des amendes qu'à respecter la loi.

    « Cette requête demande au tribunal de sanctionner OpenAI pour avoir dissimulé et détruit des preuves montrant comment ChatGPT a été entraîné à partir d'articles journalistiques volés », a déclaré l'avocat du New York Daily News, Steven Lieberman, qui représente le Daily News et sept de ses journaux partenaires.

    Les plaignants demandent au tribunal de bloquer l'utilisation par OpenAI de l'échantillon de 20 millions de données, de reconnaître officiellement qu'il y a eu une régurgitation substantielle de leurs contenus protégés par le droit d'auteur, et d'informer le jury des suppressions massives de preuves. En réponse à ces accusations, OpenAI a déclaré que la démarche du New York Times n'est qu'une « tentative d'envahir la vie privée des utilisateurs ».

    Pour rappel, OpenAI a justifié ses restrictions concernant le partage des journaux de conversations de ChatGPT par la nécessité de protéger la vie privée des utilisateurs. « Les sanctions sont justifiées, car en dissimulant ces informations, OpenAI a retenu des éléments de preuve hautement pertinents, a prolongé la procédure de communication des pièces, a gonflé les frais et a alourdi la charge de travail du tribunal », ont allégué les plaignants.

    Un porte-parole de l'entreprise soutient que le dossier des médias s'effondre et souligne que le New York Times a récemment dû abandonner certaines réclamations. Le New York Times rejette fermement cette affirmation, assurant que ses accusations fondamentales concernant le vol d'œuvres protégées n'ont pas changé et ont même été renforcées par l'ajout de poursuites contre Microsoft. L'issue de cette affaire sera déterminante pour l'industrie.

    Le Times adapte sa stratégie face à une nouvelle jurisprudence

    L'affaire a débuté en décembre 2023. Le New York Times allègue qu'OpenAI a utilisé des millions de ses articles pour entraîner ses modèles GPT, sans autorisation ni compensation. Le problème décrit par la plainte est double : d'une part, les modèles peuvent parfois mémoriser des passages et les reproduire quasi verbatim ; d'autre part, ils permettent de générer des résumés détaillés qui pourraient permettre de contourner le paywall du journal.

    En mars 2025, un juge fédéral a rejeté la demande d'OpenAI de faire rejeter l'affaire. Le juge Sidney Stein a réduit la portée de la plainte, mais a laissé les principales accusations de violation du droit d'auteur suivre leur cours, ouvrant la voie à un procès. Le 13 mai 2025, Sidney Wang a imposé à OpenAI de conserver l'intégralité des journaux de conversations de ChatGPT, affectant plus de 400 millions d'utilisateurs du chatbot d'OpenAI dans le monde.

    C'est la première fois qu'un tribunal ordonnait la conservation massive de contenus générés par une IA à une telle échelle. Le 26 juin 2025, le juge Sidney Stein a rejeté les objections d'OpenAI à cette ordonnance, estimant que les intérêts de la vie privée des utilisateurs ne primaient pas sur les besoins de la procédure judiciaire. Le mois dernier, le New York Times a déposé une plainte révisée, ajustant sa stratégie juridique contre OpenAI et Microsoft.

    Le 25 juin 2026, le journal a demandé l'autorisation de modifier sa plainte afin de s'adapter à une nouvelle norme juridique établie par la Cour suprême. À la suite d'une décision impliquant Sony et Cox Communications, les plaignants doivent désormais démontrer que les parties accusées ont agi de manière intentionnelle pour inciter à une conduite illégale. Le New York Times explique avoir découvert de nouveaux éléments lors de l'instruction.

    Dans la nouvelle la plainte, le New York Times accuse Microsoft d'avoir créé un supercalculateur spécifiquement conçu pour « le pillage de données », permettant ainsi à OpenAI d'entraîner ses modèles d'IA sur des millions d'articles protégés. Cette mise à jour juridique souligne que ces outils technologiques ne se contentent pas de copier du contenu, mais agissent également comme des substituts commerciaux nuisibles à l'économie de la presse.

    Les préjudices économiques et d'image invoqués par le journal

    Le nœud du problème pour le New York Times réside dans la substitution de ses services par les outils d'IA. Le journal affirme que ChatGPT se positionne comme un remplaçant direct de ses abonnements payants en générant des extraits d'articles presque à l'identique. Des preuves montrent que des internautes se sont servis de ChatGPT pour contourner les paywalls du journal simplement en demandant à l'outil de générer les paragraphes suivants.

    Par ailleurs, le quotidien américain dénonce également un préjudice grave pour sa réputation en raison des « hallucinations » du chatbot d'IA d'OpenAI, qui inventent de fausses informations attribuées au journal, comme un prétendu article liant la consommation de jus d'orange à une forme de cancer.

    Le plaignant insiste sur son rôle de source d'information en déclarant : « les utilisateurs qui demandent à un moteur de recherche ce que le Times a écrit sur un sujet ne devraient recevoir ni une copie non autorisée ni une contrefaçon inexacte d'un article du Times, mais un lien vers l'article lui-même ». Le quotidien note des pertes de commissions liées à ses liens d'affiliation générées par les résumés automatiques de ses recommandations d'achats.

    OpenAI et son PDG Sam Altman rejettent ces allégations, affirmant agir pour protéger la vie privée de ses utilisateurs et dénonçant une stratégie juridique agressive. L'issue de cette confrontation pourrait affaiblir la défense de l'entreprise basée sur l'usage équitable si le tribunal reconnaît une obstruction volontaire.

    Source : document de la plainte (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Les médias accusent OpenAI d'obstruction volontaire à l'enquête. Qu'en pensez-vous ?
    OpenAI affirme avoir utilisé les données dans le cadre de l'usage équitable. Partagez-vous cet avis ?
    Selon vous, quel serait l'impact sur l'industrie de l'IA si OpenAI perdait son procès contre le New York Times ?

    Voir aussi

    Le New York Times accuse Microsoft d'avoir construit le superordinateur ayant permis à OpenAI de piller ses contenus et d'enfreindre ses droits d'auteur. Le journal amende sa plainte contre OpenAI et Microsoft

    L'Encyclopædia Britannica poursuit OpenAI pour « utilisation illégale de près de 100 000 articles » afin d'entraîner l'IA ChatGPT, puis pour avoir utilisé le chatbot pour détourner les lecteurs de son site web

    OpenAI assure ne pas pouvoir gagner de l'argent sans utiliser gratuitement du matériel protégé par le droit d'auteur et estime que « légalement, la loi sur le droit d'auteur n'interdit pas l'entraînement »

  5. #165
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  6. #166
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    Par défaut bah quand même
    je suis avec eux, leurs contenus demandent du travail

    après, pour les accusations gratuites je demande des sources, on dirait juste du bullshit

  7. #167
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    Par défaut La Maison Blanche se range du côté d'OpenAI au sujet de l'entraînement de l'IA à partir des œuvres protégées
    La Maison Blanche se range du côté d'OpenAI au sujet de l'entraînement de l'IA à partir des œuvres protégées : « cela est indispensable pour conserver le leadership mondial en matière d'IA »

    L'administration Trump apporte son soutien officiel à OpenAI dans le cadre du litige l'opposant au New York Times concernant l'usage de contenus protégés par le droit d'auteur. Elle estime que l'entraînement des modèles d'IA relève de l'usage loyal, car il transforme radicalement les données originales pour favoriser l'innovation scientifique. Ce soutien illustre la volonté politique de maintenir la suprématie technologique des États-Unis face à la concurrence mondiale. Il pourrait en effet influencer l'issue juridique des nombreuses plaintes déposées par les éditeurs de presse. Cependant, les détracteurs affirment que le gouvernement ouvre une Pandore.

    L'administration Trump s'est officiellement positionnée en faveur de l'OpenAI et de son principal partenaire financier, Microsoft, dans le cadre du procès pour violation de droits d'auteur déposée par le New York Times. Le journal accuse OpenAI d'avoir utilisé sans autorisation des millions d'articles de presse pour entraîner ses modèles d'IA. Microsoft quant à lui est accusé d'avoir fourni à OpenAI l'infrastructure technologique nécessaire à son activité.

    La Maison Blanche vient de déposer un mémoire consultatif (advisory memorandum) devant un tribunal fédéral de Manhattan. À travers ce geste, le gouvernement américain intervient pour la première fois dans cette série d'affrontements juridiques. Bien que ce document n'ait qu'une valeur consultative, il apporte un soutien de poids à l'industrie de l'IA face aux poursuites intentées par des éditeurs de presse, des auteurs, des labels musicaux, etc.

    Le cœur des débats judiciaires s'articule autour du principe d'usage équitable (fair use) et de la nature transformatrice de l'apprentissage automatique. Le gouvernement américain s'est rangé du côté de l'industrie technologique en expliquant que l'entraînement des IA est « extraordinairement transformateur ».

    Préservation de la sécurité nationale et de la compétitivité

    Pour le gouvernement américain, restreindre le développement des grands modèles de langage (LLM) sous une application stricte du droit d'auteur mettrait en péril le leadership technologique du pays. L'administration Trump affirme notamment : « les États-Unis ont un intérêt majeur à continuer de développer une industrie de l'IA robuste et compétitive qui établisse la norme pour la pratique et la procédure d'utilisation de l'IA à l'échelle mondiale ».

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    Elle ajoute qu'il est indispensable de « conserver le leadership mondial en matière d'IA ». L'IA est devenue un enjeu majeur de souveraineté technologique et les États-Unis veulent à tout prix gagner la course devant l'Europe et la Chine, cette dernière ayant nettement réduit son écart avec les Big Tech américains.

    De son côté, le procureur général adjoint associé des États-Unis, Stanley Woodward Jr., a déclaré sur les réseaux sociaux que « la domination de l'IA est essentielle pour promouvoir la sécurité nationale, la prospérité et la mobilité économique de tous les Américains ». Il a ajouté que le gouvernement ne laisserait pas le pays être désavantagé face à des adversaires étrangers à cause d'une interprétation « erronée » de la loi sur le droit d'auteur.

    La Maison Blanche avertit ainsi : « entraver le développement des modèles sous l'effet d'une mauvaise compréhension de la doctrine de l'usage équitable ferait obstacle à ces progrès créatifs et scientifiques tout en nuisant à la prospérité et à la mobilité économique américaines ». En parallèle, le secrétaire au Commerce des États-Unis, Howard Lutnick, a encouragé les pays du G20 à adopter le principe de l'usage équitable pour leur industrie de l'IA.

    Climat judiciaire historiquement favorable à la technologie

    La position de Washington s'inscrit dans un contexte où les premières décisions des tribunaux ont été plutôt clémentes envers les concepteurs d'IA. À titre d'exemple, bien qu'Anthropic ait été condamné à verser des dommages-intérêts de 1,5 milliard de dollars à un collectif d'écrivains, cette amende était motivée par l'utilisation de bibliothèques pirates clandestines pour se procurer les livres, et non par le processus d'entraînement en lui-même.

    Pour appuyer cette distinction, le juge William Alsup a comparé le fonctionnement des IA à l'apprentissage humain. Il a souligné : « comme tout lecteur aspirant à devenir écrivain, les modèles d'IA d'Anthropic se sont entraînés sur des œuvres non pas pour faire la course en tête et les répliquer ou les supplanter, mais pour prendre un virage serré et créer quelque chose de différent ». Cette comparaison est toutefois critiquée par les détenteurs de droits.

    Dans la communauté, la question divise l'opinion publique. Certains critiques jugent trop radicale la position des auteurs, éditeurs de presse... « C'est une bonne chose. Imaginez un peu à quel point cela paralyserait le développement de l'IA en Occident. Devoir négocier pour chaque donnée d'entraînement. Les entreprises d'IA chinoises ne se soucient pas des droits d'auteur. Cela leur conférerait un avantage concurrentiel considérable face à nous ».

    D'un autre côté, certains estiment que l'entraînement des modèles sur des données protégées sans autorisation constitue une violation du droit d'auteur, et un vol. Bien que l'avis du gouvernement n'ait pas force de loi, il pourrait peser sur le verdict final attendu devant la Cour de district du Sud de New York.

    Préjudices économiques et d'image invoqués par le Times

    Le nœud du problème pour le New York Times réside dans la substitution de ses services par les outils d'IA. Le journal affirme que ChatGPT se positionne comme un remplaçant direct de ses abonnements payants en générant des extraits d'articles presque à l'identique. Des preuves montrent que des internautes se sont servis de ChatGPT pour contourner les paywalls du journal simplement en demandant à l'outil de générer les paragraphes suivants.

    Par ailleurs, le quotidien américain dénonce également un préjudice grave pour sa réputation en raison des « hallucinations » du chatbot d'IA d'OpenAI, qui inventent de fausses informations attribuées au journal, comme un prétendu article liant la consommation de jus d'orange à une forme de cancer.

    Le plaignant insiste sur son rôle de source d'information en déclarant : « les utilisateurs qui demandent à un moteur de recherche ce que le Times a écrit sur un sujet ne devraient recevoir ni une copie non autorisée ni une contrefaçon inexacte d'un article du Times, mais un lien vers l'article lui-même ». Le quotidien note des pertes de commissions liées à ses liens d'affiliation générées par les résumés automatiques de ses recommandations d'achats.

    OpenAI et son PDG Sam Altman rejettent ces allégations, affirmant agir pour protéger la vie privée de ses utilisateurs et dénonçant une stratégie juridique agressive. L'issue de cette confrontation pourrait affaiblir la défense de l'entreprise basée sur l'usage équitable si le tribunal reconnaît une obstruction volontaire.

    Source : mémoire consultatif déposé l'administration Trump (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des arguments de la Maison Blanche en faveur d'OpenAI ?
    L'entrainement de l'IA sur des œuvres protégées relève-t-il de l'usage équitable ? Pourquoi ?
    Que pensez-vous des allégations du New York Times ? Jugez-vous sa position sur le droit d'auteur trop radicale ?

    Voir aussi

    Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur son incapacité technique à analyser les données d'entraînement et dissimulé des milliards de journaux de ChatGPT, il réclame des sanctions contre OpenAI

    OpenAI demande à la Maison Blanche de l'aider à se soustraire aux règles mises en place par les États pour superviser l'IA, arguant que ces règles ralentissent l'Amérique dans la course à l'IA face à la Chine

    OpenAI déclare la course à l'IA « terminée » si l'entraînement sur des œuvres protégées par le droit d'auteur n'est pas considéré comme une utilisation équitable, ajoutant que les États-Unis seraient perdants

  8. #168
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    C'est la bonne décision, la Chine ne se met pas de telles contraintes.
    Le droit d'auteur doit être réformé d'ailleurs.


    EDIT :
    Certains ne comprennent toujours pas pourquoi Mistral se contente maintenant juste de revendre des modèles IA, et que Hugging Face est devenu américain avec les lois européennes et Fr impossible.
    Il faut se remettre en question et comprendre pourquoi nous n'aurons aucun champion de l'IA ?

  9. #169
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    Attention, par contre il ne sera pas possible d'utiliser des choses protégés de ces entreprises qui pillent allégrement les autres .

  10. #170
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    C'est la bonne décision, la Chine ne se met pas de telles contraintes.
    Le droit d'auteur doit être réformé d'ailleurs.


    EDIT :
    Certains ne comprennent toujours pas pourquoi Mistral se contente maintenant juste de revendre des modèles IA, et que Hugging Face est devenu américain avec les lois européennes et Fr impossible.
    Il faut se remettre en question et comprendre pourquoi nous n'aurons aucun champion de l'IA ?
    Je lis que tu travailles dans le secteur industriel. Tu devrais demander à tes patrons s'ils sont d'accord que d'autres sociétés viennent s'approprier le savoir faire et peut-être les brevets que vous avez déposé au nom d'un "progrès" technologique d'une autre boite.

  11. #171
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    Salut

    Au final, peut-être que les producteurs humains de savoirs, de culture vont se lasser de tous ces profiteurs (voire pilleurs) qui s'enrichissent sur leur dos et cultiver des patates en lieu et place, ce sera plus rentable et cela sèchera naturellement les pilleurs qui n'auront plus rien à se mettre sous leurs dents numériques, à ce moment il faudra se poser des questions et les bonnes.

    L'IA telle qu'elle fonctionne est mauvaise techniquement, elle demande des moyens absolument exagérés de matière et d'énergie pour au final ne faire pour ainsi dire que de la synthèse d'idées déjà connues, rien de neuf, cela automatise les choses et les rendent disponibles mais de façon non tenable. Une IA performante devrait apprendre à reconnaître un chat non pas avec des millions de photos mais une ou une dizaine maxi (ceci n'est qu'un exemple), on est loin du compte.

    Notez bien que je reconnais tout de même que les résultats obtenus actuellement sont bluffants et rendent de grands services, je me sers aussi de l'IA pour mon travail, mais je pense que l'on est encore très loin de l'IA généraliste qui devra de toute façons être fondées sur d'autres principes et être capable d'apprendre directement à partir de l'environnement réel, elle n'aura donc pas la forme d'un système purement numérique (c'est un avis personnel).

    M E N S . A G I T A T . M O L E M
    Debian 64bit, Lazarus + FPC -> n'oubliez pas de consulter les FAQ Delphi et Pascal ainsi que les cours et tutoriels Delphi et Pascal

    "La théorie, c'est quand on sait tout, mais que rien ne marche. La pratique, c'est quand tout marche, mais qu'on ne sait pas pourquoi. En informatique, la théorie et la pratique sont réunies: rien ne marche et on ne sait pas pourquoi!".
    Mais Emmanuel Kant disait aussi : "La théorie sans la pratique est inutile, la pratique sans la théorie est aveugle."

  12. #172
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    Par défaut Le Seattle Times et Newsday poursuivent OpenAI et Microsoft en justice au sujet de l'entraînement de l'IA
    Le Seattle Times et Newsday poursuivent OpenAI et Microsoft en justice au sujet des données d'entraînement de l'IA : deux nouveaux journaux rejoignent ainsi la bataille juridique contre OpenAI et Microsoft

    Le Seattle Times et Newsday ont intenté une action en justice contre OpenAI et Microsoft, les accusant d'avoir récupéré leurs contenus journalistiques sans consentement ni rémunération pour entraîner leurs modèles d'intelligence artificielle (IA). Ces plaintes s'ajoutent à une série de poursuites judiciaires qui remonte à l'affaire du New York Times de 2023, toujours en cours. Alors qu'OpenAI invoque la défense du « fair use » (usage loyal), les tribunaux ne se sont pas encore prononcés de manière définitive sur cet argument. La responsabilité de Microsoft découle de sa participation financière dans OpenAI et de l'utilisation de ses modèles dans Copilot et Bing. Il s'agit du dernier épisode en date d’une série de litiges qui opposent les éditeurs à OpenAI et Microsoft.

    Ces nouvelles plaintes s'inscrivent dans une longue série de contentieux liés à l'entraînement de l'IA générative. En janvier 2024, Microsoft et OpenAI avaient déjà été poursuivis en justice par deux auteurs d'ouvrages non fictionnels, Nicholas Basbanes et Nicholas Gage, qui reprochaient aux deux entreprises d'avoir intégré plusieurs de leurs livres dans les données d'entraînement du modèle de langage GPT, à l'origine de ChatGPT. Cette action en justice, présentée sous forme de recours collectif, dénonçait une violation caractérisée du droit d'auteur.

    Parmi ces procédures, celle du New York Times a récemment pris un tournant significatif. En juin 2026, le quotidien a modifié sa plainte initiale, déposée en décembre 2023, pour y ajouter une accusation inédite : Microsoft aurait délibérément construit un supercalculateur destiné à faciliter le pillage massif de ses contenus et à enfreindre ses droits d'auteur. Cette évolution juridique fait suite à une décision de la Cour suprême redéfinissant les contours de la complicité d'infraction qui permet désormais au Times de soutenir que les outils d'IA ne se contentent pas de reproduire ses articles, mais constituent aussi des substituts commerciaux nuisibles à l'économie de la presse.

    Plus récemment, la vague de poursuites judiciaires contre OpenAI vient de prendre de l'ampleur. Le Seattle Times et Newsday ont intenté une action en justice contre OpenAI et Microsoft, accusant ces entreprises d'avoir récupéré leurs contenus journalistiques sans autorisation ni rémunération afin d'entraîner des modèles d'IA. C'est le dernier signe en date que la patience du secteur des médias face à l'appétit insatiable de l'IA générative en matière de données est officiellement à bout.

    Deux nouveaux noms viennent s'ajouter à la liste croissante des éditeurs qui poursuivent OpenAI et Microsoft en justice. Le Seattle Times et Newsday ont tous deux intenté des actions en justice, accusant ces entreprises d'avoir utilisé leurs contenus journalistiques sans leur consentement ni contrepartie financière pour entraîner des grands modèles de langage, la technologie sous-jacente qui alimente des outils tels que ChatGPT et Copilot de Microsoft.


    Les détails concernant les allégations spécifiques contenues dans les plaintes continuent d'apparaître, mais l'argument central fait écho à ce qu'ont avancé d'autres éditeurs dans des procès similaires : OpenAI et Microsoft auraient exploité à grande échelle des articles protégés par le droit d'auteur pour développer des produits valant des milliards, sans obtenir de licence pour ces contenus ni rémunérer les rédactions qui les ont produits.

    Ce n'est pas un nouveau conflit. Elle couve depuis des années déjà, depuis que le New York Times a poursuivi OpenAI et Microsoft fin 2023 pour des faits similaires, une affaire qui traîne toujours devant les tribunaux et qui est devenue en quelque sorte un baromètre pour le secteur. Depuis lors, un flot continu d’éditeurs, des médias numériques aux journaux traditionnels, a emboîté le pas en intentant ses propres poursuites, chacun pariant que les tribunaux finiront par donner raison aux créateurs de contenu face aux entreprises d’IA qui exploitent leur travail sans autorisation.

    Ce qui rend les poursuites du Seattle Times et de Newsday remarquables, ce n’est pas tant leur caractère novateur que leur ampleur. Chaque nouvelle plainte accentue la pression sur OpenAI et Microsoft, qui doivent soit mener une bataille juridique sur plusieurs fronts, soit commencer à débloquer des fonds. OpenAI a déjà conclu des accords de licence avec certains éditeurs, notamment Axel Springer et l’Associated Press, ce qui laisse penser que l’entreprise préfère payer pour accéder au contenu plutôt que de risquer des décisions de justice défavorables qui pourraient créer un précédent préjudiciable pour la manière dont les modèles d’IA seront entraînés à l’avenir.

    L'implication de Microsoft dans ces poursuites découle de son partenariat financier et technique étroit avec OpenAI. Microsoft a investi des milliards dans OpenAI et a intégré ses modèles dans des produits tels que Copilot et Bing, ce qui, selon les plaignants, rend Microsoft tout aussi responsable de la manière dont ces données d'entraînement sous-jacentes ont été obtenues.

    Ni OpenAI ni Microsoft n’ont pour l’instant publié de commentaire public détaillé sur ces plaintes spécifiques. Ces entreprises ont toujours invoqué la défense du « fair use », arguant que l’entraînement de modèles d’IA à partir de textes accessibles au public constitue une utilisation transformatrice plutôt qu’une copie pure et simple. Les tribunaux ne se sont pas encore prononcés de manière définitive sur cet argument à grande échelle, ce qui explique précisément pourquoi tant d’éditeurs continuent de porter plainte plutôt que d’attendre un précédent issu uniquement de l’affaire du Times.

    Pour le secteur de la presse, ces poursuites judiciaires représentent bien plus qu’une simple indemnisation. Les journaux locaux et régionaux, tels que le « Seattle Times » et « Newsday », ont déjà été mis à mal par le transfert des budgets publicitaires vers les plateformes technologiques au cours des deux dernières décennies. Voir des entreprises spécialisées dans l’IA tirer potentiellement profit de leurs reportages sans aucune compensation donne l’impression, à de nombreux responsables de rédactions, d’assister à une répétition du même scénario d’exploitation qui a, à l’origine, vidé le journalisme local de sa substance.

    La suite des événements dépendra largement de l’évolution de l’affaire du Times et des autres poursuites en cours. Une décision favorable aux éditeurs pourrait déclencher une vague de demandes de règlement à l’amiable ou contraindre OpenAI à conclure des accords de licence plus larges à l’échelle du secteur. En revanche, une victoire d’OpenAI au nom du « fair use » pourrait mettre définitivement un terme à toute cette catégorie de litiges. Quoi qu’il en soit, il faut s’attendre à ce que d’autres éditeurs continuent entre-temps à se joindre à la procédure, misant sur le fait que l’union fait la force et leur confère un certain pouvoir de négociation.

    Pour les lecteurs, ce procès constitue un élément supplémentaire dans un débat beaucoup plus large visant à déterminer à qui appartient la matière première qui alimente l'essor de l'IA. Que le Seattle Times et Newsday obtiennent gain de cause importe moins que ce que leur plainte laisse entrevoir : les éditeurs en ont assez d'attendre que les entreprises d'IA proposent spontanément des conditions équitables, et ils sont de plus en plus disposés à laisser les tribunaux décider de ce que signifie réellement l'équité.

    Ce bras de fer judiciaire pourrait toutefois être bouleversé par une intervention politique de poids. L'administration Trump a en effet apporté son soutien officiel à OpenAI dans son différend avec le New York Times, estimant que l'entraînement des modèles d'IA relève du « fair use » car il transforme radicalement les données originales pour favoriser l'innovation scientifique. Motivée par la volonté de préserver le leadership américain face à la concurrence internationale en matière d'IA, cette prise de position pourrait peser sur l'issue des multiples procès intentés par les éditeurs de presse, même si certains observateurs affirment que le gouvernement ouvre la boîte de Pandore.

    Source : Action en justice intentée par le Seattle Times et Newsday

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative du Seattle Times et de Newsday crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Le New York Times accuse OpenAI d'avoir menti sur son incapacité technique à analyser les données d'entraînement et dissimulé des milliards de journaux de ChatGPT, il réclame des sanctions contre OpenAI

    Le New York Times remporte une victoire, mais à quel prix ? Un tribunal oblige OpenAI à sauvegarder indéfiniment toutes les conversations avec ChatGPT, même celles qui ont été supprimées

    OpenAI perd son combat face au New York Times pour garder secrets les journaux ChatGPT dans une affaire de droits d'auteur et doit produire des millions de journaux de discussion des utilisateurs de ChatGPT
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