Quid du materiel ? parce que tous les hubs, les routers, etc sont du matos US. Tout du matos Cisco. Va-t-on en changer ?
Discussion :
Quid du materiel ? parce que tous les hubs, les routers, etc sont du matos US. Tout du matos Cisco. Va-t-on en changer ?
Matos US, made in "Asia" pour la grande majorité.
MikroTik peut-être ?
Pour ce qui est du "software" (OS, Apps etc.), côté Securix c'est basé sur NixOS, et niveau déploiement au vu du peu que j'ai pu voir sur cette distro, cela semble très bien s'y prêter.
Bien envie de la tester dans une VM et voir ensuite comme distro principale de ma machine (et si j'ai bien tout compris, une fois ma petite VM bien configurée aux petits oignons, avec un seul fichier, hop je peux la "cloner" directement sur mon poste principal... si des "pros" NixOS pouvaient me dire si je me trompe ou pas ?)
J'espère sincèrement que la DINUM tiendra et qu'elle sera bien appuyée politiquement (c'est souvent là que ça bloque...), car dans les services informatiques de l'état on a des compétences parfois un peu sous-exploitées...
Mais si on commence par le logiciel libre c'est déjà un début non ?
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Le choix du logiciel libre est un choix politique avant tout (Il existe des développements en interne ou de sous traitants propriétaires avec fournitures de sources, sans passer par du libre, comme possibilité, ce qui se fait traditionnellement dans bien des entreprises depuis fort longtemps) et une solution de repli forcément après ne pas avoir su développer ses propres solutions.Envoyé par Christophe
Vous pouvez lire mon billet résumé : Le logiciel libre comme objet idéologique : critique des tensions entre innovation, économie et politique et surtout le lien forum en fin d'article qui développe bien au delà.
Le mec qui se quote pour re mettre un lien vers un de ces posts, çà c'est fort ...
Sinon vous avez (eu) un soucis avec le logiciel libre ?
Vous faites un sacrée fixette quand même >.<
Ouais on dirait que ça l'embête vraiment que des gens utilisent des logiciels libres alors qu'ils pourraient payer pour avoir moins bien, ce qui rapporterait de l'argent à des entreprises. (je crois qu'il aime bien quand des entreprises gagnent de l'argent)
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Même sans prendre en compte les histoires de souverainetés, c'est cool que des PC de la Direction interministérielle du Numérique vont passer de Windows à Linux.
Si ils réussissent à faire la migration, ça va être tip top.
Les distributions Linux sont souvent plus fiable que Windows.
je trouve certains logiciels libre bien plus efficaces que les payants. Ce n'est pas une généralité non plus. Mais de toute façon, ils sont gratuits.
Les logiciels libres souffrent souvent d'interfaces que n'apprécient pas les utilisateurs, mais aussi surtout de résistance au changement. Celle-ci peut être justifiée si il y a nécessité de formation mais que les utilisateurs sont livrés à eux-mêmes, ou si on leur impose sans qu'ils y voient d’intérêt.
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Je ne développerai pas plus, ayant indiqué un lien sur une page du site plus appropriée, afin de ne pas faire redondance de propos sur le forum.
Mais, par expérience, pour motiver la lecture de ce sujet, même avec des pros, certains n'ont pas cerné toutes les implications du libre. Pour certains d'eux cela se résume à cela est gratuit et c'est bien car en plus il y a le code source donc on sait ce que cela fait.
Il n'ont aucune considération ni des conséquences économiques, ni politiques, ni les risques légaux (transfert de responsabilité sur l'utilisateur), ni moraux, ni l'histoire de l'informatique, et, leur expliquant de la façon dont cela est développé dans le sujet du forum indiqué en bas de l'article de blog, cela jette néanmoins une certaine reconsidération de l'opinion qu'ils avaient sur le logiciel libre, faisant que, cela étant aussi peu développé sur ce forum, j'ai publié cela.
Ensuite, à chacun la liberté de ses choix en connaissance de cause.
C'est une opinion strictement personnelle qui mérite quelques éclaircissements. On peut en déduire que la plupart des serveurs qui tournent sous un noyau Linux, donc libre, certains sous Debian donc totalement libre (oui je sais qu'on peut mettre des solutions propriétaires sur un Nix, je connais Apple...) sont desen [eux-mêmes] ?soucis
On peut en déduire que Postgres est un un(j'ai modifié pour corriger la faute), OpenJDK, G++ etc. etc. sont dessouci en lui mêmeen [eux-mêmes] ? Et tant d'autres, et tant d'autres...soucis
J'ai lu votre texte en lien, globalement l'idée que vous développez est : puisque le matériel n'est pas libre, il ne sert à rien de faire du logiciel libre puisque toute la solution ne sera pas libre et c'est une vision "socialiste" (je résume à grands traits) qui trahit une confrontation idéologique mais qui n'est pas pertinente sur le plan technique. C'est l'argument du "tout ou rien" bien connu en logique et rhétorique : puisqu'on ne peut pas avoir tout, alors autant se résoudre à n'avoir rien. À ce niveau d'argumentation, je me pose des questions. Une pensée nuancée utilise une autre logique : celle de l'incrément. Une solution propriétaire du point de vue du soft et du hard nous fait courir de réels dangers de soumission à des intérêts politiques et économiques opposés aux nôtres, c'est avéré depuis des années. Nous n'avons pas les moyens d'utiliser du hardware libre du moins massivement mais nous avons la possibilité d'utiliser des softs libres en commençant par libérer ce qui est possible et réalisable puis nous verrons s'il convient d'aller plus loin ou pas. Et comment.
C'est un principe systémique : changer un élément d'un système c'est modifier le système beaucoup plus profondément que ce simple changement ne le laissait supposer.
Que l'on soit farouchement opposé au logiciel libre pour des raisons de rentabilité économique c'est compréhensible, mais dans ce cas il faut le dire clairement et ne pas se retrancher derrière des arguments donc la pertinence est douteuse, comme Microsoft l'a fait pendant très longtemps, on se souvient de "Linux est un cancer" qui rappelait la phrase de Staline à propos de son opposant qu'il a fini par faire assassiner : "Trotsky est une vipère lubrique".
Donc, pour l'instant, je peux résumer votre message en "Le logiciel libre est une vipère lubrique". Quelques arguments raisonnables et factuels seraient préférables, le logiciel propriétaire est aussi "une vipère lubrique", c'est une question de point de vue. Mais la raison, elle, suppose que l'on doive penser un peu loin que cela.
Et j'ajouterai surtout que le libre permet à des entreprises d'en vivre.
Par exemple le système eOS de Gael Duval pour les téléphones. Il l'a proposé en libre pour bénéficier de la communauté pour avoir des avancés plus rapide en plus des développeurs payer par l'entreprise Murena. Il se finance par d'autres moyens.
Autre exemple l'entreprise allemande NextCloud. En tant que particulier, tu peux l'installer gratuitement, mais si tu as besoin d'une très bonne robustesse pour un usage en 'entreprise, tu vas faire appel à leur support.
Bonjour,
Je connais très bien PostGreSQL que j'utilise depuis plus de vingt ans, et qui est un de mes projets open source favori (à noter la licence PostGres dans le même esprit que la MIT ou BSD, et non la restrictive GPL).
Le logiciel libre a une finalité politique qui est clairement inscrite dans ses fondements.
Les arguments de risques sont détaillés dans l'autre discussion (par exemple le report de responsabilité sur l'utilisateur : dans la plupart des équipes de projets logiciels libres, il n'y a pas de juristes qui vont vérifier les légalités : si un logiciel viole un droit de propriété intellectuelle brevet ou autre, ce en quoi les entreprises propriétaires sont sans arrêt en procès) cela est une prise de risque (un souci) du fait du transfert de responsabilité sur l'utilisateur final alors que si j'achète une licence d'un OS propriétaire, c'est l'entreprise éditrice qui endosse ce type de responsabilité. Il y aussi un impact économique, détaillé dans l'autre discussion, le libre la plupart du temps recopie la R&D des entreprises du logiciel propriétaire, sabotent leur travail en proposant une concurrence gratuite. L'économique du logiciel était la licence et le service : le beurre, l'argent du beurre, la crémière ; maintenant bien que prétextant que le libre créé du service, cela enlève le profit de la licence. Mais je ne vais pas plus détailler car cela fait redondance avec un autre sujet. Oui, le libre génère de l'emploi sur la destruction progressive du propriétaire. Il y a aussi les débats juridiques actuels sur le caractère viral des licences libres (voir le sujet de discussion précité).
Que la France qui n'a rien concrétisé face une solution de repli sur ces logiciels libres à défaut dans un contexte de tension géopolitique parait logique alors que sa souveraineté numérique est en débat depuis longtemps (par exemple : L'Union européenne, colonie du monde numérique ? (Sénat) ).
Quant au "cancer Linux", la "peste rouge", il faut bien composer avec, ce que font certaines entreprises, mais entre le fait que le GPL n'est pas considérée légale en france, et le mode organisationnel peu compatible avec les entreprises, cela n'est pas sans souci. J'avais émis quelques propositions ici : Pour un encadrement juridique équitable et territorial en Europe du logiciel libre
C'est quoi cette connerie ?ais entre le fait que le GPL n'est pas considérée légale en france,
Orange a été condamnée en 2024 pour contrefaçon pour ne pas avoir respectée la licence GPL.
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C'est expliqué dans l'autre sujet. Dans le cas des responsabilités des programmeurs de logiciels libres, si vous êtes sur le territoire Européen, vous ne pouvez pas vous déresponsabiliser de tout sur l'usager, donc un usager lésé peut se retourner contre un développeur libre à partir du moment qu'il est sur le territoire UE.
C'est tout du moins l'analyse du droit faite par le CEA-CNRS-INRIA, ayant alors pour leurs besoins de développement open source, développé une licence légale en France et en Europe : la licence CECILL, voir leurs explications ici : http://www.cecill.info/objectifs.fr.html
Dans le cas de ce contrat non respectueux du droit Européen, seules les clauses illégales sont compromises, ce qui explique qu'il puisse y avoir des condamnations contre des personnes qui violeraient en UE la licence GPL que vous citez.
Donc être développeur libre en UE c'est prendre des risques (d'ailleurs tel indiqué dans l'autre sujet, certaines assurances responsabilité civile au fait de ce qu'est le logiciel libre excluent en France au particulier ce type d'activité "de loisirs" de leurs contrats, ils n'iront pas dédommager le lésé, cela sera à vous sur vos propres deniers).
Réponse intéressante pour continuer le débat.
Le cas d'Orange était un procès de l’éditeur vers l'utilisateur, démontrant qu'on ne peut pas dire que la licence GPL n'est pas légale en France, car elle a servi à condamner Orange dans l'exemple évoqué.
Par contre, des clauses peuvent être jugées abusives et donc non écrites. Et là dans le cas inverse, ou un utilisateur voudrait se retourner contre l'éditeur du produit libre.
La problématique va être l'interprétation des clauses réputées non écritesseules les clauses illégales sont compromises
Il y a en général dans le contrat de licence des clauses de responsabilité. Reste à voir si elles peuvent être considérées comme abusives.
Extrait trouvé sur https://feral.law/archives/decryptag...ce-avril-2006/ (association d'avocats)
autres infos :A noter toutefois que si la loi étend le régime de responsabilité du fabricant au loueur ainsi qu’à tous autres « fournisseurs professionnels », ceux-ci peuvent s’exonérer de toute responsabilité lorsque le produit est gratuit. Dans ce contexte, il appartient à l’entreprise de vérifier qu’elle dispose des ressources techniques et humaines pour pallier les éventuelles discontinuités de service.
source : https://www.fredericlafay-avocat.fr/...t-cadre-legal/La GNU General Public License (GPL), l’une des licences les plus répandues, contient des clauses d’exonération particulièrement robustes. Dans sa version 3, l’article 15 stipule qu' »en aucun cas, sauf lorsque la loi applicable l’exige ou lorsque cela a été convenu par écrit, un titulaire de droit d’auteur […] ne sera responsable envers vous pour les dommages, incluant tout dommage général, spécial, accessoire ou consécutif ». Cette formulation vise à offrir une protection maximale aux développeurs.
La licence MIT, plus permissive, adopte une approche similaire mais avec une formulation plus concise: « Le logiciel est fourni ‘tel quel’, sans garantie d’aucune sorte, expresse ou implicite ». Cette licence ajoute explicitement que les auteurs ne pourront être tenus responsables de tout dommage résultant de l’utilisation du logiciel.
Efficacité juridique des clauses d’exonération
L’efficacité réelle de ces clauses varie considérablement selon les juridictions:
- Dans les systèmes de common law comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, les tribunaux tendent à respecter ces clauses, surtout dans un contexte B2B
- Dans les pays de droit civil comme la France, l’Allemagne ou l’Italie, ces clauses peuvent être partiellement invalidées, notamment face à des consommateurs
- En France, l’article 1171 du Code civil permet d’écarter les clauses abusives créant un déséquilibre significatif entre les parties
La licence Apache 2.0 adopte une approche plus sophistiquée en distinguant différents types de responsabilités. Elle inclut non seulement une clause de non-garantie, mais aussi une limitation spécifique de responsabilité pour les dommages directs, indirects, spéciaux ou exemplaires. Cette licence tente d’anticiper les différentes interprétations juridiques possibles.
La licence BSD simplifiée contient une clause de non-responsabilité particulièrement directe: « Les titulaires du droit d’auteur et les contributeurs ne pourront en aucun cas être tenus responsables ». Cette formulation catégorique peut paradoxalement affaiblir la protection juridique en étant trop absolue pour être jugée raisonnable par certains tribunaux.
J'ai essayé de trouver des sources juridiques fiables, maintenant je ne suis pas juriste. Les 2 sont en plus nuancés
Autre problématique, sur les gros projets opensource, il peut y avoir des centaines de contributeurs peut-être même anonymes.Qui est responsable ? l'auteur du bout de code ayant généré le prob ? l'entité représentant le projet je pense, qui est souvent sous forme d'association ou structure similaire qui de toute façon ne pourra pas assumer un procès et sera probablement dissoute, le projet pouvant continuer sous forme d'un fork.
D'autre part, des gros éditeurs comme Microsoft, pour ne citer qu'eux (ils ne sont pas les seuls mais un des plus important par l'impact avec Wnidows) fournissent des logiciels bogués avec parfois des failles non comblés depuis des années, provoquant de très gros problèmes telles que pertes et fuites de données (notamment avec les cryptolockers) sur un nombre très important de personnes (morales ou physiques) et ne sont pas inquiétés plus que ça. Surtout que ces gros éditeurs ont les moyens que n'ont pas les libristes. Alors pourquoi on devrait taper sur les logiciels opensource.
Pour moi, le risque n'est pas plus important entre des logiciels libres ou payants, ils ont évidemment chacun des avantages et inconvénients. L'avantage des logiciels commerciaux est l'obligation minimale de garantie, l'avantage du libre,les sources sont disponibles, tout le monde peut donc auditer le code, ou ajouter des fonctionnalité à sa guise. Bien sûr il faut avoir les compétences pour le faire, ou payer quelqu'un pour le faire, qui du coup sera responsable de ce qu'il fait.
Si vous n'êtes pas content du libre, payez, mais êtes-vous sûr que vous aurez une satisfaction à hauteur du prix payé ?
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En France, cela tomberait dans la catégorie "association de fait" fort probablement.
Mais n'étant pas juriste, je m'égare dans des sujets qui ne sont pas de ma compétence, tout comme l'aspect géopolitique tel indiqué dans la discussion précitée où nous n'avons sans doute pas tous les paramètres quand bien même des ouvrages traitent du sujet afin d'apprécier totalement une situation. Mais le logiciel, ce n'est pas que du code, il s'inscrit dans un environnement juridique, géopolitique et cela ne peut sans être considéré.
C'est juste néanmoins un détail important à peser dans le choix d'opter pour du logiciel libre ; la plupart des sociétés derrières les grosses distributions, pour ce qui a pignon sur rue est domicilié hors UE.
Cet aspect juridique pour les développeurs dans un cadre amateur est déjà pris en considération par des assureurs tel indiqué (sans doute pour la intelligibilité de l'information auprès de l'assuré, car hors contrat pro, pour la plupart, tout ce qui relève de la propriété industrielle, libre ou non, est souvent exclu de tout contrat particulier).
Pour les pros, le cas Thalès cité et documenté dans la discussion précitée est le modèle à suivre en entreprise : tout re-auditer en interne : code source, droits de tiers, et légaliser ce qui ne l'est pas. Ce qui n'est pas à la portée des petites structures.
Oui, sauf qu'en général, les gros projets sont géré par l'équivalent d'association, mais pas sous juridiction française. Mais de toute façon, ça serait l'association qui serait condamné, et qui serait probablement dissoute ne pouvant pas payer une condamnation, et le projet serait forké.En France, cela tomberait dans la catégorie "association de fait" fort probablement.
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La plupart des procès qui ont existé ont été aux USA : contre des sociétés ayant fait business avec Linux ou des utilisateurs finaux. La législation est totalement différente dans notre pays ; sans compter les nouveaux débats juridiques qui n'ont pas encore fait jurisprudence, tel les aspects viraux des licences GPL qui sont actuellement sur les devants de la scène de débat judiciaire aux USA.
Mais il n'est guère possible de chercher à ignorer qui sera responsable de quoi dans un choix décisionnel (pour son propre S.I. ou livrer une solution basée de libre à un client, prestation de conseil autour du libre...).
La multiplicité des types de licences, leurs évolutions, la structure gérant un projet libre sélectionné tel vous l'indiquez et sa domiciliation, l'évolution réglementaire en font un sujet complexe.
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