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Windows 11 Discussion :

Microsoft sort enfin un plan concret pour améliorer Windows 11 : pédale de frein sur Copilot


Sujet :

Windows 11

  1. #61
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    Les news sur les mise à jour Windows s'enchainent c'est un fait.
    Mais il serait pas inintéressant de connaitre le nombre réel de machines touchées à chaque fois.
    Une fois c'était un contrôleur disque qui était en béta sur des machines de pré-séries.
    Là c'est des Samsung avec Samsung Share.
    Des config très spécifique donc.

    Je note que les versions "Serveur", installé sur du matériel moins ésotérique semblent généralement épargnées par ces soucis.

    Ces logiciels installés par les constructeurs sont une plaie qui rajoute de la lourdeur à un Windows déjà pas léger.
    Il y a quelques années, j'avais acheté un Lenovo Yoga qui s'est révélée très lent par rapport à ses spécifications.
    J'ai réinstallé un Windows nu et la machine à presque doublé de performance (en particulier au démarrage).

    MS est critiquable, mais pas forcement responsable de tout.
    --
    vanquish

  2. #62
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    Citation Envoyé par vanquish Voir le message
    Mais il serait inintéressant de connaitre le nombre réel de machines touchées à chaque fois.
    inintéressant, really ?
    Il a à vivre sa vie comme ça et il est mûr sur ce mur se creusant la tête : peutêtre qu'il peut être sûr, etc.
    Oui, je milite pour l'orthographe et le respect du trait d'union à l'impératif.
    Après avoir posté, relisez-vous ! Et en cas d'erreur ou d'oubli, il existe un bouton « Modifier », à utiliser sans modération
    On a des lois pour protéger les remboursements aux faiseurs d’argent. On n’en a pas pour empêcher un être humain de mourir de misère.
    Mes 2 cts,
    --
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  3. #63
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    Citation Envoyé par Jipété Voir le message
    inintéressant, really ?
    Effectivement. C'est corrigé. Merci.
    --
    vanquish

  4. #64
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    Par défaut les patchs de Microsoft et Bill Gates
    Quand je suis devenu informaticien en 1997 après un stage à mi-temps de quelques semaines (Oracle, Forms, Sql, Merise) tout en étant balayeur en CES dans un Hôpital Départemental du fait de la grave crise économique de l'époque, j'ai découvert les joies de Windows 3.11 et les 16 bits.. et les patchs!
    Lors d'une mission peu après les débuts de Windows NT qui détrôna Novell Netware, je ne comprenais pas l'agitation autour de l'administrateur système qui pestait contre les "patch" à peine avait-il fini d'installer le précédent.
    Devenu dba Oracle des versions 7 à 9 sur Ibm Ax puis un peu Windows 2000, je me suis moins intéressé à Microsoft dont le Transac Sql qui avait apporté quelques innovations m'agaçait et me semblait une sorte de plagiat du langage Sql entré dans le domaine public du monde free.
    Néanmoins Bill Gates, en dépit de quelques casseroles à éclaircir, a un rôle réel dans le domaine de l'aide humanitaire, peut-être pour compenser, dans le domaine de la santé et depuis peu en matière d'énergies tendant à éviter les effets nocifs et pernicieux de l'Uranium en lançant sa centrale au Sodium qui permet de refroidir les centrales nucléaires sans utiliser de l'eau et en période de réchauffement climatique c'est top, notamment dans les pays comme le Sud méditerranéen où les températures avoisinent les 40 voire les 50° en Españe et en Italie du Sud et en Grèce.
    De plus ça permettrait l'utilisation des déchets radioactifs comme le Mox et surtout ça ne mettrait pas en difficulté la filière Uranium (extraction, centrales) des pays producteurs en Afrique ou ailleurs et les grands pays producteurs de centrales telle la France, à la différence des centrales au Thorium (moins cher) plus productives et surtout pas utilisables en armes nucléaires, ce qui est le must contre la prolifération tous azimuts du danger nucléaire.

  5. #65
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    Par défaut Windows 11 : la mise à jour KB5085516 corrige les interruptions de connexion aux applications Microsoft
    Windows 11 : la mise à jour KB5085516 corrige les interruptions de connexion aux applications Microsoft
    qui ont été causées par le Patch Tuesday de mars 2026

    Disponible depuis le 10 mars 2026, la mise à jour cumulative KB5079473, au menu habituel du Patch Tuesday, s'est transformée en source de problèmes en cascade pour une partie des utilisateurs de Windows 11. Connexion aux comptes Microsoft coupée, applications professionnelles hors service, message d'erreur réseau trompeur : Microsoft a finalement déployé en urgence, le 21 mars, le correctif KB5085516 pour éteindre l'incendie. Mais l'épisode illustre une fois de plus les limites structurelles du cycle de mises à jour de l'éditeur de Redmond.

    Le 10 mars 2026, Microsoft a poussé vers les machines sous Windows 11 24H2 et 25H2 la mise à jour cumulative KB5079473, marquant le Patch Tuesday mensuel. Sur le papier, le bilan était plutôt séduisant : correction de dizaines de failles de sécurité dont deux vulnérabilités zero-day, ajout du support des emojis 16, amélioration de la rapidité de la recherche dans l'Explorateur de fichiers, intégration d'un outil de test de débit réseau via Bing, ou encore la disponibilité native de Sysmon, l'outil de surveillance système populaire dans les environnements d'entreprise. De quoi satisfaire à la fois les administrateurs systèmes et les utilisateurs grand public.

    Mais quelques jours à peine après le déploiement automatique, Microsoft a dû reconnaître que la mise à jour avait rompu l'authentification aux comptes Microsoft dans un ensemble d'applications parmi les plus utilisées, notamment Teams, OneDrive, Outlook, mais aussi Word, PowerPoint, Excel et même Copilot.

    Une erreur réseau… sans problème réseau

    Le paradoxe de ce bug tient dans sa manifestation : les utilisateurs touchés se voient afficher un message leur indiquant qu'ils doivent se connecter à Internet, alors que leur machine est parfaitement connectée. Le message exact (« You'll need the Internet for this. It doesn't look like you're connected to the Internet », en français « Vous aurez besoin d'Internet pour cela. Il semble que vous ne soyez pas connecté à Internet »), accompagné du code d'erreur 0x800704cf, a semé la confusion chez des milliers de personnes qui ont d'abord cherché la cause du côté de leur fournisseur d'accès ou de leur configuration réseau.

    Microsoft a confirmé officiellement que le problème concerne toutes les applications nécessitant une authentification via compte Microsoft, incluant Teams, OneDrive, Microsoft 365 Copilot, l'application Xbox et le Microsoft Store. Les entreprises utilisant Entra ID (anciennement Azure Active Directory) ont été épargnées ; le bug ne touche que les comptes Microsoft personnels, ce qui a notamment protégé les flottes d'entreprises entièrement gérées, tout en laissant des millions d'utilisateurs individuels et de petites structures dans une situation inconfortable.

    Dans le cas des applications Office, Word et PowerPoint restaient fonctionnels pour les documents locaux, mais toute fonctionnalité nécessitant une connexion (téléchargement de polices, de modèles, synchronisation cloud) était bloquée.

    Les tentatives de contournement rapportées par les utilisateurs sur les forums et le Feedback Hub se sont révélées vaines : réinitialisation des paramètres réseau via l'invite de commandes, vérification des protocoles TLS, réinstallation des applications, modification du DNS, usage d'un VPN… aucune de ces méthodes n'a fonctionné, puisque le problème se situe au niveau de l'installation Windows elle-même.

    Nom : besoin.png
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    Microsoft minimise, puis corrige onze jours plus tard

    La posture initiale de Microsoft face aux remontées des utilisateurs illustre un réflexe bien documenté chez l'éditeur : minimiser l'ampleur du problème avant d'en admettre la réalité. L'entreprise a d'abord affirmé que le bug ne survenait que dans certaines conditions précises de connectivité réseau, et qu'il pouvait se résoudre de lui-même. Le contournement officiel proposé consistait à redémarrer le PC tout en étant connecté à Internet, avec la précision savoureuse que si la machine redémarrait sans connexion active, le problème risquait de réapparaître.

    Ce n'est que le 19 mars, soit neuf jours après la mise en ligne de la mise à jour défaillante, que Microsoft a officiellement documenté le problème dans le tableau de bord de santé des versions Windows. Puis, le 21 mars, soit onze jours après le début de l'incident, Microsoft a publié KB5085516, une mise à jour hors cycle qualifiée «d'out-of-band» (OOB), qui porte Windows 11 25H2 au build 26200.8039 et Windows 11 24H2 au build 26100.8039.

    Le déploiement de ce correctif d'urgence présente une particularité notable : il n'est pas téléchargé et installé automatiquement, contrairement au Patch Tuesday habituel. Les utilisateurs affectés doivent aller le chercher manuellement via Windows Update, ou télécharger le fichier .msu depuis le catalogue Microsoft Update. Une approche qui soulève des interrogations : combien d'utilisateurs non avertis resteront des semaines avec leurs applications inaccessibles, faute d'avoir été informés de l'existence du correctif ?


    Un contexte de régressions en série

    Aussi embarrassant soit-il, cet épisode de mars 2026 n'est malheureusement pas un accident isolé. Il s'inscrit dans une série noire qui frappe le programme de mise à jour de Windows 11 depuis plusieurs mois.

    La mise à jour de janvier 2026 avait été particulièrement catastrophique : elle avait provoqué des écrans bleus de la mort (BSOD) au démarrage sur certaines machines, et dégradé les performances graphiques sur les cartes Nvidia. Les enquêtes avaient alors révélé que la mise à jour optionnelle KB5074105 de janvier avait introduit un bug dans le composant dxgmms2.sys, le gestionnaire de mémoire graphique DirectX, entraînant des erreurs critiques de type KERNEL_SECURITY_CHECK_FAILURE, corrigées seulement avec la mise à jour de février.

    Pour la mise à jour de mars, la situation s'est avérée plus contrastée. Après enquête, Microsoft a écarté plusieurs signalements qui attribuaient au correctif des BSOD et des problèmes d'accès au disque C: sur des PC Samsung : investigations faites, ces dysfonctionnements provenaient en réalité d'un bug dans l'application Samsung Galaxy Connect, pas dans Windows lui-même. Les modèles concernés incluaient plusieurs références de la gamme Galaxy Book, dont les NP750XGJ, NP750XGL, NP754XGJ et certains PC de bureau Samsung.

    Ce phénomène de confusion entre bugs tiers et régressions Windows est lui-même révélateur d'un problème de fond : lorsque la confiance envers le cycle de mise à jour d'un éditeur s'érode, les utilisateurs et observateurs tendent à attribuer d'office tout dysfonctionnement survenant après une mise à jour à cette mise à jour. La crédibilité de Microsoft paie ici le prix de ses erreurs accumulées.

    La mécanique des mises à jour sous pression

    Comprendre pourquoi ces régressions surviennent régulièrement nécessite de s'arrêter sur la mécanique de production des mises à jour cumulatives Windows. Lorsqu'une mise à jour cumulative modifie des composants noyau ou la gestion mémoire, elle peut faire remonter des bugs latents dans des pilotes tiers, notamment GPU, virtualisation ou filtres bas niveau, qui ne géraient pas correctement certains comportements noyau que Windows leur imposait désormais. Windows Forum

    Dans le cas précis du bug d'authentification de KB5079473, la piste la plus plausible pointe vers une modification du comportement de la pile réseau Windows dans certaines conditions d'initialisation, altérant la manière dont les applications accèdent aux services d'identité Microsoft. Microsoft a confirmé que le problème est lié à un état de connectivité réseau spécifique dans lequel la machine entre après l'installation de la mise à jour, et que cet état est plus susceptible de survenir si le PC démarre sans connexion Internet active.

    Cette dépendance croissante de Windows à une connexion réseau active pour des fonctions aussi fondamentales que l'authentification à ses propres applications soulève des questions légitimes sur l'architecture du système. À l'heure où Microsoft pousse son écosystème toujours plus vers le cloud (comptes Microsoft obligatoires, synchronisation permanente, licences en ligne), la moindre perturbation de cette couche d'authentification prend des proportions opérationnelles considérables.

    Ce que cela révèle du modèle Windows Update

    L'affaire KB5079473 / KB5085516 est symptomatique d'une tension structurelle dans le modèle de mise à jour de Microsoft. D'un côté, le Patch Tuesday impose un rythme mensuel pour corriger des failles de sécurité qui ne peuvent attendre (les deux zero-day corrigés en mars 2026 en sont un exemple concret). De l'autre, ce rythme soutenu, combiné à la diversité quasi infinie des configurations matérielles et logicielles du parc Windows, rend impossible une couverture de test exhaustive avant déploiement.

    Pour les équipes informatiques gérant des flottes d'entreprises, KB5079473 a incarné un dilemme récurrent : appliquer rapidement un correctif de sécurité critique au risque de déstabiliser les postes de travail, ou reporter l'installation en laissant des systèmes exposés à des vulnérabilités actives.

    Les professionnels IT ont appris à composer avec cet environnement : déploiements progressifs sur des groupes tests, points de restauration systématiques avant chaque Patch Tuesday, veille active sur les tableaux de bord de santé Windows et les forums spécialisés. Mais ces pratiques défensives représentent un coût réel pour les organisations, et elles ne devraient pas être la norme dans un écosystème mature.

    À l'heure où Microsoft multiplie les engagements publics sur la qualité de Windows 11 (promesses de moins de notifications intrusives, meilleure performance du menu Démarrer, possible abandon de l'obligation de compte Microsoft à l'installation), la question de la fiabilité du cycle de mise à jour reste le point aveugle le plus structurant pour la confiance des utilisateurs.

    Sources : Microsoft (1, 2), Feedback Hub de Microsoft

    Et vous ?

    Faut-il que Microsoft revienne à un modèle de mise à jour opt-in pour les fonctionnalités, en séparant plus clairement correctifs de sécurité et modifications comportementales du système ?

    La dépendance croissante de Windows à la connectivité Internet pour des fonctions d'authentification locales est-elle une régression fonctionnelle déguisée en modernisation ?

    Les entreprises qui différent systématiquement les Patch Tuesday de plusieurs semaines ont-elles aujourd'hui raison de le faire, ou cette prudence crée-t-elle un risque de sécurité supérieur au bénéfice de stabilité ?

    Microsoft pourrait-il s'inspirer de la gestion des mises à jour sous Linux (canal stable vs. canal courant) pour offrir plus de contrôle aux utilisateurs avancés ?
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  6. #66
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    Par défaut Microsoft sort enfin un plan concret pour améliorer Windows 11 : pédale de frein sur Copilot
    Microsoft sort enfin un plan concret pour améliorer Windows 11 :
    menu contextuel réactif, moins de Copilot, barre des tâches déplaçable, voici ce que Microsoft a promis pour cette année

    Après deux ans de dégradation progressive, de mises à jour catastrophiques et d'une saturation de Copilot dans le moindre recoin de l'interface, Microsoft a publié le 20 mars 2026 un document inhabituel : un plan détaillé, signé par son vice-président exécutif Pavan Davuluri, promettant de « relever le niveau de qualité » de Windows 11. Au menu : un File Explorer entièrement retravaillé, une réduction de la présence de l'IA dans les applications natives, des mises à jour moins intrusives, et le retour de la barre des tâches déplaçable. Familier ? Peut-être. Mais jamais Microsoft n'avait été aussi concret dans ses engagements. La vraie question est ailleurs : pourquoi maintenant, et peut-on y croire ?

    Il y a quelque chose d'ironique dans la situation de Microsoft. Lors de ses résultats financiers pour le deuxième trimestre de l'exercice 2026, l'entreprise a annoncé que Windows 11 tournait désormais sur plus d'un milliard d'appareils dans le monde, un seuil atteint environ 130 jours plus vite que Windows 10 en son temps. Un succès de diffusion remarquable, sauf que cette adoption massive ne signifie pas que le système soit apprécié ou digne de confiance : beaucoup d'utilisateurs ont migré vers Windows 11 uniquement parce que le support de Windows 10 touchait à sa fin.

    La réalité vécue au quotidien par les utilisateurs raconte une autre histoire. Windows 11 a subi une réputation catastrophique en 2025 après une succession de problèmes majeurs qui ont transformé ce qui aurait dû être un système stable en terrain d'expérimentation pour des mises à jour défectueuses : la presse spécialisée a recensé pas moins de 20 incidents majeurs liés aux mises à jour en 2025 seul. La cerise sur le gâteau : en janvier 2026, le Patch Tuesday a déclenché une crise en cascade avec des plantages d'Outlook et des pannes d'OneDrive, nécessitant des correctifs d'urgence.

    Les premiers retours après le Patch Tuesday de janvier 2026 ont rapidement convergé vers un symptôme particulièrement inquiétant : après redémarrage, certains systèmes Windows 11 restaient bloqués avant même l’accès à la session utilisateur. Écran noir, redémarrages en boucle ou blocage sur des écrans intermédiaires, le problème touche directement le processus de boot, c’est-à-dire la phase la plus sensible du système d’exploitation.

    La situation était telle que Microsoft a publié deux mises à jour en une semaine pour corriger les problèmes occasionnés, sans succès immédiat concernant le problème qui empêchait les PC de démarrer.

    « Microsoft a reçu un nombre limité de signalements concernant un problème empêchant les appareils de démarrer avec le code d'arrêt "UNMOUNTABLE_BOOT_VOLUME" après l'installation de la mise à jour de sécurité Windows de janvier 2026 publiée le 13 janvier 2026 et des mises à jour ultérieures », a confirmé la société dans un bulletin en ligne. « Les appareils concernés affichent un écran noir avec le message "Votre appareil a rencontré un problème et doit être redémarré. Vous pouvez redémarrer." À ce stade, l'appareil ne peut pas terminer le démarrage et nécessite des étapes de récupération manuelles. »

    La réputation de Windows 11 est aujourd'hui à son niveau le plus bas, et Microsoft espère que ces changements annoncés amorceront un renversement de tendance pour reconquérir la confiance des utilisateurs. Sur les réseaux sociaux, le terme « Microslop » s'est imposé comme sobriquet populaire pour railler la firme de Redmond, notamment en réaction aux installations forcées de l'application Microsoft 365 Copilot sur les machines des entreprises, une décision finalement suspendue en mars 2026 face au tollé des clients commerciaux.

    Microsoft a reconnu publiquement que plusieurs fonctionnalités centrales de Windows 11 sont gravement défaillantes. Fin janvier, Microsoft a reconnu que Windows 11 souffre d'un problème de confiance et promis de se concentrer sur les corrections en 2026, donnant la priorité absolue aux performances, fiabilité et expérience de l'OS

    Copilot partout, qualité nulle part

    Pour comprendre ce qui a conduit Microsoft à ce mea culpa sans y apposer le mot « mea culpa », il faut revenir sur la stratégie déployée depuis 2023. Durant 2024 et 2025, Microsoft avait présenté avec enthousiasme une feuille de route dans laquelle Copilot devait imprégner pratiquement l'ensemble de Windows 11 : intégration dans les Paramètres, dans les notifications, dans l'Explorateur de fichiers, et dans de nombreuses applications natives comme Paint, Photos, l'Outil Capture, les Widgets ou encore le Bloc-notes. Or, la grande majorité de ces intégrations n'ont jamais atteint les utilisateurs, pas même dans les versions de préversion du programme Windows Insider.

    Le problème n'est pas seulement que certaines fonctionnalités n'ont pas été livrées. C'est que celles qui l'ont été ont souvent été jugées contre-productives. L'utilisateur moyen ne réclame pas davantage de boutons ou de fenêtres contextuelles, mais un système qui démarre plus vite, consomme moins de mémoire vive et se fait le plus discret possible. Intégrer Copilot dans chaque recoin du bureau relevait davantage du bruit que de l'aide.

    Le cas de Windows Recall est devenu emblématique de cette dérive. Cette fonctionnalité d'IA mémorielle, conçue pour capturer et indexer ce qui apparaît à l'écran afin de permettre une recherche dans l'historique d'activité, a été la cible d'une vague de critiques de la part d'experts en sécurité, de régulateurs et d'utilisateurs ordinaires préoccupés par les implications d'un journal aussi détaillé de leur activité. Microsoft a repoussé et remanié Recall à plusieurs reprises, et des vulnérabilités continuent d'être découvertes, faisant de cette affaire un exemple qui sert de mise en garde au sein de l'entreprise : imposer des fonctionnalités d'IA ambitieuses à des millions de bureaux sans avoir pleinement réfléchi aux modèles de confidentialité et aux risques peut se retourner contre soi.

    Une étude Pew Research publiée en juin 2025 indique que la moitié des adultes américains sont désormais plus inquiets qu'enthousiastes concernant l'IA, contre 37 % en 2021. Microsoft l'a probablement mal anticipé.

    Le plan du 20 mars : concret, enfin ?

    Le billet de blog publié sur le Windows Insider Blog le 20 mars 2026 se distingue de ses prédécesseurs par sa granularité. Davuluri a déjà formulé des engagements comparables en septembre 2025 et en janvier 2026, ce qui soulève légitimement des questions sur le poids réel de ce nouveau cycle de promesses. Mais il est rare d'obtenir un engagement public aussi détaillé sur des types de changements aussi spécifiques.

    Parmi les axes prioritaires identifiés, l'Explorateur de fichiers occupe une place centrale. Davuluri a reconnu que l'Explorateur est « l'une des surfaces les plus utilisées de Windows » et que les premiers travaux porteront sur un démarrage plus rapide, la réduction du scintillement, une navigation plus fluide et des performances plus fiables pour les tâches courantes. Concrètement, l'Explorateur de fichiers est en cours de réécriture en profondeur pour offrir des temps de lancement réduits, une navigation plus fluide et une latence considérablement plus faible pour les recherches et les opérations sur les fichiers. Quiconque a déjà attendu deux secondes l'apparition du menu contextuel après un clic droit sait à quel point ce chantier était attendu.

    Sur le plan de la performance système plus large, Microsoft travaille à améliorer la réactivité du système, la performance des applications, l'Explorateur de fichiers et le sous-système Windows pour Linux (WSL). Les applications fondamentales comme le menu Démarrer migrent vers le cadre WinUI3, afin de réduire drastiquement la latence d'interaction. La consommation de mémoire vive est aussi dans le viseur : les applications modernes construites sur WebView2 peuvent engloutir des centaines de mégaoctets, même pour des applications basiques, et Microsoft s'attaque désormais à la réduction de l'empreinte mémoire de base du système.

    Côté mises à jour, l'objectif affiché est de ramener les redémarrages forcés à une seule occurrence mensuelle, de permettre aux utilisateurs de suspendre les mises à jour pour une durée indéterminée et d'autoriser l'arrêt ou le redémarrage de la machine sans installer les mises à jour en attente. Une mesure qui, si elle est tenue, changerait radicalement l'expérience de millions d'utilisateurs professionnels.

    Quant à Copilot, la retraite est aussi amorcée. Microsoft va réduire les points d'entrée vers Copilot dans plusieurs applications natives, en commençant par Photos, Widgets, le Bloc-notes et l'Outil Capture. Et, détail symboliquement fort pour les utilisateurs de longue date, la barre des tâches retrouve sa mobilité : il sera de nouveau possible de la déplacer vers le haut ou les côtés de l'écran, une fonctionnalité supprimée dès le lancement de Windows 11 et réclamée depuis dans le Feedback Hub comme l'une des demandes les plus fréquentes.

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    Bureaux affichant la barre des tâches positionnée en bas, en haut, à gauche et à droite de l'écran

    Une restructuration organisationnelle qui sous-tend le virage

    Le changement de ton chez Microsoft ne vient pas uniquement de la pression des utilisateurs mécontents. Il est aussi le reflet d'une réorganisation interne. En septembre 2025, Microsoft a regroupé ses équipes Windows sous la direction unique de Davuluri, consolidant les divisions Windows et Devices en une seule entité. Cette restructuration avait alors été présentée comme un accélérateur d'intégration de l'IA. Aujourd'hui, cette même structure organisationnelle est chargée de tenir une promesse de primauté de la qualité, à rebours de la philosophie d'expansion rapide qui avait présidé au déploiement de Copilot.

    Sur le plan financier, la division More Personal Computing, qui regroupe Windows, Surface et le gaming, a enregistré un recul d'une année sur l'autre, tandis que les services cloud et les produits d'entreprise continuaient de croître. La dépendance croissante à l'IA pour générer des revenus futurs impose à Microsoft une condition préalable : que les utilisateurs fassent confiance à la plateforme sur laquelle cette IA est déployée. Difficile de monétiser Copilot si Windows lui-même est perçu comme une infrastructure peu fiable.

    Le déficit de crédibilité : la vraie inconnue

    Il serait naïf d'accueillir ce document sans scepticisme. Le billet de blog évite soigneusement toute reconnaissance explicite des échecs passés : les connexions obligatoires à un compte Microsoft, les publicités dans le menu Démarrer, les déploiements précipités de fonctionnalités non finies ; rien de tout cela n'est mentionné. L'annonce ressemble à une lettre d'excuses amputée des excuses elles-mêmes.

    Les premières modifications commenceront à être déployées auprès des testeurs du programme Windows Insider dès ce mois de mars et en avril 2026, avec des changements architecturaux plus profonds attendus au fil de l'année. C'est à ce moment-là que l'on pourra réellement juger si Microsoft tient son cap, ou si 2026 rejoindra la liste des années où les promesses ont précédé de loin les actes. Si l'entreprise tient ce programme, 2026 pourrait devenir l'année où Windows 11 atteint enfin la maturité qu'on attendait de lui depuis le départ. Dans le cas contraire, ce plan sera retenu comme un nouveau virage prometteur qui s'est essoufflé avant d'atteindre l'utilisateur ordinaire.

    Ce qui est certain, c'est que l'horloge tourne. La fin du support étendu de Windows 10 est prévue pour octobre 2026, créant une pression temporelle pour convaincre les récalcitrants que Windows 11 est désormais prêt à les accueillir dignement. Microsoft a rarement autant besoin que ses promesses soient tenues.

    Source : Microsoft

    Et vous ?

    Le retrait de Copilot des applications natives vous semble-t-il être un aveu d'échec stratégique, ou simplement un ajustement tactique en attendant la prochaine vague d'intégration forcée ?

    La réécriture de l'Explorateur de fichiers, un composant vieux de plusieurs décennies, est-elle selon vous un chantier réaliste à mener sans casser la compatibilité ou introduire de nouvelles régressions ?

    Avez-vous davantage confiance dans ce plan qu'en ceux de septembre 2025 ou janvier 2026 ? Qu'est-ce qui, concrètement, a changé dans la communication de Microsoft pour mériter (ou pas) plus de crédit ?

    Face à la pression de macOS et des distributions Linux pour les professionnels, pensez-vous que Windows 11 peut encore reconquérir les utilisateurs qui ont franchi le pas vers une alternative ?
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  7. #67
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    2
    Par défaut 20 ans de patchs depuis Windows 3.11
    Depuis le jour où j'ai commencé à utiliser Windows 3.11 et que des utilisateurs m'appelaient pour rebooter le système parce que avec Excel 5 et Word ouvert, impossible de faire fonctionner Windows (en 16 bits à l'époque et il fallait rajouter des barettes de 8ko difficiles à trouver dans le commerce pour "doper" le système).
    Et puis le miracle: Windows 95, Windows 98, ma préférée et à partir de Windows seven, les accès aux outils système et les divers utilitaires ont commencé à proliférer, les utilisateurs n'étaient jamais contents, il fallait toujours plus de ci et de ça jusqu'à ce que ça devienne ingérable.
    Idem pour les bases de données, je suis devenu dba Oracle version 7, commandes en ligne et pas d'assistant graphique et puis les utilisateurs trouvaient que le dba avait trop de pouvoir, que ça coutait cher et que finalement un bon administrateur système pourrait tout faire alors plus de ci, plus de ça et les administrateurs système étaient débordés et râlaient à bon escient mais enfin une version 8i top avant que tout ne soit automatisé en version 9 et 10 et bien sur plus de disque du fait de l'accroissement des outils de gestion, mais ça n'a pas résolu les problèmes de performances.
    On était 40 000 informaticiens en 1997 selon l'Intec et désormais, je ,ne sais plus 500 000? 700 000? et toujours plus de patchs et de produits divers, ce qui ne résout rien à l'insatisfaction croissante des utilisateurs de tout produit y compris du monde libre, Linux inclus, mais l'insatisfaction et le toujours plus sont une valeur sure

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