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Intelligence artificielle Discussion :

Un PDG sur quatre estime que l'IA est une bulle spéculative, mais continuera d'investir


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #361
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    Citation Envoyé par TJ1985 Voir le message
    Il est par contre surprenant que Jensen Huang ou Satia Nadella soient entrés dans son jeu.
    Il y a un topic qui mentionne le gars d'Nvidia :
    L'accord de 100 milliards de dollars entre Nvidia et OpenAI semble avoir disparu. Deux géants de l'IA ébranlent la confiance du marché après l'échec de leur investissement

    L'histoire c'est pas un truc genre Nvidia qui donne des milliards à OpenAI, afin qu'OpenAI dépense ces milliards dans des puces Nvidia ?
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  2. #362
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    Par défaut Près de 1 000 Mds $ effacé du marché du logiciel : Anthropic provoque une onde de choc
    Anthropic force les marchés à envisager un futur où l’IA rend les applications inutiles :
    près de 1 000 milliards de dollars envolés tandis que les investisseurs se demandent si l'IA ne représente pas une menace existentielle pour le logiciel

    Les craintes des investisseurs quant au fait que les nouveaux développements en matière d'intelligence artificielle puissent supplanter les logiciels ont eu des répercussions sur le marché boursier, faisant chuter les actions des entreprises qui développent, concèdent sous licence et même investissent dans des codes et des systèmes. Les traders se demandent si l'IA va éroder l'avantage concurrentiel acquis par les éditeurs de logiciels tels qu'Adobe (-7,31 %) et Salesforce (-6,85 %) depuis l'arrivée sur le marché, il y a plusieurs années, des modèles d'IA générative. Les récentes avancées dans le domaine des outils, comme ceux proposés par le développeur d'IA Anthropic, suscitent désormais une attention accrue.

    Les investisseurs se sont intéressés à l'annonce d'Anthropic concernant l'ajout de nouveaux outils juridiques à son assistant Cowork, destinés à automatiser un certain nombre de tâches de rédaction et de recherche juridiques.


    Le signal est venu sans fracas spectaculaire, mais ses effets ont été immédiats sur les marchés. Une simple série de déclarations et de démonstrations autour des capacités des nouveaux modèles d’intelligence artificielle a suffi à déclencher une vague de nervosité sur les valeurs mondiales du logiciel. En ligne de mire, une idée devenue difficile à ignorer : certaines briques logicielles historiques pourraient être rendues obsolètes plus vite que prévu. En incarnant cette rupture, Anthropic agit comme un révélateur brutal d’un changement de cycle que l’industrie préférait encore penser progressif.

    Récemment, Anthropic a lancé Cowork, une nouvelle fonctionnalité pour sa plateforme IA Claude, disponible en avant-première pour les abonnés Claude Max sur macOS. La société américaine spécialisée dans l'IA a déclaré que Cowork permet aux utilisateurs de donner à Claude l'accès à un dossier choisi sur leur ordinateur, permettant ainsi à l'IA de lire, modifier ou créer des fichiers. Les tâches vont de l'organisation des téléchargements et de la création de feuilles de calcul à la rédaction de documents à partir de notes.

    Contrairement aux interactions standard par chat, Cowork permet à Claude d'exécuter des tâches avec plus d'autonomie, tout en tenant les utilisateurs informés et en exigeant leur approbation pour les actions importantes. Les utilisateurs peuvent contrôler les dossiers et les connecteurs auxquels Claude peut accéder, mais la société avertit que des instructions claires sont nécessaires pour éviter toute suppression involontaire de fichiers.

    Anthropic déclare notamment pour le lancement de Cowork : « Lorsque nous avons lancé Claude Code, nous pensions que les développeurs l'utiliseraient pour coder. C'est ce qu'ils ont fait, mais ils ont rapidement commencé à l'utiliser pour presque tout le reste. Cela nous a incités à créer Cowork : un moyen plus simple pour tout le monde, et pas seulement pour les développeurs, de travailler avec Claude de la même manière. Cowork est disponible dès aujourd'hui en avant-première pour les abonnés à Claude Max sur notre application macOS, et nous allons rapidement l'améliorer à partir de là. »


    Un marché qui croyait à l’IA comme simple fonctionnalité

    Depuis deux ans, la plupart des éditeurs de logiciels ont adopté une posture rassurante. L’intelligence artificielle était présentée comme une couche supplémentaire, un accélérateur de productivité venant enrichir des produits existants sans en bouleverser l’architecture ni le modèle économique. Cette narration a longtemps rassuré investisseurs et directions générales : l’IA devait renforcer les positions acquises, pas les menacer.

    L’épisode récent montre pourtant une rupture de perception. Les avancées mises en avant par Anthropic, notamment autour d’agents capables de raisonner, de planifier et d’exécuter des tâches complexes de bout en bout, suggèrent que l’IA ne se contente plus d’assister le logiciel. Elle commence à en devenir le cœur fonctionnel, voire un substitut. Pour le marché, cette nuance change tout.

    Ce qui inquiète les investisseurs n’est pas tant la performance brute des modèles que leur potentiel de désintermédiation. Si une IA est capable de générer des rapports financiers, d’orchestrer des flux métiers ou d’automatiser des processus entiers sans passer par une interface logicielle classique, alors certaines applications deviennent redondantes.

    C’est cette perspective qui a pesé sur les cours de nombreux acteurs du logiciel, des outils collaboratifs aux solutions de gestion d’entreprise. La crainte est simple : des produits vendus aujourd’hui sous forme d’abonnements pourraient demain être absorbés dans des plateformes d’IA généralistes, proposées par quelques acteurs capables d’investir massivement dans les modèles et l’infrastructure.

    Nom : salesforce.png
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    Claude se dote d'un nouvel outil destiné à des tâches juridiques, commercial, marketing et d'analyse de données

    La dernière vague de ventes d'actions a été déclenchée par un nouvel outil juridique issu du modèle de langage à grande échelle Claude d'Anthropic.

    Cet outil, un plug-in pour l'agent Claude destiné à des tâches juridiques, commerciales, marketing et d'analyse de données, a souligné la poussée des LLM vers la « couche applicative », où ces entreprises s'imposent de plus en plus dans des secteurs lucratifs afin d'obtenir les revenus dont elles ont besoin pour financer leurs investissements massifs. Les investisseurs craignent que, en cas de succès, cela ne provoque des ravages dans des secteurs allant de la finance au droit en passant par le codage.

    Les actions de Thomson Reuters, Legalzoom.com et London Stock Exchange, qui fournissent toutes des outils juridiques ou des bases de données de recherche, ont toutes chuté de plus de 12 %. Dans l'après-midi, la baisse s'était propagée à l'ensemble du marché des logiciels. PayPal (-20,31 %), Expedia Group EXPE (-15,26 %), EPAM Systems (-12,87 %), Equifax (-12,11 %) et Intuit (-10,89 %) ont été parmi les plus touchés, tous enregistrant une baisse de plus de 10 %. Deux indices S&P qui suivent les actions des logiciels, des données financières et des bourses ont perdu au total environ 300 milliards de dollars en valeur boursière.

    Après une vague de ventes massive le 3 février qui a vu l'indice S&P 500 des logiciels et services chuter de près de 4 %, le secteur a encore reculé de 0,7 % le 4 février, enregistrant une sixième séance consécutive de pertes et effaçant environ 830 milliards de dollars américains de valeur boursière depuis le 28 janvier.

    « Si les choses avancent aussi rapidement que ce que nous entendons de la part d'OpenAI et d'Anthropic, cela va poser problème. Les investisseurs commencent à s'intéresser à toutes les entreprises susceptibles d'être perturbées, c'est-à-dire toutes sortes de noms d'applications logicielles », a déclaré Art Hogan, stratège en chef des marchés chez B. Riley Wealth Management.


    Des éditeurs pris en étau entre innovation et cannibalisation

    Pour les éditeurs établis, la situation est délicate. Intégrer des modèles avancés d’IA est devenu indispensable pour rester crédible, mais cette intégration comporte un risque stratégique majeur : cannibaliser ses propres offres. Ajouter trop d’autonomie à l’IA, c’est parfois admettre que certaines fonctionnalités historiques n’ont plus lieu d’être.

    Les grandes entreprises du secteur, comme Microsoft, Salesforce ou SAP, tentent de répondre par une stratégie d’encapsulation : l’IA est intégrée, mais reste encadrée par les produits existants. Le marché, lui, se demande combien de temps cette approche tiendra face à des acteurs nés directement dans l’ère des agents autonomes.

    Une remise en cause du récit boursier du logiciel

    Depuis plus d’une décennie, le logiciel est perçu comme un actif défensif : revenus récurrents, marges élevées, forte fidélisation client. L’épisode actuel fissure ce récit. Si l’IA réduit drastiquement les coûts de développement et d’exploitation de certaines fonctions, la barrière à l’entrée s’abaisse mécaniquement. De nouveaux concurrents peuvent émerger plus vite, avec des offres plus souples et moins chères.

    Cette perspective explique la réaction brutale des marchés. Il ne s’agit pas d’un rejet de l’IA, bien au contraire. Les investisseurs cherchent désormais à distinguer les entreprises qui utiliseront l’IA pour renforcer un avantage structurel de celles qui risquent d’en être victimes, faute d’avoir repensé leur proposition de valeur.

    À moyen terme, l’impact pourrait être plus profond qu’une simple correction boursière. L’essor d’agents « intelligents » capables d’interagir directement avec les systèmes, les données et les utilisateurs pose la question même de l’interface logicielle. Le logiciel devient moins un produit fini qu’un ensemble de capacités orchestrées par l’IA.

    Dans ce contexte, des acteurs comme Anthropic ne sont pas seulement des fournisseurs de modèles. Ils redéfinissent la façon dont le travail numérique est conçu et exécuté. Pour l’industrie du logiciel, le message est clair : l’IA n’est plus un module optionnel, mais un facteur de disruption systémique.

    Une alerte qui dépasse la simple volatilité des marchés

    Réduire cette séquence à une réaction excessive des investisseurs serait une erreur d’analyse. Ce qui se joue ici, c’est une prise de conscience collective : l’intelligence artificielle commence à remettre en question les fondations mêmes de certains modèles économiques établis. Les entreprises capables d’anticiper cette bascule pourraient en sortir renforcées. Les autres risquent de découvrir trop tard que l’IA ne s’est pas contentée d’améliorer leur logiciel, mais qu’elle a appris à s’en passer.

    La stratégie des LLM (et son potentiel à nuire aux entreprises établies) rappelle la manière dont Amazon.com a bouleversé plusieurs secteurs en utilisant sa position dominante sur le marché niche de la vente de livres en ligne pour développer une activité qui couvre désormais la vente au détail, le cloud et la logistique.

    Certains analystes ont toutefois déclaré que le succès de ces LLM basés sur l'IA était loin d'être garanti, étant donné qu'ils ne disposent pas des données spécialisées indispensables aux entreprises de ces secteurs. Selon eux, cette vague de ventes reflète une ruée vers la protection des portefeuilles, car les progrès rapides de la technologie brouillent les valorisations et les perspectives commerciales au-delà des prévisions standard à trois à cinq ans des entreprises.

    « La vague de ventes, qui a sans doute commencé au trimestre dernier, est la manifestation d'une prise de conscience du pouvoir disruptif de l'IA », a déclaré James St Aubin, directeur des investissements chez Ocean Park Asset Management.

    Source : S&P 500 des logiciels

    A lire : L'IA tue le SaaS B2B, par Namanyay Goel

    Et vous ?

    L’IA est-elle en train de transformer le logiciel en simple commodité, comme le cloud l’a fait avec l’infrastructure, ou assiste-t-on à une rupture encore plus profonde du modèle économique du secteur ?

    Les éditeurs de logiciels historiques peuvent-ils réellement intégrer des agents IA avancés sans détruire la valeur de leurs propres produits et abonnements ?

    Le marché ne surestime-t-il pas la capacité d’acteurs comme Anthropic à remplacer des suites logicielles complexes, profondément intégrées aux organisations ?

    Faut-il désormais analyser une entreprise de logiciel comme une entreprise de données et de modèles, plutôt que comme un éditeur de produits ?

    Les clients professionnels ont-ils réellement intérêt à remplacer des logiciels spécialisés par des agents IA généralistes, au risque de perdre en contrôle et en auditabilité ?

    Les marchés financiers réagissent-ils à une menace concrète ou à une peur encore largement théorique de la désintermédiation par l’IA ?
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  3. #363
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    Maaaaaaaaaaaagnifique, l'IA est en train d'inventer un krach boursier de nouvelle génération "le krach à répétition":

    Etape1: La bourse se casse la gueule parce que tout le monde croit que l'IA va remplacer l'activité de la totalité des entreprises cotées en bourse

    Etape2: La bourse se casse à nouveau la gueule parce que tout le monde va se rendre compte que l'IA ne fait pas ce qu'elle a promis

    Résultat: Un champ de ruines construit sur un champ de ruines

    L'avenir va être radieux...

  4. #364
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    Sortir une invention qui remplace l’être humain, ne consomme pas, ne paie pas d’impôt, peut devenir plus intelligent que lui et potentiellement prendre le contrôle sans que l’on s’en rende compte… Oui c’est évident que c’était une idée de merde dès le départ prise par des gens cupides et stupides ainsi que d’autres tout aussi cupides et stupides qui les suivent à coup de centaines de milliards. En plus c’est un puit sans fond pour une rentabilité discutable… L’ia est l’équivalent d’un vampire numérique et économique en moins stylé.

  5. #365
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    Citation Envoyé par Nym4x Voir le message
    Sortir une invention qui remplace l’être humain, ne consomme pas, ne paie pas d’impôt, peut devenir plus intelligent que lui et potentiellement prendre le contrôle sans que l’on s’en rende compte… Oui c’est évident que c’était une idée de merde dès le départ prise par des gens cupides et stupides ainsi que d’autres tout aussi cupides et stupides qui les suivent à coup de centaines de milliards.
    J'ai beau relire 3 fois ce com, j'y vois au contraire la plus belle invention que l'humanité à crée. On a crée l'outil le plus proche de l'humain, il peut raisonner, mentir, bâtir des choses.
    Il consomme de l’électricité par contre...

    C'est une victoire du capitalisme que cette invention profite à l'ensemble des humains sur terre, au lieu de rester enfermer dans un labo secret...
    Il n'y a pas d'idée de merde, juste un modèle sociétale a réinventer pour l’intégrer a cette technologie.

    Imaginé si on avait cacher au grand publique les ordinateurs pour pas remplacer "les femmes calculettes" de la nasa comme Katherine Johnson, ou les secrétaires, ou les fabriquant de bouliers...
    Imaginé si on avait cacher internet pour maintenir des médias censurer par les gouvernements, internet permet aujourd'hui à bon nombre de scandale d'éclater et la vérité triompher, alors oui y'a des coté négatif comme les fakes news.

    J'ai un bon exemple, vivant en asie, l'algo de tik tok en chine n'a rien à voir avec celui en occident, il est bien plus orienté vers de contenus intelligent et éducatif.

    Attention de ne pas se tromper de combat, c'est aux sociétés de bien utiliser l'outil, si ca mets au chômage une majorité de personne et remets en question le modèle sociale et sociétale, le probleme c'est pas l'ia, mais bien le modèle sociale et sociétale et qui est devenue inadapté.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  6. #366
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les actions de Thomson Reuters, Legalzoom.com et London Stock Exchange, qui fournissent toutes des outils juridiques ou des bases de données de recherche, ont toutes chuté de plus de 12 %. Dans l'après-midi, la baisse s'était propagée à l'ensemble du marché des logiciels. PayPal (-20,31 %), Expedia Group EXPE (-15,26 %), EPAM Systems (-12,87 %), Equifax (-12,11 %) et Intuit (-10,89 %) ont été parmi les plus touchés, tous enregistrant une baisse de plus de 10 %. Deux indices S&P qui suivent les actions des logiciels, des données financières et des bourses ont perdu au total environ 300 milliards de dollars en valeur boursière.
    Les investisseurs s'emballent extrêmement facilement.
    Ils anticipent énormément, parce que là il n'y a rien qui prouve que des agents IA pourraient remplacer des logiciels.

    Est-ce que ça n'aurait pas plus de sens de former les agents IA afin qu'ils utilisent les logiciels existants ?
    Comme ça on est certains que c'est basé sur quelque chose qui fonctionne et que les humains maîtrisent ?
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  7. #367
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    Citation Envoyé par Calvaire
    Attention de ne pas se tromper de combat, c'est aux sociétés de bien utiliser l'outil, si ca mets au chômage une majorité de personne et remets en question le modèle sociale et sociétale, le probleme c'est pas l'ia, mais bien le modèle sociale et sociétale et qui est devenue inadapté.
    N'importe quoi ! Est-ce que tu as au moins réfléchi à ce que tu écrits ? Dois je comprendre que tu affirmes que l'humain dans notre société est devenu inadapté et qu'il est normal qu'il soit licencié. Et la prochaine étape, ce sera quoi ? Peut être éradiquer l'humain de la surface de la planète car nuisible au bon fonctionnement de l'IA ?

  8. #368
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    Citation Envoyé par r0d Voir le message
    Vous devez vivre dans un univers parallèle. Linux, Apache, Nginx, Git, Docker, VLC, Kubernetes, OpenStack, Mongo, sans parler de l'IA qui est majoritairement basée sur des libs python open source... Ceci est une liste, vite fait sans même y réfléchir, de projets open sources qui ont non pas innové, mais révolutionné des aspects de notre métier. Sans parler des process (agile, etc.). Sans parler des compilateurs et les librairies standard des langages que nous utilisons tous les jours (c++, java, javascript, php, python, ...) qui sont tous open source et qui ont innové à leurs façons. Et non, tous les développeurs open source ne sont pas bénévoles. Il ne faut pas confondre libre et open source.
    Non, ils n'ont rien révolutionné outre ne pas avoir innové.
    Apache est un remake de NCSA HTTPd logiciel propriétaire : https://scancode-licensedb.aboutcode...ttpd-1995.html
    Linux est dans la lignée d'Unix,
    Git n'a pas inventé le gestionnaire de versions,
    php, python, java, n'ont guère rien de nouveau, des langages parmi tant d'autres comme on peut en créer autant d'autres,
    etc.

    Agile est un mode de fonctionnement devenu avec le recul contesté.

  9. #369
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    Par défaut Amazon annonce un investissement de 200 milliards de dollars essentiellement dans l'infrastructure IA
    Amazon annonce un investissement de 200 milliards de dollars essentiellement dans l'infrastructure IA,
    mais l’incertitude entourant le retour sur investissement réel de ces dépenses colossales fait paniquer le marché

    En confirmant un plan de dépenses pouvant atteindre 200 milliards de dollars sur l’année, principalement orienté vers l’intelligence artificielle, la robotique et les infrastructures cloud, Amazon franchit un seuil symbolique. Jamais le groupe n’avait assumé aussi ouvertement une stratégie de surinvestissement à une telle échelle. Entre discours confiant de la direction, inquiétudes des marchés et interrogations politiques, ce pari massif interroge la soutenabilité du modèle IA tel qu’il se dessine aujourd’hui.

    Amazon.com Inc. a déclaré qu'elle prévoyait de dépenser des milliards de dollars de plus que prévu dans des centres de données, des puces et d'autres équipements, alimentant les craintes des investisseurs qui redoutent que le pari massif de l'entreprise sur l'intelligence artificielle ne mette plus de temps que prévu à porter ses fruits. Rappelons que l'entreprise avait déjà déclarer investir jusqu'à 50 milliards de dollars pour construire une infrastructure d'IA et de supercalcul pour le gouvernement américain.

    La société a déclaré 39,5 milliards de dollars de dépenses en immobilisations corporelles au quatrième trimestre, dépassant les estimations de près de 5 milliards de dollars, et a déclaré que ses dépenses d'investissement atteindraient 200 milliards de dollars cette année.

    « Compte tenu de la forte demande pour nos offres existantes et des opportunités prometteuses telles que l'IA, les puces électroniques, la robotique et les satellites en orbite basse, nous prévoyons d'investir environ 200 milliards de dollars en dépenses d'investissement dans l'ensemble d'Amazon en 2026, et nous anticipons un fort retour sur investissement à long terme », a déclaré Andy Jassy, PDG, dans un communiqué.

    Le message délivré par Andy Jassy est limpide : Amazon estime qu’il serait plus risqué de ne pas investir suffisamment dans l’IA que d’y consacrer des montants jugés excessifs à court terme. Cette position, largement relayée par CNBC, repose sur l’idée que l’IA constitue une rupture comparable à l’avènement d’Internet ou du cloud.

    Pourtant, cette assurance contraste avec la réaction immédiate des marchés. L’action Amazon a reculé après l’annonce, signe que les investisseurs peinent à suivre cette logique de long terme. Le problème n’est pas la capacité financière d’Amazon, mais l’incertitude entourant le retour sur investissement réel de ces dépenses colossales.

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    Une situation qui rappelle celle de Microsoft qui a perdu 400 milliards de dollars de capitalisation en quelques heures malgré de bons résultats

    Dans son communiqué de résultats pour le deuxième trimestre de l’exercice fiscal 2026, Microsoft met en avant une performance financière globalement solide, marquée par une croissance continue de son chiffre d’affaires et de son résultat opérationnel. Le groupe confirme la robustesse de ses activités historiques, tout en soulignant le rôle central joué par le cloud et l’intelligence artificielle dans sa trajectoire de long terme. À première lecture, le document s’inscrit dans une continuité rassurante : Microsoft continue de croître, d’investir et de générer du cash dans des proportions que peu d’acteurs mondiaux peuvent revendiquer.

    Le communiqué insiste particulièrement sur la dynamique de ses offres cloud, avec une progression soutenue des revenus liés aux services d’infrastructure et aux solutions destinées aux entreprises. Cette croissance s’appuie sur une demande toujours forte pour les environnements hybrides, la modernisation des systèmes d’information et l’intégration progressive de briques d’intelligence artificielle dans les usages professionnels. Microsoft présente ainsi Azure et l’ensemble de son écosystème cloud comme des piliers structurels, capables d’absorber l’augmentation des besoins en calcul et en stockage induits par l’IA générative.

    Cependant, derrière ce discours maîtrisé, le texte laisse aussi entrevoir l’ampleur des investissements consentis. Microsoft assume explicitement une hausse significative de ses dépenses, en particulier dans les infrastructures techniques nécessaires au déploiement de l’IA à grande échelle. Data centers, capacités de calcul avancées et équipements spécialisés constituent désormais un poste stratégique, mais lourd, qui pèse mécaniquement sur les marges à court terme. Le communiqué ne cherche pas à masquer cette réalité, préférant l’inscrire dans une logique de construction sur le long terme plutôt que de rentabilité immédiate.

    La séance boursière qui a suivi la publication des résultats trimestriels restera comme l’une des plus violentes de l’histoire récente du groupe. La valeur a perdu plusieurs centaines de milliards de dollars en capitalisation, un niveau rarement observé pour une entreprise de cette taille.

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    Le PDG d'Amazon se déclare confiant à propos d'un « fort retour sur investissement », sans préciser quand cela pourrait se concrétiser

    Lors d'une conférence téléphonique avec les investisseurs, les analystes de Wall Street ont pressé les dirigeants d'Amazon de clarifier davantage cette vague de dépenses et de préciser quand elle pourrait commencer à porter ses fruits. Le PDG Andy Jassy a déclaré dans une allocution préparée au début de la conférence qu'il était « confiant » que la division cloud de l'entreprise allait enregistrer un « fort retour sur investissement », sans toutefois préciser quand cela pourrait se concrétiser.

    « Aidez-nous à y parvenir, à atteindre votre niveau de confiance dans un fort retour sur investissement à long terme », a déclaré Mark Mahaney, responsable de la recherche Internet chez Evercore ISI, à Jassy.

    Jassy a déclaré que l'entreprise avait besoin de capitaux pour répondre à la « très forte demande » en matière de calcul IA d'Amazon, qui nécessite davantage d'infrastructures telles que des centres de données, des puces et des équipements réseau : « Il ne s'agit pas d'une sorte d'entreprise chimérique visant à atteindre des objectifs ambitieux », a déclaré Jassy. « Nous sommes convaincus que ces investissements généreront un fort retour sur le capital investi. Nous l'avons déjà fait avec notre activité principale AWS. Je pense que ce sera également le cas ici. »

    Une course où Amazon refuse d’être spectateur

    Les entreprises technologiques ont présenté des plans de dépenses ambitieux en matière d'infrastructures d'intelligence artificielle depuis qu'OpenAI a inauguré l'ère moderne de cette technologie avec la sortie de ChatGPT fin 2022, mais au début de l'année 2026, ces engagements somptuaires n'ont cessé de croître. Mercredi, Alphabet, la société mère de Google, a déclaré qu'elle dépenserait jusqu'à 185 milliards de dollars en 2026, tandis que Meta a annoncé la semaine dernière que ses dépenses d'investissement pourraient presque doubler par rapport à l'année dernière pour atteindre entre 115 et 135 milliards de dollars en 2026.

    Amazon ne s’inscrit donc pas dans un vide concurrentiel. Le groupe suit une trajectoire similaire à celle de Google et Microsoft, qui ont eux aussi annoncé des hausses spectaculaires de leurs investissements IA. Mais là où ses rivaux communiquent davantage sur les usages et les partenariats logiciels, Amazon insiste sur la construction d’un socle industriel massif.

    Cette différence est stratégique. Amazon ne veut pas seulement héberger l’IA des autres. Il veut contrôler l’infrastructure, les puces, les flux logistiques et, à terme, l’automatisation physique des entrepôts. L’IA n’est plus cantonnée à AWS, elle irrigue l’ensemble du groupe, du cloud au e-commerce en passant par la robotique.

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    Andy Jassy, PDG d'Amazon

    Robotique, logistique et IA : la face moins visible du pari

    Un aspect souvent sous-estimé de ce plan d’investissement concerne la robotique. Comme l’explique The Guardian, Amazon accélère l’intégration de systèmes d’IA avancés dans ses entrepôts, avec l’objectif d’augmenter la productivité tout en réduisant la dépendance à la main-d’œuvre humaine.

    Cette orientation soulève des questions sociales et politiques majeures. L’IA devient un outil de transformation du travail à grande échelle, dans un groupe déjà critiqué pour ses conditions d’emploi. Le pari technologique se double ainsi d’un pari sociétal, où l’optimisation algorithmique entre en tension avec les attentes en matière d’emploi et de régulation.

    La nouvelle de cet investissement intervient un jour après que le Washington Post, propriété du fondateur d'Amazon Jeff Bezos, ait annoncé la suppression d'environ un tiers de ses effectifs.

    Amazon a également annoncé jeudi un chiffre d'affaires de 213 milliards de dollars. Les résultats du quatrième trimestre du géant du commerce électronique et du cloud computing ont été légèrement inférieurs aux estimations de Wall Street, malgré une forte augmentation des ventes et de la croissance.

    AWS, pilier central d’un pari à très long terme

    Selon Reuters, une large part des 200 milliards annoncés sera consacrée aux centres de données et à l’infrastructure cloud. Amazon Web Services reste le moteur financier du groupe, mais son rôle évolue. AWS n’est plus seulement un fournisseur de services flexibles ; il devient un opérateur d’infrastructures critiques pour l’économie de l’IA.

    Ce glissement est loin d’être anodin. Il implique des cycles d’investissement plus longs, une dépendance accrue à l’énergie et une exposition directe aux décisions politiques locales et nationales. En clair, AWS se rapproche d’un acteur quasi-industriel, soumis à des contraintes qui dépassent largement le cadre traditionnel du logiciel.

    Une logique du « trop gros pour échouer »

    À ce niveau d’investissement, Amazon semble miser sur une forme de garantie implicite : sa taille et son importance systémique rendraient tout recul impossible. En investissant massivement, le groupe crée un fait accompli industriel. Les clients, les partenaires et même les pouvoirs publics devront composer avec cette infrastructure, qu’ils le veuillent ou non.

    Cette stratégie rappelle certaines logiques observées dans les secteurs bancaires ou énergétiques, où la concentration des actifs finit par limiter les options alternatives. Appliquée à l’IA, elle pose un problème fondamental de dépendance technologique et de concurrence à long terme.

    Le risque d’un décalage entre promesses et usages

    Le discours d’Amazon repose sur une adoption rapide et massive de l’IA par les entreprises. Or, sur le terrain, beaucoup d’organisations peinent encore à transformer les démonstrations technologiques en gains mesurables. Gouvernance des données, conformité réglementaire, coûts d’exploitation : les freins sont nombreux.

    Si cette adoption s’avère plus lente que prévu, Amazon pourrait se retrouver avec une infrastructure surdimensionnée, difficile à rentabiliser autrement qu’en baissant les prix ou en verrouillant davantage les clients. Un scénario qui pèserait durablement sur la rentabilité du cloud.

    La crainte d'une bulle IA

    La spéculation effrénée et les investissements massifs dans l'IA ont créé une menace financière aux proportions cosmiques, dont les répercussions seront catastrophiques, a averti Erik Gordon. « La bulle de l'IA est presque aussi grande que la planète Jupiter », a déclaré Gordon, professeur d'entrepreneuriat à la Ross School of Business de l'université du Michigan.

    « Lorsqu'elle éclatera, les débris seront partout », a-t-il poursuivi. « Les grands investisseurs institutionnels seront touchés, tout comme les investisseurs individuels qui ont parié que la bulle allait encore grossir. » Gordon a cité l'exemple de l'action Microsoft, qui a chuté de plus de 6 % après la publication mercredi des résultats supérieurs aux attentes du géant du logiciel. Les actions de Microsoft ont chuté « en raison des sommes colossales qu'il investit dans l'IA », a déclaré Gordon. « C'est un avertissement de l'éclatement à venir. »

    En fait, les investissements dans l'IA et les nouvelles technologies ont fait l'objet de nombreux débats à Wall Street. Les investisseurs souhaitent de plus en plus voir les entreprises montrer qu'elles tirent profit des dépenses massives engagées au cours de l'année dernière. Les résultats de Microsoft ont montré une augmentation de 66 % des dépenses d'investissement au cours du dernier trimestre, pour atteindre un niveau record de 37,5 milliards de dollars, Microsoft soutenant la demande pour ses segments cloud et IA.

    À lire : L'IA tue le SaaS B2B, par Namanyay Goel

    Sources : Amazon, CNBC

    Et vous ?

    Amazon investit-il 200 milliards de dollars parce que la demande IA est déjà là, ou parce qu’il redoute avant tout d’être dépassé par Google et Microsoft dans une course devenue existentielle ?

    Peut-on encore parler d’innovation lorsqu’un avantage concurrentiel repose d’abord sur la capacité à immobiliser des montants colossaux plutôt que sur la différenciation technologique réelle ?

    Ce surinvestissement massif dans les data centers et la robotique ne risque-t-il pas de créer une IA structurellement trop chère, réservée aux grandes entreprises capables d’en absorber les coûts ?

    En automatisant toujours plus ses entrepôts grâce à l’IA, Amazon prépare-t-il un gain de productivité durable ou une crise sociale différée dans la logistique mondiale ?

    Les investisseurs ont-ils raison de sanctionner l’action Amazon, ou sous-estiment-ils la portée stratégique de cette bascule industrielle vers l’IA ?

    Voir aussi :

    Anthropic force les marchés à envisager un futur où l'IA rend les applications inutiles : près de 1 000 Mds $ envolés tandis que les investisseurs se demandent si l'IA ne représente pas une menace existentielle

    L'accord de 100 milliards de dollars entre Nvidia et OpenAI semble avoir disparu. Deux géants de l'IA ébranlent la confiance du marché après l'échec de leur investissement
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  10. #370
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    @Ouftyboy… très peu de systèmes d’exploitation placent les drivers hors du noyau. Les systèmes à micronoyaux (Minix, QNX, GNU Hurd…) le font typiquement, mais les OS classiques (Windows, Linux, MacOS, FreeBSD…) ne le font pas car cela nécessiterait des commutations de tâches supplémentaires qui limiteraient les performances.

    C’était d’ailleurs une critique d’A. Tanenbaum dès la première sortie de Linux… quitte à faire quelque chose de nouveau, prendre une approche micronoyau.

  11. #371
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    Citation Envoyé par floyer Voir le message
    @Ouftyboy… très peu de systèmes d’exploitation placent les drivers hors du noyau. Les systèmes à micronoyaux (Minix, QNX, GNU Hurd…) le font typiquement, mais les OS classiques (Windows, Linux, MacOS, FreeBSD…) ne le font pas car cela nécessiterait des commutations de tâches supplémentaires qui limiteraient les performances.
    Je suis bien d'accord. Mais les systèmes à micronoyaux le sont pour la bonne raison que maintenir leur sécurité est ainsi bien plus faisable. QNX est l'exemple parfait. Les "commutations de tâche supplémentaires limitent les performances", mais la "vitesse" est une notion "relative", tandis que la "stabilité/sécurité" est une notion "absolue".

    J'ai beaucoup travaillé avec des RTOS (j'en ai même développé un), et ils permettent de mieux "contrôler" l'ensemble, et sont pour la plupart des micronoyaux. L'avantage, c'est qu'au-delà d'avoir la certitude de "maîtriser" qui (quelle task) fait quoi (le travail de la task) et quand (au bon moment), on se rend compte que la "task IDLE" (celle de plus base priorité, qui ne s'exécute que lorsque d'autres n'ont rien à faire) est celle qui "consomme" le plus de temps. La "notion" de vitesse est donc vraiment relative.

    Je peux comprendre qu'à l'époque (lors des début de Windows, surcouche de MS-DOS, ou de linux), le choix "micronoyaux" n'ait pas été prit, mais de nos jours, les machines sont assez puissantes pour qu'un OS micronoyaux de grande envergure soit envisageable. Mais bon, je comprend aussi la dette "technique", même si dans le cas de MS, je ne comprend pas pourquoi il n'avait pas choisit l'approche "micronoyaux" pour NT (peut-être parce que l'ingénieur qui pilotait le projet était l'auteur de VMS sur les VAX de DEC. ?)

    Par exemple, sur un simple 8086 (de l'épode du MS-DOS donc), µCOS/2 permet de contrôler l'exécution des tasks à la milliseconde (ms) près.

    Et puis, si on parle "vitesse", il faut bien admettre que plus les µPC devenait puissant, plus on occupait ce temps pour des choses "futiles" (des effets graphiques, etc...) et ce "temps gagné" permit par les µPC plus puissants a été plus "gâcher" inutilement.

    Citation Envoyé par floyer Voir le message
    C’était d’ailleurs une critique d’A. Tanenbaum dès la première sortie de Linux… quitte à faire quelque chose de nouveau, prendre une approche micronoyau.
    Et il avait parfaitement raison, c'est mon point de vue.

    BàT et Peace & Love.

  12. #372
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les investisseurs ont-ils raison de sanctionner l’action Amazon, ou sous-estiment-ils la portée stratégique de cette bascule industrielle vers l’IA ?
    Les investisseurs ne comprennent pas…
    Amazon est persuadé que l'IA lui rapportera énormément d'argent dans le futur.
    C'est pas grave que le cours de l'action chute, Amazon pense qu'elle va remonter quand l'IA aura atteint un stade plus élevé.

    Les grosses entreprises sont convaincus qu'en dépensant des milliers de milliards de dollar il y a moyen que l'IA devienne vraiment puissante.
    Si ça se trouve elles ont raison. De toute façon il impossible de les empêcher de construire des centres de données, on ne peut qu'atteindre et regarder.

    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  13. #373
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    @Ouftyboy : rappelle toi la sortie de OS/2, le premier OS vraiment ouvert au grand public et sécurisé (distinction kernel en Ring 0 / application en ring 3)… la presse s’évertuait à regarder uniquement les performances pures en oubliant l’essentiel. Il ne faut pas s’étonner du résultat. Oui, si l’énergie passée sur Linux l’avait été sur Hurd, on aurait probablement un potentiel de sécurité plus important.

  14. #374
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    Citation Envoyé par floyer Voir le message
    @Ouftyboy : rappelle toi la sortie de OS/2, le premier OS vraiment ouvert au grand public et sécurisé (distinction kernel en Ring 0 / application en ring 3)… la presse s’évertuait à regarder uniquement les performances pures en oubliant l’essentiel. Il ne faut pas s’étonner du résultat. Oui, si l’énergie passée sur Linux l’avait été sur Hurd, on aurait probablement un potentiel de sécurité plus important.
    Oui, je me souvient de OS/2, qui (si je me rappel bien), devait être co-développé par MS et IBM, et ce pour les nouveaux PS/2 d'IBM. En // MS continuait de développer Windows qui était, (toujours si mais souvenirs sont bon) encore une "surcouche" (graphique) de MS-DOS.

    Cette bataille entre le Windows sur MS-DOS et OS/2 a tourné à l'avantage de MS, et a mit fin à leur collaboration pour OS/2. IBM a bien tenté de persévérer, mais c'était trop tard, Windows avait le dessus. Et OS/2 a finalement été délaissé par IBM un peu plus tard.

    Et effectivement, la presse ne comparait que les "performances" pures, en oubliant l'essentiel comme tu le dis.

    Quand au noyaux "Hurd", je n'ai toujours pas compris pourquoi le projet avançait si lentement. Je ne sais même pas s'il a été "terminé", ni même s'il est encore développé de nos jours. Cela vient peut-être que "Linux" accaparait les développeurs, au détriment de "Hurd". Il est sans doute trop tard pour qu'il sorte et s'impose maintenant (si le projet a été mené à terme). Il y avait aussi à l'époque une "guéguerre" entre le mouvement "Open Source" et la "FSF (aka Free Software Fondation)".

    Tout cela est bien loin maintenant...

    BàT et Peace & Love.

  15. #375
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    J'avais proposé il y a quelques temps un sujet pour évoquer à nouveau OS/2 : https://www.developpez.net/forums/d2...merite-destin/

  16. #376
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    @ Access_to_folder : j'ai peu connu cette OS/2 en entreprise. Je ne me souviens plus trop de son aspect. Cela doit remonter fin des années 80, je crois.
    Je ne suis pas nostalgique de ces vieux OS, même pas d'UNIX non plus.

  17. #377
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    La question n’est pas de revenir sur cet ancien OS/2 pour lui même, mais de revenir sur le traitement par la presse à l’arrivée des versions pour le grand public (versions Warp)… seules comptaient les poignées de secondes gagnées avec un OS moins sécurisé en oubliant que tout ce gain est perdu au premier plantage du système (il faut attendre qu’il reboote, fasse un chkdsk sur l’ensemble du système de fichier, etc).

    Certes, la question des micronoyaux est un peu différente, mais pas tant que cela. Une des démo de Minix utilise un driver volontairement buggué pour montrer que l’on peut le relancer.

    La grande avancé récente concerne les conteneurs. On avait des approches semblables dès 2005 avec OpenVZ… où l’OS était patché pour le rendre schizophrène en donnant l’impression à un groupe de processus qu’il sont seuls sur la machine. Mais cette qualité est intrinsèque à des systèmes modulaires comme Hurd. Il suffit de lancer une deuxième série d’instance des serveurs exec, proc et auth, et on a un conteneur quasi nativement. Probablement un peu plus de travail si on veut aller plus loin (le serveur de fichier ne reconnaît qu’un serveur auth il me semble, donc si on veut le partager, il y a du développement à faire). Mais cela illustre l’intérêt de l’approche.

  18. #378
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    Par défaut On parle d'IA ou d'Informatique ?
    Vous allez dire que je suis un vieux développeur en informatique. Vous avez sans doute raison. Mais lorsque on parle d'Intelligence Artificielle, on parle simplement d'un programme informatique utilisant une procédure de "deep learning", c'est-à-dire la possibilité du programme décisionnel à consulter toujours plus de datas afin de prendre une décision du chemin à suivre dans le raisonnement demandé.

    Je pense que la description du pdg de Nvidia de l'IA dans une infrastructure Industrielle est directement liée au "scalling" que veulent toujours pousser en avant les investisseurs financiers : plus on leur démontre que l'IA peut automatiser la production industrielle, plus les cours de la bourse des valeurs liées à l'IA grimpe, et plus les projets de complexes d'énergie pour alimenter le stockage de données dans les data centers prolifèrent ! Qu'en sera-t-il de notre environnement bientôt ? serons-nous vite obligé de nous terrer dans des endroits exigus afin de faire de la place aux datas centers ? et la pollution produite par le refroidissement des datas centers : voyez les problèmes soulevés par ceux d'Elon Musk pour faire fonctionner son IA GROK !

    Plus raisonnablement, il faudrait séparer les process d'IA générative tels que ChatGPT de l'IA utilisée à but scientifique. Cette dernière est très profitable pour les humains, la première ne sert qu'à produire des données fausses et rend les humains sans substance de raisonnement : leur cerveau perd sa créativité et sa réactivité, plus aucun effort de leur part à résoudre un problème !

    Le mot Intelligence Artificielle est lui-même est galvaudé et ne signifie rien. Le mot Intelligence est le propre de l'humain, il ne peut donc être artificiel...

  19. #379
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    Par défaut
    On parle pourtant d’intelligence animale. Plutôt que de rejeter la principe de qualifier un IA d’intelligence (raisonnement tautologique : c’est faux par définition), il est plus pertinent de définir des traits d’intelligence (capacité à maitriser un language, adaptation, créativité, …) et de voir comment se situe une IA domaine par domaine (il n’y a pas un unique type d’intelligence), et par niveau (l’intelligence n’est pas un critère binaire vrai/faux, c’est plus subtil).

  20. #380
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    Par défaut Les Big Tech diffusent des publicités pour convaincre le grand public que l'IA est sûre et utile pour tous
    Les Big Tech diffusent des publicités lors du Super Bowl afin de dissiper les craintes à l'égard de l'IA et encourager son adoption massive.
    Cela annonce-t-il l'éclatement de la bulle spéculative ?

    Les entreprises technologiques consacrent des sommes considérables au développement de l'IA. Elles prévoient que la technologie augmentera la productivité et ajoutera des milliers de milliards de dollars à l'économie mondiale. Mais une part importante du public reste sceptique quant à ses bénéfices pour la société. Les entreprises se retrouvent donc contraintes de dépenser des fortunes en publicité afin de présenter l'IA sous un jour plus favorable. Selon certains analystes, c'est un signe que la bulle est sur le point d'éclater. À l'heure actuelle, peu d'entreprises peuvent démontrer un retour sur investissement proportionnel aux dépenses engagées.

    De nombreux utilisateurs doutent que l'IA soit bonne pour eux ou pour le monde. Un nombre croissant de politiques s'efforcent de réguler ce secteur afin de contrôler son expansion. Mais les entreprises d'IA pâtissent de ce scepticisme et de ces tentatives de régulation. Si l'IA n'est pas massivement adoptée, ses promesses risquent de ne jamais se concrétiser, et l'éclatement de la bulle pourrait causer des dégâts financiers considérables.

    Pour dissiper les mauvaises vibrations, les acteurs investissent dans la publicité pour passer un message aux consommateurs : « l'IA est votre amie ». Elles ont dépensé plus de 1,7 milliard de dollars en publicité en 2025, une campagne marketing intensive qui s'est poursuivie pendant le Super Bowl.


    Aux États-Unis, plusieurs sondages ont révélé que les Américains s'inquiètent largement de la manière dont l'IA transforme la société, tant au niveau de l'emploi que des relations sociales. Mais les entreprises spécialisées dans l'IA, qui regorgent de liquidités grâce à la flambée des actions, ont profité du Super Bowl non pas pour vendre des produits spécifiques, mais plutôt pour vendre une vision d'un avenir plus doux et plus agréable grâce à l'IA.

    Les deux tiers des personnes interrogées dans le cadre d'un sondage Marist réalisé en septembre ont déclaré « penser que l'IA supprimera plus d'emplois qu'elle n'en créera ». Les membres de la génération Z et les femmes étaient particulièrement susceptibles de partager cet avis. Et environ quatre personnes interrogées sur dix ont déclaré n'utiliser que « rarement ou jamais » des outils d'IA. Ce qui est loin des ambitions des entreprises d'IA.

    Les Big Tech lancent une offensive pour vendre leurs outils d'IA

    Sans une forte adhésion, les entreprises spécialisées dans l'IA pourraient avoir du mal à dégager des bénéfices. Après des centaines de milliards de dollars d'investissements, cette inquiétude commence déjà à effrayer les marchés. Les publicités visent à vendre une tranquillité d'esprit, celle dont les gens auront besoin pour adopter davantage l'IA et dépenser sans compter pour des appareils, des abonnements et d'autres services basés sur l'IA.

    Selon les publicités, l'IA peut aider dans presque tous les domaines, qu'il s'agisse d'aider des enfants à mieux accepter un déménagement ou de vous aider à retrouver votre chien perdu. L'IA est vendue comme l'évolution naturelle de la créativité et de l'intelligence humaines, et non un remplacement de celles-ci.

    Google Gemini pour imaginer vos rêves

    Dans la publicité diffusée par Google pendant le Super Bowl, une mère et son jeune fils utilisent Gemini pour visualiser à quoi pourraient ressembler leur chambre et leur jardin dans la nouvelle maison où ils s'apprêtent à emménager. Le message passe-t-il ? Les experts ont fait l'éloge de plusieurs publicités Google diffusées l'année dernière, qui présentent l'IA comme un outil qui aide les gens à clarifier ce qui compte dans leur vie et leur travail.


    La plupart mettaient en scène des parents et des enfants et touchaient les téléspectateurs en leur procurant des sentiments chaleureux et agréables. « La prochaine ère du marketing de l'IA ne sera pas gagnée en montrant ce que les machines peuvent faire, mais en clarifiant ce que les humains possèdent encore », a expliqué Angeli Gianchandani, professeure adjointe de stratégie et de marque et de communication à l'université de New York.

    Selon elle, il est judicieux de la part de Google de présenter l'IA comme un moyen d'apporter « une assurance » et un lien émotionnel plutôt que de se limiter à ses capacités pratiques. Mais les critiques ont été rebutés par le choix de Google. Les analystes ont averti qu'Amazon, Google et d'autres acteurs technologiques dépensent déjà beaucoup en publicité, et qu'il n'est pas clair dans quelle mesure l'IA augmente leur budget marketing habituel.

    ChatGPT : le complice romantique

    Le pitch : un jeune homme qui prépare un dîner pour un rendez-vous galant demande à ChatGPT de lui recommander une recette qui « dit : « Je t'aime bien, mais je veux rester cool » ». Son hôte semble impressionné par le plat de pâtes suggéré par le chatbot d'OpenAI. Le message est-il efficace ? Cette publicité et d'autres publicités similaires pour ChatGPT ont divisé les experts en marketing et en publicité consultés par le Washington Post.

    « Elles sont émotionnellement touchantes. Elles vous donnent une bonne impression de l'entreprise », a déclaré Allen Adamson, stratège de marque et cofondateur de la société de marketing Metaforce. Mais Joe Burns, responsable de la stratégie de l'agence de publicité Quality Meats Creative, a été rebuté par l'idée que ChatGPT puisse aider les hommes à séduire les femmes. Les critiques affirment que ce cas d'utilisation comporte des dangers.

    Joe Burns a également déclaré qu'OpenAI était tombé dans un piège marketing courant chez les entreprises technologiques, qui présentent souvent leurs produits comme des outils permettant d'optimiser l'efficacité humaine. L'expert estime que l'approche adoptée par OpenAI n'est pas efficace.

    La critique de Claude à l'encontre de ChatGPT

    Le pitch : un jeune homme maigrelet qui peine à faire une traction demande conseil à un bot incarné par un dieu du fitness musclé. La divinité musclée marque une pause entre chaque réponse, puis lance une promotion pour des semelles de chaussures. Le message est-il efficace ? La publicité prévue pour le Super Bowl pour Claude d'Anthropic se moque de l'ajout récent de messages publicitaires par ChatGPT à son chatbot largement utilisé.


    La publicité pour Claude fait écho à une récente publicité pour ChatGPT qui mettait en scène un jeune homme ayant du mal à faire des tractions. « Une guerre a commencé », a déclaré Sandy Greenberg, cofondatrice et PDG de l'agence de publicité Terri & Sandy. La publicité a irrité les dirigeants d'OpenAI.

    Dans un message publié sur X (ex-Twitter), le PDG Sam Altman a qualifié la publicité d'Anthropic de « malhonnête ». Sandy Greenberg a déclaré que le marketing est souvent intrinsèquement controversé, mais que cela est encore plus vrai pour l'IA. « Les gens ne soutiennent pas l'IA. Il y a de fortes chances que vos publicités soient polarisantes simplement parce que vous abordez un sujet que les gens détestent », a déclaré Sandy Greenberg.

    Meta affirme que l'IA crée des emplois

    Le pitch : un homme vivant dans une zone rurale du Nouveau-Mexique raconte qu'il a décroché un bon emploi dans sa ville natale, dans un centre de données de Meta. Le spot est ponctué de scènes de rodéo et d'autres clichés folkloriques. Le message passe-t-il ? Cette publicité télévisée, ainsi qu'une autre similaire se déroulant dans l'Iowa, ont été diffusées à Washington, D.C. et dans quelques autres communautés à travers les États-Unis.

    Le ciblage suggère que l'argumentaire vise à convaincre les élus et leurs électeurs des opportunités économiques et professionnelles offertes par l'IA. Des personnalités politiques de premier plan, notamment le sénateur Bernie Sanders (I-Vermont) et le gouverneur de Floride Ron DeSantis (R), ont appelé à restreindre le développement des centres de données après la levée de boucliers contre ces installations dans certaines communautés.

    Joe Burns a déclaré que, bien que la publicité ne soit ni subtile ni créative, elle est efficace pour donner aux élus nationaux et locaux un « argumentaire tout prêt » selon lequel les projets de centres de données d'IA créent des emplois. Il a ajouté que l'objectif de la publicité est de créer ce genre de raccourcis mentaux, comme voir la boîte jaune de Cheerios dans un océan de céréales au supermarché et choisir instinctivement cette marque.

    Mais tous les experts en publicités ne partagent pas cet avis. Sandy Greenberg a déclaré qu'à travers cette publicité, Meta prenait le risque que ses messages sur la création d'emplois deviennent la cible des critiques si l'IA s'avérait être une force destructrice d'emplois à grande échelle dans les années à venir.

    Le scepticisme à l'égard de l'IA persiste en raison des risques

    Le grand public et certains experts craignent que l'IA n'entraîne des pertes d'emplois massives dans les années à venir. La construction rapide de centres de données suscite également des inquiétudes quant à l'augmentation des factures d'électricité et d'eau des Américains en raison de la hausse de la consommation. Les publicités récentes n'étaient pas les premières diffusées pendant le Super Bowl dans le but de promouvoir les services d'IA.

    Mais elles étaient omniprésentes lors de l'événement, suscitant des réactions négatives en ligne. « Trois publicités sur l'IA dans les 45 premières minutes du Super Bowl. Nous sommes en enfer », a posté un spectateur sur X. « Si je vois une autre publicité sur l'IA, je risque de craquer », a posté un autre.

    Les entreprises d'IA ont apparemment estimé que les millions de dollars qu'elles ont dépensés pour des spots de 30 secondes en valaient la peine : à l'ère du streaming, le Super Bowl est le seul événement de l'année qui attire non seulement un large public, mais qui comprend également des téléspectateurs prêts à regarder les publicités plutôt que de les ignorer. Et l'industrie de l'IA a besoin d'aide pour convaincre les Américains.

    « Les Américains sont beaucoup plus préoccupés qu'enthousiastes par l'utilisation croissante de l'IA dans leur vie quotidienne, une majorité d'entre eux déclarant vouloir davantage contrôler la manière dont l'IA est utilisée dans leur vie. Une proportion très importante estime que l'IA va nuire à la capacité des gens à penser de manière créative et à nouer des relations significatives plutôt que de l'améliorer », a déclaré le Pew Research Center.

    La situation actuelle serait pire que lors de la bulle des dotcoms

    Les investisseurs s'inquiètent de plus en plus des actions liées à l'IA et du risque de bulle spéculative. Ils sont surtout préoccupés par le rythme effréné et par l’ampleur du financement consacré aux investissements liés à l’IA. Selon une enquête mondiale menée par Bank of America auprès des gestionnaires de fonds entre le 7 et le 13 novembre 2025, les investisseurs ont averti que les entreprises « surinvestissent » pour la première fois en deux décennies.

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    Dans un nouvel article sur la bulle dans le secteur de l'IA, Edward (Ed) Benjamin Zitron, auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais, a écrit : « la situation actuelle est bien pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet ». Edward Zitron critique l'essor de l'IA générative. Il dénonce le battage médiatique intense autour de la technologie de l'IA générative et l’illusion d’innovation destinée à escroquer les investisseurs.

    Edward Zitron a rappelé quelques chiffres clés de la bulle Internet d'il y a vingt ans. Le capital-risque américain a investi 11,49 milliards de dollars (23,08 milliards de dollars actuels) en 1997, 14,27 milliards de dollars (28,21 milliards de dollars actuels) en 1998, 48,3 milliards de dollars (95,50 milliards de dollars actuels) en 1999 et plus de 100 milliards de dollars (197,71 milliards de dollars) en 2000, pour un total de 344,49 milliards de dollars (en dollars actuels).

    Ce montant représente seulement 6,174 milliards de dollars de plus que les 338,3 milliards de dollars levés en 2025, dont 40 à 50 % (environ 168 milliards de dollars) ont été investis dans l'IA générative. En 2024, les startups nord-américaines spécialisées dans l'IA ont levé environ 106 milliards de dollars.

    À partir de ces données, Edward Zitron explique que la bulle actuelle est en fait « bien pire » que la bulle Internet, parce que les sommes investies sont presque aussi importantes et que l’écart entre promesse et réalité économique semble encore plus grand. Selon le New York Times, « 48 % des entreprises de l'ère des dotcoms créées depuis 1996 existaient encore fin 2004, soit plus de quatre ans après le pic atteint par le Nasdaq en mars 2000 ».

    La part des travailleurs utilisant l'IA au travail serait en baisse

    L'enthousiasme semble faiblir. Des données du Census Bureau des États-Unis montrent une baisse de l’utilisation de l’IA au travail : la part des travailleurs l'utilisant dans la production de biens et services est passée à environ 11 %. La baisse est particulièrement marquée dans les grandes entreprises, celles ayant plus de 250 employés. D’autres sources rapportent un taux d’usage plus élevé, mais elles convergent toutes vers l’idée d’un ralentissement.

    À titre d'exemple, Jon Hartley, de l'université de Stanford, et ses collègues ont constaté qu'en septembre 2025, 37 % des Américains utilisaient l'IA générative au travail, contre 46 % en juin. Une étude menée par Alex Bick, de la Banque fédérale de réserve de Saint-Louis, et ses collègues a révélé qu'en août 2024, 12,1 % des adultes en âge de travailler utilisaient quotidiennement l'IA générative au travail. Un an plus tard, ce chiffre était de 12,6 %.

    Ramp Business Corporation, une société de technologie financière, constate qu'au début de l'année 2025, l'utilisation de l'IA a grimpé en flèche dans les entreprises américaines pour atteindre 40 %, avant de se stabiliser. La croissance de l'adoption de l'IA générative semble vraiment ralentir. Cette situation est une douche froide pour les investisseurs qui, attirés par les promesses, avaient misé massivement sur l’IA en espérant des profits très élevés.

    Jusqu'à présent, les investisseurs ne voient pas l'adoption de l'IA se traduire par une amélioration de la rentabilité ou de la croissance. Selon un sondage réalisé auprès de cadres supérieurs par le cabinet de conseil Deloitte et le Centre for AI, Management and Organisation de l'université de Hong Kong, 45 % ont déclaré que les initiatives en matière d'IA avaient généré des rendements inférieurs à leurs attentes. L'IA peine toujours à tenir ses promesses.

    Microsoft sanctionné par le marché malgré de bons résultats

    Ce qui inquiète particulièrement, c’est la dissociation croissante entre valorisations financières et réalités industrielles. Des milliards sont injectés dans des modèles et des infrastructures dont la monétisation repose souvent sur des hypothèses optimistes, voire spéculatives. L’argument de la révolution inévitable sert parfois de paravent à des paris risqués, rappelant les investissements « bidons » qui ont précédé l’éclatement de la bulle Internet.

    Les économistes mettent en garde contre la bulle. « La spéculation effrénée et les investissements massifs dans l'IA ont créé une menace financière aux proportions cosmiques, dont les répercussions seront catastrophiques. La bulle de l'IA est presque aussi grande que la planète Jupiter. Lorsqu'elle éclatera, les débris seront partout », a averti Erik Gordon, professeur d'entrepreneuriat à la Ross School of Business de l'université du Michigan.

    Les grands investisseurs institutionnels seront touchés, tout comme les investisseurs individuels qui ont parié que la bulle allait encore grossir. Il a cité l'exemple de l'action Microsoft, a chuté de plus de 6 % après la publication des résultats supérieurs aux attentes, ce qui a effacé 400 milliards de dollars de capitalisation.

    « Les actions de Microsoft ont chuté en raison des sommes colossales qu'il investit dans l'IA. C'est un avertissement de l'éclatement à venir », a déclaré le professeur. En fait, les investissements dans l'IA et les nouvelles technologies ont fait l'objet de nombreux débats à Wall Street. Les investisseurs souhaitent de plus en plus voir les entreprises montrer qu'elles tirent profit des dépenses massives engagées au cours de l'année dernière.

    Conclusion

    Le PDG de Microsoft, Satya Nadella, a déclaré que le succès à long terme de l'IA dépendrait de son utilisation par un large éventail d'industries, ainsi que de son adoption en dehors des pays développés. « Pour que cela ne soit pas une bulle au sens propre du terme, il faut que ses avantages soient répartis de manière beaucoup plus équitable », a-t-il déclaré. En d'autres termes, le boom de l'IA pourrait s'essouffler sans une adoption plus large.

    Mais selon les analystes, même des publicités diffusées lors d’un événement aussi regardé que le Super Bowl, et conçues avec des moyens considérables, pourraient ne pas suffire à transformer durablement l’opinion publique sur un sujet aussi complexe et ambivalent que l’IA. Le jugement des analystes reste prudent quant à la capacité de ces campagnes à « faire aimer » une technologie que beaucoup perçoivent encore avec méfiance.

    Edward Zitron estime que le marché actuel de l'IA présente des signes inquiétants de surchauffe, rappelant la bulle Internet de la fin des années 1990, mais à une échelle encore plus grande. Les investissements massifs dans des startups souvent dépourvues de modèle économique viable alimentent une spéculation excessive, où la perception de croissance prime sur la création de valeur réelle. Les conséquences à terme pourraient être dévastatrices.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des messages véhiculés par les publicités diffusées par les entreprises d'IA lors du Super Bowl ?
    Selon vous, ces messages auront-ils l'effet escompté ? Sont-ils un signe que la bulle autour de l'IA est sur le point d'éclater ?

    Voir aussi

    La bulle de l'IA est sur le point d'éclater : la chute de 400 milliards de dollars de Microsoft un avant-goût du krach à venir ? Peu d'entreprises peuvent démontrer un ROI proportionnel aux dépenses engagées

    « La bulle actuelle dans le secteur de l'IA est bien pire que la situation qui prévalait lors de la bulle Internet », selon un critique qui estime que les investisseurs ont parié sur des « projets bidons »

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