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Cloud Computing Discussion :

Les projets de centres de données pour l'IA se heurtent à une forte opposition de la part des communautés


Sujet :

Cloud Computing

  1. #1
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    Par défaut Les projets de centres de données pour l'IA se heurtent à une forte opposition de la part des communautés
    « Un mal sans pareil » : Les habitants du Michigan s’opposent à un projet de centre de données soutenu par de grands magnats
    Dans un contexte de balbutiements de l’intelligence artificielle

    Ce projet à 7 milliards de dollars, soutenu par des puissants comme Trump ou des grands noms de la filière technologique inquiète beaucoup les habitants locaux. Motifs : potentielle explosion de leurs factures d’énergie, pollution de l’eau et défiguration de leur contrée paisible. Ce n’est pas seulement une histoire locale : c’est aussi un combat plus large entre les citoyens modestes et l’élite politique et économique qui semble imposer ses choix. Le projet a même obtenu un demi-milliard en subventions fédérales, ce qui le rend encore plus controversé.

    Le projet fait partie d'une initiative plus large appelée Stargate comprenant cinq centres de données, qui a bénéficié de 500 milliards de dollars de subventions fédérales de l'administration Trump. Les promoteurs affirment que le centre de données, développé par Related Digital et utilisé par OpenAI et Oracle, est essentiel pour l'infrastructure d'IA et créerait quelques centaines d'emplois.

    Le centre de données de Saline fait partie d'une douzaine de propositions similaires dans le Michigan qui rencontrent une forte opposition locale, car les municipalités se sentent mal équipées pour lutter contre les grandes entreprises technologiques.

    La résistance des résidents s'organise, avec des manifestations et des pressions exercées sur les régulateurs environnementaux de l'État pour qu'ils suspendent les permis nécessaires pour les zones humides. Les critiques qualifient le projet d'« unique et maléfique » en raison des risques environnementaux et du manque de transparence de la part des entreprises et du gouvernement.


    Les habitants des régions où des centres de données sont implantés se plaignent de ne pouvoir « boire de l’eau » en raison de la pollution, d’augmentation de factures d’électricité et d’autres aspects environnementaux.

    À Mansfield, en Géorgie, aux États-Unis, les habitants se plaignent de l'impact critique d'un centre de données de Meta sur leur environnement. Un récent rapport de la BBC relate la façon dont le quotidien de Beverly Morris, une habitante de la ville, est devenu difficile depuis l'installation du centre de données.

    Depuis les travaux de construction du centre de données de Meta, la source d’eau privée de Beverly Morris est devenue trouble, chargée en sédiments, et donc impropre à la consommation. Elle ne peut plus boire l’eau du robinet, mais l'utilise pour d'autres usages. Beverly Morris doit désormais s’approvisionner en eau en bouteille ou transporter manuellement de l’eau propre. Le centre de données de Meta se situe à 400 mètres de son porche.

    « Je ne peux pas vivre dans ma maison si la moitié de celle-ci fonctionne et que je n'ai pas d'eau. Je ne peux pas boire l'eau », a-t-elle déclaré. Elle explique qu'elle a dû réparer la plomberie de sa cuisine pour rétablir la pression de l'eau. Mais l'eau qui sort du robinet contient encore des résidus. « J'ai peur de boire l'eau, mais je continue à cuisiner et à me brosser les dents avec. Cela m'inquiète-t-il ? Oui », a-t-elle au journal britannique.


    Une avocate de Microsoft a déclaré que « personne ne souhaite vraiment avoir un centre de données dans son jardin ». Ces commentaires ont été formulés par Lyndi Stone, avocate principale chez Microsoft, lors d'un webinaire organisé par le cabinet d'avocats Norton Rose Fulbright intitulé « Centres de données : construction, contrats et dette ».

    Stone a déclaré que « alors que les centres de données étaient auparavant construits loin des communautés, des quartiers et des zones plus urbaines, à mesure qu'ils s'installent dans ces zones, vous avez des voisins près de chez vous, et personne ne veut vraiment d'un centre de données dans son jardin ». « Je ne veux pas d'un centre de données dans mon jardin », a-t-elle ajouté.

    Bien qu'elle représente Microsoft, qui poursuit actuellement une expansion agressive de la capacité de ses centres de données aux États-Unis et dans le monde, les commentaires de Stone font directement écho aux préoccupations exprimées par de nombreuses communautés rurales en réponse aux projets de centres de données qui, dans de nombreux cas, sont souvent financés et soutenus par Microsoft.

    Ces préoccupations portent essentiellement sur quelques points clés : l'augmentation des factures d'électricité, l'impact sur l'environnement et le caractère du quartier, ainsi que les questions de procédure liées à la signature d'accords de confidentialité et à la rapidité avec laquelle les procédures de planification sont menées. En conséquence, les propositions sont souvent rejetées d'emblée ou retirées.

    Lesdits centres de données servent à alimenter les infrastructures d’une intelligence artificielle qui amplifie la désinformation en ligne

    Aucun secteur ne semble plus échapper au raz-de-marée de contenus produits en ligne par l’intelligence artificielle. Même l’univers de l’édition scientifique boit la tasse. La prolifération de références à des articles factices menace désormais de saper la légitimité de la recherche académique. La prolifération des contenus douteux est la résultante d’un phénomène appelé « hallucinations » dans l’univers de l’intelligence artificielle. Depuis 2022, ce terme est devenu le mot-clé qui résume les limites de l’IA générative. Derrière ce vocabulaire presque rassurant, se cache une réalité beaucoup plus problématique : les modèles de langage inventent des faits, produisent de fausses citations, ou bâtissent des raisonnements qui semblent logiques mais qui s’effondrent à la moindre vérification.

    Même chez OpenAI on admet désormais que ce n’est pas un bogue. C’est un effet direct de la manière dont ces systèmes sont entraînés : prédire la suite la plus probable d’un texte en fonction des milliards d’exemples ingérés. L’objectif n’est pas d’atteindre la vérité factuelle, mais de maximiser la vraisemblance statistique. Autrement dit, la fluidité du discours est un produit d’optimisation, pas la véracité.

    En droite ligne avec cet état de choses, des rapports font état de ce qu'un important document sur la réforme de l'éducation préparé pour la province canadienne de Terre-Neuve-et-Labrador contient au moins 15 fausses citations générées par une intelligence artificielle.

    Le fait est que les LLM IA auront toujours des hallucinations et l'on devrait donc s’attendre à une aggravation de la situation actuelle marquée par la désinformation.

    L’un des effets les plus inquiétants de la domination croissante de l’IA sur le Web est la détérioration progressive de la qualité du contenu en ligne. Ce phénomène repose sur un effet de boucle : les chatbots produisent du texte en s’appuyant sur de vastes ensembles de données extraites du Web. Jusqu’à récemment, ces données provenaient en grande partie de contenus rédigés par des humains : journalistes, chercheurs, blogueurs, experts de tous horizons.

    Aujourd'hui, une portion croissante du contenu en ligne est elle-même générée par d'autres intelligences artificielles. Cela conduit à un problème connu sous le nom de « model collapse » (effondrement du modèle). En résumé, les nouveaux modèles d’IA s’entraînent sur du contenu produit par des modèles de la génération précédente, eux-mêmes formés sur d'autres contenus synthétiques. Ce recyclage progressif appauvrit la diversité, la nuance et l'originalité de l'information.

    Les erreurs peuvent s’amplifier à chaque génération, les biais se renforcer, et le contenu devient moins fiable, moins contextualisé et souvent déconnecté de toute vérification humaine ou source primaire identifiable. Ce problème vient s'ajouter à la baisse considérable du trafic des sites Web d'information.

    Enfin, si les chatbots d'IA deviennent les principales sources d’information consultées, sans accès direct aux documents originaux, les internautes pourraient progressivement perdre l’habitude de confronter les sources, de lire dans le contexte, ou d’interpréter de façon critique les données. Le Web se transformerait alors en une interface de réponses simplifiées, certes pratiques, mais de plus en plus superficielles. Le Web tel qu'on le connaît pourrait disparaître.

    Et vous ?

    Partagez-vous le point de vue de l'avocate de Microsoft qui estime que personne ne veut vraiment d'un centre de données dans son jardin ?

    Est-ce que faire une telle déclaration revient à trahir son client ? Dans quelle mesure ?

    Les data centers peuvent-ils vraiment devenir « neutres en carbone » alors qu’ils reposent sur une consommation électrique toujours croissante ?

    L’industrie du cloud doit-elle être régulée comme les industries polluantes classiques, avec quotas d’énergie et taxes écologiques ?

    Les gouvernements doivent-ils continuer à subventionner les géants du cloud au nom du développement économique, malgré l’impact écologique ?

    Voir aussi :

    L'IA pourrait engloutir un quart de l'électricité produite aux États-Unis d'ici 2030 si elle ne se défait pas de sa grande dépendance à l'égard de l'énergie, affirme un cadre d'Arm Holdings

    Entre innovation et responsabilité écologique : l'IA générative nécessite d'énormes quantités d'énergie et d'eau, mais le réseau américain vieillissant n'est pas en mesure de supporter la charge

    Les entreprises ont tellement besoin de centres de données qu'elles les louent avant même qu'ils ne soient construits. La construction de centres de données atteint une hausse historique de 46 %
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  2. #2
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    500 milliard pour quelques centaines d'emplois ?

  3. #3
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    Bah ouais, quand il s'agit de payer des indemnités chômage ou des allocations CAF, les bénéficiaires sont des fainéants voleurs d'argent public mais quand c'est des multinationales qui vident les caisses de l'état, ce n'est pas du parasitisme, c'est pour le bien de tous.
    Chez nous c'est flagrant avec, par exemple, Dassault ou Lagardère (Bolloré). Les dirigeants critiquent volontiers l'état et les aides versées aux plus faibles mais se goinfrent dès qu'ils le peuvent.

    Rien de nouveau sous le soleil, peut importe où et quand on regarde.

  4. #4
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Les habitants des régions où des centres de données sont implantés se plaignent de ne pouvoir « boire de l’eau » en raison de la pollution, d’augmentation de factures d’électricité et d’autres aspects environnementaux.
    Je ne pensais pas que ça pouvait avoir des conséquences aussi importantes.

    Je ne connaissais pas le système, mais apparemment il y a une histoire de refroidissement évaporatif via des tours de refroidissement. Il y a des surfaces humides, de l'air chaud traverse, ça fait s'évaporer de l'eau.
    Un grand centre peut consommer 1 à 19 millions de litres par jour, équivalent à une ville de 30 000 à 50 000 habitants.
    Aux États-Unis les centre de données ont consommés 64 milliards de litres en 2023, et ça va potentiellement doublé ou quadruplé d'ici 2028.

    Ils devraient installer leur centre de données dans des endroits extrêmement froid.

  5. #5
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    Par défaut Les projets de centres de données pour l'IA se heurtent à une forte opposition de la part des communautés
    Les Big Tech qui cherchent à investir des milliards de $ dans des centres de données pour alimenter l'IA et le cloud computing perdent de plus en plus la bataille dans les communautés où les habitants s'y opposent

    Les entreprises technologiques et les développeurs qui cherchent à investir des milliards de dollars dans des centres de données toujours plus grands pour alimenter l'IA et le cloud computing perdent de plus en plus souvent la bataille dans les communautés où les gens ne veulent pas vivre à côté d'eux, ni même à proximité. Partout aux États-Unis, les communautés s'informent et apprennent les unes des autres sur leurs combats contre les projets de centres de données qui se multiplient rapidement en nombre et en taille pour répondre à une demande forte, les développeurs se diversifiant à la recherche de connexions plus rapides aux sources d'énergie.

    Au Michigan, un projet de centre de données à 7 milliards de dollars, soutenu par des puissants comme Trump ou des grands noms de la filière technologique, inquiète beaucoup les habitants locaux. Motifs : potentielle explosion de leurs factures d’énergie, pollution de l’eau et défiguration de leur contrée paisible. Ce n’est pas seulement une histoire locale : c’est aussi un combat plus large entre les citoyens modestes et l’élite politique et économique qui semble imposer ses choix. Le projet a même obtenu un demi-milliard en subventions fédérales, ce qui le rend encore plus controversé.

    Les projets de construction de centres de données à grande échelle constituent un secteur en pleine croissance et controversé aux États-Unis. La Silicon Valley et l'administration Trump misent l'ensemble de l'économie américaine sur la croissance continue de l'IA, une mission qui nécessitera des milliards de dollars d'investissements dans des centres de données et de nouvelles infrastructures énergétiques. Pour identifier ces milliers de centres de données disséminés sur le territoire, parfois bien identifiés, parfois presque invisibles, une équipe de chercheurs de l'institut de recherche à but non lucratif Epoch AI a utilisé des sources d'informations ouvertes pour cartographier la croissance des centres de données américains.

    Cette chasse aux data centers révèle les angles morts de la planification énergétique, les failles de la transparence industrielle et l’ampleur réelle des investissements consentis pour soutenir l’IA à grande échelle. La question centrale n’est pas seulement de savoir où sont ces infrastructures, mais pourquoi elles échappent à la visibilité. Une des raisons est la pression locale. Les data centers consomment énormément d’électricité et d’eau, tout en créant relativement peu d’emplois directs. Dans certaines régions, ils suscitent une opposition croissante de la part des habitants et des élus locaux. La discrétion devient alors un outil de gestion du risque politique.

    Pourtant, un nouveau rapport a montré que les entreprises technologiques et les développeurs qui cherchent à investir des milliards de dollars dans des centres de données toujours plus grands pour alimenter l'IA et le cloud computing perdent de plus en plus souvent la bataille dans les communautés où les gens ne veulent pas vivre à côté d'eux, ni même à proximité. Partout aux États-Unis, les communautés s'informent et apprennent les unes des autres sur leurs combats contre les projets de centres de données qui se multiplient rapidement en nombre et en taille pour répondre à une demande forte, les développeurs se diversifiant à la recherche de connexions plus rapides aux sources d'énergie.


    Dans de nombreux cas, les conseils municipaux tentent de déterminer si les centres de données, grands consommateurs d'énergie et d'eau, s'inscrivent dans leur cadre de zonage. Certains ont envisagé des dérogations ou ont tenté de rédiger de nouvelles ordonnances. D'autres n'ont pas de zonage. Mais à mesure que de plus en plus de personnes entendent parler de l'implantation d'un centre de données dans leur communauté, les réunions des conseils municipaux, autrefois tranquilles, dans les villes agricoles et les banlieues en pleine expansion, se déroulent désormais dans des salles bondées de résidents en colère qui font pression sur les élus locaux pour qu'ils rejettent les demandes. « Aimeriez-vous que cela soit construit dans votre jardin ? », a demandé Larry Shank aux superviseurs dans le canton d'East Vincent, en Pennsylvanie. « Car c'est littéralement là que cela va se passer, dans mon jardin. »

    Un nombre croissant de propositions sont rejetées, ce qui alarme les grandes entreprises technologiques, les promoteurs immobiliers, les compagnies d'électricité, les syndicats et bien d'autres acteurs du secteur des centres de données. Andy Cvengros, qui participe à la direction du département des centres de données chez le géant de l'immobilier commercial JLL, a recensé sept ou huit transactions sur lesquelles il a travaillé ces derniers mois et qui ont vu des opposants faire du porte-à-porte, distribuer des t-shirts ou placer des pancartes dans les jardins des gens. « Cela devient un énorme problème », a déclaré Cvengros.

    Data Center Watch, un projet de 10a Labs, un cabinet de conseil en sécurité IA, a déclaré constater une forte augmentation des perturbations communautaires, politiques et réglementaires dans le développement des centres de données. Rien qu'entre avril et juin, sa dernière période de référence, il a recensé 20 propositions d'une valeur de 98 milliards de dollars dans 11 États qui ont été bloquées ou retardées en raison de l'opposition locale et de la résistance au niveau de l'État. Cela représente les deux tiers des projets qu'il suivait.

    Certains groupes de défense de l'environnement et des consommateurs affirment recevoir des appels tous les jours et s'efforcent d'éduquer les communautés sur la manière de se protéger. « Je fais ce travail depuis 16 ans, j'ai participé à des centaines de campagnes, je dirais, et c'est de loin la plus grande opposition locale que j'ai jamais vue ici, dans l'Indiana », a déclaré Bryce Gustafson, de la Citizens Action Coalition, basée à Indianapolis. Dans le seul État de l'Indiana, Gustafson a recensé plus d'une douzaine de projets qui ont échoué dans leurs demandes de rezonage.

    Certaines personnes, mécontentes de la forte augmentation de leurs factures d'électricité, ont peu de patience envers les centres de données qui pourraient entraîner des hausses encore plus importantes. La perte d'espaces verts, de terres agricoles, de forêts ou du caractère rural est une préoccupation majeure. Il en va de même pour la détérioration de la qualité de vie, de la valeur des propriétés ou de la santé due au fonctionnement des générateurs diesel sur site ou au bourdonnement constant des serveurs. D'autres s'inquiètent de l'assèchement des puits et des aquifères.

    Les poursuites judiciaires se multiplient, dans les deux sens, pour déterminer si les gouvernements locaux ont enfreint leurs propres règles. Les grandes entreprises technologiques Microsoft, Google, Amazon et Facebook, qui dépensent collectivement des centaines de milliards de dollars dans des centres de données à travers le monde, n'ont pas répondu aux questions de l'Associated Press sur l'effet de la résistance des communautés.

    Microsoft a toutefois reconnu les difficultés. Dans un document déposé en octobre auprès de la SEC, elle a énuméré ses risques opérationnels, notamment « l'opposition des communautés, les moratoires locaux et les dissensions hyperlocales qui peuvent entraver ou retarder le développement des infrastructures ». Une avocate de Microsoft a même déclaré que « personne ne souhaite vraiment avoir un centre de données dans son jardin ». Elle a déclaré que « alors que les centres de données étaient auparavant construits loin des communautés, des quartiers et des zones plus urbaines, à mesure qu'ils s'installent dans ces zones, vous avez des voisins près de chez vous, et personne ne veut vraiment d'un centre de données dans son jardin ».

    Même avec le soutien de haut niveau des gouvernements des États et du gouvernement fédéral, la résistance a un impact. Maxx Kossof, vice-président des investissements chez le promoteur immobilier The Missner Group, basé à Chicago, a déclaré que les promoteurs, craignant de perdre la bataille du zonage, envisagent de vendre leurs propriétés une fois qu'ils ont obtenu une source d'énergie, une denrée très recherchée qui rend un projet beaucoup plus viable et intéressant.

    « Autant retirer ses jetons de la table », a déclaré Kossof. « Le problème, c'est que vous pourriez avoir l'électricité sur un site, mais que cela ne servirait à rien si vous n'obtenez pas le zonage. Vous pourriez ne pas obtenir le soutien de la communauté. » Certains acteurs du secteur sont frustrés, affirmant que les opposants répandent des mensonges sur les centres de données, tels que la pollution de l'eau et de l'air, et qu'il est difficile de les contrer.

    Néanmoins, les partisans des centres de données affirment qu'ils exhortent les promoteurs à dialoguer avec le public dès le début du processus, à mettre l'accent sur les avantages économiques, à semer la bonne volonté en soutenant les initiatives communautaires et à vanter les efforts visant à économiser l'eau et l'électricité et à protéger les contribuables. « C'est sans aucun doute une discussion que le secteur mène en interne : « Comment pouvons-nous mieux impliquer la communauté ? » », explique Dan Diorio, de la Data Center Coalition, une association professionnelle qui regroupe des grandes entreprises technologiques et des promoteurs.

    Cependant, convaincre les élus locaux ne signifie pas pour autant convaincre les habitants. Les promoteurs ont retiré un projet de l'ordre du jour d'octobre dans la banlieue de Charlotte, à Matthews, en Caroline du Nord, après que le maire John Higdon leur ait fait savoir qu'il serait rejeté à l'unanimité. Le projet aurait financé la moitié du budget de la ville et les promoteurs promettaient des caractéristiques respectueuses de l'environnement. Mais les réunions publiques ont fait salle comble et les e-mails, SMS et appels téléphoniques ont été massivement défavorables, « 999 contre 1 », a déclaré Higdon. Si le conseil municipal l'avait approuvé, « toutes les personnes qui auraient voté pour ne seraient plus en fonction », a déclaré le maire. « C'est certain. »

    À Hermantown, une banlieue de Duluth, dans le Minnesota, un projet de campus de centres de données plusieurs fois plus grand que le Mall of America est en suspens en raison de contestations quant à l'adéquation de l'étude environnementale réalisée par la ville. Les habitants se sont retrouvés grâce aux réseaux sociaux et ont appris à s'organiser, à manifester, à faire du porte-à-porte et à faire passer leur message.

    Ils se sont sentis trahis et trompés lorsqu'ils ont découvert que les responsables de l'État, du comté, de la ville et des services publics étaient au courant du projet depuis un an avant que la ville ne publie, en réponse à une demande d'accès aux documents publics déposée par le Minnesota Center for Environmental Advocacy, des e-mails internes qui le confirmaient. « C'est le secret. Le secret rend les gens fous », a déclaré Jonathan Thornton, un agent immobilier qui habite en face du site.

    Des documents révélant l'ampleur du projet ont été rendus publics quelques jours avant le vote municipal sur le rezonage en octobre. Mortenson, qui développe le projet pour une entreprise du Fortune 50 dont il n'a pas révélé le nom, affirme qu'il envisage des modifications en fonction des commentaires du public et qu'« une plus grande implication de la communauté est appropriée ». Rebecca Gramdorf l'a appris dans un article du journal de Duluth et s'est immédiatement inquiétée que cela signe la fin de sa ferme maraîchère de 2,5 hectares. Elle a trouvé d'autres opposants en ligne, a commandé 100 pancartes et s'est préparée à lutter. « Je ne pense pas que ce combat soit terminé », a déclaré Gramdorf.

    L'intelligence artificielle (IA) fait désormais partie intégrante de notre quotidien, mais son utilisation croissante a engendré un coût climatique énorme. Selon Jon Ippolito, professeur à l'université du Maine, une instruction générative (prompt) complexe consommerait jusq'à 210 fois plus d'énergie qu'une recherche Google sans IA, et une vidéo IA de 3 secondes consommerait 15 000 fois plus d'énergie. Alors que la demande en IA augmente, les experts avertissent que cette technologie met à rude épreuve les réseaux électriques, intensifie les risques climatiques et soulève des questions sur l'utilisation durable de cette technologie.

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'appétit énergétique des centres de données pour l'IA force la relance des vieilles centrales à charbon à forte intensité carbone, ce qui compromet les objectifs climatiques des entreprises technologiques

    Les centres de données cloud d'Amazon AWS liés à des "cancers rares et des fausses couches", après que la hausse des besoins en eau d'Amazon a augmenté les taux de nitrate dans l'eau potable du comté de Morrow

    « Les centres de données dans l'espace sont une idée catastrophique, horrible et mauvaise. Ils ne fonctionneront pas », affirme un ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA
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  6. #6
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    Par défaut Microsoft révélé comme étant la société à l'origine du projet controversé de centre de données au Michigan
    Microsoft s'est identifié comme étant la société mystérieuse à l'origine d'un projet de centre de données dans une région du Michigan où les habitants se sont opposés à un tel développement.

    Microsoft a déclaré être intéressé par la construction d'un centre de données sur un site situé à côté d'une autoroute fédérale à l'extérieur de Grand Rapids, dans le Michigan. En décembre, les responsables de l'urbanisme ont reporté une audience sur le projet après qu'une foule importante s'est rassemblée, bien que Microsoft n'ait pas été nommé à ce moment-là. « Nous nous présentons aujourd'hui car nous avons constaté que la communauté souhaitait obtenir plus d'informations sur le projet », a déclaré Microsoft dans une lettre publiée par la municipalité de Lowell Charter Township.

    Au Michigan, un projet de centre de données à 7 milliards de dollars, soutenu par des puissants comme Trump ou des grands noms de la filière technologique, inquiète beaucoup les habitants locaux. Motifs : potentielle explosion de leurs factures d’énergie, pollution de l’eau et défiguration de leur contrée paisible. Ce n’est pas seulement une histoire locale : c’est aussi un combat plus large entre les citoyens modestes et l’élite politique et économique qui semble imposer ses choix. Le projet a même obtenu un demi-milliard en subventions fédérales, ce qui le rend encore plus controversé.

    Récemment, Microsoft s'est identifié comme l'entreprise mystérieuse à l'origine d'un projet de centre de données dans une région du Michigan où les habitants s'opposent à un tel développement. L'équipe chargée de l'infrastructure cloud de Microsoft a été citée dans une lettre publiée par la municipalité de Lowell Charter Township comme étant l'entreprise intéressée par un terrain d'environ 96 hectares situé à côté de l'autoroute Interstate 96. La municipalité, qui compte environ 6 500 habitants, est située à 32 km au sud-est de Grand Rapids.

    Cette lettre fait suite à plusieurs semaines de spéculations sur l'identité du partenaire du promoteur Franklin Partners dans ce projet controversé. Franklin, basé dans l'Illinois, avait précédemment déclaré travailler avec une entreprise nationale basée aux États-Unis pour construire un centre de données sur ce terrain.

    En décembre, les habitants se sont rassemblés en masse lors d'une réunion de la commission d'urbanisme, où une audience publique sur le projet de rezonage était à l'ordre du jour, ce qui a conduit au report de l'événement. Un rapport a révélé qu'un chef d'entreprise de Grand Rapids était apparu déguisé en Mr. Peanut et brandissait une pancarte sur laquelle était écrit « C'est dingue ».

    Certains habitants de la région ont déclaré que la municipalité allait trop vite dans le rezonage du terrain, étant donné le manque de clarté sur des questions telles que les besoins énergétiques pour faire fonctionner l'installation. Quelques jours après l'annulation de la réunion, les responsables locaux ont déclaré qu'ils suspendaient temporairement le projet.

    « Nous nous présentons aujourd'hui car nous avons constaté que la communauté souhaitait obtenir plus d'informations sur la proposition, et nous pensons qu'il est important d'être transparents sur nos intentions pour l'avenir », a déclaré Microsoft. « Nous avons demandé au vendeur de suspendre le processus de rezonage afin que nous puissions passer du temps avec la communauté au début de l'année et lui faire part de nos projets à long terme avant de poursuivre. »

    Microsoft devrait presque doubler la taille de son portefeuille de centres de données au cours des deux prochaines années, a déclaré le PDG Satya Nadella aux analystes en octobre. L'entreprise fait partie d'un groupe de poids lourds du secteur, comprenant Amazon, Google, Meta, Oracle, OpenAI et xAI d'Elon Musk, qui se précipitent pour mettre en place des centres de données équipés de processeurs graphiques Nvidia et d'autres infrastructures nécessaires au fonctionnement de puissants modèles d'intelligence artificielle et de charges de travail.

    Les mégacapitalisations technologiques engagent collectivement des centaines de milliards de dollars par an en dépenses d'investissement, ce qui fait craindre qu'elles ne alimentent une nouvelle bulle industrielle. Les services publics de certains marchés américains ont déclaré qu'ils ne seraient pas en mesure de fournir l'énergie nécessaire à ces centres de données prévus, ce qui a rendu le choix des sites plus difficile. Les résidents vivant à proximité des sites des installations proposées ont fait pression, invoquant toute une série de préoccupations.

    La consommation d'eau est l'un des principaux problèmes. La municipalité du Michigan a déclaré avoir conclu un accord avec la ville voisine de Lowell afin de fournir une solution pour augmenter « la capacité de la centrale sans coût supplémentaire pour les contribuables ». Consumers Energy, un service public desservant des millions d'habitants du Michigan, a déclaré que les centres de données n'entraîneraient pas d'augmentation des tarifs d'électricité.

    Le terrain situé dans le Covenant Business Park de la commune est classé en zone industrielle à aménagement planifié et est resté inoccupé, en partie à cause du manque d'eau et de services d'égouts. Le conseil municipal devra approuver le changement de zonage en zone industrielle légère pour que le projet puisse avancer. Selon la commune, ce projet entraînerait un investissement de 500 millions à 1 milliard de dollars sur une période de trois à cinq ans. La commission d'urbanisme doit se réunir à nouveau le 12 janvier.

    Les entreprises technologiques et les développeurs qui cherchent à investir des milliards de dollars dans des centres de données toujours plus grands pour alimenter l'IA et le cloud computing perdent de plus en plus souvent la bataille dans les communautés où les gens ne veulent pas vivre à côté d'eux, ni même à proximité. Partout aux États-Unis, les communautés s'informent et apprennent les unes des autres sur leurs combats contre les projets de centres de données qui se multiplient rapidement en nombre et en taille pour répondre à une demande forte, les développeurs se diversifiant à la recherche de connexions plus rapides aux sources d'énergie.

    Un autre exemple : l'administration Trump a demandé à une autre centrale à charbon de rester ouverte, ordonnant cette fois-ci aux propriétaires d'une unité de production d'électricité du Colorado de la maintenir en service au-delà de sa date de fermeture. Les propriétaires de la centrale devront réparer une vanne défectueuse qui a mis hors service l'unité 1 de 446 mégawatts de la centrale électrique le 19 décembre. Cependant, les responsables du Colorado ont critiqué la décision de l'administration Trump, la qualifiant de préjudiciable pour les consommateurs d'électricité.

    Source : Microsoft

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Avocate de Microsoft : « Personne ne veut vraiment d'un centre de données dans son jardin », elle fait écho aux préoccupations de communautés en réponse aux projets de centres de données financés par Microsoft

    Microsoft prévoit de construire 50 à 100 nouveaux centres de données chaque année et propose une expérience immersive pour montrer comment fonctionne un centre de données Microsoft « typique »

    « Je ne peux pas boire l'eau » : comment l'essor des centres de données pour l'IA pollue les nappes phréatiques, rend l'eau impropre à la consommation et met à rude épreuve les réseaux électriques
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  7. #7
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    En résumé: microsoft a tellement une bonne image que la société cache son identité quand elle lance un projet...

    C'est marrant, j'ai toujours cru qu'annoncer le développement d'un nouveau site relevait pour une entreprise d'une information qu'il fallait valoriser parce que cela prouvait sa réussite financière...

  8. #8
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    j'ai toujours cru
    Ben non, les gens sont pas content qu'en une entreprise construit :
    - une ferme au 5 000 porcs (élevage industriel)
    - une centrale au fioul ou au charbon
    - une décharge
    - une station d'épuration
    - une usine chimique
    - un foyer pour migrant
    - un centre de détention
    Le pire étant un parc éolien, là il faut vite partir en perdant d'argent puisque ça a du fortement faire baisser le prix de l'immobilier.

    Un centre de données ça fout la merde au niveau de l'eau et de l'électricité donc ce n'est pas cool.
    Ça doit faire chier de payer le kWh plus cher à cause d'un centre de données.
    Les pénuries d'eau ne doivent pas être top non plus.

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