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Écologie Discussion :

SpaceX veut lancer un million de satellites pour les centres de données d'IA

  1. #41
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    Citation Envoyé par DevTroglodyte Voir le message
    Pour l'instant les datacenters dans l'espace, c'est complètement con
    Certes, mais le PDG de Google semble y croire.

    https://x.com/sundarpichai/status/1985754323813605423
    Our TPUs are headed to space!

    Inspired by our history of moonshots, from quantum computing to autonomous driving, Project Suncatcher is exploring how we could one day build scalable ML compute systems in space, harnessing more of the sun’s power (which emits more power than 100 trillion times humanity’s total electricity production).

    Like any moonshot, it’s going to require us to solve a lot of complex engineering challenges. Early research shows our Trillium-generation TPUs (our tensor processing units, purpose-built for AI) survived without damage when tested in a particle accelerator to simulate low-earth orbit levels of radiation. However, significant challenges still remain like thermal management and on-orbit system reliability.

    More testing and breakthroughs will be needed as we count down to launch two prototype satellites with @planet by early 2027, our next milestone of many. Excited for us to be a part of all the innovation happening in (this) space!
    Tensor Processing Unit
    Un Tensor Processing Unit (TPU, unité de traitement de tenseur) est un circuit intégré développé par Google pour accélérer les systèmes d'intelligence artificielle par réseaux de neurones. À la différence d'un GPU (Graphics processing unit), ce circuit intégré ne contient pas de fonction pour le rendu graphique, mais uniquement des unités de calcul optimisées pour le calcul tensoriel sur un grand volume de données.
    Apparemment 2 satellites prototypes seront envoyés en 2027.
    Donc il faut attendre 2028 et regarder où en sera le projet à ce moment là.

    Il existe des milliers de satellites en orbite qui sont équipés de panneaux solaires pour alimenter un ordinateur de bord. Ben là c'est un peu pareil.
    J'ai demandé à Grok pour rigoler :

    Pourquoi des panneaux solaires + TPU ?
    • Alimentation :
      Les satellites seront 100 % solaires, avec des panneaux optimisés pour un ensoleillement quasi-constant. Cela évite les contraintes énergétiques terrestres (réseaux électriques, eau de refroidissement). Les TPU, qui consomment beaucoup pour l'entraînement d'IA, seront refroidis par le vide spatial (éliminant 40 % des coûts de refroidissement au sol).
    • Tests prévus : Résistance aux radiations cosmiques (les TPU ont été testés pour 5 ans d'exposition équivalente), liens laser optiques à 1,6 Tbps pour interconnecter les satellites, et latence milliseconde dans un cluster de 81 satellites (vision à long terme).
    • Économie : Avec les coûts de lancement en baisse (merci SpaceX), Google vise une parité coût avec les data centers terrestres d'ici 2035, pour répondre à l'explosion de la demande en compute IA.
    Là ça semble stupide de s'ajouter autant de contraintes pour rien, mais vous verrez dans le futur.
    Il y aura peut-être des constellations de satellites Google.

    1. Chute drastique des coûts de lancement :
      • Actuellement, lancer un kg en orbite coûte 1 500-2 900 $/kg (via SpaceX ou Rocket Lab).
      • Projection : Moins de 200 $/kg d'ici mi-2030s, grâce à la "courbe d'apprentissage" des fusées réutilisables (Starship de SpaceX, etc.). Cela rend le lancement aussi abordable que l'énergie pour un data center terrestre (570-3 000 $/kW/an).
      • Impact sur la durée de vie : Un satellite de 5 ans coûte ~200 $/kW/an en lancement amorti. Au-delà, c'est rentable si la constellation produit plus de valeur (compute IA) que les remplacements.

    2. Production d'énergie solaire 8x supérieure :
      • En orbite sun-synchrone (aurore-crépuscule), les panneaux captent le Soleil quasi-continûment (pas de nuit ni d'atmosphère), générant 8 fois plus d'énergie qu'au sol.
      • Résultat : Un satellite produit plus de kWh sur sa vie que son coût de lancement. Le Soleil émet 100 trillions de fois la consommation électrique humaine – l'espace en exploite une fraction infime, mais scalable à l'infini sans terres ni eau.

    3. Refroidissement gratuit et économies opérationnelles :
      • Le vide spatial offre un refroidissement radiatif passif (COP ~25 vs. 2-3 au sol), éliminant 40 % des coûts de data centers terrestres (eau, électricité pour clim).
      • Pas de contraintes terrestres : zéro terrain (les data centers IA pourraient consommer 81 GW aux US d'ici 2030, équivalent à tout le Texas), zéro émissions locales.

    4. Modularité et scalabilité des constellations :
      • Pas de méga-satellites : Des clusters de 81 petits satellites (formation de 1 km, latence ms) interconnectés par lasers optiques (1,6 Tbps déjà testé en labo).
      • Remplacement sélectif : Quand un satellite "meurt" (fin de vie), on en lance un nouveau sans arrêter le cluster. Les TPUs Trillium ont survécu à 5 ans d'exposition radiative simulée (15x les besoins).
      • Échelle : Une constellation de milliers pourrait atteindre des térawatts de compute IA, pour des revenus via Google Cloud (entraînement de modèles, inférence).
    Il faudra remplacer les satellites régulièrement, mais ce que font plusieurs entreprises aujourd'hui.

  2. #42
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Avec nos connaissances actuelles c'est impossible, mais peut-être que des découvertes seront faites dans le futur.
    Bon après ce serait un sacré coup de bol de faire une découverte sur les lois de la physique qui nous arrange pour une application spécifique...
    Et rien ne prouve qu'on ne découvrira pas comment faire des kaméhaméha et communiquer avec les esprits. Mais les loi fondamentales de la physique actuelles sont plus que éprouvées et sont à la base de toutes les découvertes des deux siècles derniers.
    Oui, il y a encore des chercheurs qui essaient de les mettre en défaut et s'ils y arrivent tant mieux, mais faire des plans sur la comète qui parient la dessus est plus que hasardeux.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Dans la version officielle, sur la lune, il doit y avoir un morceau de module lunaire Apollo (Étage de descente) qui doit avoir une masse de 2050 kg, et qui est là-bas depuis 1969-1971.
    Apparemment il y a une histoire de "Odysseus", une entreprise privée veut déposer un objet de 15 ou 16 tonnes sur la lune.
    C'est quoi le rapport avec la choucroute ? A part quelque complotistes, tout le monde sait qu'on peut aller dans l'espace, sur la Lune, sur Mars, et même au delà. La question est : est-ce que ça a un intérêt pour un data-center alors qu'il peut très facilement fonctionner sur terre.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Tesla bosse sur des robots.
    SpaceX bosse sur des fusées.
    The Boring Company bosse sur du forage.
    C'est fou cette fixation sur Elon. Il faut reconnaître que Space X a un certain succès dans le spatial, mais plein de sociétés font des robots et des foreuses (ce qui n'a rien a voir avec le schmilblick d'ailleurs) bien mieux que celles de Musk.
    Même si le Starship représente une vraie opportunité de réduire le coût du lancement, mettre une charge en orbite aura toujours un coût minimum incompressible dû aux lois de la physique et les autres problèmes comme le refroidissement persistent.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Si des grosses entreprises bossent là dessus et qu'elles en parlent c'est quelles ont déjà réfléchit à tous ces problèmes.
    Des entreprises qui annoncent n'importe quoi et engagent des millions sans savoir si ça va donner quelque chose, j'irais pas jusqu'à dire que c'est la norme, mais c'est pas vraiment rare.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Elles ont déjà pris en compte des milliers de scénarios que vous ne serez jamais capable d'imaginer. Parce qu'il y a des gens qui sont spécialistes dans le domaine qui bossent sur le sujet à plein temps.
    En effet il y en a énormément de gens qui travaillent sur ces sujet, principalement dans les agence spatiales, et pas beaucoup chez les GAFAM. Donc quand je vois où en est l'état de l'art sur ces sujets, il y a de quoi être très prudent.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Si des entreprises parlent de ça, c'est qu'elles pensent que c'est possible. Et si elles pensent que c'est possible c'est parce qu'elles ont demandés à des spécialistes.
    Sinon ça n'aurait aucun sens.
    C'est techniquement possible, sans aucun doute : n'importe quel satellite en orbite actuellement contient un ordinateur et de quoi communiquer ses résultats à la terre. La question, c'est de savoir si ça a un intérêt comparé a des calculs faits entièrement sur terre, et de ce qu'on sait actuellement, il y a vraiment de quoi en douter.

  3. #43
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    La conclusion du débat est que c'est peut-être faisable mais cela a-t-il un réel intérêt ?

    Avantages : économie à terme de ressources terrestre, surtout l'eau.

    Inconvénients : pour l'objectif à remplir, demande un investissement en ressources financières comme naturelles sans commune mesure avec la même chose sur Terre

    Conclusion : le jeu en vaut-il la chandelle ?

    Dans l'état actuel de nos connaissances scientifiques et techniques, non. Pour moi, on ne devrait pas dépasser le stade du projet de laboratoire pour rester dans la rationalité. Ensuite, toujours à mon avis, pour rendre le projet réaliste, il faudrait d'abord investir dans la recherche pour trouver des moyens plus avantageux d'exploiter les datacenters terrestres (miniaturisation des composants, source d'énergie plus stable que le renouvelable comme la fusion ou l'énergie noire, etc...) avant de peut-être transposer les résultats de cette recherche à l'espace, et encore ses contraintes restent presque rédhibitoires pour rester rationnel et réaliste. Et surtout, qu'apporte un datacenter à l'humanité ? Alors un datacenter dans l'espace ? Donc plusieurs ? Construire des datacenters pour le plaisir de construire des dataceneters, cela reste stupide. Et on en revient à l'IA et son apport pour l'humanité. Dans l'immédiat, c'est loin d'être rentable pour une gourmandise en ressources inégalée et un retour sur investissement négatif dans l'essentiel des cas qui ont abouti à un résultat, 5% jusqu'à maintenant.

    Ainsi, un datacenter dans l'espace présente l'avantage d'économiser les ressources terrestres à terme mais avec des technos encore hypothétiques ou pas encore au point pour une techno qu'on ne maîtrise pas et qui est largement déficitaire financièrement et naturellement. Cela répond à une logique qui n'est pas la mienne basée sur le bien commun de l'humanité. Et donc de son environnement entre autre mais aussi de sa survie.
    Dernière modification par Invité ; 09/12/2025 à 16h04.

  4. #44
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    Par défaut Elon Musk promeut activement les centres de données dans l'espace via Starlink et Starship de SpaceX
    Elon Musk promeut activement les centres de données dans l'espace via Starlink et Starship de SpaceX, promettant un calcul IA efficace grâce à l'énergie solaire et une faible latence

    Elon Musk intensifie ses efforts pour promouvoir les centres de données dans l'espace grâce à Starlink et Starship de SpaceX, présentant l'informatique orbitale comme comme une véritable révolution pour l'intelligence artificielle (IA) et la connectivité mondiale. Grâce au réseau satellitaire Starlink et au système de lancement Starship, le PDG de SpaceX affirme que les infrastructures alimentées à l'énergie solaire en orbite pourraient permettre un calcul IA plus efficace et à faible latence. Cette démarche intervient dans un contexte de concurrence croissante de la part de rivaux tels que Blue Origin, alors que des spéculations entourent le financement d'une future introduction en bourse de SpaceX.

    L’idée de construire des infrastructures orbitales d'IA n’est pas nouvelle et va bien au-delà du seul cadre de SpaceX. Récemment, plusieurs personnalités influentes du secteur technologique, dont Elon Musk, Sundar Pichai, PDG d'Alphabet, et Jeff Bezos, ancien PDG d'Amazon, ont évoqué la possibilité d'installer des centres de données dans l'espace pour les charges de travail d'IA. Ces infrastructures seraient alimentées en énergie solaire de manière permanente et permettraient de contourner les contraintes réglementaires et environnementales terrestres. Une approche qui semble techniquement envisageable selon certaines études de l'Union européenne.

    Elon Reeve Musk est un homme d'affaires et entrepreneur connu pour diriger la société spatiale SpaceX et la société automobile Tesla, Inc. Il est également propriétaire de X Corp, la société qui exploite la plateforme de médias sociaux X (anciennement Twitter), et a participé à la création de The Boring Company, xAI, Neuralink et OpenAI. Elon Musk est la personne la plus riche au monde depuis 2021 ; en octobre 2025, Forbes estimait sa fortune à environ 500 milliards de dollars.

    Elon Musk n'a jamais été du genre à reculer devant les visions audacieuses, mais sa récente série de commentaires sur le déploiement de centres de données dans l'espace marque un changement notable dans son discours public. Au cours des dernières semaines, le PDG de SpaceX s'est exprimé sur les réseaux sociaux et dans des interviews pour défendre l'idée d'une infrastructure informatique orbitale, la présentant comme un élément révolutionnaire pour l'IA et la connectivité mondiale. Cette vague de rhétorique coïncide avec l'intérêt croissant des géants de la technologie pour les solutions extraterrestres visant à répondre aux besoins croissants de la Terre en matière de données, sous l'impulsion de la croissance explosive des modèles d'IA qui nécessitent une puissance de calcul immense.


    L'enthousiasme d'Elon Musk n'est pas isolé. Des rapports indiquent que des concurrents tels que Blue Origin, dirigé par Jeff Bezos, explorent également des concepts similaires, transformant ce qui relevait autrefois de la science-fiction en une nouvelle frontière potentielle pour l'industrie. Selon un article récent publié dans The Information, les déclarations amplifiées d'Elon Musk sur les centres de données dans l'espace pourraient découler d'un positionnement stratégique dans le cadre des plans ambitieux de SpaceX, notamment une introduction en bourse prévue. L'article suggère que des personnalités éminentes du monde de la technologie semblent se faire écho sur ce sujet, ce qui soulève des questions quant à une campagne de promotion coordonnée ou à une véritable convergence en matière d'innovation.

    Au cœur de l'argumentaire d'Elon Musk se trouve la promesse d'une efficacité inégalée. En plaçant des centres de données en orbite, les entreprises pourraient tirer parti de l'énergie solaire abondante, réduire la latence grâce aux réseaux satellitaires et échapper aux contraintes terrestres liées au terrain, aux réseaux électriques et aux réglementations environnementales. Musk a déclaré publiquement sur X que la mise à l'échelle des satellites V3 de Starlink pourrait constituer l'épine dorsale de tels systèmes, offrant potentiellement des débits de plusieurs gigabits avec des délais minimaux. Cela s'inscrit dans la tendance générale du secteur, où la formation de l'IA, très gourmande en énergie, repousse les limites des infrastructures terrestres.

    Les fondements technologiques prennent forme

    La constellation Starlink de SpaceX, qui est déjà le plus grand réseau satellitaire au monde, offre une plateforme prête à l'emploi pour cette évolution. Elon Musk a souligné que les satellites V3 de nouvelle génération, dont le lancement est prévu à bord de la fusée Starship, pourraient être « mis à l'échelle » pour prendre en charge les fonctions des centres de données. Musk a affirmé que ces satellites, équipés de liaisons laser à haut débit, permettraient l'informatique orbitale d'ici début 2026, en supposant que le développement de Starship se poursuive comme prévu. Cet optimisme repose sur la capacité de Starship à déployer des dizaines de ces satellites plus grands par lancement, un exploit qui pourrait réduire considérablement les coûts.

    Au-delà de SpaceX, d'autres acteurs mènent des efforts parallèles. Starcloud, soutenu par Nvidia, a récemment fait la une des journaux en formant le premier modèle d'IA dans l'espace à bord de son satellite Starcloud-1, qui utilise le modèle Gemma de Google. Cette avancée majeure démontre la faisabilité du traitement orbital de l'IA, qui permet d'affiner les modèles dans l'espace et de renvoyer les résultats vers la Terre. Ces développements soulignent le potentiel des systèmes basés dans l'espace pour traiter les « flux binaires » générés par l'IA de manière plus efficace que les alternatives terrestres.

    Les publications d'Elon Musk sur X soulignent les avantages en termes de latence, soulignant que la lumière se déplace plus rapidement dans le vide que dans la fibre optique, ce qui pourrait réduire les délais globaux à moins de 10 millisecondes. Il envisage des orbites héliosynchrones pour une énergie solaire constante, permettant aux satellites de générer plus de 100 kilowatts s'ils sont optimisés. Il ne s'agit pas là de simples spéculations : SpaceX exploite déjà plus de satellites que le reste du monde réuni, ce qui lui confère un avantage considérable en termes d'expertise de déploiement.

    Pressions concurrentielles et dynamique du marché

    La rivalité avec Jeff Bezos ajoute de l'intrigue à la campagne médiatique menée par Elon Musk. Blue Origin serait en train de développer sa propre technologie de centre de données orbital, Bezos prédisant que les installations dans l'espace dépasseront les serveurs terrestres en termes de performances d'ici quelques décennies. Cette rivalité est présentée comme une course spatiale acharnée, dans laquelle les deux milliardaires lèvent les yeux vers le ciel pour résoudre la crise énergétique de l'IA. Les commentaires de Musk pourraient être une attaque préventive, d'autant plus que SpaceX se prépare à une éventuelle introduction en bourse en 2026, avec pour objectif une valorisation de 1 500 milliards de dollars.

    Les motivations financières occupent une place prépondérante. Plusieurs rapports suggèrent que l'introduction en bourse pourrait financer ces ambitions orbitales, Elon Musk ayant confirmé sur les réseaux sociaux que les recettes serviraient à soutenir les centres de données dans l'espace. Cela intervient alors que les grandes entreprises technologiques se tournent vers l'espace, comme en témoigne le projet Suncatcher d'Alphabet, qui explore les infrastructures orbitales d'IA. Le bulletin d'information d'ARK Invest, dans son numéro 487, examine comment de tels projets pourraient augmenter de manière exponentielle la puissance de calcul, les plans de SpaceX complétant les efforts de Nvidia et d'autres entreprises.

    Les détracteurs remettent toutefois en question les délais et les risques. Starship en est encore au stade du prototype, et les centres de données orbitaux sont confrontés à des obstacles tels que la gestion thermique dans le vide et la vulnérabilité aux débris spatiaux. Les publications d'Elon Musk sur X reconnaissent la nécessité d'améliorations radicales des fusées pour rendre ce projet viable, ce qui rejoint son objectif de longue date d'une vie multiplanétaire. Pourtant, les avantages potentiels sont immenses : l'énergie solaire infinie pourrait alimenter l'IA à des échelles impossibles sur Terre, où les centres de données consomment déjà d'énormes quantités d'électricité.

    Implications stratégiques pour l'IA et la connectivité

    La vision d'Elon Musk va au-delà du matériel informatique et touche à l'impact sociétal. Il affirme que l'informatique orbitale sera « le moyen le moins coûteux de générer des flux binaires d'IA » d'ici trois ans, dépassant la croissance terrestre. Cela pourrait démocratiser l'accès à l'IA, en particulier dans les régions mal desservies. Par exemple, Starlink a déjà connecté des écoles et des hôpitaux en Afrique, comme l'a souligné Musk sur X, ce qui pourrait sortir des millions de personnes de la pauvreté grâce à un accès Internet fiable. L'extension aux centres de données pourrait amplifier ce phénomène, en permettant des applications d'IA en temps réel dans des zones reculées sans investissements massifs dans les infrastructures.

    L'intégration des capacités de connexion directe aux téléphones portables de Starlink ajoute une autre dimension. Elon Musk a annoncé l'achèvement de la première constellation de ce type, offrant 10 mégabits par faisceau à des téléphones non modifiés situés dans des endroits isolés. Les futures itérations promettent une bande passante plus élevée, alliant connectivité et informatique. Selon Elon Musk, cela pourrait transformer les activités spatiales, de l'assemblage autonome aux vastes panneaux solaires.

    Les experts du secteur considèrent cela comme un tournant décisif. L'IA nécessitant toujours plus d'énergie (selon les projections, les centres de données pourraient consommer 8 % de l'électricité américaine d'ici 2030), l'espace offre une alternative durable. En mettant l'accent sur le soleil comme « réacteur à fusion gratuit », Elon Musk critique les efforts de fusion sur Terre et prône la création de fermes solaires orbitales capables de retransmettre efficacement l'énergie ou les données.

    Défis et évolutions générales du secteur

    Malgré l'engouement suscité par ce projet, les obstacles techniques restent considérables. Le déploiement et la maintenance de centres de données orbitaux nécessitent des avancées en matière de robotique pour l'assemblage et la réparation, ainsi qu'une cybersécurité robuste contre les rayonnements cosmiques et les piratages potentiels. Les commentaires d'Elon Musk sur les usines lunaires et les propulseurs de masse laissent entrevoir des projets encore plus ambitieux, comme la production d'énergie à l'échelle du térawatt, mais ceux-ci ne verront pas le jour avant plusieurs années.

    Par ailleurs, la concurrence ne se limite pas à Jeff Bezos ; des start-ups comme Starcloud valident leurs concepts avec le soutien de Nvidia, en formant des modèles en orbite afin de contourner les limites énergétiques de la Terre. Des rapports mettent en évidence la rivalité entre milliardaires, mais une participation plus large suggère un domaine en pleine maturation. L'avance de SpaceX en termes de nombre de satellites lui confère une position favorable, mais des obstacles réglementaires, tels que les traités spatiaux internationaux, pourraient compliquer les déploiements.

    L'intérêt soudain d'Elon Musk pourrait également être lié à ses ambitions martiennes. Les analystes soulignent que les risques liés à l'introduction en bourse sont amplifiés par ces objectifs extraterrestres, qui mettent en balance la stabilité des revenus de Starlink et les projets spéculatifs. Les investisseurs doivent peser le pour et le contre entre l'attrait de la domination orbitale et les incertitudes liées à la mise en œuvre.

    La promesse technologique d'une informatique orbitale à grande échelle suscite en outre de vives réserves au sein de la communauté scientifique. Un ancien scientifique de l'agence spatiale américaine estime en effet que les centres de données dans l'espace sont « une idée absolument catastrophique qui n'a vraiment aucun sens ». Selon l'expert, ces installations se heurtent à des obstacles majeurs, comme une production électrique insuffisante, des défis complexes de régulation thermique ou encore l'exposition des composants électroniques aux rayonnements.

    « Les centres de données dans l'espace sont une idée catastrophique, horrible et mauvaise. Ils ne fonctionneront pas », a déclaré l'ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA.

    Source : The Information

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative d'Elon Musk pertinente et cohérente ?

    Voir aussi :


    Les datacenters dans l'espace sont-ils une bonne ou mauvaise idée ? Une étude de l'UE conclut que c'est réalisable comme Microsoft avec son projet de centre de données sous-marins avant de l'abandonner

    Les GPU H100 de Nvidia s'envolent vers l'espace : Crusoe et Starcloud sont les pionniers des centres de données cloud alimentés par l'énergie solaire et basés dans l'espace
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  5. #45
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  6. #46
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    Enfin il faut lui reconnaitre que c'est celui qui a le meilleur atout dans sa manche pour que ça arrive. Le Starship est en théorie l'outil idéal pour réduire le coup de la tonne en orbite et enchaîner rapidement les lancements. Pour le coup c'est pas étonnant qu'il soutienne ça, il y serait probablement le premier gagnant.
    Maintenant reste à voir si c'est possible de résoudre tous les autres problème pour rendre ça rentable. Pour le moment j'ai plus qu'un doute.

  7. #47
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    En lisant cette source avec attention, j'ai découvert que Thales Alenia Space était maître d"œuvre d'une solution incluant Airbus et HPE. Pour un projet à horizon 2050.

    @Uther même si Space X serait le grand gagnant, entre faire une fusée et un réseau de satellites à large bande, il y a comme un palier à franchir avec un datacenter dans l'espace. Donc je doute largement aussi de tous ces projets qui arrivent.
    Dernière modification par Invité ; 16/12/2025 à 20h24.

  8. #48
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    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Trouvez-vous cette initiative d'Elon Musk pertinente et cohérente ?
    Disons qu'il aurait tort de s'en priver.

    Ce sera sans doute un flop pas rentable mais il a quelques pigeons milliardaires qui ont tellement les fesses chaudes avec leurs mauvais investissements dans OpenIA et consorts, qu'ils sont prêt à tout promettre aux actionnaires, y compris des datacenters dans l'espace, pour ne pas faire descendre la hype.

  9. #49
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    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Blue Origin serait en train de développer sa propre technologie de centre de données orbital, Bezos prédisant que les installations dans l'espace dépasseront les serveurs terrestres en termes de performances d'ici quelques décennies.
    Le gars pense que ça peut être rentable parce qu'il y a de l'énergie solaire en permanence.

    Bezos' Blue Origin working on orbital data center technology, WSJ reports
    Amazon (AMZN.O), opens new tab founder Bezos in October predicted that gigawatt-scale data centers would be built in space within the next 10 to 20 years and that continuously available solar energy meant they would eventually outperform those based on Earth.
    "We will be able to beat the cost of terrestrial data centers in space in the next couple of decades," Bezos said at the time. "These giant training clusters ... will be better built in space, because we have solar power there, 24/7. There are no clouds and no rain, no weather."
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  10. #50
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    il evite de parler du probleme de refroidissement qui est un cauchemar dans le vide... ainsi que les couts de maintenance.
    l'energie solaire infini? mais on la sur terre , pas besoin d'aller dans l'espace, et a des couts bien moindre.
    c'est surtout un nouveau levier pour ramener le maxi de fric de la part d'investisseurs (gogos)...
    Ca ne sortira jamais

  11. #51
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    Le beurre, l'argent du beurre et ...
    Ca promeut SpaceX, Starlink et Grok simultanément.
    Le tout pour récupérer des subventions qu'il utilisera pour autre chose.
    C'est pour ça qu'il est plus riche que nous :
    Il ment effrontément mais les gens le croient et payent pour espérer que ça arrive.

  12. #52
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Le gars pense que ça peut être rentable parce qu'il y a de l'énergie solaire en permanence.
    Et surtout qu'il profite des dizaines de milliards des commandes du gouvernement américain!!!

    Pour rappel, quand Musk nous parle du développement de son lanceur permettant d'atteindre Mars, il oublie de dire que c'est financer par les contrats de la Nasa qui l'a mandaté pour faire un lanceur permettant de retourner sur la lune!!!

    Idem pour toutes les activités de SpaceX, sans les mandats étatiques, SpaceX n'existerait tout simplement pas!

  13. #53
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    Citation Envoyé par diamondsoftware Voir le message
    il evite de parler du probleme de refroidissement qui est un cauchemar dans le vide... ainsi que les couts de maintenance.
    C'est encore pire...

    Il n'y a pas qu'un problème de refroidissement, un objet dans l'espace subit des températures allant du zéro absolu (environ -270 °C) à +150 °C quand l'objet est exposé au Soleil (je vous laisse imaginer quelles sont les conséquences avec la dilatation des matériaux).

    Mieux encore, quels sont les conséquences du vide spatial? Dégazage des assemblages mécaniques (Eviter les trous de vis borgnes, sinon c'est la catastrophe), soudure à froid avec des couples de matériaux qu'il ne faut pas mettre en contact sous peine de voir les 2 matériaux se souder sous la contrainte du vide, etc

  14. #54
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Et surtout qu'il
    Ouais enfin là je parlais de Jeff Bezos.
    Les médias se concentrent sur Space X, mais il y a Blue Origin et d'autres entreprises qui veulent aussi faire une constellation de satellites. (Google (Project Suncatcher), Aetherflux, Starcloud, etc)

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Idem pour toutes les activités de SpaceX, sans les mandats étatiques, SpaceX n'existerait tout simplement pas!
    Grâce à SpaceX il est beaucoup moins cher de mettre un satellite en orbite aujourd'hui.
    SpaceX innove plus rapidement que la NASA.
    Quelque part c'est mieux de donner de l'argent SpaceX qu'à la NASA.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    un objet dans l'espace subit des températures allant du zéro absolu (environ -270 °C) à +150 °C quand l'objet est exposé au Soleil
    Les gars doivent connaître, ce ne sera pas le premier satellite mis en orbite.

    Pour gérer la température des autres satellites :
    • Méthodes passives (les plus courantes, sans énergie) :
      • Isolation multi-couches (MLI) : Couvertures en fines couches de mylar ou kapton aluminisé qui réfléchissent le rayonnement solaire et réduisent les pertes vers l'espace froid.
      • Revêtements thermo-optiques : Peintures blanches ou miroirs pour réfléchir le Soleil (faible absorption) et faces noires pour mieux rayonner la chaleur interne.
      • Radiateurs : Panneaux dédiés (souvent orientés loin du Soleil) qui évacuent la chaleur par rayonnement infrarouge.
      • Tubes de chaleur (heat pipes) : Transfèrent la chaleur des zones chaudes vers les radiateurs sans pièces mobiles.
      • Matériaux à changement de phase (PCM) : Absorbent la chaleur en fondant/refroidissant pour lisser les pics.

    • Méthodes actives (si besoin, consomment de l'énergie) :
      • Chauffages électriques (contrôlés par thermostats) pour les phases froides.
      • Volets (louvers) qui s'ouvrent/ferment pour ajuster la radiation.
      • Pompes à fluide pour circuler un coolant (rare sur petits satellites).
    Pour les satellites de centre de données :
    Le défi thermique est plus grand car ces systèmes génèrent beaucoup plus de chaleur interne (comme un data center classique). La dissipation se fait toujours par rayonnement (pas de convection), ce qui nécessite de grands radiateurs ou des designs avancés. C'est techniquement faisable (des prototypes sont prévus dès 2027), mais ça augmente la taille, la masse et la complexité des satellites – d'où les critiques sur la viabilité à grande échelle. Les satellites classiques n'ont pas ce niveau de puissance dissipée, donc c'est plus facile pour eux.
    En orbite basse, ça doit alterner : 45 minutes au soleil à +120°C et 45 minutes à l'ombre à -170°C.
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  15. #55
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Ouais enfin là je parlais de Jeff Bezos.
    Les médias se concentrent sur Space X, mais il y a Blue Origin et d'autres entreprises qui veulent aussi faire une constellation de satellites. (Google (Project Suncatcher), Aetherflux, Starcloud, etc)
    Blue Origin de Bezos fonctionne très exactement sur le même business model que SpaceX, Blue Origin a d'ailleurs proposé sa solution à la Nasa pour retourner sur la Lune et elle a perdu l'appel d'offre face à SpaceX.

    Mais Bezos n'a pas tout perdu: Dans un 2ème temps, la Nasa a attribué à Blue Origin un contrat de 3,4 milliards de dollars en mai 2023 pour développer l'atterrisseur lunaire Blue Moon pour la mission habitée Artemis 5 afin de disposer d'une alternative à SpaceX

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Grâce à SpaceX il est beaucoup moins cher de mettre un satellite en orbite aujourd'hui.
    SpaceX innove plus rapidement que la NASA.
    Quelque part c'est mieux de donner de l'argent SpaceX qu'à la NASA.
    C'est faux! SpaceX a simplement engagé du personnel issu des 10 000 employés de la Nasa qui ont été licenciés quand le programme de la navette spatiale a été abandonné. SpaceX a donc récupéré les connaissances de la Nasa...

  16. #56
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Il n'y a pas qu'un problème de refroidissement, un objet dans l'espace subit des températures allant du zéro absolu (environ -270 °C) à +150 °C quand l'objet est exposé au Soleil (je vous laisse imaginer quelles sont les conséquences avec la dilatation des matériaux).
    Alors oui il y a des problème de refroidissement dans l'espace, mais c'est surtout dû au vide spatial. Les températures, même extrêmes, n'ont pas de sens s'il n'y a rien pour les transmettre. On sait réguler la température des satellites et de l'ISS sans soucis, le problème c'est que les datacenter chauffent a un niveau incomparable avec le matériel et l'équipage de l'ISS. Faire un système de refroidissent a l'échelle avec les technologies que l'on connait va être hors de prix

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Mieux encore, quels sont les conséquences du vide spatial? Dégazage des assemblages mécaniques (Eviter les trous de vis borgnes, sinon c'est la catastrophe), soudure à froid avec des couples de matériaux qu'il ne faut pas mettre en contact sous peine de voir les 2 matériaux se souder sous la contrainte du vide, etc
    Là encore, pas de doute qu'on arrive a gérer la technique, on sait faire marcher des ordinateurs dans l'espace depuis toujours, c'est pas des problèmes nouveaux.
    Par contre vu le coût de mettre tout ça sur orbite, même si SpaceX arrive encore a faire tomber les coûts, j'ai du mal a croire que ça puisse être rentable.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Grâce à SpaceX il est beaucoup moins cher de mettre un satellite en orbite aujourd'hui.
    SpaceX innove plus rapidement que la NASA.
    Quelque part c'est mieux de donner de l'argent SpaceX qu'à la NASA.
    Alors c'est vrai que SpaceX a quelques beaux succès à son actif, particulièrement au niveau du prix de la tonne en orbite et de la cadence de lancement. mais il faut arrêter de le prendre pour l'apha et l'oméga du spatial.
    Au vu de l'avancée actuelle du spatial, la Chine est clairement partie pour devancer les USA sur la Lune.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Les gars doivent connaître, ce ne sera pas le premier satellite mis en orbite.
    Sauf qu'un centre de données, ça chauffe dans des proportions absolument pas comparables à un satellite classique. Parmi tout ce que tu cites la seule chose qui a un sens pour dissiper la chaleur interne produite pas les serveurs, c'est les radiateurs. Ils devraient être juste gigantesque et feraient là encore exploser le coût.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Blue Origin de Bezos fonctionne très exactement sur le même business model que SpaceX,
    Blue Origin a quand même une méthode de développement de ses véhicules spatiaux un peu plus classique que Space X qui fonctionne énormément par prototypage.

  17. #57
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    Par défaut SpaceX demande l'autorisation de la FCC pour mettre en orbite 1 million de satellites pour centres de données
    SpaceX d'Elon Musk demande l'autorisation de la FCC pour mettre en orbite 1 million de satellites pour centres de données alimentés à l'énergie solaire, "moins coûteux et plus respectueux de l'environnement"

    SpaceX, la société spatiale d'Elon Musk, a sollicité l'autorisation de la Commission fédérale des communications (FCC) pour mettre en orbite une constellation d'un million de satellites alimentés à l'énergie solaire et destinés à des centres de données d'intelligence artificielle (IA). Cette initiative, qui viserait à réduire le coût et l'empreinte environnementale des centres de données, intervient alors que la demande en infrastructures d'IA est en plein essor. Elle fait également suite à des rumeurs selon lesquelles SpaceX et xAI, la société d'IA d'Elon Musk, seraient en pourparlers en vue d'une fusion avant une introduction en bourse attendue cette année. Cette opération permettrait à Elon Musk d'accélérer ses projets de transfert de la capacité de calcul vers l'espace, alors que la concurrence dans le domaine de l'IA s'intensifie avec Google, Meta et OpenAI.

    Elon Reeve Musk est un homme d'affaires et entrepreneur connu pour diriger Tesla, SpaceX, X (anciennement Twitter) et xAI. Musk est la personne la plus riche au monde depuis 2021. En janvier 2026, Forbes estimait sa fortune à environ 788 milliards de dollars.

    Elon Musk promeut activement l'idée de centres de données dans l'espace, s'appuyant sur le réseau Starlink et le système de lancement Starship pour déplacer une partie de la capacité de calcul hors de la Terre. Selon le dirigeant de SpaceX, l'informatique orbitale constituerait une véritable révolution pour l'IA et la connectivité mondiale. Des infrastructures alimentées par l’énergie solaire dans l’espace permettraient d’améliorer l’efficacité du calcul pour l’IA, tout en réduisant la latence et la dépendance aux ressources terrestres.

    La Commission fédérale des communications (FCC) est une agence du gouvernement fédéral américain qui réglemente les communications par radio, télévision, câble, Internet, Wi-Fi, satellite et câble à travers les États-Unis. La FCC exerce sa compétence dans les domaines de l'accès au haut débit, de la concurrence loyale, de l'utilisation des fréquences radio, de la responsabilité des médias, de la sécurité publique et de la sécurité intérieure.

    Selon un document déposé auprès de la FCC, SpaceX, la société d'Elon Musk, souhaite lancer une constellation d'un million de satellites qui orbiteront autour de la Terre et exploiteront l'énergie solaire pour alimenter des centres de données d'IA.

    Le document a été publié le vendredi 30 janvier 2026, un jour après qu'il ait été révélé que SpaceX et xAI, la société d'Elon Musk, seraient en pourparlers en vue d'une fusion avant une introduction en bourse très médiatisée prévue cette année. Cette fusion donnerait un nouvel élan aux efforts de SpaceX pour lancer des centres de données en orbite, alors que Musk se bat pour la suprématie dans la course à l'IA qui s'intensifie rapidement contre les entreprises technologiques Google, Meta et OpenAI.


    Les centres de données constituent l'épine dorsale physique de l'IA et nécessitent d'énormes quantités d'énergie.

    « En exploitant directement l'énergie solaire quasi constante, avec des coûts d'exploitation et de maintenance réduits, ces satellites permettront de réaliser des économies substantielles et d'améliorer considérablement l'efficacité énergétique, tout en réduisant de manière significative l'impact environnemental associé aux centres de données terrestres », indique le dossier déposé auprès de la FCC. Elon Musk devra obtenir l'accord de l'autorité de régulation des télécommunications pour poursuivre son projet.

    Même s'il est peu probable que SpaceX mette en orbite un million de satellites, alors qu'il n'en existe actuellement que 15 000, les opérateurs de satellites demandent parfois l'autorisation de déployer un nombre de satellites supérieur à celui qu'ils prévoient, afin de bénéficier d'une plus grande flexibilité dans la conception. SpaceX a ainsi demandé l'autorisation de déployer 42 000 satellites Starlink avant de commencer la mise en place du système. Ce réseau en pleine expansion compte actuellement environ 9 500 satellites en orbite.

    La demande de SpaceX mise fortement sur la réduction des coûts de Starship, la fusée réutilisable de nouvelle génération que la société est en train de développer.

    « Heureusement, le développement de lanceurs entièrement réutilisables comme Starship, capables de mettre en orbite des millions de tonnes de masse par an lorsqu'ils sont lancés à un rythme soutenu, signifie que la capacité de traitement en orbite peut atteindre une échelle et une vitesse sans précédent par rapport aux constructions terrestres, avec un impact environnemental considérablement réduit », a déclaré SpaceX.

    Starship a effectué 11 lancements d'essai depuis 2023. Elon Musk prévoit que la fusée, qui est cruciale pour l'expansion de Starlink avec des satellites plus puissants, mettra ses premières charges utiles en orbite cette année.

    La vision d'Elon Musk d'une capacité de calcul déportée en orbite suscite toutefois de vives critiques au sein de la communauté scientifique et technique. Un ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA, qui se présente sous le pseudonyme de Taranis, qualifie l’idée de centres de données spatiaux d'« idée catastrophique qui n'a vraiment aucun sens », malgré l’enthousiasme affiché par certains milliardaires de la tech.

    Selon le scientifique, la production d’électricité disponible en orbite resterait insuffisante pour alimenter des infrastructures de calcul intensif, tandis que la régulation thermique poserait des défis bien plus complexes que sur Terre. À cela s’ajoutent les effets délétères des rayonnements spatiaux sur les composants électroniques, qui compromettraient la fiabilité et la durabilité des systèmes. Autant de contraintes qui, à ses yeux, rendent les centres de données spatiaux inenvisageables à court et moyen terme.

    Source : Demande de SpaceX auprès de la FCC

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de SpaceX crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    SpaceX a reçu l'autorisation US pour lancer 7 500 satellites Starlink de deuxième génération supplémentaires, portant le nombre total de satellites Gen2 autorisés à 15 000, y compris ceux déjà approuvés

    Elon Musk contrôle désormais les deux tiers des satellites avec le lancement du 10 000e Starlink par la dernière fusée Falcon 9, l'homme le plus riche sur Terre est également le plus puissant dans l'espace

    Le ciel ne nous tombe pas sur la tête, mais les satellites Starlink, oui. Un à deux satellites Starlink retombent chaque jour sur Terre, ce qui pourrait affecter la capacité du réseau Internet d'Elon Musk
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  18. #58
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    Selon le scientifique, la production d’électricité disponible en orbite resterait insuffisante pour alimenter des infrastructures de calcul intensif, tandis que la régulation thermique poserait des défis bien plus complexes que sur Terre. À cela s’ajoutent les effets délétères des rayonnements spatiaux sur les composants électroniques, qui compromettraient la fiabilité et la durabilité des systèmes. Autant de contraintes qui, à ses yeux, rendent les centres de données spatiaux inenvisageables à court et moyen terme.
    Des grosses entreprises veulent dépenser des milliards pour utiliser des satellites comme centre de données.
    Qu'elles essaient de le faire et on verra bien ce que ça donne.
    Seront-elles capables de surmonter tous les obstacles techniques ? Est-ce que ce sera réellement rentable ?

    Si ça fonctionne, les centre de données consommeront moins d'eau et moins d’électricité sur terre

    Perso je ne suis pas fan du concept d'avoir à remplacer régulièrement les satellites d'une constellation de satellites.
    Mais d'un autre côté il y a tellement de gens qui disent que c'est impossible que j’espère qu'elles arriveront à gérer les histoires d'énergie, de température, de radiation, etc, puis qu'elles disent "Alors vous voyez que c'était possible !".

    Tu ne paies pas l'énergie, tu ne paies pas le loyer, tu ne paies pas le refroidissement, il y a moyen que ce soit rentable.
    D'un autre côté, il faut relever des défis techniques puis mettre des milliers de satellites en orbite et les remplacer parce que certains seront mort au bout de 5 ans.

    De toute façon, ça ne sert à rien de discuter, elles essaieront de faire leur truc peu importe ce que l'on pense.
    Si elles échouent, elle n'auront perdu que des milliards de dollars et du temps... Ce ne sera pas l’événement le plus grave du siècle...
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  19. #59
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    moins coûteux et plus respectueux de l'environnement
    Il passe sous silence le coût économique et énergétique de tels satellites.
    Il passe sous silence l'impact environnemental de l'extraction des matières premières pour fabriquer ces satellites.

    Et ça c'est sans même évoquer que ces fameux satellites, au bout de 5 ans, tombent et brûlent dans l'atmosphère, ajoutant dedans bon nombre de choses qui ne devrait pas s'y trouver.

  20. #60
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    Par défaut Elon Musk affirme qu'au cours des 36 prochains mois, l'endroit le moins cher pour déployer l'IA sera l'espace
    « D'ici à 2031, la capacité de calcul IA ajoutée chaque année dans l'espace dépassera le total cumulé sur Terre », affirme Elon Musk
    mais ce calendrier est jugé irréaliste et l'idée suscite le scepticisme

    Elon Musk veut mettre en orbite un million de satellites destinés à des centres de données. Il a déclaré que l'espace est la clé de voûte énergétique du progrès de l'IA : une source quasi illimitée et à bas coût pour soutenir sa croissance. Dans une sortie récente, Elon Musk a déclaré qu'au cours des 36 prochains mois, l'endroit le moins cher pour déployer l'IA sera l'espace. Il a prédit que d'ici à 2031, la capacité de calcul ajoutée chaque année dans l’espace dépassera le total cumulé sur Terre, bousculant ainsi le marché des centres de données terrestres, estimé à 1 000 milliards de dollars. Mais ce calendrier est considéré comme une prédiction audacieuse d'Elon Musk.

    Auparavant, lorsque l'industrie parlait du goulot d'étranglement de la puissance de calcul, elle se concentrait sur la capacité de production des puces. Mais Elon Musk a souligné que ce qui limite réellement le développement à grande échelle de l'IA, ce ne sont pas les GPU, mais l'électricité. Pour lancer le cluster Colossus, il a dû construire une centrale électrique à travers plusieurs États et xAI a même envisagé de fabriquer lui-même les composants clés.

    Le cluster Colossus 2 est équipé de 330 000 puces GB300. D'après Elon Musk, pour les faire fonctionner toutes, y compris les équipements réseau, les processeurs, le stockage, les systèmes de refroidissement et l'alimentation de secours, une capacité totale de production d'électricité de 1 gigawatt est nécessaire.

    La capacité de production de puces s'améliore, mais l'approvisionnement en électricité stagne ou évolue très peu. Selon Elon Musk, « la solution ne se trouve pas sur Terre, mais dans l'espace ». Dans un épisode du podcast Cheeky Pint animé par Patrick Collison, cofondateur de Stripe, Elon Musk a exposé ses arguments en faveur de la migration de l'informatique vers l'espace. « Il est plus difficile de se développer au sol que dans l'espace, a-t-il déclaré.

    Elon Musk a déclaré que l'énergie solaire spatiale présente deux avantages : « elle fonctionne à pleine puissance 24H/24, sans nuages ni atmosphère pour bloquer la lumière du soleil », ce qui augmente l'intensité lumineuse de 30 %. Et elle ne nécessite pas de batteries. « Un panneau solaire donné vous fournira environ cinq fois plus d'énergie dans l'espace qu'au sol, il est donc en réalité beaucoup moins coûteux de le faire dans l'espace », a-t-il ajouté.

    Elon Musk veut plus de puissance de calcul en orbite que sur Terre

    Elon Musk a poursuivi : « les panneaux solaires chinois coûtent déjà seulement 0,25 dollar par watt. Dans l'espace, le rendement énergétique est cinq fois supérieur à celui au sol, et le coût des batteries est réduit. Au total, le coût par kilowattheure est dix fois moins élevé qu'au sol ». Selon lui, il n'y a pas de cycles d'autorisation, de goulots d'étranglement au niveau des équipements, de défis en matière de coordination du réseau ou de refroidissement.


    Quand cela pourra-t-il se réaliser ? Elon Musk a déclaré que d'ici à 36 mois, l'espace deviendra l'endroit le moins cher pour déployer l'IA. C'est la première étape. Dans cinq ans, la puissance de calcul d'IA placée en orbite chaque année dépassera le total cumulé de toute la puissance de calcul sur Terre. À partir de là, l'espace deviendra le principal champ de bataille pour la concurrence en matière de puissance de calcul pour cette technologie en plein essor.

    SpaceX veut construire une constellation d'un million de satellites pour le calcul. Avec l'approbation probable de la FCC et un calendrier prévoyant une mise en service en 2028, la question n'est pas de savoir si Elon Musk est sérieux, mais ce pari est réaliste. Il prévoit que d'ici à cinq ans, l'augmentation annuelle de la puissance de calcul spatiale atteindra des centaines de gigawatts. Qu'est-ce que cela signifie ? Prenons l'exemple de 100 gigawatts.

    • cela nécessite 100 millions de puces (en supposant que chaque puce consomme 1 kilowatt) ;
    • cela nécessite des panneaux solaires et des radiateurs correspondants ;
    • cela nécessite 10 000 lancements de Starship (calculés sur la base d'une charge utile de 100 à 150 tonnes à chaque fois).


    Pour illustrer : la consommation moyenne d'électricité aux États-Unis est de 500 gigawatts. Lancer 200 gigawatts dans l'espace par an équivaut à ajouter la consommation totale d'électricité des États-Unis tous les deux ans et demi. Elon Musk a déclaré que SpaceX se préparait à effectuer 10 000 à 30 000 lancements par an, et que cette capacité de transport pouvait prendre en charge une augmentation annuelle de plusieurs centaines de gigawatts.

    Le raisonnement d'Elon Musk souffre en effet de plusieurs limites

    L'affirmation d'Elon Musk concernant l'efficacité solaire est techniquement exacte : sans aucune interférence atmosphérique et avec une exposition au soleil 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, les panneaux solaires orbitaux génèrent effectivement beaucoup plus d'énergie. Mais Dwarkesh Patel, également invité sur le podcast, a contesté le raisonnement logique qui consiste à passer de « plus d'énergie par panneau » à « fonctionnement global moins coûteux ».

    Le milliardaire a pris un grand raccourci qui laisser de côté de nombreux défis à relever. L'énergie n'est qu'un élément parmi d'autres dans l'économie des centres de données, et l'énergie solaire n'est qu'un moyen parmi d'autres de la produire. De plus, le coût du lancement du matériel en orbite, de son entretien dans l'environnement spatial hostile et du remplacement des composants défectueux pourrait réduire à néant les économies d'énergie réalisées.

    Le problème de maintenance des composants électroniques, surtout des GPU, est particulièrement épineux. Lorsque les GPU tombent en panne pendant l'entraînement des modèles d'IA, ce qui arrive régulièrement dans les grands clusters de calcul, les centres de données au sol peuvent les remplacer en quelques heures. En orbite, la maintenance est fondamentalement différente, ce que le milliardaire n'a pas entièrement abordé dans son raisonnement.

    Mais rien de tout cela n'a tempéré l'enthousiasme d'Elon Musk ni son calendrier. Il considère 2028 comme le point d'inflexion où les centres de données orbitaux deviendront économiquement supérieurs aux centres terrestres. « Vous pouvez me croire sur parole, dans 36 mois, mais probablement plutôt dans 30 mois, l'endroit le plus intéressant économiquement pour installer l'IA sera l'espace », a-t-il déclaré à Patrick Collison et Dwarkesh Patel.

    Le défi de l'alimentation : pourquoi l'énergie solaire ne suffit pas

    Un ancien scientifique de la NASA a déclaré que les centres de données dans l'espace sont « une idée absolument catastrophique qui n'a vraiment aucun sens ». Le spécialiste en électronique a expliqué que les centres de données spatiaux ne sont pas pratiques pour plusieurs raisons : une production d'électricité insuffisante, des problèmes complexes de régulation thermique, ainsi que les effets néfastes des rayonnements sur les composants électroniques.

    Même si l’espace paraît offrir un avantage en énergie, ce n’est pas suffisant pour alimenter un centre de données gigantesque. Il a donné l’exemple des panneaux solaires de la Station spatiale internationale (ISS), qui - malgré une surface immense (environ 2 500 m²) - produisent un peu plus de 200 kW au maximum.

    En prenant comme référence le NVIDIA H200, la consommation électrique par GPU est de l'ordre de 0,7 kW par puce. En pratique, en comptant les pertes, un GPU H200 pourrait consommer environ 1 kW. Le spécialiste en électronique spatiale affirme qu'avec ces chiffres, une installation de la taille de l’ISS pourrait alimenter à peu près 200 GPU H200, ce qui est dérisoire par rapport aux centres de données modernes (des dizaines de milliers de GPU).

    Conclusion : « pour égaler la puissance de calcul d’un seul centre de données terrestre, il faudrait lancer des centaines voire des milliers de satellites de la taille de l’ISS, ce qui rend le projet irréaliste ». L'expert affirme également que les générateurs thermiques à radio-isotopes (RTG) ne seront pas d'une grande aide.

    Le refroidissement dans le vide spatial : un cauchemar thermique

    L'expert affirme que l'idée selon laquelle « il fait froid dans l’espace » est trompeuse. Dans le vide, il n’y a ni air ni convection. « Refroidir ne serait-ce qu'un seul GPU H200 serait un véritable cauchemar. Il est évident qu'un dissipateur thermique et un ventilateur ne suffiraient pas », affirme l'ancien ingénieur de la NASA. Dans ce cas, il estime que la chaleur devrait être transférée vers un panneau radiateur qui doit diffuser la chaleur dans l'espace.

    Le système de contrôle thermique actif (ATCS) de l'ISS est un exemple de ce type de système de contrôle thermique. Il utilise un circuit de refroidissement à l'ammoniac et un grand système de panneaux radiateurs thermiques. Sa limite de dissipation est de 16 kW, soit environ 16 GPU H200, un peu plus que l'équivalent d'un quart d'un rack au sol. Le système de panneaux radiateurs thermiques mesure 13,6 m x 3,12 m, soit environ 42,5 mètres carrés.

    Si nous prenons 200 kW comme référence et supposons que toute cette puissance sera fournie aux GPU, nous aurions besoin d'un système 12,5 fois plus grand, soit environ 531 mètres carrés, soit environ 2,6 fois la taille du panneau solaire correspondant. « Il s'agirait alors d'un satellite très grand, dépassant largement la superficie de l'ISS, le tout pour l'équivalent de trois racks de serveurs standard sur Terre », explique l'ancien spécialiste de NASA.

    La radiation spatiale : un ennemi mortel pour les puces modernes

    En supposant que les entreprises puissent à la fois alimenter et refroidir leurs appareils électroniques dans l'espace, elles sont confrontées à un autre problème : la tolérance aux rayonnements. Si vous vous trouvez en orbite terrestre basse (LEO), vous êtes à l'intérieur de la ceinture de radiation interne, où la dose de rayonnement est similaire à celle subie par les avions volant à haute altitude : supérieure à celle d'un avion de ligne, mais pas dramatique.

    Plus loin, en orbite moyenne (MEO), où se trouvent les satellites GPS, ceux-ci ne sont pas protégés par les ceintures de Van Allen. En dehors des ceintures, vous êtes essentiellement dans l'espace lointain (les détails varient en fonction de votre proximité avec le Soleil, mais les principes sont similaires).

    Les processeurs (GPU, TPU, etc.) actuels sont extrêmement sensibles aux radiations, qui provoquent des erreurs et d'importantes défaillances électroniques telles que des perturbations ponctuelles et des verrouillages, ce qui a un impact critique sur la fiabilité du matériel informatique standard des centres de données. D'après l'auteur, l'industrie technologique pourrait construire des puces durcies pour l’espace, mais cela l'exposerait à un autre problème.

    Les composants électroniques existants qui résistent aux conditions spatiales sont optimisés pour une faible consommation d'énergie et une fiabilité extrême plutôt que pour leurs performances, ce qui contraste fortement avec les exigences de puissance élevée et de haute densité des calculs IA modernes.

    Les défis liés à la communication avec les serveurs dans l'espace

    La plupart des satellites communiquent avec le sol via des ondes radio. Il est difficile d’obtenir un débit fiable bien supérieur à environ 1 Gb/s. Il compare ce chiffre avec les communications internes d’un rack de serveurs sur Terre, où des interconnexions de 100 Gb/s sont considérées comme minimales. Sans une communication très haut débit, les centres de données déployés dans l'espace ne pourraient pas servir efficacement les usages modernes.

    Même si on résout l’alimentation et le refroidissement, les défis liés à la liaison de données rendent le projet beaucoup moins viable. « Je suppose que c'est tout à fait possible si vous le souhaitez vraiment, mais je pense avoir démontré ci-dessus que cela serait tout d'abord extrêmement difficile à réaliser, disproportionnellement coûteux par rapport aux centres de données terrestres, et offrirait au mieux des performances médiocres », a souligné l'auteur.

    L'IA dans l'espace : scepticisme sur le calendrier et la faisabilité

    Elon Musk a annoncé le 2 février la fusion de deux de ses entreprises phares : la société de fusée SpaceX et la startup xAI. Cette prend tout son sens si l'on prévoit de lancer une infrastructure informatique en orbite. C'est le genre d'intégration verticale qui rendrait même Jeff Bezos jaloux. Elon Musk a déclaré que cette transaction accélèrera les plans de conquête spatiale de SpaceX et le déploiement de centres de données destinés à l'inférence de l'IA.

    Mais une vision interplanétaire grandiose n'est pas la même chose qu'un plan d'affaires réaliste, surtout s'il doit être mis en œuvre dans les 36 mois. L'infrastructure n'est pas prête. Fusionner une entreprise d'IA et une entreprise de fusées ne permet pas d'accélérer la rotation de la Terre.

    Même en supposant que tous les lancements de fusées de SpaceX battent des records et soient couronnés de succès, mettre de la masse en orbite reste encore très coûteux. Lancer dans l'espace l'équipement nécessaire à un centre de données complet, avec protection contre les radiations, gestion thermique, tolérance aux pannes et redondance, n'est pas quelque chose qui peut être fait à un coût abordable dans un délai aussi court.

    Cela suppose aussi une maintenance et des mises à niveau nulles. Les centres terrestres remplacent les GPU défectueux comme de vieilles ampoules. Là-haut, votre seul espoir réside dans la maintenance robotisée ou des tonnes de redondance. Les coûts peuvent grimper de façon exponentielle.

    La question des débris spatiaux se pose également. La mise en orbite basse de milliers de satellites informatiques pourrait provoquer une cascade de collisions. SpaceX domine déjà le trafic orbital. La mise en place d'un deuxième réseau orbital de clusters pour l'IA pourrait susciter une forte opposition environnementale, même sans danger constant de collision. De plus, la multiplication des mégaconstellation menace gravement l'astronomie.

    Les centres de données spatiaux seront-ils un jour une réalité ?

    Elon Musk s'attend à ce que les centres de données en orbite deviennent moins coûteux que les centres de données terrestres d'ici à 2028. Mais les sceptiques noteront que les prédictions d'Elon Musk ont donné des résultats mitigés. La conduite entièrement autonome est perpétuellement « pour l'année prochaine » depuis environ une décennie. Elon Musk et Tesla ont finalement redéfini la notion « conduite autonome », avec des ambitions plus modérées.

    Selon certains critiques enthousiastes, à long terme, les centres de données spatiaux pourraient être une excellente option. Ils pourraient soulager la pression sur les réseaux électriques, éviter les conflits liés au zonage et se développer à l'échelle mondiale sans faire bouillir les sources d'eau locales.

    La physique n'est pas impossible, mais les équations se traduisent par une ingénierie complexe, difficile et coûteuse. Trois ans pour mettre en place un centre de données fonctionnel en orbite, cela ne semble pas sérieux. La question devrait être posée aux vrais ingénieurs travaillant dans le domaine de la conception d'infrastructures spatiales. Mais admettre ses erreurs et renoncer à ses rêves grandioses ne sont pas des habitudes chez Elon Musk.

    Conclusion

    La construction de centre de données dans l'espace n'est pas juste une idée de science-fiction : de nombreuses entreprises clés (Google, Starcloud, SpaceX, etc.) étudient très sérieusement la possibilité de déployer des clusters de calcul dans l'espace afin d'exploiter efficacement l'énergie solaire et de réduire potentiellement les coûts liés aux centres de données. Cette approche leur permettrait également de contourner les réglementations sur Terre.

    Mais pour l'instant, il est beaucoup plus coûteux d'installer un centre de données dans l'espace que, par exemple, dans la Data Center Valley en Virginie, où la demande en électricité pourrait doubler au cours de la prochaine décennie si elle n'est pas réglementée. Et tant que rester sur Terre restera moins coûteux, les entreprises motivées par le profit privilégieront l'expansion des centres de données terrestres, au risque d'épuiser les ressources naturelles.

    Par ailleurs, de nombreux signaux d'alarme suscitent des craintes relatives à une bulle spéculative autour de l'IA. Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA. Nvidia entretient une économie circulaire dans le secteur de l'IA, où quelques entreprises financent mutuellement leur croissance. L'éclatement de la bulle pourrait avoir des conséquences désastreuses.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Les centres de données spatiaux sont-ils une idée réaliste ? Pourquoi ?
    Que pensez-vous du calendrier d'Elon Musk sur le lancement des centres de données spatiaux ?
    L'ancien ingénieur de NASA affirme que les centres de données spatiaux ne seront pas pratiques. Qu'en pensez-vous ?
    Les défis soulignés par l'ancien ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA sont-ils surmontables par l'industrie ?

    Voir aussi

    « Les centres de données dans l'espace sont une idée catastrophique, horrible et mauvaise. Ils ne fonctionneront pas », affirme un ancien spécialiste en électronique spatiale de la NASA

    SpaceX d'Elon Musk demande l'autorisation de la FCC pour mettre en orbite 1 million de satellites pour centres de données alimentés à l'énergie solaire, "moins coûteux et plus respectueux de l'environnement"

    SpaceX acquiert la startup xAI, spécialisée dans l'IA, avant son éventuelle introduction en bourse. Elon Musk indique que l'acquisition ouvrira la voie au déploiement de centres de données en orbite

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