A l’époque, ce qu’on appelait le sang pur, c’était le sang des nobles qui, seuls, pouvaient prétendre au Pouvoir et à des fonctions d’officiers dans l’armée. Lors de la Révolution, et notamment de l’attaque des autrichiens, les nobles se sont enfuis et ne restaient donc que des « Sangs impurs » (Républicains), par opposition au « Sang pur » (royaliste). Au cri de la « Patrie est en danger », c’étaient des gens du peuple qui prenaient les armes pour combattre l’envahisseur et qui étaient disposés à verser leur sang pour la liberté.
Et les sillons sont des tranchées creusées un peu partout dans la campagne et les champs, lors des sanglantes batailles.
« Qu’un sang impur abreuve nos sillons » signifie donc que c’est notre « Sang impur » à NOUS, le peuple, qui nourrira nos terres.
En aucun cas il ne s’agit du sang de l’ennemi.
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