Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #21
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    mars 2013
    Messages
    4 405
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : mars 2013
    Messages : 4 405
    Points : 115 859
    Points
    115 859

    Par défaut Chris Hughes, cofondateur de Facebook, appelle au démantèlement du réseau social

    Chris Hughes, cofondateur de Facebook, appelle au démantèlement du réseau social,
    « je suis outré que la focalisation de Mark sur la croissance l’ait conduit à sacrifier la sécurité au bénéfice des clics »

    Dans un éditorial publié dans le New York Times, l’un des cofondateurs de Facebook a appelé à la dissolution du réseau social. Chris Hughes, qui a aidé Mark Zuckerberg à lancer Facebook de son dortoir à Harvard il y a 15 ans, a déclaré que la Federal Trade Commission devrait annuler l'acquisition de WhatsApp et Instagram par Facebook afin de créer une concurrence accrue sur les marchés des médias sociaux et de la messagerie.

    Hughes a co-fondé Facebook en 2004 à Harvard avec Zuckerberg et Dustin Moskovitz. Il a quitté Facebook en 2007 et a déclaré dans un article de LinkedIn qu'il avait gagné un demi-milliard de dollars pour ses trois années de travail.

    « Cela fait 15 ans que j'ai cofondé Facebook à Harvard et je n’ai plus travaillé pour la société depuis une décennie. Mais je ressens un sentiment de colère et de responsabilité », a déclaré Hughes dans l'article du New York Times.

    Hughes avance l'argument économique selon lequel Facebook est en situation de monopole, ce qui a limité la concurrence et freiné l'innovation. Il est impossible pour les utilisateurs de passer à un autre réseau social, car il n’existe aucun concurrent sérieux. Hughes affirme qu'aucun nouveau réseau social n'a été lancé depuis 2011 et que 84% des dépenses en publicités sur les médias sociaux vont directement à Facebook. Il cite la dissolution de AT&T par la FTC dans les années 1980, ainsi que la vente de Wild Oats par Whole Foods en 2009, comme un précédent quant à la manière dont cette rupture pourrait se produire.

    Nom : chris.png
Affichages : 2521
Taille : 337,1 Ko
    Ancienne photo de Chris Hughes et Mark Zuckerberg

    Pour lui, le problème avec Facebook va même bien au-delà du simple problème relatif à l’économie. Hughes avances que les algorithmes des fils d’actualité dictent le contenu que des millions de personnes voient chaque jour, ses règles de contenu définissent ce qui constitue un discours de haine, et il n’existe aucun contrôle démocratique de ces processus. La propriété de Zuckerberg sur la majorité des actions de Facebook signifie qu’il n’y a aucun contrôle interne sur son pouvoir, et qu’aucune agence gouvernementale ne se consacre à la supervision d’une entreprise comme Facebook.

    « L’influence de Mark est stupéfiante, bien au-delà de toute autre personne du secteur privé ou du gouvernement. Il contrôle trois plateformes de communication principales - Facebook, Instagram et WhatsApp - utilisées par des milliards de personnes chaque jour », écrit Hughes. « Le conseil d’administration de Facebook fonctionne plus comme un comité consultatif que comme un superviseur, car Mark contrôle environ 60% des actions avec droit de vote. Mark seul peut décider comment configurer les algorithmes de Facebook pour déterminer ce que les gens voient dans leurs fils d’actualités, quels paramètres de confidentialité ils peuvent utiliser et même quels messages sont livrés. Il définit les règles permettant de distinguer les discours violents et incendiaires des discours simplement offensants, et il peut choisir de bloquer un concurrent en l'acquérant, en le bloquant ou en le copiant ».

    « Mark est une personne bonne et gentille », a noté Hughes, « mais je suis outré que sa focalisation sur la croissance l’ait conduit à sacrifier sécurité et civilité au bénéfice des clics ». « Je suis déçu de moi-même et de la première équipe de Facebook pour ne pas avoir réfléchi davantage à la manière dont l’algorithme News Feed pourrait changer notre culture, influencer les élections et responsabiliser les dirigeants nationalistes. Et je suis inquiet que Mark se soit entouré d’une équipe qui renforce ses convictions au lieu de les défier ».

    Des organismes de réglementation du monde entier surveillent de près les pratiques de partage de données, ainsi que les discours de haine et la désinformation sur ses réseaux. Certains législateurs américains ont également insisté pour que des mesures soient prises pour dissocier les grandes entreprises de technologie ainsi que la réglementation fédérale sur la protection de la vie privée.

    « Nous sommes une nation avec une tradition de contrôle des monopoles, aussi bien intentionnés que soient les dirigeants de ces sociétés. Le pouvoir de Mark est sans précédent et anti-américain. L’Amérique a été construite sur l’idée que le pouvoir ne devrait pas être concentré dans une seule personne, car nous sommes tous faillibles. C’est pourquoi les fondateurs ont créé un système de freins et de contrepoids. Ils n’avaient pas besoin de prévoir la montée de Facebook pour comprendre la menace que représenteraient les entreprises gigantesques pour la démocratie », a estimé Hughes.

    Le réseau social de Facebook compte plus de 2 milliards d'utilisateurs à travers le monde. Il possède également WhatsApp, Messenger et Instagram, chacun utilisé par plus d'un milliard de personnes. Facebook a acheté Instagram en 2012 et WhatsApp en 2014.

    Nom : facebook.png
Affichages : 2334
Taille : 82,3 Ko

    Hughes voudrait que Mark Zuckerberg soit tenu pour responsable des manquements de la société

    Facebook a rejeté l’appel de Hughes pour que WhatsApp et Instagram soient transformés en sociétés distinctes, et a déclaré que l’accent devrait être mis sur la régulation de l’Internet. Zuckerberg sera à Paris vendredi pour rencontrer le président français Emmanuel Macron afin de discuter de la régulation de l'internet.

    « Facebook accepte que la réussite implique la responsabilité. Mais vous n'imposez pas l'obligation de rendre des comptes en appelant à la dissolution d'une entreprise américaine prospère », a déclaré le porte-parole de Facebook, Nick Clegg, dans un communiqué.

    « La responsabilité des entreprises de technologie ne peut être réalisée que par l'introduction laborieuse de nouvelles règles pour Internet. C'est exactement ce que Mark Zuckerberg a demandé », a-t-il continué.

    Le sénateur américain Richard Blumenthal, un démocrate, a déclaré qu’il estimait que Facebook devait être démantelé et que la division antitrust du ministère de la Justice devait commencer une enquête.

    Hughes a également suggéré que Zuckerberg soit tenu responsable de la confidentialité et des autres manquements de la société.

    « Le gouvernement doit demander des comptes à Mark. Pendant trop longtemps, les législateurs se sont émerveillés de la croissance explosive de Facebook et ont négligé leur responsabilité de veiller à la protection des Américains et à la compétitivité des marchés. Bientôt, la Federal Trade Commission devrait infliger une amende de 5 milliards de dollars à l'entreprise, mais cela ne suffit pas. Facebook ne propose pas non plus de nommer une sorte de responsable de la protection de la vie privée. Après le témoignage de Mark au Congrès l’an dernier, il aurait fallu lui demander d’assumer vraiment ses erreurs. Au lieu de cela, les législateurs qui l'ont interrogé ont été ridiculisés et présentés comme étant trop vieux et déconnectés pour comprendre le fonctionnement de la technologie. C’est l’impression que Mark voulait que les Américains obtiennent, car cela signifie que peu de choses changeront ».

    Source : tribune de Chris Hughes sur le New York Times

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ? Facebook est-il un monopole ?
    Faut-il démanteler Facebook ?
    Que pensez-vous de la suggestion de lui enlever WhatsApp et Instagram ?
    Mark Zuckerberg devrait-il être personnellement tenu pour responsable des manquements de Facebook ? Pourquoi ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #22
    Membre actif
    Profil pro
    Inscrit en
    mars 2006
    Messages
    90
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations forums :
    Inscription : mars 2006
    Messages : 90
    Points : 244
    Points
    244

    Par défaut

    Ce que je retiens surtout de l'article c'est "... l’accent devrait être mis sur la régulation de l’Internet".
    Mais bien sur Trop de gens oublient qu'internet ce n'est pas les réseaux sociaux, les moteurs de recherches ou quelques sites web et c'est bien malheureux.
    Il faut sauvegarder Internet contre les états et les entreprises comme Facebook ou autres.

  3. #23
    Membre actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    février 2006
    Messages
    81
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 41
    Localisation : France, Vendée (Pays de la Loire)

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique
    Secteur : Industrie

    Informations forums :
    Inscription : février 2006
    Messages : 81
    Points : 218
    Points
    218

    Par défaut

    Personnellement je ne comprend pas le problème, Facebook est un outil et il suffirait de ne pas s'en servir pour ne pas qu'il nous nuise, c'est comme la cigarette, les armes, le gras, le sucre, l'alcool, etc...
    La vrai question c'est pourquoi plein de gens l'utilisent ?

    - FaceBook n'est pas un outil indispensable à la survie de l'homme, chacun peut arrêter de s'en servir quand il veut donc je ne vois vraiment pas le problème.
    - Une centrale nucléaire par contre on peut être contre le nucléaire mais si on habite en France quand on allume son ordinateur on ne choisie pas si l’électricité qu'il utilise provient d'une centrale nucléaire ou d'énergie renouvelable.

    le vrai problème c'est pourquoi les gens passent autant de temps devant des écrans au lieu de s’occuper de leur vaisseau spatial (la terre) qui va de plus en plus mal.

    FaceBook change-t-il la face du monde ?

  4. #24
    Membre émérite
    Avatar de Doksuri
    Profil pro
    Développeur Web
    Inscrit en
    juin 2006
    Messages
    1 733
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Âge : 49
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur Web

    Informations forums :
    Inscription : juin 2006
    Messages : 1 733
    Points : 2 826
    Points
    2 826

    Par défaut

    Citation Envoyé par sebbod Voir le message
    La vrai question c'est pourquoi plein de gens l'utilisent ?
    la simplicite... c'est plus simple et rapide d'appuyer sur un bouton pour "sociabiliser" plutot que de se lever du canap pour rencontrer des gens physiquement
    La forme des pyramides prouve que l'Homme a toujours tendance a en faire de moins en moins.

  5. #25
    Membre extrêmement actif
    Avatar de Ryu2000
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    décembre 2008
    Messages
    5 067
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 31
    Localisation : France, Doubs (Franche Comté)

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : décembre 2008
    Messages : 5 067
    Points : 7 388
    Points
    7 388

    Par défaut

    Citation Envoyé par sebbod Voir le message
    Personnellement je ne comprend pas le problème, Facebook est un outil et il suffirait de ne pas s'en servir pour ne pas qu'il nous nuise
    Il y a des balises facebook sur plein de sites, Facebook te connait même si tu n'es pas inscrits.

    Et là le problème c'est que c'est difficile d'échapper à Facebook, parce qu'il possède WhatsApp, Messenger, Instagram.

    Citation Envoyé par sebbod Voir le message
    - FaceBook n'est pas un outil indispensable à la survie de l'homme, chacun peut arrêter de s'en servir quand il veut donc je ne vois vraiment pas le problème.
    Sans Facebook il n'y aurait peut-être pas de gilets jaunes ! (bon par contre les printemps arabe c'était pas aussi bien...)

    Citation Envoyé par sebbod Voir le message
    le vrai problème c'est pourquoi les gens passent autant de temps devant des écrans au lieu de s’occuper de leur vaisseau spatial (la terre) qui va de plus en plus mal.
    C'est pour rester en contact avec des proches.
    Tu peux faire du jardinage et aller sur facebook avant d'aller te coucher.
    R.I.P Keith Flint 1969 - 2019

  6. #26
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    novembre 2013
    Messages
    200
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Cameroun

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : novembre 2013
    Messages : 200
    Points : 6 477
    Points
    6 477

    Par défaut Des politiciens se rallient derrière l'appel à la dissolution de Facebook lancé par son co-fondateur

    Des politiciens se rallient derrière l'appel à la dissolution de Facebook lancé par son co-fondateur
    le dénommé Chris Hughes

    Chris Hughes est un Américain qui a co-fondé Facebook en 2004 à Harvard avec Zuckerberg et Dustin Moskovitz. Il a quitté Facebook en 2007 et a déclaré dans un article de LinkedIn qu'il avait gagné un demi-milliard de dollars pour ses trois années de travail. Il dit ressentir de la colère ainsi que de la responsabilité vis-à-vis de la société, car selon lui, Facebook est en situation de monopole, ce qui a limité la concurrence et freiné l'innovation. Et donc dans un éditorial publié jeudi dernier dans le New York Times, il a appelé à la dissolution du réseau social.

    En réponse à cet éditorial, certains politiciens ont fait des sorties pour manifester leur soutien à Hughes. C'est le cas de la sénatrice Elizabeth Warren, une démocrate du Massachusetts et également candidate à la présidence, qui a tweeté : « Chris Hughes a raison. Les grandes entreprises technologiques d'aujourd'hui ont trop de pouvoir sur notre économie, notre société et notre démocratie. Elles ont détruit la concurrence, ont utilisé nos informations privées à des fins lucratives, ont nui aux petites entreprises et ont freiné l'innovation ».

    Nom : Capture.PNG
Affichages : 2466
Taille : 20,0 Ko

    Rohit Khanna dit Ro Khanna, le représentant des États-Unis dans le 17ème district du Congrès de Californie, a également réagi et est allé dans le même sens que Hughes qui faisait savoir que Facebook n'aurait pas dû acquérir WhatsApp et Instagram en 2012. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal a lui aussi parlé de cette acquisition lors d'une interview : « C'est utiliser à mauvais escient cette position dominante sur le marché, comme Facebook l'a fait en acquérant des entreprises innovantes avant qu'elles ne puissent vraiment atteindre la maturité et en copiant les nouvelles technologies de manière à étouffer la concurrence et l'innovation ».


    Plusieurs autres personnalités se sont elles aussi exprimées à ce sujet. L'ancien éditorialiste du Wall Street Journal, Walt Mossberg, a fait savoir dans un tweet qu'il partage l'opinion de Hughes à savoir la dissolution de Facebook et une réglementation des entités restantes en vertu d'une nouvelle loi fédérale sévère sur la protection de la vie privée.

    Nom : Capture.PNG
Affichages : 2436
Taille : 20,0 Ko

    Ceux qui veulent que le gouvernement dissolve Facebook, soutiennent que cette décision entraînerait une concurrence accrue entre les entreprises de médias sociaux, ce qui pourrait signifier plus d'options pour les consommateurs. D'autres disent également que cela pousserait la société à faire plus d'efforts en matière de protection de la vie privée. Jusque-là, on ne sait pas encore si ces différentes sorties suffiront pour faire dissoudre Facebook, mais toujours est-il que si cela se produisait, ce serait un cas rare.

    Source : CBS News

    Et vous ?

    Qu'en pensez-vous ? Facebook est-il un monopole ?
    Pensez-vous qu'il faille dissoudre Facebook ? si oui, ces différentes sorties suffiront-elles ?

    Voir aussi :

    L'un des fondateurs de WhatsApp appelle à quitter Facebook suite au scandale lié à la fuite massive de données utilisées pour un profilage
    Les cofondateurs d'Instagram estiment que le démantèlement de Facebook n'est pas la bonne manœuvre contrairement à ce que préconisent les politiciens
    Chris Hughes, cofondateur de Facebook, appelle au démantèlement du RS : « le pouvoir de Mark Zuckerberg est sans précédent et anti-américain »

  7. #27
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Consultant informatique
    Inscrit en
    avril 2018
    Messages
    438
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Côte d'Ivoire

    Informations professionnelles :
    Activité : Consultant informatique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : avril 2018
    Messages : 438
    Points : 14 585
    Points
    14 585

    Par défaut Facebook se défend contre l'appel du cofondateur à la dissolution de la société

    Facebook se défend contre l'appel à la dissolution du cofondateur
    Selon la société, les défis ne s'évaporeront pas avec le démantèlement

    Les appels au démantèlement du plus grand réseau social du monde continuent et le dernier lancé le jeudi dernier venait de Chris Hughes, un Américain qui a cofondé Facebook en 2004 à Harvard avec Zuckerberg et Dustin Moskovitz. Hughes, qui a quitté Facebook en 2007, a écrit un éditorial dans le New York Times le jeudi appelant à la dissolution de l'entreprise, car selon lui, le PDG de Facebook « s'est concentré sur la croissance, ce qui l'a poussé à sacrifier la sécurité et la civilité au profit du clic ». Chris Hughes a demandé également que Zuckerberg soit tenu responsable des atteintes à la vie privée et autres manquements au sein de l'entreprise. Facebook n’a pas tardé à réagir le même jour dans un article, en répondant que sa taille n'est pas le vrai problème et que son démantèlement ne règlerait pas les défis auxquels M. Hughes a fait allusion dans son article d’opinion.

    Facebook a rejeté l’appel du cofondateur par la voix de son vice-président des affaires mondiales et des communications, Nick Clegg, qui a rédigé un article jeudi, dans lequel il a reconnu que « les entreprises devraient être tenues responsables de leurs actes ». Toutefois, M. Clegg a affirmé dans son article que les entreprises de technologie comme Facebook ne devraient pas être celles qui traitent toutes les « questions sociales, politiques et éthiques importantes » pour l’Internet.

    Nom : Zuck01.jpg
Affichages : 1529
Taille : 17,1 Ko

    Dans son éditorial su New York Times, Chris Hughes a déclaré que « Cela fait 15 ans que j'ai cofondé Facebook à Harvard et je n’ai plus travaillé pour la société depuis une décennie. Mais je ressens un sentiment de colère et de responsabilité ». Pour lui, le problème avec Facebook va même bien au-delà du simple problème relatif à l’économie. Il a avancé que les algorithmes des fils d’actualité dictent le contenu que des millions de personnes voient chaque jour, ses règles de contenu définissent ce qui constitue un discours de haine, et il n’existe aucun contrôle démocratique de ces processus. La propriété de Zuckerberg sur la majorité des actions de Facebook signifie qu’il n’y a aucun contrôle interne sur son pouvoir, et qu’aucune agence gouvernementale ne se consacre à la supervision d’une entreprise comme Facebook.

    Il a écrit également que « L’influence de Mark est stupéfiante, bien au-delà de toute autre personne du secteur privé ou du gouvernement. Il contrôle trois plateformes de communication principales - Facebook, Instagram et WhatsApp - utilisées par des milliards de personnes chaque jour ». Pour lui, la Federal Trade Commission devrait annuler l'acquisition de WhatsApp et Instagram par Facebook afin de créer une concurrence accrue sur les marchés des médias sociaux et de la messagerie.

    Certains politiciens ont fait des sorties pour manifester leur soutien à Hughes. C'est le cas de la sénatrice Elizabeth Warren, une démocrate du Massachusetts et également candidate à la présidence 2020 aux Eatats-Unis, qui a tweeté : « Chris Hughes a raison. Les grandes entreprises technologiques d'aujourd'hui ont trop de pouvoir sur notre économie, notre société et notre démocratie. Elles ont détruit la concurrence, ont utilisé nos informations privées à des fins lucratives, ont nui aux petites entreprises et ont freiné l'innovation ».

    Pour rappel, la sénatrice Warren a dévoilé un plan de démantèlement de Facebook, Amazon.com Inc et Google d'Alphabet Inc et a promis de le mettre en exécution si elle était élue présidente des Etats-Unis à l’issue des élections 2020. Le plan de la sénatrice viserait à mettre fin à certaines des fusions les plus médiatisées de l'industrie, comme les combinaisons d'Amazon et Whole Foods, de Google et DoubleClick, ainsi que l'acquisition par Facebook d'Instagram et de WhatsApp. Tel est également le souhait de M. Hughes.

    Mais selon Nick Clegg, démanteler Facebook, comme le demande Hughes, ne serait pas la bonne façon de procéder. « Les défis auxquels il fait allusion, écrit Clegg, y compris l'ingérence électorale et les mesures de protection de la vie privée, ne s'évaporeront pas en démantelant Facebook ou toute autre grande entreprise technologique ». M. Clegg a poursuivi en réitérant bon nombre des points de discussion habituels de Facebook : que l’entreprise a été un tremplin positif pour le monde en connectant tout le monde, en permettant aux entreprises de prospérer et aux gens de recueillir beaucoup d'argent pour des causes importantes dans le monde entier.

    Le réseau social de Facebook compte plus de 2 milliards d'utilisateurs. Elle possède également WhatsApp, Messenger et Instagram, utilisés chacun par plus d'un milliard de personnes. Cette grande taille est depuis longtemps reprochée à Facebook par des politiciens, les régulateurs et les organisations de protection de vie privée. Chris Hughes a écrit à ce propos :

    « Nous sommes une nation avec une tradition de contrôle des monopoles, aussi bien intentionnés que soient les dirigeants de ces entreprises. Le pouvoir de Mark est sans précédent et anti-américain ». Selon M. Hughes, « Le gouvernement doit tenir Mark responsable. Pendant trop longtemps, les législateurs se sont émerveillés de la croissance explosive de Facebook et ont négligé leur responsabilité de veiller à ce que les Américains soient protégés et à ce que les marchés soient concurrentiels ».

    Nick Clegg a répondu en disant que « Facebook accepte que le succès s'accompagne de la responsabilité. Mais ce n'est pas en appelant au démantèlement d'une entreprise américaine prospère que l'on fait respecter l'obligation de rendre des comptes ». « La responsabilité des entreprises de technologie ne peut être obtenue que par l'introduction minutieuse de nouvelles règles pour l'Internet. C'est exactement ce que Mark Zuckerberg a demandé », a-t-il ajouté.

    Zuckerberg a également répondu à l'éditorial pendant son séjour en France, en disant que « ma principale réaction a été que ce que [Hughes] propose que nous fassions ne va rien faire pour aider à résoudre ces problèmes ».

    Nom : Zuck02.jpg
Affichages : 1394
Taille : 15,5 Ko

    En effet, le PDG de Facebook a eu une réunion à Paris le vendredi dernier avec le président Emmanuel Macron pour parler de la régulation de l’Internet et notamment des réseaux sociaux. À la sortie de l’Élysée, le PDG de Facebook s'est dit « optimiste quant à la législation » que les pouvoirs publics français envisagent sur les réseaux sociaux. Il a déclaré aux journalistes que « J'ai bon espoir qu'elle pourra devenir un modèle » utilisé « dans l'Union européenne ». La France prépare une législation qui obligera les médias sociaux à supprimer plus vite de leur plateforme les insultes, le harcèlement, les propos sexistes, racistes, homophobes, antisémites, antimusulmans, haineux, injurieux.

    Hughes dans son article d’opinion a affirmé qu'aucun nouveau réseau social n'a été lancé depuis 2011 et que 84 % des dépenses en publicités sur les médias sociaux vont directement à Facebook. Clegg a rejeté cet argument et a soutenu dans son article que Facebook n'est pas un monopole, en affirmant que ses revenus ne représentent que 20 % du marché publicitaire. De plus, Hughes ne comprend pas bien la loi antitrust, et ces lois sont désuètes et ne seraient pas efficaces de toute façon, a-t-il ajouté.

    A propos de la taille de Facebook que Hughes critique essentiellement, Clegg a ajouté encore une fois qu’elle ne constituait pas vraiment un problème. Selon lui, c’est cette taille et cette échelle qui ont permis à Facebook d'innover et d'atteindre des milliards de personnes. Pour Clegg, éliminer le terrorisme et les contenus haineux, désamorcer les efforts des gouvernements étrangers qui tentent d'interférer dans les élections et protéger les données des utilisateurs, « Ce serait pratiquement impossible pour une petite entreprise », a-t-il écrit.

    Toutefois, aucun de ces problèmes ne serait possible avec des entreprises de petite ou moyenne taille qui se livrent à une saine concurrence. Et par ailleurs, tous les problèmes que Facebook tente difficilement de résoudre sont exacerbés par l'incroyable portée de Facebook dans le monde. Aussi peut-être que les défis auxquels font face les médias sociaux, y compris la haine sur Internet, ne s'évaporeront pas avec le démantèlement des géants du numérique, mais ils seront peut-être un peu plus faciles à gérer avec une empreinte plus petite.

    L'attentat de mars à Christchurch en Nouvelle-Zélande a occasionné la mort d’une cinquantaine de personnes et les vidéos de la fusillade se sont rapidement répandues sur Internet grâce à la taille, à l’échelle et aux pratiques algorithmiques des géants des médias sociaux.

    Source : Reuters

    Et vous ?

    Qu’en pensez-vous ?
    Quel commentaire faites-vous des arguments de défense de Facebook ?
    Selon Clegg, éliminer le terrorisme et les contenus haineux… serait pratiquement impossible pour une petite entreprise. Qu’en pensez-vous ?

    Lire aussi

    Le nouveau plan d'Elizabeth Warren : démanteler les géants Amazon, Google et Facebook, pour promouvoir la concurrence dans le secteur technologique
    Régulation d'Internet : Zuckerberg salue le plan français contre les contenus haineux comme un modèle pour l'UE, après avoir rencontré Emmanuel Macron
    UE : le président Emmanuel Macron veut sévir contre les positions dominantes des entreprises, et dit vouloir d'un dispositif antitrust plus fort
    Microsoft appelle à un plan de modération sectoriel après la fusillade de la Nouvelle-Zélande, et explique comment le mettre en place
    Des politiciens se rallient derrière l'appel à la dissolution de Facebook lancé par son co-fondateur, le dénommé Chris Hughes
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

Discussions similaires

  1. Réponses: 0
    Dernier message: 03/02/2018, 16h13
  2. Réponses: 12
    Dernier message: 29/05/2017, 15h59
  3. Réponses: 20
    Dernier message: 09/12/2015, 11h11
  4. Réponses: 8
    Dernier message: 18/09/2014, 15h59
  5. Réponses: 4
    Dernier message: 18/11/2009, 19h09

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo