Les memtransitors permettront de concevoir des machines plus performantes
Qui fonctionneront plus comme un véritable cerveau

Des chercheurs de la McCormick School of Engineering de l’Université Northwestern, une université américaine basée à Evanston dans la banlieue nord de Chicago, ont récemment publié dans la revue Nature les résultats de leurs recherches sur les « memtransistors », des dispositifs élémentaires qui sont capables d’assurer aussi bien le stockage que le traitement des données qu’elles manipulent.

Le memtransistror est un transistor (composant électronique utilisé dans un circuit électronique) d’un genre nouveau dont le mode de fonctionnement serait plus proche de celui du neurone (cellule nerveuse constituant l’unité fonctionnelle de base du système nerveux) retrouvé chez l’homme et dans le règne animal que de celui du transistor traditionnel. Il pourrait permettre de concevoir des machines plus avancées, notamment sur les plans de la puissance de calcul et la consommation en énergie, qui fonctionneraient un peu comme un véritable cerveau.

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Le memtransistor résulte de la combinaison d’un memristor, aussi appelé transistor à mémoire, avec un transistor, le terme memristor désignant ici un composant électronique passif capable de stocker efficacement l’information. Là où une résistance classique apporte une valeur stable de résistance, le memristor peut avoir une valeur élevée de résistance interprétable dans un ordinateur comme un « 1 », et une faible valeur pouvant être interprétée comme un « 0 ». Il se souvient de la tension qui lui a été appliquée, mais ne peut contrôler qu’un seul canal de tension. Une information peut ainsi être enregistrée et réécrite par un courant de contrôle à l’aide de ce type de dispositif.

L’équipe de chercheurs de Northwestern a réussi à transformer un transistor à mémoire en le faisant évoluer du stade de dispositif à deux bornes à celui de dispositif à trois bornes dans le memtransistor, ouvrant ainsi la voie à l'élaboration de circuits et systèmes plus complexes grâce à cette technologie.

Mark C. Hersam, le responsable de l’étude a expliqué pendant une conférence de presse que « dans le cerveau, il n’existe généralement pas de neurone qui soit relié de manière exclusive à un autre. Au lieu de cela, un neurone est toujours intégré au sein d’un réseau composé de plusieurs neurones qui sont interconnectés entre eux. La structure de notre dispositif autorise les interconnexions multiples comme avec les nombreuses synapses des neurones. »

« Jusqu’à présent, nous n’avons détecté aucun obstacle majeur qui pourrait empêcher l’exploitation à grande échelle de notre approche », a-t-il ajouté.

Source : Nature, Futurism, Phys

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