IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Intelligence artificielle Discussion :

L’introduction en bourse de SpaceX soulève des interrogations majeures quant à sa valorisation colossale


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #1
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 896
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 896
    Par défaut L’introduction en bourse de SpaceX soulève des interrogations majeures quant à sa valorisation colossale
    SpaceX acquiert la startup xAI, spécialisée dans l’IA, avant son éventuelle introduction en bourse. Elon Musk indique que l’acquisition ouvrira la voie au déploiement de centres de données en orbite

    Elon Musk envisage une restructuration profonde de SpaceX avant son introduction en bourse prévue pour la fin de l'année. L'entreprise de fusées vient de fusionner avec la startup xAI d'Elon Musk. Cette fusion permet de regrouper sous un même toit les fusées d'Elon Musk, les satellites Starlink, la plateforme de médias sociaux X (ex-Twitter) et le chatbot Grok AI. Ce projet donne un nouvel élan aux efforts de SpaceX pour lancer des centres de données en orbite. Les milliardaires de la tech suggèrent que cela permettrait d'échapper aux contraintes terrestres, mais des experts affirment que les centres de données spatiaux sont une idée catastrophique.

    SpaceX (Space Exploration Technologies Corporation) est une entreprise américaine spécialisée dans le domaine de l'astronautique et du vol spatial. Fondée en 2002 par Elon Musk, l'entreprise a réalisé de nombreux progrès spectaculaires dans le domaine des vols spatiaux, notamment avec le développement des lanceurs réutilisables. Avec SpaceX, Elon Musk vise à réduire les coûts des vols spatiaux et à préparer le terrain pour la colonisation de Mars.

    Elon Musk vient de fusionner SpaceX avec sa startup xAI, spécialisée dans l'intelligence artificielle. Il a décrit cette fusion comme « le moteur d'innovation verticalement intégré le plus ambitieux sur Terre (et au-delà), avec l'IA, les fusées, l'Internet spatial, les communications directes vers les appareils mobiles et la première plateforme mondiale d'information en temps réel et de liberté d'expression ». La fusion a été annoncée dans un billet de blogue.

    L'entité fusionnée se prépare à une introduction en bourse à la fin de l'année. D'après Bloomberg, la société fusionnée devrait fixer le prix de ses actions lors d'une introduction en bourse qui la valoriserait à 1 250 milliards de dollars. Des documents publics de l'État du Nevada indiquent que la transaction a été finalisée le 2 février 2026 ; Space Exploration Technologies Corporation est répertorié comme « membre gestionnaire » de X.AI Holdings Corp.


    Cette transaction marque le plus grand rapprochement dans l'empire technologique tentaculaire d'Elon Musk et réunit deux entreprises dont la valeur a explosé sur les marchés privés. SpaceX a lancé une vente secondaire d'actions l'année dernière pour une valorisation estimée à environ 800 milliards de dollars, tandis que xAI a été évaluée à environ 230 milliards de dollars lors d'un tour de table de 20 milliards de dollars clôturé au début de l'année.

    Elon Musk souhaite déployer des centres de données dans l'espace

    Elon Musk cite le potentiel des centres de données spatiaux comme l'un des avantages les plus importants de cette fusion, même si le concept n'a pas encore fait ses preuves et reste largement théorique. Les centres de données sont des infrastructures énergivores nécessaires au fonctionnement des services d'IA. Elon Musk fait valoir que les centres de données en orbite promettraient un calcul efficace grâce à l'énergie solaire et une faible latence.

    SpaceX a récemment demandé à la FCC (Federal Communications Commission) l'autorisation de lancer jusqu'à un million de satellites dans le cadre de ses centres de données orbitaux. D'après le milliardaire, les centres de données dans l'espace seraient moins coûteux et plus respectueux de l'environnement.

    Citation Envoyé par Elon Musk

    Selon mes estimations, d'ici deux à trois ans, le moyen le moins coûteux de générer des calculs d'IA sera dans l'espace. Cette rentabilité permettra à elle seule aux entreprises innovantes d'aller de l'avant dans la formation de leurs modèles d'IA et le traitement des données à des vitesses et des échelles sans précédent, accélérant ainsi les percées dans notre compréhension de la physique et l'invention de technologies au service de l'humanité.
    Même s'il est peu probable que SpaceX mette en orbite un million de satellites, alors qu'il n'en existe actuellement que 15 000, les opérateurs de satellites demandent parfois l'autorisation de déployer un nombre de satellites supérieur à celui qu'ils prévoient, afin de bénéficier d'une plus grande flexibilité dans la conception. SpaceX a ainsi demandé l'autorisation de déployer 42 000 satellites Starlink avant de commencer la mise en place du système.

    Starlink est une constellation en pleine expansion qui compte actuellement environ 9 500 satellites en orbite. La demande de SpaceX mise fortement sur la réduction des coûts de Starship, le lanceur géant réutilisable de nouvelle génération que la société est en train de développer pour la conquête de l'espace.

    « La demande mondiale en électricité pour l'IA ne peut pas être satisfaite par des solutions terrestres, même à court terme », a-t-il déclaré. « En exploitant directement l'énergie solaire quasi constante avec des coûts d'exploitation et de maintenance réduits, ces satellites transformeront notre capacité à faire évoluer nos capacités de calcul ». Selon lui, cette acquisition permettrait à l'entité fusionnée de lancer des centres de données dans l'espace.

    Les centres de données dans l'espace sont une idée catastrophique

    Plusieurs magnats de la tech discutent sérieusement de la construction de centres de données dans l'espace pour faire fonctionner des modèles d'IA parmi les étoiles. Selon eux, telles missions sont les plus pertinentes pour alimenter des opérations gourmandes en énergie. Cette idée émerge alors que les entreprises de fusées Blue Origin de Jeff Bezos et SpaceX d'Elon Musk s'efforcent de rendre les voyages spatiaux moins coûteux et plus courants.

    « La Lune est un cadeau de l'univers », a déclaré Jeff Bezos en évoquant les avantages de l'utilisation de la Lune comme base pour lancer des projets dans l'espace. L'idée est digne d'un film de science-fiction, mais elle est de plus en plus plébiscitée. Quant à savoir si elle est réalisable, c'est une tout autre histoire.

    Commentant cette nouvelle mode, qui fait de plus en plus d'adeptes, des milliardaires aux politiques, un spécialiste en électronique spatiale affirme d'emblée que « les centres de données dans l'espace ne sont pas pratiques ». Pourtant, plusieurs entreprises engagées dans la course à l'IA se précipitent pour s'associer à des entreprises de lancement spatial afin de déployer des centres de données dans l'espace. Nvidia et Starcloud réalisent un essai.

    Citation Envoyé par Critique

    C'est une idée absolument catastrophique qui n'a vraiment aucun sens. Il y a plusieurs raisons à cela, mais elles reviennent toutes à dire que le type d'électronique nécessaire au fonctionnement d'un centre de données, en particulier un centre de données déployant des capacités d'IA sous forme de GPU et de TPU, est exactement le contraire de ce qui fonctionne dans l'espace.
    L'auteur de cette critique se présente sous le pseudonyme Taranis pour des raisons politiques. Titulaire d'un doctorat en électronique spatiale, il a travaillé pour la NASA, puis chez Google pendant 10 ans, dans différents départements de l'entreprise, notamment YouTube et la division Cloud chargée du déploiement des capacités d'IA. Selon lui, les centres de données spatiaux ne sont pas à portée de main en raison d'un certain nombre de défis complexes.

    Par ailleurs, de nombreux signaux d'alarme suscitent des craintes relatives à une bulle spéculative autour de l'IA. Perplexity et OpenAI sont en tête de liste des startups que les investisseurs vendraient à découvert pour profiter du krach de la bulle de l'IA. Nvidia entretient une économie circulaire dans le secteur de l'IA, où quelques entreprises financent mutuellement leur croissance. L'éclatement de la bulle pourrait avoir des conséquences désastreuses.

    Grok : le chatbot d'Elon Musk fait l'objet de plusieurs controverses

    Elon Musk a lancé xAI en 2023, comme concurrent potentiel d'OpenAI, qui a déclenché le boom de l'IA générative avec le lancement de ChatGPT à la fin de l'année précédente. Le milliardaire était l'un des cofondateurs d'OpenAI en 2015, lorsque le projet a été lancé en tant que laboratoire d'IA à but non lucratif. Elon Musk a quitté OpenAI en 2018 et est aujourd'hui engagé dans une bataille juridique acharnée avec la société et son PDG, Sam Altman.

    En lançant xAI, Elon Musk s'est donné pour but de créer une IA qu'il décrit comme « en quête de vérité » et dotée d'un « côté rebelle ». Le chatbot Grok de la xAi fait depuis lors l'objet de controverses et a récemment été bloqué dans certains pays pour avoir produit des images deepfake sexualisées de femmes.

    Il a été menacé d'interdiction au Royaume-Uni, au Canada et en Australie. Elon Musk a qualifié ces actions de censure et le PDG d'Epic Games, Tim Sweeney, a pris la défense de Grok. Bien que X (ex-Twitter) ait initialement rejeté la responsabilité sur les utilisateurs, Grok a finalement été mis à jour pour ne plus dévêtir les gens. X fait désormais l'objet d'une surveillance accrue et le procureur général de Californie a annoncé avoir ouvert une enquête sur X.

    Grok fait l'objet d'une surveillance accrue dans le monde entier en raison de ses garde-fous jugés trop laxistes. Le chatbot d'Elon Musk est régulièrement empêtré dans les polémiques depuis sa sortie. La chercheuse en politiques publiques Riana Pfefferkorn s'est dite surprise que la plateforme ait mis autant de temps à déployer les nouvelles mesures de protection et estime que les fonctions d'édition auraient dû être supprimées dès le début des abus.

    Elon Musk n'a pas Grok dans son message annonçant la fusion de xAI avec SpaceX. Grok n'est pas la seule source de controverse chez xAI. L'entreprise a dû faire face à une vive réaction de la communauté à Memphis, dans le Tennessee, en raison de la pollution causée par son supercalculateur Colossus.

    Starlink pourrait faire chuter la valorisation de SpaceX

    Elon Musk a lancé SpaceX avec deux objectifs principaux : réduire les coûts des vols spatiaux et coloniser la planète Mars. La colonisation de la planète rouge sera très coûteuse, bien qu'aucune estimation ne permette pour l'instant de savoir combien une telle entreprise pourrait coûter. En attendant, Elon Musk tente de gagner de l'argent en se servant des fusées de SpaceX pour construire un gigantesque réseau d'Internet par satellite appelé Starlink.

    « Starlink est la façon dont nous payons pour que l'humanité se rende sur Mars », a déclaré Elon Musk dans un billet sur son réseau social X en 2024. Starlink vend un accès à Internet à haut débit aux habitants des zones rurales dans le monde entier. Les progrès de Starlink ont été stupéfiants.

    Cependant, des analystes craignent que SpaceX ne soit lui aussi confronté à des difficultés, car le potentiel de Starlink n'est pas aussi élevé que les investisseurs semblent le souhaiter. Comme pour Tesla, il s'agit en partie de savoir dans quelle mesure les investisseurs adhèrent à la vision grandiose d'Elon Musk et si ces derniers sont prêts à négliger les aspects financiers. Les experts craignent que la croissance de Starlink ne se heurte bientôt à un plafond.

    Selon plusieurs experts, les perspectives optimistes à l'égard de Starlink ne tiennent pas compte de certains défis associés à la croissance du réseau. « L'évaluation n'est pas cohérente avec les réalités techniques de la constellation telle que nous la connaissons aujourd'hui », a déclaré Pierre Lionnet, économiste de l'association commerciale européenne Eurospace. Les défis auxquels Starlink est confronté comprennent notamment :

    Limitations techniques

    • capacité réseau limitée : les satellites Starlink ne sont tout simplement pas en mesure de desservir un grand nombre de clients Internet dans les zones densément peuplées, et dans les régions rurales, la population qui peut se permettre de payer ses prix élevés est limitée ;
    • coûts élevés : le terminal à 450 € et l'abonnement mensuel (40 €) restent prohibitifs pour les ménages ruraux africains.


    Concurrence

    • Amazon Kuiper (de Jeff Bezos) menace la domination de Starlink grâce aux ressources financières et logistiques d'Amazon ;
    • AST SpaceMobile et Globalstar rivalisent sur les services d'urgence en zones reculées ;
    • IRIS² : initié par l'Union européenne, le projet IRIS² vise à déployer une constellation de 290 satellites pour fournir des services de communication sécurisés à travers l'Europe et au-delà, avec des services attendus d'ici 2030 ;
    • etc.


    Tim Farrar, consultant indépendant en télécommunications, a déclaré à propos d'Elon Musk : « il n'arrête pas de sortir des lapins de son chapeau, qu'on les croie ou non, à propos de ses robots, de ses voitures autonomes, de sa ville sur Mars ou de ses projets en matière d'intelligence artificielle. Cependant, je ne pense pas que Starlink seul, tel qu'il existe aujourd'hui, et la vision raisonnable de sa croissance future puissent soutenir ce type d'évaluation ».

    Conclusion

    Elon Musk a déjà mélangé les intérêts financiers de ses entreprises par le passé. En 2015, Tesla a racheté Solar City, une entreprise d'énergie solaire fondée par les cousins de Musk et dont Elon Musk était le président du conseil d'administration. Tesla a annoncé récemment qu'il abandonnait les Models S et X, deux de ses anciens plus modèles, afin de convertir les chaînes de production de l'usine de Fremont pour fabriquer ses robots humanoïdes Optimus.

    En mars 2025, Elon Musk a annoncé que xAI avait acquis X, la plateforme de médias sociaux anciennement connue sous le nom de Twitter qu'il avait rachetée pour 44 milliards de dollars en 2022. Parallèlement, SpaceX et Tesla ont chacune investi 2 milliards de dollars dans xAI au cours des derniers mois.

    La fusion entre SpaceX et xAI intervient alors qu'Elon Musk oriente de plus en plus ses entreprises vers sa vision d'un avenir dominé par l'IA et les robots humanoïdes. Elle permet également à xAI d'accéder à des capitaux importants. Le concurrent d'OpenAI aurait dépensé des milliards de dollars en 2024, tandis que SpaceX devrait lever jusqu'à 50 milliards de dollars sur les marchés publics lors de son introduction en bourse prévue plus tard cette année.

    Source : SpaceX

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la fusion entre les entreprises SpaceX et xAI d'Elon Musk ?
    Cette fusion va-t-elle permettre à Elon Musk de tenir ses promesses audacieuses sur l'IA ?
    Quels impacts cette fusion pourrait-elle avoir sur l'avenir de l'IA et des centres de données spatiaux ?

    Voir aussi

    xAI d'Elon Musk lève 20 milliards $, plus que prévu, auprès d'investisseurs tels que Nvidia, Cisco et des fonds soutenus par Abu Dhabi et le Qatar, alors que l'essor de l'IA se poursuit sans relâche

    Après des mois de protestations contre la pollution, xAI a obtenu un permis d'exploitation de 15 turbines à méthane pour alimenter son superordinateur Colossus, mais l'imagerie en montre 24 sur le site

    Les chiffres de Starlink pourraient faire s'effondrer la valorisation de SpaceX. Malgré le succès apparent, le réseau Internet d'Elon Musk fait face à des problèmes de capacité et d'accessibilité financière

  2. #2
    Inactif  

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    10 084
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 10 084
    Par défaut SpaceX dépose discrètement son dossier d'entrée en bourse : 75 Mds à lever, 1 750 Mds de valorisation visée
    SpaceX dépose discrètement son dossier d'entrée en bourse : 75 milliards à lever, 1 750 milliards de valorisation visée
    "Project Apex" serait l'IPO la plus gigantesque de toute l'histoire des marchés financiers

    Elon Musk a franchi le Rubicon financier qu'il avait longtemps refusé de traverser : SpaceX a déposé confidentiellement son dossier d'introduction en bourse auprès de la SEC américaine. L'opération, dont les détails ont été rapportés par Bloomberg puis confirmés par Reuters, CNBC et le Wall Street Journal, vise une valorisation de 1 750 milliards de dollars et une levée de fonds pouvant atteindre 75 milliards. Si elle se concrétise, ce serait l'introduction en bourse la plus importante de toute l'histoire des marchés de capitaux, plus de deux fois supérieure au record précédent détenu par Saudi Aramco.

    Le dépôt confidentiel, dont le nom de code interne est « Project Apex », est une procédure réglementaire standard aux États-Unis : selon les règles de la SEC, une société privée peut déposer son dossier d'introduction en bourse de manière confidentielle quinze jours au moins avant de commencer à commercialiser ses actions auprès des investisseurs publics, ce qui lui permet de recevoir les retours de l'agence à l'abri des regards. SpaceX n'a officiellement fait aucun commentaire sur cette démarche, mais les sources concordantes de quatre grandes agences de presse ont dissipé toute ambiguïté.

    Le calendrier visé est juin 2026, sur le Nasdaq. Le prospectus public, qui devra être publié au moins quinze jours avant le début du roadshow, est attendu fin avril ou en mai. Pour donner le coup d'envoi de la saison des investisseurs, SpaceX organise une journée d'information pour les analystes le 21 avril, les encourageant à y assister en personne.

    Le dispositif bancaire mobilisé pour l'occasion est lui-même un record. Pas moins de 21 banques ont été recrutées pour gérer l'opération, avec Bank of America, Citigroup, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley dans les rôles de chefs de file. Une telle concentration de puissance financière est sans précédent pour une introduction en bourse, même pour des opérations comparables en taille.

    Les chiffres qui donnent le vertige

    La valorisation cible de 1 750 milliards de dollars place SpaceX dans une catégorie à part. À ce niveau, la société se situerait au-dessus de toutes les entreprises du S&P 500, à l'exception de Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et Amazon. Pour lever 75 milliards de dollars, SpaceX devrait dépasser très largement le précédent record mondial : Saudi Aramco avait levé 29,4 milliards de dollars lors de son introduction en 2019, qui tient le record mondial depuis. L'introduction d'Alibaba pour 22 milliards de dollars en 2014 et celle de Visa pour 18 milliards en 2008 ne sont pas dans le même ordre de grandeur.

    Le socle de cette valorisation repose principalement sur Starlink. Le service a franchi la barre des 10 millions d'abonnés en février 2026, et les analystes de Bloomberg et de Quilty Space projettent un chiffre d'affaires de Starlink seul compris entre 15,9 et 24 milliards de dollars pour 2026. Les économies structurelles du modèle satellitaire sont radicalement différentes de celles des opérateurs terrestres : la constellation peut desservir des marchés qu'aucun réseau de fibres ou d'antennes ne peut atteindre à des coûts raisonnables, notamment les routes maritimes, l'aviation, le haut débit rural et les réseaux mobiles des marchés émergents.

    À 1 750 milliards de dollars contre 15 à 16 milliards de chiffre d'affaires en 2025, SpaceX est valorisée à environ 87 à 110 fois son chiffre d'affaires, selon les projections retenues. Aucune société cotée de l'aérospatiale, des télécommunications ou de l'IA ne se traite à de tels multiples. C'est précisément là que réside le défi intellectuel de cette opération : justifier une prime d'anticipation aussi massive auprès d'investisseurs qui n'ont jusqu'ici jamais eu accès aux comptes réels de la société.

    Nom : elon musk.png
Affichages : 7676
Taille : 532,8 Ko

    L'absorption de xAI : un pari à un billion de dollars

    L'élément le plus structurant de la nouvelle SpaceX est sa fusion, bouclée en février 2026, avec xAI, la société d'intelligence artificielle de Musk. Au moment du rapprochement, Musk avait évalué l'entité combinée à 1 250 milliards de dollars, avec SpaceX à 1 000 milliards et xAI à 250 milliards. La valorisation cible de 1 750 milliards pour l'introduction en bourse représente donc une révision substantiellement à la hausse de ce chiffre.

    Cette intégration n'est pas sans faire grincer des dents. Le contrat de fusion était structurellement problématique : l'acheteur et le vendeur étaient tous deux contrôlés par Musk, une opération jugée controversée par plusieurs observateurs. Sur le plan opérationnel, xAI brûlait environ un milliard de dollars par mois au moment du dépôt, et plusieurs cofondateurs avaient déjà quitté la société. La thèse industrielle promue est néanmoins séduisante : combiner le réseau de données satellitaires à faible latence de Starlink avec les grands modèles de langage de xAI pour créer une infrastructure « d'intelligence orbitale » capable d'entraîner et de faire tourner des modèles d'IA directement depuis l'espace, en s'affranchissant des contraintes terrestres en matière d'énergie et de connectivité.

    La fusion de SpaceX avec xAI a créé une synergie nouvelle : l'infrastructure Grok est intégrée au réseau Starlink pour fournir un traitement IA à faible latence depuis l'espace, un modèle que ses architectes nomment « compute-in-orbit ». Concrètement, SpaceX ambitionne de déployer un réseau pouvant compter jusqu'à un million de satellites servant de centres de données en orbite, construits et lancés depuis la Lune.


    Les contrats fédéraux : un avantage et une épée de Damoclès

    La relation de SpaceX avec l'État américain est à la fois son principal avantage concurrentiel et l'une de ses plus grandes zones de fragilité. La société a accumulé plus de 24,4 milliards de dollars de contrats fédéraux depuis 2008, couvrant la NASA, l'armée de l'Air et la Space Force, selon FedScout. En 2025, SpaceX a conduit 165 vols orbitaux, auxquels s'ajoutent des tests supplémentaires de son nouveau lanceur lourd Starship Super Heavy.

    Mais cette dépendance aux contrats publics alimente des inquiétudes légitimes sur les conflits d'intérêts. SpaceX a bénéficié d'un financement public important, ce qui a suscité des préoccupations, étant donné que Musk a été l'un des principaux donateurs de la campagne du président Donald Trump et qu'il en reste un fervent partisan. La situation est rendue plus complexe encore par le fait que parmi les investisseurs actuels de SpaceX figure Donald Trump Jr, le fils aîné du président, qui détient des actions par l'intermédiaire de 1789 Capital. En cas de changement politique ou de dégradation de la relation entre Musk et l'administration, une part significative du socle de revenus de SpaceX pourrait se trouver fragilisée.

    « L'effet Musk » : une volatilité structurelle programmée

    Wall Street aborde cette introduction avec une vigilance particulière sur la question de la gouvernance. La « prime Musk » fonctionne dans les deux sens : Tesla a progressé de plus de 90% au cours du mois ayant suivi l'élection présidentielle de 2024, avant de rendre la totalité de ces gains dès mars 2025, sous l'effet conjugué des retombées négatives liées au DOGE, des boycotts européens et d'un effondrement de 49% des ventes en Chine.

    SpaceX prévoit de ne mettre en circulation qu'environ 3 à 4% de son capital lors de l'introduction en bourse. Il s'agit du flottant le plus faible jamais enregistré pour une grande capitalisation, ce qui signifie que les fluctuations d'opinion liées à Musk frapperont un carnet d'ordres beaucoup plus étroit. Là où Tesla subit des variations de 10 à 15% en réaction à des événements de gouvernance ou politiques, PitchBook anticipe des mouvements de 20 à 30% pour SpaceX face à des actualités équivalentes.

    Les fondamentaux opérationnels ne sont pas non plus exempts de réserves. La direction de SpaceX tient en général ses objectifs, mais seulement 1 sur 5 est accompli dans les délais annoncés. Le reste accuse deux à trois ans de retard. À l'heure de l'entrée en bourse, ce ratio sera scruté de près par des investisseurs institutionnels qui n'ont jusqu'ici ni les comptes complets, ni les projections officiellement validées.

    Le contexte macroéconomique ajoute une couche d'incertitude supplémentaire. Les marchés actions sont agités depuis plusieurs semaines, en raison notamment de la guerre entre les États-Unis et l'Iran et de la hausse des prix pétroliers. Le Nasdaq vient d'enregistrer sa pire semaine en quasi-un an. Une professeure de finance de Georgetown, spécialiste des introductions en bourse, résume sobrement la situation : une entreprise peut avoir d'excellents fondamentaux et susciter un fort intérêt des investisseurs, et une introduction en bourse peut tout de même échouer si les marchés se sont retournés.

    2026, année charnière pour les méga-IPO technologiques

    Le dépôt de SpaceX positionne la société en tête d'un potentiel trio de méga-introductions en bourse en 2026, OpenAI et Anthropic pesant eux aussi une entrée en bourse avant la fin de l'année. Si les trois opérations aboutissent, 2026 serait l'année la plus déterminante pour les introductions en bourse technologiques depuis l'ère des dot-com, et la plus importante en volume de dollars jamais enregistrée, selon Bloomberg.

    Le Nasdaq a récemment modifié ses règles pour permettre à SpaceX d'intégrer le Nasdaq 100 dans les quinze jours suivant son introduction, ce qui déclencherait des achats forcés de plusieurs milliards de la part des fonds indiciels, créant une pression supplémentaire sur la demande au moment de l'offre. Un mécanisme qui pourrait, en retour, amplifier encore la volatilité post-introduction.

    Pour Elon Musk, l'enjeu dépasse la simple levée de capitaux. Lorsque SpaceX sera cotée, Musk deviendra la première personne à diriger simultanément deux sociétés distinctes valorisées à plus de mille milliards de dollars. Avec Tesla affichant déjà une capitalisation boursière d'environ 1 400 milliards et une participation personnelle de l'ordre de 44% dans SpaceX, une introduction réussie à la valorisation cible le rapprocherait du seuil symbolique (jamais franchi) du premier individu de l'histoire à dépasser 1 000 milliards de dollars de fortune personnelle.

    Source : Bloomberg

    Et vous ?

    La fusion avec xAI est-elle un vrai levier industriel ou un tour de passe-passe financier ? La thèse du « compute-in-orbit » est séduisante sur le papier, mais repose sur des technologies non déployées à l'échelle. Les investisseurs paient-ils pour une réalité ou pour une promesse ?

    Une valorisation 100 fois le chiffre d'affaires est-elle justifiable pour une entreprise d'infrastructures spatiales ? Les multiples de SpaceX s'apparentent à ceux des plateformes logicielles à marge élevée, alors que ses coûts industriels sont colossaux. Ce niveau de valorisation est-il tenable, ou anticipe-t-il une transformation radicale du modèle économique qui n'a pas encore eu lieu ?

    Le conflit d'intérêts Musk-Trump-DOGE est-il un risque systémique pour l'entreprise ? Une large part du chiffre d'affaires repose sur des contrats fédéraux obtenus dans un contexte politique très particulier. Que se passe-t-il si les équilibres politiques basculent ?

    Un flottant de 3 à 4% est-il raisonnablement gérable pour une capitalisation à 1 750 milliards ? Un carnet d'ordres aussi étroit sur une valeur aussi suivie par le grand public pourrait créer des épisodes de manipulation ou de volatilité extrême difficiles à contenir pour les régulateurs.

    OpenAI et Anthropic pourraient-ils attendre que SpaceX essuie les plâtres ? Si l'introduction de SpaceX se passe mal, cela refroidirait-il l'appétit du marché pour les deux autres grands dossiers de l'année ?

    Voir aussi :

    xAI d'Elon Musk lève 20 milliards $, plus que prévu, auprès d'investisseurs tels que Nvidia, Cisco et des fonds soutenus par Abu Dhabi et le Qatar, alors que l'essor de l'IA se poursuit sans relâche

    Les chiffres de Starlink pourraient faire s'effondrer la valorisation de SpaceX. Malgré le succès apparent, le réseau Internet d'Elon Musk fait face à des problèmes de capacité et d'accessibilité financière
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  3. #3
    Communiqués de presse

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Avril 2025
    Messages
    739
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2025
    Messages : 739
    Par défaut SpaceX dépose en toute confidentialité une demande d'introduction en bourse record visant 1 750 milliards $
    SpaceX dépose en toute confidentialité une demande d'introduction en bourse record visant 1 750 milliards $, mais Elon Musk insiste pour que les banques achètent des abonnements au chatbot IA Grok

    SpaceX a déposé en toute confidentialité une demande d'introduction, avec pour objectif une valorisation de 1 750 milliards de dollars et une levée de fonds de 80 milliards de dollars, grâce à la croissance de Starlink et à sa fusion avec xAI. Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley sont désignés comme chefs de file. Cependant, Elon Musk ferait payer aux conseillers de Wall Street le privilège de travailler sur l'introduction en bourse de SpaceX. Le New York Times rapporte que Musk a exigé que les banques, les cabinets d'avocats, les auditeurs et autres conseillers souhaitant travailler sur l'opération achètent des abonnements à Grok, son chatbot d'IA.

    Elon Musk a franchi le Rubicon financier qu'il avait longtemps refusé de traverser : SpaceX a déposé confidentiellement son dossier d'introduction en bourse auprès de la SEC américaine. L'opération, dont les détails ont été rapportés par Bloomberg puis confirmés par Reuters, CNBC et le Wall Street Journal, vise une valorisation de 1 750 milliards de dollars et une levée de fonds pouvant atteindre 75 milliards. Si elle se concrétise, ce serait l'introduction en bourse la plus importante de toute l'histoire des marchés de capitaux, plus de deux fois supérieure au record précédent détenu par Saudi Aramco.

    Space Exploration Technologies Corporation, opérant sous le nom de SpaceX, est une entreprise américaine privée spécialisée dans l'aérospatiale et l'intelligence artificielle (IA). Depuis sa création en 2002, la société a réalisé de nombreuses avancées dans les domaines de la propulsion des fusées, des lanceurs réutilisables, des vols spatiaux habités et de la technologie des constellations de satellites. En 2026, SpaceX effectue plus de lancements orbitaux par an que tout autre fournisseur de services de lancement, y compris ses concurrents privés et les programmes nationaux tels que le programme spatial chinois. SpaceX, la NASA et les forces armées des États-Unis travaillent en étroite collaboration dans le cadre de contrats gouvernementaux.

    Un nouveau rapport vient confirmer que SpaceX a déposé en toute confidentialité une demande d'introduction, avec pour objectif une valorisation de 1 750 milliards de dollars et une levée de fonds de 80 milliards de dollars, grâce à la croissance de Starlink et à sa fusion avec xAI. Cette valorisation placerait SpaceX au-dessus de toutes les sociétés du S&P 500, à l'exception de Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et Amazon.

    Le dépôt s'effectue dans le cadre d'une procédure confidentielle qui permet aux entreprises de traiter les informations à communiquer à la SEC en privé avant de lancer une tournée de présentation publique. L'objectif étant fixé au mois de juin, les détails officiels contenus dans un prospectus formel devraient être rendus publics en avril ou début mai, après quoi SpaceX devra attendre au moins 15 jours avant de commencer à démarcher les investisseurs.


    Si SpaceX est surtout connue pour ses fusées Falcon 9 et Starship, sa valorisation de 1 750 milliards de dollars repose principalement sur Starlink, son service Internet par satellite. Starlink a terminé l'année 2025 avec 9,2 millions d'abonnés et plus de 10 milliards de dollars de chiffre d'affaires, un chiffre qui, selon les projections des analystes, pourrait atteindre la somme colossale de 24 milliards de dollars d'ici la fin de l'année 2026. Dans son dernier rapport financier avant la fusion avec SpaceX, xAI a déclaré environ 1 milliard de dollars de revenus provenant de ses activités d’IA. Le service Internet par satellite de SpaceX, Starlink, a quant à lui généré environ 8 milliards de dollars de revenus en 2024 et produit des milliards de dollars de flux de trésorerie disponible.

    En effet, la constellation Starlink d'Elon Musk se développe à une vitesse fulgurante. En mars, SpaceX a reçu l'autorisation pour lancer 7 500 satellites Starlink supplémentaires, portant le nombre total de satellites Gen2 autorisés à 15 000, y compris ceux déjà approuvés. À terme, Elon Musk envisage de créer une mégaconstellation d'un million de satellites pour offrir une connexion Internet à haut débit et à faible latence à l'échelle mondiale. Le réseau Starlink devrait également servir comme un centre de données orbital géant pour l'IA. Cependant, les experts de l'espace lointain mettent en garde : les conséquences seraient lourdes pour l'environnement et l'astronomie.

    Une fusion par échange d'actions réalisée en février avec xAI, la société d'IA d'Elon Musk, a encore renforcé cette valorisation. xAI est notamment connu pour son célèbre chatbot IA Grok. Grok a été lancé en novembre 2023 par Elon Musk dans le cadre d'une initiative s'appuyant sur le grand modèle de langage (LLM) du même nom. Grok dispose d'applications pour iOS et Android et est intégré au réseau social X ainsi qu'au robot Optimus de Tesla.

    Elon Musk insiste pour que les banques achètent des abonnements au chatbot IA Grok

    Bank of America, Goldman Sachs, JPMorgan Chase et Morgan Stanley sont désignés comme chefs de file. SpaceX envisage également une structure d'actions à deux catégories afin de préserver le contrôle des votes par les initiés, et prévoit d'allouer jusqu'à 30 % des actions aux investisseurs particuliers, soit environ trois fois la norme habituelle. Cependant, Elon Musk ferait payer aux conseillers de Wall Street le privilège de travailler sur l'introduction en bourse de SpaceX.

    Citant quatre personnes au fait du dossier, le New York Times rapporte que Musk a exigé que les banques, les cabinets d'avocats, les auditeurs et autres conseillers souhaitant travailler sur l'opération achètent des abonnements à Grok, son chatbot d'IA. L'introduction en bourse de SpaceX devrait lever plus de 50 milliards de dollars pour une valorisation supérieure à 1 000 milliards de dollars, selon l'article, qui ajoute que cela signifie que les banques conseillant sur l'opération pourraient percevoir collectivement des honoraires dépassant les 500 millions de dollars.

    Trois personnes proches du dossier ont déclaré que ces achats d’abonnements ne constituaient pas de simples gestes de bonne volonté facultatifs, et que Musk avait insisté pour que les conseillers achètent les services de Grok. Le rapport souligne également que certaines banques ont déjà accepté de dépenser des dizaines de millions de dollars en abonnements et ont commencé à intégrer Grok dans leurs propres systèmes informatiques.

    Musk aurait également demandé aux banques de faire de la publicité sur X, la plateforme de réseaux sociaux détenue par SpaceX, bien qu’il se soit montré « moins insistant » sur cette demande particulière. SpaceX a fusionné avec xAI, la start-up d’IA de Musk, en février, et Grok occupe actuellement une quatrième place dans la course à l’IA, derrière ChatGPT d’OpenAI, Claude d’Anthropic et Gemini de Google. Le chatbot génère des revenus principalement auprès des particuliers, et cette condition pourrait donner un coup de pouce à la division entreprise de Grok avant l’introduction en bourse, ce qui pourrait à son tour contribuer à présenter une image plus solide des revenus aux investisseurs potentiels, note le rapport.

    Conçue pour être à la fois humoristique et provocante, cette IA a rapidement attiré l’attention pour ses réponses sarcastiques et ses prises de position surprenantes. En outre, le chatbot a généré diverses réponses controversées, notamment des théories du complot, des éloges d'Adolf Hitler, de l'antisémitisme, ainsi que la création d'images sexualisées et non consensuelles de femmes et d'enfants dénudés. En 2024, une étude avait révélé que Grok est un désastre pour la démocratie : des utilisateurs ont créé de fausses images liées aux élections à l'aide du chatbot IA Grok et les ont partagées sur X, mais la plateforme d'Elon Musk n'a pas respecté ses propres règles pour l'empêcher.

    Source : New York Times

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    SpaceX acquiert la startup xAI, spécialisée dans l'IA, avant son éventuelle introduction en bourse. Elon Musk indique que l'acquisition ouvrira la voie au déploiement de centres de données en orbite

    xAI d'Elon Musk lève 20 milliards $, plus que prévu, auprès d'investisseurs tels que Nvidia, Cisco et des fonds soutenus par Abu Dhabi et le Qatar, alors que l'essor de l'IA se poursuit sans relâche

    Elon Musk reconnu coupable d'avoir induit les investisseurs en erreur en faisant délibérément baisser le cours de l'action Twitter avant son rachat de la société de médias sociaux en 2022 pour 44 milliards $
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  4. #4
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 896
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 896
    Par défaut SpaceX dévoile pour la première fois ses données financières en vue d'une prochaine introduction en bourse
    Réputé pour son opacité financière, SpaceX ouvre ses comptes pour la première fois en vue de son IPO. En plus de l'espace, la société vise aussi à dominer le marché de l'IA qu'elle estime à 26 500 Mds $

    SpaceX dévoile pour la première fois ses données financières via un document officiel en vue d'une prochaine introduction en bourse. Cette divulgation révèle que l'entreprise ne se limite plus à l'aérospatiale, mais vise désormais le marché de l'IA grâce à l'acquisition de xAI. Bien que les revenus augmentent, SpaceX a enregistré des pertes importantes en raison de ses investissements massifs dans le calcul informatique orbital. Le succès futur de ce projet repose sur la capacité de la fusée Starship à déployer des infrastructures technologiques à une échelle sans précédent. La société de fusée d'Elon Musk vise une valorisation initiale de 1 750 milliards de dollars.

    SpaceX est une entreprise privée spécialisée dans l'aérospatiale et l'IA. Depuis sa création en 2002, la société a réalisé de nombreuses avancées dans les domaines de la propulsion des fusées, des lanceurs réutilisables, des vols spatiaux habités et de la technologie des constellations de satellites. En 2026 après avoir absorbé xAI, SpaceX se prépare discrètement à une introduction en bourse, et vise une valorisation de 1 750 milliards de dollars.

    Cette valorisation placerait SpaceX au-dessus de toutes les sociétés du S&P 500, à l'exception de Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et Amazon. Dans le cadre de sa préparation à l'introduction en bourse, SpaceX a levé le voile pour première fois sur rapports financiers après des décennies de confidentialité.

    Le document ne révèle aucune surprise majeure concernant les activités spatiales de l’entreprise, mais il regorge de détails sur ses activités en pleine expansion, qui englobent désormais les lancements, les vols spatiaux, l’Internet spatial et, grâce à sa récente acquisition de xAI (la société d’Elon Musk), les réseaux sociaux et l'IA. Mais encore, il révèle également que SpaceX n'est pas le mastodonte que beaucoup de personnes imaginaient.

    SpaceX n'est pas le géant financier que beaucoup attendaient

    Après près de vingt-cinq ans de fonctionnement en tant qu'entreprise privée aux finances jalousement gardées, SpaceX a déposé un document S-1 d'environ 400 pages auprès de la Securities and Exchange Commission (SEC) en vue de l'introduction en bourse. Le document révèle que SpaceX a généré 18,67 milliards de dollars de revenus en 2025, marquant une hausse notable par rapport aux 14,02 milliards de dollars enregistrés en 2024.

    Cependant, la société de fusée d'Elon Musk est encore loin d'être rentable. D'après le document, après avoir dégagé un léger bénéfice en 2024, SpaceX a accusé une perte de 4,94 milliards de dollars en 2025, une situation largement attribuable à ses investissements massifs dans le développement de l'IA.

    SpaceX a déclaré que l'unité d'IA regroupant X (ex-Twitter) et xAI n'avait généré que 818 millions de dollars au premier trimestre 2026, soit environ un tiers de moins que ce que Twitter avait généré à lui seul au cours du trimestre précédant son rachat par Elon Musk. Le milliardaire prévoit de tirer des milliards de revenus de la vente de produits d'IA, mais selon l'analyste Ed Zitron, l'IA coûte trop cher et n'est rentable pour aucune des parties.

    Le dépôt s'effectue dans le cadre d'une procédure confidentielle qui permet aux entreprises de traiter les données à communiquer à la SEC en privé avant de lancer une tournée de présentation publique. L'objectif étant fixé au 12 juin, les détails officiels contenus dans un prospectus formel devraient être rendus publics en avril ou début mai, après quoi SpaceX devra attendre au moins 15 jours avant de commencer à démarcher les investisseurs.

    SpaceX identifie un marché monumental pour l'IA en orbite

    SpaceX prévoit un « marché potentiel total » (TAM) de 28 500 milliards de dollars pour l'ensemble de ses offres actuelles et futures dans les domaines de l'espace, des données et des services d'IA. Mais sur ce montant, seuls environ 2 000 milliards de dollars sont directement liés à l'espace ou au réseau Starlink de l'entreprise. Les 26 500 milliards de dollars restants proviendraient de l'IA, principalement d'applications destinées aux entreprises.

    Nom : spacex-s-1-980x611.jpg
Affichages : 628
Taille : 25,2 Ko

    « Nous pensons avoir identifié le plus grand marché potentiel (TAM) de l'histoire de l'humanité. Nous estimons que notre prochain marché d'un trillion de dollars sera celui du calcul IA, pour lequel nous envisageons d'utiliser nos fusées et nos satellites en vue d'un déploiement orbital à grande échelle », déclare la société d'Elon Musk. L'entreprise a précisé que ses estimations concernant ce vaste marché s’appuyaient sur plusieurs sources.

    Citation Envoyé par Extrait du document

    Nos estimations du marché de l'IA s'appuient en partie sur des projections de la demande mondiale en puissance de calcul des centres de données provenant de sources tierces, notamment les estimations publiées par la RAND Corporation, ainsi que sur des hypothèses internes concernant la part de la capacité de calcul mondiale susceptible d'être utilisée pour les charges de travail liées à l'IA et d'autres hypothèses opérationnelles telles que la consommation d'énergie, les taux d'utilisation et la tarification.
    Pour capter ce marché de plusieurs milliers de milliards de dollars, SpaceX d'Elon Musk ambitionne de déployer des centres de calcul haute performance pour l'IA en orbite à l'aide de ses fusées et satellites, avec l'objectif à terme de lancer 100 gigawatts de capacité de calcul dans l'espace chaque année.

    Le déploiement de ces satellites spécialisés pourrait commencer dès 2028. L'entreprise estime être « la seule à posséder une voie commercialement viable pour construire cette infrastructure à grande échelle », grâce à sa capacité de lancement de masse à faible coût via des fusées réutilisables.

    Gouvernance, rémunérations et défis politiques liés à cette IPO

    Après l'introduction en bourse, Elon Musk conservera un contrôle quasi total avec 85,1 % des droits de vote combinés, et restera PDG ainsi que président du conseil d'administration. En 2025, son salaire de base s'élevait à 54 080 dollars, le minimum légal en Californie, tandis que la rémunération de Gwynne Shotwell, présidente et directrice de l'exploitation, était de 85,8 millions, incluant ses actions et un salaire de base de 1,08 million de dollars.

    Par ailleurs, SpaceX identifie la politique américaine comme un risque. Le document mentionne le rôle de conseiller d'Elon Musk auprès du président Donald Trump, puis souligne que la forte polarisation politique et les changements d'administration ou de composition du Congrès, pourraient impacter significativement les priorités de dépenses gouvernementales, l'environnement réglementaire et l'attribution des contrats.

    Concernant les activités de lancement traditionnelles, le document reste discret sur les coûts internes de la fusée Falcon 9, dont le prix public est de 74 millions de dollars. Pour l'avenir, SpaceX mise sur le Starship et vise à réduire le coût de mise en orbite à au moins 185 dollars par kilogramme. SpaceX prévoit de commencer à lancer des satellites Starlink V3 avec le Starship d'ici la fin de l'année, à condition de réussir ses prochains vols d'essai.

    Néanmoins, l'entreprise reconnaît qu'il reste d'importants défis technologiques, opérationnels et d'ingénierie à relever pour rendre le Starship entièrement réutilisable et capable de livrer de lourdes charges vers la Lune et Mars, ce qui nécessitera des investissements en capital substantiels. Pour justifier sa valorisation stratosphérique, SpaceX fait un pari audacieux : évoluer d'une simple entreprise spatiale vers un géant de l'industrie de l'IA.

    L'industrie fonce dans le mur sans croissance explosive des revenus

    Edward (Ed) Zitron soutient que « l'IA n'est actuellement viable sur le plan économique pour aucun acteur », à l'exception des constructeurs de centres de données et des fabricants de matériel comme Nvidia. Selon les rapports financiers, les startups du secteur perdent des sommes colossales chaque année, tandis que les géants de la technologie investissent des centaines de milliards de dollars sans aucune perspective de rentabilité à long terme.

    Des entreprises telles que Microsoft, Meta, Amazon et Google engagent des dépenses en capital faramineuses pour soutenir l'infrastructure de l'IA. À titre d'exemple, Microsoft a dépensé environ 100 milliards de dollars dans le cadre de son partenariat avec OpenAI. Ce chiffre est tiré du témoignage d'un dirigeant lors du procès Musk-OpenAI. Selon l'analyse d'Ed Zitron, cette information est particulièrement intéressante pour plusieurs raisons :

    • Microsoft a dépensé au total 293,8 milliards de dollars en dépenses d'investissement depuis le début de l'exercice 2023 (qui a débuté au second semestre 2022) ;
    • cela signifie qu'environ 30 % des dépenses d'investissement de Microsoft (87 milliards de dollars) ont été consacrés à la mise en place de l'infrastructure d'OpenAI ;
    • d'après des discussions avec des sources proches de l'architecture Azure, cela représente la grande majorité de la capacité opérationnelle de Microsoft.


    Selon l'analyste, l'avenir reste incertain. Plus précisément, pour que ces investissements soient rentabilisés, il faudrait que les revenus liés à l'IA explosent de manière irréaliste dans des délais très courts, ce qui n'est absolument pas le cas. En réalité, la croissance des revenus de ces géants du cloud computing repose presque exclusivement sur l'argent qu'ils injectent eux-mêmes dans des entreprises non rentables comme OpenAI et Anthropic.

    Les défenseurs de l'IA affirment souvent que le matériel coûtera moins cher à l'avenir ou que les entreprises sont déjà rentables sur l'inférence, c'est-à-dire l'utilisation des modèles. Cependant, Ed Zitron rejette cet argument, estimant que si le traitement des requêtes était réellement profitable, des acteurs comme Anthropic ne perdraient pas des milliards de dollars et ne chercheraient pas à imposer des abonnements mensuels coûteux à leurs clients.

    L'IA est trop chère pour qu'un laboratoire puisse surmonter ce défi

    Anthropic et OpenAI brûlent leurs réserves de liquidités sans aucun plan viable pour arrêter cette hémorragie financière. Ed Zitron estime que les deux entreprises doivent générer ou lever plus de 1,25 billion de dollars au cours des quatre prochaines années. L'analyste soutient aussi que « les prévisions selon lesquelles ces laboratoires deviendraient rentables d'ici 2027 ou 2028 sont purement fantaisistes et destinées à tromper les investisseurs ».

    À en croire son analyse, la réalité montre que les marges brutes de ces entreprises se détériorent, car ces dernières sont contraintes d'acheter des capacités de calcul en urgence et au prix fort pour répondre à une demande difficile à anticiper. Ed Zitron estime qu'Anthropic semble ainsi dépenser trois dollars pour chaque dollar gagné, tout en accumulant des centaines de milliards de dollars d'engagements financiers envers les fournisseurs de cloud.

    Les centres de données ont besoin d’électricité pour fonctionner, et ceux dédiés à l’IA, en particulier, en consomment énormément. Il faut aussi du personnel pour s’occuper de la maintenance, des réparations et de l’exploitation. À cela s’ajoutent les impôts, les assurances et les autres frais courants qui, une fois additionnés, donnent un chiffre colossal et effrayant. Pour que tout ceci soit rentable à l'avenir, ces quatre conditions doivent être remplies :

    • les revenus liés à l'IA doivent exploser ;
    • il faut cesser d’investir en dépenses d’investissement ;
    • les GPU doivent générer une marge positive, en tenant compte à la fois de leur coût et de la dette liée à leur mise en service ;
    • les revenus de l’IA doivent rester stables avant et après l’arrêt de ces dépenses d’investissement.


    Si les dépenses d'investissement ne cessent jamais, il faut que les revenus explosent de manière spectaculaire, à hauteur de presque le double de l'ensemble des activités de Microsoft, Meta et Google, et le triple du chiffre d'affaires annuel d'AWS (128 milliards de dollars). Par ailleurs, il faut que ces revenus soient aussi rentables, car sinon, d'autres activités saines pourraient finir par ralentir, laissant l'IA creuser un trou dans les marges globales.

    Source : dépôt légal de SpaceX auprès de la SEC (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des données financières de la société SpaceX d'Elon Musk ?
    SpaceX estime la taille du marché de l'IA à plus de 26 000 milliards de dollars. Qu'en pensez-vous ?
    SpaceX a-t-il les capacités techniques et financières requises pour s'imposer sur le marché de l'IA ? Pourquoi ?
    SpaceX vise une valorisation de plus de 1 700 milliards de dollars lors de son IPO. Qu'en pensez-vous ?
    Les ambitions de SpaceX sur le marché de l'IA sont-elles réalistes ? Ou est-ce un nouvel acteur cupide qui vient gonfler la bulle ?

    Voir aussi

    L'IA coûte trop cher et n'est rentable pour personne : seuls Nvidia, les fabricants de matériel et le BTP en tirent profit, portés par la frénésie des centres de données, selon l'analyste Ed Zitron

    SpaceX dépose discrètement son dossier d'entrée en bourse : 75 Mds à lever, 1 750 Mds de valorisation visée, "Project Apex" serait l'IPO la plus gigantesque de toute l'histoire des marchés financiers

    Des milliers de PDG admettent que l'IA n'a eu aucun impact sur l'emploi ou la productivité, ce qui conduit les économistes à ressusciter un paradoxe vieux de 40 ans

  5. #5
    Membre actif
    Homme Profil pro
    Architecte réseau
    Inscrit en
    Mars 2025
    Messages
    281
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 35
    Localisation : France, Rhône (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Architecte réseau
    Secteur : Industrie

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2025
    Messages : 281
    Par défaut
    Juste avant l'entrée en bourse, SpaceX a augmenté ses tarifs (ou baisser les débits) des utilisateurs de Starlink ... On sent surtout qu'ils profitent du monopôle.

  6. #6
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 817
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 817
    Par défaut
    Dans le monde réel, une entreprise qui est toujours déficitaire après 25 ans d'activité, cela n'existe tout simplement pas!!!

    Le cas de SpaceX est très intéressant, cette boite est déficitaire et qui plus, ses seules rentrées d'argent sont dues à des contrats gouvernementaux (un coup c'est la défense américaine, un coup la Nasa)...

    Finalement Musk a la belle vie, milliardaire de papier, à la tête d'entreprises qui auraient déjà dû déposer leur bilan... Par contre, Marcel Ducommun, fondateur et directeur de la PME qu'il a fondé en donnant du travail à 35 employés, il a licencié son personnel et a fermé définitivement sa société en étant personnellement endetté quand sa banque locale a refusé de lui prêter 100 000 euro de liquidité dans l'attente de l'encaissement des factures de clients peu scrupuleux...

    C'est aussi cela, l'économie... La différence entre l'économie européenne à la papa et l'économie flamboyante à l'américaine...

  7. #7
    Membre Expert Avatar de Uther
    Homme Profil pro
    Tourneur Fraiseur
    Inscrit en
    Avril 2002
    Messages
    4 771
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Pyrénées Orientales (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Tourneur Fraiseur

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2002
    Messages : 4 771
    Par défaut
    Citation Envoyé par Anselme45
    Dans le monde réel, une entreprise qui est toujours déficitaire après 25 ans d'activité, cela n'existe tout simplement pas!!!
    Space X à été déficitaire l'année dernière, mais rien à voir avec les entreprises actuelles d'IA qui sont structurellement et très lourdement déficitaires. Ses comptes sont relativement corrects depuis plusieurs années, sinon, en effet elle n'existerait plus, comme d'autres boites de Musk qui n'ont pas eu de succès.

    Citation Envoyé par Anselme45
    Le cas de SpaceX est très intéressant, cette boite est déficitaire et qui plus, ses seules rentrées d'argent sont dues à des contrats gouvernementaux (un coup c'est la défense américaine, un coup la Nasa)...
    Non! Ca fait très longtemps les commandes d'état ne constitue plus la majorité de leurs tirs. Space X est aussi en position de leader en ce qui concerne les lancements pour des clients privés. Et actuellement le plus gros client de Space X, et de loin, c'est lui même : la majorité de ses lancement sont des satellites Starlink.
    C'est vrai les armées sont des clients important qui paient bien (c'est moins vrai en ce qui concerne les agences spatiales) mais c'est pas spécifique à Space X. Toutes les boites du spatial en profitent, y compris en Europe.

    Citation Envoyé par Anselme45
    Finalement Musk a la belle vie, milliardaire de papier, à la tête d'entreprises qui auraient déjà dû déposer leur bilan...
    Autant j'ai beaucoup a redire sur la personne d'Elon Musk avec ses lubies, sa morale, le manque de réalisme, voire le danger de certains de ses projets, ...
    Autant on peut difficilement nier que Space X est actuellement la plus grosse réussite du spatial privé.

    Certes le projet Starship engloutit des milliards dans la R&D, mais il peut se le permettre car à coté, il y a un vrai écosystème qui tourne comme sur des roulettes :
    - Falcon 9 tire pour pas cher à une cadence incroyable (plusieurs fois par semaines, quand Ariane 6 espère atteindre au mieux un lancement par mois).
    - Starlink est une offre qui marche et répond à un besoin, certes de niche, mais réel.
    - Crew dragon est un vrai succés, là où des acteurs historiques sont en galère.
    - La Falcon Heavy, tire peu mais permet de fournir un service sur un segment où la concurrence est inexistante ou hors de prix.

    Je suis beaucoup plus inquiet au sujet de la volonté d'adjoindre xIA à Space X, dont le succès est plus discutable.

  8. #8
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 817
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 817
    Par défaut
    Citation Envoyé par Uther Voir le message
    Space X à été déficitaire l'année dernière, mais rien à voir avec les entreprises actuelles d'IA qui sont structurellement et très lourdement déficitaires. Ses comptes sont relativement corrects depuis plusieurs années, sinon, en effet elle n'existerait plus, comme d'autres boites de Musk qui n'ont pas eu de succès.
    Ah oui?

    Chiffres d'affaire de SpaceX pour le dernier exercice? 18,7 milliards de dollars dont 11,4 milliards proviennent de sa division StarLink .Résultat net : Perte nette de 4,9 milliards de dollars!

    Les documents déposés pour son entrée en bourse annonce une dette cumulée de... 29 milliards... SpaceX a donc jamais fait le moindre bénéfice en 25 ans, mieux la société a cumulé 29 milliards de dettes!!!

    Essayez de cumuler les dettes pendant 25 ans avec une PME, cela m'étonnerait que votre banque soit patiente

  9. #9
    Membre Expert Avatar de Uther
    Homme Profil pro
    Tourneur Fraiseur
    Inscrit en
    Avril 2002
    Messages
    4 771
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Pyrénées Orientales (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Tourneur Fraiseur

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2002
    Messages : 4 771
    Par défaut
    Le gros du problème vient de xIA qui vient tout juste d'intégrer Space X pour préparer l'entrée en bourse. En 2024, les déficit sont bien plus mesurés.
    Quoique pour tempérer mes propos il semble que les déficits de 2023 soient élevés aussi.

  10. #10
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 817
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 817
    Par défaut
    Citation Envoyé par Uther Voir le message
    Le gros du problème vient de xIA qui vient tout juste d'intégrer Space X pour préparer l'entrée en bourse. En 2024, les déficit sont bien plus mesurés.
    Quoique pour tempérer mes propos il semble que les déficits de 2023 soient élevés aussi.
    Les 29 milliards de dettes cumulées annoncées officiellement par SpaceX ne datent pas de l'intégration de xIA!!!!!!

    L'intégration de xIA dans SpaceX date de... Février 2026

  11. #11
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 896
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 896
    Par défaut L’introduction en bourse de SpaceX soulève des interrogations majeures quant à sa valorisation colossale
    SpaceX doit dominer le marché de l'IA et multiplier son chiffre d'affaires par 60 en dix ans pour justifier une valorisation de 1 750 milliards de dollars
    des objectifs jugés irréalisables par les analystes

    L’introduction en bourse de SpaceX soulève des interrogations majeures quant à sa valorisation colossale de 1 750 milliards de dollars. Pour justifier une telle valorisation, la société d'Elon Musk devra atteindre des revenus annuels de 1 100 milliards de dollars d'ici 2035, une performance sans précédent dans l'histoire économique. Ce scénario exige une croissance soutenue de 50 % par an, ce qui placerait le poids financier de la société au-dessus de secteurs entiers comme celui des services publics. Malgré l'enthousiasme des investisseurs pour l'IA, la concurrence des Big Tech tels que Google, Microsoft ou encore OpenAI rend ces objectifs périlleux.

    L'introduction en bourse de SpaceX, prévue pour la mi-juin sur le Nasdaq, crée un engouement exceptionnel avec une valorisation attendue de 1 750 milliards de dollars. Ce montant faramineux témoigne de la très grande confiance des investisseurs dans la croissance future de l'IA. Cette valorisation placerait également SpaceX au-dessus de toutes les sociétés du S&P 500, à l'exception des géants tels que Nvidia, Apple, Alphabet, Microsoft et Amazon.

    Mais cette valorisation impose des attentes colossales pour l'avenir de l'entreprise d'Elon Musk, d'autant plus que le document d'introduction (S-1) indique que SpaceX a subi une perte évaluée à 4,9 milliards de dollars en 2025, sur des revenus relativement faibles de 18,7 milliards de dollars.

    Des objectifs de revenus totalement inédits dans l'histoire

    Pour que cette valorisation soit justifiée et qu'elle offre un rendement annuel de 10 % sur dix ans aux investisseurs, SpaceX devra atteindre des revenus de 1 100 milliards de dollars d'ici 2035. Cette trajectoire exigerait une croissance moyenne de ses ventes d'environ 50 % par an pendant toute une décennie. Dans ce scénario de croissance ininterrompue, l'entreprise devrait réaliser un bond de 360 milliards de dollars de revenus entre 2034 et 2035.


    Un tel bond annuel n'a aucun précédent dans l'histoire, la plus forte augmentation enregistrée jusqu'à présent étant celle de Nvidia. Ces données sont issues d'une analyse de l'expert financier David Trainer, PDG du cabinet d’études New Constructs. Selon plusieurs commentateurs, ces chiffres sont d'ailleurs extrêmement modestes, étant donné qu'il s'agit d'un investissement que les calculs mathématiques purs jugent comme un pari très très risqué.

    De 2024 à 2025, Nvidia, l'entreprise ayant connu la croissance la plus rapide, a enregistré une hausse de 85 milliards de dollars de son chiffre d'affaires, soit un quart de ce que SpaceX devrait réaliser au cours de la dernière année du calendrier établi par Trainer. L'objectif de SpaceX, « à savoir une hausse de 360 milliards de dollars entre 2035 et 2035 », correspond à l'augmentation totale enregistrée par Amazon au cours des six dernières années.

    Les ambitions d'Elon Musk suscitent un grand scepticisme. Ce n’est un secret pour personne que les investisseurs sont prêts à payer le prix fort non pas en fonction de la taille et de la rentabilité actuelles de SpaceX, mais en raison de ses perspectives de croissance future phénoménale. En effet, le dossier S-1 de SpaceX a révélé que l’entreprise perdrait 4,9 milliards de dollars en 2025 pour un chiffre d’affaires dérisoire de 18,7 milliards de dollars.

    SpaceX a déclaré que l'unité d'IA regroupant X (ex-Twitter) et xAI n'avait généré que 818 millions de dollars au premier trimestre 2026, soit environ un tiers de moins que ce que Twitter avait généré à lui seul au cours du trimestre précédant son rachat par Elon Musk. Le milliardaire prévoit de tirer des milliards de revenus de la vente de produits d'IA, mais selon l'analyste Edward Zitron, l'IA coûte trop cher et n'est rentable pour aucune des parties.

    Un poids économique théorique qualifié de « démesuré »

    Si l'entreprise réussissait l'exploit d'atteindre ce seuil critique de 1 100 milliards de dollars, elle deviendrait un pilier central de l'économie américaine. D'après les prévisions économiques fixant le PIB des États-Unis à 46 700 milliards de dollars en 2035, les revenus de l'entreprise de fusées d'Elon Musk représenteraient alors 2,4 % du revenu national. Une telle taille rendrait la société 50 % plus grande que l'intégralité du secteur des services publics.

    Elle équivaudrait également à près de 75 % de tout le secteur des transports américain, incluant l'aviation, les chemins de fer et la logistique. « Tout cela n'est qu'un battage médiatique destiné à attirer les investisseurs. Les objectifs de SpaceX sont tout simplement surréalistes », a écrit un critique.

    Le document d'introduction en bourse souligne un marché potentiel global pour l'IA approchant les 30 000 milliards de dollars. Mais une opportunité d'une telle ampleur attire inévitablement une concurrence massive. Google, Microsoft, Nvidia, OpenAI, etc. se battront tous pour obtenir leur part de ce marché en pleine explosion, rendant très improbable la domination absolue d'une seule entité au point d'accaparer une telle fraction du PIB américain.

    « Nous pensons avoir identifié le plus grand marché potentiel (TAM) de l'histoire de l'humanité. Nous estimons que notre prochain marché d'un trillion de dollars sera celui du calcul IA, pour lequel nous envisageons d'utiliser nos fusées et nos satellites en vue d'un déploiement orbital à grande échelle », déclare la société d'Elon Musk. L'entreprise a précisé que ses estimations concernant ce vaste marché s’appuyaient sur plusieurs sources.

    Faute d'atteindre ces objectifs historiques, les investisseurs pourraient déchanter, ce qui ferait de SpaceX l'introduction en bourse la plus chère jamais réalisée. Et atteindre une part inférieure à une part sans précédent du PIB s’avérera une déception pour les fidèles d'Elon Musk. Ses partisans font non seulement de SpaceX la plus grande et la plus acclamée des introductions en bourse de tous les temps, mais malheureusement aussi, de loin, la plus coûteuse.

    Gouvernance, rémunérations et défis politiques liés à cette IPO

    Après l'introduction en bourse, Elon Musk conservera un contrôle quasi total avec 85,1 % des droits de vote combinés, et restera PDG ainsi que président du conseil d'administration. En 2025, son salaire de base s'élevait à 54 080 dollars, le minimum légal en Californie, tandis que la rémunération de Gwynne Shotwell, présidente et directrice de l'exploitation, était de 85,8 millions, incluant ses actions et un salaire de base de 1,08 million de dollars.

    Par ailleurs, SpaceX identifie la politique américaine comme un risque. Le document mentionne le rôle de conseiller d'Elon Musk auprès du président Donald Trump, puis souligne que la forte polarisation politique et les changements d'administration ou de composition du Congrès, pourraient impacter significativement les priorités de dépenses gouvernementales, l'environnement réglementaire et l'attribution des contrats.

    Concernant les activités de lancement traditionnelles, le document reste discret sur les coûts internes de la fusée Falcon 9, dont le prix public est de 74 millions de dollars. Pour l'avenir, SpaceX mise sur le Starship et vise à réduire le coût de mise en orbite à au moins 185 dollars par kilogramme. SpaceX prévoit de commencer à lancer des satellites Starlink V3 avec le Starship d'ici la fin de l'année, à condition de réussir ses prochains vols d'essai.

    Néanmoins, l'entreprise reconnaît qu'il reste d'importants défis technologiques, opérationnels et d'ingénierie à relever pour rendre le Starship entièrement réutilisable et capable de livrer de lourdes charges vers la Lune et Mars, ce qui nécessitera des investissements en capital substantiels. Pour justifier sa valorisation stratosphérique, SpaceX fait un pari audacieux : évoluer d'une simple entreprise spatiale vers un géant de l'industrie de l'IA.

    L'industrie fonce dans le mur sans croissance explosive des revenus

    Edward Zitron soutient que « l'IA n'est actuellement viable sur le plan économique pour aucun acteur », à l'exception des constructeurs de centres de données et des fabricants de matériel comme Nvidia. Selon les rapports financiers, les startups du secteur perdent des sommes colossales chaque année, tandis que les géants de la technologie investissent des centaines de milliards de dollars sans aucune perspective de rentabilité à long terme.

    Microsoft, Meta, Amazon et Google engagent des dépenses en capital faramineuses pour soutenir l'infrastructure de l'IA. À titre d'exemple, Microsoft a dépensé environ 100 milliards de dollars dans le cadre de son partenariat avec OpenAI. Ce chiffre est tiré du témoignage d'un dirigeant lors du procès Musk-OpenAI.

    Selon l'analyste, l'avenir reste incertain. Plus précisément, pour que ces investissements soient rentabilisés, il faudrait que les revenus liés à l'IA explosent de manière irréaliste dans des délais très courts, ce qui n'est absolument pas le cas. En réalité, la croissance des revenus de ces géants du cloud computing repose presque exclusivement sur l'argent qu'ils injectent eux-mêmes dans des entreprises non rentables comme OpenAI et Anthropic.

    Les défenseurs de l'IA affirment souvent que le matériel coûtera moins cher à l'avenir ou que les entreprises sont déjà rentables sur l'inférence, c'est-à-dire l'utilisation des modèles. Cependant, Edward Zitron rejette cet argument, estimant que si le traitement des requêtes était réellement profitable, des acteurs comme Anthropic ne perdraient pas des milliards de dollars et ne chercheraient pas à imposer des abonnements mensuels coûteux à leurs clients

    Sources : Fortune ; David Trainer, PDG du cabinet d'études New Constructs

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des attentes élevées placées dans l'IPO de SpaceX ? Sont-elles réalistes ?
    SpaceX peut-il atteindre 1 100 milliards de dollars de revenus annuels dans les dix prochaines années ?

    Voir aussi

    Réputé pour son opacité financière, SpaceX ouvre ses comptes pour la première fois en vue de son IPO. En plus de l'espace, la société vise aussi à dominer le marché de l'IA qu'elle estime à 26 500 Mds $

    SpaceX dépose discrètement son dossier d'entrée en bourse : 75 Mds à lever, 1 750 Mds de valorisation visée, "Project Apex" serait l'IPO la plus gigantesque de toute l'histoire des marchés financiers

    SpaceX acquiert la startup xAI, spécialisée dans l'IA, avant son éventuelle introduction en bourse. Elon Musk indique que l'acquisition ouvrira la voie au déploiement de centres de données en orbite

  12. #12
    Communiqués de presse

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Avril 2025
    Messages
    739
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2025
    Messages : 739
    Par défaut Le S&P 500 rejette SpaceX et refuse également l'entrée à OpenAI et Anthropic
    Le S&P 500 rejette SpaceX et refuse également l'entrée à OpenAI et Anthropic : SpaceX ne bénéficiera pas d'un accès accéléré à des milliards $ supplémentaires par le biais de fonds d'investissement passifs

    S&P Dow Jones Indices maintiendra ses critères d'éligibilité actuels pour ses indices de référence, notamment le S&P 500, rejetant ainsi une modification réglementaire qui aurait pu permettre à des sociétés de très grande capitalisation récemment introduites en bourse, telles que SpaceX, OpenAI et Anthropic, d'intégrer plus rapidement l'indice. Une inclusion rapide aurait généré environ 14 milliards de dollars de demande passive pour SpaceX, plus de 8 milliards de dollars pour OpenAI et environ 4,6 milliards de dollars pour Anthropic, selon les estimations. La décision de S&P diverge de celles du Nasdaq et de FTSE Russell.

    Space Exploration Technologies Corporation, opérant sous le nom de SpaceX, est une entreprise américaine privée spécialisée dans les vols spatiaux, les télécommunications et l'intelligence artificielle, dont le siège social est situé sur le site de développement de Starbase, à Starbase, au Texas. Depuis sa création en 2002, l'entreprise a réalisé de nombreuses avancées dans les domaines de la propulsion des fusées, des lanceurs réutilisables, des vols spatiaux habités et des technologies de constellations de satellites. En 2026, SpaceX effectue plus de lancements orbitaux par an que tout autre fournisseur de services de lancement, y compris ses concurrents privés et les programmes nationaux tels que le programme spatial chinois. SpaceX, la NASA et les forces armées des États-Unis collaborent étroitement dans le cadre de contrats gouvernementaux.

    SpaceX n'est pas cotée en bourse, mais devrait faire son entrée en bourse (IPO) en 2026. Selon un rapport d'avril 2026, Elon Musk a franchi le Rubicon financier qu'il avait longtemps refusé de traverser : SpaceX a déposé confidentiellement son dossier d'introduction en bourse auprès de la SEC américaine. L'opération, dont les détails ont été rapportés par Bloomberg puis confirmés par Reuters, CNBC et le Wall Street Journal, vise une valorisation de 1 750 milliards de dollars et une levée de fonds pouvant atteindre 75 milliards. Si elle se concrétise, ce serait l'introduction en bourse la plus importante de toute l'histoire des marchés de capitaux, plus de deux fois supérieure au record précédent détenu par Saudi Aramco.

    Le S&P 500 (Standard and Poor's 500) est un indice boursier qui suit la performance boursière de 500 grandes entreprises cotées sur les places boursières américaines. Il s'agit de l'un des indices boursiers les plus suivis et il représente environ 80 % de la capitalisation boursière totale des sociétés cotées aux États-Unis, avec une capitalisation boursière totale de plus de 61 100 milliards de dollars au 31 décembre 2025. L'indice S&P 500 est un indice pondéré par la capitalisation boursière. Le S&P 500 est géré par S&P Dow Jones Indices, une coentreprise détenue majoritairement par S&P Global, et ses composantes sont sélectionnées par un comité.

    Récemment, S&P a déclaré qu'il n'accorderait pas d'exceptions à ses critères de viabilité financière, d'ancienneté et de pondération investissable sur la seule base de la capitalisation boursière. Cette décision maintient le cadre plus strict du S&P 500, alors même que les fournisseurs d'indices concurrents s'efforcent d'accélérer l'intégration des grandes sociétés cotées. Cette décision signifie que SpaceX ne serait pas éligible à l'intégration dans le S&P 500 avant au moins un an après son introduction en bourse. La société devrait également satisfaire aux exigences de rentabilité et de flottant de l'indice de référence avant de rejoindre l'indice boursier le plus suivi au monde.

    Pour SpaceX, ce revers élimine un obstacle potentiel sous la forme d'achats forcés de la part des fonds qui suivent le S&P 500. Une inclusion rapide aurait généré environ 14 milliards de dollars de demande passive pour SpaceX, plus de 8 milliards de dollars pour OpenAI et environ 4,6 milliards de dollars pour Anthropic, selon les estimations. Cette décision intervient alors que SpaceX prépare ce qui pourrait devenir la plus grande introduction en bourse de l’histoire. Selon un rapport, la société cherchait à lever 75 milliards de dollars pour une valorisation de 1 750 milliards de dollars, un niveau qui la placerait parmi les plus grandes sociétés cotées aux États-Unis dès son entrée en bourse.


    Le débat s’est intensifié alors que des sociétés privées atteignent l’envergure d’un marché public avant même leur cotation. SpaceX, OpenAI et Anthropic devraient entrer sur les marchés publics avec des valorisations rivalisant avec celles des grandes entreprises technologiques cotées, remettant ainsi en cause les règles des indices conçues pour des sociétés qui, généralement, ont passé plus de temps à être négociées avant de devenir des candidates à l'intégration dans les indices de référence.

    Les partisans d'une inclusion rapide font valoir que les indices devraient refléter les plus grandes entreprises du marché aussi rapidement que possible, en particulier lorsque les sociétés nouvellement cotées ont déjà une importance économique significative. Les exclure, affirment-ils, peut rendre les indices de référence moins représentatifs du marché dont les investisseurs sont réellement propriétaires.

    Les détracteurs affirment que les règles existantes en matière de rentabilité, de flottant et d’historique de cotation visent à protéger les indices de référence contre la survalorisation due à l’engouement médiatique. L’ajout trop rapide de sociétés nouvellement cotées pourrait exposer les fonds passifs à la volatilité et contraindre les fonds indiciels à acheter des actions avant que des prix de marché fiables ne se soient établis.

    La décision de S&P diverge de celles du Nasdaq et de FTSE Russell. Le Nasdaq a modifié ses règles pour permettre aux introductions en bourse éligibles d’intégrer le Nasdaq 100 après 15 jours de cotation, tandis que FTSE Russell a adopté un processus d’entrée rapide pouvant permettre à des introductions en bourse de grande envergure d’intégrer certains indices après cinq jours de cotation.

    Le S&P 500 reste l’indice le plus convoité par les flux passifs. Les données montrent qu'environ 7 500 milliards de dollars de fonds passifs suivent cet indice, tandis que 3 400 milliards de dollars d'actifs gérés activement s'y réfèrent comme indice de référence. Cette décision souligne également l'importance du pouvoir de marché que détient désormais l'investissement passif. Les fonds communs de placement et les ETF passifs américains en actions nationales détenaient environ 14 400 milliards de dollars d'actifs à la fin du mois d'avril, contre 8 200 milliards de dollars pour les fonds gérés activement.

    Pourtant, en mai dernier, SpaceX a dévoilé pour la première fois ses données financières via un document officiel en vue d'une prochaine introduction en bourse. Cette divulgation révèle que l'entreprise ne se limite plus à l'aérospatiale, mais vise désormais le marché de l'IA grâce à l'acquisition de xAI. Bien que les revenus augmentent, SpaceX a enregistré des pertes importantes en raison de ses investissements massifs dans le calcul informatique orbital. Le succès futur de ce projet repose sur la capacité de la fusée Starship à déployer des infrastructures technologiques à une échelle sans précédent. La société de fusée d'Elon Musk vise une valorisation initiale de 1 750 milliards de dollars.


    Source : Communiqué du S&P

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette décision est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    SpaceX doit dominer le marché de l'IA et multiplier son chiffre d'affaires par 60 en dix ans pour justifier une valorisation de 1 750 milliards de dollars, des objectifs jugés irréalisables par les analystes

    Après des années à brûler du capital sur la promesse d'une rentabilité future, OpenAI et Anthropic n'ont plus le luxe de perdre de l'argent : entre IPO imminentes, pénurie de GPU et agents voraces en calcul

    « Le secteur de l'IA vous ment. La bulle de l'IA repose sur un mirage soigneusement entretenu pour masquer des défaillances structurelles et logistiques majeures », selon un critique
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

Discussions similaires

  1. Réponses: 144
    Dernier message: 26/02/2026, 11h00
  2. Réponses: 0
    Dernier message: 02/01/2021, 07h50
  3. Réponses: 3
    Dernier message: 18/06/2018, 04h13
  4. Apple rachète la startup Turi spécialisée dans l'apprentissage automatique
    Par Coriolan dans le forum Intelligence artificielle
    Réponses: 0
    Dernier message: 06/08/2016, 19h52
  5. Réponses: 3
    Dernier message: 08/07/2016, 11h07

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo