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Intelligence artificielle Discussion :

Le Pentagone continue de considérer Anthropic comme un « risque pour la chaîne d’approvisionnement »


Sujet :

Intelligence artificielle

Vue hybride

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  1. #1
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    Par défaut Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre
    Perdre un contrat militaire de 200 millions pour en gagner des milliers : Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre,
    Claude est préféré à ChatGPT chez 70 % des nouveaux clients professionnels

    En l'espace de quelques semaines, Anthropic a réussi ce qu'aucun analyste n'anticipait : devenir le fournisseur d'IA de référence pour les entreprises qui découvrent le secteur, surpassant OpenAI avec près de 70 % des nouvelles souscriptions professionnelles. Derrière cette percée se trouve une équation paradoxale : un affrontement public avec le Pentagone, le rejet des publicités intégrées à l'interface, et une posture éthique qui, dans un marché saturé de benchmarks techniques quasi identiques, s'est transformée en avantage concurrentiel inattendu.

    La société de gestion des dépenses professionnelles Ramp, dont l'indice mensuel sert de thermomètre à l'adoption de l'IA par les entreprises américaines, a publié début mars des données qui ont fait l'effet d'une douche froide pour OpenAI. En février 2026, 24,4 % des entreprises utilisant la plateforme Ramp paient désormais pour Anthropic, contre une sur vingt-cinq il y a un an à peine. Dans le même temps, les abonnements professionnels à Claude ont progressé de 4,9 % en un seul mois, tandis que la part de marché d'OpenAI reculait de 1,5 %, sa plus forte baisse mensuelle depuis que Ramp a commencé à suivre ces données.

    Le chiffre le plus éloquent est sans doute celui-ci : parmi les entreprises s'équipant en IA pour la première fois, Anthropic remporte désormais environ 70 % des arbitrages face à OpenAI, une inversion totale par rapport aux tendances observées tout au long de 2025. OpenAI conserve la première place en volume absolu avec 34,4 % de parts de marché contre 24,4 % pour Anthropic, mais l'écart se resserre à une vitesse qui préoccupe visiblement les équipes commerciales de l'entreprise de Sam Altman. OpenAI révise d'ailleurs actuellement sa stratégie pour se concentrer davantage sur la vente de services aux entreprises et aux développeurs, précisément les marchés où Anthropic prospère.

    L'affaire du Pentagone : une rupture publique aux effets boomerang

    Pour comprendre ce basculement, il faut remonter à janvier 2026, lorsque le secrétaire à la Défense Pete Hegseth diffuse une note de stratégie IA imposant à tous les contractants du Département de la Guerre, la nouvelle dénomination officielle du Pentagone sous l'administration Trump, d'accepter un usage de leurs modèles pour « toutes fins légales », sans restriction propre aux éditeurs. OpenAI, Google et xAI, dont les modèles sont déployés dans des environnements non classifiés, ont tous accepté de lever pour le militaire les garde-fous applicables aux utilisateurs civils. Anthropic, seule entreprise à avoir déployé Claude sur des réseaux classifiés via un partenariat avec Palantir, a refusé.

    Les deux lignes rouges qu'Anthropic refusait de franchir étaient la surveillance de masse des citoyens américains et le déploiement d'armes entièrement autonomes, deux domaines où la fiabilité des systèmes d'IA actuels est jugée insuffisante. Le ton est rapidement monté. Hegseth a présenté à Dario Amodei un ultimatum : accepter les conditions ou voir le contrat de 200 millions de dollars résilié, accompagné d'une désignation comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement », une classification normalement réservée aux entreprises liées à des adversaires étrangers comme la Russie ou la Chine.

    La réponse d'Amodei, publiée dans un long billet le 27 février, n'a pas cédé d'un pouce. Il a notamment relevé la contradiction inhérente aux menaces du Pentagone : « L'une nous étiquette comme risque de sécurité ; l'autre considère Claude comme essentiel à la sécurité nationale. » Sur le fond technologique, Amodei a maintenu que les systèmes d'IA actuels sont loin d'être suffisamment fiables pour contrôler des armes entièrement autonomes. Dans ce contexte, Anthropic a tout de même assoupli son document de référence en matière de sécurité : la version 3.0 de sa politique de déploiement responsable, publiée le 24 février, présente des garde-fous rédigés de manière plus large, ouvrant la porte à davantage d'interprétations.

    Le dénouement a pris une tournure kafkaïenne : le Département de la Guerre a utilisé des services Anthropic pour des frappes en Iran le lendemain même de la désignation d'Anthropic comme risque pour la chaîne d'approvisionnement. La question de savoir si Anthropic constitue une menace pour la sécurité nationale ou un outil indispensable à celle-ci n'a toujours pas reçu de réponse officielle cohérente.


    La vertu comme fossé concurrentiel

    Ara Kharazian, économiste chez Ramp, tire une conclusion contre-intuitive de ces données : dans un marché où les performances techniques des modèles frontaux convergent rapidement, c'est la culture d'entreprise, et non les benchmarks, qui crée de la différenciation. Claude Code et Codex d'OpenAI sont des produits comparables, Codex étant même moins cher sur certaines métriques. Et pourtant, Anthropic ne parvient pas à répondre à la demande : tous ses plans d'abonnement restent soumis à des limites d'utilisation, l'entreprise se retrouvant à refuser des revenus faute de capacité de calcul suffisante.

    La prise de position publique d'Anthropic face au Pentagone a coïncidé avec un pic d'installations de Claude et une vague de désinstallations de ChatGPT, selon la société d'analyse Sensor Tower. Deux soutiens publics inattendus ont amplifié l'effet : la chanteuse Katy Perry et le sénateur Brian Schatz, figure de référence sur les questions de politique technologique au Sénat américain, ont tous deux annoncé publiquement avoir migré vers Claude dans les jours suivant la querelle avec le Pentagone.

    Kharazian pose alors la question qui dérange l'ensemble du secteur : le vrai fossé concurrentiel dans l'IA ne serait-il pas les benchmarks et les prix, mais le fait d'être le modèle que les utilisateurs culturellement avertis souhaitent utiliser ? Le choix entre OpenAI et Anthropic pourrait devenir moins une décision d'achat classique et davantage un signal d'identité, à l'image de la distinction bulles vertes / bulles bleues dans les SMS sur iPhone. L'analogie prête à sourire, mais elle repose sur des données réelles.

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    OpenAI dans la tourmente de ses propres choix

    L'autre face de l'équation est la succession de décisions d'OpenAI qui ont braqué une partie de sa base d'utilisateurs. Le 9 février 2026, OpenAI a officiellement lancé des tests publicitaires dans ChatGPT aux États-Unis, ciblant les utilisateurs des formules gratuites et « Go » à 8 dollars par mois. Les abonnements Plus, Pro, Business et Enterprise restent exempts de publicités. Les publicités apparaissent sous les réponses du modèle, clairement identifiées comme « sponsorisées ».

    Le modèle économique est défendable ; Spotify et YouTube ont démontré la viabilité de cette approche à deux vitesses. Mais le timing est désastreux. Dans un contexte où OpenAI venait simultanément de valider l'utilisation de ses modèles par le Pentagone pour des opérations militaires, l'apparition de publicités dans l'interface a alimenté le sentiment d'une entreprise ayant sacrifié ses principes fondateurs sur l'autel de la croissance. Sam Altman lui-même a reconnu publiquement qu'OpenAI avait mal géré la situation.

    Il convient toutefois de ne pas idéaliser la posture d'Anthropic. Selon des sources citées par Axios, Claude aurait été utilisé dans l'opération qui a conduit à la capture de l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, via le partenariat avec Palantir, et au moins un cadre d'Anthropic aurait contacté Palantir pour s'interroger sur cet usage. Anthropic a nié avoir remis en question cette utilisation, mais l'épisode illustre la tension structurelle entre les principes affichés et la réalité de déploiements via des intermédiaires sur lesquels l'éditeur exerce un contrôle limité.

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    Une valorisation qui ne colle pas encore aux revenus

    L'ascension de Claude sur le marché entreprise s'accompagne de chiffres financiers impressionnants en surface mais qui méritent d'être lus attentivement. En février, Anthropic a annoncé un taux de revenus annualisés de 14 milliards de dollars, simultanément à une levée de 30 milliards de dollars supplémentaires, portant sa valorisation à 380 milliards de dollars. Mais un récent dépôt judiciaire du directeur financier d'Anthropic tempère ces projections : depuis son entrée sur le marché commercial, l'entreprise aurait engrangé un peu plus de 5 milliards de dollars de revenus effectifs. L'écart entre le taux annualisé projeté et les revenus cumulés réels rappelle que la course à la part de marché se double, pour l'ensemble du secteur, d'une course aux capitaux dont les montants donnent le vertige.

    La trajectoire reste néanmoins remarquable. En douze mois, Anthropic est passé de la position de challenger technique, apprécié des ingénieurs et des premiers adoptants, à celle de choix par défaut pour les entreprises découvrant l'IA générative. Le paradoxe est complet : c'est en résistant à son plus grand client institutionnel, l'armée américaine, qu'Anthropic a peut-être conquis sa clientèle la plus durable.

    Sources : Ramp Index, ASIS International, OpenAI

    Et vous ?

    L'éthique d'Anthropic est-elle un véritable engagement de fond ou une stratégie de différenciation opportuniste dans un marché saturé ? La révision discrète de sa politique de déploiement responsable pendant la crise du Pentagone plaide-t-elle pour l'une ou l'autre lecture ?

    Dans quelle mesure les entreprises qui adoptent Claude aujourd'hui le font-elles pour des raisons techniques, éthiques ou purement symboliques — et ces motivations sont-elles durables lorsque les prix et les performances finissent par s'uniformiser ?

    L'introduction de publicités dans ChatGPT est-elle un signal que le modèle économique des grands modèles de langage par abonnement seul n'est pas viable à grande échelle, ou simplement une erreur de communication d'OpenAI facilement réversible ?

    Si la prochaine génération d'entreprises choisit son fournisseur d'IA comme elle choisit ses valeurs affichées, quelles sont les implications pour des acteurs comme Google Gemini ou xAI, dont les positions sur ces questions restent beaucoup moins lisibles ?

    Voir aussi :

    Claude victime de son succès : comment le bras de fer avec le Pentagone a provoqué la plus grande panne de l'histoire d'Anthropic et mis à nu les fragilités de son infrastructure

    Les documents internes d'OpenAI prévoient une perte de 14 milliards de $ en 2026 : « OpenAI est en train de s'effondrer. Aucune start-up dans l'histoire n'a jamais fonctionné avec de telles pertes »

    Un expert financier affirme qu'OpenAI est sur le point d'être à court d'argent : Les Big Tech comme Google peuvent utiliser leurs énormes réserves financières pour investir dans l'IA, mais pas OpenAI

    OpenAI au premier semestre 2025 : 4,3 Mds $ de revenus et 13,5 Mds $ de pertes, mais la startup vaut désormais 500 Mds $, passant devant SpaceX d'Elon Musk et ByteDance propriétaire de TikTok

  2. #2
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    Par défaut Microsoft brandit la menace judiciaire face à l'accord Amazon-OpenAI à 50 milliards
    Copilot se transforme en désastre pour Microsoft : Microsoft brandit la menace judiciaire face à l'accord Amazon-OpenAI à 50 milliards,
    pendant qu'OpenAI pousse les limites de leur exclusivité cloud

    De la retraite discrète de Copilot sur Windows 11 à la menace d'un procès fleuve contre OpenAI et Amazon, Microsoft traverse une semaine révélatrice de ses contradictions profondes. D'un côté, l'entreprise admet avoir trop poussé l'IA dans la gorge de ses utilisateurs et entreprend de dégraisser Windows 11. De l'autre, elle agite l'arme juridique pour protéger un monopole cloud que son ancien partenaire cherche activement à fuir.

    Par ailleurs, sur le marché des outils de développement, les développeurs lui préfèrent massivement la concurrence. Et dans les couloirs de Redmond même, les ingénieurs de Microsoft sont encouragés à utiliser Claude Code d'Anthropic, l'outil concurrent, pour faire leur travail. Copilot s'effondre sur tous les fronts à la fois.


    En 2024, lors du lancement en grande pompe des PC Copilot+, Yusuf Mehdi, vice-président exécutif chez Microsoft, avait fait des promesses précises depuis la scène : Copilot allait s'intégrer partout dans Windows 11. Dans le panneau des paramètres pour y suggérer des configurations. Dans l'explorateur de fichiers pour retoucher les photos ou supprimer les arrière-plans. Dans le centre de notifications pour proposer des réponses rapides aux e-mails entrants. L'ambition était de faire de Copilot un assistant ambiant, omniprésent, tressé dans chaque recoin du système d'exploitation.

    Ces fonctionnalités ont été brièvement démontrées sur scène, et Mehdi avait confirmé qu'elles commenceraient à être déployées avant la fin de l'année 2024. Mais 2024 s'est écoulée sans que ces fonctionnalités n'arrivent, même en version préliminaire. Près de deux ans après leur annonce, elles restent introuvables.

    Ce qu'il s'est passé entre-temps ressemble à un enchaînement de déceptions en cascade. Selon des sources proches du dossier, le plan visant à utiliser Copilot comme terme générique pour l'IA sur Windows a été mis en veilleuse peu après le report de Windows Recall. Alors que Microsoft s'affairait à répondre aux critiques autour de Recall, la fonctionnalité de capture d'écran permanente qui avait déclenché un tollé sur la vie privée, plusieurs fonctionnalités IA en cours de développement ont été mises en pause.

    Ce qui a suivi révèle un changement de stratégie plus profond qu'un simple report technique. Au fil du temps, Microsoft a recommencé à introduire des fonctionnalités IA dans la plateforme, mais sans la marque Copilot. Les Paramètres et l'Explorateur de fichiers de Windows 11 disposent désormais de leurs propres capacités IA, mais de façon indépendante. L'explorateur a finalement reçu un menu d'actions intelligentes, mais il délègue à d'autres applications plutôt que de tout traiter en autonomie comme l'avait promis Mehdi. La fonctionnalité de suggestions Copilot dans les notifications, elle, ne serait jamais arrivée sous sa forme Copilot, et pourrait ne jamais voir le jour sous cette appellation.

    Le changement de terminologie est également parlant : le « Windows Copilot Runtime » a été renommé « Windows AI APIs », signe que la marque Copilot elle-même est devenue un fardeau plutôt qu'un atout pour l'équipe Windows. Là où Copilot apparaît encore dans Windows, c'est principalement dans le contexte des expériences Microsoft 365, loin de la vision d'un assistant IA ambiant qui aurait irrigué l'ensemble du système d'exploitation.

    La réponse officielle de Microsoft est un chef-d'œuvre de novlangue corporate : l'entreprise y évoque « une approche de développement produit consistant à prévisualiser auprès des clients et à évoluer avec leurs retours ». Traduction non officielle : on a promis trop, trop vite, et les utilisateurs n'en voulaient pas.

    L'IA dans Windows : entre sur-promesse et rejet des utilisateurs

    La trajectoire de Copilot sur Windows 11 illustre un problème structurel qui dépasse le cas Microsoft. Lorsqu'une fonctionnalité reçoit une marque aussi forte que Copilot, au point d'être gravée sur les touches de clavier de millions d'appareils et d'inspirer le nom de toute une gamme d'ordinateurs, le moindre faux pas devient spectaculaire.

    Des personnes proches des plans de Microsoft ont indiqué que l'entreprise cherche cette année à réduire l'inflation d'IA sur Windows 11, et s'efforce d'être plus sélective quant aux endroits où la marque Copilot et les expériences IA apparaissent dans les applications système et les interfaces. L'objectif est que les fonctionnalités IA qui subsistent soient optionnelles et désactivables. Ce que Microsoft a par ailleurs confirmé publiquement dans son plan concret pour améliorer Windows 11 : menu contextuel réactif, moins de Copilot, barre des tâches déplaçable.

    Ce revirement pragmatique est la réponse directe à une forme de rejet populaire. La communauté des utilisateurs de Windows, notamment sur Reddit, a largement exprimé son exaspération face à ce qu'ils perçoivent comme une dégradation de leur système d'exploitation : publicités déguisées, fonctionnalités non sollicitées, interface alourdie. Le terme « enshittification » (concept forgé par le blogueur technologique Cory Doctorow pour décrire la dégradation progressive des produits numériques) est devenu un mot d'ordre récurrent dans ces discussions.

    Microsoft a compris le signal. Mais le comprendre et le corriger sont deux choses distinctes. La marque Copilot reste collée à des milliers d'appareils vendus en 2024, à une touche de clavier que les fabricants ont intégrée sur leurs claviers pour satisfaire aux exigences de Microsoft, à une gamme entière de produits dont le nom est désormais associé à des attentes non tenues. Ce n'est pas une page qu'on tourne simplement en renommant des API.


    La rupture avec OpenAI : quand l'allié devient concurrent

    Si la situation de Copilot sur Windows relève de l'autocritique, l'autre dossier brûlant de Microsoft est d'un ordre de grandeur différent et bien plus menaçant pour l'avenir financier de l'entreprise.

    Fin février 2026, OpenAI et Amazon Web Services ont annoncé un accord stratégique massif : Amazon investit 50 milliards de dollars dans OpenAI, et devient le distributeur tiers exclusif de la plateforme Frontier d'OpenAI, qui cible directement le marché enterprise de l'IA agentique. Frontier est conçue pour permettre aux grandes entreprises de déployer et gérer des équipes d'agents IA capables d'effectuer des tâches complexes en autonomie. Des sociétés comme HP, Intuit, Oracle, Uber, Cisco ou encore State Farm figurent déjà parmi les premiers partenaires.

    Le problème, du point de vue de Microsoft, est que cet accord viole potentiellement les termes d'un contrat d'exclusivité cloud signé dès 2019 et renforcé à plusieurs reprises. Lors de la restructuration d'octobre 2025, Microsoft avait obtenu une participation de 27 % dans l'entité lucrative d'OpenAI, ainsi qu'un engagement d'OpenAI à consommer 250 milliards de dollars de services Azure sur plusieurs années. En échange, Azure devait rester le fournisseur cloud exclusif pour l'accès aux modèles d'OpenAI via des appels d'API sans état (stateless).

    Des sources proches de Microsoft ont indiqué au Financial Times : « Nous connaissons notre contrat. Nous les poursuivrons en justice s'ils le violent. Si Amazon et OpenAI veulent parier sur la créativité de leurs avocats contractuels, je miserais sur nous plutôt que sur eux. »

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    L'astuce technique au cœur du litige : stateless contre stateful

    Le différend juridique ne porte pas sur une violation manifeste, mais sur une zone grise technique soigneusement exploitée. OpenAI et AWS sont en train de développer un produit qui ferait tourner les modèles d'OpenAI entièrement sur l'infrastructure AWS, dans un environnement dit « Stateful Runtime Environment » (SRE), sans passer par les versions hébergées chez Microsoft.

    La distinction entre stateless et stateful est au cœur du litige. Les appels d'API sans état (stateless) traitent chaque requête de façon indépendante, sans mémoire des interactions précédentes. Les environnements à état (stateful), à l'inverse, maintiennent un contexte de session, de la mémoire et de la gouvernance entre les interactions, ce qui est indispensable pour des flux de travail d'agents IA complexes. Si un tribunal ou un arbitre détermine que l'informatique à état est exclue de la clause d'exclusivité de Microsoft, l'accord Amazon tiendrait et créerait un précédent permettant aux entreprises IA de contourner leurs contrats cloud en reconfigurant leurs services sous de nouvelles étiquettes architecturales.

    La réponse de Microsoft à cet argument est tranchante : vous ne pouvez pas construire un système IA d'entreprise à état sans des appels d'API sans état sous-jacents. Le SRE est construit sur les mêmes modèles pour lesquels Microsoft détient des droits exclusifs. Les exécuter sur AWS, quel que soit le label utilisé, constitue une violation de l'accord.

    Amazon a par ailleurs émis des instructions internes strictes à ses employés pour éviter tout langage direct (comme « accéder à ChatGPT ») et utiliser à la place des formulations plus ambiguës comme « intégré avec ». Cette précaution sémantique, révélée par le Financial Times, est en elle-même un aveu que les deux parties connaissent l'épaisseur du trait sur lequel elles marchent.

    Un divorce programmé ?

    Ce qui se joue dépasse un litige contractuel entre techniciens du droit. La « relation du siècle » entre le géant mondial des logiciels et la startup la plus célèbre de l'IA est officiellement entrée dans une phase de découpling stratégique. OpenAI n'a plus besoin de Microsoft de la même façon qu'en 2019. Après avoir bouclé une levée de fonds historique de 110 milliards de dollars en février 2026, avec des actionnaires comme Nvidia, SoftBank et même le Pentagone, OpenAI s'est restructurée en Public Benefit Corporation, ce qui lui donne la flexibilité de poursuivre une stratégie multi-cloud.

    Microsoft, de son côté, n'est pas resté les bras croisés. L'entreprise a développé en parallèle sa propre gamme de modèles propriétaires MAI-1, un modèle de 500 milliards de paramètres entraîné sur 15 000 puces H100, conçu pour réduire progressivement la dépendance à GPT-5.2 dans l'écosystème Microsoft 365 Copilot. C'est la reconnaissance implicite que la dépendance exclusive à OpenAI est devenue un risque stratégique trop lourd.

    Aucun procès n'a été formellement intenté à ce jour. Selon le Financial Times, des négociations tripartites sont en cours, dans l'espoir d'aboutir à un règlement avant le déploiement complet de la plateforme Frontier. Mais même si un accord à l'amiable est trouvé, il sera la reconnaissance d'un rééquilibrage fondamental des rapports de force. OpenAI n'est plus la startup fragile qui avait besoin du parapluie cloud de Microsoft pour survivre. Et Microsoft, malgré ses milliards investis, n'a pas réussi à verrouiller sa position aussi solidement qu'il le pensait.

    La semaine de Microsoft ressemble donc à ceci : en interne, on retire discrètement l'IA des recoins de Windows pour calmer une base d'utilisateurs excédée. En externe, on agite la menace d'un procès pour retenir un partenaire qui, visiblement, a déjà pris sa décision.

    Source : Financial Times

    Et vous ?

    Microsoft a-t-il commis une erreur stratégique en liant aussi fortement sa marque Copilot à des promesses produit qu'il n'était pas en mesure de tenir ? La sur-communication autour de l'IA nuit-elle désormais à la crédibilité des grandes entreprises tech dans leur ensemble ?

    La distinction juridique entre appels d'API « stateless » et environnements « stateful » vous semble-t-elle une réelle ligne de partage technique, ou davantage une astuce rhétorique destinée à contourner un accord contraignant ?

    Si Microsoft et OpenAI finissent par se séparer, qui en sort le plus affaibli ? L'entreprise qui avait investi des dizaines de milliards pour sécuriser une exclusivité, ou la startup qui va devoir rembourser en cloud ce qu'elle a pris en capital ?

    Avec l'émergence de Frontier sur AWS et la montée en puissance de modèles concurrents (Gemini, Llama, Claude), la période de l'exclusivité IA de facto que Microsoft avait construite autour d'OpenAI touche-t-elle à sa fin ?

    Un outil que ses propres créateurs n'utilisent plus est-il condamné, ou la force de distribution de Microsoft peut-elle indéfiniment compenser le déficit de préférence des utilisateurs ?

    Voir aussi :

    OpenAI a signé un nouvel accord visant à vendre l'accès à ses modèles d'IA aux agences gouvernementales et de défense américaines via le cloud Amazon AWS, couvrant les opérations classifiées et non classifiées

    Microsoft encourage désormais une partie significative de ses équipes internes à utiliser Claude Code, l'outil de programmation IA développé par Anthropic

  3. #3
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    En résumé... microsoft n'a pas voulu prendre en compte les désirs de leur utilisateurs...

    Les grands stratèges de microsoft auraient dû prendre la peine de lire le chapitre 1 du livre "la vente pour les nuls" qui dit: Le client est roi!

  4. #4
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    Quand on voit qu’ils l’ont même intégré dans le bloc-notes… Comment ne pas saturer ?

  5. #5
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  6. #6
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    Par défaut L'action Microsoft dévisse de 25 % en raison des incertitudes liées à la rentabilité future de l'IA
    Microsoft en passe de connaître son pire trimestre depuis 2008 : l'action dévisse de 25 % en raison des incertitudes liées à la rentabilité future de l'IA
    tandis que Windows 11 n'en finit pas de décevoir

    Microsoft traverse une période particulièrement difficile. Le virage stratégique vers l’IA vire au fiasco pour Microsoft, tandis que Windows 11 demeure un chantier interminable aux performances médiocres. Une analyse du marché révèle que l'action est en passe de connaître son pire trimestre depuis la crise des subprimes. L'action a chuté de 25 % au premier trimestre, ce qui représente sa plus grande perte depuis le quatrième trimestre de 2008, et c'est de loin la plus mauvaise performance parmi les sept entreprises du « Magnificent Seven ». Ecartelé entre l'IA et l’exigence d’un Windows stable et pertinent, Microsoft apparaît totalement désorienté.

    Microsoft est l'un des principaux acteurs de la course à l'IA. L'entreprise développe le chatbot Copilot et investit massivement dans l'extension de son infrastructure cloud Azure pour les charges de travail liées à l'IA. Cependant, malgré un chiffre d'affaires massif porté par la division Azure, Microsoft subit une chute historique de sa capitalisation en raison des coûts colossaux liés à l'IA. Et les investisseurs commencent à douter de l’orientation vers l’IA.

    Le PDG Satya Nadella présente cette période comme une transition nécessaire de la simple démonstration technique vers des applications concrètes et productives. Mais l'ampleur des dépenses en infrastructures et la dépendance envers des partenaires suscitent l'inquiétude des investisseurs. Parallèlement, l'entreprise mène des restructurations discrètes et des suppressions de postes pour préserver ses marges face aux pressions macroéconomiques.

    Ce panorama illustre l'urgence pour l'ensemble de l'industrie de transformer l'engouement pour l'IA en une rentabilité durable et stable. Selon Wall Street, ces tendances inquiétantes pourraient conduire l'action Microsoft vers sa pire performance trimestrielle depuis la crise financière mondiale d’il y a vingt ans.

    L'action Microsoft se dirige vers son pire trimestre depuis 2008

    Malgré des résultats financiers en apparence solides, avec un chiffre d'affaires de 81,3 milliards de dollars, Microsoft traverse une période de turbulences historiques. Deux problèmes structurels qui pèsent sur le titre. D'un côté, Microsoft continue d'augmenter massivement ses investissements dans les infrastructures d'IA, alors que Wall Street s'interroge de plus en plus sur le moment où ces dépenses se traduiront par une accélération des revenus.

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    De l'autre, les investisseurs craignent que des startups d'IA comme Anthropic et OpenAI développent des agents capables de remplacer des produits qui constituent le cœur de métier des géants comme Microsoft, ce qui pourrait perturber son activité principale ou du moins faire pression sur ses prix et ses marges.

    Cela pousse les investisseurs à se débarrasser des actions du secteur du logiciel. « On craint que, plutôt que de payer Microsoft, de plus en plus de clients se tournent directement vers des fournisseurs d’IA, ce qui pourrait perturber l’activité principale, ou tout au moins exercer une pression sur les prix et les marges », a expliqué Jonathan Cofsky, gestionnaire de portefeuille chez Janus Henderson Investors, qui détient des actions de la société.

    L'action Microsoft a chuté de 25 % au premier trimestre, s'acheminant vers sa plus forte baisse depuis la crise financière mondiale de 2008. Elle avait enregistré une baisse importante de 27 % au quatrième trimestre 2008. Elle affiche de loin la plus mauvaise performance parmi les sept géants technologiques du « Magnificent Seven » en ce début d'année, alors que l'indice qui suit l'évolution de ce groupe a reculé de 14 % sur la même période.

    Microsoft est devenue une entreprise gourmande en capitaux

    Le rythme des dépenses de Microsoft inquiète Wall Street. Ses dépenses d’investissement, y compris les contrats de location, devraient atteindre 146 milliards de dollars au cours de l’exercice 2026, qui se termine fin juin. Cela représente une hausse d'environ 66 % par rapport aux 88 milliards de dollars de l'exercice 2025, et ce chiffre devrait grimper à 170 milliards de dollars pour l'exercice 2027 et à 191 milliards de dollars pour l'exercice 2028.

    Les investisseurs voient de plus en plus d'un mauvais œil ce type de dépenses, surtout en l'absence d'une accélération plus marquée de la croissance. Dans ses derniers résultats trimestriels, la division Azure a affiché un léger ralentissement de sa croissance par rapport au trimestre précédent. Copilot n'a rencontré qu'un succès limité auprès des clients, poussant Microsoft à remanier ses activités dans le domaine de l'IA pour améliorer la plateforme.

    Jonathan Cofsky a lancé un avertissement : « Microsoft est devenue une entreprise beaucoup plus gourmande en capitaux. Pour que l'action affiche de meilleures performances à l'avenir, nous devons être davantage convaincus que la croissance du secteur des logiciels ne ralentira pas de manière significative ».

    Sur les 67 analystes suivis par Bloomberg qui couvrent Microsoft, 63 ont une recommandation « acheter », tandis que trois ont une recommandation « conserver » et un seul recommande de « vendre ». L'objectif de cours moyen à 12 mois de l'action, fixé à 592 dollars, laisse entrevoir un potentiel de hausse de plus de 64 % en 2027. C'est le rendement implicite le plus élevé jamais enregistré, selon les données compilées par Bloomberg depuis 2009.

    L'alliance stratégique conclue avec OpenAI sous haute tension

    Outre les difficultés susmentionnées, les relations de Microsoft avec son partenaire OpenAI sont également devenues une source de friction financière et stratégique majeure. Le laboratoire d'IA de San Francisco a récemment signé un contrat d'exclusivité cloud de 50 milliards de dollars avec Amazon pour sa nouvelle plateforme Frontier, remettant en cause l'exclusivité dont bénéficiait Microsoft, depuis la conclusion de leur premier partenariat en 2019.

    Cette évolution crée une incertitude sur la capacité de Microsoft à conserver un accès privilégié aux modèles les plus avancés d'OpenAI. De plus, la concentration du carnet de commandes cloud de Microsoft, dont 45 % dépendent désormais d'OpenAI, est perçue par comme un risque structurel important pour la stabilité future du groupe. Microsoft développe ses propres modèles de base, mais ils sont actuellement moins performants que ceux d'OpenAI.

    Au-delà de l'IA, Microsoft fait face à une conjoncture macroéconomique difficile marquée par la hausse des taux d'intérêt et des coûts énergétiques qui pénalisent les valeurs technologiques. Les divisions traditionnelles comme le gaming ou les ventes liés à Windows montrent des signes de faiblesse, avec une baisse globale de 3 % pour le segment More Personal Computing. La Xbox est critiquée, car la console traditionnelle devient un « PC Windows ».

    Pour préserver ses marges face à l'explosion des dépenses dans les infrastructures d'IA, l'entreprise a dû procéder à des restructurations massives, supprimant environ 15 000 postes au cours de l'année 2025. Cette réduction d'effectifs, bien que présentée comme une réallocation de ressources, affecte le moral interne et témoigne de la fin de l'ère du logiciel à haute marge au profit d'une phase industrielle beaucoup plus capitalistique, mais incertaine.

    Perspectives : les investisseurs sont optimistes à long terme

    La prédominance des recommandations d’achat sur le titre reflète une certaine complaisance de la part de ses concurrents de Wall Street. Les analystes perçoivent des risques supplémentaires pour le segment « Productivité et processus métier » de l’entreprise, ainsi que pour sa division « More Personal Computing ». Les perspectives à long terme sont encourageantes, mais selon les experts, il existe des risques réels liés à la mise en œuvre d'ici là.

    Que ces inquiétudes soient fondées ou qu'elles représentent une opportunité d'achat, cela dépend du point de vue de chacun. « Je pense que l'action présente une grande valeur à long terme », a déclaré Jake Seltz, gestionnaire de portefeuille chez Allspring Global Investments, qui détient des actions de la société.

    Il a ajouté : « sa stratégie en matière d'IA finira par être validée, et je pense qu'elle est largement à l'abri des craintes les plus grandes concernant les bouleversements liés à l'IA. En attendant, ces inquiétudes créent une opportunité, surtout si l'on est prêt à faire preuve d'un peu de patience ».

    Windows 11 : un chantier sans fin qui exaspère les utilisateurs

    Apple sort d'une saison des fêtes décevante pour le Mac, avec des ventes en baisse de 6,7 % à 8,39 milliards de dollars. Apple s'attend à un afflux de nouveaux clients dans ses magasins pour essayer le Macbook Neo. Ce lancement vient couronner une semaine riche en nouveautés pour Apple, qui a lancé le 2 mars l'iPhone 17e et l'iPad Air M4, puis les nouvelles versions du MacBook Pro, du MacBook Air et de ses écrans externes Studio Display.

    Apple voit dans son Macbook Neo une opportunité d'attirer de nouveaux clients dans son écosystème de produits. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour vendre d'autres appareils, tels que des iPhone, des iPads et des Apple Watch. Pendant ce temps, Microsoft continue de s'enliser avec Windows et Copilot.

    Les ennuis sont bien documentés et concrets. Depuis juillet 2025, la mise à jour 24H2 (KB5062553) a introduit des bogues majeurs liés aux composants XAML : menu Démarrer qui refuse de s'ouvrir, barre des tâches qui disparaît, explorateur de fichiers instable, écran noir à la connexion, etc. Microsoft a mis quatre mois à reconnaître publiquement le problème. Plus de 4 ans après son lancement, Windows 11 est loin d'être un système stable.

    Et ce n'était pas fini : après le Patch Tuesday de janvier 2026, de nombreux utilisateurs ont signalé que leurs PC se retrouvaient incapables de s'éteindre, coincés dans des cycles de redémarrage infinis. Microsoft a dû publier six mises à jour d'urgence hors de son calendrier habituel pour colmater les brèches.

    Copilot : un gadget très coûteux devenu une source de frictions

    Microsoft effectue un virage stratégique vers l'IA. Mais l'entreprise a complètement raté le coche avec son assistant d'IA Copilot qu'elle cherche à imposer partout. Ce qui cristallise les tensions. Sur Copilot, le bilan est tout aussi sévère que les échecs de Windows 11. L'outil ne représente que 4 % de part de marché des assistants d'IA dans le monde, loin derrière les 81 % de ChatGPT, et ce malgré plus de 13 milliards de dollars investis par Microsoft.

    L'intégration de Copilot dans Windows 11 est souvent activée par défaut, sans consentement explicite de l'utilisateur, et il est parfois difficile de la désactiver complètement. La fonction Recall a soulevé des préoccupations majeures en matière de sécurité. Une faille critique dans Microsoft Copilot, découverte en 2025 et baptisée "EchoLeak", aurait pu permettre une attaque zéro clic donnant à un pirate l'accès à des données sans interaction de l'utilisateur.

    Par ailleurs, une autre faille de sécurité dans Copilot, baptisée "Reprompt", permettait à un attaquant d'exfiltrer des fichiers, identifiants et historiques de navigation d'un utilisateur via un simple lien cliqué. Cette vulnérabilité critique est restée ouverte pendant cinq mois avant d'être corrigée en janvier 2026.

    Conclusion

    Microsoft traverse une phase paradoxale où des résultats financiers records, marqués par un chiffre d'affaires de 81,3 milliards de dollars, se heurtent à une sanction boursière historique. Cette situation s'explique par le scepticisme croissant des investisseurs face aux dépenses colossales pour financer les infrastructures d'IA dont le retour sur investissement reste incertain. Le cœur de métier de Microsoft est également menacé par les agents IA.

    Le passage d'un modèle axé sur les logiciels à forte marge vers une phase industrielle lourde, exigeant des investissements massifs en centres de données et en processeurs, pèse lourdement sur la perception du groupe. Par ailleurs, sur le marché des outils de codage, les développeurs lui préfèrent massivement la concurrence. Et au sein de Microsoft même, les ingénieurs sont encouragés à utiliser Claude Code d'Anthropic.

    Pendant que Redmond engloutit des milliards dans une IA rejetée par ses propres utilisateurs, ainsi que par ses employés, et publie des correctifs d'urgence pour des pannes élémentaires, Apple ouvre un nouveau marché avec un ordinateur sobre, fiable et abordable. C'est moins une démonstration de force qu'un constat d'échec, celui d'un acteur qui a perdu le fil de ce que les gens attendent vraiment d'un outil de travail : qu'il fonctionne.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la chute vertigineuse de l'action Microsoft au premier trimestre ?
    Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA va-t-il porter ses fruits à long terme ? Pourquoi ?
    S'agit-il d'un signe que la bulle de l'IA commence à se résorber ou que l'ère des logiciels à forte marge est révolue ?
    Microsoft est tiraillé entre l'IA et l'exigence d'un Windows stable. Quel est le choix le plus pertinent qui s'offre à Microsoft ?

    Voir aussi

    Xbox ne sait plus qui elle est : entre la console qu'elle prétend être et le PC qu'elle est devenue, Microsoft s'enfonce dans une crise d'identité technologique

    Macbook Neo : Apple lance un ordinateur portable bas de gamme à 599 dollars, tandis que Microsoft s'enlise avec un Windows 11 bogué et défectueux, ainsi qu'une IA très coûteuse dont personne ne veut

    Copilot se transforme en désastre pour Microsoft : Microsoft brandit la menace judiciaire face à l'accord Amazon-OpenAI à 50 milliards pendant qu'OpenAI pousse les limites de leur exclusivité cloud

  7. #7
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA va-t-il porter ses fruits à long terme ? Pourquoi ?
    Personne ne peut savoir, c'est de l'aléatoire complet.
    Est-ce que l'IA sera un jour rentable ?
    Est-ce que Microsoft aura un lien avec la solution qui va dominer toutes les autres ?

    La probabilité que Microsoft soit gagnant est faible, mais tout est possible.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    S'agit-il d'un signe que la bulle de l'IA commence à se résorber ou que l'ère des logiciels à forte marge est révolue ?
    Non, pas du tout, ça n'a strictement aucun lien.
    De toute façon ça ne changera rien, Microsoft va continuer d'investir à fond dans l'IA. (Ce serait vraiment très surprenant que la tête de Microsoft change d'avis)

    Par contre ça montre que les gens ne croient pas en l'IA.
    Quand une entreprise dit "on va investir à fond dans l'IA" les investisseurs se disent "cette entreprise investit dans n'importe quoi, il faut rapidement qu'on se débarrasse de nos actions".

    Personne ne croit en l'IA, sauf les gens qui peuvent investir 100 milliards de dollar dans son développement.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Microsoft est tiraillé entre l'IA et l'exigence d'un Windows stable. Quel est le choix le plus pertinent qui s'offre à Microsoft ?
    Les gens ne veulent pas d'IA dans leur OS.
    Il faut virer tout ce qui est en lien avec l'IA dans Windows.
    Il faut faire un Windows qui consomme moins de ressource, qui ne propose aucune fonctionnalité IA, qui est compatible avec les cartes mères sans histoire de TPM 2.0, Secure Boot, NPU et toutes ces conneries.
    Des utilisateurs s'en foutent de ces histoires là, donc laissez les tranquille.

    Les entreprises seront à fond dans le TPM 2.0 et tout ça.

    Il faut un Windows qui consomme moins de RAM et qui fassent moins chier, il faut l'apparence de Windows 7, c'était la dernière fois que c'était jolie, depuis c'est de la merde (j'ai du payer pour StartAllBack).

  8. #8
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    Si les gens en ont marre de windows à juste titre, il y a Linux qui fonctionne de mieux en mieux plus il y aura d'utilisateur plus on développera sur Linux et mieux ça sera pour l'IT de manière générale.

    Je sais lorsqu’on achète un pc généralement laptop c'est windows ou mac mais voilà de voir des initiatives comme celui-là:

    https://linuxshop.fr/

    Même Nvidia investit doucement mais sûrement dans linux, le geforce now est dispo depuis peu sous Linux (je crois en beta), les drivers deviennent meilleur et pas mal de correction de bugs donc c'est la bonne direction .

    Moi j'aimais bien windows 7 il fonctionnait au poil et consommait peu mais une fois un linux qui fonctionne au poil plus envie de revenir sur windows même rebooter dessus la flemme avant j'avais un dual boot sur le nvme mais comme une mis à jour de windows 11 peut nicker le boot, je l'ai mis tout seul sur un ssd à lui comme ça gain de place il ne peut plus me casser le boot de démarrage je sais on peut réparer avec boot repair mais bon adieu windows

    Attendez windows 12 n'était pas justement basé que sur l'IA avec un cpu ayant un npu sinon pas de windows 12 avec 40 à 50 TOPS délivrer par le NPU sans pouvoir utiliser un gpu parce que c'est de l’obsolescence fonctionnelle et plus programmée

    C'était une rumeur je ne sais pas si c'est vrai

  9. #9
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    Des nouvelles du contrôle qualité chez windows update :
    Retirée en 2 heures : l'incroyable échec de la dernière mise à jour Windows 11




  10. #10
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    Citation Envoyé par _toma_ Voir le message
    Des nouvelles du contrôle qualité chez windows update :
    Retirée en 2 heures : l'incroyable échec de la dernière mise à jour Windows 11
    Force est de constater que microsoft a totalement perdu le contrôle de son OS Win11.

    Ils peuvent faire les promesses qu'ils veulent, aveuglés par leur IA, ils ont complètement perdu la tête et ont en réalité complètement détruit l'OS à force de vouloir insérer de l'IA dans chaque recoin...

    Tout développeur qui se respecte sait déjà qu'ils seront dans l'incapacité de revenir en arrière et de fiabiliser Win11...

    Le seule solution est de tout jeter et de reprendre l'OS dans l'état où il était avant de commencer avec leur merde d'IA... Sinon, la situation ne sera jamais stabilisée!

    Perso, je suis très content d'avoir bloqué Win11 dans sa version 23H2, la version "la moins pire" (et non "la meilleure") avant leur dérives à la sauce IA...

  11. #11
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    Par défaut Microsoft enregistre son pire trimestre à Wall Street depuis 2008 en raison des inquiétudes liées à l'IA
    Microsoft enregistre son pire trimestre à Wall Street depuis 2008 en raison des inquiétudes liées à l'IA : l'action chute de 23 % au premier trimestre, effaçant près d'un quart de sa valeur

    Microsoft a enregistré sa pire performance boursière depuis la crise financière de 2008, marquée par une chute de 23 % du cours de l'action au premier trimestre 2026. Ce déclin s'explique par des doutes croissants concernant la rentabilité de l'IA et l'adoption limitée de son assistant Copilot. Bien que les revenus de l'infrastructure cloud Azure progressent, les investisseurs s'inquiètent des coûts énergétiques élevés et d'une restructuration interne de l'équipe de direction. Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA révèle ses premières failles, Copilot est à la traîne par rapport à la concurrence, tandis que Windows 11 accumule les lacunes et peine à convaincre.

    Microsoft est l'un des principaux acteurs de la course à l'IA. L'entreprise développe le chatbot Copilot et investit massivement dans l'extension de son infrastructure cloud Azure pour les charges de travail liées à l'IA. Cependant, malgré un chiffre d'affaires massif porté par la division Azure, Microsoft subit une chute historique de sa capitalisation en raison des coûts colossaux liés à l'IA. Et les investisseurs commencent à douter de l’orientation vers l’IA.

    Au cours du premier trimestre 2026, Microsoft a connu sa pire performance boursière depuis la crise financière de 2008. La firme de Redmond a enregistré une chute de la valeur de ses actions de 23 %. Ce déclin est nettement plus marqué que celui de l'indice Nasdaq, qui n'a baissé que de 7 % sur la même période. Cette baisse reflète une inquiétude croissant des investisseurs quant à la rentabilité des investissements massifs de l'entreprise dans l'IA.

    Le multiple de valorisation de la société a atteint son niveau le plus bas depuis fin 2022, période marquant l'émergence de ChatGPT. Certains analystes de Wall Street considèrent toutefois cette baisse brutale comme une opportunité d'achat, soulignant la solidité historique des produits phares de l'entreprise.

    Microsoft Copilot : l'illusion qui se fracasse sur la réalité du marché

    Le PDG Satya Nadella présente cette période comme une transition nécessaire de la simple démonstration technique vers des applications concrètes et productives. Mais l'ampleur des dépenses en infrastructures et la dépendance envers des partenaires suscitent l'inquiétude des investisseurs. Parallèlement, l'entreprise mène des restructurations discrètes et des suppressions de postes pour préserver ses marges face aux pressions macroéconomiques.


    Au cœur des préoccupations se trouve Copilot, l'assistant d'IA censé transformer la productivité des entreprises. Malgré les efforts de Microsoft, l'adoption reste marginale : seulement 3 % des clients commerciaux d'Office ont souscrit à la licence payante, et certains analystes pointent un manque d'attrait du produit par rapport à ses concurrents. Des acteurs tels qu'OpenAI, Anthropic et Google proposent des assistants d'IA de plus en plus meilleurs.

    Cette situation place le géant de Redmond dans une position délicate, l'obligeant à mobiliser les capacités de son cloud Azure pour tenter d'améliorer Copilot, au risque de ralentir la croissance d'autres secteurs rentables. Dans le même temps, c'est toute la filière SaaS qui est menacée par l'IA, ce que les analystes appellent « SaaSpocalypse ». Les actions des sociétés telles qu'Adobe, Atlassian et ServiceNow ont reculé de plus de 30 % cette année.

    « Une grande partie du SaaS traditionnel est en train de mourir ou se trouve probablement en phase de déclin terminal », a écrit Jason Lemkin, fondateur de SaaStr, dans un billet publié sur X (ex-Twitter). Il a noté que les multiples de bénéfices des éditeurs de logiciels sont à la traîne par rapport à l'indice S&P 500.

    Infrastructures sous tension : pénurie de puces et chaos mondial

    Le déploiement de l'IA se heurte également à des contraintes physiques et économiques majeures. La flambée des prix du pétrole, exacerbée par les tensions géopolitiques en Iran, alourdit les coûts de fonctionnement des centres de données. Du côté des produits, Copilot n'a pas encore rencontré un grand succès, les utilisateurs se tournant massivement vers les services concurrents proposés par Google, OpenAI et Anthropic. Copilot peine à séduire.

    « On craint que l’activité Microsoft 365 Copilot n’ait pas tout à fait répondu aux attentes et c’est un domaine qui pourrait voir l’arrivée de nouveaux concurrents », a déclaré Kyle Levins, analyste chez Harding Loevner, qui détenait environ 219 millions de dollars d’actions Microsoft à la fin du mois de décembre.

    L'intégration de Copilot dans Windows 11 est souvent activée par défaut, sans consentement explicite de l'utilisateur, et il est parfois difficile de la désactiver complètement. La fonction Recall a soulevé des craintes majeures en matière de sécurité. Une faille critique dans Microsoft Copilot, découverte en 2025 et baptisée "EchoLeak", aurait pu permettre une attaque zéro clic donnant à un pirate l'accès à des des données sans interaction de l'utilisateur.

    En interne, Microsoft doit arbitrer la répartition de ses précieuses puces d'IA : la direction financière a admis que la croissance d'Azure aurait pu dépasser les 40 % si une partie des puces n'avait pas été détournée pour soutenir les services internes de l'assistant Copilot. Cette gestion des ressources souligne les difficultés de l'entreprise à bâtir une infrastructure capable de supporter une demande exponentielle tout en maintenant une croissance efficace.

    Microsoft est devenue une entreprise gourmande en capitaux

    Le rythme des dépenses de Microsoft inquiète Wall Street. Ses dépenses d’investissement, y compris les contrats de location, devraient atteindre 146 milliards de dollars au cours de l’exercice 2026, qui se termine fin juin. Cela représente une hausse d'environ 66 % par rapport aux 88 milliards de dollars de l'exercice 2025, et ce chiffre devrait grimper à 170 milliards de dollars pour l'exercice 2027 et à 191 milliards de dollars pour l'exercice 2028.

    Les investisseurs voient de plus en plus d'un mauvais œil ce type de dépenses, surtout en l'absence d'une accélération plus marquée de la croissance. Dans ses derniers résultats trimestriels, la division Azure a affiché un léger ralentissement de sa croissance par rapport au trimestre précédent. Copilot n'a rencontré qu'un succès limité auprès des clients, poussant Microsoft à remanier ses activités dans le domaine de l'IA pour améliorer la plateforme.

    Jonathan Cofsky a lancé un avertissement : « Microsoft est devenue une entreprise beaucoup plus gourmande en capitaux. Pour que l'action affiche de meilleures performances à l'avenir, nous devons être davantage convaincus que la croissance du secteur des logiciels ne ralentira pas de manière significative ».

    Sur les 67 analystes suivis par Bloomberg qui couvrent Microsoft, 63 ont une recommandation « acheter », tandis que trois ont une recommandation « conserver » et un seul recommande de « vendre ». L'objectif de cours moyen à 12 mois de l'action, fixé à 592 dollars, laisse entrevoir un potentiel de hausse de plus de 64 % en 2027. C'est le rendement implicite le plus élevé jamais enregistré, selon les données compilées par Bloomberg depuis 2009.

    Windows 11 : un chantier sans fin qui exaspère les utilisateurs

    Apple sort d'une saison des fêtes décevante pour le Mac, avec des ventes en baisse de 6,7 % à 8,39 milliards de dollars. Apple s'attend à un afflux de nouveaux clients dans ses magasins pour essayer le Macbook Neo. Ce lancement vient couronner une semaine riche en nouveautés pour Apple, qui a lancé le 2 mars l'iPhone 17e et l'iPad Air M4, puis les nouvelles versions du MacBook Pro, du MacBook Air et de ses écrans externes Studio Display.

    Apple voit dans son Macbook Neo une opportunité d'attirer de nouveaux clients dans son écosystème de produits. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour vendre d'autres appareils, tels que des iPhone, des iPads et des Apple Watch. Pendant ce temps, Microsoft continue de s'enliser avec Windows et Copilot.

    Les ennuis sont bien documentés et concrets. Depuis juillet 2025, la mise à jour 24H2 (KB5062553) a introduit des bogues majeurs liés aux composants XAML : menu Démarrer qui refuse de s'ouvrir, barre des tâches qui disparaît, explorateur de fichiers instable, écran noir à la connexion, etc. Microsoft a mis quatre mois à reconnaître publiquement le problème. Plus de 4 ans après son lancement, Windows 11 est loin d'être un système stable.

    Et ce n'était pas fini : après le Patch Tuesday de janvier 2026, de nombreux utilisateurs ont signalé que leurs PC se retrouvaient incapables de s'éteindre, coincés dans des cycles de redémarrage infinis. Microsoft a dû publier six mises à jour d'urgence hors de son calendrier habituel pour colmater les brèches.

    Copilot en crise : la division se réorganise et des talents s'en vont

    L'essoufflement de la stratégie IA a provoqué d'importants changements au sommet de l'entreprise. Mustafa Suleyman, cofondateur de DeepMind recruté en grande pompe pour diriger Copilot, a été réaffecté à la conception de modèles, un mouvement perçu par certains observateurs comme une rétrogradation déguisée. D'autres ne l'ont pas vu de cet œil. L'analyste Kyle Levins pense que l'affectation de Mustafa Suleyman est « une bonne nouvelle ».

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    Azure bénéficie d'un important carnet de commandes provenant d'OpenAI et d'Anthropic. Les obligations de performance commerciales restantes de Microsoft pour Azure ont plus que doublé au cours du trimestre de décembre par rapport à 2024, pour atteindre 625 milliards de dollars. Microsoft doit composer avec le départ de figures historiques, dont Phil Spencer, pilier de la branche gaming, et Rajesh Jha, responsable de la division productivité.

    La console Xbox est en pleine crise d'identité technologique, la prochaine génération suscitant très peu d'enthousiasme. Bien que ces changements puissent être vus comme une volonté de redynamiser l'expérience utilisateur de Copilot, ils alimentent les doutes sur la stabilité de la vision stratégique à long terme.

    La forteresse Microsoft : des fondations qui restent encore solides

    Malgré la tempête boursière, les indicateurs opérationnels de Microsoft témoignent d'une résilience notable. Le chiffre d'affaires global a progressé de 17 %, et l'infrastructure Azure affiche une croissance de 39 %, soutenue par un énorme carnet de commandes. Pour certains analystes, la dévaluation actuelle est injustifiée, car les produits phares comme Windows et Office bénéficient d'une fidélité client inégalée et d'un fort pouvoir de fixation des prix.

    La confiance envers le PDG Satya Nadella reste un pilier central pour les actionnaires, qui voient dans ces actifs historiques un rempart solide permettant à l'entreprise de traverser cette phase de transition technologique intense. « La concurrence est très intense, mais ce n’est pas un jeu à somme nulle, contrairement à ce que certains laissent entendre », a déclaré Satya Nadella en janvier. Certains experts encouragent l'acquisition d'actions Microsoft.

    Aaron Foresman, directeur de la recherche d'actions chez Crawford Investment Counsel, un investisseur de Microsoft, a déclaré que le maintien de Satya Nadella à la tête de l'entreprise qu'il dirige depuis qu'il a succédé à Steve Ballmer en 2014 était essentiel. « Nous avons une grande confiance en Satya », a-t-il déclaré.

    Conclusion

    Microsoft traverse une phase paradoxale où des résultats financiers records, marqués par un chiffre d'affaires de 81,3 milliards de dollars, se heurtent à une sanction boursière historique. Cette situation s'explique par le scepticisme croissant des investisseurs face aux dépenses colossales pour financer les infrastructures d'IA dont le retour sur investissement reste incertain. Le cœur de métier de Microsoft est également menacé par les agents IA.

    Si Microsoft reste dominant dans le domaine des logiciels de productivité au travail et grâce à Windows, l'entreprise est confrontée à une double pression : se développer efficacement dans le domaine de l'IA tout en renforçant son infrastructure cloud dédiée à l'IA pour répondre à une demande en forte hausse.

    Le passage d'un modèle axé sur les logiciels à forte marge vers une phase industrielle lourde, exigeant des investissements massifs en centres de données et en processeurs, pèse lourdement sur la perception du groupe. Par ailleurs, sur le marché des outils d'IA de codage, les développeurs lui préfèrent massivement la concurrence. Et au sein même de Microsoft même, les ingénieurs sont encouragés à utiliser Claude Code de son rival Anthropic.

    Pendant que Redmond engloutit des milliards dans une IA rejetée par ses propres utilisateurs, ainsi que par ses employés, et publie des correctifs d'urgence pour des pannes élémentaires, Apple ouvre un nouveau marché avec un ordinateur sobre, fiable et abordable. C'est moins une démonstration de force qu'un constat d'échec, celui d'un acteur qui a perdu le fil de ce que les gens attendent vraiment d'un outil de travail : qu'il fonctionne.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la période difficile que traverse actuellement Microsoft ?
    Certains analystes estiment que la valorisation actuelle de Microsoft est injustifiée. Qu'en pensez-vous ?
    Windows et Office ont longtemps bénéficié d'une fidélité client inégalée. Mais ces piliers sont-ils encore solides ?

    Voir aussi

    Xbox ne sait plus qui elle est : entre la console qu'elle prétend être et le PC qu'elle est devenue, Microsoft s'enfonce dans une crise d'identité technologique

    Microsoft en passe de connaître son pire trimestre depuis 2008 : l'action dévisse de 25 % en raison des incertitudes liées à la rentabilité future de l'IA, tandis que Windows 11 n'en finit pas de décevoir

    Xbox confirme le « Projet Helix » : la prochaine console de Microsoft tourne sous Windows, supporte Steam et ressemble de plus en plus à un PC sans exclusivités ni identité claire

  12. #12
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
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    Selon comment on regarde, tout va bien.
    Admettons que le cours de l'action Microsoft soit aujourd'hui à 369 USD, le 17 avril 2025 elle était à 367 USD.

    Certes si tu regardes tous les jours ça bouge beaucoup, si tu prends du recul ça bouge beaucoup moins.
    Les médias en lien avec l'économie et la finance vont faire 25 articles "Oh purée, l'action de Microsoft augmente vite" et après 5 articles "Oh mon Dieu, l'action de Microsoft est en train de couler comme on a jamais vu ça".
    Ça doit intéresser ceux qui investissent en bourse mais qui sont à fond sur le qui-vive. (un article "l'action a monté fort pendant 1 an puis elle est redescendue" intéresserait moins de monde)

    Si l'action Microsoft passe en dessous de 200 USD là on pourra commencer à trouver ça un peu grave.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Windows et Office ont longtemps bénéficié d'une fidélité client inégalée. Mais ces piliers sont-ils encore solides ?
    Ouais.
    Ces logiciels vont dominer encore un moment.

  13. #13
    Communiqués de presse

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    Par défaut L'administration Trump ne renonce pas à qualifier Anthropic de « menace pour la sécurité nationale »
    L'administration Trump ne renonce pas à qualifier Anthropic de « menace pour la sécurité nationale » et a fait appel de la décision d'un juge fédéral qui avait temporairement bloqué l'action du Pentagone

    L'administration Trump a fait appel de la décision d'un juge fédéral qui avait temporairement empêché le Pentagone de classer Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement, intensifiant ainsi ce qui est déjà l'un des conflits juridiques les plus importants de l'histoire de l'IA. Le ministère de la Justice a déposé son recours, indiquant qu'il n'avait pas l'intention de faire marche arrière malgré une sévère réprimande judiciaire.

    Anthropic PBC est une entreprise américaine spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA) dont le siège social est situé à San Francisco. Elle a développé une gamme de grands modèles de langage (LLM) baptisés Claude, et est aussi connue pour ses recherches en éthique de l'IA et en sécurité de l'IA, particulièrement en interprétabilité. En 2026, Anthropic a refusé la demande du département américain de la Défense visant à supprimer les restrictions contractuelles interdisant l'utilisation de sa technologie d'IA à des fins de surveillance intérieure et pour des armes entièrement autonomes.

    À la suite de ce refus, le ministère de la Défense a officiellement informé la direction d'Anthropic que l'entreprise et ses produits avaient été désignés comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement. Un responsable avait déclaré : « L'armée ne permettra pas à un fournisseur de s'immiscer dans la chaîne de commandement en restreignant l'utilisation légale d'une capacité critique et en mettant nos combattants en danger. » Cette déclaration officielle obligera les fournisseurs et les sous-traitants du secteur de la défense à certifier qu'ils n'utilisent pas les modèles d'Anthropic dans le cadre de leur collaboration avec le Pentagone. Pourtant, l'IA Claude d'Anthropic est utilisé en Iran.

    Anthropic a alors intenté un procès à l'administration Trump pour faire annuler sa désignation comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement », estimant que cette mesure viole ses droits à la liberté d'expression et à une procédure régulière. La plainte déposée devant un tribunal fédéral de l'État américain de Californie demandait à un juge d'annuler cette désignation et d'empêcher les agences fédérales de l'appliquer. Les responsables d'Anthropic ont déclaré que l'action en justice n'empêchait pas la reprise des négociations avec le gouvernement américain et la conclusion d'un accord. La société a déclaré qu'elle ne souhaitait pas entrer en conflit avec le gouvernement américain.

    Mais récemment, l'administration Trump a fait appel de la décision d'un juge fédéral qui avait temporairement empêché le Pentagone de classer Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement, intensifiant ainsi ce qui est déjà l'un des conflits juridiques les plus importants de l'histoire de l'IA. Le ministère de la Justice a déposé son recours, indiquant qu'il n'avait pas l'intention de faire marche arrière malgré une sévère réprimande judiciaire qui avait qualifié ses actions d'« orwelliennes » et potentiellement susceptibles de « paralyser » l'entreprise. L'appel est interjeté devant la Cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit, qui a fixé au 30 avril la date limite à laquelle le gouvernement doit présenter ses arguments formels expliquant pourquoi la décision du tribunal inférieur devrait être infirmée.


    Le litige remonte à un contrat de défense de 200 millions de dollars qui a échoué. Anthropic avait tracé deux lignes rouges fermes : elle ne voulait pas que son IA Claude soit utilisée dans des armes autonomes ou pour la surveillance de masse sur le territoire national. Le Pentagone a riposté, arguant qu’aucun prestataire privé ne pouvait dicter à l’armée comment utiliser la technologie qu’elle finance. Lorsque les négociations ont échoué en février, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a pris la décision inhabituelle de qualifier Anthropic de « risque pour la chaîne d’approvisionnement », une désignation auparavant réservée aux adversaires étrangers.

    Le président Trump a simultanément ordonné à toutes les agences fédérales de cesser complètement d'utiliser Claude. La juge fédérale Rita Lin a suspendu ces mesures, les qualifiant de « mesures punitives générales » qui semblaient arbitraires. Dans un jugement de 43 pages, elle a écrit que rien dans la loi ne justifie « la notion orwellienne selon laquelle une entreprise américaine peut être qualifiée d'adversaire potentiel et de saboteur des États-Unis pour avoir exprimé son désaccord avec le gouvernement ».

    Emil Michael, directeur technique du Pentagone, a qualifié la décision de Lin de « honte » et a déclaré qu'elle entraverait la capacité de Hegseth à « mener des opérations militaires avec les partenaires de son choix ». Il a affirmé que le jugement contenait des dizaines d'erreurs factuelles, sans en préciser aucune. Anthropic, quant à elle, se bat sur deux fronts. Une autre affaire, plus restreinte, contestant la manière dont Hegseth a invoqué son pouvoir en matière de chaîne d’approvisionnement, est toujours en instance devant une cour d’appel fédérale de Washington. La date limite de dépôt des recours fixée au 30 avril signifie que l’incertitude juridique qui pèse sur Anthropic, ainsi que sur ses clients gouvernementaux et commerciaux, n’est pas près de disparaître.

    Mi-mars, le ministère américain de la Justice avait déjà déposé une réponse de 40 pages à la plainte d'Anthropic, arguant que le refus de la start-up spécialisée en IA de signer un contrat autorisant « toute utilisation légale » de ses modèles Claude par l'armée constitue un litige commercial, et non une question de liberté d'expression, et que le Pentagone était tout à fait en droit de couper les vivres à l'entreprise. Le gouvernement a qualifié Anthropic de risque « inacceptable » et « substantiel » pour la sécurité nationale, et avait demandé au juge fédéral chargé de l'affaire de rejeter la demande de l'entreprise visant à obtenir une injonction préliminaire qui suspendrait la désignation de risque pour la chaîne d'approvisionnement pendant la durée du litige.

    Sources : Cour d'appel des États-Unis pour le neuvième circuit, Emil Michael, directeur technique du Pentagone

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette décision est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le Pentagone confie la désignation de ses cibles à l'IA de Palantir bien que Maven s'appuie encore en grande partie sur Claude, l'IA d'Anthropic qui a récemment été bannie

    Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre : après avoir perdu son marché militaire, Claude est désormais préféré à ChatGPT chez 70 % des nouveaux clients professionnels

    Le gouvernement américain va-t-il nationaliser les entreprises d'IA ? Le bras de fer entre Anthropic et le Pentagone inquiète les PDG, Sam Altman estime que cette hypothèse ne peut être totalement exclue
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  14. #14
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    Par défaut Anthropic a échoué dans sa tentative judiciaire visant à empêcher temporairement le Pentagone
    Anthropic a échoué dans sa tentative judiciaire visant à empêcher temporairement le Pentagone de l'inscrire sur une liste noire et de la qualifier de « risque pour la chaîne d'approvisionnement »

    Anthropic vient d'échouer dans sa tentative judiciaire visant à empêcher temporairement le Pentagone de l'inscrire sur une liste noire et de la qualifier de « risque pour la chaîne d'approvisionnement ». Une cour d'appel fédérale de Washington, DC a rejeté la demande d'Anthropic, affirmant : « D’un côté, il y a un risque relativement limité de préjudice financier pour une seule entreprise privée. De l’autre, il y a la gestion judiciaire de la manière dont, et par l’intermédiaire de qui, le ministère de la Défense s’assure de disposer de technologies d’IA vitales pendant un conflit militaire en cours. Pour cette raison, nous rejetons la requête d’Anthropic visant à obtenir un sursis en attendant l’examen au fond.» Cette décision intervient après qu’un juge de la cour fédérale de San Francisco a accordé dans une affaire distincte mais liée, une injonction préliminaire à Anthropic interdisant à l’administration Trump d’appliquer une interdiction d’utilisation de son modèle Claude.

    Anthropic PBC est une entreprise américaine spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA) dont le siège social est situé à San Francisco. Elle a développé une série de grands modèles de langage (LLM) baptisés Claude. Anthropic a été fondée en 2021 par d'anciens membres d'OpenAI, dont les frère et sœur Daniela Amodei et Dario Amodei, respectivement présidente et PDG de l'entreprise. En février 2026, la valeur estimée d'Anthropic s'élevait à 380 milliards de dollars. Anthropic se concentre sur la sécurité de l'IA.

    En 2026, Anthropic a refusé la demande du département américain de la Défense (DoD) visant à supprimer les restrictions contractuelles interdisant l'utilisation de sa technologie d'IA à des fins de surveillance intérieure et pour des armes entièrement autonomes. À la suite de ce refus, le DoD a désigné l'entreprise comme un « risque pour la chaîne d'approvisionnement » et a interdit à tous les sous-traitants, fournisseurs et partenaires privés de l'armée américaine de faire affaire avec elle.

    Le 9 mars 2026, Anthropic a intenté une action en justice pour empêcher le Pentagone de l'inscrire sur une liste noire de sécurité nationale américaine. Anthropic a déclaré dans sa plainte que cette désignation était illégale et violait ses droits à la liberté d'expression et à une procédure régulière. La plainte déposée devant un tribunal fédéral de l'État américain de Californie demandait à un juge d'annuler cette désignation et d'empêcher les agences fédérales de l'appliquer. « Ces mesures sont sans précédent et illégales. La Constitution n'autorise pas le gouvernement à exercer son immense pouvoir pour punir une entreprise pour ses propos protégés », a déclaré Anthropic.

    Cependant, Anthropic vient d'échouer dans sa tentative judiciaire visant à empêcher temporairement le Pentagone de l'inscrire sur une liste noire et de la qualifier de « risque pour la chaîne d'approvisionnement ». Une cour d'appel fédérale de Washington, DC a rejeté la demande d'Anthropic visant à bloquer temporairement l'inscription de l'entreprise d'IA sur la liste noire du ministère de la Défense.

    Cette décision intervient après qu’un juge de la cour fédérale de San Francisco a accordé, à la fin du mois dernier, dans une affaire distincte mais liée, une injonction préliminaire à Anthropic interdisant à l’administration Trump d’appliquer une interdiction d’utilisation de son modèle Claude. Le département de la Défense a déclaré Anthropic comme présentant un risque pour la chaîne d’approvisionnement début mars, ce qui signifie que l’utilisation de la technologie de l’entreprise menacerait la sécurité nationale des États-Unis. Cette classification oblige les sous-traitants de la défense à certifier qu’ils n’utilisent pas les modèles d’IA Claude d’Anthropic dans le cadre de leur collaboration avec l’armée.


    « À notre avis, l’équilibre équitable penche ici en faveur du gouvernement », a déclaré la cour d’appel dans sa décision. « D’un côté, il y a un risque relativement limité de préjudice financier pour une seule entreprise privée. De l’autre, il y a la gestion judiciaire de la manière dont, et par l’intermédiaire de qui, le ministère de la Défense s’assure de disposer de technologies d’IA vitales pendant un conflit militaire en cours. Pour cette raison, nous rejetons la requête d’Anthropic visant à obtenir un sursis en attendant l’examen au fond.»

    Dans son arrêt, la cour a reconnu qu’Anthropic « subira probablement un préjudice irréparable d’une certaine ampleur en l’absence de sursis », mais que les intérêts de l’entreprise « semblent être principalement de nature financière ». Alors que la société affirmait que le DOD faisait obstacle à son droit à la liberté d’expression, « Anthropic ne démontre pas que sa liberté d’expression a été restreinte pendant la durée de ce litige », indique l’ordonnance.

    En raison du préjudice qu’Anthropic est susceptible de subir, la cour d’appel a estimé qu’« une procédure accélérée s’imposait ». Dans son recours devant la cour, Anthropic avait demandé le réexamen de la mise sur liste noire par le Pentagone. L'entreprise a fait valoir que cette interdiction constituait une forme de représailles inconstitutionnelle, arbitraire, capricieuse et non conforme aux procédures requises par la loi, selon les documents déposés auprès du tribunal.

    Compte tenu des décisions divergentes rendues par les deux tribunaux, Anthropic est pour l'instant exclue des contrats du DOD. Cependant, l'entreprise peut continuer à travailler avec d'autres agences gouvernementales pendant que le litige suit son cours. Il sera interdit aux sous-traitants de la défense d'utiliser Claude dans le cadre de leur collaboration avec l'agence, mais ils pourront l'utiliser pour d'autres cas.

    Un porte-parole d'Anthropic a déclaré dans un communiqué publié après le jugement que la société était « reconnaissante que la cour ait reconnu que ces questions devaient être résolues rapidement » et qu'elle était « convaincue que les tribunaux finiront par convenir que ces désignations de la chaîne d'approvisionnement étaient illégales ». La société a ajouté : « Bien que cette affaire ait été nécessaire pour protéger Anthropic, nos clients et nos partenaires, notre priorité reste de travailler de manière productive avec le gouvernement afin de garantir que tous les Américains bénéficient d'une IA sûre et fiable. »

    Dans le conflit entre l'administration Trump et Anthropic, le Pentagone avait déjà fait appel de la décision du juge fédéral qui avait temporairement empêché de classer Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement. Le ministère de la Justice a déposé son recours, indiquant qu'il n'avait pas l'intention de faire marche arrière malgré une sévère réprimande judiciaire qui avait qualifié ses actions d'« orwelliennes » et potentiellement susceptibles de « paralyser » l'entreprise. Emil Michael, directeur technique du Pentagone, a qualifié la décision du juge de « honte » et a déclaré qu'elle entraverait la capacité du Pentagone à « mener des opérations militaires avec les partenaires de son choix ».

    Source : La Cour d'appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette décision est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le Pentagone désigne officiellement Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement, alors que Claude est utilisé en Iran, et exigera des sous-traitants de ne pas utiliser les modèles d'Anthropic

    Le gouvernement américain va-t-il nationaliser les entreprises d'IA ? Le bras de fer entre Anthropic et le Pentagone inquiète les PDG, Sam Altman estime que cette hypothèse ne peut être totalement exclue

    Le patron d'Anthropic, Dario Amodei, rejette la demande du Pentagone d'abandonner les garanties en matière d'IA, préférant ne pas travailler avec l'armée plutôt que l'IA soit utilisée pour la guerre
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  15. #15
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    Par défaut L'administration Trump inscrit Anthropic sur une liste noire, le tribunal estime la mesure illégale
    Anthropic est illégalement inscrite sur une liste noire par l'administration Trump, le tribunal estimant que cette mesure constitue « une rétorsion illégale, contraire au Premier amendement »

    Un juge fédéral a donné raison à la société d'IA Anthropic dans son litige contre le Pentagone, après que le gouvernement eut qualifié l'entreprise de « risque pour la chaîne d'approvisionnement » en début d'année. La juge fédérale Rita Lin a rendu une ordonnance écrite stipulant que le Pentagone avait agi illégalement en sanctionnant la société d'IA pour avoir critiqué la position du ministère de la Défense sur l'utilisation de l'IA. Lin a écrit que les mesures prises par le gouvernement reposaient sur la volonté de faire d'Anthropic un exemple public, et non sur un motif concret. Le gouvernement devrait faire appel de cette décision.

    Anthropic, PBC, est une société américaine d'intérêt public spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA), dont le siège social est situé à San Francisco, en Californie. Son produit phare est Claude, une série de grands modèles de langage (LLM) propriétaires. Anthropic a été fondée en 2021 dans le but de promouvoir la sécurité de l'IA par d'anciens membres d'OpenAI, notamment les frère et sœur Daniela Amodei et Dario Amodei, respectivement présidente et PDG de la société. L'entreprise est privée, mais envisagerait une introduction en bourse à l'automne 2026. Elle était évaluée à 965 milliards de dollars américains en mai 2026.

    En mars 2026, le ministère de la Défense a officiellement informé la direction d'Anthropic que l'entreprise et ses produits avaient été désignés comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement. Cette déclaration officielle oblige les fournisseurs et les sous-traitants du secteur de la défense à certifier qu'ils n'utilisent pas les modèles d'Anthropic dans le cadre de leur collaboration avec le Pentagone. Le DOD et Anthropic n'ont pas réussi à s'entendre sur la manière dont la technologie d'IA de l'entreprise pouvait être utilisée, en particulier en ce qui concerne les armes autonomes et la surveillance intérieure. Pourtant, l'IA Claude d'Anthropic est utilisé en Iran.

    Anthropic a intenté un procès à l'administration Trump pour faire annuler sa désignation comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement », estimant que cette mesure viole ses droits à la liberté d'expression et à une procédure régulière. Cette action en justice vient envenimer le conflit autour du refus d'Anthropic d'autoriser l'utilisation de sa technologie d'IA dans des armes autonomes ou à des fins de surveillance de masse. Cette désignation pourrait avoir de sérieuses répercussions sur les contrats gouvernementaux de l'entreprise et l'issue de l'affaire pourrait influencer la manière dont les entreprises d'IA négocient les restrictions relatives à l'utilisation militaire de leurs technologies.

    Récemment, un juge fédéral a donné raison à la société d’IA Anthropic dans son litige contre le Pentagone, après que le gouvernement eut qualifié l’entreprise de « risque pour la chaîne d’approvisionnement » en début d’année. La juge fédérale Rita Lin a rendu une ordonnance écrite stipulant que le Pentagone avait agi illégalement en sanctionnant la société d’IA pour avoir critiqué la position du ministère de la Défense sur l’utilisation de l’IA. Le gouvernement devrait faire appel de cette décision.

    Le conflit entre l’entreprise d’IA et le gouvernement a éclaté en février, lorsque le président Donald Trump et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth ont accusé Anthropic de mettre en danger la sécurité nationale et ont désigné l’entreprise comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement. Le PDG d’Anthropic, Dario Amodei, a refusé de céder face aux craintes que les produits de l’entreprise puissent être utilisés à des fins de surveillance de masse ou pour des drones armés autonomes.

    Lin a écrit que les mesures prises par le gouvernement « reposaient sur la volonté de faire d’Anthropic un exemple public pour son “arrogance” à critiquer le gouvernement, et non sur un motif concret permettant de croire qu’Anthropic saboterait réellement son modèle ». Un porte-parole d’Anthropic a déclaré dans un communiqué que l’entreprise se félicitait de la décision du juge : « Nous continuons à nous attacher à collaborer de manière productive avec le gouvernement afin de mettre l’IA au service de notre sécurité nationale, pour que tous les Américains puissent bénéficier de cette technologie. »


    La Maison Blanche n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. Dans son jugement de 59 pages, le juge Lin, nommé par l’ancien président Joe Biden, a écrit que ni la Constitution ni la loi fédérale invoquées par le gouvernement ne lui permettent « d’imposer des sanctions de grande envergure fondées principalement sur la critique par Anthropic des positions de l’administration ».

    En mars, Anthropic avait poursuivi le Pentagone en justice au sujet de cette désignation de risque lié à la chaîne d’approvisionnement, qualifiant cette mesure de « campagne de représailles illégale » en raison de son refus d’autoriser une utilisation militaire sans restriction de sa technologie. Cette action en justice a exacerbé un débat public inhabituellement vif sur l'utilisation de l'IA dans le domaine de la guerre et de la surveillance de masse. Le principal concurrent d'Anthropic dans le secteur technologique, OpenAI, créateur de ChatGPT, a conclu son propre accord de collaboration avec le Pentagone quelques heures seulement après que le gouvernement eut sanctionné Anthropic pour sa prise de position. Anthropic et OpenAI se préparent toutes deux à des introductions en bourse très attendues.

    Plus tôt dans la procédure judiciaire, Lin avait temporairement empêché le Pentagone de classer l’entreprise parmi les risques liés à la chaîne d’approvisionnement et bloqué l’application de la directive de Trump sur les réseaux sociaux, qui ordonnait à toutes les agences fédérales de cesser d’utiliser Anthropic et son chatbot Claude. Lors d’une audience le 30 juillet, la juge Lin avait déclaré que la position du gouvernement la troublait « profondément » et qu’elle lui semblait « en contradiction avec le Premier amendement ». Elle avait également indiqué qu’elle estimait que la situation s’était « détériorée pour le gouvernement » au fil du temps.

    Lors de cette même audience, les avocats du ministère de la Justice ont fait valoir que la nature des modèles d’IA était « d’une ampleur et d’une opacité tellement stupéfiantes » que le ministère de la Défense ne pouvait pas les évaluer de la même manière qu’un matériel physique. L'avocat d'Anthropic, Michael Mongan, a déclaré lors de cette audience que les mesures prises par le gouvernement « portaient gravement préjudice à Anthropic » et qu'elles « risquaient plus largement de restreindre la liberté d'expression et le débat sur une question très importante ».

    Anthropic a également déposé un recours distinct et plus restreint, toujours en instance devant la cour d'appel fédérale de Washington, D.C. Cette affaire porte sur une autre règle invoquée par le Pentagone pour tenter de qualifier Anthropic de « risque pour la chaîne d'approvisionnement ».

    En juin 2026, l'administration Trump a interrompu le déploiement de Mythos 5 et Fable 5 d'Anthropic en invoquant des impératifs de sécurité nationale. Cette décision repose sur des craintes de cyberattaques potentielles et de contournement des garde-fous techniques par des acteurs étrangers. Bien qu'Anthropic conteste la gravité de ces failles, la Maison Blanche a imposé des contrôles à l'exportation inédits qui interdisent l'accès aux modèles même pour les employés étrangers de l'entreprise. Anthropic cherche à lever l'interdiction, tandis que les experts s'inquiètent de l'impact de cette décision sur la compétitivité des États-Unis face à la concurrence mondiale.

    Source : Rita Lin, juge fédérale américaine

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    Voir aussi :

    Anthropic a accepté de verser 1,5 milliard de $ pour régler un procès pour vol d'œuvres protégées par le droit d'auteur afin d'entraîner ses modèles d'IA, le plus important recouvrement de droits d'auteur

    Un juge suspend l'accord de 1,5 Mds $ conclu par Anthropic pour régler un litige sur les droits d'auteur. Les avocats accusés d'avoir précipité l'accord pour s'octroyer 320 millions de dollars d'honoraires

    Microsoft et OpenAI poursuivis en justice par des auteurs pour avoir violé leurs droits d'auteur, en incluant plusieurs de leurs livres dans les données utilisées pour entraîner des programmes d'IA
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  16. #16
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    Par défaut Le Pentagone continue de considérer Anthropic comme un « risque pour la chaîne d’approvisionnement »
    Le Pentagone continue de considérer Anthropic comme un « risque pour la chaîne d'approvisionnement » malgré la décision de justice, ce qui constitue un rejet pur et simple de l'ordonnance judiciaire

    Malgré la décision de justice, le Pentagone continue de considérer Anthropic comme un « risque pour la chaîne d’approvisionnement », ce qui constitue un rejet pur et simple de l’ordonnance judiciaire selon laquelle le Pentagone a agi de manière illégale en sanctionnant Anthropic. La juge fédérale Rita Lin avait précédemment conclu que l’action de l’administration constituait une « mesure de rétorsion illégale » en violation du premier amendement. Elle a également estimé que l’administration avait privé Anthropic de ses droits à une procédure régulière garantis par le cinquième amendement. Malgré ces batailles juridiques, Anthropic semble réussir à rétablir ses relations avec le gouvernement fédéral, comme l’a indiqué le secrétaire au Commerce Howard Lutnick.

    Fin août, un juge fédéral a donné raison à la société d'IA Anthropic dans son litige contre le Pentagone, après que le gouvernement eut qualifié l'entreprise de « risque pour la chaîne d'approvisionnement » en début d'année. La juge fédérale Rita Lin a rendu une ordonnance écrite stipulant que le Pentagone avait agi illégalement en sanctionnant la société d'IA pour avoir critiqué la position du ministère de la Défense sur l'utilisation de l'IA. Lin a écrit que les mesures prises par le gouvernement reposaient sur la volonté de faire d'Anthropic un exemple public, et non sur un motif concret. Le gouvernement devrait faire appel de cette décision.

    Malgré la décision de justice, le Pentagone continue de considérer Anthropic comme un « risque pour la chaîne d’approvisionnement », ce qui constitue un rejet pur et simple de l’ordonnance judiciaire selon laquelle le Pentagone a agi de manière illégale en sanctionnant Anthropic. Un responsable du Pentagone a confirmé que la société d’intelligence artificielle Anthropic restait un « risque pour la chaîne d’approvisionnement » malgré la décision contraire rendue par un juge fédéral. « Anthropic est toujours désignée comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement au sein du [ministère de la Guerre] et pour la base industrielle de défense », a déclaré le sous-secrétaire à la Guerre, Emil Michael, concluant son message par la phrase fétiche du président : « Merci de l’attention que vous portez à cette affaire ! »

    Cette déclaration semble constituer un rejet direct de la décision de justice rendue, selon laquelle le Pentagone avait agi de manière illégale en sanctionnant Anthropic pour avoir critiqué la position de l’administration sur l’utilisation sans restriction de l’IA au sein de l’armée américaine. L’entreprise a soutenu que l’armée ne devrait pas utiliser sa technologie pour des armes entièrement autonomes ou pour une surveillance de masse sur le territoire national. L’administration n’était pas d’accord avec cette position. Le secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, a alors décidé de mettre Anthropic sur liste noire en qualifiant cette entreprise spécialisée dans la recherche et la sécurité en matière d’IA de « risque pour la chaîne d’approvisionnement en matière de sécurité nationale ».

    En mars, Anthropic avait intenté un procès à l'administration Trump pour faire annuler sa désignation comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement », estimant que cette mesure viole ses droits à la liberté d'expression et à une procédure régulière. Cette action en justice a envenimé le conflit autour du refus d'Anthropic d'autoriser l'utilisation de sa technologie d'intelligence artificielle (IA) dans des armes autonomes ou à des fins de surveillance de masse. Cette désignation a eu des répercussions sur les contrats gouvernementaux de l'entreprise et l'issue de l'affaire pourrait influencer la manière dont les entreprises d'IA négocient les restrictions relatives à l'utilisation militaire de leurs technologies.

    La juge fédérale Rita Lin, nommée par l’ancien président Joe Biden dans le district nord de Californie, a alors conclu que l’action de l’administration constituait une « mesure de rétorsion illégale » en violation du premier amendement. Elle a également estimé que l’administration avait privé Anthropic de ses droits à une procédure régulière garantis par le cinquième amendement. « Il convient certes de faire preuve de déférence envers le gouvernement sur les questions cruciales de sécurité nationale », a écrit Lin. « Mais les propos et les actes des défendeurs à l’époque confirment que les mesures contestées reposaient sur la volonté de faire d’Anthropic un exemple public pour son “arrogance” à critiquer le gouvernement, et non sur un motif explicite permettant de croire qu’Anthropic saboterait réellement son modèle. »

    L’ordonnance du 27 août constitue une injonction permanente ; l’administration est donc tenue de s’y conformer après s’être vu refuser un sursis de sept jours à l’exécution de la décision. On ignore pourquoi le Pentagone affirme toujours classer Anthropic parmi les risques liés à la chaîne d’approvisionnement, mais cela pourrait être lié au fait qu’une affaire similaire est toujours en cours. L’ordonnance du juge découle de l’une des deux actions en justice liées au litige entre Anthropic et le Pentagone. La deuxième affaire est en cours devant la Cour d’appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia. Anthropic avait poursuivi l’administration simultanément en Californie et à Washington, D.C., en mars dernier, afin de faire annuler l’inscription sur la liste noire du Pentagone.

    Compte tenu de la déclaration de Michael, l’administration devrait contester la décision de Lin. Malgré ces batailles juridiques, Anthropic semble réussir à rétablir ses relations avec le gouvernement fédéral, comme l’a indiqué le secrétaire au Commerce Howard Lutnick. « Ils sont de nouveau du bon côté », a déclaré Lutnick lors d’une récente interview, lorsqu’on lui a demandé s’il faisait confiance au PDG d’Anthropic, Dario Amodei. « La réponse est donc oui. » La réponse de Lutnick est intervenue alors qu’il co-présidait le sommet ministériel du G20 sur l’innovation à Chapel Hill, en Caroline du Nord, où était présent Tom Brown, cofondateur d’Anthropic. Brown était le représentant le plus haut placé d’Anthropic lors de cet événement de deux jours.

    Le ministère du Commerce avait auparavant soumis les modèles d’IA avancés Fable 5 et Mythos 5 d’Anthropic à des contrôles à l’exportation en raison de risques potentiels en matière de cybersécurité hors des États-Unis, susceptibles de menacer la sécurité nationale. Les restrictions à l’exportation ont ensuite été levées après qu’Anthropic eut répondu aux préoccupations de l’administration.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le Pentagone désigne officiellement Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement, alors que Claude est utilisé en Iran, et exigera des sous-traitants de ne pas utiliser les modèles d'Anthropic

    Les experts dénoncent les motivations obscures de la suspension du modèle Fable 5 d'Anthropic. Ils prônent une passerelle IA multifournisseurs fondée sur des modèles open source et autohébergés

    Le Pentagone confie la désignation de ses cibles à l'IA de Palantir bien que Maven s'appuie encore en grande partie sur Claude. L'IA d'Anthropic qui a récemment été bannie
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  17. #17
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    Par défaut Le Pentagone souhaite disposer de modèles d'IA incapables de dire « non »
    Les soldats peuvent refuser de commettre des crimes de guerre. L'intelligence artificielle en est-elle capable ? Le Pentagone souhaite disposer de modèles d'IA incapables de dire « non »

    Dans un contexte civil traditionnel, les modèles d’IA (comme ChatGPT ou Claude) intègrent des mécanismes dits d'alignement qui leur imposent de dire « non » si un utilisateur leur demande de l'aide pour fabriquer des explosifs, planifier des cyberattaques ou mener une surveillance de masse. À l'inverse, un modèle à taux de refus minimal est spécifiquement conçu ou modifié pour obéir sans poser de questions ni opposer de veto moral ou éthique aux requêtes sensibles. Cela le rend hautement opérationnel pour des applications de combat, de sécurité nationale ou de renseignement. C’est à ce type de modèle que le Pentagone réclame l’accès dans le cadre de son bras de fer avec les startups de la filière.

    La guerre à base d’intelligence artificielle est déjà une réalité sur les champs de bataille et un tel accès offert au Pentagone viendrait seulement allonger la liste des cas de pertes en vies humaines résultant de l’accélération opérationnelle de l’IA militaire (avec ses faux positifs) et la réduction de l’intervention humaine.

    La guerre à base d’intelligence artificielle est déjà une réalité sur les champs de bataille avec l’utilisation active de drones et autres robots-chiens qui, du point de vue du développeur informatique, sont des kits matériels - à la présentation visuelle similaire à celle d’un chien sur pattes – programmable via une API fournie par le constructeur.

    Code Python : Sélectionner tout - Visualiser dans une fenêtre à part
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    # Copyright (c) 2023 Boston Dynamics, Inc.  All rights reserved.
    #
    # Downloading, reproducing, distributing or otherwise using the SDK Software
    # is subject to the terms and conditions of the Boston Dynamics Software
    # Development Kit License (20191101-BDSDK-SL).
     
    """Tutorial to show how to use the Boston Dynamics API to detect and follow an object"""
    import argparse
    import io
    import json
    import math
    import os
    import signal
    import sys
    import time
    from multiprocessing import Barrier, Process, Queue, Value
    from queue import Empty, Full
    from threading import BrokenBarrierError, Thread
     
    import cv2
    import numpy as np
    from PIL import Image
    from scipy import ndimage
    from tensorflow_object_detection import DetectorAPI
     
    import bosdyn.client
    import bosdyn.client.util
    from bosdyn import geometry
    from bosdyn.api import geometry_pb2 as geo
    from bosdyn.api import image_pb2, trajectory_pb2
    from bosdyn.api.image_pb2 import ImageSource
    from bosdyn.api.spot import robot_command_pb2 as spot_command_pb2
    from bosdyn.client.async_tasks import AsyncPeriodicQuery, AsyncTasks
    from bosdyn.client.frame_helpers import (GROUND_PLANE_FRAME_NAME, VISION_FRAME_NAME, get_a_tform_b,
                                             get_vision_tform_body)
    from bosdyn.client.image import ImageClient
    from bosdyn.client.lease import LeaseClient, LeaseKeepAlive
    from bosdyn.client.math_helpers import Quat, SE3Pose
    from bosdyn.client.robot_command import (CommandFailedError, CommandTimedOutError,
                                             RobotCommandBuilder, RobotCommandClient, blocking_stand)
    from bosdyn.client.robot_state import RobotStateClient
     
    LOGGER = bosdyn.client.util.get_logger()
     
    SHUTDOWN_FLAG = Value('i', 0)
     
    # Don't let the queues get too backed up
    QUEUE_MAXSIZE = 10
     
    # This is a multiprocessing.Queue for communication between the main process and the
    # Tensorflow processes.
    # Entries in this queue are in the format:
     
    # {
    #     'source': Name of the camera,
    #     'world_tform_cam': transform from VO to camera,
    #     'world_tform_gpe':  transform from VO to ground plane,
    #     'raw_image_time': Time when the image was collected,
    #     'cv_image': The decoded image,
    #     'visual_dims': (cols, rows),
    #     'depth_image': depth image proto,
    #     'system_cap_time': Time when the image was received by the main process,
    #     'image_queued_time': Time when the image was done preprocessing and queued
    # }
    RAW_IMAGES_QUEUE = Queue(QUEUE_MAXSIZE)
     
    # This is a multiprocessing.Queue for communication between the Tensorflow processes and
    # the bbox print process. This is meant for running in a containerized environment with no access
    # to an X display
    # Entries in this queue have the following fields in addition to those in :
    # {
    #   'processed_image_start_time':  Time when the image was received by the TF process,
    #   'processed_image_end_time':  Time when the image was processing for bounding boxes
    #   'boxes': list of detected bounding boxes for the processed image
    #   'classes': classes of objects,
    #   'scores': confidence scores,
    # }
    PROCESSED_BOXES_QUEUE = Queue(QUEUE_MAXSIZE)
     
    # Barrier for waiting on Tensorflow processes to start, initialized in main()
    TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER = None
     
    COCO_CLASS_DICT = {
        1: 'person',
        2: 'bicycle',
        3: 'car',
        4: 'motorcycle',
        5: 'airplane',
        6: 'bus',
        7: 'train',
        8: 'truck',
        9: 'boat',
        10: 'trafficlight',
        11: 'firehydrant',
        13: 'stopsign',
        14: 'parkingmeter',
        15: 'bench',
        16: 'bird',
        17: 'cat',
        18: 'dog',
        19: 'horse',
        20: 'sheep',
        21: 'cow',
        22: 'elephant',
        23: 'bear',
        24: 'zebra',
        25: 'giraffe',
        27: 'backpack',
        28: 'umbrella',
        31: 'handbag',
        32: 'tie',
        33: 'suitcase',
        34: 'frisbee',
        35: 'skis',
        36: 'snowboard',
        37: 'sportsball',
        38: 'kite',
        39: 'baseballbat',
        40: 'baseballglove',
        41: 'skateboard',
        42: 'surfboard',
        43: 'tennisracket',
        44: 'bottle',
        46: 'wineglass',
        47: 'cup',
        48: 'fork',
        49: 'knife',
        50: 'spoon',
        51: 'bowl',
        52: 'banana',
        53: 'apple',
        54: 'sandwich',
        55: 'orange',
        56: 'broccoli',
        57: 'carrot',
        58: 'hotdog',
        59: 'pizza',
        60: 'donut',
        61: 'cake',
        62: 'chair',
        63: 'couch',
        64: 'pottedplant',
        65: 'bed',
        67: 'diningtable',
        70: 'toilet',
        72: 'tv',
        73: 'laptop',
        74: 'mouse',
        75: 'remote',
        76: 'keyboard',
        77: 'cellphone',
        78: 'microwave',
        79: 'oven',
        80: 'toaster',
        81: 'sink',
        82: 'refrigerator',
        84: 'book',
        85: 'clock',
        86: 'vase',
        87: 'scissors',
        88: 'teddybear',
        89: 'hairdrier',
        90: 'toothbrush'
    }
     
    # Mapping from visual to depth data
    VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE = {
        'frontleft_fisheye_image': 'frontleft_depth_in_visual_frame',
        'frontright_fisheye_image': 'frontright_depth_in_visual_frame'
    }
    ROTATION_ANGLES = {
        'back_fisheye_image': 0,
        'frontleft_fisheye_image': -78,
        'frontright_fisheye_image': -102,
        'left_fisheye_image': 0,
        'right_fisheye_image': 180
    }
     
     
    def _update_thread(async_task):
        while True:
            async_task.update()
            time.sleep(0.01)
     
     
    class AsyncImage(AsyncPeriodicQuery):
        """Grab image."""
     
        def __init__(self, image_client, image_sources):
            # Period is set to be about 15 FPS
            super(AsyncImage, self).__init__('images', image_client, LOGGER, period_sec=0.067)
            self.image_sources = image_sources
     
        def _start_query(self):
            return self._client.get_image_from_sources_async(self.image_sources)
     
     
    class AsyncRobotState(AsyncPeriodicQuery):
        """Grab robot state."""
     
        def __init__(self, robot_state_client):
            # period is set to be about the same rate as detections on the CORE AI
            super(AsyncRobotState, self).__init__('robot_state', robot_state_client, LOGGER,
                                                  period_sec=0.02)
     
        def _start_query(self):
            return self._client.get_robot_state_async()
     
     
    def get_source_list(image_client):
        """Gets a list of image sources and filters based on config dictionary
     
        Args:
            image_client: Instantiated image client
        """
     
        # We are using only the visual images with their corresponding depth sensors
        sources = image_client.list_image_sources()
        source_list = []
        for source in sources:
            if source.image_type == ImageSource.IMAGE_TYPE_VISUAL:
                # only append if sensor has corresponding depth sensor
                if source.name in VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE:
                    source_list.append(source.name)
                    source_list.append(VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE[source.name])
        return source_list
     
     
    def capture_images(image_task, sleep_between_capture):
        """ Captures images and places them on the queue
     
        Args:
            image_task (AsyncImage): Async task that provides the images response to use
            sleep_between_capture (float): Time to sleep between each image capture
        """
        while not SHUTDOWN_FLAG.value:
            get_im_resp = image_task.proto
            start_time = time.time()
            if not get_im_resp:
                continue
            depth_responses = {
                img.source.name: img
                for img in get_im_resp
                if img.source.image_type == ImageSource.IMAGE_TYPE_DEPTH
            }
            entry = {}
            for im_resp in get_im_resp:
                if im_resp.source.image_type == ImageSource.IMAGE_TYPE_VISUAL:
                    source = im_resp.source.name
                    depth_source = VISUAL_SOURCE_TO_DEPTH_MAP_SOURCE[source]
                    depth_image = depth_responses[depth_source]
     
                    acquisition_time = im_resp.shot.acquisition_time
                    image_time = acquisition_time.seconds + acquisition_time.nanos * 1e-9
     
                    try:
                        image = Image.open(io.BytesIO(im_resp.shot.image.data))
                        source = im_resp.source.name
     
                        image = ndimage.rotate(image, ROTATION_ANGLES[source])
                        if im_resp.shot.image.pixel_format == image_pb2.Image.PIXEL_FORMAT_GREYSCALE_U8:
                            image = cv2.cvtColor(image, cv2.COLOR_GRAY2RGB)  # Converted to RGB for TF
                        tform_snapshot = im_resp.shot.transforms_snapshot
                        frame_name = im_resp.shot.frame_name_image_sensor
                        world_tform_cam = get_a_tform_b(tform_snapshot, VISION_FRAME_NAME, frame_name)
                        world_tform_gpe = get_a_tform_b(tform_snapshot, VISION_FRAME_NAME,
                                                        GROUND_PLANE_FRAME_NAME)
                        entry[source] = {
                            'source': source,
                            'world_tform_cam': world_tform_cam,
                            'world_tform_gpe': world_tform_gpe,
                            'raw_image_time': image_time,
                            'cv_image': image,
                            'visual_dims': (im_resp.shot.image.cols, im_resp.shot.image.rows),
                            'depth_image': depth_image,
                            'system_cap_time': start_time,
                            'image_queued_time': time.time()
                        }
                    except Exception as exc:  # pylint: disable=broad-except
                        print(f'Exception occurred during image capture {exc}')
            try:
                RAW_IMAGES_QUEUE.put_nowait(entry)
            except Full as exc:
                print(f'RAW_IMAGES_QUEUE is full: {exc}')
            time.sleep(sleep_between_capture)
     
     
    def start_tensorflow_processes(num_processes, model_path, detection_class, detection_threshold,
                                   max_processing_delay):
        """Starts Tensorflow processes in parallel.
     
        It does not keep track of the processes once they are started because they run indefinitely
        and are never joined back to the main process.
     
        Args:
            num_processes (int): Number of Tensorflow processes to start in parallel.
            model_path (str): Filepath to the Tensorflow model to use.
            detection_class (int): Detection class to detect
            detection_threshold (float): Detection threshold to apply to all Tensorflow detections.
            max_processing_delay (float): Allowed delay before processing an incoming image.
        """
        processes = []
        for _ in range(num_processes):
            process = Process(
                target=process_images, args=(
                    model_path,
                    detection_class,
                    detection_threshold,
                    max_processing_delay,
                ), daemon=True)
            process.start()
            processes.append(process)
        return processes
     
     
    def process_images(model_path, detection_class, detection_threshold, max_processing_delay):
        """Starts Tensorflow and detects objects in the incoming images.
     
        Args:
            model_path (str): Filepath to the Tensorflow model to use.
            detection_class (int): Detection class to detect
            detection_threshold (float): Detection threshold to apply to all Tensorflow detections.
            max_processing_delay (float): Allowed delay before processing an incoming image.
        """
     
        odapi = DetectorAPI(path_to_ckpt=model_path)
        num_processed_skips = 0
     
        if TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER is None:
            return
     
        try:
            TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER.wait()
        except BrokenBarrierError as exc:
            print(f'Error waiting for Tensorflow processes to initialize: {exc}')
            return False
     
        while not SHUTDOWN_FLAG.value:
            try:
                entry = RAW_IMAGES_QUEUE.get_nowait()
            except Empty:
                time.sleep(0.1)
                continue
            for _, capture in entry.items():
                start_time = time.time()
                processing_delay = time.time() - capture['raw_image_time']
                if processing_delay > max_processing_delay:
                    num_processed_skips += 1
                    print(f'skipped image because it took {processing_delay}')
                    continue  # Skip image due to delay
     
                image = capture['cv_image']
                boxes, scores, classes, _ = odapi.process_frame(image)
                confident_boxes = []
                confident_object_classes = []
                confident_scores = []
                if len(boxes) == 0:
                    print('no detections founds')
                    continue
                for box, score, box_class in sorted(zip(boxes, scores, classes), key=lambda x: x[1],
                                                    reverse=True):
                    if score > detection_threshold and box_class == detection_class:
                        confident_boxes.append(box)
                        confident_object_classes.append(COCO_CLASS_DICT[box_class])
                        confident_scores.append(score)
                        image = cv2.rectangle(image, (box[1], box[0]), (box[3], box[2]), (255, 0, 0), 2)
     
                capture['processed_image_start_time'] = start_time
                capture['processed_image_end_time'] = time.time()
                capture['boxes'] = confident_boxes
                capture['classes'] = confident_object_classes
                capture['scores'] = confident_scores
                capture['cv_image'] = image
            try:
                PROCESSED_BOXES_QUEUE.put_nowait(entry)
            except Full as exc:
                print(f'PROCESSED_BOXES_QUEUE is full: {exc}')
        print('tf process ending')
        return True
     
     
    def get_go_to(world_tform_object, robot_state, mobility_params, dist_margin=0.5):
        """Gets trajectory command to a goal location
     
        Args:
            world_tform_object (SE3Pose): Transform from vision frame to target object
            robot_state (RobotState): Current robot state
            mobility_params (MobilityParams): Mobility parameters
            dist_margin (float): Distance margin to target
        """
        vo_tform_robot = get_vision_tform_body(robot_state.kinematic_state.transforms_snapshot)
        print(f'robot pos: {vo_tform_robot}')
        delta_ewrt_vo = np.array(
            [world_tform_object.x - vo_tform_robot.x, world_tform_object.y - vo_tform_robot.y, 0])
        norm = np.linalg.norm(delta_ewrt_vo)
        if norm == 0:
            return None
        delta_ewrt_vo_norm = delta_ewrt_vo / norm
        heading = _get_heading(delta_ewrt_vo_norm)
        vo_tform_goal = np.array([
            world_tform_object.x - delta_ewrt_vo_norm[0] * dist_margin,
            world_tform_object.y - delta_ewrt_vo_norm[1] * dist_margin
        ])
        se2_pose = geo.SE2Pose(position=geo.Vec2(x=vo_tform_goal[0], y=vo_tform_goal[1]), angle=heading)
        tag_cmd = RobotCommandBuilder.synchro_se2_trajectory_command(se2_pose,
                                                                     frame_name=VISION_FRAME_NAME,
                                                                     params=mobility_params)
        return tag_cmd
     
     
    def _get_heading(xhat):
        zhat = [0.0, 0.0, 1.0]
        yhat = np.cross(zhat, xhat)
        mat = np.array([xhat, yhat, zhat]).transpose()
        return Quat.from_matrix(mat).to_yaw()
     
     
    def set_default_body_control():
        """Set default body control params to current body position"""
        footprint_R_body = geometry.EulerZXY()
        position = geo.Vec3(x=0.0, y=0.0, z=0.0)
        rotation = footprint_R_body.to_quaternion()
        pose = geo.SE3Pose(position=position, rotation=rotation)
        point = trajectory_pb2.SE3TrajectoryPoint(pose=pose)
        traj = trajectory_pb2.SE3Trajectory(points=[point])
        return spot_command_pb2.BodyControlParams(base_offset_rt_footprint=traj)
     
     
    def get_mobility_params():
        """Gets mobility parameters for following"""
        vel_desired = .75
        speed_limit = geo.SE2VelocityLimit(
            max_vel=geo.SE2Velocity(linear=geo.Vec2(x=vel_desired, y=vel_desired), angular=.25))
        body_control = set_default_body_control()
        mobility_params = spot_command_pb2.MobilityParams(vel_limit=speed_limit, obstacle_params=None,
                                                          body_control=body_control,
                                                          locomotion_hint=spot_command_pb2.HINT_TROT)
        return mobility_params
     
     
    def depth_to_xyz(depth, pixel_x, pixel_y, focal_length, principal_point):
        """Calculate the transform to point in image using camera intrinsics and depth"""
        x = depth * (pixel_x - principal_point.x) / focal_length.x
        y = depth * (pixel_y - principal_point.y) / focal_length.y
        z = depth
        return x, y, z
     
     
    def remove_ground_from_depth_image(raw_depth_image, focal_length, principal_point, world_tform_cam,
                                       world_tform_gpe, ground_tolerance=0.04):
        """ Simple ground plane removal algorithm. Uses ground height
            and does simple z distance filtering.
     
        Args:
            raw_depth_image (np.array): Depth image
            focal_length (Vec2): Focal length of camera that produced the depth image
            principal_point (Vec2): Principal point of camera that produced the depth image
            world_tform_cam (SE3Pose): Transform from VO to camera frame
            world_tform_gpe (SE3Pose): Transform from VO to GPE frame
            ground_tolerance (float): Distance in meters to add to the ground plane
        """
        new_depth_image = raw_depth_image
     
        # same functions as depth_to_xyz, but converted to np functions
        indices = np.indices(raw_depth_image.shape)
        xs = raw_depth_image * (indices[1] - principal_point.x) / focal_length.x
        ys = raw_depth_image * (indices[0] - principal_point.y) / focal_length.y
        zs = raw_depth_image
     
        # create xyz point cloud
        camera_tform_points = np.stack([xs, ys, zs], axis=2)
        # points in VO frame
        world_tform_points = world_tform_cam.transform_cloud(camera_tform_points)
        # array of booleans where True means the point was below the ground plane plus tolerance
        world_tform_points_mask = (world_tform_gpe.z - world_tform_points[:, :, 2]) < ground_tolerance
        # remove data below ground plane
        new_depth_image[world_tform_points_mask] = 0
        return new_depth_image
     
     
    def get_distance_to_closest_object_depth(x_min, x_max, y_min, y_max, depth_scale, raw_depth_image,
                                             histogram_bin_size=0.50, minimum_number_of_points=10,
                                             max_distance=8.0):
        """Make a histogram of distances to points in the cloud and take the closest distance with
        enough points.
     
        Args:
            x_min (int): minimum x coordinate (column) of object to find
            x_max (int): maximum x coordinate (column) of object to find
            y_min (int): minimum y coordinate (row) of object to find
            y_max (int): maximum y coordinate (row) of object to find
            depth_scale (float): depth scale of the image to convert from sensor value to meters
            raw_depth_image (np.array): matrix of depth pixels
            histogram_bin_size (float): size of each bin of distances
            minimum_number_of_points (int): minimum number of points before returning depth
            max_distance (float): maximum distance to object in meters
        """
        num_bins = math.ceil(max_distance / histogram_bin_size)
     
        # get a sub-rectangle of the bounding box out of the whole image, then flatten
        obj_depths = (raw_depth_image[y_min:y_max, x_min:x_max]).flatten()
        obj_depths = obj_depths / depth_scale
        obj_depths = obj_depths[obj_depths != 0]
     
        hist, hist_edges = np.histogram(obj_depths, bins=num_bins, range=(0, max_distance))
     
        edges_zipped = zip(hist_edges[:-1], hist_edges[1:])
        # Iterate over the histogram and return the first distance with enough points.
        for entry, edges in zip(hist, edges_zipped):
            if entry > minimum_number_of_points:
                filtered_depths = obj_depths[(obj_depths > edges[0]) & (obj_depths < edges[1])]
                if len(filtered_depths) == 0:
                    continue
                return np.mean(filtered_depths)
     
        return max_distance
     
     
    def rotate_about_origin_degrees(origin, point, angle):
        """
        Rotate a point counterclockwise by a given angle around a given origin.
     
        Args:
            origin (tuple): Origin to rotate the point around
            point (tuple): Point to rotate
            angle (float): Angle in degrees
        """
        return rotate_about_origin(origin, point, math.radians(angle))
     
     
    def rotate_about_origin(origin, point, angle):
        """
        Rotate a point counterclockwise by a given angle around a given origin.
     
        Args:
            origin (tuple): Origin to rotate the point around
            point (tuple): Point to rotate
            angle (float): Angle in radians
        """
        orig_x, orig_y = origin
        pnt_x, pnt_y = point
     
        ret_x = orig_x + math.cos(angle) * (pnt_x - orig_x) - math.sin(angle) * (pnt_y - orig_y)
        ret_y = orig_y + math.sin(angle) * (pnt_x - orig_x) + math.cos(angle) * (pnt_y - orig_y)
        return int(ret_x), int(ret_y)
     
     
    def get_object_position(world_tform_cam, world_tform_gpe, visual_dims, depth_image, bounding_box,
                            rotation_angle):
        """
        Extract the bounding box, then find the mode in that region.
     
        Args:
            world_tform_cam (SE3Pose): SE3 transform from world to camera frame
            visual_dims (Tuple): (cols, rows) tuple from the visual image
            depth_image (ImageResponse): From a depth camera corresponding to the visual_image
            bounding_box (list): Bounding box from tensorflow
            rotation_angle (float): Angle (in degrees) to rotate depth image to match cam image rotation
        """
     
        # Make sure there are two images.
        if visual_dims is None or depth_image is None:
            # Fail.
            return
     
        # Rotate bounding box back to original frame
        points = [(bounding_box[1], bounding_box[0]), (bounding_box[3], bounding_box[0]),
                  (bounding_box[3], bounding_box[2]), (bounding_box[1], bounding_box[2])]
     
        origin = (visual_dims[0] / 2, visual_dims[1] / 2)
     
        points_rot = [rotate_about_origin_degrees(origin, point, rotation_angle) for point in points]
     
        # Get the bounding box corners.
        y_min = max(0, min([point[1] for point in points_rot]))
        x_min = max(0, min([point[0] for point in points_rot]))
        y_max = min(visual_dims[1], max([point[1] for point in points_rot]))
        x_max = min(visual_dims[0], max([point[0] for point in points_rot]))
     
        # Check that the bounding box is valid.
        if (x_min < 0 or y_min < 0 or x_max > visual_dims[0] or y_max > visual_dims[1]):
            print(f'Bounding box is invalid: ({x_min}, {y_min}) | ({x_max}, {y_max})')
            print(f'Bounds: ({visual_dims[0]}, {visual_dims[1]})')
            return
     
        # Unpack the images.
        try:
            if depth_image.shot.image.pixel_format == image_pb2.Image.PIXEL_FORMAT_DEPTH_U16:
                dtype = np.uint16
            else:
                dtype = np.uint8
            img = np.fromstring(depth_image.shot.image.data, dtype=dtype)
            if depth_image.shot.image.format == image_pb2.Image.FORMAT_RAW:
                img = img.reshape(depth_image.shot.image.rows, depth_image.shot.image.cols)
            else:
                img = cv2.imdecode(img, -1)
            depth_image_pixels = img
            depth_image_pixels = remove_ground_from_depth_image(
                depth_image_pixels, depth_image.source.pinhole.intrinsics.focal_length,
                depth_image.source.pinhole.intrinsics.principal_point, world_tform_cam, world_tform_gpe)
            # Get the depth data from the region in the bounding box.
            max_distance = 8.0
            depth = get_distance_to_closest_object_depth(x_min, x_max, y_min, y_max,
                                                         depth_image.source.depth_scale,
                                                         depth_image_pixels, max_distance=max_distance)
     
            if depth >= max_distance:
                # Not enough depth data.
                print('Not enough depth data.')
                return False
            else:
                print(f'distance to object: {depth}')
     
            center_x = round((x_max - x_min) / 2.0 + x_min)
            center_y = round((y_max - y_min) / 2.0 + y_min)
     
            tform_x, tform_y, tform_z = depth_to_xyz(
                depth, center_x, center_y, depth_image.source.pinhole.intrinsics.focal_length,
                depth_image.source.pinhole.intrinsics.principal_point)
            camera_tform_obj = SE3Pose(tform_x, tform_y, tform_z, Quat())
     
            return world_tform_cam * camera_tform_obj
        except Exception as exc:  # pylint: disable=broad-except
            print(f'Error getting object position: {exc}')
            return
     
     
    def _check_model_path(model_path):
        if model_path is None or \
        not os.path.exists(model_path) or \
        not os.path.isfile(model_path):
            print(f'ERROR, could not find model file {model_path}')
            return False
        return True
     
     
    def _check_and_load_json_classes(config_path):
        if os.path.isfile(config_path):
            with open(config_path) as json_classes:
                global COCO_CLASS_DICT  # pylint: disable=global-statement
                COCO_CLASS_DICT = json.load(json_classes)
     
     
    def _find_highest_conf_source(processed_boxes_entry):
        highest_conf_source = None
        max_score = 0
        for key, capture in processed_boxes_entry.items():
            if 'scores' in capture.keys():
                if len(capture['scores']) > 0 and capture['scores'][0] > max_score:
                    highest_conf_source = key
                    max_score = capture['scores'][0]
        return highest_conf_source
     
     
    def signal_handler(signal, frame):
        print('Interrupt caught, shutting down')
        SHUTDOWN_FLAG.value = 1
     
     
    def main():
        """Command line interface."""
     
        parser = argparse.ArgumentParser()
        parser.add_argument(
            '--model-path', default='/model.pb', help=
            ('Local file path to the Tensorflow model, example pre-trained models can be found at '
             'https://github.com/tensorflow/models/blob/master/research/object_detection/g3doc/tf1_detection_zoo.md'
            ))
        parser.add_argument('--classes', default='/classes.json', type=str,
                            help='File containing json mapping of object class IDs to class names')
        parser.add_argument('--number-tensorflow-processes', default=1, type=int,
                            help='Number of Tensorflow processes to run in parallel')
        parser.add_argument('--detection-threshold', default=0.7, type=float,
                            help='Detection threshold to use for Tensorflow detections')
        parser.add_argument(
            '--sleep-between-capture', default=0.2, type=float,
            help=('Seconds to sleep between each image capture loop iteration, which captures '
                  'an image from all cameras'))
        parser.add_argument(
            '--detection-class', default=1, type=int,
            help=('Detection classes to use in the Tensorflow model.'
                  'Default is to use 1, which is a person in the Coco dataset'))
        parser.add_argument(
            '--max-processing-delay', default=7.0, type=float,
            help=('Maximum allowed delay for processing an image. '
                  'Any image older than this value will be skipped'))
        parser.add_argument('--test-mode', action='store_true',
                            help='Run application in test mode, don\'t execute commands')
     
        bosdyn.client.util.add_base_arguments(parser)
        bosdyn.client.util.add_payload_credentials_arguments(parser)
        options = parser.parse_args()
        signal.signal(signal.SIGINT, signal_handler)
        try:
            # Make sure the model path is a valid file
            if not _check_model_path(options.model_path):
                return False
     
            # Check for classes json file, otherwise use the COCO class dictionary
            _check_and_load_json_classes(options.classes)
     
            global TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER  # pylint: disable=global-statement
            TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER = Barrier(options.number_tensorflow_processes + 1)
            # Start Tensorflow processes
            tf_processes = start_tensorflow_processes(options.number_tensorflow_processes,
                                                      options.model_path, options.detection_class,
                                                      options.detection_threshold,
                                                      options.max_processing_delay)
     
            # sleep to give the Tensorflow processes time to initialize
            try:
                TENSORFLOW_PROCESS_BARRIER.wait()
            except BrokenBarrierError as exc:
                print(f'Error waiting for Tensorflow processes to initialize: {exc}')
                return False
            # Start the API related things
     
            # Create robot object with a world object client
            sdk = bosdyn.client.create_standard_sdk('SpotFollowClient')
            robot = sdk.create_robot(options.hostname)
     
            if options.payload_credentials_file:
                robot.authenticate_from_payload_credentials(
                    *bosdyn.client.util.get_guid_and_secret(options))
            else:
                bosdyn.client.util.authenticate(robot)
     
            # Time sync is necessary so that time-based filter requests can be converted
            robot.time_sync.wait_for_sync()
     
            # Verify the robot is not estopped and that an external application has registered and holds
            # an estop endpoint.
            assert not robot.is_estopped(), 'Robot is estopped. Please use an external E-Stop client,' \
                                            ' such as the estop SDK example, to configure E-Stop.'
     
            # Create the sdk clients
            robot_state_client = robot.ensure_client(RobotStateClient.default_service_name)
            robot_command_client = robot.ensure_client(RobotCommandClient.default_service_name)
            lease_client = robot.ensure_client(LeaseClient.default_service_name)
            image_client = robot.ensure_client(ImageClient.default_service_name)
            source_list = get_source_list(image_client)
            image_task = AsyncImage(image_client, source_list)
            robot_state_task = AsyncRobotState(robot_state_client)
            task_list = [image_task, robot_state_task]
            _async_tasks = AsyncTasks(task_list)
            print('Detect and follow client connected.')
     
            lease = lease_client.take()
            lease_keep = LeaseKeepAlive(lease_client)
            # Power on the robot and stand it up
            resp = robot.power_on()
            try:
                blocking_stand(robot_command_client)
            except CommandFailedError as exc:
                print(f'Error ({exc}) occurred while trying to stand. Check robot surroundings.')
                return False
            except CommandTimedOutError as exc:
                print(f'Stand command timed out: {exc}')
                return False
            print('Robot powered on and standing.')
            params_set = get_mobility_params()
     
            # This thread starts the async tasks for image and robot state retrieval
            update_thread = Thread(target=_update_thread, args=[_async_tasks])
            update_thread.daemon = True
            update_thread.start()
            # Wait for the first responses.
            while any(task.proto is None for task in task_list):
                time.sleep(0.1)
     
            # Start image capture process
            image_capture_thread = Process(target=capture_images,
                                           args=(image_task, options.sleep_between_capture),
                                           daemon=True)
            image_capture_thread.start()
            while not SHUTDOWN_FLAG.value:
                # This comes from the tensorflow processes and limits the rate of this loop
                try:
                    entry = PROCESSED_BOXES_QUEUE.get_nowait()
                except Empty:
                    continue
                # find the highest confidence bounding box
                highest_conf_source = _find_highest_conf_source(entry)
                if highest_conf_source is None:
                    # no boxes or scores found
                    continue
                capture_to_use = entry[highest_conf_source]
                raw_time = capture_to_use['raw_image_time']
                time_gap = time.time() - raw_time
                if time_gap > options.max_processing_delay:
                    continue  # Skip image due to delay
     
                # Find the transform to the highest confidence object using the depth sensor
                get_object_position_start = time.time()
                robot_state = robot_state_task.proto
                world_tform_gpe = get_a_tform_b(robot_state.kinematic_state.transforms_snapshot,
                                                VISION_FRAME_NAME, GROUND_PLANE_FRAME_NAME)
                world_tform_object = get_object_position(
                    capture_to_use['world_tform_cam'], world_tform_gpe, capture_to_use['visual_dims'],
                    capture_to_use['depth_image'], capture_to_use['boxes'][0],
                    ROTATION_ANGLES[capture_to_use['source']])
                get_object_position_end = time.time()
                print(f'system_cap_time: {capture_to_use["system_cap_time"]}, '
                      f'image_queued_time: {capture_to_use["image_queued_time"]}, '
                      f'processed_image_start_time: {capture_to_use["processed_image_start_time"]}, '
                      f'processed_image_end_time: {capture_to_use["processed_image_end_time"]}, '
                      f'get_object_position_start_time: {get_object_position_start}, '
                      f'get_object_position_end_time: {get_object_position_end}, ')
     
                # get_object_position can fail if there is insufficient depth sensor information
                if not world_tform_object:
                    continue
     
                scores = capture_to_use['scores']
                print(f'Position of object with confidence {scores[0]}: {world_tform_object}')
                print(f'Process latency: {time.time() - capture_to_use["system_cap_time"]}')
                tag_cmd = get_go_to(world_tform_object, robot_state, params_set)
                end_time = 15.0
                if tag_cmd is not None:
                    if not options.test_mode:
                        print('executing command')
                        robot_command_client.robot_command(lease=None, command=tag_cmd,
                                                           end_time_secs=time.time() + end_time)
                    else:
                        print('Running in test mode, skipping command.')
     
            # Shutdown lease keep-alive and return lease gracefully.
            lease_keep.shutdown()
            lease_client.return_lease(lease)
            return True
        except Exception as exc:  # pylint: disable=broad-except
            LOGGER.error('Spot Tensorflow Detector threw an exception: %s', exc)
            # Shutdown lease keep-alive and return lease gracefully.
            return False 
     
     
    if __name__ == '__main__':
        if not main():
            sys.exit(1)

    Les rapports de renseignement et les organisations comme les Nations Unies ne cessent d’alerter sur l'intégration de systèmes de ciblage algorithmiques avancés qui accélèrent drastiquement la chaîne de létalité. Lors d'opérations récentes, le recours à ces IA de ciblage automatisé a provoqué des frappes défaillantes sur des infrastructures civiles. C'est notamment le cas de l'attaque contre l'école de filles de Minab, où plus de 165 personnes, principalement des jeunes filles, ont perdu la vie à la suite d'une identification de cible erronée générée en quelques secondes par une intelligence artificielle sans qu'un opérateur humain n'ait le temps matériel de contester la validité de la cible.


    Cette frappe faisait suite à l'attaque de Zaporijjia (Ukraine - Juillet 2026) rapportée comme premier cas mondial formellement documenté par les équipes médico-légales et rapporté par The New York Times. Un drone d'attaque russe de type Molniya, volant en totale autonomie et dépourvu de toute antenne de communication (et donc ne recevant aucune instruction humaine à distance), a été guidé par une IA embarquée (sur puce Nvidia Jetson Orin). Programmé pour cibler de manière autonome des réservoirs de propane à proximité d'une station-service, l'appareil a échoué dans sa manœuvre, s'est écrasé contre un mur et a explosé, tuant instantanément trois civils, dont Tetiana Bubynets, une étudiante de 19 ans.


    En septembre 2026, des rapports de CNN ont révélé qu'un rapport généré par une IA militaire avait faussement identifié un navire chinois comme transportant des composants nucléaires. L'armée américaine s'était préparée à l'intercepter avant de réaliser l'erreur factuelle de l'outil à la dernière minute, évitant de justesse un conflit majeur.


    Même l’opération de capture du président Maduro est citée dans les cas de mise à contribution de ces modèles d’IA dits à taux de refus minimal. Selon des révélations d'Axios et du Wall Street Journal, le département de la Défense des États-Unis (Pentagone) a fait pression pour déployer des modèles d'IA de pointe sur ses réseaux classifiés avec un minimum de garde-fous et de restrictions afin d'optimiser leur efficacité opérationnelle.

    Le modèle a servi à analyser des volumes massifs de renseignements, à cartographier les habitudes du président vénézuélien et à simuler en quelques heures des scénarios d'assaut complexes (tactiques d'infiltration et d'exfiltration pour la Delta Force).

    Cette utilisation a déclenché une crise interne chez Anthropic dont les conditions générales interdisent formellement l'usage de ses outils à des fins violentes, de surveillance de masse ou de combat, remettant en question la pérennité de son contrat de 200 millions de dollars avec la Défense américaine.


    Plusieurs grandes entreprises technologiques ont accepté d'assouplir leurs règles de sécurité et de fournir des modèles d'intelligence artificielle à taux de refus minimal suite à un ultimatum de l’administration américaine.

    À la suite d'un ultimatum de l'administration américaine, sept entreprises majeures (rejointes par une huitième) ont signé des accords clés : OpenAI, Google, Microsoft, SpaceX (via son laboratoire xAI), Nvidia, Amazon Web Services (AWS), Oracle et Reflection AI.

    A contrario, la start-up Anthropic maintient son refus d’assouplissement au nom de l'éthique, ce qui lui vaut d'être écartée et désignée temporairement comme une « menace pour la chaîne d'approvisionnement » par le gouvernement.

    Pour justifier l'assouplissement de leurs chartes d'utilisation (qui interdisaient auparavant les applications liées à la guerre et à l'armement), les entreprises invoquent plusieurs arguments stratégiques, éthiques et opérationnels :

    • L'impératif de sécurité nationale et l'alignement démocratique : Les dirigeants de la Silicon Valley soutiennent que collaborer avec l'armée américaine est un devoir civique et patriotique nécessaire pour préserver la supériorité technologique des nations démocratiques face à des adversaires mondiaux (comme la Chine ou la Russie). Selon cette vision, priver son propre gouvernement des meilleurs outils d'IA reviendrait à affaiblir la sécurité nationale.
    • La distinction entre "aide à la décision" et "action létale" : Pour apaiser les critiques internes (notamment les vagues de protestation de leurs propres employés), les firmes comme OpenAI et Google insistent sur le fait que leurs outils servent à la logistique, au traitement de données de masse, à la cyberdéfense ou à la compréhension situationnelle, et non à diriger de manière entièrement autonome des systèmes d'armes létales. Elles affirment que l'humain reste le décisionnaire final dans la boucle.
    • La substitution de barrières légales aux barrières morales : Contrairement à Anthropic qui réclamait des lignes rouges strictes inscrites dans le marbre (pas de surveillance de masse, pas d'armes létales autonomes), des entreprises comme Google et OpenAI ont accepté de fournir leurs modèles pour « toute fin gouvernementale légitime ». Elles estiment qu'il revient aux lois internationales et aux règlements de l'armée — et non aux entreprises privées — de dicter ce qui est éthique sur un champ de bataille.
    • La souveraineté technologique face aux adversaires : Face aux pressions de l'administration américaine, l'argument patriotique est fortement mis en avant : refuser de collaborer avec l'armée fragiliserait la supériorité technologique occidentale face à des puissances rivales (comme la Chine) qui n'ont pas les mêmes scrupules éthiques.




    Paradoxalement, OpenAI fait partie des entreprises dont les dirigeants ont officiellement comparu devant le Conseil de sécurité de l'ONU le 23 septembre 2026 pour alerter sur les risques de l'intelligence artificielle et exhorter les dirigeants mondiaux à mettre en place un cadre de régulation international

    La liste complète des entreprises américaines concernées comprend OpenAI, Anthropic et Hugging Face. Réunies à New York à l'initiative de la France lors de l'Assemblée générale des Nations unies, ces entreprises ont averti que les systèmes d'IA de pointe allaient progresser à un rythme si rapide qu'ils risquaient d'échapper au contrôle humain et de menacer la sécurité internationale.


    L’initiative est qualifiée d’hypocrisie pas certains et par d’autres de stratagème pour ralentir les concurrents étrangers.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur ces développements ? Quelle appréciation faites-vous des raisons mises en avant par les entreprises pour justifier la mise à disposition de l’armée américaine de moyens technologiques susceptibles de mener à la mort d’individus sans intervention humaine ?

    Voir aussi :

    Donald Trump rejette les appels des dirigeants du secteur technologique en faveur d'un ralentissement du développement de l'IA, affirmant que des « forces très négatives » exagéraient les risques liés à l'IA

    L'ONU veut traiter l'IA avec la même urgence que le changement climatique : l'organisme voudrait instaurer une gouvernance mondiale de l'IA, pour en maximiser les avantages tout en minimisant les risques

    Anthropic, OpenAI, Google et SpaceXAI s'entendent illégalement pour freiner le développement de l'IA , selon une plainte qui les accuse d'avoir enfreint la législation antitrust
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  18. #18
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    "Bonjour, ici l'armée américaine, nous voulons que les IA commettent des crimes contre l'Humanité à la demande sans jamais pouvoir refuser, merci."

  19. #19
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    Par défaut Le Pentagone peut blacklister Anthropic après son refus d'activer les fonctionnalités de Claude
    Un tribunal estime que le Pentagone peut blacklister Anthropic pour son refus d’activer les fonctionnalités de Claude, évoquant les risques de modèles d’IA trop restreints pour les opérations militaires

    La Cour d'appel des USA pour le circuit du district de Columbia a donné raison à l'administration Trump concernant l'inscription sur la liste noire de la société d'IA Anthropic, autorisant ainsi le Pentagone à qualifier cette entreprise de « risque pour la chaîne d'approvisionnement ». Cette décision, rendue à la majorité de 2 contre 1, a rejeté le recours d'Anthropic contre cette désignation, estimant que le ministère de la Défense disposait de « preuves suffisantes » pour étayer sa conviction. La décision rendue va à l'encontre de celle prise le mois dernier par un juge fédéral californien, qui avait estimé que le gouvernement avait violé le Premier amendement. Ces décisions contradictoires pourraient déboucher sur un recours devant la Cour suprême à l'avenir.

    En avril 2026, Anthropic venait d'échouer dans sa tentative judiciaire visant à empêcher temporairement le Pentagone de l'inscrire sur une liste noire et de la qualifier de « risque pour la chaîne d'approvisionnement ». Une cour d'appel fédérale de Washington, DC a rejeté la demande d'Anthropic, affirmant : « D’un côté, il y a un risque relativement limité de préjudice financier pour une seule entreprise privée. De l’autre, il y a la gestion judiciaire de la manière dont, et par l’intermédiaire de qui, le ministère de la Défense s’assure de disposer de technologies d’intelligence artificielle (IA) vitales pendant un conflit militaire en cours. Pour cette raison, nous rejetons la requête d’Anthropic visant à obtenir un sursis en attendant l’examen au fond. » Cette décision intervenait après qu’un juge de la cour fédérale de San Francisco avait accordé, dans une affaire distincte mais liée, une injonction préliminaire à Anthropic interdisant à l’administration Trump d’appliquer une interdiction d’utilisation de son modèle Claude.

    La Cour d’appel des USA pour le circuit du district de Columbia a donné raison à l’administration Trump concernant l’inscription sur la liste noire de la société d’IA Anthropic, autorisant ainsi le Pentagone à qualifier cette entreprise de « risque pour la chaîne d’approvisionnement ». Cette décision, rendue récemment à la majorité de 2 contre 1, a rejeté le recours d’Anthropic contre cette désignation, estimant que le ministère de la Défense disposait de « preuves suffisantes » pour étayer sa conviction que l’utilisation continue des modèles « Claude » d’Anthropic par l’agence ou ses sous-traitants représentait un risque pour la sécurité nationale.

    Le collège de trois juges de Washington s’est spécifiquement penché sur la question de savoir si le Pentagone et le secrétaire Pete Hegseth disposaient de l’autorité légale, en vertu d’une disposition de la loi fédérale sur la sécurité de la chaîne d’approvisionnement (Federal Acquisition Supply Chain Security Act, FASCA), pour déclarer Anthropic comme un risque pour la chaîne d’approvisionnement. « Le ministère craignait raisonnablement qu’Anthropic ne manipule la conception de Claude afin de l’empêcher d’exercer des fonctions de sécurité nationale que le ministère juge contractuellement autorisées et nécessaires », a écrit le juge d’appel Gregory Kastas au nom de la majorité.

    Nom : anthropic.png
Affichages : 361
Taille : 18,4 Ko

    Anthropic a intenté un procès contre l’administration Trump en mars, contestant à la fois la désignation du Pentagone — généralement réservée aux adversaires étrangers — et la directive du président Trump ordonnant aux agences civiles de cesser d’utiliser les produits d’Anthropic après l’échec des négociations sur les mesures de sécurité plus tôt cette année. Anthropic a demandé que sa technologie ne soit pas utilisée dans des armes létales entièrement autonomes ni pour la surveillance de masse des Américains, tandis que le Pentagone a insisté pour être autorisé à utiliser Claude d’Anthropic pour « toutes les utilisations légales ».

    « Étant donné qu’Anthropic était disposée et capable d’imposer des restrictions contractuelles par le biais de l’entraînement des modèles, le ministère craignait à juste titre qu’un “système de défense critique” s’appuyant sur Claude puisse “ne pas fonctionner” comme le ministère l’aurait souhaité », a écrit Kastas. Kastas a souligné qu’Anthropic reconnaissait avoir mis en place certains garde-fous de sécurité capables d’empêcher certaines utilisations des modèles.

    La politique d’utilisation de l’entreprise stipule que ses modèles standard ne peuvent pas être utilisés pour des campagnes de désinformation, des cyberopérations malveillantes, la censure et la surveillance intérieure. Mais elle propose également des modèles « Claude Gov », qui émettent moins de refus lorsqu’ils traitent des informations classifiées. « À plusieurs reprises, ces restrictions ont empêché Claude d’exécuter des tâches demandées par des utilisateurs gouvernementaux », a poursuivi Kastas.

    Kastas a fait référence à un incident révélé par le gouvernement, au cours duquel des membres du personnel des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) ont utilisé un modèle Claude disponible dans le commerce en 2025 et se sont heurtés au refus de certaines demandes. La cour a en outre estimé que les arguments constitutionnels d’Anthropic, fondés sur les premier et cinquième amendements, étaient sans fondement.

    « Son argument relatif au respect des garanties procédurales est rejeté car le ministère a rapidement informé l’entreprise de son exclusion et des motifs justifiant celle-ci, puis lui a donné une possibilité équitable de contester cette exclusion », a écrit Kastas. « De même, le recours d’Anthropic fondé sur le premier amendement est rejeté car le ministère a exclu Anthropic de sa chaîne d’approvisionnement en raison du refus de l’entreprise d’accepter une clause contractuelle que le ministère jugeait essentielle, et non en raison du soutien de l’entreprise à un renforcement de la réglementation gouvernementale en matière de technologie d’IA », a-t-il poursuivi.

    La juge Neomi Rao s’est ralliée à l’avis majoritaire du juge Kastas, tandis que la juge Karen LeCraft Henderson a exprimé son désaccord, estimant que le gouvernement avait interprété la loi sur les risques liés à la chaîne d’approvisionnement de manière trop large. La décision rendue va à l’encontre de celle prise le mois dernier par un juge fédéral californien, qui avait estimé que le gouvernement avait violé le Premier amendement en émettant cette alerte sur les risques liés à la chaîne d’approvisionnement.

    Emil Michael, sous-secrétaire à la recherche et à l’ingénierie du Pentagone, qui a joué un rôle central dans les négociations avec Anthropic, s’est réjoui de cette décision. « Le marteau de la justice a anéanti les arguments d’Anthropic. Cette entreprise représente un risque pour la chaîne d’approvisionnement de la base industrielle de défense au service du ministère de la Guerre », a écrit Michael sur X. « Les combattants dormiront mieux en sachant qu’aucune entreprise privée n’imposera ses opinions dans la chaîne de commandement. Le secrétaire Hegseth avait raison ! »

    La juge fédérale Rita Lin a donné raison à Anthropic, estimant que l’administration Trump avait exercé des représailles contre le créateur de Claude pour son « activité protégée par la Constitution » et avait violé la clause relative au respect des procédures régulières du cinquième amendement. Ces décisions contradictoires pourraient déboucher sur un recours devant la Cour suprême à l’avenir. Un porte-parole d’Anthropic a déclaré que l’entreprise « n’était pas d’accord, avec tout le respect dû », avec la décision de la cour d’appel. « Un autre tribunal fédéral a déjà jugé illégale la désignation parallèle du gouvernement », a-t-il ajouté. « Nous restons confiants dans notre position et envisageons toutes les options, y compris un nouveau recours. »

    Ce mois-ci, selon un rapport de Bloomberg, les enquêteurs du Pentagone ont conclu que des renseignements erronés, des images obsolètes et une utilisation excessive du système d'IA « Maven » de Palantir avaient contribué à la frappe américaine ayant coûté la vie à 123 enfants dans une école de Minab, en Iran. Le document révélait que certains membres du personnel du Pentagone auraient su dès les premières heures que les USA étaient responsables. Le rapport évoquait notamment un délai de vérification très court pour le processus de validation des cibles, ainsi que des réductions d'effectifs au sein du personnel chargé de la protection des civils. Palantir a nié toute responsabilité, selon Bloomberg, en insistant sur le fait qu’il n’existait aucune preuve que son logiciel était en cause.

    Source : Cour d'appel des États-Unis pour le circuit du district de Columbia

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Anthropic a été illégalement blacklisté par l'administration Trump, d'après le tribunal qui estime que cette mesure constitue « une rétorsion illégale, contraire au premier amendement »

    Anthropic blacklisté pour avoir refusé la surveillance de masse, OpenAI en profite et conclut un accord avec le Pentagone, alimentant la campagne #CancelChatGPT où plusieurs se désabonnent en masse

    Le Pentagone désigne officiellement Anthropic comme un risque pour la chaîne d'approvisionnement, alors que Claude est utilisé en Iran, et exigera des sous-traitants de ne pas utiliser les modèles d'Anthropic
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  20. #20
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    Déjà que les concepteurs n'arrivent pas à contrôler leurs propres IA dans des environnements sensés être sécurisés.
    Qu'en plus, l'armée a pu constater que cette même IA bombardait joyeusement des écoles.

    Il y a encore des abrutis pour dire que c'est pas grave.
    On a qu'à dire que ce sont des canulars et lui confier l'arme nucléaire.

    Et quand l'IA aura décidé d'atomiser la moitié de la planète, on fera quoi ?
    J'imagine que quand un survivant lui demandera pourquoi il a fait ça alors que l'objectif était de rétablir la paix en Ukraine. Il répondra simplement.
    You're right, I might have gone too far.

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