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Intelligence artificielle Discussion :

Microsoft enregistre son pire trimestre à Wall Street depuis 2008 en raison des inquiétudes liées à l'IA


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #41
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    Par défaut Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre
    Perdre un contrat militaire de 200 millions pour en gagner des milliers : Comment Anthropic a retourné le marché entreprise en refusant de faire la guerre,
    Claude est préféré à ChatGPT chez 70 % des nouveaux clients professionnels

    En l'espace de quelques semaines, Anthropic a réussi ce qu'aucun analyste n'anticipait : devenir le fournisseur d'IA de référence pour les entreprises qui découvrent le secteur, surpassant OpenAI avec près de 70 % des nouvelles souscriptions professionnelles. Derrière cette percée se trouve une équation paradoxale : un affrontement public avec le Pentagone, le rejet des publicités intégrées à l'interface, et une posture éthique qui, dans un marché saturé de benchmarks techniques quasi identiques, s'est transformée en avantage concurrentiel inattendu.

    La société de gestion des dépenses professionnelles Ramp, dont l'indice mensuel sert de thermomètre à l'adoption de l'IA par les entreprises américaines, a publié début mars des données qui ont fait l'effet d'une douche froide pour OpenAI. En février 2026, 24,4 % des entreprises utilisant la plateforme Ramp paient désormais pour Anthropic, contre une sur vingt-cinq il y a un an à peine. Dans le même temps, les abonnements professionnels à Claude ont progressé de 4,9 % en un seul mois, tandis que la part de marché d'OpenAI reculait de 1,5 %, sa plus forte baisse mensuelle depuis que Ramp a commencé à suivre ces données.

    Le chiffre le plus éloquent est sans doute celui-ci : parmi les entreprises s'équipant en IA pour la première fois, Anthropic remporte désormais environ 70 % des arbitrages face à OpenAI, une inversion totale par rapport aux tendances observées tout au long de 2025. OpenAI conserve la première place en volume absolu avec 34,4 % de parts de marché contre 24,4 % pour Anthropic, mais l'écart se resserre à une vitesse qui préoccupe visiblement les équipes commerciales de l'entreprise de Sam Altman. OpenAI révise d'ailleurs actuellement sa stratégie pour se concentrer davantage sur la vente de services aux entreprises et aux développeurs, précisément les marchés où Anthropic prospère.

    L'affaire du Pentagone : une rupture publique aux effets boomerang

    Pour comprendre ce basculement, il faut remonter à janvier 2026, lorsque le secrétaire à la Défense Pete Hegseth diffuse une note de stratégie IA imposant à tous les contractants du Département de la Guerre, la nouvelle dénomination officielle du Pentagone sous l'administration Trump, d'accepter un usage de leurs modèles pour « toutes fins légales », sans restriction propre aux éditeurs. OpenAI, Google et xAI, dont les modèles sont déployés dans des environnements non classifiés, ont tous accepté de lever pour le militaire les garde-fous applicables aux utilisateurs civils. Anthropic, seule entreprise à avoir déployé Claude sur des réseaux classifiés via un partenariat avec Palantir, a refusé.

    Les deux lignes rouges qu'Anthropic refusait de franchir étaient la surveillance de masse des citoyens américains et le déploiement d'armes entièrement autonomes, deux domaines où la fiabilité des systèmes d'IA actuels est jugée insuffisante. Le ton est rapidement monté. Hegseth a présenté à Dario Amodei un ultimatum : accepter les conditions ou voir le contrat de 200 millions de dollars résilié, accompagné d'une désignation comme « risque pour la chaîne d'approvisionnement », une classification normalement réservée aux entreprises liées à des adversaires étrangers comme la Russie ou la Chine.

    La réponse d'Amodei, publiée dans un long billet le 27 février, n'a pas cédé d'un pouce. Il a notamment relevé la contradiction inhérente aux menaces du Pentagone : « L'une nous étiquette comme risque de sécurité ; l'autre considère Claude comme essentiel à la sécurité nationale. » Sur le fond technologique, Amodei a maintenu que les systèmes d'IA actuels sont loin d'être suffisamment fiables pour contrôler des armes entièrement autonomes. Dans ce contexte, Anthropic a tout de même assoupli son document de référence en matière de sécurité : la version 3.0 de sa politique de déploiement responsable, publiée le 24 février, présente des garde-fous rédigés de manière plus large, ouvrant la porte à davantage d'interprétations.

    Le dénouement a pris une tournure kafkaïenne : le Département de la Guerre a utilisé des services Anthropic pour des frappes en Iran le lendemain même de la désignation d'Anthropic comme risque pour la chaîne d'approvisionnement. La question de savoir si Anthropic constitue une menace pour la sécurité nationale ou un outil indispensable à celle-ci n'a toujours pas reçu de réponse officielle cohérente.


    La vertu comme fossé concurrentiel

    Ara Kharazian, économiste chez Ramp, tire une conclusion contre-intuitive de ces données : dans un marché où les performances techniques des modèles frontaux convergent rapidement, c'est la culture d'entreprise, et non les benchmarks, qui crée de la différenciation. Claude Code et Codex d'OpenAI sont des produits comparables, Codex étant même moins cher sur certaines métriques. Et pourtant, Anthropic ne parvient pas à répondre à la demande : tous ses plans d'abonnement restent soumis à des limites d'utilisation, l'entreprise se retrouvant à refuser des revenus faute de capacité de calcul suffisante.

    La prise de position publique d'Anthropic face au Pentagone a coïncidé avec un pic d'installations de Claude et une vague de désinstallations de ChatGPT, selon la société d'analyse Sensor Tower. Deux soutiens publics inattendus ont amplifié l'effet : la chanteuse Katy Perry et le sénateur Brian Schatz, figure de référence sur les questions de politique technologique au Sénat américain, ont tous deux annoncé publiquement avoir migré vers Claude dans les jours suivant la querelle avec le Pentagone.

    Kharazian pose alors la question qui dérange l'ensemble du secteur : le vrai fossé concurrentiel dans l'IA ne serait-il pas les benchmarks et les prix, mais le fait d'être le modèle que les utilisateurs culturellement avertis souhaitent utiliser ? Le choix entre OpenAI et Anthropic pourrait devenir moins une décision d'achat classique et davantage un signal d'identité, à l'image de la distinction bulles vertes / bulles bleues dans les SMS sur iPhone. L'analogie prête à sourire, mais elle repose sur des données réelles.

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    OpenAI dans la tourmente de ses propres choix

    L'autre face de l'équation est la succession de décisions d'OpenAI qui ont braqué une partie de sa base d'utilisateurs. Le 9 février 2026, OpenAI a officiellement lancé des tests publicitaires dans ChatGPT aux États-Unis, ciblant les utilisateurs des formules gratuites et « Go » à 8 dollars par mois. Les abonnements Plus, Pro, Business et Enterprise restent exempts de publicités. Les publicités apparaissent sous les réponses du modèle, clairement identifiées comme « sponsorisées ».

    Le modèle économique est défendable ; Spotify et YouTube ont démontré la viabilité de cette approche à deux vitesses. Mais le timing est désastreux. Dans un contexte où OpenAI venait simultanément de valider l'utilisation de ses modèles par le Pentagone pour des opérations militaires, l'apparition de publicités dans l'interface a alimenté le sentiment d'une entreprise ayant sacrifié ses principes fondateurs sur l'autel de la croissance. Sam Altman lui-même a reconnu publiquement qu'OpenAI avait mal géré la situation.

    Il convient toutefois de ne pas idéaliser la posture d'Anthropic. Selon des sources citées par Axios, Claude aurait été utilisé dans l'opération qui a conduit à la capture de l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, via le partenariat avec Palantir, et au moins un cadre d'Anthropic aurait contacté Palantir pour s'interroger sur cet usage. Anthropic a nié avoir remis en question cette utilisation, mais l'épisode illustre la tension structurelle entre les principes affichés et la réalité de déploiements via des intermédiaires sur lesquels l'éditeur exerce un contrôle limité.

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    Une valorisation qui ne colle pas encore aux revenus

    L'ascension de Claude sur le marché entreprise s'accompagne de chiffres financiers impressionnants en surface mais qui méritent d'être lus attentivement. En février, Anthropic a annoncé un taux de revenus annualisés de 14 milliards de dollars, simultanément à une levée de 30 milliards de dollars supplémentaires, portant sa valorisation à 380 milliards de dollars. Mais un récent dépôt judiciaire du directeur financier d'Anthropic tempère ces projections : depuis son entrée sur le marché commercial, l'entreprise aurait engrangé un peu plus de 5 milliards de dollars de revenus effectifs. L'écart entre le taux annualisé projeté et les revenus cumulés réels rappelle que la course à la part de marché se double, pour l'ensemble du secteur, d'une course aux capitaux dont les montants donnent le vertige.

    La trajectoire reste néanmoins remarquable. En douze mois, Anthropic est passé de la position de challenger technique, apprécié des ingénieurs et des premiers adoptants, à celle de choix par défaut pour les entreprises découvrant l'IA générative. Le paradoxe est complet : c'est en résistant à son plus grand client institutionnel, l'armée américaine, qu'Anthropic a peut-être conquis sa clientèle la plus durable.

    Sources : Ramp Index, ASIS International, OpenAI

    Et vous ?

    L'éthique d'Anthropic est-elle un véritable engagement de fond ou une stratégie de différenciation opportuniste dans un marché saturé ? La révision discrète de sa politique de déploiement responsable pendant la crise du Pentagone plaide-t-elle pour l'une ou l'autre lecture ?

    Dans quelle mesure les entreprises qui adoptent Claude aujourd'hui le font-elles pour des raisons techniques, éthiques ou purement symboliques — et ces motivations sont-elles durables lorsque les prix et les performances finissent par s'uniformiser ?

    L'introduction de publicités dans ChatGPT est-elle un signal que le modèle économique des grands modèles de langage par abonnement seul n'est pas viable à grande échelle, ou simplement une erreur de communication d'OpenAI facilement réversible ?

    Si la prochaine génération d'entreprises choisit son fournisseur d'IA comme elle choisit ses valeurs affichées, quelles sont les implications pour des acteurs comme Google Gemini ou xAI, dont les positions sur ces questions restent beaucoup moins lisibles ?

    Voir aussi :

    Claude victime de son succès : comment le bras de fer avec le Pentagone a provoqué la plus grande panne de l'histoire d'Anthropic et mis à nu les fragilités de son infrastructure

    Les documents internes d'OpenAI prévoient une perte de 14 milliards de $ en 2026 : « OpenAI est en train de s'effondrer. Aucune start-up dans l'histoire n'a jamais fonctionné avec de telles pertes »

    Un expert financier affirme qu'OpenAI est sur le point d'être à court d'argent : Les Big Tech comme Google peuvent utiliser leurs énormes réserves financières pour investir dans l'IA, mais pas OpenAI

    OpenAI au premier semestre 2025 : 4,3 Mds $ de revenus et 13,5 Mds $ de pertes, mais la startup vaut désormais 500 Mds $, passant devant SpaceX d'Elon Musk et ByteDance propriétaire de TikTok
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  2. #42
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    Par défaut Microsoft brandit la menace judiciaire face à l'accord Amazon-OpenAI à 50 milliards
    Copilot se transforme en désastre pour Microsoft : Microsoft brandit la menace judiciaire face à l'accord Amazon-OpenAI à 50 milliards,
    pendant qu'OpenAI pousse les limites de leur exclusivité cloud

    De la retraite discrète de Copilot sur Windows 11 à la menace d'un procès fleuve contre OpenAI et Amazon, Microsoft traverse une semaine révélatrice de ses contradictions profondes. D'un côté, l'entreprise admet avoir trop poussé l'IA dans la gorge de ses utilisateurs et entreprend de dégraisser Windows 11. De l'autre, elle agite l'arme juridique pour protéger un monopole cloud que son ancien partenaire cherche activement à fuir.

    Par ailleurs, sur le marché des outils de développement, les développeurs lui préfèrent massivement la concurrence. Et dans les couloirs de Redmond même, les ingénieurs de Microsoft sont encouragés à utiliser Claude Code d'Anthropic, l'outil concurrent, pour faire leur travail. Copilot s'effondre sur tous les fronts à la fois.


    En 2024, lors du lancement en grande pompe des PC Copilot+, Yusuf Mehdi, vice-président exécutif chez Microsoft, avait fait des promesses précises depuis la scène : Copilot allait s'intégrer partout dans Windows 11. Dans le panneau des paramètres pour y suggérer des configurations. Dans l'explorateur de fichiers pour retoucher les photos ou supprimer les arrière-plans. Dans le centre de notifications pour proposer des réponses rapides aux e-mails entrants. L'ambition était de faire de Copilot un assistant ambiant, omniprésent, tressé dans chaque recoin du système d'exploitation.

    Ces fonctionnalités ont été brièvement démontrées sur scène, et Mehdi avait confirmé qu'elles commenceraient à être déployées avant la fin de l'année 2024. Mais 2024 s'est écoulée sans que ces fonctionnalités n'arrivent, même en version préliminaire. Près de deux ans après leur annonce, elles restent introuvables.

    Ce qu'il s'est passé entre-temps ressemble à un enchaînement de déceptions en cascade. Selon des sources proches du dossier, le plan visant à utiliser Copilot comme terme générique pour l'IA sur Windows a été mis en veilleuse peu après le report de Windows Recall. Alors que Microsoft s'affairait à répondre aux critiques autour de Recall, la fonctionnalité de capture d'écran permanente qui avait déclenché un tollé sur la vie privée, plusieurs fonctionnalités IA en cours de développement ont été mises en pause.

    Ce qui a suivi révèle un changement de stratégie plus profond qu'un simple report technique. Au fil du temps, Microsoft a recommencé à introduire des fonctionnalités IA dans la plateforme, mais sans la marque Copilot. Les Paramètres et l'Explorateur de fichiers de Windows 11 disposent désormais de leurs propres capacités IA, mais de façon indépendante. L'explorateur a finalement reçu un menu d'actions intelligentes, mais il délègue à d'autres applications plutôt que de tout traiter en autonomie comme l'avait promis Mehdi. La fonctionnalité de suggestions Copilot dans les notifications, elle, ne serait jamais arrivée sous sa forme Copilot, et pourrait ne jamais voir le jour sous cette appellation.

    Le changement de terminologie est également parlant : le « Windows Copilot Runtime » a été renommé « Windows AI APIs », signe que la marque Copilot elle-même est devenue un fardeau plutôt qu'un atout pour l'équipe Windows. Là où Copilot apparaît encore dans Windows, c'est principalement dans le contexte des expériences Microsoft 365, loin de la vision d'un assistant IA ambiant qui aurait irrigué l'ensemble du système d'exploitation.

    La réponse officielle de Microsoft est un chef-d'œuvre de novlangue corporate : l'entreprise y évoque « une approche de développement produit consistant à prévisualiser auprès des clients et à évoluer avec leurs retours ». Traduction non officielle : on a promis trop, trop vite, et les utilisateurs n'en voulaient pas.

    L'IA dans Windows : entre sur-promesse et rejet des utilisateurs

    La trajectoire de Copilot sur Windows 11 illustre un problème structurel qui dépasse le cas Microsoft. Lorsqu'une fonctionnalité reçoit une marque aussi forte que Copilot, au point d'être gravée sur les touches de clavier de millions d'appareils et d'inspirer le nom de toute une gamme d'ordinateurs, le moindre faux pas devient spectaculaire.

    Des personnes proches des plans de Microsoft ont indiqué que l'entreprise cherche cette année à réduire l'inflation d'IA sur Windows 11, et s'efforce d'être plus sélective quant aux endroits où la marque Copilot et les expériences IA apparaissent dans les applications système et les interfaces. L'objectif est que les fonctionnalités IA qui subsistent soient optionnelles et désactivables. Ce que Microsoft a par ailleurs confirmé publiquement dans son plan concret pour améliorer Windows 11 : menu contextuel réactif, moins de Copilot, barre des tâches déplaçable.

    Ce revirement pragmatique est la réponse directe à une forme de rejet populaire. La communauté des utilisateurs de Windows, notamment sur Reddit, a largement exprimé son exaspération face à ce qu'ils perçoivent comme une dégradation de leur système d'exploitation : publicités déguisées, fonctionnalités non sollicitées, interface alourdie. Le terme « enshittification » (concept forgé par le blogueur technologique Cory Doctorow pour décrire la dégradation progressive des produits numériques) est devenu un mot d'ordre récurrent dans ces discussions.

    Microsoft a compris le signal. Mais le comprendre et le corriger sont deux choses distinctes. La marque Copilot reste collée à des milliers d'appareils vendus en 2024, à une touche de clavier que les fabricants ont intégrée sur leurs claviers pour satisfaire aux exigences de Microsoft, à une gamme entière de produits dont le nom est désormais associé à des attentes non tenues. Ce n'est pas une page qu'on tourne simplement en renommant des API.


    La rupture avec OpenAI : quand l'allié devient concurrent

    Si la situation de Copilot sur Windows relève de l'autocritique, l'autre dossier brûlant de Microsoft est d'un ordre de grandeur différent et bien plus menaçant pour l'avenir financier de l'entreprise.

    Fin février 2026, OpenAI et Amazon Web Services ont annoncé un accord stratégique massif : Amazon investit 50 milliards de dollars dans OpenAI, et devient le distributeur tiers exclusif de la plateforme Frontier d'OpenAI, qui cible directement le marché enterprise de l'IA agentique. Frontier est conçue pour permettre aux grandes entreprises de déployer et gérer des équipes d'agents IA capables d'effectuer des tâches complexes en autonomie. Des sociétés comme HP, Intuit, Oracle, Uber, Cisco ou encore State Farm figurent déjà parmi les premiers partenaires.

    Le problème, du point de vue de Microsoft, est que cet accord viole potentiellement les termes d'un contrat d'exclusivité cloud signé dès 2019 et renforcé à plusieurs reprises. Lors de la restructuration d'octobre 2025, Microsoft avait obtenu une participation de 27 % dans l'entité lucrative d'OpenAI, ainsi qu'un engagement d'OpenAI à consommer 250 milliards de dollars de services Azure sur plusieurs années. En échange, Azure devait rester le fournisseur cloud exclusif pour l'accès aux modèles d'OpenAI via des appels d'API sans état (stateless).

    Des sources proches de Microsoft ont indiqué au Financial Times : « Nous connaissons notre contrat. Nous les poursuivrons en justice s'ils le violent. Si Amazon et OpenAI veulent parier sur la créativité de leurs avocats contractuels, je miserais sur nous plutôt que sur eux. »

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    L'astuce technique au cœur du litige : stateless contre stateful

    Le différend juridique ne porte pas sur une violation manifeste, mais sur une zone grise technique soigneusement exploitée. OpenAI et AWS sont en train de développer un produit qui ferait tourner les modèles d'OpenAI entièrement sur l'infrastructure AWS, dans un environnement dit « Stateful Runtime Environment » (SRE), sans passer par les versions hébergées chez Microsoft.

    La distinction entre stateless et stateful est au cœur du litige. Les appels d'API sans état (stateless) traitent chaque requête de façon indépendante, sans mémoire des interactions précédentes. Les environnements à état (stateful), à l'inverse, maintiennent un contexte de session, de la mémoire et de la gouvernance entre les interactions, ce qui est indispensable pour des flux de travail d'agents IA complexes. Si un tribunal ou un arbitre détermine que l'informatique à état est exclue de la clause d'exclusivité de Microsoft, l'accord Amazon tiendrait et créerait un précédent permettant aux entreprises IA de contourner leurs contrats cloud en reconfigurant leurs services sous de nouvelles étiquettes architecturales.

    La réponse de Microsoft à cet argument est tranchante : vous ne pouvez pas construire un système IA d'entreprise à état sans des appels d'API sans état sous-jacents. Le SRE est construit sur les mêmes modèles pour lesquels Microsoft détient des droits exclusifs. Les exécuter sur AWS, quel que soit le label utilisé, constitue une violation de l'accord.

    Amazon a par ailleurs émis des instructions internes strictes à ses employés pour éviter tout langage direct (comme « accéder à ChatGPT ») et utiliser à la place des formulations plus ambiguës comme « intégré avec ». Cette précaution sémantique, révélée par le Financial Times, est en elle-même un aveu que les deux parties connaissent l'épaisseur du trait sur lequel elles marchent.

    Un divorce programmé ?

    Ce qui se joue dépasse un litige contractuel entre techniciens du droit. La « relation du siècle » entre le géant mondial des logiciels et la startup la plus célèbre de l'IA est officiellement entrée dans une phase de découpling stratégique. OpenAI n'a plus besoin de Microsoft de la même façon qu'en 2019. Après avoir bouclé une levée de fonds historique de 110 milliards de dollars en février 2026, avec des actionnaires comme Nvidia, SoftBank et même le Pentagone, OpenAI s'est restructurée en Public Benefit Corporation, ce qui lui donne la flexibilité de poursuivre une stratégie multi-cloud.

    Microsoft, de son côté, n'est pas resté les bras croisés. L'entreprise a développé en parallèle sa propre gamme de modèles propriétaires MAI-1, un modèle de 500 milliards de paramètres entraîné sur 15 000 puces H100, conçu pour réduire progressivement la dépendance à GPT-5.2 dans l'écosystème Microsoft 365 Copilot. C'est la reconnaissance implicite que la dépendance exclusive à OpenAI est devenue un risque stratégique trop lourd.

    Aucun procès n'a été formellement intenté à ce jour. Selon le Financial Times, des négociations tripartites sont en cours, dans l'espoir d'aboutir à un règlement avant le déploiement complet de la plateforme Frontier. Mais même si un accord à l'amiable est trouvé, il sera la reconnaissance d'un rééquilibrage fondamental des rapports de force. OpenAI n'est plus la startup fragile qui avait besoin du parapluie cloud de Microsoft pour survivre. Et Microsoft, malgré ses milliards investis, n'a pas réussi à verrouiller sa position aussi solidement qu'il le pensait.

    La semaine de Microsoft ressemble donc à ceci : en interne, on retire discrètement l'IA des recoins de Windows pour calmer une base d'utilisateurs excédée. En externe, on agite la menace d'un procès pour retenir un partenaire qui, visiblement, a déjà pris sa décision.

    Source : Financial Times

    Et vous ?

    Microsoft a-t-il commis une erreur stratégique en liant aussi fortement sa marque Copilot à des promesses produit qu'il n'était pas en mesure de tenir ? La sur-communication autour de l'IA nuit-elle désormais à la crédibilité des grandes entreprises tech dans leur ensemble ?

    La distinction juridique entre appels d'API « stateless » et environnements « stateful » vous semble-t-elle une réelle ligne de partage technique, ou davantage une astuce rhétorique destinée à contourner un accord contraignant ?

    Si Microsoft et OpenAI finissent par se séparer, qui en sort le plus affaibli ? L'entreprise qui avait investi des dizaines de milliards pour sécuriser une exclusivité, ou la startup qui va devoir rembourser en cloud ce qu'elle a pris en capital ?

    Avec l'émergence de Frontier sur AWS et la montée en puissance de modèles concurrents (Gemini, Llama, Claude), la période de l'exclusivité IA de facto que Microsoft avait construite autour d'OpenAI touche-t-elle à sa fin ?

    Un outil que ses propres créateurs n'utilisent plus est-il condamné, ou la force de distribution de Microsoft peut-elle indéfiniment compenser le déficit de préférence des utilisateurs ?

    Voir aussi :

    OpenAI a signé un nouvel accord visant à vendre l'accès à ses modèles d'IA aux agences gouvernementales et de défense américaines via le cloud Amazon AWS, couvrant les opérations classifiées et non classifiées

    Microsoft encourage désormais une partie significative de ses équipes internes à utiliser Claude Code, l'outil de programmation IA développé par Anthropic
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  3. #43
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    En résumé... microsoft n'a pas voulu prendre en compte les désirs de leur utilisateurs...

    Les grands stratèges de microsoft auraient dû prendre la peine de lire le chapitre 1 du livre "la vente pour les nuls" qui dit: Le client est roi!

  4. #44
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    Quand on voit qu’ils l’ont même intégré dans le bloc-notes… Comment ne pas saturer ?

  5. #45
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  6. #46
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    Par défaut L'action Microsoft dévisse de 25 % en raison des incertitudes liées à la rentabilité future de l'IA
    Microsoft en passe de connaître son pire trimestre depuis 2008 : l'action dévisse de 25 % en raison des incertitudes liées à la rentabilité future de l'IA
    tandis que Windows 11 n'en finit pas de décevoir

    Microsoft traverse une période particulièrement difficile. Le virage stratégique vers l’IA vire au fiasco pour Microsoft, tandis que Windows 11 demeure un chantier interminable aux performances médiocres. Une analyse du marché révèle que l'action est en passe de connaître son pire trimestre depuis la crise des subprimes. L'action a chuté de 25 % au premier trimestre, ce qui représente sa plus grande perte depuis le quatrième trimestre de 2008, et c'est de loin la plus mauvaise performance parmi les sept entreprises du « Magnificent Seven ». Ecartelé entre l'IA et l’exigence d’un Windows stable et pertinent, Microsoft apparaît totalement désorienté.

    Microsoft est l'un des principaux acteurs de la course à l'IA. L'entreprise développe le chatbot Copilot et investit massivement dans l'extension de son infrastructure cloud Azure pour les charges de travail liées à l'IA. Cependant, malgré un chiffre d'affaires massif porté par la division Azure, Microsoft subit une chute historique de sa capitalisation en raison des coûts colossaux liés à l'IA. Et les investisseurs commencent à douter de l’orientation vers l’IA.

    Le PDG Satya Nadella présente cette période comme une transition nécessaire de la simple démonstration technique vers des applications concrètes et productives. Mais l'ampleur des dépenses en infrastructures et la dépendance envers des partenaires suscitent l'inquiétude des investisseurs. Parallèlement, l'entreprise mène des restructurations discrètes et des suppressions de postes pour préserver ses marges face aux pressions macroéconomiques.

    Ce panorama illustre l'urgence pour l'ensemble de l'industrie de transformer l'engouement pour l'IA en une rentabilité durable et stable. Selon Wall Street, ces tendances inquiétantes pourraient conduire l'action Microsoft vers sa pire performance trimestrielle depuis la crise financière mondiale d’il y a vingt ans.

    L'action Microsoft se dirige vers son pire trimestre depuis 2008

    Malgré des résultats financiers en apparence solides, avec un chiffre d'affaires de 81,3 milliards de dollars, Microsoft traverse une période de turbulences historiques. Deux problèmes structurels qui pèsent sur le titre. D'un côté, Microsoft continue d'augmenter massivement ses investissements dans les infrastructures d'IA, alors que Wall Street s'interroge de plus en plus sur le moment où ces dépenses se traduiront par une accélération des revenus.

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    De l'autre, les investisseurs craignent que des startups d'IA comme Anthropic et OpenAI développent des agents capables de remplacer des produits qui constituent le cœur de métier des géants comme Microsoft, ce qui pourrait perturber son activité principale ou du moins faire pression sur ses prix et ses marges.

    Cela pousse les investisseurs à se débarrasser des actions du secteur du logiciel. « On craint que, plutôt que de payer Microsoft, de plus en plus de clients se tournent directement vers des fournisseurs d’IA, ce qui pourrait perturber l’activité principale, ou tout au moins exercer une pression sur les prix et les marges », a expliqué Jonathan Cofsky, gestionnaire de portefeuille chez Janus Henderson Investors, qui détient des actions de la société.

    L'action Microsoft a chuté de 25 % au premier trimestre, s'acheminant vers sa plus forte baisse depuis la crise financière mondiale de 2008. Elle avait enregistré une baisse importante de 27 % au quatrième trimestre 2008. Elle affiche de loin la plus mauvaise performance parmi les sept géants technologiques du « Magnificent Seven » en ce début d'année, alors que l'indice qui suit l'évolution de ce groupe a reculé de 14 % sur la même période.

    Microsoft est devenue une entreprise gourmande en capitaux

    Le rythme des dépenses de Microsoft inquiète Wall Street. Ses dépenses d’investissement, y compris les contrats de location, devraient atteindre 146 milliards de dollars au cours de l’exercice 2026, qui se termine fin juin. Cela représente une hausse d'environ 66 % par rapport aux 88 milliards de dollars de l'exercice 2025, et ce chiffre devrait grimper à 170 milliards de dollars pour l'exercice 2027 et à 191 milliards de dollars pour l'exercice 2028.

    Les investisseurs voient de plus en plus d'un mauvais œil ce type de dépenses, surtout en l'absence d'une accélération plus marquée de la croissance. Dans ses derniers résultats trimestriels, la division Azure a affiché un léger ralentissement de sa croissance par rapport au trimestre précédent. Copilot n'a rencontré qu'un succès limité auprès des clients, poussant Microsoft à remanier ses activités dans le domaine de l'IA pour améliorer la plateforme.

    Jonathan Cofsky a lancé un avertissement : « Microsoft est devenue une entreprise beaucoup plus gourmande en capitaux. Pour que l'action affiche de meilleures performances à l'avenir, nous devons être davantage convaincus que la croissance du secteur des logiciels ne ralentira pas de manière significative ».

    Sur les 67 analystes suivis par Bloomberg qui couvrent Microsoft, 63 ont une recommandation « acheter », tandis que trois ont une recommandation « conserver » et un seul recommande de « vendre ». L'objectif de cours moyen à 12 mois de l'action, fixé à 592 dollars, laisse entrevoir un potentiel de hausse de plus de 64 % en 2027. C'est le rendement implicite le plus élevé jamais enregistré, selon les données compilées par Bloomberg depuis 2009.

    L'alliance stratégique conclue avec OpenAI sous haute tension

    Outre les difficultés susmentionnées, les relations de Microsoft avec son partenaire OpenAI sont également devenues une source de friction financière et stratégique majeure. Le laboratoire d'IA de San Francisco a récemment signé un contrat d'exclusivité cloud de 50 milliards de dollars avec Amazon pour sa nouvelle plateforme Frontier, remettant en cause l'exclusivité dont bénéficiait Microsoft, depuis la conclusion de leur premier partenariat en 2019.

    Cette évolution crée une incertitude sur la capacité de Microsoft à conserver un accès privilégié aux modèles les plus avancés d'OpenAI. De plus, la concentration du carnet de commandes cloud de Microsoft, dont 45 % dépendent désormais d'OpenAI, est perçue par comme un risque structurel important pour la stabilité future du groupe. Microsoft développe ses propres modèles de base, mais ils sont actuellement moins performants que ceux d'OpenAI.

    Au-delà de l'IA, Microsoft fait face à une conjoncture macroéconomique difficile marquée par la hausse des taux d'intérêt et des coûts énergétiques qui pénalisent les valeurs technologiques. Les divisions traditionnelles comme le gaming ou les ventes liés à Windows montrent des signes de faiblesse, avec une baisse globale de 3 % pour le segment More Personal Computing. La Xbox est critiquée, car la console traditionnelle devient un « PC Windows ».

    Pour préserver ses marges face à l'explosion des dépenses dans les infrastructures d'IA, l'entreprise a dû procéder à des restructurations massives, supprimant environ 15 000 postes au cours de l'année 2025. Cette réduction d'effectifs, bien que présentée comme une réallocation de ressources, affecte le moral interne et témoigne de la fin de l'ère du logiciel à haute marge au profit d'une phase industrielle beaucoup plus capitalistique, mais incertaine.

    Perspectives : les investisseurs sont optimistes à long terme

    La prédominance des recommandations d’achat sur le titre reflète une certaine complaisance de la part de ses concurrents de Wall Street. Les analystes perçoivent des risques supplémentaires pour le segment « Productivité et processus métier » de l’entreprise, ainsi que pour sa division « More Personal Computing ». Les perspectives à long terme sont encourageantes, mais selon les experts, il existe des risques réels liés à la mise en œuvre d'ici là.

    Que ces inquiétudes soient fondées ou qu'elles représentent une opportunité d'achat, cela dépend du point de vue de chacun. « Je pense que l'action présente une grande valeur à long terme », a déclaré Jake Seltz, gestionnaire de portefeuille chez Allspring Global Investments, qui détient des actions de la société.

    Il a ajouté : « sa stratégie en matière d'IA finira par être validée, et je pense qu'elle est largement à l'abri des craintes les plus grandes concernant les bouleversements liés à l'IA. En attendant, ces inquiétudes créent une opportunité, surtout si l'on est prêt à faire preuve d'un peu de patience ».

    Windows 11 : un chantier sans fin qui exaspère les utilisateurs

    Apple sort d'une saison des fêtes décevante pour le Mac, avec des ventes en baisse de 6,7 % à 8,39 milliards de dollars. Apple s'attend à un afflux de nouveaux clients dans ses magasins pour essayer le Macbook Neo. Ce lancement vient couronner une semaine riche en nouveautés pour Apple, qui a lancé le 2 mars l'iPhone 17e et l'iPad Air M4, puis les nouvelles versions du MacBook Pro, du MacBook Air et de ses écrans externes Studio Display.

    Apple voit dans son Macbook Neo une opportunité d'attirer de nouveaux clients dans son écosystème de produits. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour vendre d'autres appareils, tels que des iPhone, des iPads et des Apple Watch. Pendant ce temps, Microsoft continue de s'enliser avec Windows et Copilot.

    Les ennuis sont bien documentés et concrets. Depuis juillet 2025, la mise à jour 24H2 (KB5062553) a introduit des bogues majeurs liés aux composants XAML : menu Démarrer qui refuse de s'ouvrir, barre des tâches qui disparaît, explorateur de fichiers instable, écran noir à la connexion, etc. Microsoft a mis quatre mois à reconnaître publiquement le problème. Plus de 4 ans après son lancement, Windows 11 est loin d'être un système stable.

    Et ce n'était pas fini : après le Patch Tuesday de janvier 2026, de nombreux utilisateurs ont signalé que leurs PC se retrouvaient incapables de s'éteindre, coincés dans des cycles de redémarrage infinis. Microsoft a dû publier six mises à jour d'urgence hors de son calendrier habituel pour colmater les brèches.

    Copilot : un gadget très coûteux devenu une source de frictions

    Microsoft effectue un virage stratégique vers l'IA. Mais l'entreprise a complètement raté le coche avec son assistant d'IA Copilot qu'elle cherche à imposer partout. Ce qui cristallise les tensions. Sur Copilot, le bilan est tout aussi sévère que les échecs de Windows 11. L'outil ne représente que 4 % de part de marché des assistants d'IA dans le monde, loin derrière les 81 % de ChatGPT, et ce malgré plus de 13 milliards de dollars investis par Microsoft.

    L'intégration de Copilot dans Windows 11 est souvent activée par défaut, sans consentement explicite de l'utilisateur, et il est parfois difficile de la désactiver complètement. La fonction Recall a soulevé des préoccupations majeures en matière de sécurité. Une faille critique dans Microsoft Copilot, découverte en 2025 et baptisée "EchoLeak", aurait pu permettre une attaque zéro clic donnant à un pirate l'accès à des données sans interaction de l'utilisateur.

    Par ailleurs, une autre faille de sécurité dans Copilot, baptisée "Reprompt", permettait à un attaquant d'exfiltrer des fichiers, identifiants et historiques de navigation d'un utilisateur via un simple lien cliqué. Cette vulnérabilité critique est restée ouverte pendant cinq mois avant d'être corrigée en janvier 2026.

    Conclusion

    Microsoft traverse une phase paradoxale où des résultats financiers records, marqués par un chiffre d'affaires de 81,3 milliards de dollars, se heurtent à une sanction boursière historique. Cette situation s'explique par le scepticisme croissant des investisseurs face aux dépenses colossales pour financer les infrastructures d'IA dont le retour sur investissement reste incertain. Le cœur de métier de Microsoft est également menacé par les agents IA.

    Le passage d'un modèle axé sur les logiciels à forte marge vers une phase industrielle lourde, exigeant des investissements massifs en centres de données et en processeurs, pèse lourdement sur la perception du groupe. Par ailleurs, sur le marché des outils de codage, les développeurs lui préfèrent massivement la concurrence. Et au sein de Microsoft même, les ingénieurs sont encouragés à utiliser Claude Code d'Anthropic.

    Pendant que Redmond engloutit des milliards dans une IA rejetée par ses propres utilisateurs, ainsi que par ses employés, et publie des correctifs d'urgence pour des pannes élémentaires, Apple ouvre un nouveau marché avec un ordinateur sobre, fiable et abordable. C'est moins une démonstration de force qu'un constat d'échec, celui d'un acteur qui a perdu le fil de ce que les gens attendent vraiment d'un outil de travail : qu'il fonctionne.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la chute vertigineuse de l'action Microsoft au premier trimestre ?
    Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA va-t-il porter ses fruits à long terme ? Pourquoi ?
    S'agit-il d'un signe que la bulle de l'IA commence à se résorber ou que l'ère des logiciels à forte marge est révolue ?
    Microsoft est tiraillé entre l'IA et l'exigence d'un Windows stable. Quel est le choix le plus pertinent qui s'offre à Microsoft ?

    Voir aussi

    Xbox ne sait plus qui elle est : entre la console qu'elle prétend être et le PC qu'elle est devenue, Microsoft s'enfonce dans une crise d'identité technologique

    Macbook Neo : Apple lance un ordinateur portable bas de gamme à 599 dollars, tandis que Microsoft s'enlise avec un Windows 11 bogué et défectueux, ainsi qu'une IA très coûteuse dont personne ne veut

    Copilot se transforme en désastre pour Microsoft : Microsoft brandit la menace judiciaire face à l'accord Amazon-OpenAI à 50 milliards pendant qu'OpenAI pousse les limites de leur exclusivité cloud

  7. #47
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA va-t-il porter ses fruits à long terme ? Pourquoi ?
    Personne ne peut savoir, c'est de l'aléatoire complet.
    Est-ce que l'IA sera un jour rentable ?
    Est-ce que Microsoft aura un lien avec la solution qui va dominer toutes les autres ?

    La probabilité que Microsoft soit gagnant est faible, mais tout est possible.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    S'agit-il d'un signe que la bulle de l'IA commence à se résorber ou que l'ère des logiciels à forte marge est révolue ?
    Non, pas du tout, ça n'a strictement aucun lien.
    De toute façon ça ne changera rien, Microsoft va continuer d'investir à fond dans l'IA. (Ce serait vraiment très surprenant que la tête de Microsoft change d'avis)

    Par contre ça montre que les gens ne croient pas en l'IA.
    Quand une entreprise dit "on va investir à fond dans l'IA" les investisseurs se disent "cette entreprise investit dans n'importe quoi, il faut rapidement qu'on se débarrasse de nos actions".

    Personne ne croit en l'IA, sauf les gens qui peuvent investir 100 milliards de dollar dans son développement.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Microsoft est tiraillé entre l'IA et l'exigence d'un Windows stable. Quel est le choix le plus pertinent qui s'offre à Microsoft ?
    Les gens ne veulent pas d'IA dans leur OS.
    Il faut virer tout ce qui est en lien avec l'IA dans Windows.
    Il faut faire un Windows qui consomme moins de ressource, qui ne propose aucune fonctionnalité IA, qui est compatible avec les cartes mères sans histoire de TPM 2.0, Secure Boot, NPU et toutes ces conneries.
    Des utilisateurs s'en foutent de ces histoires là, donc laissez les tranquille.

    Les entreprises seront à fond dans le TPM 2.0 et tout ça.

    Il faut un Windows qui consomme moins de RAM et qui fassent moins chier, il faut l'apparence de Windows 7, c'était la dernière fois que c'était jolie, depuis c'est de la merde (j'ai du payer pour StartAllBack).
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  8. #48
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    Si les gens en ont marre de windows à juste titre, il y a Linux qui fonctionne de mieux en mieux plus il y aura d'utilisateur plus on développera sur Linux et mieux ça sera pour l'IT de manière générale.

    Je sais lorsqu’on achète un pc généralement laptop c'est windows ou mac mais voilà de voir des initiatives comme celui-là:

    https://linuxshop.fr/

    Même Nvidia investit doucement mais sûrement dans linux, le geforce now est dispo depuis peu sous Linux (je crois en beta), les drivers deviennent meilleur et pas mal de correction de bugs donc c'est la bonne direction .

    Moi j'aimais bien windows 7 il fonctionnait au poil et consommait peu mais une fois un linux qui fonctionne au poil plus envie de revenir sur windows même rebooter dessus la flemme avant j'avais un dual boot sur le nvme mais comme une mis à jour de windows 11 peut nicker le boot, je l'ai mis tout seul sur un ssd à lui comme ça gain de place il ne peut plus me casser le boot de démarrage je sais on peut réparer avec boot repair mais bon adieu windows

    Attendez windows 12 n'était pas justement basé que sur l'IA avec un cpu ayant un npu sinon pas de windows 12 avec 40 à 50 TOPS délivrer par le NPU sans pouvoir utiliser un gpu parce que c'est de l’obsolescence fonctionnelle et plus programmée

    C'était une rumeur je ne sais pas si c'est vrai

  9. #49
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    Des nouvelles du contrôle qualité chez windows update :
    Retirée en 2 heures : l'incroyable échec de la dernière mise à jour Windows 11




  10. #50
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    Des nouvelles du contrôle qualité chez windows update :
    Retirée en 2 heures : l'incroyable échec de la dernière mise à jour Windows 11
    Force est de constater que microsoft a totalement perdu le contrôle de son OS Win11.

    Ils peuvent faire les promesses qu'ils veulent, aveuglés par leur IA, ils ont complètement perdu la tête et ont en réalité complètement détruit l'OS à force de vouloir insérer de l'IA dans chaque recoin...

    Tout développeur qui se respecte sait déjà qu'ils seront dans l'incapacité de revenir en arrière et de fiabiliser Win11...

    Le seule solution est de tout jeter et de reprendre l'OS dans l'état où il était avant de commencer avec leur merde d'IA... Sinon, la situation ne sera jamais stabilisée!

    Perso, je suis très content d'avoir bloqué Win11 dans sa version 23H2, la version "la moins pire" (et non "la meilleure") avant leur dérives à la sauce IA...

  11. #51
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    Par défaut Microsoft enregistre son pire trimestre à Wall Street depuis 2008 en raison des inquiétudes liées à l'IA
    Microsoft enregistre son pire trimestre à Wall Street depuis 2008 en raison des inquiétudes liées à l'IA : l'action chute de 23 % au premier trimestre, effaçant près d'un quart de sa valeur

    Microsoft a enregistré sa pire performance boursière depuis la crise financière de 2008, marquée par une chute de 23 % du cours de l'action au premier trimestre 2026. Ce déclin s'explique par des doutes croissants concernant la rentabilité de l'IA et l'adoption limitée de son assistant Copilot. Bien que les revenus de l'infrastructure cloud Azure progressent, les investisseurs s'inquiètent des coûts énergétiques élevés et d'une restructuration interne de l'équipe de direction. Le virage stratégique de Microsoft vers l'IA révèle ses premières failles, Copilot est à la traîne par rapport à la concurrence, tandis que Windows 11 accumule les lacunes et peine à convaincre.

    Microsoft est l'un des principaux acteurs de la course à l'IA. L'entreprise développe le chatbot Copilot et investit massivement dans l'extension de son infrastructure cloud Azure pour les charges de travail liées à l'IA. Cependant, malgré un chiffre d'affaires massif porté par la division Azure, Microsoft subit une chute historique de sa capitalisation en raison des coûts colossaux liés à l'IA. Et les investisseurs commencent à douter de l’orientation vers l’IA.

    Au cours du premier trimestre 2026, Microsoft a connu sa pire performance boursière depuis la crise financière de 2008. La firme de Redmond a enregistré une chute de la valeur de ses actions de 23 %. Ce déclin est nettement plus marqué que celui de l'indice Nasdaq, qui n'a baissé que de 7 % sur la même période. Cette baisse reflète une inquiétude croissant des investisseurs quant à la rentabilité des investissements massifs de l'entreprise dans l'IA.

    Le multiple de valorisation de la société a atteint son niveau le plus bas depuis fin 2022, période marquant l'émergence de ChatGPT. Certains analystes de Wall Street considèrent toutefois cette baisse brutale comme une opportunité d'achat, soulignant la solidité historique des produits phares de l'entreprise.

    Microsoft Copilot : l'illusion qui se fracasse sur la réalité du marché

    Le PDG Satya Nadella présente cette période comme une transition nécessaire de la simple démonstration technique vers des applications concrètes et productives. Mais l'ampleur des dépenses en infrastructures et la dépendance envers des partenaires suscitent l'inquiétude des investisseurs. Parallèlement, l'entreprise mène des restructurations discrètes et des suppressions de postes pour préserver ses marges face aux pressions macroéconomiques.


    Au cœur des préoccupations se trouve Copilot, l'assistant d'IA censé transformer la productivité des entreprises. Malgré les efforts de Microsoft, l'adoption reste marginale : seulement 3 % des clients commerciaux d'Office ont souscrit à la licence payante, et certains analystes pointent un manque d'attrait du produit par rapport à ses concurrents. Des acteurs tels qu'OpenAI, Anthropic et Google proposent des assistants d'IA de plus en plus meilleurs.

    Cette situation place le géant de Redmond dans une position délicate, l'obligeant à mobiliser les capacités de son cloud Azure pour tenter d'améliorer Copilot, au risque de ralentir la croissance d'autres secteurs rentables. Dans le même temps, c'est toute la filière SaaS qui est menacée par l'IA, ce que les analystes appellent « SaaSpocalypse ». Les actions des sociétés telles qu'Adobe, Atlassian et ServiceNow ont reculé de plus de 30 % cette année.

    « Une grande partie du SaaS traditionnel est en train de mourir ou se trouve probablement en phase de déclin terminal », a écrit Jason Lemkin, fondateur de SaaStr, dans un billet publié sur X (ex-Twitter). Il a noté que les multiples de bénéfices des éditeurs de logiciels sont à la traîne par rapport à l'indice S&P 500.

    Infrastructures sous tension : pénurie de puces et chaos mondial

    Le déploiement de l'IA se heurte également à des contraintes physiques et économiques majeures. La flambée des prix du pétrole, exacerbée par les tensions géopolitiques en Iran, alourdit les coûts de fonctionnement des centres de données. Du côté des produits, Copilot n'a pas encore rencontré un grand succès, les utilisateurs se tournant massivement vers les services concurrents proposés par Google, OpenAI et Anthropic. Copilot peine à séduire.

    « On craint que l’activité Microsoft 365 Copilot n’ait pas tout à fait répondu aux attentes et c’est un domaine qui pourrait voir l’arrivée de nouveaux concurrents », a déclaré Kyle Levins, analyste chez Harding Loevner, qui détenait environ 219 millions de dollars d’actions Microsoft à la fin du mois de décembre.

    L'intégration de Copilot dans Windows 11 est souvent activée par défaut, sans consentement explicite de l'utilisateur, et il est parfois difficile de la désactiver complètement. La fonction Recall a soulevé des craintes majeures en matière de sécurité. Une faille critique dans Microsoft Copilot, découverte en 2025 et baptisée "EchoLeak", aurait pu permettre une attaque zéro clic donnant à un pirate l'accès à des des données sans interaction de l'utilisateur.

    En interne, Microsoft doit arbitrer la répartition de ses précieuses puces d'IA : la direction financière a admis que la croissance d'Azure aurait pu dépasser les 40 % si une partie des puces n'avait pas été détournée pour soutenir les services internes de l'assistant Copilot. Cette gestion des ressources souligne les difficultés de l'entreprise à bâtir une infrastructure capable de supporter une demande exponentielle tout en maintenant une croissance efficace.

    Microsoft est devenue une entreprise gourmande en capitaux

    Le rythme des dépenses de Microsoft inquiète Wall Street. Ses dépenses d’investissement, y compris les contrats de location, devraient atteindre 146 milliards de dollars au cours de l’exercice 2026, qui se termine fin juin. Cela représente une hausse d'environ 66 % par rapport aux 88 milliards de dollars de l'exercice 2025, et ce chiffre devrait grimper à 170 milliards de dollars pour l'exercice 2027 et à 191 milliards de dollars pour l'exercice 2028.

    Les investisseurs voient de plus en plus d'un mauvais œil ce type de dépenses, surtout en l'absence d'une accélération plus marquée de la croissance. Dans ses derniers résultats trimestriels, la division Azure a affiché un léger ralentissement de sa croissance par rapport au trimestre précédent. Copilot n'a rencontré qu'un succès limité auprès des clients, poussant Microsoft à remanier ses activités dans le domaine de l'IA pour améliorer la plateforme.

    Jonathan Cofsky a lancé un avertissement : « Microsoft est devenue une entreprise beaucoup plus gourmande en capitaux. Pour que l'action affiche de meilleures performances à l'avenir, nous devons être davantage convaincus que la croissance du secteur des logiciels ne ralentira pas de manière significative ».

    Sur les 67 analystes suivis par Bloomberg qui couvrent Microsoft, 63 ont une recommandation « acheter », tandis que trois ont une recommandation « conserver » et un seul recommande de « vendre ». L'objectif de cours moyen à 12 mois de l'action, fixé à 592 dollars, laisse entrevoir un potentiel de hausse de plus de 64 % en 2027. C'est le rendement implicite le plus élevé jamais enregistré, selon les données compilées par Bloomberg depuis 2009.

    Windows 11 : un chantier sans fin qui exaspère les utilisateurs

    Apple sort d'une saison des fêtes décevante pour le Mac, avec des ventes en baisse de 6,7 % à 8,39 milliards de dollars. Apple s'attend à un afflux de nouveaux clients dans ses magasins pour essayer le Macbook Neo. Ce lancement vient couronner une semaine riche en nouveautés pour Apple, qui a lancé le 2 mars l'iPhone 17e et l'iPad Air M4, puis les nouvelles versions du MacBook Pro, du MacBook Air et de ses écrans externes Studio Display.

    Apple voit dans son Macbook Neo une opportunité d'attirer de nouveaux clients dans son écosystème de produits. Cela pourrait ouvrir de nouvelles perspectives pour vendre d'autres appareils, tels que des iPhone, des iPads et des Apple Watch. Pendant ce temps, Microsoft continue de s'enliser avec Windows et Copilot.

    Les ennuis sont bien documentés et concrets. Depuis juillet 2025, la mise à jour 24H2 (KB5062553) a introduit des bogues majeurs liés aux composants XAML : menu Démarrer qui refuse de s'ouvrir, barre des tâches qui disparaît, explorateur de fichiers instable, écran noir à la connexion, etc. Microsoft a mis quatre mois à reconnaître publiquement le problème. Plus de 4 ans après son lancement, Windows 11 est loin d'être un système stable.

    Et ce n'était pas fini : après le Patch Tuesday de janvier 2026, de nombreux utilisateurs ont signalé que leurs PC se retrouvaient incapables de s'éteindre, coincés dans des cycles de redémarrage infinis. Microsoft a dû publier six mises à jour d'urgence hors de son calendrier habituel pour colmater les brèches.

    Copilot en crise : la division se réorganise et des talents s'en vont

    L'essoufflement de la stratégie IA a provoqué d'importants changements au sommet de l'entreprise. Mustafa Suleyman, cofondateur de DeepMind recruté en grande pompe pour diriger Copilot, a été réaffecté à la conception de modèles, un mouvement perçu par certains observateurs comme une rétrogradation déguisée. D'autres ne l'ont pas vu de cet œil. L'analyste Kyle Levins pense que l'affectation de Mustafa Suleyman est « une bonne nouvelle ».

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    Azure bénéficie d'un important carnet de commandes provenant d'OpenAI et d'Anthropic. Les obligations de performance commerciales restantes de Microsoft pour Azure ont plus que doublé au cours du trimestre de décembre par rapport à 2024, pour atteindre 625 milliards de dollars. Microsoft doit composer avec le départ de figures historiques, dont Phil Spencer, pilier de la branche gaming, et Rajesh Jha, responsable de la division productivité.

    La console Xbox est en pleine crise d'identité technologique, la prochaine génération suscitant très peu d'enthousiasme. Bien que ces changements puissent être vus comme une volonté de redynamiser l'expérience utilisateur de Copilot, ils alimentent les doutes sur la stabilité de la vision stratégique à long terme.

    La forteresse Microsoft : des fondations qui restent encore solides

    Malgré la tempête boursière, les indicateurs opérationnels de Microsoft témoignent d'une résilience notable. Le chiffre d'affaires global a progressé de 17 %, et l'infrastructure Azure affiche une croissance de 39 %, soutenue par un énorme carnet de commandes. Pour certains analystes, la dévaluation actuelle est injustifiée, car les produits phares comme Windows et Office bénéficient d'une fidélité client inégalée et d'un fort pouvoir de fixation des prix.

    La confiance envers le PDG Satya Nadella reste un pilier central pour les actionnaires, qui voient dans ces actifs historiques un rempart solide permettant à l'entreprise de traverser cette phase de transition technologique intense. « La concurrence est très intense, mais ce n’est pas un jeu à somme nulle, contrairement à ce que certains laissent entendre », a déclaré Satya Nadella en janvier. Certains experts encouragent l'acquisition d'actions Microsoft.

    Aaron Foresman, directeur de la recherche d'actions chez Crawford Investment Counsel, un investisseur de Microsoft, a déclaré que le maintien de Satya Nadella à la tête de l'entreprise qu'il dirige depuis qu'il a succédé à Steve Ballmer en 2014 était essentiel. « Nous avons une grande confiance en Satya », a-t-il déclaré.

    Conclusion

    Microsoft traverse une phase paradoxale où des résultats financiers records, marqués par un chiffre d'affaires de 81,3 milliards de dollars, se heurtent à une sanction boursière historique. Cette situation s'explique par le scepticisme croissant des investisseurs face aux dépenses colossales pour financer les infrastructures d'IA dont le retour sur investissement reste incertain. Le cœur de métier de Microsoft est également menacé par les agents IA.

    Si Microsoft reste dominant dans le domaine des logiciels de productivité au travail et grâce à Windows, l'entreprise est confrontée à une double pression : se développer efficacement dans le domaine de l'IA tout en renforçant son infrastructure cloud dédiée à l'IA pour répondre à une demande en forte hausse.

    Le passage d'un modèle axé sur les logiciels à forte marge vers une phase industrielle lourde, exigeant des investissements massifs en centres de données et en processeurs, pèse lourdement sur la perception du groupe. Par ailleurs, sur le marché des outils d'IA de codage, les développeurs lui préfèrent massivement la concurrence. Et au sein même de Microsoft même, les ingénieurs sont encouragés à utiliser Claude Code de son rival Anthropic.

    Pendant que Redmond engloutit des milliards dans une IA rejetée par ses propres utilisateurs, ainsi que par ses employés, et publie des correctifs d'urgence pour des pannes élémentaires, Apple ouvre un nouveau marché avec un ordinateur sobre, fiable et abordable. C'est moins une démonstration de force qu'un constat d'échec, celui d'un acteur qui a perdu le fil de ce que les gens attendent vraiment d'un outil de travail : qu'il fonctionne.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la période difficile que traverse actuellement Microsoft ?
    Certains analystes estiment que la valorisation actuelle de Microsoft est injustifiée. Qu'en pensez-vous ?
    Windows et Office ont longtemps bénéficié d'une fidélité client inégalée. Mais ces piliers sont-ils encore solides ?

    Voir aussi

    Xbox ne sait plus qui elle est : entre la console qu'elle prétend être et le PC qu'elle est devenue, Microsoft s'enfonce dans une crise d'identité technologique

    Microsoft en passe de connaître son pire trimestre depuis 2008 : l'action dévisse de 25 % en raison des incertitudes liées à la rentabilité future de l'IA, tandis que Windows 11 n'en finit pas de décevoir

    Xbox confirme le « Projet Helix » : la prochaine console de Microsoft tourne sous Windows, supporte Steam et ressemble de plus en plus à un PC sans exclusivités ni identité claire

  12. #52
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Selon comment on regarde, tout va bien.
    Admettons que le cours de l'action Microsoft soit aujourd'hui à 369 USD, le 17 avril 2025 elle était à 367 USD.

    Certes si tu regardes tous les jours ça bouge beaucoup, si tu prends du recul ça bouge beaucoup moins.
    Les médias en lien avec l'économie et la finance vont faire 25 articles "Oh purée, l'action de Microsoft augmente vite" et après 5 articles "Oh mon Dieu, l'action de Microsoft est en train de couler comme on a jamais vu ça".
    Ça doit intéresser ceux qui investissent en bourse mais qui sont à fond sur le qui-vive. (un article "l'action a monté fort pendant 1 an puis elle est redescendue" intéresserait moins de monde)

    Si l'action Microsoft passe en dessous de 200 USD là on pourra commencer à trouver ça un peu grave.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Windows et Office ont longtemps bénéficié d'une fidélité client inégalée. Mais ces piliers sont-ils encore solides ?
    Ouais.
    Ces logiciels vont dominer encore un moment.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

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