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Piratage logiciel : Richard Stallman affirme que partager n’est pas voler

  1. #21
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    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    - 2 : ceux qui ont codé GNU ont bati la base te permettant de travailler, de gagner ta croûte. ?
    La licence GNU n'exclue pas d'interfacer avec du logiciel propriétaire, faire des appels de post traitement, donc j'utilise le logiciel GNU dans le cadre de ce qui est prévu dans la licence selon la volonté des créateurs.
    Mais je préfère de loin la licence MIT, qui si elle n'a pas changé, est beaucoup plus souple pour les réutilisations propriétaires et évitent ce genre de pratiques.

  2. #22
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    La licence GNU n'exclue pas d'interfacer avec du logiciel propriétaire, faire des appels de post traitement, donc j'utilise le logiciel GNU dans le cadre de ce qui est prévu dans la licence selon la volonté des créateurs.
    La volonté des créateurs, c'est que tout ce qui soit fait en réutilisant leur production soit à nouveau partagé librement.
    Tu uses de la modularité, pour pouvoir interfacer avec leur travail sans inclure le code dans le tien, et ainsi contourner leur volonté...
    Tu suis le cadre de la licence, pas leur volonté. C'est une astuce légale aux dépens de la moralité.

  3. #23
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vous parlez de Blender, il n'est pas précurseur en matière d'image de synthèse, il est arrivé sur le tard ; même si ce n'est pas mon domaine, j'ai souvenir à l'époque avant de 3DStudio (mais n'ayant pas pratiqué le logiciel de référence, je ne saurais alors dire s'il en est inspiré contrairement à des exemples ci-dessus), Persistance of Vision (un moteur d'image de synthèse propriétaire développé par un Montpellierain, avec une licence au coût tout à fait accessible même à un particulier pour du loisirs, 3DS étant à un tarif du progiciel).

    Je suis curieux d'entendre en quoi cela met en contradiction mes propos sur le fait que beaucoup relèvent d'une imitation de logiciels propriétaires.
    Et bien c'est juste un exemple, comme il y en a beaucoup, de logiciels libres n'étant pas des copies de logiciels propriétaires. Blender est au contraire un logiciel pionnier offrant des possibilités nouvelles vis à vis de toutes les autres solutions existantes.

    Ils n'a pas inventé la modélisation 3D, mais je ne vois pas pourquoi ces créateurs seraient moins innovants pour autant que leurs équivalents propriétaires. (Il semblerait que pour cet exemple en particulier ce soit l'inverse justement).

    Par ailleurs "tout à fait accessible, même pour du loisir" n'est pas pertinent : à partir du moment où c'est payant, ou l'accès est conditionné à un transfert monétaire, des personnes n'ont pas accès.
    Même en ayant accès, ce dernier est fortement conditionné : accès à l'executable seulement, donc pas accès à la possibilité de le comprendre/modifier/adapter etc.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il ne s'agit pas certes de code propriétaire détourné, diffusé illégalement, mais une réécriture, mais reproduisant un produit final qui paraît fort proche.

    [...] Linux s'est basé sur Unix.
    Il y a un petit cartoon ici : https://www.developpez.net/forums/d2...tem-for-linux/
    Bref le propriétaire s'inspire du libre et vice versa. Ce sont des milieux perméables entre eux et heureusement. Il s'agit de codeurs dans tous les cas, et avancer que certains d'entre eux au sein d'une des philosophies de partage serait plus créatifs ou innovants que l'autre c'est n'importe quoi. Tirer la couverture d'un côté ou de l'autre n'a aucun intérêt. (Dans votre cas, cela semble s'inscrire dans une volonté de décrédibiliser l'Open Source, "ce ne sont que des pales copies bas de gamme gratuite de super logiciels propriétaires créatifs". Bien que l'intérêt de cette décrédibilisation ne soit pas clair à mes yeux.)

    Justement c'est un des objectifs du libre : ne plus mettre la vente du logiciel, le fait de payer l'accès, au coeur du modèle. De fait la parentalité de telle ou telle partie du programme n'est plus un enjeu économique majeur. On ne développe une alternative au sein du libre que lorsqu'elle est utile, et pas pour des raisons économiques, pour "conquérir des parts de marché".

    La créativité, comme création ex-nihilo, est elle aussi une vue de l'esprit (cf exemple Newton cité plus tôt. Ou cette vidéo, qui étudie la propriété intellectuelle par le prisme philosophique, elle aussi déjà citée). La créativité c'est très très souvent le prolongement de ce qui existe déjà : on applique une logique dans un nouveau contexte, on combine deux idées entre elles pour en créer une nouvelle etc.

    C'est aussi pourquoi le développement propriétaire est terriblement dommage : en conditionnant le partage à des permissions ou des transferts économiques, on ajoute des freins, si ce n'est des verrous, à l'innovation et au progrès.

    C'est pour ça que des alternatives libres aux logiciels propriétaires sont développés : lever le verrou économique (ou politique) qui va à l'encontre du progrès. Beaucoup de créativité émerge de cette liberté, et c'est aussi pourquoi le libre est incontournable en informatique aujourd'hui.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    C'est dans le cas sur les serveurs web que Linux a conquit beaucoup de parts de marché effectivement.
    C'est aussi une des volontés du logiciel libre : transformer un bras de fer économique par le verrou en simple outil accessible à tous. Ainsi ils n'ont pas "conquis des parts de marché", mais proposé un outil.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Apache est apparu en avril 1995. Au début, il s'agissait d'une collection de correctifs et d'additions au serveur NCSA HTTPd 1.2 développé au National Center for Supercomputing Applications (NCSA).
    PHP, PERL sont des langages comme vous pouvez en sortir autant que vous voulez sans innover, chacun voulant faire SON langage dans son coin.
    L'extraction de données d'une base de données par un langage, usage principal, avec un applicatif affiché sur terminal client, n'a rien de nouveau.
    Toujours est-il que les utilisateurs ne sont pas de votre avis et trouvent des intérêts à ces languages qu'ils font donc le choix d'utiliser.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    C'est sur ce à quoi ils ont consenti en signant leur contrat de travail.
    Ce contrat de travail qui les déposséde de leurs droits d'auteurs : le système de la propriété intellectuelle, ne protège donc pas les créateurs, mais les entreprises...

    C'est un choix consenti, mais relativement contraint : quel autre possibilité que signer ce contrat non négociable quand tu cherches du boulot ?

    D'où mes trois points :
    - "la propriété intellectuelle protège les créateurs" : pas vraiment. Leur structure seulement, potentiellement à leurs dépens.
    - heureusement que le libre existe, pour pourvoir avoir une base sur laquelle travailler sans dépendre d'aucune structure, en toute liberté, mais surtout en pouvant posséder son propre travail. Le libre appartient à tous, quand le propriétaire n'appartient qu'aux entreprises.
    - la nécessité de développer de nouveaux systèmes de financement, pour pouvoir être payé sans céder ses droits à la structure, tout en produisant de manière à ce que cela bénéficie à tous, et pas seulement aux intérêts de l'entreprise.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    A l'inverse, des guerres au lieu d'être militaires peuvent être en autres économiques (raison pour laquelle certains états interdisent les cryptomonnaies, ou autres technologies).
    Les guerres sur différents aspects (militaire, économique) ne se substituent pas, mais se cumulent et s'alimentent.

    On le voit entre l'Europe et les États Unis, ou une guerre initialement commerciale pourrait tout à fait glisser sur un autre terrain. Raison de plus pour que la production ne soit pas des conflits de légitimité et de concurrences contre-productives, mais plutôt une collaboration ouverte, ou chacun peut librement apporter sa contribution.

    Une guerre, même économique, alimente le cercle vicieux de la haine et de la violence..

    Par exemple les sanctions économiques envers la Russie ont durci les conditions de vie du peuple russe, et donc potentiellement alimenté leur ressenti vis à vis de "l'Occident". Je ne dis pas que ce n'était pas légitime je n'en sais rien. Bref c'est un sujet complexe que je ne maîtrise pas.

    Ne pas fournir les molécules (propriété intellectuelle) d'un médicament à un pays qui en a besoin c'est une forme de violence.

    Bref une guerre économique ça reste une guerre. L'argument que je crois percevoir ici (j'espère que je ne fais pas d'homme de paille en te prêtant des intentions) : "maintenir une économie internationale en tension est pertinent, afin de pouvoir appliquer des sanctions économiques qui prendront lieux et place des guerres militaires" pour moi c'est faux et ce serait plutôt l'inverse. C'est ce climat de tension, entre autre économique, qui est le terreau d'autres conflits et de leurs escalades.

    Quoi qu'il en soit c'est assez éloigné du sujet initial, et nous n'avons sûrement pas grand chose à gagner à en discuter ici.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Consommer, c'est voter, dit-on. Consommer libre ou propriétaire a un impact politique. D'ailleurs des politiques font du soutien au libre.
    +1
    Comme plein de politiques soutiennent le système libéral (majoritaires en France à mon grand désarroi, encore une fois je ne devrais pas répondre à ça, on glisse c'est futile).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Cela avait un rapport avec la culture et le savoir gratuit, qui est ainsi mis en place.
    L'école est aussi devenue un terrain de guerre pour le logiciel libre.
    Ce n'est pas le modèle économique de la propriété intellectuelle qui permet l'éducation gratuite. C'est bien les impôts qui cherchent, en redirigeant des fonds, à mettre l'économie au service de l'éducation. Ce n'est pas une volonté des entreprises usant de la propriété intellectuelle (bien que j'imagine que certaines d'entre elles payent de bon coeur les impôts destinés à cette fin).

    Du point de vue de la recherche, qu'elle soit académique ou au sein d'une entreprise, la propriété intellectuelle conditionne la production de nouveaux savoir à l'économie.

    Tout d'abord, une connaissance n'est développé, c'est à dire n'est financé, que lorsqu'elle est potentiellement rentable. Il y avait eu une polémique dans les années 2000, sur des vaccins pour des maladies rares en Afrique, qui n'étaient pas développé. En effet bien qu'il s'agisse de variations de virus connus, et qu'on soit en théorie tout à fait capable de développer un vaccin, cela a été estimé comme n'étant pas suffisamment rentable donc les pipelines n'étaient pas mise en place. Ce n'est pas qu'en terme de société nous n'avons pas les moyens de les payer. C'est que ces moyens sont au mains d'investisseurs, qui ne font rien de bonté de coeur : ils ne mettent des billes que pour en récupérer plus. C'est un choix de société, l'argent sert à créer de l'argent : source et finalité de tout, il reboucles sur lui-même et les intérêts humains ne sont que secondaires, que des moyens d'accéder à la rentabilité. Lorsque les 2 ne sont pas aligné, les entreprises qui organisent le travail choisiront toujours la rentabilité, c'est leur raison d'être. En tant que société nous nous devons de mettre en place des structures qui artificialise moins nos intérêts.

    Ensuite, comme dit précédemment, le partage permettant l'acquisition, la remise en question mais aussi l'évolution des connaissances, est conditionné à un transfert économique. La connaissance sert à produire de l'argent, quitte à moins produire de connaissances à cause de ces verouillage économiques.

    Ce verrou est artificiel et découle d'un choix de société encodé dans la structure juridique. On ne perd pas une connaissance lorsqu'on la partage, aucune contrainte réelle ne justifie ce verouillage. Cesont des objectifs de rentabilité maximale qui sont poursuivis, et non des objectifs de viabilité.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il existe de telles affaires :
    L'affaire contre l'opérateur télécom Orange : https://vaultinum.com/fr/blog/condam...rce-gnu-gpl-v2
    L'affaire contre BlueMind : https://bressand-avocat.fr/2025/logi...roit-d-auteur/
    ...
    Tu cites deux exemples de licences GPL. J'ai pourtant explicitement décrit que l'unique contrainte était la republication en GPL dans ce cas (d'où la notion de licence VIRALE).

    La citation complète : "Cependant tu peux tout à fait la réutiliser dans tous les projets que tu souhaites, sans demander la permission à qui que ce soit. Qui te ferait un procès ? la libre évolution et modification c'est justement une des volontés fondamentale du libre.
    Mis à part la licence GPL et les autres licences virales, tu as même le droit de réutiliser ces fonctions dans le cadre d'un développement propriétaire."

    Bref tu peux réutiliser le code comme tu veux, forcément en republication GPL si tu te bases sur du travail avec cette licence, et même en propriétaire si c'est une licence plus permissive.
    Alors qu'une fois que tu as cédé tes droits, tu ne peux tout simplement jamais réutiliser ton propre travail, qui ne t'appartiens plus. À moins d'en avoir l'autorisation de ton entreprise, qui utilise probablement alors des licences libres. Sinon c'est très irréaliste, et ce n'est pas du tout dans les pratiques.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Lorsqu'il a créé, le salarié était un pion d'une personne morale créant pour la personne morale dont il était une partie.
    "Un pion", je n'aurais pas dis mieux...

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    En signant son contrat de travail, le salarié a concédé à être une part de l'entreprise et non un individu externe à l'entreprise, donc a contribué au développement de cet entreprise pour les bénéfices de cette entreprise, qui protège le travail ainsi collectivement réalisé.
    C'est bien ce qu'on a répété à tour de rôle près de 5 fois pour l'instant. Je suis d'accord sur le constat.

    C'est sur les implications de ce constat que nous ne sommes pas d'accord. Pour toi c'est logique parce que cela est nécessaire à la viabilité de l'entreprise. Pour moi cela montre que ça ne protège pas les créateurs mais les intermédiaires. Et que cela permet d'assoir et verouiller la position dominante de ces intermédiaires, autant relativement aux utilisateurs qu'aux créateurs. En captant la création monétaire, ils peuvent non seulement choisir quelle part il donnent aux créateurs, mais aussi prendre des décisions sur qui sera fait ou non. Vis à vis des utilisateurs, parce qu'ils choisissent les possibilités qu'ils mettent à leur disposition, mais aussi le prix. Qui peut ne pas avoir de corrélation directe avec les coûts de développement.


    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Comme indiqué initialement, les idées politiques de M. Stallman ne sont pas nouvelles et ont été créées par d'autres, et l'histoire a confirmé le maintient constant de la volonté de maintenir la propriété intellectuelle à l'opposé des espérances d'abandon des droits, dont la liberté au créateur, si cela est sa volonté, de libérer son travail et le mettre à la disposition de tous.
    Si ces idées ne sont pas nouvelles, les nouvelles possibilités offertes par l'informatique nous permette de les voir sous un oeil nouveau.

    L'histoire est en effet écrite par les vainqueurs. Et là propriété intellectuelle pourtant verouillante est le domaine dominant ACTUELLEMENT. Mais rien n'est immuable mon cher ami, et désobéissance civile par modèle économique durable, nous batirons ce que nous voulons bâtir. J'espère juste que ce ne sera pas juste plus de capitalisme et d'individualisme. Quoi qu'il en soit nous aurons ce que nous méritons en terme de société.

    L'abandon complet de la propriété intellectuelle n'est pas ma position. Le droit reste une structure protectrice, tant que nous en faisons bonne usage, que nous ne la laissons pas dériver aux profits de quelques uns. Cela reste un outil, comme l'informatique, à nous de faire en sorte que l'outil ne se retourne pas contre nous.

    Comme la volonté de développer des brevets pour favoriser la production intellectuelle par sa rétribution économique. Qui s'est retrouvé finalement à transformer la connaissance en produit, nuisant à son partage, donc à son évolution.

    Bref l'abandon complet de la propriété intellectuelle serait une solution pour supprimer cette association connaissance-produit, mais générerait d'autres problèmes.

    Proudhon disait "la propriété, c'est le vol", je pense désormais qu'il a tort. Ni les copieurs (que ce soit d'idée ou de contenu) ni les privatiseurs de sont des voleurs. Cessons de nous monter les uns contre les autres et voyons comment nous pouvons avancer ensemble. Le privé finance le libre, le libre permet un partage et une évolution, les deux peuvent s'entraider.


    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vu que son activité commerciale va être sabordée par une armada qui passe son temps à reproduire ce qu'elle construit, cela ne peut que se concrétiser par des pertes.
    Peut être que vendre ce qui peut-être copiable à l'infini sans frais n'est pas un bon modèle économique finalement ? Que des particuliers, la plupart sans financement, réussissent à concurrencer des géants en proposant la même chose gratuitement grâce à la collaboration inhérente au libre, montre l'efficacité de ce mode de développement ?


    Bref on s'est bien éloigné du sujet.

    Pour recentrer sur la copie : ce n'est pas un acte anodin. Qu'on n'ait pas accès à des films rentables depuis longtemps, c'est à dire avec tous les créateurs rémunéré depuis bien longtemps, et que l'accès reste conditionné au paiement d'un droit à des propriétaires de l'immatériel, devrait nous alerter sur nos choix de société. L'illégalité d'un acte si anodin, montre un disfonctionnement profond de notre organisation de la production intellectuelle.

    Un des leviers important, la souplesse legislative vis à vis de la copie. Un copier-coller ne retire normalement rien à personne. Le respect des volontés des acteurs restent important par ailleurs, et aussi chercher à les protéger des entreprises dont ils dépendent.

    Mais surtout, cela doit questionner nos modes de financement. Les créateurs sont dans un rapport de force complexe vis à vis de leur financeurs, qui peuvent leur imposer des décisions etc. Mais il n'y a pas de vraie alternative institutionnalisée.

    En laissant d'autres payer nos développements intellectuels à notre place, on les laisse choisir les conditions de leur production mais aussi de leur diffusion. C'est ensuite facile de se plaindre que cela va à l'encontre de nos intérêts.

    La leçon que je tire de tout cela : finançons ces alternatives. Payons le financement, pour qu'ensuite le partage puisse être inconditionnel. Ne nous laissons pas asservir par un système économique et reprenons le pouvoir sur ce qui fait de nous une société, une civilisation : reprenons le pouvoir sur notre culture et sur nos outils.

    Tout ressemble à un clou pour celui qui n'a qu'un marteau. Tout ressemble à une source de profit quand on n'a qu'un système économique liberal-capitaliste. Notre culture et nos outils sont bien plus que ça. A nous de le prouver.

    Ne nous soumettons pas aux logiques mercantiles et allons bien au delà. Soyons LIBRES. Libre de modifier, accéder, vendre, copier. Ne confrontons pas nos liberté : si la liberté de vivre de son travail entre en contradiction avec le partage inconditionnel, poussons la réflexion et alignons nos liberté.

    L'argent est un intermédiaire. Il nous réunit rarement en alignant nos intérêts. Mais il nous met en concurrence. On cherche à conquérir des parts de marché, aux dépens des autres. L'argent nous détourne de son objectif premier : une juste rétribution pour l'apport fourni à la société. Quel est cet apport à la société, quand on verrouille une connaissance, cherche à transformer un avantage en monopole ? (En effet user de la propriété intellectuelle pour attaquer en justice tous ceux qui feraient quelques choses de plus ou moins similaire revient à user du droit pour produire artificiellement un monopole. ) Comme dans un autre registre, on est rémunéré pour avoir saboter un produit par obsolescence programmée ou pour avoir bloqué un concurrent, quel est l'apport à la société ?
    L'argent détourne plus qu'il ne rassemble.

    De la même manière que le système des brevets est sensé offrir une protection pour la production intellectuelle soit rentable, est ainsi la favoriser. Aujourd'hui, ce sont des freins rendant son accès plus difficile, et donc freinant sa production. On est tellement concentré sur la protection du moyen, qu'on en a perdu de vue l'objectif (Je te recommande fortement de te renseigner sur Lawrence Lessig, qui explique cela très bien).

  4. #24
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    La volonté des créateurs, c'est que tout ce qui soit fait en réutilisant leur production soit à nouveau partagé librement.
    Tu uses de la modularité, pour pouvoir interfacer avec leur travail sans inclure le code dans le tien, et ainsi contourner leur volonté...
    Tu suis le cadre de la licence, pas leur volonté. C'est une astuce légale aux dépens de la moralité.
    Ils n'ont qu'à faire une licence conforme à leur volonté : "En utilisant un logiciel libre, vous vous engagez à libérer tous vos codes sources propriétaires" ou une chose comme cela. Dans mon cas, je ne fais qu'utiliser en entrée ou en sortie des données d'une application tierces propriétaire.

  5. #25
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    Par ailleurs "tout à fait accessible, même pour du loisir" n'est pas pertinent : à partir du moment où c'est payant, ou l'accès est conditionné à un transfert monétaire, des personnes n'ont pas accès.
    Oui, tout comme le boulanger ne distribue pas gratuitement le pain.
    Avez-vous volé votre micro-ordinateur ?

    Même en ayant accès, ce dernier est fortement conditionné : accès à l'executable seulement, donc pas accès à la possibilité de le comprendre/modifier/adapter etc.
    Ce qui convient à la plupart des utilisateurs de logiciels libres ou propriétaire, ne faisant qu'utiliser sans aller dans le code source.

    Bref le propriétaire s'inspire du libre et vice versa.
    Cela arrive effectivement, à ma connaissance Microsoft souhaite améliorer son système de fichiers moins performant (pour des usages de serveur, pas la station de travail) que ext4, tout comme avoir rajouté Windows subsystem Linux pour répondre à certains besoins sur serveurs. Mais à ma connaissance, car je n'ai pas étudié ce système de fichiers et mes lectures en sont lointaines, ext4 s'inspire de concepts développés par IBM (JFS) et SGI (XFS).
    Mais essentiellement, le libre est arrivé sur le tard et a recopié de manière bien plus flagrante. L'innovation y demeure donc minoritaire. Ils réutilisent ce qui a coûté très cher en R&D à des sociétés privées bien souvent.

    Dans votre cas, cela semble s'inscrire dans une volonté de décrédibiliser l'Open Source, "ce ne sont que des pales copies bas de gamme gratuite de super logiciels propriétaires créatifs".
    Cela n'a pas pour but de décrédibiliser mais rappeler à qui revient le mérite de quoi.

    Justement c'est un des objectifs du libre : ne plus mettre la vente du logiciel, le fait de payer l'accès, au coeur du modèle.
    Oui, en effet, et avec le carnage à l'emploi du à l'IA, les informaticiens qui en gagnaient leur vie vont courir à quatre pattes les bois pour chercher des glands de chêne à manger ? (pour rappel, il faut les faire bouillir plusieurs fois pour enlever le tanin).

    On ne développe une alternative au sein du libre que lorsqu'elle est utile, et pas pour des raisons économiques, pour "conquérir des parts de marché".
    Ce n'est pas l'esprit de tous, pour certains il y a une intention politique derrière, à savoir l'anéantissement du modèle capitaliste.

    C'est aussi pourquoi le développement propriétaire est terriblement dommage : en conditionnant le partage à des permissions ou des transferts économiques, on ajoute des freins, si ce n'est des verrous, à l'innovation et au progrès.
    Si votre but n'est pas de tirer des revenus du développement, effectivement, c'est dommage.

    C'est un choix consenti, mais relativement contraint : quel autre possibilité que signer ce contrat non négociable quand tu cherches du boulot ?
    Vous pouvez vous reconvertir dans une autre profession, partir dans les bois chercher des glands...

    heureusement que le libre existe, pour pourvoir avoir une base sur laquelle travailler sans dépendre d'aucune structure, en toute liberté, mais surtout en pouvant posséder son propre travail. Le libre appartient à tous, quand le propriétaire n'appartient qu'aux entreprises.
    Sour réserve que le code utilisé soit légal (pas de violation de propriété intellectuelle de tiers).


    Ne pas fournir les molécules (propriété intellectuelle) d'un médicament à un pays qui en a besoin c'est une forme de violence.
    J'appellerais plutôt cela du commerce. Tout comme depuis jadis nous achetions des épices, et autres...


    C'est sur les implications de ce constat que nous ne sommes pas d'accord. Pour toi c'est logique parce que cela est nécessaire à la viabilité de l'entreprise. Pour moi cela montre que ça ne protège pas les créateurs mais les intermédiaires. Et que cela permet d'assoir et verouiller la position dominante de ces intermédiaires, autant relativement aux utilisateurs qu'aux créateurs.
    La position dominante est normale car elle repose sur les inventions dont ont le mérite ces entreprises ou partenaires des entreprises.
    Les pleureurs sont frustrés de ne pas avoir été de ceux là.

    Un des leviers important, la souplesse legislative vis à vis de la copie. Un copier-coller ne retire normalement rien à personne.
    Quelle souplesse ? La loi est précise et rigoureuse. Si vous évoquer le droit de l'extrait de citation, cela l'est aussi.

    La leçon que je tire de tout cela : finançons ces alternatives.
    Mais où est parti votre humanisme? Aucune raison de payer ceux là, ils peuvent travailler gratuitement. C'est ainsi qu'est né Linux, par un appel au bénévolat ?

  6. #26
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    Oui, tout comme le boulanger ne distribue pas gratuitement le pain.
    Avez-vous volé votre micro-ordinateur ?
    Qu'est ce qu'on a dit sur les comparaisons culpabilisantes avec les voleurs ?
    Cela vous semble-t-il vraiment être un argument sérieux ?
    Le pain, comme tout le micro-ordinateur, sont physiques. Dès lors, dès que quelqu'un l'a, quelqu'un d'autre ne l'a plus.
    Ce n'est pas le cas avec tout ce qu'on peut copier-coller.

    Dans un cas c'est du vol, dans l'autre cas, c'est de la copie. Vous me semblez être obligé d'associer les deux, pour tenter de créer un argumentaire. Cela occulte malheureusement toute réflexion quant à la moralité de la copie.

    Partir de la conclusion d'une démonstration en l'acceptant pour vrai, est par ailleurs un sophisme assez grossier. Savoir si le piratage, ou plutôt la copie, est mal moralement, c'est toute la question ici. (Cf Sophisme : Pétition de principe - Ce raisonnement fallacieux revient à supposer ce qu'on cherche à prouver, ce qui rend la démonstration sans fondement logique). Je vous prierai donc de cesser d'affirmer vos positions sans les justifier, cela n'a aucun intérêt.

    Aussi, pour la cas du micro-ordinateur, si je résume grossièrement, on paye deux choses : la production physique (usine) et la production intellectuelle (réflexion, recherche, plan, logiciel). Si les coûts inhérents à la production physique sont lié à des contraintes physiques, dont nous ne pouvons faire fi, les contraintes vis à vis de la production intellectuelle, elles, sont des choix de société.
    Ainsi, nous pouvons tout à fait choisir de payer directement ceux qui produisent la partie intellectuelle, une fois et de manière juste, pour qu'ensuite on n'ait plus à payer en boucle des développements qui ont déjà été effectués. Dès lors, les micro-ordinateurs, mais aussi tout ce qui inclut des coûts inhérents à la propriété intellectuelle, seraient bien moins cher, et donc plus accessibles.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Ce qui convient à la plupart des utilisateurs de logiciels libres ou propriétaire, ne faisant qu'utiliser sans aller dans le code source.
    Cela justifie-t-il d'ôter cette possibilité aux autres ?

    Par ailleurs, c'est le serpent qui se mord la queue car si les utilisateurs ne savent pas modifier de logiciels, c'est aussi parce qu'ils n'en ont pas la possibilité. Comment apprendre sans lire ceux qui ont codé avant nous ? L'entreprise fait ici de la rétention de connaissances et de compréhension à des fins économiques.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Mais essentiellement, le libre est arrivé sur le tard et a recopié de manière bien plus flagrante. L'innovation y demeure donc minoritaire. Ils réutilisent ce qui a coûté très cher en R&D à des sociétés privées bien souvent.
    On n'a dit, seulement quelques messages plus haut, que le libre precedait le propriétaire (source universitaire à l'appui, contrairement a votre énonciation, qui me semble plus être du ressenti qu'autre chose).

    Tout dans votre démarche ici ne tient pas debout : vouloir opposer le libre et le propriétaire selon leur légitimité... Mais pourquoi faire ? Vos tenants et vos aboutissants sont fallacieux.

    De nombreux laboratoires de recherche, codent et partagent leurs outils librement au sein de leurs communautés. Ce sont des pionniers de leurs domaines de recherche (biologie, informatique bien sûr, robotique etc.).

    Ils sont donc extrêmement créatifs et codent en libre. Ils s'agit pour beaucoup de niches scientifiques qui n'ont pas grand écho dans le grand public. Leur impact sur la société et sur la créativité scientifique n'en est pas moindre pour autant.

    Ce que vous cherchez à démontrer n'a pas de sens. Cela démontre juste une ignorance. Autant des autres façons de penser que de s'organiser, que vous jugez sans comprendre (sans que je comprenne pourquoi d'ailleurs).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Cela n'a pas pour but de décrédibiliser mais rappeler à qui revient le mérite de quoi.
    Pourquoi faire ?

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Oui, en effet, et avec le carnage à l'emploi du à l'IA, les informaticiens qui en gagnaient leur vie vont courir à quatre pattes les bois pour chercher des glands de chêne à manger ? (pour rappel, il faut les faire bouillir plusieurs fois pour enlever le tanin).
    Je ne compte bien évidemment pas répondre à ça. Cependant si c'est pour dire des choses de cet ordre là, mais pourquoi vous embêtez vous à débattre sur internet ? Affirmer ses opinions avec des parallèles ridicules vous apporte-t-il vraiment quelquechose ?

    C'est d'autant plus ridicule, quand je propose des méthodes de financement alternatifs afin de payer les codeurs. Et donc potentiellement une solution au problème que vous énoncez...

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Si votre but n'est pas de tirer des revenus du développement, effectivement, c'est dommage.
    Le but est justement que la connaissance ne soit plus un filon sur lequel on tire pour générer des gains privés, mais quelques chose que nous construisons ensemble, afin de pouvoir en tirer le meillleur parti.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vous pouvez vous reconvertir dans une autre profession, partir dans les bois chercher des glands...
    Je pense que je n'aurais alors pas à chercher bien loin...

    Ou alors, on ne les laisse pas à la rue alors que leurs compétences sont utiles à la société, et on leur propose un travail digne sans les déposséder de leurs droits d'auteurs ?

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    J'appellerais plutôt cela du commerce. Tout comme depuis jadis nous achetions des épices, et autres...
    Je pense que jadis, le copié-collé n'existait pas.

    Je pense que choisir d'appliquer les contraintes du commerce physique à l'intellectuel, tout particulièrement dans les domaines de la santé, c'est en effet d'un égoïsme d'une violence folle.

    Ce serait comme ne pas indiquer dans quel tiroir se trouve la connaissance qui permettrait de sauver quelqu'un, s'il ne vous rémunère pas. C'est profiter de sa position dominante pour asservir économiquement. Quand bien même cette position serait légitime et normale, ce serait odieux. Mais justement nous y venons :

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    La position dominante est normale car elle repose sur les inventions dont ont le mérite ces entreprises ou partenaires des entreprises.
    La science, comme la connaissance, est le fruit d'un processus évolutif. On ne crée jamais de connaissances ex-nihilo, tout s'inscrit dans le prolongement et la combinaison d'autres choses.

    Les entreprises n'ont pas plus de "mérite", elles s'approprient les connaissances qu'elles monnayent.

    Je vais tenter une démonstration par l'absurde (j'espère qu'elle ne sera pas maladroite) :
    L'informatique prend ses bases jusqu'à Alan Turing, même Ada Lovelace qu'il cite etc. Est-ce qu'on doit payer des droits à leurs descendants pour avoir le droit d'utiliser un ordinateur ? Tout cela serait absurde, vous en conviendrez. D'autant plus qu'il faudrait aussi payer toutes les personnes ayant contribué intellectuellement entre temps, ainsi que leurs descendants qui heriteraient de leurs droits. Vous imaginez, non seulement le cauchemar juridique que ce serait, mais aussi le coût vertigineux du moindre appareil ? En plus ma démonstration n'est pas rigoureuse, car il faudrait aussi rémunérer tous ceux ayant contribué aux machines à tisser dont Lovelace s'est inspiré. Et eux, de qui se sont-ils inspirés à leur tour ?
    Pourtant toutes ses personnes ont contribués, toutes ces personnes ont dû mérite. Elles ne sont pas rémunérés, et n'ont pas à l'être. Leur mérite n'est pas économique, mais scientifique.

    Les entreprises d'automobiles bénéficient de l'évolution des sciences mécanique depuis Newton, et même bien avant ça.

    Les entreprises de pharmaceutique bénéficient des travaux de Pasteur et de tous ces confrères.

    Bref associer mérite et argent, ce n'est pas seulement fallacieux, mais aussi court-termiste.

    Vous me direz que le droit prévoit celà, et que la propriété intellectuelle est limitée dans le temps. Ce n'est pas pour rendre le système viable, c'est pour l'aligner à leurs intérêts. En effet, ainsi les entreprises peuvent piocher dans le passé autant qu'elles désirent, sans obligation de partager de la même manière que cela leur a été partagé.

    Cela ne retire en rien leur mérite d'avoir ajouté une pierre à l'édifice. C'est juste qu'ils veulent avoir le contrôle des pierres suivantes, et de qui pourra ou non profiter de la vue qu'elle offre, mais aussi d'à quel prix. Leur légitimité est en ce sens plus que discutable.

    C'est d'ailleurs aussi ce qu'on voulu prouver les codeurs libres, en essayant de trouver par le droit, un moyen d'obliger contractuellement les gens qui utilisent leur travail, de rendre tout comme cela leur a été donné. Mais il y aura toujours des petits malins individualistes, pour contourner leur volonté, d'une manière ou d'une autre (après tout pourquoi pas, mais de là à affirmer que c'est juste et légitime...).

    Cette volonté de verouillage par la privatisation des connaissances, mais surtout croire que cela est légitime, c'est de l'égocentrisme pur.
    Ce n'est voir que ses propres développements, aux dépens des précédents qui les ont pourtant permis. C'est ignorer le passé.
    Ce n'est voir que ses propres intérêts, aux dépens de ceux de nos concitoyens, des autres de manière générale, mais aussi ce que leur partager permettrait ensuite. C'est ignorer le présent et le futur.

    Même d'un point de vue purement économique, qui occulte pourtant tant de choses, ça ne tient pas la route.

    Par exemple, ce rapport économique un coût de 10 milliards d'€, du au fait que les laboratoires suivent des logiques concurrentielles, en ne publiant par leurs data en accès libre (https://op.europa.eu/en/publication-...a1/language-en).

    Quand on voit les financements investi par le secteur public pour développer des connaissances, on se rend bien compte que le coût de la R&D en société n'est pas attribuable qu'aux entreprises (qui sont par ailleurs directement subventionnées à cette fin, quand bien même finalement elles n'utilisent pas les fonds pour ça - cf scandale crédit impôt recherche - https://www.capital.fr/economie-poli...ntions-1487251).

    La recherche publique est parfois transféré au privé par différents mécanismes. Quand les résultats sont partagés librement, alors les entreprises s'en servent directement (et elles ont bien raison : ces connaissances sont utiles et doivent servir).

    Mais d'un point de vue économique, la recherche est développé par tous (du moins, par les financements de tous) mais ne sert en bout de course que des intérêts privés. On dit souvent que la science c'est un taxi. Le public paye la voiture (recherche + subvention), le privé paye ensuite l'essence, mais c'est bien sûr l'entreprise qui facture la course (et parfois comme l'entreprise facture trop cher, on subventionne le produit autant pour protéger leurs profits que pour que les citoyens aient accès).

    La propriété intellectuelle permet ce mécanisme. Bref, quand on voit la manière sont produite les connaissances à l'échelle de la société, dire que les entreprises privées, qui se placent en bout de course, sont légitimes à privatiser les connaissances et leurs implémentations "parce qu'elles le méritent" juste non. Pas du tout.

    Que leur produit physiques leur appartiennent et soit commercialisé bien sûr, et qu'elles utilisent les connaissances de tous pour cela c'est très bien. Mais qu'elles verrouillent leur apport intellectuel, comme si c'était légitime, comme si ça allait de soit ? En voulant créer des monopoles légaux, en attaquant des concurrents produisant mieux ou pour moins cher ?

    C'est bien là tout le paradoxe libéral : ils veulent la concurrence pour dominer, mais le droit pour se protéger d'être dominée à leur tour. Ne nous mettons pas en porte à faux là où nous pouvons être ensemble : mettons les connaissances en commun.

    Je reste par ailleurs nuancé : les entreprises et personnes usant de la propriété ne sont pas des ingrats qui profitent de ce qui leur a été donné pour s'enrichir avidement individuellement. Il s'agit avant tout de personnes contribuant à la société et voulant s'assurer d'être bien rémunérés pour cela. C'est pour cela que je préfère le LGPL au GPL, et que je préfère que ceux qui veulent privatiser soient en droit de le faire.

    Cependant quand ce système en vient à ne pas partager des connaissances qui pourraient sauver des vies et qui sont partageable à l'infini pour des raisons économiques, je pense qu'il est temps de questionner ce système. Mais surtout de construire une alternative. Je ne veux pas imposer mes volontés à ceux du modèle privé, je voudrais les convaincre. Les convaincre que nous avons bien plus à gagner à mettre ensemble, bien plus à gagner que de l'argent.

    Le libre, c'est la liberté. Elle ne s'impose pas, elle se décide et elle se construit.

    Je veux construire une alternative solide : prouver qu'il est possible de bien vivre de son travail, tout en le partageant sans limite. Et ainsi concilier les intérêts de tout le monde dans un équilibre sain.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Les pleureurs sont frustrés de ne pas avoir été de ceux là.
    Cette remarque est tout autant insultante que médiocre. Ça vole haut...

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Mais où est parti votre humanisme? Aucune raison de payer ceux là, ils peuvent travailler gratuitement. C'est ainsi qu'est né Linux, par un appel au bénévolat ?
    Bon et puis tant qu'on y est on fini sur un homme de paille. Pourquoi faire des efforts pour réfléchir quand on peut dire n'importe quoi ?

    Parler d'appel au bénévolat quand je défends le fait de créer des méthodes de financement alternatives...

    Je me permet de vous recadrer, parfois sèchement, parfois ironiquement, pour rappeler que tout ceci n'a aucun intérêt, et pour aller au delà. Parce que j'ai bien peur qu'en l'état notre discussion n'ait aucun intérêt.

    Je me permettrais même de dire, que cela est dû aussi au fait que vous répondez trop rapidement à des idées très différentes des vôtres. Qu'ainsi vous ne prenez pas le temps de réfléchir et de comprendre.
    De même vous n'avez pas pris le temps de consulter mes ressources externes. Ou alors vous ne les avez pas comprises. Toujours est-il que vous ne les avez pas cité une seule fois, que ce soit pour les critiquer, les nuancer etc.

    Je suis tout aussi responsable de cela : la preuve en est que je ne vous comprends pas du tout. Mais alors pas du tout. Ni ce que vous défendez vraiment, ni pourquoi.

  7. #27
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Ils n'ont qu'à faire une licence conforme à leur volonté : "En utilisant un logiciel libre, vous vous engagez à libérer tous vos codes sources propriétaires" ou une chose comme cela. Dans mon cas, je ne fais qu'utiliser en entrée ou en sortie des données d'une application tierces propriétaire.
    Et bien, cite moi une licence qui permet cela. La GPL est la plus restrictive que je connaisse. De toute façon respecter leurs volontés n'est pas la tienne alors bon.
    Bref le droit ne les défends pas vraiment, malheureusement...

    Notez bien aussi que ça reste bien moins restrictif que n'importe quelle licence propriétaire. Et alors, si telle était la licence GNU, vous ne pourriez pas interfacer avec le code que vous ne pourriez pas lire, vous devriez demander la permission (pas d'indépendance) et sûrement leur reverser une partie de vos revenus. Le rêve non ?

  8. #28
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    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    Qu'est ce qu'on a dit sur les comparaisons culpabilisantes avec les voleurs ?
    Dans un cas c'est du vol, dans l'autre cas, c'est de la copie.
    Ce n'est pas parce que cela est dématérialisé (une licence, un brevet) que cela n'en est pas moins répréhensible lorsque cela porte atteinte aux droits de l'inventeur ou de l'auteur.
    Cela est considéré par la loi. donc n'est pas du "sophisme".

    Aussi, pour la cas du micro-ordinateur, si je résume grossièrement, on paye deux choses : la production physique (usine) et la production intellectuelle (réflexion, recherche, plan, logiciel). Si les coûts inhérents à la production physique sont lié à des contraintes physiques, dont nous ne pouvons faire fi, les contraintes vis à vis de la production intellectuelle, elles, sont des choix de société.
    Et lorsque vos enfants vous demandent de leur payer un club de sport (il leur faut du matériel et l'achat d'une prestation de services : la formation, l'encadrement), ou une école artistique (idem, outre le matériel de propriété intellectuelle), il faut bien payer aussi, même si cela coûte cher comme loisir.


    lques messages plus haut, que le libre precedait le propriétaire (source universitaire à l'appui, contrairement a votre énonciation, qui me semble plus être du ressenti qu'autre chose).
    J'ai du mal à saisir si vous indiquez que le libre précède le propriétaire dans une considération chronologique a fait l'objet d'une thèse ou autre, j'aimerais bien la référence pour la lire car la licence GNU v1 date de 1989 alors que toutes les lois sur la protection des droits d'auteurs, ce qui s'applique en france dans le cadre du logiciel, est plus ancienne : La loi du 3 juillet 1985 est celle qui a officiellement intégré le logiciel dans la liste des œuvres de l’esprit protégées par le droit d’auteur, en modifiant l’article L112‑1 du Code de la propriété intellectuelle pour y ajouter les logiciels comme catégorie spécifique.

    Si votre idée est le fait que ce qui est de source (logiciel) universitaire est de ce fait un logiciel libre, ce n'était pas le cas à mon époque, je ne sais actuellement.
    L'université protège ses créations ainsi que celles faites par les élèves.
    Je citais dans un autre message, le cas de Apache, logiciel libre, qui n'a rien inventé et n'a fait qu'une réimplémentation libre d'un logiciel développé par une université sous licence propriétaire.
    Apache est un remake de NCSA HTTPd logiciel propriétaire : https://scancode-licensedb.aboutcode...ttpd-1995.html
    https://www.developpez.net/forums/d2.../#post12113508

    Donc dans un cas comme dans l'autre, j'ai du mal à comprendre cette affirmation.

    Tout dans votre démarche ici ne tient pas debout : vouloir opposer le libre et le propriétaire selon leur légitimité... Mais pourquoi faire ? Vos tenants et vos aboutissants sont fallacieux.
    Le libre va étouffer le propriétaire qui a été là où il a puisé presque tout ce qu'il a recopié.
    C'est un peu les débats au sujet de Wikipédia qui n'a aucun mérite, ne fait que de résumer des livres sous droits d'auteurs en vigueur ou expirés (alors que la démarche sérieuse est de consulter la source et non le contenu wikipédia), sous prétexte d'un accès au savoir, en assassinant peu à peu le marché commercial de l'encyclopédie qui n'est pas sur le même marché concurrentiel (Wikipédia est en accès gratuit, l'encyclopédie éditoriale commerciale non, sauf en accès bibliothèque publique).


    De nombreux laboratoires de recherche, codent et partagent leurs outils librement au sein de leurs communautés. Ce sont des pionniers de leurs domaines de recherche (biologie, informatique bien sûr, robotique etc.).
    Oui, c'est de certains besoins qu'est née la licence Cecill pour le développement libre français, où dans certains cas de figure, il peut être amené par un intérêt justifié à libérer le travail réalisé, et la licence GNU n'étant pas légale en France, a amené à faire une licence libre légale française, qui rappelons le, a pour différence de ne pas déresponsabiliser l'auteur, donc, un risque juridique pour l'éditeur diffuseur du logiciel.

    Le but est justement que la connaissance ne soit plus un filon sur lequel on tire pour générer des gains privés, mais quelques chose que nous construisons ensemble, afin de pouvoir en tirer le meillleur parti.
    Allons jusqu'au bout du raisonnement, le monde du logiciel propriétaire est anéanti, il ne génère plus de taxes, de charges sociales, ne rempli plus abondement les caisses de retraites et les caisses de chomage pour les informaticiens qui ne trouvent plus de travail. En effet, même dans dans l'emploi "subventionné" de manière privée ou publique, il n'y a guère justification à financer vu que presque tout existe déjà dans le domaine du libre.
    Que faire alors ?


    Je pense que choisir d'appliquer les contraintes du commerce physique à l'intellectuel, tout particulièrement dans les domaines de la santé, c'est en effet d'un égoïsme d'une violence folle.
    Ceux qui se font piller leur travail le vivent aussi comme une violence folle. Il ne faut pas inverser qui est la victime.
    En France, toute création de l'esprit est par défaut protégée par le droit d'auteur.
    De son vivant, l'auteur peut renoncer à cette protection sur une oeuvre, en la mettant dans le domaine public de manière prématurée. Et bien avant que la licence libre existe.
    Si l'auteur n'a pas été dans cette démarche, c'est qu'il souhaite conserver ses droits, pour en tirer bénéfice ou maîtriser ce qu'il advient de son oeuvre.
    Tout tentative d'aller contre est donc contraire à la volonté du créateur quant à ses considérations sur ce qu'il souhaite au sujet de sa création.

    C'est profiter de sa position dominante pour asservir économiquement.
    Par la suprématie de sa création, il est normal que l'inventeur soit en position dominante tant que son travail est protégé. Et qu'il y ait des frustrés d'être en situation de soumission car il n'ont pas été capables de créer cette idée dont ils dépendent.


    Vous imaginez, non seulement le cauchemar juridique que ce serait, mais aussi le coût vertigineux du moindre appareil ?
    C'est pourtant la situation actuelle où si vous voulez utiliser une technologie ayant été protégée et en vigueur, vous devez demander accord d'exploitation pour utiliser cette idée et payer la somme qu'il convient, et non piller l'idée de l'autre.
    Tout comme pour les autres droits (à l'image, à l'interprétation...) qui sont sans cesse bafoués (celui qui dégaine le smartphone pendant un concert, une conférence...).
    Toutes les lois visant ces protections et les légitimes recours des personnes lésées n'ont pas été remises en question et ne font que se consolider, vous en déplaise, même si comme à l'habitude quelques militants font beaucoup de bruit, ils ne représentent pas grand chose, le législateur n'ayant pas fléchi.


    Mais il y aura toujours des petits malins individualistes, pour contourner leur volonté, d'une manière ou d'une autre (après tout pourquoi pas, mais de là à affirmer que c'est juste et légitime...).
    Vous détournez les fondements même de la GPL "Liberté 0. La liberté d'exécuter le logiciel, pour n'importe quel usage " n'exclut pas d'interfacer avec du propriétaire et de le faire évoluer en ce sens.

  9. #29
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    Et bien, cite moi une licence qui permet cela. La GPL est la plus restrictive que je connaisse.
    Tout à fait, la GPL ne laisse pas "libre".

    De toute façon respecter leurs volontés n'est pas la tienne alors bon.
    Cf le message précédent citant un concept de base de la GPL infirmant vos propos.

  10. #30
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Ce n'est pas parce que cela est dématérialisé (une licence, un brevet) que cela n'en est pas moins répréhensible lorsque cela porte atteinte aux droits de l'inventeur ou de l'auteur.
    Cela est considéré par la loi. donc n'est pas du "sophisme".
    Dans un forum où on cherche à se poser la question de la légitimité entre l'association d'idées entre le vol et la copie, venir mettre des commentaires du types "tu irais voler dans les supermarchés ?", c'est bien un sophisme. Un argumentaire creux et de surcroît culpabilisant. Une affirmation de ses convictions sans les justifier démontrant autant une fermeture d'esprit qu'une incapacité à débattre. Se poser cette question semble pour toi être un non-sens. En soit pourquoi pas, mais il faudrait alors justifier cette position.

    De même vos arguments sont purement légaux, et la morale n'est même pas évoqué dans vos propos. D'ailleurs vous n'avez prouvé à aucun moment la moindre capacité à les différencier. On cherche à discuter la légitimité de ces lois ici, pas affirmer qu'elles existent (on le sait hein... Sinon pourquoi on chercherait à en débattre ? Tout ça je l'ai déjà dis, mais vous ne l'avez pas pris en compte.)

    Votre seul argument que je retiens (il y en a t-il d'autres qui m'auraient échappés ?) : c'est que la copie est immorale parce qu'elle irait à l'encontre des intérêts économiques de créateurs, ne leur permettant plus de vivre de leur création.
    Mais du coup quand les auteurs ont déjà été payé depuis longtemps cela reste selon vous immoral = pourquoi ? (Moralement)

    Aussi vous réassociez droit de l'inventeur et droits d'auteurs à la propriété intellectuelle. Alors que les inventeurs, les auteurs, sont des personnes distinctes la personne morale pour laquelle ils travaillent. C'est donc la personne morale qui est défendue, aux dépens des inventeurs et des auteurs. Cela fait partie des critiques sur la propriété intellectuelle. Vous avez repris certains de mes passages vis à vis de cela, mais uniquement pour rappeler des lois et des définitions (sans grand intérêt)
    Donc celon moi dire que les lois de propriétés intellectuelles défendent les créateurs c'est faux : elles défendent les entreprises aux dépens des créateurs qui dépendent d'elles économiquement, et des utilisateurs qui doivent donc subir leurs décisions, potentiellement contre leurs intérêts.
    C'est un système de verrouillage pour protéger cet intermédiaire à la légitimité discutable. Qui vous semble pertinent par ailleurs, ce que je ne comprends pas non plus.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Et lorsque vos enfants vous demandent de leur payer un club de sport (il leur faut du matériel et l'achat d'une prestation de services : la formation, l'encadrement), ou une école artistique (idem, outre le matériel de propriété intellectuelle), il faut bien payer aussi, même si cela coûte cher comme loisir.
    Homme de paille grossier... Ai-je à un seul moment demandé à ce que les biens ou services soient gratuit ?
    D'ailleurs ça n'a pas le moindre rapport avec l'extrait que tu cites pourtant...

    J'ai juste dit que la production purement intellectuelle, de par se nature est copiable, et que freiner cette copie à des fins économiques est contreproductif. J'ai décris de nombreuses fois comment et pourquoi. Tu peux toujours relire pour comprendre, répondre, nuancer, critiquer... Essayer de débattre quoi.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    J'ai du mal à saisir si vous indiquez que le libre précède le propriétaire dans une considération chronologique a fait l'objet d'une thèse ou autre, j'aimerais bien la référence pour la lire car la licence GNU v1 date de 1989 alors que toutes les lois sur la protection des droits d'auteurs, ce qui s'applique en france dans le cadre du logiciel, est plus ancienne : La loi du 3 juillet 1985 est celle qui a officiellement intégré le logiciel dans la liste des œuvres de l’esprit protégées par le droit d’auteur, en modifiant l’article L112‑1 du Code de la propriété intellectuelle pour y ajouter les logiciels comme catégorie spécifique.
    Et bien je me basais ici sur la référence que vous aviez vous même cité...
    Je pensais que de fait vous l'aviez lu...
    Tu n'es pas remonté quelques messages plus haut, et tu n'as même pas pris ma peine de couper l'extrait correctement...

    Tu l'avais reconnu :
    Extrait publication "Le Free Software est aussi ancien que l’idée de logiciel (Adam et al. 2003), il a historiquement débuté comme un réseau (von Hippel 2007) où des utilisateurs experts partageaient des instructions informatiques dans un contexte (années 70) où matériel et logiciels étaient imbriqués."

    Ta réponse :
    Tout à fait, et l'industrie du logiciel voyant un marché se développé a vite compris que ce n'était pas dans son intérêt de ne pas faire du propriétaire.

    Donc le libre précède le propriétaire...

    Par ailleurs j'avais pris l'extrait pour vrai sans le vérifier -
    xtrait de cette publication :
    https://hal.science/hal-00905919/document
    Qui cite celle-ci :
    https://aisel.aisnet.org/sim/vol8/iss1/1/
    Qui elle même cite celle-ci :
    https://archive.org/details/understandingope0000fell

    Et j'aimerais bien te dire en quoi cela pourrait contredire ton rappel historique. Qui ne fait encore une fois référence qu'à l'aspect légal, vu que tu parles des licences et non des usages.
    Mais je n'ai pas accès au document en question. Parce qu'il n'est pas en accès libre.

    D'où la nécessité d'avoir les documents et les connaissances en accès libre : qu'on ait tous accès à la même chose pour pouvoir débattre, réfléchir et construire ensemble. Laisser ces connaissances verrouillées, c'est verrouiller l'intelligence en société (et non pas les financer de manière juste). Déjà que les personnes prenant la peine de lire ces trucs et d'y réfléchir ne sont pas là majorité, si on freine cette minorité motivée, mais où va-t-on ?

    Le livre date de 2002 donc :
    - soit l'auteur n'a toujours pas été payé donc le modèle économique ne tient pas la route
    - soit il a déjà été payé, et donc je paye pourquoi en fait ?

    Ici, selon moi, je paye des ayants-droit par système de verrouillage, je finance donc un système qui va à l'encontre de mes intérêts, mais aussi du bien commun : autant en financer un autre.

    Bon ici l'accès au papier n'est pas critique : qui a commencé en soit ce n'est pas le plus intéressant.

    Quand bien même le propriétaire aurait tout initié, cela ne rendrait pas les logiciels libres et leurs apports moins pertinents.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Le libre va étouffer le propriétaire qui a été là où il a puisé presque tout ce qu'il a recopié.
    C'est faux. Le libre n'est pas une repompe sans créativité du propriétaire.

    L'exact même sophisme que celui de l'association copie/vol. Ici vous affirmez vos opinions sans les justifier. Penser qu'elle est juste, c'est la nature même d'une opinion. La justifier de manière sourcée et intelligente, c'est prouver qu'elle est le fruit d'une réflexion.

    Ce que vous avez fait, c'est citer quelques exemples, avant d'extrapoler "c'est le cas pour ces logiciels, donc c'est le cas pour l'ensemble des logiciels libres".

    C'est pour ça que je citais deux contre-exemple : Blender, mais aussi tous les codes libres réalisés par des pionniers universitaires (qui peuvent aussi développer du propriétaire s'ils le souhaitent). C'est évidemment la surface de l'iceberg.

    Et pour les inspirations d'autres logiciels, et bien c'est naturel. Les logiciels s'inspirent entre eux, qu'ils soient libres ou propriétaires. Même s'ils se sont inspirés de logiciels propriétaires au démarrage, justement pour avoir une base de travail et ne dépendre de personnes, cela ne les rends pas moins créatifs pour autant. D'ailleurs les logiciels propriétaires ne font pas que s'inspirer des logiciels libres, carrément ils se basent dessus (même parfois par moludarité pour contourner la licence GPL, c'est vous dire...)

    Et pour ce qui est des languages utilisés aux 4 coins du globe ? "des fantaisies contemporaines comme on pourrait en créer beaucoup"
    Si ça ce n'est pas de la mauvaise foi....

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Je citais dans un autre message, le cas de Apache, logiciel libre, qui n'a rien inventé et n'a fait qu'une réimplémentation libre d'un logiciel développé par une université sous licence propriétaire.
    Apache est un remake de NCSA HTTPd logiciel propriétaire.
    Bon je ne suis pas expert, mais je vais reprendre cet exemple qui semble te tenir à cœur vu que tu en as déjà parlé deux fois. Je ne suis pas du tout expert mais, de ce que j'ai compris : Apache n'est pas juste un remake, les possibilités qu'ils offrent sont bien plus nombreuses. La modularité du code permet beaucoup plus de chose que l'équivalent propriétaire.
    L'ouverture du code a ouvert le soft à de nombreux collaborateurs externes. L'entreprise ne pouvait pas rivaliser, non pas parce qu'elle était face à des copieurs, mais parce que leur méthodologique de développement était factuellement supérieure, et que le soft était mieux. Tout le monde a quitté NCSA HTTPd parce qu'Apache était mieux, tout simplement.

    Du coup, le libre a suivi un temps, pour être pionnier ensuite. À termes nous avons tous accès à un soft de qualité dont nous pouvons lire le code et accéder librement : c'est quoi le problème ?

    Donc non seulement vous citez des exemples pour extrapoler au cas général même si cela n'est pas pertinent, mais même la pertinence de vos exemples au cas par cas sont discutables.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    C'est un peu les débats au sujet de Wikipédia qui n'a aucun mérite, ne fait que de résumer des livres sous droits d'auteurs en vigueur ou expirés (alors que la démarche sérieuse est de consulter la source et non le contenu wikipédia), sous prétexte d'un accès au savoir, en assassinant peu à peu le marché commercial de l'encyclopédie qui n'est pas sur le même marché concurrentiel (Wikipédia est en accès gratuit, l'encyclopédie éditoriale commerciale non, sauf en accès bibliothèque publique).
    Wikipédia n'a jamais prétendu avoir le mérite de la création des connaissances qu'ils proposent. Sinon cela vous embête tant que ça que les connaissances soient accessibles pour se cultiver ?

    Le modèle économique des encyclopédies commerciales ne tient plus la route : et si nous en trouvions un autre pour permettre de financer ceux qui produisent les connaissances de manière stable ? Sans dépendre des marchés et des entreprises privées, qui suivent parfois des logiques et méthodes discutables ?

    On les paye une fois et puis tout le monde à accès ensuite. En vrai juste sur ce principe et ce principe seulement, qu'est ce qui ne te conviendrait pas ?

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Allons jusqu'au bout du raisonnement, le monde du logiciel propriétaire est anéanti, il ne génère plus de taxes, de charges sociales, ne rempli plus abondement les caisses de retraites et les caisses de chomage pour les informaticiens qui ne trouvent plus de travail.
    Alors, bah, sophisme de la vitre cassée...

    Tu t'es déjà fait tirer les oreilles ici - https://www.developpez.net/forums/d2179623/club-professionnels-informatique/taverne-club-humour-divers/logiciel-libre-affaiblit-recettes-publiques/ (oui j'ai cliqué dans le lien de la BD (un peu marrante en y repensant d'ailleurs), parce que je me demandais 1er degré si tu étais un troll, donc forcément j'étais intéressé. Finalement je pense que non, tu sembles bien y croire à tes affaires... Mais je dois t'avouer que j'ai toujours un petit doute).

    Bon vu que tu n'as pas été convaincu la 1ere fois, je vais essayer d'être plus clair.

    - 1 : supprimer le logiciel propriétaire n'est pas la volonté. La volonté est de maximiser l'accès libre.

    -2 quand bien même, acceptons ton présupposé : le propriétaire n'existe plus. Et biens que ce soit les individus ou les gouvernements, cet argent sera utilisé à d'autres fins, et donc générera des impôts dans d'autres secteurs (il est ici le sophisme de la vitre cassée : chaque décision économique implique un renoncement à une alternative. Ignorer ce que l’on ne voit pas mène à des erreurs de jugement sur l’impact réel d’un événement sur la richesse collective). Donc tout autant de recettes fiscales mais aussi un accès plus large au logiciel dans la société = la perte que tu décris n'existe simplement pas.
    On pourrait même imaginer que cet accès plus large au logiciel (libre du coup) permettrait à plus de gens de servir de ses outils pour créer des biens et des services. Et donc plus de concurrence et de services, et globalement une économie qui tourne mieux.
    Et même si nous élargissons cela à la propriété intellectuelle, les biens eux même seraient moins chers, et donc moins de frais pour monter ta boîte, plus de sous pour les salaires, des prix moins cher + attractif etc. : cela permettrait une fluidification de l'économie. Tout cet argent économisé pourrait être utilisé pour financer directement ceux qui il développent la connaissance, plutôt que leurs ayants droits.

    Tout cet argent ne serait plus utilisé pour financer des développements passés de manière rétroactive, mais plutôt pour financer les développements futurs en fonction de ce qu'on a besoin.


    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    En effet, même dans dans l'emploi "subventionné" de manière privée ou publique, il n'y a guère justification à financer vu que presque tout existe déjà dans le domaine du libre.
    Que faire alors ?
    Et bien, on ne développe pas des logiciels pour être l'équivalent de logiciels existants, que ce soit en libre ou en propriétaire.

    On investirait, en tant que société, autant pour faire du maintien et du suivi de ce qui existe, que pour développer ce dont nous avons besoin et qui n'existent pas encore.

    C'est justement une des philosophies du libre : ne plus développer pour ça rapporte économiquement à quelques uns, mais développer parce que c'est utile.

    Priorité à l'usage et l'utilité, et non plus l'argent.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Ceux qui se font piller leur travail le vivent aussi comme une violence folle. Il ne faut pas inverser qui est la victime.
    Qu'est-ce qu'on a dit sur l'association vol et copie ?

    C'est vrai que tout de suite dire, de manière rigoureuse :
    "Ceux qui se font copier leur travail aux dépens de leurs volontés économiques le vivent aussi comme une violence folle." Bah tout de suite c'est moins convaincant. D'où le fait que ce sophisme, c'est à dire insérer les conclusions dans le raisonnement, est indispensable pour construire ton argumentaire.

    Parce qu'ici on voit tout de suite ou est la violence : est-ce ceux qui n'arrivent pas à maximiser les profits d'une industrie déjà rentable, ou ceux qui meurent faute de médicaments pourtant tout à fait développable en théorie ?
    Pour parler de principes juridiques, tu connais la non-assistance à personnes en danger ?
    D'un point de vue, c'est des pharmaciens déjà riches qui ne ramassent pas un nourrisson sur l'autoroute, parce que pour le ramasser ils doivent d'abord lâcher le billet qu'ils ont dans la main. (C'est une métaphore pas très fine et culpabilisante, mais j'ai pas mieux sous le coude désolé).

    Et justement qu'on en arrive à de tels extrêmes en tant que société, ça devrait nous poser question. A quel point nos modèles économiques nous asservisent, qu'on les protège aux dépens des intérêts humains ? On protège les profits des entreprises pharmaceutiques aux dépens des personnes ayant besoin de médicaments. En plus sur des bases légales viciés, qui n'ont pas vraiment de lien avec la morale ("c'est pour payer les créateurs et financer le développement intellectuel" -> ça paye la majorité du temps des intermédiaires, aux dépens de ces deux aspects. Mais ça paye aussi des créateurs et développements passés aux dépens de ceux futurs. )

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    En France, toute création de l'esprit est par défaut protégée par le droit d'auteur.
    De son vivant, l'auteur peut renoncer à cette protection sur une oeuvre, en la mettant dans le domaine public de manière prématurée. Et bien avant que la licence libre existe.
    Si l'auteur n'a pas été dans cette démarche, c'est qu'il souhaite conserver ses droits, pour en tirer bénéfice ou maîtriser ce qu'il advient de son oeuvre.
    Ou alors il a été dépossédé de ses droits par l'entreprise à ses dépens, parce qu'il n'avait pas le choix.

    Tu noteras qu'une partie des logiciels libres ont été recodé par les mêmes développeurs qui bossaient dans l'entreprise privée. Elle a abusé de son pouvoir dans les rapports de force, ils ont trouvé des solutions pour pouvoir continuer de bosser, quitte à refaire la même chose une deuxième fois.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Tout tentative d'aller contre est donc contraire à la volonté du créateur quant à ses considérations sur ce qu'il souhaite au sujet de sa création.
    C'est bien de dire que tu sais dissocier droits d'auteurs et propriété intellectuelle, c'est bien de le faire aussi.

    Parce qu'ici tu parles bien seulement de la personne morale qui possède les droits de propriété intellectuelle, pas des créateurs physiques qui ont créé ces connaissances, qui eux ne sont pas défendu directement.

    La volonté de quelqu'un qui s'est formé dans la recherche pharmaceutique, c'est de développer des médicaments qui sont utiles aux gens. Cette volonté première est détournée par les entreprises. Les créateurs y cèdent parce qu'à court terme ils doivent remplir leur frigo. Donc leur offrir des structures alternatives permettant de mieux aligner les intérêts de tout le monde fait sens.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Par la suprématie de sa création, il est normal que l'inventeur soit en position dominante tant que son travail est protégé.
    Ce que tu défends ici ça porte un nom : c'est la loi du plus fort.

    Le savoir est une arme. En gros y'a ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent.

    Et justement, même quand c'est la volonté des entreprises de vouloir faire creuser les autres - "payez moi pour quelques chose que je pourrais donner sans le perdre" - est-il si mal que ça de ne pas respecter leurs volontés ?

    Pour justifier un peu cette métaphore : les pays, ou les individus, doivent payer les droits de propriété intellectuelle. Et pour les payer, bah ils doivent bosser. Dans les biens, les services : ils ne sont payés qu'une fois pour chaque tâche. Et ils y a des gens qui creusent littéralement, pour extraire les métaux rares permettant la production intellectuelle. Et ils sont payés une misère et n'y ont pas accès parce que "si je fais le copier-coller je perds un avantage concurrentiel " ?
    C'est ça que je voulais dire avec la chaise dans ma 1ere réponse : il y a un déséquilibre entre les travailleurs physiques et immatériels. Entre ceux qui creusent et ceux dont les droits sont bien défendus.
    La propriété intellectuelle est le maintien et le renforcement de ce système.

    Le savoir est une force : une force qui se transmet par le partage, qui permet alors sa construction et la continuité de son développement. La verouiller pour des raisons économiques, c'est autant la freiner que faire un mauvais usage de cette force. Par ailleurs elle n'est pas légitime, parce qu'elle est le fruit d'un processus sur plusieurs générations, qui se forment entre et se la transmettent. Arrêtons de mettre des limites à son partage pour qu'on soit forts ensemble, pas en rapport de force les un ns contre les autres.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Et qu'il y ait des frustrés d'être en situation de soumission car il n'ont pas été capables de créer cette idée dont ils dépendent.
    Relis toi stp, autant pour y réfléchir que pour vérifier que tes phrases veulent dire quelque chose (des oublis ça arrive mais la c'est assez récurrent.... La forme c'est le fond qui remonte à la surface).

    Puis dire que ceux qui ne pensent pas comme toi "sont des frustrés", c'est présumer de leurs intentions, et ce n'est évidemment pas un argument ni un début de réflexion.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    C'est pourtant la situation actuelle où si vous voulez utiliser une technologie ayant été protégée et en vigueur, vous devez demander accord d'exploitation pour utiliser cette idée et payer la somme qu'il convient, et non piller l'idée de l'autre.
    .
    On paye des droits aux descendants d'Alan Turing quand on achète un ordinateur ou un logiciel ? Je me demande si vous lisez vraiment ce que j'écris des fois...

    Prendre la peine de détailler un raisonnement, pour avoir le droit en réponse à des affirmations bâclées qui répondent toujours un peu à côté...

    Et par ailleurs, si je trouve légitime qu'un programme puisse être propriétaire, qu'en est-il d'une idée ?

    Ma position rejoint cette citation de Victor Hugo : "Le livre, comme livre, appartient à l'auteur, mais comme pensée, il appartient - le mot n'est pas trop vaste - au genre humain. Toutes les intelligences y ont droit."

    Privatiser une création pourquoi pas. Une idée qui la permet, jamais.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Tout comme pour les autres droits (à l'image, à l'interprétation...) qui sont sans cesse bafoués (celui qui dégaine le smartphone pendant un concert, une conférence...).
    Toutes les lois visant ces protections et les légitimes recours des personnes lésées n'ont pas été remises en question et ne font que se consolider, vous en déplaise, même si comme à l'habitude quelques militants font beaucoup de bruit, ils ne représentent pas grand chose, le législateur n'ayant pas fléchi.
    Homme de paille encore, décidément vous avez une carte de fidélité.

    Est-ce qu'une seule fois j'ai plaidé pour la suppression totale des droits d'auteurs ?

    Puis pareil, chercher à marginaliser ces idées pour les décrédibiliser, sans présenter un seul argument...

    En plus ça se base sur des arguments purement légaux. On la connait la loi, et les juges l'appliquent, donc forcément leurs conclusions vont dans ce sens. Ces loi sont-elles justes pour autant ?



    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vous détournez les fondements même de la GPL "Liberté 0. La liberté d'exécuter le logiciel, pour n'importe quel usage " n'exclut pas d'interfacer avec du propriétaire et de le faire évoluer en ce sens.
    Exécuter... Pas reprendre pour ajouter une couche et revendre en propriétaire ce qui a été développé en libre...
    C'est pourquoi on dit que la licence est virale...

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Tout à fait, la GPL ne laisse pas "libre".
    Bon bah là vraiment c'est plus bas que tout : tu n'as pas lu le message en entier...
    C'est la plus restrictive des licences libres, qui est 1000 fois plus permissive que n'importe qu'elle licence propriétaire...

    Perdre autant de temps pour répondre à un troll... C'est beau...

    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    De toute façon respecter leurs volontés n'est pas la tienne alors bon.
    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Cf le message précédent citant un concept de base de la GPL infirmant vos propos.
    Allez tout de même, il doit y avoir 10% de chances que ce ne soit pas le cas, donc je vais faire une dernière reexplication de ce point pourtant évident.

    La licence GPL : "en cas de distribution d'une version modifiée, la quatrième liberté amène l'obligation à ce que les modifications soient retournées à la communauté sous la même licence."
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Licenc...%C3%A9rale_GNU

    En gros = tout le monde est libre d'utiliser et de modifier, d'ajouter des choses, tant qu'il repartage sous la même licence.
    Volonté = tu utilises du libre, tu partages en libre

    Toi :
    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    J'ai besoin d'améliorer un logiciel GNU, mais je ne veux pas participer au monde du logiciel libre. [...]
    Je conçois des modules externes en licence propriétaire. Et je modifie seulement le logiciel GNU pour faire appel au propriétaire. [..]
    Ainsi, je conjugue la licence GNU et ma volonté de ne pas participer au libre, tout en utilisant leur travail.
    Tu réalises ton travail sous forme de modules externes pour utiliser leur travail sans l'intégrer et ainsi contourner leur volonté.

    Quand des entreprises ont un monopole par la "suprématie de leur création" c'est légitime, c'est "du mérite".

    Par contre quand des gens développent une base logicielle que tu n'as pas d'autres choix que d'utiliser parce que c'est ce qui se fait de mieux, de surcroît ils te la partagent gratuitement, tu ne respectes pas leurs volontés... Tu te caches derrière une astuce technico-légale, quelle classe.

    Et alors, ne serait-ce que réfléchir à d'autres moyens de financement pour pouvoir vivre de ton travail tout en respectant les volontés de tes prédécesseurs, c'est trop pour toi ?

  11. #31
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    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    Dans un forum où on cherche à se poser la question de la légitimité entre l'association d'idées entre le vol et la copie, venir mettre des commentaires du types "tu irais voler dans les supermarchés ?", c'est bien un sophisme.
    Non, cela est une réalité de comportement de l'usager, qui n'aurait pas le courage d'aller voler en rayon là où il fait ses petites discrètes opérations caché derrière du VPN.



    De même vos arguments sont purement légaux, et la morale n'est même pas évoqué dans vos propos. D'ailleurs vous n'avez prouvé à aucun moment la moindre capacité à les différencier.
    Etant liés, contrairement à vos affirmations, il est alors difficile de les détacher.
    La désobéissance civile et ces prétextes moraux sont habituels pour justifier une violation de loi en lieu de chercher à la faire évoluer et faute d'y arriver.

    On cherche à discuter la légitimité de ces lois ici, pas affirmer qu'elles existent
    C'est bien pour cela que je n'ai pas exclu l'idée qu'un jour ces idéaux communistes socialistes viennent au pouvoir et légitimisent la spoliation totale des auteurs, où en l'état elle est illégale.

    Votre seul argument que je retiens (il y en a t-il d'autres qui m'auraient échappés ?) : c'est que la copie est immorale parce qu'elle irait à l'encontre des intérêts économiques de créateurs, ne leur permettant plus de vivre de leur création.
    Mais du coup quand les auteurs ont déjà été payé depuis longtemps cela reste selon vous immoral = pourquoi ? (Moralement)
    Car tout créateur, personne physique ou morale, et ensuite les ayants droits (héritiers..) chercheront à maximiser les profits du labeur accompli.

    Prenons l'exemple des aspirateurs sans filtre Dyson. M. Dyson a fait à ses dépends environ 5000 prototypes avant d'arriver à son succès. Et dans l'esprit de la morale, il faudrait qu'il soit imputé à sa personne les dettes et le temps de mise au point, afin que d'autres puissent venir tirer profit de son idée et lui spolier ce qu'il aura mis tant d'années et d'argent à développer.

    Autre exemple différent, afin de montrer que le droit d'auteur ne prive pas l'humanité d'un bien, mais aide l'auteur à gagner sa vie de son vivant et donc le motiver à créer. Mozart, qui aura fini surendetté pour avoir avoir le nécessaire à vivre de sa compétence, aura fini à la fosse commune, et une fois l'oeuvre tombée dans le domaine public, a généré des milliards de chiffre d'affaire de ceux qui auront exploité de qu'ils ont fait.

    Autre exemple qui n'a encore rien à voir : un projet "philantropique" : Mygale.org, un hébergement bienfaiteur associatif (40000 sites personnels, soit la moitié de la publication web française) pour partager librement la connaissance, mais utilisant des ressources qui n'étaient pas prévues pour cela (réseau public RENATER) , faisant concurrence déloyale, a migré business donnant Multimania :

    Ces cas qui n'ont rien à voir les uns avec les autres illustrent que la morale n'a rien à voir là dedans et est le dernier des soucis : ce qui compte est la légalité et la pérennité, donc l'assurance du gain que cela génère.

    Cela fait partie des critiques sur la propriété intellectuelle. Vous avez repris certains de mes passages vis à vis de cela, mais uniquement pour rappeler des lois et des définitions (sans grand intérêt)
    Il y a tout intérêt de rappeler la loi face à des personnes qui appellent à la désobéissance civile.

    J'ai juste dit que la production purement intellectuelle, de par se nature est copiable, et que freiner cette copie à des fins économiques est contreproductif. J'ai décris de nombreuses fois comment et pourquoi.
    Un cours d'un entraineur de football ou un cours de musique est copiable, et relève de la propriété intellectuelle. D'ailleurs c'est bien pour cela qu'il existe des piratages de cours ou de ressources documentaires liées.

    Tout à fait, et l'industrie du logiciel voyant un marché se développé a vite compris que ce n'était pas dans son intérêt de ne pas faire du propriétaire.
    Donc le libre précède le propriétaire...
    Non, c'était de l'open source propriétaire, pas libre au sens de la GNU PL.

    Qui ne fait encore une fois référence qu'à l'aspect légal, vu que tu parles des licences et non des usages.
    La licence cadre l'usage, que ce soit la licence de logiciel propriétaire ou libre.

    Ici, selon moi, je paye des ayants-droit par système de verrouillage, je finance donc un système qui va à l'encontre de mes intérêts, mais aussi du bien commun : autant en financer un autre.
    Si votre intérêt est de ne pas rétribuer à qui revient le mérite, votre raisonnement est tout à fait correct.

    C'est faux. Le libre n'est pas une repompe sans créativité du propriétaire.
    C'est souvent le cas.
    Developpez.com d'ailleurs en ce moment propose à la un un article sur le créateur (qui n'est pas parti travailler gracieusement chez Microsoft) systemd https://linux.developpez.com/actu/37...-de-confiance/
    qui lui nous pouvons dire innove par rapport à init d'Unix system V (SysV init) qui était jusqu'alors l'implémentation choisie, repompée et dont on lui reproche des inspirations de SystemHost de Windows :
    ", les détracteurs arguant que l'approche de Lennart Poettering viole les principes de la philosophie Unix consistant à bien faire une seule chose, tandis que les partisans louent les avantages pratiques et les capacités modernes offertes par son logiciel. " confirmant l'état d'esprit de volonté de continuer à recopier Unix comme cela l'a été.

    Pour Blender, je vous confirme ne pas connaitre le sujet pour pouvoir en débattre, si ce n'est que ce n'est pas lui qui a inventé la modélisation de synthèse avec ou sans interface graphique.


    Et pour les inspirations d'autres logiciels, et bien c'est naturel. Les logiciels s'inspirent entre eux, qu'ils soient libres ou propriétaires.
    Par exemple, des interfaces utilisateurs peuvent relever de droits d'auteurs, et donc les reproduire en les imitant, étant violation.

    Et pour ce qui est des languages utilisés aux 4 coins du globe ? "des fantaisies contemporaines comme on pourrait en créer beaucoup"
    Si ça ce n'est pas de la mauvaise foi....
    C'est tout à fait censé pourtant.


    Bon je ne suis pas expert, mais je vais reprendre cet exemple qui semble te tenir à cœur vu que tu en as déjà parlé deux fois. Je ne suis pas du tout expert mais, de ce que j'ai compris : Apache n'est pas juste un remake, les possibilités qu'ils offrent sont bien plus nombreuses. La modularité du code permet beaucoup plus de chose que l'équivalent propriétaire.
    Tout comme aurait sans doute évolué NCSA si Apache ne lui avait pas pris le marché.
    Mais NCSA a le mérite de l'innovation, le libre n'a fait que de rajouter des fonctionnalités comme n'importe qui rajouterais des fonctionnalités à n'importe quel logiciel.

    Wikipédia n'a jamais prétendu avoir le mérite de la création des connaissances qu'ils proposent. Sinon cela vous embête tant que ça que les connaissances soient accessibles pour se cultiver ?
    Lorsque cela vient affaiblir ce dont Wikipédia se nourrit, les sources, effectivement, on peut se poser des questions. (baisse de vente de livres, de fréquentation de bibliothèques...). D'ailleurs dans le milieu universitaire est a été dès le début rappeler que Wikipédia n'était pas à considérer, seulement les sources en tant que piste de document à consulter.

    - 1 : supprimer le logiciel propriétaire n'est pas la volonté. La volonté est de maximiser l'accès libre.
    Qui va asphyxier le propriétaire, comme pour les encyclopédies.

    Et biens que ce soit les individus ou les gouvernements, cet argent sera utilisé à d'autres fins, et donc générera des impôts dans d'autres secteurs
    Comme rétribuer les acteurs du libre ayant noyé avant le marché du propriétaire.

    Mais je conviens que ce combat libre, propriétaire, à orientation politique de la part des décideurs est un peu usé, du fait que ce qui compte maintenant c'est de faire de la "data", que ce soit avec des logiciels libres ou propriétaires. Et donc forcer de plus en plus au passage au "numérique".

    Tu noteras qu'une partie des logiciels libres ont été recodé par les mêmes développeurs qui bossaient dans l'entreprise privée.
    Si leur contrat le permet... Il y a parfois des clauses de non concurrence, de secret,...

    La volonté de quelqu'un qui s'est formé dans la recherche pharmaceutique, c'est de développer des médicaments qui sont utiles aux gens
    Sa volonté est avant tout de gagner sa vie et rentabiliser ses études. Je ne connais de groupement de recherche et développement pharmaceutique "libre".

    Ce que tu défends ici ça porte un nom : c'est la loi du plus fort.
    Il y a tout lieu à défendre la force des ayants droits, effectivement.

    Et par ailleurs, si je trouve légitime qu'un programme puisse être propriétaire, qu'en est-il d'une idée ?
    Certaines sont brevetables, d'autres non. Si on ne veut se la faire voler, il faut la taire.

    Est-ce qu'une seule fois j'ai plaidé pour la suppression totale des droits d'auteurs ?
    C'est une idéologie qui existe et que j'ai rappelée dans le cadre de l'allusion de M. Stallman quant aux logiciels propriétaires.

    Exécuter... Pas reprendre pour ajouter une couche et revendre en propriétaire ce qui a été développé en libre...
    Oui mais le principe de la licence GNU dit aussi :
    "Liberté 1. La liberté d'étudier le fonctionnement d'un programme et de l'adapter à ses besoins, ce qui passe par l'accès aux codes sources ;"
    Ce qui rend un interfaçage avec du propriétaire tout à fait autorisé.
    Et un autre principe indiquant :
    "Liberté 3. La liberté de faire bénéficier la communauté des versions modifiées."
    Liberté n'est pas obligation, et d'autre part, ce n'est que le logiciel GNU modifié (donc les appels au logiciel propriétaire) qui aurait lieu d'être dévoilé.
    Ma pratique respecte tout à fait la licence GNU, quoique vous tentiez d'en démontrer le contraire.

  12. #32
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    Non, cela est une réalité de comportement de l'usager, qui n'aurait pas le courage d'aller voler en rayon là où il fait ses petites discrètes opérations caché derrière du VPN.
    Il n'y a pas de vol physique, justement parce que ce n'est pas un vol physique...
    Quant à dire que la copie serait du vol, à mon sens cela reste à prouver.
    Vous avez encore une fois affirmé votre point de vue sans le justifier...

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Etant liés, contrairement à vos affirmations, il est alors difficile de les détacher.
    Donc toutes les lois pro-apartheid sont morales ?
    Nos lois contiennent des injustices. Encore faut-il faire l'effort de les identifier.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    La désobéissance civile et ces prétextes moraux sont habituels pour justifier une violation de loi en lieu de chercher à la faire évoluer et faute d'y arriver.
    Je pense que beaucoup d'efforts et de tentatives juridiques en ce sens sont réalisés. Je pense que les propriétaires gagnent beaucoup d'argent avec ce système de verrouillage, et qu'ils ont les moyens de maintenir ces lois avec les lobbys aux dépens de toute moralité.

    Comme les pesticides, pourtant démontré comme cancérigènes par la communauté scientifique, restent légaux pour défendre des intérêts économiques.

    C'est aussi lié à la complexité du dossier, la propriété intellectuelle n'est pas immorale dans tous les cas. C'est pour ça que le plus simple, c'est développer des alternatives libres et légales, plutôt que de pirater les solutions propriétaires.

    Toujours est-il que lorsqu'on fait une copie d'un produit protégé par propriété intellectuelle dans son coin, parce que moralement on estime que c'est pertinent et que les créateurs ont déjà été rémunéré, on ne fait rien de mal (mon opinion).
    D'ailleurs aucun particulier n'a jamais été condamné pour ça.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Car tout créateur, personne physique ou morale, et ensuite les ayants droits (héritiers..) chercheront à maximiser les profits du labeur accompli.
    Pas tous, pas tous...

    Tout le monde n'agit pas pour maximiser les gains. Tout le monde doit se nourrir. Tout le monde ne cherche pas à "maximiser".

    Je pense que beaucoup créateurs, qu'ils soient scientifiques et artistiques, espèrent mieux pour leurs créations. Mais qu'ils n'ont d'autres choix au sein du système économique. Bâtissons la et proposons leur.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Prenons l'exemple des aspirateurs sans filtre Dyson. M. Dyson a fait à ses dépends environ 5000 prototypes avant d'arriver à son succès. Et dans l'esprit de la morale, il faudrait qu'il soit imputé à sa personne les dettes et le temps de mise au point, afin que d'autres puissent venir tirer profit de son idée et lui spolier ce qu'il aura mis tant d'années et d'argent à développer.
    Je comprends votre point.

    D'où ma proposition :
    - financer en amont la création intellectuelle, pour qu'elle ne soit plus à perte : ainsi elle serait aussi accessible à ceux qui n'ont pas de quoi investir.

    Et la critique :
    - Dyson n'a pas inventé les aspirateurs. Toutes innovations qu'ils proposent se basent sur d'autres. D'où ma question : est-ce légitime ?
    En vendant des aspirateurs, Dyson n'est pas juste rétribué pour la production ou pour ses idées propres, il est aussi rétribué pour toutes les technos d'aspirateur dont il s'est inspiré, toutes les idées qu'il a copié/dérivé pour créer ses produits. Il a très bien fait : cela permet de produire de meilleurs aspirateurs. Mais quand il veut empêcher les autres de faire de même, et use de l'appareil juridique pour cela, je trouve ça questionnable.
    Dans la mesure où toutes créations peuvent être le point de départ d'autres : l'empêcher, instaurer une culture des ayants-droits et la permission cela favorise-t-il la création ? Moi je pense que cela la freine.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Autre exemple différent, afin de montrer que le droit d'auteur ne prive pas l'humanité d'un bien, mais aide l'auteur à gagner sa vie de son vivant et donc le motiver à créer. Mozart, qui aura fini surendetté pour avoir avoir le nécessaire à vivre de sa compétence, aura fini à la fosse commune, et une fois l'oeuvre tombée dans le domaine public, a généré des milliards de chiffre d'affaire de ceux qui auront exploité de qu'ils ont fait.
    Bon vu que l'auteur n'a pas gagné quoi que ce soit grâce au droit d'auteur, cela ne prouve pas grand chose. En même temps votre démonstration, écrite à la va-vite, est encore bourrée de faute et sans conclusion claire.

    Dire que grâce au droit d'auteur, il aurait pu gagner des milliards, cela reste à prouver. Parce que justement, c'est aussi parce que son œuvre était accessible dans le domaine public, qu'elle a eu un tel succès. Peut-être que s'il avait fallut payer pour y accéder, elle n'aurait pas eu le même retentissement.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Autre exemple qui n'a encore rien à voir : un projet "philantropique" : Mygale.org, un hébergement bienfaiteur associatif (40000 sites personnels, soit la moitié de la publication web française) pour partager librement la connaissance, mais utilisant des ressources qui n'étaient pas prévues pour cela (réseau public RENATER) , faisant concurrence déloyale, a migré business donnant Multimania :
    Je ne vois pas le rapport de cet exemple avec le reste.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Ces cas qui n'ont rien à voir les uns avec les autres illustrent que la morale n'a rien à voir là dedans et est le dernier des soucis : ce qui compte est la légalité et la pérennité, donc l'assurance du gain que cela génère.
    Vous êtes ici la démonstration de la déshumanisation totale du système libéral. Bien sûr que si, étudier nos actes sur le plan moral fait sens... La morale devrait être le premier de nos soucis, pour toutes nos actions.
    Et nos lois sont sensé l'encadrer, et quand ce n'est plus le cas nous devons réfléchir, trouver des solutions etc. Et potentiellement les transgresser. D'où la désobéissance civile.
    Penser par le gain quoi qu'il en coûte, ne mène à rien de bien sensé.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il y a tout intérêt de rappeler la loi face à des personnes qui appellent à la désobéissance civile.
    Rappeller que c'est illégal, et dire de faire attention à la morale associé, bien sûr.

    Les rappeler en boucle comme des arguments d'autorité dans un débat ou ces lois sont ce qu'on cherche à questionner, là à mon sens ça n'a pas d'intérêt.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Un cours d'un entraineur de football ou un cours de musique est copiable, et relève de la propriété intellectuelle. D'ailleurs c'est bien pour cela qu'il existe des piratages de cours ou de ressources documentaires liées.
    Ok je vois où voulez en venir. Vous m'aviez perdu en énumérant les biens nécessaires à ces activités avec.
    Le professeur, lui, n'est pas copié-collable, ni le temps qu'il passe à enseigner.

    Donc pour cet exemple précis, que toutes les ressources que les professeurs utilisent pour construire leurs cours soient libre d'accès, ce serait génial : ils auraient accès à de meilleures ressources que celles qu'ils devraient payer aujourd'hui et ce sans payer. Il en serait d'ailleurs légitime qu'ils participent à leur tour à l'étouffement de cette base de connaissances.
    De fait les cours seraient potentiellement moins cher, les profs ayant moins de frais à payer (ou plus de marges pour eux à eux de voir).

    Mais pas gratuit, il n'est pas question ici que qui ce soit bosse gratuitement (d'où la volonté de financer le libre d'ailleurs).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Si votre intérêt est de ne pas rétribuer à qui revient le mérite, votre raisonnement est tout à fait correct.
    Mon intérêt, c'est que tout le monde ait accès à l'immatériel pour pouvoir bâtir ensemble.
    Franchement à quoi ça sert de dire des trucs comme ça ? C'est juste démontrer que vous ne comprenez pas la question qui est posée...

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Developpez.com d'ailleurs en ce moment propose à la un un article sur le créateur (qui n'est pas parti travailler gracieusement chez Microsoft) systemd https://linux.developpez.com/actu/37...-de-confiance/
    qui lui nous pouvons dire innove par rapport à init d'Unix system V (SysV init) qui était jusqu'alors l'implémentation choisie, repompée et dont on lui reproche des inspirations de SystemHost de Windows :
    ", les détracteurs arguant que l'approche de Lennart Poettering viole les principes de la philosophie Unix consistant à bien faire une seule chose, tandis que les partisans louent les avantages pratiques et les capacités modernes offertes par son logiciel. " confirmant l'état d'esprit de volonté de continuer à recopier Unix comme cela l'a été.
    "Malgré la résistance farouche des traditionalistes Unix qui préféraient des approches plus simples et modulaires, Systemd a été adopté par pratiquement toutes les principales distributions Linux."
    - Extrait de votre référence, qui montre que ces "traditionnels Unix" sont minoritaires au sein de leur communauté.

    Encore une fois vous prenez des cas isolés pour l'étendre au cas général sans que cela soit justifié.

    Même si Linux n'était qu'un simple repompage d'Unix (sur lequel il se base quoi qu'il en soit), ce dont je doute fortement (d'ailleurs tous les systèmes linux Android ne sont pas des unix-like : https://unix.stackexchange.com/quest...s-linux-a-unix) même si je ne suis pas du tout expert, ça ne rendrait par pour autant votre extension "les logiciels libre sont souvent des repompes de logiciels propriétaires" valide. Les codes et logiciels libres sont trop nombreux pour pouvoir affirmer une telle chose.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Tout comme aurait sans doute évolué NCSA si Apache ne lui avait pas pris le marché.
    Mais NCSA a le mérite de l'innovation, le libre n'a fait que de rajouter des fonctionnalités comme n'importe qui rajouterais des fonctionnalités à n'importe quel logiciel.
    Et bien ça reste à prouver. Cet ecart n'est pas du à la supériorité méthodologique de l’open source (favoriser la collaboration, la transparence etc.) ? Auquel cas ce serait faux.

    Et on pourrait tout à fait dire "NCSA n'a fait qu'ajouter des fonctionnalités aux normes informatiques de l'époque". Votre façon de n'attribuer du mérite qu'au propriétaire me semble fort dogmatique.

    Ajouter des fonctionnalités, c'est de l'innovation. "Il n'a fait qu'ajouter la chaîne au vélo déjà existant" -> il a quand même créé la chaîne de vélo, et grâce à ça on est passé du Grand Bi au vélo moderne.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Lorsque cela vient affaiblir ce dont Wikipédia se nourrit, les sources, effectivement, on peut se poser des questions. (baisse de vente de livres, de fréquentation de bibliothèques...).
    Encore un sophisme de la vitre cassée : vous enumerez les pertes visibles sans prendre en compte les bénéfices.
    Il y a une baisse de vente de livre, de fréquentation des bibliothèques (déjà que wikipédia soit responsable je suis pas sûr) ok, mais si les informations sont consommées par d'autres biais, il n'y a pas de baisse de l'intelligence.
    Pareil pour la création des connaissances : les encyclopédies propriétaires, sur quoi se basent-elles ? Est-ce que wikipédia nuit à la création des connaissances, ou est-ce qu'elle court-circuite un intermédiaire, en étant plus efficace autant sur le partage que sur la collection des connaissances ?
    De nombreux universitaires vont d'ailleurs eux même remplir les pages wikipedia des sujets dont ils sont experts pour favoriser l'accès des connaissances relatives à leurs domaines. Ainsi potentiellement moins d'erreurs d'interprétations de la part de l'éditeur et ses associés.
    De même, toutes les personnes ayant accédé à des connaissances par ce biais ont progressé, et sont donc plus à même de produire à leur tour des connaissances. Qu'en est-il de la connaissance produite à partir de celle disponible sur Wikipédia donc ?

    Bref dire que wikipédia détruit ce sur quoi il se base en aspirant les connaissances comme une sangsue, pour ensuite laisser la société orpheline, sans créateurs de connaissances, c'est n'importe quoi. Quand on veut se renseigner en profondeur sur un sujet, on va toujours se référer à un livre sur ce sujet spécifique, wikipédia ne suffit pas.
    Les créateurs de connaissances, qu'ils soient universitaires ou autres, existent et travaillent toujours.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Sa volonté est avant tout de gagner sa vie et rentabiliser ses études. Je ne connais de groupement de recherche et développement pharmaceutique "libre".
    Je pense que les gens font des études en médecine d'abord pour soigner des gens, et qu'ensuite ils veulent vivre de leur travail.

    Il n'y a de groupe "libre" mais il existe de nombreux laboratoires de recherche en sciences ouvertes qui n'ont l'argent mais la connaissance comme principal moteur (en biologie, recherche contre le cancer, etc.).

    Par exemple ce programme canadien : https://conscience.ca/fr/developper-...-ouverte-dmso/

    C'est reconnu par le secteur pour être un enjeu important, regarde ici cette présentation de Jean-Pierre Finance à l'académie nationale de pharmacie (https://www.acadpharm.org/seances/pa...30&id_doc=4850 )

    Et justement que ce secteur primordial soit autant détourné pour des enjeux économiques devrait poser question. Créer des alternatives libres et collaboratives, ouvertes, me semble indispensable.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il y a tout lieu à défendre la force des ayants droits, effectivement.
    C'est bien justifié...

    Défendre la force et son usage sont aussi deux choses distinctes : ils resteraient économiquement et structurellement en position de force même sans les brevets.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Certaines sont brevetables, d'autres non. Si on ne veut se la faire voler, il faut la taire.
    Ce n'est pas légitime pour autant...

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    C'est une idéologie qui existe et que j'ai rappelée dans le cadre de l'allusion de M. Stallman quant aux logiciels propriétaires.
    Vous la présentez comme mienne de façon fallacieuse "vous en déplaise".

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Ma pratique respecte tout à fait la licence GNU, quoique vous tentiez d'en démontrer le contraire.
    Vous respectez la licence, pas la volonté des auteurs (Mon explication était pourtant détaillée et explicite à ce sujet ><)

    Vous utilisez du libre sous licence GPL sans participer au libre. Leur volonté est que tout ce soit fait à partir et usant de leur travail soit aussi en libre = vous contournez leur volonté.
    En soit c'est pas cool, pas respectueux des prédécesseurs, mais pas immoral pour autant (vous ne leur retirez rien en soit) : si vous jugez cela pertinent vous devez avoir vos raisons.




    Bref notre débat est un peu stérile. Je vais recentrer en revenant la dessus :

    Payer une fois le développement intellectuel (ensemble des productions copiables) pour que tout le monde ait accès ensuite (copie autorisée sans limite) : C'est un super système et ce serait totalement viable, non ? En vrai juste sur ce principe et ce principe seulement, qu'est ce qui ne te conviendrait pas ?

    Parce c'est ça mon point central, qui ne répond pas tout à fait à la question de la copie interdite, mais trouve une solution détournée.

  13. #33
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    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    Il n'y a pas de vol physique, justement parce que ce n'est pas un vol physique...
    Quant à dire que la copie serait du vol, à mon sens cela reste à prouver.
    Le terme juridique précis est contrefaçon. L'analogie avec le vol physique en terme de sanctions est souvent employée pour illustrer la gravité de l'acte alors qu'il parait anodin. (tout comme les messages pédagogiques faisant jeu de mot avec photocopiage et photoco-pillage).
    L’article L335-2 du Code de la Propriété intellectuelle prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende pour la contrefaçon d’œuvres protégées, dont font partie les logiciels.

    Comme les pesticides, pourtant démontré comme cancérigènes par la communauté scientifique, restent légaux pour défendre des intérêts économiques.
    Rien n'empêche un consommateur d'acheter bio.

    Si vous voulez parler de la protection du végétal, c'est à l'inverse du logiciel. Le logiciel est de fait protégé par les lois sur la propriété intellectuelle. L'obtention végétale par défaut ne l'est pas, c'est à l'obtenteur de protéger en payant ce qu'il aura mis longtemps à développer comme nouvelle variété.

    C'est un terrain de jeu là aussi de rhétoriques d'extreme gauche-gauche, avec des polémiques infondées visant à atteindre, et il y sont arrivés, le système de commercialisation des végétaux qui exigeait, pour l'intérêt du consommateur, des inscriptions dans des catalogues officiels (pour la vente uniquement, contrairement à ce que laissaient penser certains agitateurs, le don n'était nullement entravé, là encore, des situation déformées sur qui est la victime et l'agresseur).

    D'où ma proposition :
    - financer en amont la création intellectuelle, pour qu'elle ne soit plus à perte : ainsi elle serait aussi accessible à ceux qui n'ont pas de quoi investir.
    En faisant un revenu universel du créateur (ce qui n'a plus lieu d'être vu que l'IA créée maintenant), c'est aussi porter atteinte au mérite. Comme la subvention souvent.

    - Dyson n'a pas inventé les aspirateurs.
    L'innovation porte sur l'ajout d'un système sans filtre sur un dispositif ménager qu'il n'a pas inventé, dans le cadre du respect des droits des autres, ce sont bien mes propos.
    Les brevets, droits d'auteur, ont une expiration. Un brevet n'empêche pas de continuer à avancer (ce n'est pas Microsoft qui a inventé la souris, les interfaces graphiques...). Il suffit de rétribuer l'inventeur tant que ses droits courent pour le mérite de son travail.


    Dire que grâce au droit d'auteur, il aurait pu gagner des milliards, cela reste à prouver. Parce que justement, c'est aussi parce que son œuvre était accessible dans le domaine public, qu'elle a eu un tel succès.
    Le cas Mozart était pour illustrer qu'une protection expire, et d'autres en profitent allègrement ensuite, des milliards de chiffre d'affaire, donc l'humanité n'est pas pénalisée par les droits qui couvraient l'auteur (en fait à l'époque ils n'existaient même pas pour les auteurs de musique, ils ont été instaurés que peu après, ils n'étaient que pour les auteurs de littérature, il n'y avait que des exclusivité d'impression d'éditeur de partitions de musique), même s'il n'en a pas fait fortune, du temps où ils étaient en vigueur.


    Le professeur, lui, n'est pas copié-collable, ni le temps qu'il passe à enseigner.
    Des piratages de cours, cela existe. Cela peut se monétiser ensuite (la matière enseignée relève du domaine public, mais la façon dont l'enseignement est transmis lui est personnel à l'enseignant).

    "Malgré la résistance farouche des traditionalistes Unix qui préféraient des approches plus simples et modulaires, Systemd a été adopté par pratiquement toutes les principales distributions Linux."
    - Extrait de votre référence, qui montre que ces "traditionnels Unix" sont minoritaires au sein de leur communauté.
    Non justement, les préceptes KISS de Unix sont regrettés par beaucoup, même si des distributions ont évolué en abandonnant SysV init.


    même si Linux n'était qu'un simple repompage d'Unix (sur lequel il se base quoi qu'il en soit), ce dont je doute fortement
    La page Stackexchange que vous citez en source le rappelle " Strictly speaking, Linux is an operating system kernel that is designed like Unix's kernel."

    Et bien ça reste à prouver. Ce n'est pas du à la supériorité méthodologique de l’open source réside (favoriser la collaboration, la transparence etc.) ?
    Oui les Unix propriétaires étaient développés en mode "cathédrale", Linux en mode "bazar", je vous accorde tout à fait que le mode organisationnel quant à lui est différent.

    Votre façon de n'attribuer du mérite qu'au propriétaire me semble fort dogmatique.
    Dans un contexte où il est habituel de se flater d'innovations qui n'en sont pas alors qu'elles sont le fait des autres, rappeler qui est le créateur innovant est toujours salutaire.


    Il y a une baisse de vente de livre, de fréquentation des bibliothèques (déjà que wikipédia soit responsable je suis pas sûr) ok, mais si les informations sont consommées par d'autres biais, il n'y a pas de baisse de l'intelligence.
    Pareil pour la création des connaissances : les encyclopédies propriétaires, sur quoi se basent-elles ? Est-ce que wikipédia nuit à la création des connaissances, ou est-ce qu'elle court-circuite un intermédiaire, en étant plus efficace autant sur le partage que sur la collection des connaissances ?
    L'usager la plupart du temps se contente de wikipedia sans acheter la source. Donc par la même affaibli financièrement les auteurs de la source ayant été exploitée.
    C'est la gratuité d'accès qui est la différence avec l'encyclopédie éditoriale conventionnelle.
    Wikipedia n'est pas créateur de valeur en terme de contenu intellectuel, ce sont des résumés d'ouvrages (ou journaux...) de licence propriétaire le plus souvent.


    Vous respectez la licence, pas la volonté des auteurs (Mon explication était pourtant détaillée et explicite à ce sujet ><)
    Il est de la volonté des auteurs d'avoir choisi cette licence, ils auraient pu inventer ou opter pour une licence m'empêchant de faire ce que m'autorise la GPL, ce que j'aurais respecté bien sûr.

    Vous utilisez du libre sous licence GPL sans participer au libre.
    Tout à fait, je veux rester maitre de ce que je crée, de ce qu'il en sera fait, que d'autres ne fassent pas du profit ou des usages non souhaités sur mon dos, d'affaiblir le milieu économique du programmeur (car l'IA aussi tire fort profit du libre) donc je me refuse à participer au libre.
    Quant à ce qui sera fait de ce que vous avez mis en libre, qui pourrait même être utilisé contre vos "valeurs", on pourrait faire de l'analogie avec du don de sperme : vous ne savez pas ce qui en sera fait, si cela va être pour créer un hybride de vous avec un "monstre" que jamais vous n'auriez choisi pour porter l'enfant, ... alors qu'il est promu que c'est une démarche altruiste pour les couples à mâles infertiles et leur permettre ainsi d'accéder à ce qu'ils n'auraient pas autrement.

    Payer une fois le développement intellectuel (ensemble des productions copiables) pour que tout le monde ait accès ensuite (copie autorisée sans limite)
    Un auteur qui souhaiterait considérer cela serait tout à fait à même à mettre en place un tel dispositif avenant aux disposition standard qui protègent son œuvre.
    Nul besoin de changer la loi pour cela.

    Il y a aussi la monnaie libre aussi, s'inscrivant dans la lignée du logiciel libre, à savoir faire fléchir ce qui est institutionnalisé...

  14. #34
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Le terme juridique précis est contrefaçon. L'analogie avec le vol physique en terme de sanctions est souvent employée pour illustrer la gravité de l'acte alors qu'il parait anodin. (tout comme les messages pédagogiques faisant jeu de mot avec photocopiage et photoco-pillage).
    Pour moi ça paraît anodin parce que ça l'est. Et ces parallèles n'ont dès lors pas lieu d'être.

    On ne perd pas quoi que ce soit lorsqu'on copie quelque chose, seuls les ayants droits perdent un droit d'exploitation.
    La légitimité de ce droit peut et doit être remis en question. Notamment lorsque les créateurs qu'ils sont sensé protéger ont déjà été rémunéré depuis longtemps.

    Quand les frais ont déjà été amorti, ce n'est pas seulement une plus value ou du bénéfice : il s'agit d'extorsion. Faire payer à la société 1000€ un truc qui a couté 10€, ce n'est pas du "mérite", c'est une escroquerie. Et c'est aussi cette escroquerie que le libre entend contourner. Et que la propriété intellectuelle malgré ses bonnes intentions permet de verrouiller. Tu veux contourner un monopole non légitime ? Tu vas en prison.

    C'est aussi ça le financement en amont : fixer les coûts ensemble de manière transparente. Pour mieux rémunérer les créateurs mais aussi avoir un accès à un prix juste à l'échelle de la société.

    Je trouve que c'est le grand tour de force de la propagande de la propriété intellectuelle. Cette libéralisation de la connaissance permet de mettre dos à dos les consommateurs et les créateurs.
    Les créateurs sont precarisé par ce système. Ils dépendent de la vente, rendant leur production sensible à un marché dont ils dépendent.
    Et les utilisateurs sont pareils dépendant à un marché, dont ils dépendent pour accéder.
    Et les deux sont montés dos à dos : les créateurs seraient précaires à cause des téléchargements, à cause des contournements de leurs droits qui leur permettent de vivre de leur travail. Et les utilisateurs seraient bloqués par des créateurs avides, voulant générer un maximum de profit à partir de leurs créations, quelque soit le temps où l'argent qu'ils aient investi dedans, aux dépens de l'accessibilité.
    Les auteurs commes les utilisateurs auraient beaucoup à gagner avec un système plus stable et durable. Un meilleur lien entre eux sans cet intermédiaire qui ponctionne, qui verrouille.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    L’article L335-2 du Code de la Propriété intellectuelle prévoit des sanctions pouvant aller jusqu’à 3 ans d’emprisonnement et 300 000 euros d’amende pour la contrefaçon d’œuvres protégées, dont font partie les logiciels.
    Encore un rappel de la loi sans la moindre justification quant à sa relevance.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Rien n'empêche un consommateur d'acheter bio.
    Une manière classique (désolé j'étais obligé) de reporter la faute sur les consommateurs : s'ils consommaient bio, alors le problème serait résolu.
    Les pesticides ne sont ainsi plus la faute de ceux qui épandent des pesticides (un relativement beau tout de force je trouve).

    Si la consommation reste un levier de modification de société, la production qui la permet et l'organise, reste le principal levier.

    C'est aussi pour ça que beaucoup n'ont pas accès au bio, que ce soit d'un point de vue logistique ou économique.

    Et dans le sujet 1er de cette discussion, cela reviendrait à dire que pour libérer la propriété intellectuelle plutôt que regarder des films propriétaires ils devraient regarder des films libres. On voit bien que ça ne marcherait pas, que ce n'est pas le principal levier de modification.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    En faisant un revenu universel du créateur (ce qui n'a plus lieu d'être vu que l'IA créée maintenant), c'est aussi porter atteinte au mérite. Comme la subvention souvent.
    Je n'ai parlé ni de revenu universel, ni de subvention. C'est quand même très pratique de systématiquement prêter des positions et des propos à la personne avec laquelle on discute. C'est une façon de faire glisser le sujet, mais pas de faire avancer le débat.

    Ce que j'ai proposé, c'est du financement participatif. Non pas des taxes imposées, mais un système librement financé, puis librement partagé, de manière juste et transparente.

    Et quelque soit la méthode de financement, le financement en amont fait plus sens pour moi (toujours dans cette logique de payer les développements futurs plutôt que rétribuer les développements passés).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    L'innovation porte sur l'ajout d'un système sans filtre sur un dispositif ménager qu'il n'a pas inventé, dans le cadre du respect des droits des autres, ce sont bien mes propos.
    Les brevets, droits d'auteur, ont une expiration. Un brevet n'empêche pas de continuer à avancer (ce n'est pas Microsoft qui a inventé la souris, les interfaces graphiques...). Il suffit de rétribuer l'inventeur tant que ses droits courent pour le mérite de son travail.
    Je ne vous prêtais pas cette position, j'expliquais que toute innovation part de quelques choses pour arriver quelque part.

    Je dis que ces brevets sont un frein. Par exemple un grand boum dans le milieu des robots chirurgicaux, a eu lieu lorsque de nombreux brevet de Intuitive Surgical sont arrivés (d'ailleurs le terme "tomber" est lui aussi connoté : comme s'il était perdu lorsqu'on y a enfin accès) dans le domaine public. Cela veut bien dire que laboratoires comme entreprises étaient avant bloquée par ce procédé juridique. Donc moins d'innovations.

    Et s'il faut payer pour innover, et bien nécessairement c'est un frein.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Le cas Mozart était pour illustrer qu'une protection expire, et d'autres en profitent allègrement ensuite, des milliards de chiffre d'affaire, donc l'humanité n'est pas pénalisée par les droits qui couvraient l'auteur (en fait à l'époque ils n'existaient même pas pour les auteurs de musique, ils ont été instaurés que peu après, ils n'étaient que pour les auteurs de littérature, il n'y avait que des exclusivité d'impression d'éditeur de partitions de musique), même s'il n'en a pas fait fortune, du temps où ils étaient en vigueur.
    Alors dire que les droits de propriété intellectuelle ce n'est pas grave, et qu'on est content en tant que société quand ils expirent, je ne comprends pas en quoi cela défend la propriété intellectuelle.

    Pourquoi ne pas en profiter tout de suite en fait ?

    L'humanité n'est pas pénalisée ad vitam eternam, mais elle est pénalisée quand même. Et quand on voit les différentes durées des brevets, propriété intellectuelle, c'est des temps relativement long. Tout particulièrement à l'échelle des individus.

    Ce système économique est un frein, autant pour les artistes qui doivent montrer patte blanche à un système économique vereux, que pour le utilisateurs qui sont contraints à des conditions d'accès decorellés des conditions de création (Le prix ne dépend pas du coût d'amortissement).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Des piratages de cours, cela existe. Cela peut se monétiser ensuite (la matière enseignée relève du domaine public, mais la façon dont l'enseignement est transmis lui est personnel à l'enseignant).
    Et bien c'est parce qu'ils sont protégés par propriété intellectuelle que c'est considéré comme un piratage...
    Sinon c'est un simple partage (ce qui fait totalement sens, dans la volonté de construire et coordonner les connaissances dans un but de transmission).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    La page Stackexchange que vous citez en source le rappelle " Strictly speaking, Linux is an operating system kernel that is designed like Unix's kernel."
    Même en continuant de perpétrer cette philosophie de développement, cela n'exclue pas l'innovation.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Dans un contexte où il est habituel de se flater d'innovations qui n'en sont pas alors qu'elles sont le fait des autres, rappeler qui est le créateur innovant est toujours salutaire.
    Dans la mesure où vous basez vos propres travaux sur du libre, je trouve cette attribution du mérite plus que farfelue.

    Je pense que votre manière de déterminer qui est le créateur innovant ou non n'est pas objective. Comme si aucun logiciel n'avait été créé sans business plan propriétaire... (Et quand bien même ça ne voudrait pas dire que c'est une mauvaise idée)

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    L'usager la plupart du temps se contente de wikipedia sans acheter la source. Donc par la même affaibli financièrement les auteurs de la source ayant été exploitée.
    C'est la gratuité d'accès qui est la différence avec l'encyclopédie éditoriale conventionnelle.
    Wikipedia n'est pas créateur de valeur en terme de contenu intellectuel, ce sont des résumés d'ouvrages (ou journaux...) de licence propriétaire le plus souvent.
    Pour moi, c'est parce que les modèles économiques de ces sources ne tiennent plus la route. Pas seulement face à une concurrence de Wikipédia qui serait déloyale, mais face au besoin d'accès à la connaissance de la population pour évoluer, pour s'accomplir.

    Nous serons d'accord que le travail de ces sources est précieux, et que comme tout bien précieux il convient de protéger leur situation. Pour moi ça ne devrait pas passer par la propriété intellectuelle, qui transforme les connaissances en produit, et ainsi soumet les créateurs aux lois du marché. Cela devrait passer par un financement stable et durable en amont.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il est de la volonté des auteurs d'avoir choisi cette licence, ils auraient pu inventer ou opter pour une licence m'empêchant de faire ce que m'autorise la GPL, ce que j'aurais respecté bien sûr.
    Et bien ils ont pris la licence la plus restrictive du libre et vous avez trouvé le moyen de la détourner.
    Il y a toujours des moyens de contourner les lois. D'où l'intérêt de partager des valeurs morales, de se mettre d'accord sur des principes de fonctionnement.

    Et ces désaccords sur les principes de fonctionnement sont précieux : ils nous permettent de se remettre en question en tant que société (Même si je pense que c'est plus valable pour le propriétaire à qui j'ai des choses à reprocher, c'est tout autant valable pour le libre - si tout était impeccable il y aurait une adhésion plus large. Bref les deux se doivent d'évoluer pour pouvoir avancer en synergie).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Tout à fait, je veux rester maitre de ce que je crée, de ce qu'il en sera fait, que d'autres ne fassent pas du profit ou des usages non souhaités sur mon dos, d'affaiblir le milieu économique du programmeur (car l'IA aussi tire fort profit du libre) donc je me refuse à participer au libre.
    Je pense qu'ici la maîtrise est une illusion. Bon la on va encore glisser sur un autre sujet... Mais forcément les gens trouveront un moyen ou un autre de contourner vos volontés.
    Brevet = développement parallèle
    Code fermé = rétro ingénierie

    Et que tout ce temps passé à tenter de verouiller et copier des idées n'est pas passé à en développer de nouvelles.

    Et qu'en tant que société on aurait tout intérêt à pouvoir accéder aux travaux les uns des autres.

    On ne le fait pas pour des raisons économiques. C'est là qu'elle perd son rôle : permettre et fluidifier les échanges de manière juste (c'est pour ça qu'on a introduit l'argent en société). Ici l'économie n'est plus un support mais une finalité. Une finalité qui nous monte les uns contre les autres, jusqu'à considérer son prochain comme un concurrent.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Quant à ce qui sera fait de ce que vous avez mis en libre, qui pourrait même être utilisé contre vos "valeurs"
    Pourquoi mettre des guillemets à "valeurs" ?

    Et bien c'est quelquechose que j'accepte...
    J'ai relativement confiance en mon prochain, et je pense que si les gens réussissent à faire ce qu'ils jugent juste, même s'ils commettent des erreurs, feront avancer les choses d'une façon ou d'une autre dans la bonne direction. Tu veux faire du propriétaire à partir de mon travail ? Ce n'est pas ma philosophie mais fonce champion. Je n'ai pas la prétention de tout comprendre au point d'être à même de choisir à la place des autres ce qu'ils font, même à partir de ce que j'ai fait. Sûrement que de leur point de vue et dans leurs conditions ils ont de très bonnes raisons de faire les choses comme ils le font. Alors qu'ils les fassent (même du propriétaire même si je trouve cela terriblement dommage de ne pas mettre en commun).

    Faire des erreurs, que ce soit en tant qu'individu ou que société, c'est le coût de la liberté.

    Et ces verrouillages n'empêchent pas les erreurs au contraire (pour moi ce verouillage est une erreur et un manque de confiance en les autres. Si je donne sans qu'on me rende et bien je perds. Parce que lui a mes connaissances plus les siennes, quand je n'ai que les miennes. Alors qu'en soit on sait tous qu'on serait tous plus intelligent en partageant. Ancrer ce système de privatisation comme étant normal c'est ancrer la méfiance comme étant normale).

    Un logiciel propriétaire peut lui aussi très bien être utilisé contre vos valeurs. C'est même le plus probable, vu que vous perdez tous vos droits sur vos créations au profit de votre entreprise. Du coup si votre patron choisit de collaborer avec un régime totalitaire, qu'est-ce que vous pouvez y faire ? Même en indépendant, vous êtes dépendant de vos clients, qui peuvent vous imposer leur volonté (notamment si vos services se concentrent sur un secteur d'intérêt précis).

    Et je finirai par dire que tous les programmes vraiment malfaisant sont tous fermés et propriétaires. Que ce soit les codes à des fins militaires pour tuer des gens, les programmes de fichage et d'espionnage de la vie privée, ou même le programme de notation sociale de l'état chinois ; tout cela est développé par des codes privés et propriétaires, et on serait probablement tous outrés de ce qu'ils contiennent si on avait accès.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    on pourrait faire de l'analogie avec du don de sperme : vous ne savez pas ce qui en sera fait, si cela va être pour créer un hybride de vous avec un "monstre" que jamais vous n'auriez choisi pour porter l'enfant, ... alors qu'il est promu que c'est une démarche altruiste pour les couples à mâles infertiles et leur permettre ainsi d'accéder à ce qu'ils n'auraient pas autrement.
    Oulah c'est plus glisser doucement ou être en terrain glissant, c'est carrément la glissade totale là...

    Je ne veux pas savoir quels êtres humains vous considérez comme des "monstres". Ni si vous parlez expériences transhumanistes totalement interdites partout.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Un auteur qui souhaiterait considérer cela serait tout à fait à même à mettre en place un tel dispositif avenant aux disposition standard qui protègent son œuvre.
    Nul besoin de changer la loi pour cela.
    Je pense que les avantages de cette structure ne sont pas assez véhiculés en société et que nous aurions tous avantages à y adhérer (si seulement, mais avec les si...). Comme une culture du financement qui viendrait occulter la culture de la finance.

    En effet, et si ma volonté première quand j'ai vraiment commencé à adhérer au libre était en effet de modifier la loi pour supprimer la propriété intellectuelle, j'ai changé d'avis.

    J'en avais débattu avec quelqu'un d'autre sur un autre site il y a longtemps. Il avait plusieurs arguments qui faisaient mouche, notamment celui-ci "en fait tu veux choisir à la place des autres la modalité selon laquelle ils partagent et sont rémunérés pour leur travail". Et c'était dur parce que c'était un peu vrai.

    Je reste convaincu que l'association idée/mérite/brevet/produit est fallacieuse, mais je ne veux pas imposer quoi que ce soit à qui que ce soit. Si tu veux avoir une exclusivité sur ton travail, même s'il est nécessairement la continuité d'autres et que cela va à l'encontre du bien commun, bah fait-le hein.

    D'ou ma proposition en financement participatif (parce que si je ne suis pas d'accord que les subventions soient une atteinte au mérite, la concentration du pouvoir qui en résulte pose en effet question : qui choisi ce qui est financé et comment ? Donc financement participatif : les gens financent directement ce qu'ils veulent voir exister sans intermédiaires). Permettre de vivre de son travail tout en le laissant accessible (en plus il aurait de par son partage inconditionnel probablement plus d'impact).

    Du coup c'est né d'une volonté de proposer une vraie alternative sans ne rien imposer à personne, autant que de ne pas faire changer les lois. Ne pas les faire changer parce qu'à mon échelle c'est innacessible, et qu'en plus le verouillage des lobbys est trop important. Et puis je préfère faire une proposition positive et être "pour", plutôt que lutter "contre" un système économique dépourvu d'humanité.

    Je resterai favorable aux modifications des lois pour assouplir la propriété intellectuelle et fluidifier le partage et la circulation d'idées, mais je ne mise pas trop la dessus. Comme j'aimerais bien un gouvernement et des politiques qui font sens mais pareil, dur d'y croire. Du coup je pense qu'il faut plutôt se prendre en main (en tant que société) et faire exister ce dont nous avons besoin (de meilleures structures pour vivre et travailler ensemble).

    Tant que j'y suis et que je repense à cette discussion, il y avait un autre argument pertinent contre le partage libre de contenu propriétaire : "ce système, c'est des pauvres qui se prennent pour des robins des bois à voler d'autres pauvres en les empêchant de vivre de leur travail au bénéfice des riches des grandes entreprises, qui peuvent se servir dans le code ouvert pour leurs entreprises". Je pense que la propriété intellectuelle c'est des pauvres qui ne partagent pas à d'autres pauvres, au profit de grandes entreprises qui ont soient les moyens d'accéder de manière économique, soit les droits leurs sont cédés automatiquement.
    Et que dans ce contexte, quand le partage revient juste à accéder ce qui de toute façon n'appartient déjà plus aux créateurs, on ne fait rien de mal.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il y a aussi la monnaie libre aussi, s'inscrivant dans la lignée du logiciel libre, à savoir faire fléchir ce qui est institutionnalisé...
    Oh je ne connaissais pas la monnaie libre merci, ça à l'air intéressant je vais me renseigner.

    Je pense que créer des alternatives affaiblira toujours le modèle dominant : est-ce une mauvaise chose pour autant ?

    Je pense qu'il faut faire confiance, et qu'ils ont de bonnes raisons de ne plus vouloir dépendre de certaines institutions.

    Je pense que nous serons d'accord que la centralisation, c'est à dire l'ubiquité d'un modèle n'a rien de bon. La création d'alternatives est une richesse qui offre des possibilités. Imaginez un système purement libéral ou purement socialiste ? L'enfer.

    Quand je me dis qu'on vit dans un système tellement libéral qu'on laisse des gens crever ou qu'on les asservi pour des raisons commerciales, je me dit qu'il faut faire quelque chose. Et que si l'on croit qu'on ne leur rien y changer, et que cela va de soit, qu'on ne peut pas faire autrement au sein de nos structures, il faut modifier ou changer ces structures. La mauvaise vue se corrige, la mauvaise foi se combat.

  15. #35
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    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    On ne perd pas quoi que ce soit lorsqu'on copie quelque chose, seuls les ayants droits perdent un droit d'exploitation.
    La légitimité de ce droit peut et doit être remis en question.
    Oui, la légitimité peut être remise en question, justement les idéologies socialistes citées. Mais cela n'est pas le cas actuellement, sauf à vivre dans un pays reniant le droit international de la propriété intellectuelle.
    En l'état, dans la plupart des pays, cela est illégal, et l'incitation à passer outre et punie tout comme le fait de passer outre.

    Notamment lorsque les créateurs qu'ils sont sensé protéger ont déjà été rémunéré depuis longtemps.
    Cela revient à dire à un ingénieur qui fait un travail de cadre sup, que le smic lui suffit à survivre, alors on ne lui donne pas le reste.

    Quand les frais ont déjà été amorti, ce n'est pas seulement une plus value ou du bénéfice : il s'agit d'extorsion.
    Dans votre esprit, pas dans les considération de nos sociétés contemporaines.


    Je n'ai parlé ni de revenu universel, ni de subvention.
    Je me le suis permis car c'est une revendication courante dans le milieu du libre.

    Ce que j'ai proposé, c'est du financement participatif. Non pas des taxes imposées, mais un système librement financé, puis librement partagé, de manière juste et transparente.
    Vous revendiquez le droit de ne pas rémunérer des auteurs de logiciels propriétaires mais voulez le financement du logiciel libre...

    Et s'il faut payer pour innover, et bien nécessairement c'est un frein.
    Il faut payer pour pouvoir utiliser l'innovation d'un tiers. C'est ainsi qu'une partie des logiciels actuels sont conçus, et malgré cela, des éditeurs ont fait des plus grandes fortunes qui puissent exister et n'a pas été un frein.

    Ce système économique est un frein, autant pour les artistes qui doivent montrer patte blanche à un système économique vereux, que pour le utilisateurs qui sont contraints à des conditions d'accès decorellés des conditions de création (Le prix ne dépend pas du coût d'amortissement).
    Comme indiqué, peu d'artistes créent en licence libre et les plus communistes ou qui chantent le socialisme ne libère pas leurs œuvres bien protégées pour autant.

    Dans la mesure où vous basez vos propres travaux sur du libre, je trouve cette attribution du mérite plus que farfelue.
    Vous n'avez qu'à pas publier du code libre avec une licence qui me permet de faire ce que j'indique.

    [quote]
    Je pense que votre manière de déterminer qui est le créateur innovant ou non n'est pas objective.
    [quote]
    C'est un schéma classique pourtant, celui qui veut piller dénigre celui qui va être pillé, organisation de horde contre lui, éventuellement accaparation de ce qui est convoité, et autocongratulation d'en être à l'origine.

    Code fermé = rétro ingénierie
    Il y a des rétro ingénieries légales, d'autres non, il est toujours bon de le rappeler.

    Un logiciel propriétaire peut lui aussi très bien être utilisé contre vos valeurs.
    Oui tout comme un logiciel libre utilisé pour faire les pires horreurs.

    Oh je ne connaissais pas la monnaie libre merci, ça à l'air intéressant je vais me renseigner.
    De mémoire, implémentation d'une monnaie visant à contrer la monnaie institutionnelle qui s'auto-dévalue à horizon d'une espérance moyenne de vie des humains pour qu'il n'y ait pas d'accumulation des richesses.

  16. #36
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Non, cela est une réalité de comportement de l'usager, qui n'aurait pas le courage d'aller voler en rayon là où il fait ses petites discrètes opérations caché derrière du VPN.
    Soit dit en passant, je vole également en rayon. Désolé pour le dérangement, poursuivez.
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  17. #37
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Oui, la légitimité peut être remise en question, justement les idéologies socialistes citées. Mais cela n'est pas le cas actuellement, sauf à vivre dans un pays reniant le droit international de la propriété intellectuelle.
    En l'état, dans la plupart des pays, cela est illégal, et l'incitation à passer outre et punie tout comme le fait de passer outre.
    Encore un rappel du consensus sans le discuter ni le réfléchir, ce qu'on cherche pourtant à faire ici.

    Les idées sont citées, mais jamais critiquées ou analysées.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Cela revient à dire à un ingénieur qui fait un travail de cadre sup, que le smic lui suffit à survivre, alors on ne lui donne pas le reste.
    Pas nécessairement, on peut décider en toute transparence un salaire bien supérieur, tant que cela semble raisonnable et que cela convient autant aux financeurs qu'aux financés.

    Le tout c'est que le montant ne soit pas en croissance constante, parce que cela revient à avoir un coût très important à la société.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Dans votre esprit, pas dans les considération de nos sociétés contemporaines.
    Si vous voulez dire par là qu'il y a un consensus de fonctionnement capitaliiste dans la société, en effet.

    Mais si, de manière factuelle, faire payer à la société 1 000 000€ quelques chose qui a coûté 10 000€ de salaire et 5 000€ d'équipements, il s'agit bien d'une escroquerie.

    Vous payerez vos pommes 150€ le kilo vous ?

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vous revendiquez le droit de ne pas rémunérer des auteurs de logiciels propriétaires mais voulez le financement du logiciel libre...
    Alors je ne revendique pas de ne pas payer les créateurs, mais d'accéder à leurs créations sans payer lorsqu'ils l'ont déjà été.

    Et bien sûr que je revendique de payer les codeurs libre, comme je revendique de payer tout travail.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il faut payer pour pouvoir utiliser l'innovation d'un tiers. C'est ainsi qu'une partie des logiciels actuels sont conçus, et malgré cela, des éditeurs ont fait des plus grandes fortunes qui puissent exister et n'a pas été un frein.
    Mais sur quoi vous basez vous pour affirmer que ce n'est pas un frein ?

    Mon exemple des robots chirurgicaux justifie factuellement que c'est pourtant le cas.

    "La mise à disposition de brevets dans le domaine public favorise significativement l'innovation en permettant à un large éventail d'acteurs d'accéder librement à des technologies avancées. Cela stimule la création de nouvelles entreprises, notamment dans des secteurs comme l’aéronautique, l’ingénierie ou les matériaux, en réduisant les barrières d’entrée."

    "De nombreux travaux de recherche montrent que les brevets peuvent freiner l’innovation notamment lorsque celle-ci est dite cumulative – c’est-à-dire que les inventions reposent les unes sur les autres – et que les brevets protègent des inventions fondamentales. Dans ce cadre, un innovateur de seconde génération doit attendre l’expiration du brevet de première génération ou obtenir une licence généralement à un coût plus élevé, ce qui réduit de fait l’incitation à développer des innovations de seconde génération."

    Source : https://bsi-economics.org/brevets-st...innovation-as/

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Comme indiqué, peu d'artistes créent en licence libre et les plus communistes ou qui chantent le socialisme ne libère pas leurs œuvres bien protégées pour autant.
    Je pense qu'ils ont torts. On va leur dire ensemble ?

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vous n'avez qu'à pas publier du code libre avec une licence qui me permet de faire ce que j'indique.
    C'est tout simplement impossible.

    Et s'ils n'ont aucun mérite, pourquoi utiliser leur travail en contournant légalement leurs volontés ?

    [QUOTE=Access_to_folder;12113834]
    [quote]
    Je pense que votre manière de déterminer qui est le créateur innovant ou non n'est pas objective.
    C'est un schéma classique pourtant, celui qui veut piller dénigre celui qui va être pillé, organisation de horde contre lui, éventuellement accaparation de ce qui est convoité, et autocongratulation d'en être à l'origine.
    Tout d'abord je ne vois pas le rapport entre l'extrait que vous citez et votre réponse.

    Je pense qu'il s'agit là d'un superbe contre son camp. Comme disait Carl Jung : "On ne reproche aux autres que ce qu'on n'arrive pas à se reprocher à soi même".

    Parce que celui qui dénigre l'Open Source, avant de l'utiliser sans respecter leurs volontés avec une astuce légale, puis venir s'en vanter dans un forum alors que personne ne lui a rien demandé, c'est bien vous tout au long de cet échange.

    Par ailleurs je n'ai jamais cherché à dénigrer le travail des codeurs ou créateurs propriétaires. J'ai cherché à faire une critique constructive de leur modèle économique. Et que dans certains extrêmes, cela s'apparentait clairement à de l'escroquerie, et que dans cet unique cas particulier contourner la loi par désobéissance civile me semblait tout à fait légitime.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Oui tout comme un logiciel libre utilisé pour faire les pires horreurs.
    Un exemple ?

    Parce que cela me semble farfelu : lorsqu'on commet une horreur, souvent on s'en cache, comme on ne partage pas son code source. Dès lors le code fermé me semble bien plus approprié.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    De mémoire, implémentation d'une monnaie visant à contrer la monnaie institutionnelle qui s'auto-dévalue à horizon d'une espérance moyenne de vie des humains pour qu'il n'y ait pas d'accumulation des richesses.
    J'ai regardé en diagonale, et cela me semble fort pertinent.

    En tout cas, distribuer la création monétaire aux individus directement, plutôt que le faire de manière centralisé via les banques privées avec intérêts me semble faire totalement sens.

  18. #38
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    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    Les idées sont citées, mais jamais critiquées ou analysées.
    Vous pourriez lire des livres d'économistes sur le logiciel, logiciel libre (impact économique), la propriété intellectuelle, ces idées sont parfois développées en tant que pensées existantes considérées dans un développement contradictoire. Ces débats sont déjà tenus.

    Mais si, de manière factuelle, faire payer à la société 1 000 000€ quelques chose qui a coûté 10 000€ de salaire et 5 000€ d'équipements, il s'agit bien d'une escroquerie.
    Vous oubliez d'autres prélèvements fiscaux qui bénéficient à la société en général, et l'entreprise a pour but de faire du bénéfice, des réserves pour son avenir, pour investir dans la recherche et développement, faire même des actions caritatives envers les pays du tiers monde dont les labos ne veulent pas leur libérer les brevets.

    Vous payerez vos pommes 150€ le kilo vous ?
    Non car cela ne répond pas à une réalité économique.
    Le logiciel coûte cher à développer, car tel indiqué, dans le milieu conventionnel, il n'y a pas que des informaticiens : il y a des spécialistes du commerce pour implanter les produits, des juristes, des ergonomistes...

    Le coût du logiciel, donc de la facturation client, est en train d'être remis en question au gré des licenciements des personnes devenues inutiles du fait de l'IA.
    Cercle vicieux : moins de charges et impôts, plus de chomeurs, moins de personnes qui vont prendre le risque de choisir cela comme orientation professionnelle...
    Pareil avec la création artistique.



    Parce que celui qui dénigre l'Open Source, avant de l'utiliser sans respecter leurs volontés avec une astuce légale, puis venir s'en vanter dans un forum alors que personne ne lui a rien demandé, c'est bien vous tout au long de cet échange.
    Il y a l'open source et le libre, qui sont deux choses différentes, il peut y avoir de l'open source propriétaire.
    Du fait que cela est légal n'a pas à être blâmé ou rabaissé, vous en déplaise.
    Je partage ma façon de faire, susceptible d'intéresser d'autres personnes, en complément des considérations citées des juristes de Thalès sur ce qu'il est possible de faire avec une licence libre dans un contexte propriétaire.

    Et que dans certains extrêmes, cela s'apparentait clairement à de l'escroquerie, et que dans cet unique cas particulier contourner la loi par désobéissance civile me semblait tout à fait légitime.
    Dans le cas des mouvances "désobéissance civile", votre pensée est cohérente, mais ce n'est pas ainsi qu'est conçu notre société, et promouvoir la désobéissance pour réaliser ce qui est sévèrement puni par la loi peut être condamnable de même.

  19. #39
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    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vous pourriez lire des livres d'économistes sur le logiciel, logiciel libre (impact économique), la propriété intellectuelle, ces idées sont parfois développées en tant que pensées existantes considérées dans un développement contradictoire. Ces débats sont déjà tenus.
    Alors oui, et c'est ce que je lis quand j'ai le temps.

    Mais j'avais la volonté de débattre avec vous directement, et c'est pour ça que je critiquais votre point de vue purement juridique qui ne le permettait pas, afin de recentrer sur des arguments concrets et moraux.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Vous oubliez d'autres prélèvements fiscaux qui bénéficient à la société en général, et l'entreprise a pour but de faire du bénéfice, des réserves pour son avenir, pour investir dans la recherche et développement, faire même des actions caritatives envers les pays du tiers monde dont les labos ne veulent pas leur libérer les brevets.
    Pour ce qui est des impôts, c'est par certains considéré "comme une ponction" pour "distribuer des subventions portant atteinte au mérite".
    Par ailleurs je trouve que la solidarité imposée a bien moins de style et de sens que celle qui est choisie et volontaire, mais c'est mieux que rien.

    Et en tant que société, nous gagnerons bien plus d'argent en ne payant le même développement en boucle, plutôt que percevoir un pourcentage sur chacune de ses ventes.

    Les réserves pour l'avenir, vont en partie dans les poches des actionnaires. Qui se servent de cet argent pour investir, et ainsi choisir les directions de société (du moins technologiques, qui ont de plus en plus d'impact). Ainsi ils possèdent aussi les développements futurs, donc les gains futurs, et ainsi de suite. Cela ressemble un bien à un cercle vicieux, générant concentration des pouvoirs et augmentation des inégalités. On s'éloigne du sujet, désolé pour la digression.

    Pour ce qui est de la philanthropie, c'est quelque chose auquel je n'adhère pas.
    Dans notre contexte, cela revient à ne pas leur donner accès aux connaissances pour qu'ils puissent s'en sortir par eux-mêmes, puis leur donner parfois quelques miettes.
    C'est mieux que rien, mais construire toute une société et une économie qui les opressent, pour ensuite les aider vite-fait pour sauver les apparences, je trouve cela mesquin. "La philanthropie est un moyen pour les bourgeois de transférer leur capital économique en capital social". C'est bien, mais assez cosmétique (encore une digression).

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Non car cela ne répond pas à une réalité économique.
    Le logiciel coûte cher à développer, car tel indiqué, dans le milieu conventionnel, il n'y a pas que des informaticiens : il y a des spécialistes du commerce pour implanter les produits, des juristes, des ergonomistes...
    C'était des ordres de grandeurs, on pourrait ajouter tous ces frais qu'en ordre de grandeur cela resterait à mon sens une escroquerie.

    Et c'est bien une réalité économique, tous ceux ayant fait fortune sur les technologies ont bien, dans un sens, vendu des pommes 150€/kg à la société.
    Parce qu'ils n'ont développé ces logiciels qu'une seule fois, qu'ils vendent autant de possible. Les possibilités de copie offerte par le numérique n'ont pas été utilisé pour le partage, mais pour le profit. L'intelligence est ainsi mise au service de l'économie et pas l'inverse.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Le coût du logiciel, donc de la facturation client, est en train d'être remis en question au gré des licenciements des personnes devenues inutiles du fait de l'IA.
    Cercle vicieux : moins de charges et impôts, plus de chomeurs, moins de personnes qui vont prendre le risque de choisir cela comme orientation professionnelle...
    Pareil avec la création artistique.
    Bon je n'ai vraiment aucune envie de glisser sur le sujet de l'IA, qui n'a à mon sens pas de lien direct ici (il y a bien le détournement de la propriété intellectuelle réalisée par l'IA, mais on peut tout à fait discuter de légitimité de la copie sans l'aborder).

    Vous noterez juste, que le développement de l'IA semble inéluctable. Malgré de nombreuses critiques et interrogations quant à ses impacts. Pour moi c'est du au fait que l'innovation est coordonné par les entreprises pour le profit.
    Ces outils permettent de générer des sous donc ils seront développés. Si l'innovation n'était pas dictée par le profit et les entreprises il pourrait être autrement. Nous sommes incapable de stopper des développements allant à l'encontre des intérêts communs (qu'ils soient sociaux, humain ou écologiques) parce que nos logiques sont seulement économiques.

    A tel point qu'on ne produit pas certains médicaments pourtant utiles, et qu'on investi des montagnes d'argent dans des modèles/produits ethniquement plus que douteux.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Il y a l'open source et le libre, qui sont deux choses différentes, il peut y avoir de l'open source propriétaire.
    Du fait que cela est légal n'a pas à être blâmé ou rabaissé, vous en déplaise.
    Je partage ma façon de faire, susceptible d'intéresser d'autres personnes, en complément des considérations citées des juristes de Thalès sur ce qu'il est possible de faire avec une licence libre dans un contexte propriétaire.
    Alors tour d'abord vous faites ce que vous voulez ça ne me déplaît pas particulièrement.

    Et le fait que ce soit légal n'exclue en rien le fait d'émettre des critiques. Contourner les volontés des auteurs pose une question morale. Mes propos, bien que critiques, n'ont pas volonté de rabaisser vos choix, mais de les questionner.

    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Dans le cas des mouvances "désobéissance civile", votre pensée est cohérente, mais ce n'est pas ainsi qu'est conçu notre société, et promouvoir la désobéissance pour réaliser ce qui est sévèrement puni par la loi peut être condamnable de même.
    Je n'invite personne à contourner la loi, nous débattons de la morale de la pratique. Je défends que, vu que les droits d'auteurs servent à rémunérer les créateurs, lorsqu'ils ont déjà été rémunéré, la copie est légitime. Je dis que dans ce cas là cette pratique n'est pas contraire à la morale, pas plus.

  20. #40
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    Citation Envoyé par Os_Free_World Voir le message
    et c'est pour ça que je critiquais votre point de vue purement juridique
    Ce n'est pas mon point de vue mais celui des représentants du peuple élus qui maintiennent ces lois.

    La loi n°94‑361 du 10 mai 1994 a transposé en France la directive européenne 91/250/CEE sur la protection juridique des programmes d’ordinateur. Elle a intégré le logiciel dans le Code de la propriété intellectuelle (CPI) comme œuvre de l’esprit protégée par le droit d’auteur, avec des spécificités propres (décompilation, copie de sauvegarde, étude du fonctionnement, etc.).

    Même si la loi de 1994 est le texte fondateur, le régime juridique du logiciel a été modifié à plusieurs reprises au fil des révisions du CPI et des transpositions successives de directives européennes, maintenant toujours autant la volonté de le protéger.

    Cependant, les principes essentiels posés en 1994 restent en vigueur, notamment :

    - Le logiciel est protégé par le droit d’auteur (déjà initié par la loi de 1985) jusqu'à 50 ans après le décès de son auteur.
    - Les droits patrimoniaux appartiennent par défaut à l’auteur, sauf exceptions (salariés, fonctionnaires).
    - Les exceptions spécifiques au logiciel, à ma connaissance :
    - décompilation limitée pour l’interopérabilité ;
    - copie de sauvegarde (et non à des tiers) ;
    - observation/étude/test du fonctionnement.

    Vous laissant le soin de vérifier que cela n'ait pas encore évolué depuis.

    Parce qu'ils n'ont développé ces logiciels qu'une seule fois, qu'ils vendent autant de possible.
    Oui, c'est le principe du business informatique.

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