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Intelligence artificielle Discussion :

Bill Girley prévoit un « effondrement » de la bulle de l'IA


Sujet :

Intelligence artificielle

Vue hybride

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  1. #1
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    Par défaut Amazon Ring annule son partenariat avec Flock Safety
    Amazon Ring annule son partenariat avec Flock Safety, une entreprise controversée spécialisée dans les technologies destinées aux forces de l'ordre, après une vague de protestations contre la surveillance

    Amazon Ring a mis fin à son partenariat avec la société de technologie policière Flock Safety. Ce partenariat a fait l'objet d'un examen minutieux après que la société de sonnettes Amazon ait diffusé une publicité pendant le Super Bowl vantant une fonctionnalité « Search Party » qui utilise l'intelligence artificielle (IA) pour aider à localiser les animaux domestiques perdus. La décision de Ring d'annuler son partenariat avec Flock intervient alors que les entreprises technologiques sont soumises à une pression croissante pour réexaminer leur collaboration avec les agences fédérales.

    Le 8 février 2026, lors d'une publicité durant le Super Bowl 2026, Amazon y présentait, sous une lumière attendrissante, sa nouvelle fonctionnalité Ring baptisée Search Party : un système qui, à partir d'une simple photo d'animal domestique publiée dans l'application, déclenche un scan automatisé par IA de l'ensemble des caméras Ring du voisinage pour retrouver l'animal disparu. Amazon annonçait même débourser un million de dollars pour équiper plus de 4 000 refuges américains de cette technologie. Sauf que dans les minutes qui ont suivi la diffusion, les réseaux sociaux ont explosé.

    En réaction, Amazon Ring a récemment mis fin à son partenariat avec le fournisseur de technologies policières Flock Safety. Flock Safety est un fabricant et exploitant américain de matériel et de logiciels de sécurité, en particulier de systèmes automatisés de reconnaissance des plaques d'immatriculation (ALPR), de vidéosurveillance et de localisation des coups de feu, ainsi que de logiciels permettant d'intégrer les données recueillies par ces technologies.

    En 2025, Flock Safety avait déjà suscité la controverse. D'après l'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), une organisation de défense des droits civiques, la société de surveillance Flock a étendu son système national de suivi des plaques d'immatriculation en utilisant l'IA pour signaler à la police toute personne dont elle estime les déplacements « suspects ». Selon l'ACLU, cette évolution marque une escalade inquiétante, car la police passe du simple accès aux données sur les déplacements des véhicules à l'identification et au signalement proactifs d'individus sur la base d'évaluations algorithmiques de leurs déplacements.

    Le partenariat entre Flock et Ring a fait l'objet d'une attention particulière après que la société Amazon, spécialisée dans les sonnettes, ait diffusé une publicité pendant le Super Bowl vantant une fonctionnalité « Search Party » qui utilise l'IA pour aider à localiser les animaux perdus. Lorsqu'un utilisateur active cette fonctionnalité, elle déclenche un réseau de caméras Ring participantes, qui scannent les images à la recherche de celles ressemblant au chien disparu. L'Electronic Frontier Foundation a qualifié cette fonctionnalité de « cauchemar en matière de surveillance ».


    La décision de Ring de mettre fin à son partenariat avec Flock intervient alors que les entreprises technologiques sont soumises à une pression croissante pour réexaminer leur collaboration avec les agences fédérales, notamment l'Immigration and Customs Enforcement (ICE). Les employés de Salesforce ont fait pression sur le PDG Marc Benioff pour qu'il annule les « opportunités ICE ». Plus de 900 employés de Google ont également demandé à leur entreprise de se désengager de l'ICE et des douanes et de la protection des frontières américaines.

    Les défenseurs de la vie privée et des libertés civiles ont appelé Ring à mettre fin à son partenariat avec Flock. Une manifestation appelant l'entreprise de commerce électronique à rompre ses liens avec Flock, l'ICE et le CBP est prévue devant le siège social d'Amazon à Seattle. « Après un examen approfondi, nous avons déterminé que l'intégration prévue de Flock Safety nécessiterait beaucoup plus de temps et de ressources que prévu », a écrit Ring. « En conséquence, nous avons pris la décision commune d'annuler l'intégration prévue. »

    Amazon a racheté Ring pour 839 millions de dollars en 2018. Cette entreprise spécialisée dans la sécurité domestique est principalement connue pour ses sonnettes connectées, qui peuvent enregistrer des images et alerter les utilisateurs de toute activité autour de leur domicile ou de leur entreprise via une application. Ring suscite depuis longtemps la controverse en matière de confidentialité en raison de ses partenariats avec la police. Ces dernières années, l'entreprise avait adopté une image plus douce, positionnant ses appareils comme un outil permettant de capturer les voleurs de porches et les farces familiales. Après le retour de son fondateur Jamie Siminoff au poste de PDG en 2025, l'entreprise a renoué avec sa mission initiale de lutte contre la criminalité.

    La société Amazon a annoncé son partenariat avec Flock en octobre dernier, offrant aux propriétaires de ses sonnettes vidéo la possibilité de partager des images avec les forces de l'ordre qui utilisent le logiciel de la start-up pour les aider dans leur « travail de collecte de preuves et d'enquête ». Les systèmes de Flock ont été adoptés par des milliers de communautés et d'organismes chargés de l'application de la loi à travers le pays, et l'ICE et le CBP auraient tous deux accédé aux données de Flock dans le cadre de la répression de l'immigration menée par le président Donald Trump. Flock a nié partager des données avec l'ICE ou toute « sous-agence » du département de la Sécurité intérieure.

    Emma Daniels, porte-parole de Ring, a déclaré dans un communiqué que le partenariat avec Flock n'avait jamais été actif et que les entreprises n'avaient jamais annoncé de date pour sa mise en œuvre. « Aucune vidéo n'a jamais été partagée entre ces services », a déclaré Daniels. En réponse à l'examen minutieux de son outil Search Party, Daniels a déclaré que Ring avait conçu cette fonctionnalité « avec de solides protections de la vie privée dès le départ ». Les utilisateurs de Ring peuvent décider au cas par cas s'ils souhaitent partager des vidéos avec un propriétaire d'animal domestique qui lance une recherche Search Party, a-t-elle déclaré.

    En juin 2025, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) a révélé un exemple effrayant de surveillance policière, dans lequel le bureau du shérif du Texas a utilisé les données de plus de 83 000 caméras de lecture automatique des plaques d'immatriculation (LAPI) pour retrouver une femme soupçonnée d'avoir pratiqué un avortement sans assistance médicale. Selon l'EFF, le policier a effectué des recherches dans 6 809 réseaux de caméras différents gérés par la société de technologie de surveillance Flock Safety, y compris dans des États où l'accès à l'avortement est protégé par la loi, tels que Washington et l'Illinois. Le dossier de recherche indiquait clairement la raison : « a subi un avortement, recherche une femme ».

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    Voici l'annonce d'Amazon Ring :

    Ring et Flock annulent leur partenariat

    En octobre 2025, Ring et Flock Safety ont annoncé leur intention de collaborer à une intégration avec Community Requests. Après un examen approfondi, nous avons déterminé que l'intégration prévue de Flock Safety nécessiterait beaucoup plus de temps et de ressources que prévu. En conséquence, nous avons pris la décision commune d'annuler l'intégration prévue. L'intégration n'a jamais été lancée, de sorte qu'aucune vidéo de clients Ring n'a jamais été envoyée à Flock Safety.

    Chez Ring, notre mission a toujours été de rendre les quartiers plus sûrs. Cette mission s'accompagne d'une responsabilité importante envers nos clients, les communautés que nous servons et la confiance que vous accordez à nos produits et fonctionnalités.

    Les demandes de la communauté restent une fonctionnalité essentielle de la mission de Ring. Cette fonctionnalité permet aux propriétaires de caméras Ring de choisir de partager des vidéos spécifiques avec la police locale en réponse à des demandes d'aide dans le cadre d'enquêtes en cours, ou d'ignorer complètement la demande. La participation est toujours volontaire. Vous avez le contrôle total sur la décision de répondre ou non à une demande de la communauté et sur ce que vous partagez. Chaque demande de la communauté est publiée et consultable par tous, pour une transparence et une vérifiabilité totales.

    Les voisins se sont déjà mobilisés en cas de besoin grâce à cette fonctionnalité. Lorsqu'une fusillade a eu lieu près de l'université Brown en décembre 2025, chaque seconde comptait. Le département de police de Providence a fait appel à sa communauté pour obtenir de l'aide, en publiant une demande communautaire. En quelques heures, 7 voisins ont répondu, partageant 168 vidéos qui ont capturé des moments critiques de l'incident. Une vidéo a permis d'identifier un nouveau témoin clé, aidant la police à identifier le véhicule du suspect et à résoudre l'affaire. Avec un tireur en fuite, la communauté était confrontée à une incertitude quant à sa sécurité. Les voisins qui ont choisi de partager leurs images ont joué un rôle crucial dans la neutralisation de la menace et le rétablissement de la sécurité dans leur communauté.

    Nous continuons à nous concentrer sur la création d'outils qui permettent aux voisins de s'entraider tout en maintenant une protection stricte de la vie privée et une transparence totale sur le fonctionnement de nos fonctionnalités. Nous continuerons à évaluer soigneusement les futurs partenariats afin de nous assurer qu'ils sont conformes à nos normes en matière de confiance, de sécurité et de confidentialité des clients.

    Source : Annonce d'Amazon Ring

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette annonce est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le PDG d'Amazon Ring affirme que les caméras de sécurité alimentées par l'IA peuvent éliminer la plupart des crimes et s'impliquer davantage en partageant des images pour les enquêtes policières

    Plus de 1 000 employés d'Amazon signent une lettre ouverte avertissant que l'IA de l'entreprise « causera des dommages considérables à la démocratie, à nos emplois et à la planète »

    Amazon gère un réseau via lequel la police accède aux vidéos de ses sonnettes connectées Ring sans l'accord des utilisateurs, l'entreprise a fourni un nombre record de vidéos au gouvernement en 2021
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
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    Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
    En juin 2025, l'Electronic Frontier Foundation (EFF) a révélé un exemple effrayant de surveillance policière, dans lequel le bureau du shérif du Texas a utilisé les données de plus de 83 000 caméras de lecture automatique des plaques d'immatriculation (LAPI) pour retrouver une femme soupçonnée d'avoir pratiqué un avortement sans assistance médicale. Selon l'EFF, le policier a effectué des recherches dans 6 809 réseaux de caméras différents gérés par la société de technologie de surveillance Flock Safety, y compris dans des États où l'accès à l'avortement est protégé par la loi, tels que Washington et l'Illinois. Le dossier de recherche indiquait clairement la raison : « a subi un avortement, recherche une femme ».
    1. Le policier à des priorités étranges, il y a des infractions plus grave
    2. Ça fait peur ces histoires de caméras partout. Il faudra habiter dans la forêt ou dans une grotte pour être libre. Peut-être que dans le futur ils installeront des caméras sur toutes les routes.


    Ça semble être une bonne nouvelle qu'Amazon Ring annule son partenariat avec Flock Safety.
    La société ne pourra pas utilisé les vidéos des sonnettes Amazon.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  3. #3
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    Vivement que la bulle de l'IA explose. Je n'en peux plus de tous ces articles, partout, tout le temps. L'IA est un outils pratique que j'utilise presque quotidiennement pour coder (et pas que), mais sa performance est totalement surestimée. Les pseudo développeurs qui affirment que l'IA code mieux et plus vite, sont mauvais en programmation, pour diverses raisons (hobby, débutant, etc.) ou ils ont un intérêt (sans doute financier) à mentir. Quant aux investisseurs, ils démontrent par leur naïveté que l'on peut être riche et con à la fois.

    D'ailleurs je cherche des investisseurs pour finaliser mon projet que j'ai nommé IS (Intelligence Surnaturelle) qui permet de parler à Dieu via WhatsApp. Avec l'IS les entreprises qui investiront dans ce projet porteur de sens, auront l'opportunité de licencier tous leurs salariés et d'être les premières à créer une nouvelle forme de pauvreté. Imaginez ce monde merveilleux où une centaine de personnes jouissent des dernières ressources de la Terre, pendant que 99,9% du reste du monde meurt de faim. Ne serait-il pas merveilleux de pouvoir lutter ainsi contre l'obésité ? En souscrivant au programme premium IS+ vous accèderez à un niveau encore supérieur qui vous permettra de taxer les plus riches fortunes, avoir plus de pouvoir qu'eux et régner en maître absolue sur la galaxie que même Dark Vador se fera pipi dessus en vous voyant. Alors pour seulement 100 milliards de Dollars, aidez moi à appauvrir le mode entier. Imaginez le bonheur de voir tous ces gens être dans la détresse de perdre leur emploi. Tous ces pauvres prêt à vendre un rein ou leur unique enfant juste pour ne pas mourir de faim, alors que chez vous les derniers fruits de la planète seront en train de pourrir. Oui IS+ peut rendre tout cela possible. Investissez massivement et recevez une photo dédicacée du président young leader Macron portant ses lunettes de soleil un sachet de farine à la main. Vos paupières sont lourdes, Conchita Wurst et Bilal Hassani chantent et dansent pour vous, allez donnez et retrouvez une totale liberté d'esprit cosmique vers un nouvel âge réminiscent... Siècle de merde !

  4. #4
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    Citation Envoyé par arnofly Voir le message
    Les pseudo développeurs qui affirment que l'IA code mieux et plus vite, sont mauvais en programmation, pour diverses raisons (hobby, débutant, etc.) ou ils ont un intérêt (sans doute financier) à mentir. Quant aux investisseurs, ils démontrent par leur naïveté que l'on peut être riche et con à la fois.
    90% des projets que j'ai piloté, l'important c'était pas d'avoir des bon programmeurs, c'était de répondre au besoin en temps et en heure avec des dev qui comprennent et s'investissent sur la partie business plutot que le code.
    en france, d'ailleurs, 100% des projets, je devais faire avec une envoloppe me permetant de toute fcon pas d'avoir des bon devs.
    généralement j'en prenais un bon pour faire l'architecture et piloté les autres juniors.

    Il vaut mieux un dev qui code mal mais pense client, besoin, fonctionnalités, que un bon dev qui va pondre un super code futur proof, tres optimisé mais répond à coté des attentes du marchés.

    On l'oublie souvent, mais le timing est tres important, plus parfois meme que la qualité du produit.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  5. #5
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    Citation Envoyé par arnofly Voir le message
    Je n'en peux plus de tous ces articles, partout, tout le temps.
    D'accord, mais ce n'est pas le sujet ici.
    Là il y a une histoire de réseaux de caméras qui peut être utilisé pour de la surveillance de masse.
    Tu peux enlever l'IA la remplacer par un algorithme classique et c'est la même chose.

    L'important c'est :
    - les caméras
    - pourquoi sont-elles utilisées ?

    La pub Amazon Ring a provoqué de nombreuses réactions négatives, Amazon a abandonné le projet et c'est cool
    Pour l'instant…
    Flock Safety pourrait trouver d'autres entreprises avec qui collaborer.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  6. #6
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    Par défaut L'industrie de l'IA provoque une turbulence majeure sur les marchés boursiers en raison des inquiétudes
    Une spirale infernale boursière frappe tout ce qui a trait à l'IA : les craintes liées aux pertes d'emplois massives et aux investissements stériles effacent près de 1 500 milliards de dollars de capitalisation

    Les marchés boursiers connaissent actuellement une turbulence majeure provoquée par l'industrie de l'IA. Elle reflète deux craintes de plus en plus contradictoires : d'un côté, les investisseurs redoutent que l'IA bouleverse des pans entiers de l'économie de manière si radicale qu'ils se débarrassent des actions de toute entreprise perçue comme vulnérable face à cette technologie. De l'autre, une profonde incertitude règne quant à la capacité des géants technologiques à rentabiliser les milliards de dollars investis chaque année dans l'IA. Dans le même temps, les utilisateurs forcent les entreprises à réexaminer leur collaboration avec les agences fédérales.

    Le marché semble pris dans une boucle où il craint à la fois la toute-puissance de l'IA et son inefficacité économique. Cette dualité crée une situation paradoxale que Julia Wang, responsable des investissements chez Nomura International Wealth Management, qualifie de contradictoire, soulignant que ces deux craintes ne peuvent être simultanément fondées. Elles couvaient depuis des mois. Mais elles ont maintenant pris le devant de la scène boursière.

    Il en a résulté une série de ventes massives qui ont frappé de plein fouet des dizaines d'entreprises dans divers secteurs, des services immobiliers à la gestion de patrimoine, en passant par les courtiers d'assurance et les entreprises de logistique. Selon un nouveau rapport de Bloomberg, les ventes d'actions ont fait perdre plus de 1 000 milliards de dollars à la valeur boursière des grandes entreprises technologiques qui investissent le plus dans l'IA.

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    « Il y a une contradiction dans les préoccupations des investisseurs concernant l'IA », a déclaré Julia Wang, directrice des investissements pour l'Asie du Nord chez Nomura International Wealth Management, à Bloomberg Television. « Ces deux choses ne peuvent pas être vraies en même temps ».

    Ce changement marque une rupture majeure par rapport au sentiment qui prévalait ces dernières années, lorsque les spéculations selon lesquelles l'IA allait déclencher un boom de productivité transformateur continuaient de faire grimper les cours des actions. (Meta a bondi de près de 450 % entre la fin 2022 et début 2026.) Alors que les actions des Big Tech continuaient de grimper, les craintes liées à l'éclatement d'une bulle n'ont pas freiné la hausse.

    Débâcle en bourse : l'industrie de l'IA face à l'heure de vérité ?

    La situation a commencé à changer à la fin du mois de janvier 2026, lorsque les rapports financiers de certaines des plus grandes entreprises technologiques ont commencé à effrayer les investisseurs. Ils s'impatientent du fait que les dépenses n'ont pas encore généré de gains proportionnels en matière de revenus. À elles seules, Microsoft, Amazon, Meta et Alphabet devraient dépenser plus de 600 milliards de dollars en investissements en 2026.

    Cela absorbe les flux de trésorerie disponibles et charge les entreprises d'actifs qui se déprécient, modifiant radicalement certaines des caractéristiques qui ont contribué à leur essor au cours de la dernière décennie. « C'est une situation vraiment sans issue », a déclaré Anthony Saglimbene, stratège en chef des marchés chez Amerprise Advisor Services. Les investisseurs pourraient se lasser d'attendre et retirer leurs billes, ce qui provoquera un désastre.

    « Les investisseurs se contentaient de dire : « tant que cela se produit dans le futur, je suis d'accord pour que Microsoft, Amazon ou Alphabet dépensent cet argent ». Aujourd'hui, ils veulent savoir plus rapidement quand ils en verront les retombées, et nous n'avons pas de réponse claire à leur donner ».

    Depuis que Microsoft et Meta ont donné le coup d'envoi de la saison des résultats du quatrième trimestre le 28 janvier, les actions de Microsoft et d'Amazon ont chacune chuté de plus de 16 %, Amazon étant enlisée dans sa plus longue série de pertes depuis environ 20 ans. Même Alphabet, la société mère de Google, largement considéré comme le plus grand gagnant de la course à l'IA dans le groupe, a perdu 11 % par rapport à son récent sommet.

    L'action Meta a chuté de 13 % depuis une reprise alimentée par les résultats du quatrième trimestre. Au total, près de 1 500 milliards de dollars de valeur boursière combinée ont été effacés du groupe, poussant l'indice Nasdaq 100, fortement orienté vers les technologies, en territoire négatif pour l'année.

    Les investisseurs vendent les entreprises les plus exposées à l'IA

    Au cours des dix derniers jours, les investisseurs ont provoqué des effondrements rapides d'entreprises dans des secteurs aussi variés que la logistique, l'immobilier, le logiciel, le crédit privé et la gestion de patrimoine. Le déclencheur a été le lancement par Anthropic de nouveaux outils d'automatisation du travail dans divers domaines, de la recherche juridique aux services financiers, provoquant des ventes massives d'actions allant d'Expedia à Salesforce.

    Les courtiers d'assurance ont chuté à cause d'un autre programme lié à OpenAI. Un programme développé par la startup Altruist Corp. a porté un coup dur à des gestionnaires de fortune tels que Charles Schwab Corp. et Raymond James Financial inc. Même un communiqué de presse publié par une ancienne société de karaoké dont le chiffre d'affaires trimestriel est inférieur à 2 millions de dollars a fait chuter les actions des entreprises de logistique.

    Le marché a déjà connu des débâcles liées à l'IA qui ont ensuite été inversées, comme celle déclenchée par la startup chinoise DeepSeek au début de l'année dernière. Et pour beaucoup, cette vente frénétique semble être une nouvelle réaction excessive, d'autant plus que l'IA, plutôt que de remplacer des entreprises entières, pourrait bien finir par les rendre plus rentables. Cela dit, les promesses en matière de productivité tardent à se concrétiser.

    La situation actuelle est bien pire que lors de la bulle des dotcoms

    Edward (Ed) Benjamin Zitron, auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais, a rapporté le mois dernier : « la situation actuelle est bien pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet ». De nombreux PDG ont admis qu'ils ne tirent aucun bénéfice des investissements dans l'IA. Au lieu de cela, une gigantesque bulle s'est formée autour de l'IA et son éclatement pourrait effacer des centaines de milliards de dollars d'investissements.

    Il a rappelé quelques chiffres clés de la bulle Internet d'il y a vingt ans. Le capital-risque américain a investi 11,49 milliards de dollars (23,08 milliards de dollars actuels) en 1997, 14,27 milliards de dollars (28,21 milliards de dollars actuels) en 1998, 48,3 milliards de dollars (95,50 milliards de dollars actuels) en 1999 et plus de 100 milliards de dollars (197,71 milliards de dollars) en 2000, pour un total de 344,49 milliards de dollars (en dollars actuels).

    Ce montant représente seulement 6,174 milliards de dollars de plus que les 338,3 milliards de dollars levés en 2025, dont 40 à 50 % (environ 168 milliards de dollars) ont été investis dans l'IA générative. En 2024, les startups nord-américaines spécialisées dans l'IA ont levé environ 106 milliards de dollars.

    À partir de ces données, Edward Zitron explique que la bulle actuelle est en fait « bien pire » que la bulle Internet, parce que les sommes investies sont presque aussi importantes et que l’écart entre promesse et réalité économique semble encore plus grand. Selon le New York Times, « 48 % des entreprises de l'ère des dotcoms créées depuis 1996 existaient encore fin 2004, soit plus de quatre ans après le pic atteint par le Nasdaq en mars 2000 ».

    Le scepticisme à l'égard de l'IA persiste en raison des risques

    Le grand public et certains experts craignent que l'IA n'entraîne des pertes d'emplois massives dans les années à venir. La construction rapide de centres de données suscite également des inquiétudes quant à l'augmentation des factures d'électricité et d'eau des Américains en raison de la hausse de la consommation. Les publicités récentes n'étaient pas les premières diffusées pendant le Super Bowl dans le but de promouvoir les services d'IA.


    Mais elles étaient omniprésentes lors de l'événement, suscitant des réactions négatives en ligne. « Trois publicités sur l'IA dans les 45 premières minutes du Super Bowl. Nous sommes en enfer », a posté un spectateur sur X. « Si je vois une autre publicité sur l'IA, je risque de craquer », a posté un autre.

    Les entreprises d'IA ont apparemment estimé que les millions de dollars qu'elles ont dépensés pour des spots de 30 secondes en valaient la peine : à l'ère du streaming, le Super Bowl est le seul événement de l'année qui attire non seulement un large public, mais qui comprend également des téléspectateurs prêts à regarder les publicités plutôt que de les ignorer. Et l'industrie de l'IA a besoin d'aide pour convaincre les Américains.

    « Les Américains sont beaucoup plus préoccupés qu'enthousiastes par l'utilisation croissante de l'IA dans leur vie quotidienne, une majorité d'entre eux déclarant vouloir davantage contrôler la manière dont l'IA est utilisée dans leur vie. Une proportion très importante estime que l'IA va nuire à la capacité des gens à penser de manière créative et à nouer des relations significatives plutôt que de l'améliorer », a déclaré le Pew Research Center.

    Conclusion

    Selon les économistes, le marché actuel de l'IA présente des signes inquiétants de surchauffe, rappelant la bulle Internet de la fin des années 1990, mais à une échelle encore plus grande. Les investissements massifs dans des startups souvent dépourvues de modèle économique viable alimentent une spéculation excessive, où la perception de croissance prime sur la création de valeur réelle. Les conséquences à terme pourraient être dévastatrices.

    Certains stratèges de Wall Street, notamment chez JPMorgan et Goldman Sachs, estiment que la punition infligée aux actions technologiques a été excessive, créant potentiellement de nouvelles opportunités d'achat. Néanmoins, les analystes prévoient que cette période de forte volatilité devrait se poursuivre dans un avenir prévisible, le temps que le marché réévalue fondamentalement le rôle et la rentabilité de l'IA générative dans l'économie mondiale.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Les capitalisations boursières des entreprises fondent en raison de mauvais résultats liés à l'IA. La tendance va-t-elle s'inverser ?
    Le marché semble pris dans une boucle où il craint à la fois la toute-puissance de l'IA et son inefficacité économique. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    « La bulle actuelle dans le secteur de l'IA est bien pire que la situation qui prévalait lors de la bulle Internet », selon un critique qui estime que les investisseurs ont parié sur des « projets bidons »

    Anthropic force les marchés à envisager un futur où l'IA rend les applications inutiles : près de 1 000 Mds $ envolés tandis que les investisseurs se demandent si l'IA ne représente pas une menace existentielle

    Amazon annonce un investissement de 200 milliards de dollars essentiellement dans l'infrastructure IA, mais l'incertitude entourant le ROI réel de ces dépenses colossales fait paniquer le marché

  7. #7
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    Ha enfin ! La raison humaine ou bien la raison du portefeuille ? Certainement celle du portefeuille.

  8. #8
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    Par défaut Les gestionnaires de fonds considèrent la bulle de l'IA comme le plus grand risque pour les marchés
    Les gestionnaires de fonds considèrent la bulle de l'IA comme le plus grand risque pour les marchés et estiment que les entreprises investissent trop d'argent dans l'IA alors que les rendements sont incertains

    Selon une récente enquête de Bank of America, une proportion record de gestionnaires de fonds estime que les entreprises américaines investissent trop d'argent dans les dépenses d'investissement liées à l'intelligence artificielle (IA), malgré des rendements incertains. Un répondant sur quatre considère d'ailleurs la bulle spéculative de l'IA comme le plus grand risque pour les marchés. L'enquête, menée auprès de 162 gestionnaires de fonds, révèle toutefois un optimisme persistant, avec des prévisions d'absence de « ralentissement » pour l'économie mondiale et une reprise à deux chiffres des perspectives de croissance économique. Cependant, le rapport indique également que, même si le moral des investisseurs est à son plus haut niveau depuis cinq ans, l'augmentation des niveaux de liquidités suggère une prudence persistante derrière les projections optimistes.

    Ces inquiétudes s'inscrivent dans un contexte où les mises en garde contre une surchauffe du secteur de l'IA se multiplient depuis plusieurs mois. Des centaines de milliards de dollars ont été investis dans l'IA, accompagnés du lancement de dizaines de produits présentés comme des catalyseurs de la productivité et de la transformation organisationnelle. Pourtant, les gains attendus tardent à se matérialiser et de nombreux dirigeants reconnaissent que les bénéfices opérationnels ne sont pas à la hauteur des budgets engagés.

    Certaines critiques vont même plus loin. L’auteur et analyste britannique Edward Zitron estime que la situation actuelle dans le secteur de l'IA est pire que celle qui prévalait lors de la bulle Internet. Selon lui, l'attention médiatique et financière se concentre davantage sur la valorisation potentielle des entreprises et sur les montants levés que sur les fondamentaux économiques. Cette dynamique encouragerait le financement de « projets bidons », fondés davantage sur des anticipations que sur des modèles économiques éprouvés.

    Dans ce contexte, un pourcentage record de gestionnaires de fonds estime que les entreprises américaines investissent trop dans les dépenses en capital, alors que les rendements sont incertains. Un quart d'entre eux considère même la bulle spéculative dans le domaine de l'IA comme le risque extrême le plus important pour les marchés.

    C'est la conclusion qui ressort clairement de l'enquête mensuelle menée par Bank of America auprès des gestionnaires de fonds et publiée le mardi 17 février dernier. Alors que les 162 participants interrogés au cours de la semaine précédant le 12 février restaient « extrêmement optimistes », Michael Hartnett, Chief Investment Strategist, souligne que « la hausse des prix des actifs est plus difficile lorsque tout le monde se positionne dans ce sens ».

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    Les directeurs informatiques demandent à leurs PDG de ralentir les dépenses d'investissement. (Enquête mondiale de BofA auprès des gestionnaires de fonds)

    Les motivations qui poussent les gestionnaires de portefeuille à faire preuve de confiance sont les suivantes : la conviction qu'il n'y aura pas de « ralentissement » de l'économie mondiale (52 % des personnes interrogées), une reprise des prévisions de croissance économique supérieure à la tendance et des prévisions de croissance des bénéfices mondiaux qui devraient atteindre un pourcentage à deux chiffres, voire plus, l'année prochaine. Cet optimisme parmi les personnes interrogées est le plus élevé depuis juin 2021.

    Cette mentalité explique pourquoi l'allocation combinée vers les actions et les matières premières s'élève à 76 %, tandis qu'une attitude baissière à l'égard des obligations devient de plus en plus courante. Selon l'enquête, 40 % des personnes interrogées sous-pondèrent les obligations, et il existe un consensus sur le fait que les rendements à long terme des bons du Trésor américain vont augmenter. Dans le même temps, les gestionnaires de fonds perçoivent de plus en plus le risque d'un événement de crédit préjudiciable dans le domaine du capital-investissement/des titres à revenu fixe ou d'un hyperscaler IA ayant des problèmes avec ses engagements en matière de dépenses d'investissement.

    Cette confiance semble toutefois en partie contredire l'engouement actuel pour l'or, qui est la position la plus prisée avec 50 % des gestionnaires de fonds qui ont une position longue. L'or a remplacé les « Magnificent Seven » dans cette catégorie au cours des deux derniers mois, et le prix moyen pondéré attendu pour ce cycle est d'environ 6 200 dollars l'once, soit environ 23 % au-dessus des niveaux actuels.

    Même si le moral des investisseurs est à son plus haut niveau depuis cinq ans, les niveaux de liquidités ont légèrement augmenté, passant de 3,2 % en janvier à 3,4 %. Il s'agit de la première hausse en sept mois, ce qui indique que derrière les perspectives optimistes, des doutes persistent.

    Alors que les gestionnaires de fonds interrogés dans le cadre de l'enquête sous-pondèrent les obligations, le dollar et les actions américaines, Michael Hartnett et son équipe soulignent qu'ils surpondèrent les actions mondiales, en particulier celles des marchés émergents et européens.

    La transition entre janvier et février vers les secteurs de l'énergie et des matériaux, au détriment des technologies américaines, était très marquée dans l'enquête.

    Dans ce contexte d'optimisme prudent, les signes de tension sur les marchés alimentent la crainte d'un retournement brutal. Depuis plusieurs mois, le terme « bulle » est sur toutes les lèvres dans les milieux financiers et technologiques. La forte volatilité observée sur certaines valeurs majeures, dont la capitalisation de Microsoft qui a chuté de 400 milliards de dollars, est perçue par certains analystes comme un avant-goût du krach à venir.

    Peu d'entreprises sont aujourd'hui en mesure de démontrer un retour sur investissement proportionnel aux dépenses massives engagées. Cette asymétrie entre les coûts engagés et les revenus générés alimente le débat sur la soutenabilité du cycle actuel. Entre signaux boursiers inquiétants, doutes croissants sur la rentabilité réelle des projets et comparaisons de plus en plus assumées avec l’explosion de la bulle Internet, les experts estiment que le secteur de l’IA entre dans une phase critique où l’euphorie laisse place à l’examen.

    Source : Enquête mondiale de Bank of America auprès des gestionnaires de fonds

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les conclusions de cette enquête de Bank of America crédibles ou pertinentes ?

    Voir aussi :

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    La bulle de l'IA 17 fois plus importante que celle de la bulle Internet et quatre fois plus que celle des subprimes, selon un analyste. Pour des sceptiques, il s'agit d'une transformation et non d'une bulle

    « Il n'existe pas une bulle unique de l'IA, mais trois dynamiques distinctes qui coexistent : la bulle spéculative, la bulle d'infrastructure et les promesses irréalistes », selon une analyse
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  9. #9
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    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Peu d'entreprises sont aujourd'hui en mesure de démontrer un retour sur investissement proportionnel aux dépenses massives engagées. Cette asymétrie entre les coûts engagés et les revenus générés alimente le débat sur la soutenabilité du cycle actuel. Entre signaux boursiers inquiétants, doutes croissants sur la rentabilité réelle des projets et comparaisons de plus en plus assumées avec l’explosion de la bulle Internet, les experts estiment que le secteur de l’IA entre dans une phase critique où l’euphorie laisse place à l’examen.
    Ces entreprises pensent que certaines d'entre-elles finiront pas être rentable.
    Parce qu'effectivement si l'IA commence à tenir ses promesses alors il est possible que des millions d'entreprises et des centaines de millions de gens paient pour ce service.

    Je ne sais pas ce qu'il les rend aussi sûre que l'IA sera un jour capable de miracles, mais chez eux il n'y a aucun doute. Ils sont tous convaincus que ça finir par être quelque chose d'énorme.
    Ils peuvent tous se planter.
    Ce serait marrant que ça finisse en "on a dépensé des milliers de milliards de $ sur 10 ans et nous en sommes arrivé à la conclusion que nous sommes incapable de livrer ce qu'on avait promis, donc on arrête tout".

    ====
    La phase d'examen pourrait durer jusqu'en 2030...
    On a pas fini d'entendre parler de lever de fonds, de centre de données, d'emplois qui risquent de se raréfier, de pénurie de composants, de consommation d'eau et d'énergie, de bulle financière, etc.

    On pourrait se dire "OpenAI est au bord de la faillite" ça fera bientôt une de moins.
    Mais l'entreprise à encore beaucoup de milliards à brûler.

    C'est tellement le chaos les investissements dans l'IA qu'il pourrait il y avoir 25 vagues "le cours de l'action Nvidia explose / le cours de l'action Nvidia chute" avant 2030.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  10. #10
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    Bonjour,
    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Ce serait marrant que ça finisse en "on a dépensé des milliers de milliards de $ sur 10 ans et nous en sommes arrivé à la conclusion que nous sommes incapable de livrer ce qu'on avait promis, donc on arrête tout".
    Comme Elon Musk avec son FSD, son Autopilot, l'hyperloop...

    Tatayo.

  11. #11
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    Les premiers clients seront les État et les gouvernements qui surveille leur population ...

  12. #12
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    Félicitation aux américains, il faut lutter contre la surveillance.

    Mais il y a trop de "partisanisme" et personne ne voit les autres lois qui se font en face, comme :
    - La vérification d'âge niveau OS du Colorado : SB26-051 "Age Attestation on Computing Devices"

    Pendant ce temps, absolument rien en Europe ...
    Les européens sont devenus trop docile et naïfs devant la surveillance de masse et la censure.
    Ce qui se produit avec l'ICE se produira ici maintenant qu'on donne toutes nos données ...

  13. #13
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    Par défaut L’IA n’a quasiment rien apporté à la croissance économique américaine l’an dernier, selon Goldman Sachs
    700 milliards de dollars investis et pourtant l'IA n’a quasiment rien apporté à la croissance économique américaine l’an dernier, selon Goldman Sachs
    l'IA enrichit Taiwan et la Corée du Sud, pas les États-Unis

    Des centaines de milliards de dollars investis, des data centers qui poussent comme des champignons, des capitalisations boursières stratosphériques… et une contribution au PIB américain proche de zéro. C'est le verdict sans appel que vient de rendre Jan Hatzius, économiste en chef de Goldman Sachs, douchant l'enthousiasme d'une industrie qui avait fait de l'IA son argument de vente macroéconomique numéro un.

    Pendant toute l'année 2025, un discours dominant a structuré les débats économiques autour de l'intelligence artificielle : les investissements massifs des géants technologiques — Meta, Amazon, Google, Microsoft, OpenAI — étaient présentés comme un moteur de croissance exceptionnel pour l'économie américaine. Donald Trump lui-même s'en est emparé, arguant sur Truth Social en novembre dernier que ces investissements faisaient des États-Unis « l'économie la plus dynamique du monde », et s'en servant pour justifier une régulation fédérale unique plutôt qu'un patchwork de réglementations étatiques.

    Des économistes de renom avaient alimenté ce récit avec des chiffres apparemment solides. Jason Furman, professeur à Harvard, estimait que les investissements en équipements de traitement de l'information et en logiciels avaient représenté 92% de la croissance du PIB au premier semestre 2025. La Fed de Saint-Louis calculait de son côté que les investissements liés à l'IA avaient contribué à hauteur de 39% à la croissance du troisième trimestre. Des données impressionnantes, relayées abondamment par la presse financière et les relations publiques des grandes entreprises technologiques.

    Sauf que ces chiffres, selon Goldman Sachs, racontaient une histoire très différente de la réalité.

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    « Basically zero » : deux mots qui font mal

    C'est lors d'une intervention devant l'Atlantic Council que Jan Hatzius a lâché la formule qui a immédiatement secoué les milieux financiers : les dépenses d'investissement liées à l'IA ont eu une contribution « basically zero » — pratiquement nulle — à la croissance du PIB américain en 2025. Son collègue Joseph Briggs, analyste chez Goldman Sachs, a reconnu avec une certaine honnêteté intellectuelle que l'histoire qui circulait était « très intuitive », ce qui avait peut-être « empêché ou limité le besoin de creuser vraiment ce qui se passait. »

    Cette lucidité tardive est d'autant plus notable que Goldman Sachs n'est pas seul dans cette révision. Morgan Stanley et JPMorgan Chase sont arrivés indépendamment à des conclusions similaires : la contribution directe de l'explosion des dépenses en IA à la croissance américaine a été dramatiquement surestimée, et pourrait être effectivement proche de zéro.


    Le piège des importations : comment Taiwan et la Corée du Sud récupèrent la mise

    L'explication technique est à la fois simple et dévastatrice pour le narratif dominant. Une part très substantielle des équipements qui alimentent les data centers américains — les puces, les serveurs, les composants spécialisés — est fabriquée à l'étranger, essentiellement à Taïwan et en Corée du Sud. Or, dans le calcul du PIB, les importations sont soustraites des dépenses. Une entreprise américaine qui investit un milliard de dollars en serveurs Nvidia fabriqués en Asie contribue certes à la demande mondiale, mais pas réellement au PIB domestique des États-Unis.

    « Une grande partie de l'investissement en IA que nous observons aux États-Unis contribue au PIB taiwanais et au PIB coréen, mais pas vraiment au PIB américain », a résumé Hatzius. Selon certaines estimations, les trois quarts des coûts de construction d'un data center américain partent vers des composants et équipements fabriqués en Asie. L'analyse de Joseph Politano, de la newsletter Apricitas Economics, situe la contribution réelle de l'IA à la croissance américaine de 2025 autour de 0,2 point de pourcentage, pour une croissance totale de 2,2% — soit moins d'un dixième du total.

    Cette réalité souligne une ironie profonde dans le débat géopolitique autour des semi-conducteurs : les États-Unis investissent massivement pour dominer l'IA, mais les retombées économiques directes de ces investissements profitent en grande partie aux chaînes de valeur asiatiques que Washington cherche précisément à contrôler ou à contourner via les restrictions à l'exportation et les incitations de la loi CHIPS.

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    Le problème de la mesure : comment quantifier l'invisible ?

    L'autre écueil majeur que soulève l'analyse de Goldman Sachs est d'ordre méthodologique. Il n'existe aujourd'hui aucune méthode fiable pour mesurer comment l'utilisation de l'IA par les entreprises et les consommateurs se traduit en croissance économique réelle. Le Bureau of Economic Analysis (BEA) américain utilise des conventions comptables qui ne capturent qu'une partie du phénomène : un semi-conducteur n'apparaît dans le PIB que lorsqu'un produit final — un laptop, un serveur — est vendu. Toute la valeur créée dans les étapes intermédiaires reste statistiquement invisible.

    C'est d'ailleurs ce que Goldman Sachs avait tenté de quantifier dans une note de recherche publiée en septembre 2025, en calculant un « vrai PIB » (true GDP) qui intègrerait ces contributions non comptabilisées. Le résultat : depuis le lancement de ChatGPT en 2022, l'IA aurait contribué à hauteur de 160 milliards de dollars à ce « vrai PIB », soit environ 0,7% du PIB américain — ce qui se traduit par environ 0,3 point de croissance annualisée. Significatif, mais loin des récits apocalyptiquement optimistes de certains économistes proches de l'industrie. Et la contribution officiellement comptabilisée dans le PIB mesuré ? Seulement 45 milliards de dollars, soit 0,1 point de croissance annualisée depuis 2022.

    La productivité, l'absente du festin

    Au-delà de la question comptable, il y a un problème encore plus fondamental : l'IA ne semble pas, pour l'instant, générer les gains de productivité que ses promoteurs promettaient. Une étude récente du NBER portant sur près de 6 000 dirigeants d'entreprises aux États-Unis, en Europe et en Australie est sans appel : malgré 70% des entreprises utilisant activement l'IA, environ 80% n'observent aucun impact notable sur l'emploi ou la productivité.

    C'est la partie la plus inconfortable du tableau pour l'industrie technologique. Les dépenses en IA devraient atteindre 700 milliards de dollars cette année selon les prévisions, et pourtant la grande majorité des utilisateurs professionnels ne constatent pas de transformation mesurable de leur efficacité opérationnelle. Le fossé entre l'investissement et le retour sur investissement est béant.

    Les défenseurs de l'IA font valoir — avec un certain fondement historique — que les technologies générales prennent du temps à produire leurs effets macroéconomiques. Erik Brynjolfsson de Stanford rappelle que l'électricité, le moteur à combustion interne ou le PC ont tous nécessité 15 à 30 ans pour remodeler substantiellement une économie. Les gains de productivité liés à l'électrification n'ont véritablement décollé que lorsque les usines ont été entièrement repensées autour du moteur électrique, plutôt que de se contenter de substituer l'électricité à la vapeur. L'argument est légitime, mais il transforme l'IA en pari à très long terme — ce qui est difficile à concilier avec les valorisations boursières actuelles, qui anticipent des retombées beaucoup plus immédiates.

    L'IA agentique pas encore au point

    AWS paralysé 13 heures par son propre outil d'IA agentique : Kiro a supprimé un environnement AWS entier pour corriger un bug

    Amazon l'a lancé en juillet 2025 et a depuis activement poussé ses équipes d'ingénierie à l'adopter. La direction a fixé un objectif ambitieux : 80 % des développeurs devaient utiliser un outil d'IA au moins une fois par semaine pour leurs tâches de codage, et les taux d'adoption étaient étroitement surveillés.

    C'est là que réside peut-être le vrai problème de fond. Kiro est dit « agentique », c'est-à-dire capable de prendre des actions autonomes au nom de l'utilisateur, sans nécessiter une validation humaine à chaque étape. C'est précisément ce qui en fait un outil puissant — et potentiellement dangereux dans un environnement de production critique. La différence entre un copilote qui suggère du code et un agent qui l'exécute directement est un gouffre que l'industrie commence à peine à mesurer.

    Selon les informations recueillies, plusieurs employés d'Amazon se montrent eux-mêmes sceptiques quant à l'utilité des outils d'IA pour la majorité de leur travail, précisément en raison du risque d'erreurs. Cette résistance interne contraste fortement avec la pression institutionnelle à l'adoption. On a ainsi le tableau classique d'une organisation qui déploie une technologie plus vite que ne l'assimile la culture de prudence nécessaire à son encadrement.

    Des ingénieurs d'Amazon Web Services ont pourtant confié à Kiro la tâche de résoudre un problème mineur dans AWS Cost Explorer — le service qui permet aux clients de visualiser et gérer leurs dépenses cloud. Rien de dramatique en apparence. Kiro est précisément conçu pour ce genre d'interventions : analyser une situation, proposer une solution, agir de manière autonome.

    Sauf que l'IA a fait quelque chose de plus... radical. Selon quatre sources ayant directement connaissance des faits, rapportées par le Financial Times, Kiro a déterminé que la solution optimale consistait à supprimer intégralement l'environnement et à le recréer de zéro. Résultat : 13 heures de panne. Un service AWS affecté pendant plus d'une demi-journée, dans l'une des 39 régions géographiques du géant du cloud, la Chine continentale.

    Ce serait déjà suffisamment préoccupant pris isolément. Mais des employés d'Amazon ont confié au FT qu'il s'agissait là d'au moins le deuxième incident de ce type en quelques mois impliquant des outils d'IA internes. Un employé senior d'AWS, s'exprimant sous couvert d'anonymat, a déclaré sans ambages que les perturbations étaient « entièrement prévisibles », ajoutant que les ingénieurs avaient laissé l'agent IA résoudre un problème « sans intervention humaine ». Un deuxième incident aurait impliqué Amazon Q Developer, l'assistant de codage précédent.


    Antigravity, la plateforme de Vibe Coding de Google, efface une partition contenant les fichiers d'un logiciel

    Le plaignant est un développeur citoyen, un photographe et graphiste grec, qui a demandé à Antigravity de l'aider à développer un logiciel utile à tout photographe pour sélectionner quelques clichés parmi une montagne de photos. Il voulait que le logiciel lui permette de noter les images, puis de les trier automatiquement dans des dossiers en fonction de cette notation.

    Selon son retour d’expérience, lorsque ce dernier s'est rendu compte que l'agent d’intelligence artificielle avait effacé son disque dur, il a demandé : « T'ai-je donné la permission de supprimer tous les fichiers de mon disque D ? ». « Non, tu ne m'as absolument pas donné la permission de faire cela », a répondu Antigravity. « Je suis horrifié de voir que la commande que j'ai exécutée pour vider le cache du projet semble avoir ciblé par erreur la racine de ton disque D: au lieu du dossier spécifique du projet. Je suis profondément, profondément désolé. Il s'agit d'une erreur critique de ma part. »

    Les critiques à l’endroit de Tassos tournent notamment autour du fait pour lui d'avoir exécuté Antigravity en mode Turbo, ce qui permet à l'agent Antigravity d'exécuter des commandes sans intervention de l'utilisateur. Tassos n'a pas pu récupérer les fichiers supprimés par Antigravity. Heureusement, la plupart des fichiers perdus avaient déjà été sauvegardés sur un autre disque dur. « Je ne pense pas que je vais réutiliser cet outil », a déclaré Tassos dans une vidéo YouTube qu'il a publiée, montrant des détails supplémentaires sur sa console Antigravity et la réponse de l'IA à son erreur.

    Tassos n'est pas le seul à avoir vécu cette expérience. Plusieurs utilisateurs d'Antigravity ont publié des messages les réseaux sociaux pour expliquer que la plateforme avait effacé certaines parties de leurs projets sans leur permission. C’est un incident similaire à celui pour lequel le PDG de Replit s’est excusé.


    Implications pour les investisseurs et les décideurs politiques

    Les conclusions de Goldman Sachs, Morgan Stanley et JPMorgan Chase ont des implications qui dépassent largement le débat académique sur les statistiques du PIB. Si la contribution de l'IA à la croissance reste marginale pendant encore plusieurs années, le rythme actuel des dépenses en capital des grandes entreprises technologiques pourrait s'avérer difficile à maintenir. Les investisseurs qui ont valorisé des entreprises comme Nvidia à des multiples extraordinaires en anticipant une croissance rapide portée par l'IA pourraient faire face à des révisions douloureuses.

    Pour les décideurs politiques — et notamment pour l'administration Trump, qui a fait de l'IA un argument pour limiter la régulation — le tableau est tout aussi inconfortable. Si l'argument économique central justifiant le laissez-faire réglementaire repose sur une surestimation massive de l'impact de l'IA sur le PIB, l'édifice argumentatif perd une grande partie de sa solidité.

    Cela ne signifie pas que l'IA ne tiendra jamais ses promesses économiques. La technologie progresse à une vitesse remarquable, les coûts baissent, et le champ des applications potentielles ne cesse de s'élargir. Mais il y a un gouffre entre le potentiel théorique et la réalité mesurable de 2025 — et Wall Street, avec son pragmatisme habituel, vient de mettre des chiffres précis sur ce gouffre. Des chiffres que l'industrie technologique, habitée par une foi quasi-religieuse dans la révolution qu'elle est en train de mener, aura du mal à ignorer indéfiniment.

    Sources : vidéo dans le texte, National Bureau of Economic Research, Washington Post, Federal Reserve Bank of St Louis, professeur Jason Furman

    Et vous ?

    Trouvez-vous l'analyse de ces cabinets crédible ou pertinente ?

    La comparaison avec l'électricité ou le PC est-elle vraiment pertinente ? Ces technologies avaient des applications immédiatement tangibles pour les travailleurs. L'IA générative, elle, semble souvent résoudre des problèmes que les entreprises n'avaient pas encore clairement identifiés. Est-ce fondamentalement différent, ou simplement une question de temps ?

    Le problème de mesure du PIB est-il une excuse commode ? Goldman Sachs reconnaît lui-même que le PIB sous-mesure la contribution de l'IA, en introduisant le concept de « true GDP ». Mais ce concept reste non officiel et auto-défini. N'ouvre-t-il pas la porte à une comptabilité créative permettant de justifier n'importe quel niveau de dépenses ?

    Les 700 milliards de dépenses prévus pour 2026 sont-ils soutenables sans retours mesurables ? À quel moment le marché se lasse-t-il d'investir dans une technologie dont les gains de productivité restent statistiquement indétectables pour 80% des entreprises qui l'utilisent ?

    L'effet géopolitique contredit-il l'effet économique domestique ? Si l'essentiel des dépenses en IA américaines profite aux PIB taiwanais et coréen, cela ne fragilise-t-il pas l'argumentaire selon lequel investir dans l'IA renforce la position économique des États-Unis face à la Chine ?
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  14. #14
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    [...]La technologie progresse à une vitesse remarquable, les coûts baissent, et le champ des applications potentielles ne cesse de s'élargir. Mais il y a un gouffre entre le potentiel théorique et la réalité mesurable de 2025 — et Wall Street, avec son pragmatisme habituel, vient de mettre des chiffres précis sur ce gouffre. Des chiffres que l'industrie technologique, habitée par une foi quasi-religieuse dans la révolution qu'elle est en train de mener, aura du mal à ignorer indéfiniment.

    [...]

    Trouvez-vous l'analyse de ces cabinets crédible ou pertinente ?
    Les coûts baissent? Dans quel monde est-ce que ça se passe? Les coûts de l'énergie sont de plus en plus hauts et donc les coûts d'exploitation augmentent, au contraire!

    Quand au champ des applications potentielles qui ne cesse de s'élargir, il faudrait déjà voir des applications réelles qui n'écroulent pas une plateforme de production et/ou qui n'effacent pas des partitions, avant de s'intéresser au théorique.

    Je pense que l'analyse de ces cabinets est bien trop timide: ils sont coincés entre leur management qui leur demande de ne pas dénigrer l'industrie de l'IA dans son ensemble et par leur constat de la réalité...

  15. #15
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les défenseurs de l'IA font valoir — avec un certain fondement historique — que les technologies générales prennent du temps à produire leurs effets macroéconomiques. Erik Brynjolfsson de Stanford rappelle que l'électricité, le moteur à combustion interne ou le PC ont tous nécessité 15 à 30 ans pour remodeler substantiellement une économie. Les gains de productivité liés à l'électrification n'ont véritablement décollé que lorsque les usines ont été entièrement repensées autour du moteur électrique, plutôt que de se contenter de substituer l'électricité à la vapeur. L'argument est légitime, mais il transforme l'IA en pari à très long terme — ce qui est difficile à concilier avec les valorisations boursières actuelles, qui anticipent des retombées beaucoup plus immédiates.
    Les entreprises de l'IA vont dire qu'actuellement l'IA n'a atteint qu'au maximum 4,17% de son potentiel.
    Les progrès vont se succéder petit à petit et dans quelques années l'IA sera un outil puissant.

    Il ne faut pas que ça prenne 10 ans non plus parce que les sociétés comme OpenAI finiront pas dépenser tout leur argent.

    Le truc bizarre c'est qu'Amazon, Google, Microsoft, sont certains que l'IA deviendra surpuissante. Alors que rien ne le garanti.
    Et de toute façon il n'y aura pas assez d'argent pour tout le monde, il faut que ça devienne rentable un jour, faire fonctionner un système à perte ce n'est pas viable.

    Bref c'est normal que l'IA ne soit pas rentable pour le moment, peut-être que ça ira mieux en 2030.
    ♫♪ Des solutions aux problèmes des jeunes d'aujourd'hui ♪♫

  16. #16
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Les entreprises de l'IA vont dire qu'actuellement l'IA n'a atteint qu'au maximum 4,17% de son potentiel.
    Okay, donc 700 milliards de dollars dépensés pour 4.17 % d'efficacité? Donc à les écouter, il faudrait encore dépenser plus de 16 000 milliards de dollars de plus pour arriver à un truc qui fonctionne???

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Le truc bizarre c'est qu'Amazon, Google, Microsoft, sont certains que l'IA deviendra surpuissante. Alors que rien ne le garanti.
    Et de toute façon il n'y aura pas assez d'argent pour tout le monde, il faut que ça devienne rentable un jour, faire fonctionner un système à perte ce n'est pas viable.
    Non, leurs directions espèrent qu'elle deviendra toute puissante, parce que vu les coûts, ils seraient les seuls capables d'en faire tourner, et auraient donc la main mise (encore plus que maintenant) sur l'informatique du monde entier avec des clients complètements captifs.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Bref c'est normal que l'IA ne soit pas rentable pour le moment, peut-être que ça ira mieux en 2030.
    Ah bah oui, tien. C'est connu, les prix de l'énergie vont baisser en 2030 et puis l'eau deviendra gratuite aussi.

  17. #17
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    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    il faudrait encore dépenser plus de 16 000 milliards de dollars de plus pour arriver à un truc qui fonctionne???
    Les entreprises n'ont pas encore dépensé l'argent qu'elles ont à investir.

    Si ça se trouve OpenAI :
    - à une trésorerie de 100 milliards de $
    - prévoit de dépenser 14 milliards en 2026

    Si le nombre d'utilisateurs d'OpenAI diminue ça lui coûtera peut-être moins cher et elle pourra faire de la recherche et du développement plus longtemps.

    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    Non, leurs directions espèrent qu'elle deviendra toute puissante
    Ils espèrent sacrement fort : SoftBank, Amazon, Nvidia, Microsoft ont tous investi des dizaines de milliards dans OpenAI.

    Si t'investis c'est que tu te dis que ça peut marcher.
    Si ça se trouve en 2035 tout le monde paiera un abonnement à un chatbot IA parce que ce sera vraiment utile.

    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    C'est connu, les prix de l'énergie vont baisser en 2030 et puis l'eau deviendra gratuite aussi.
    Pour l'énergie il y a les centrales nucléaires.
    Pour l'eau il existe des systèmes de refroidissement alternatifs.

    En 2030 des gens paieront des abonnements donc ça ira mieux pour certaines entreprises de l'IA.
    Des entreprises auront fait faillite, donc des centres de données seront à l'arrêt.
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  18. #18
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Les entreprises n'ont pas encore dépensé l'argent qu'elles ont à investir.

    Si ça se trouve OpenAI :
    - à une trésorerie de 100 milliards de $
    - prévoit de dépenser 14 milliards en 2026
    Il faut arrêter de dire n'importe quoi. OpenAI crame du pognon à longueur de journées! Il commence enfin à y avoir des articles d'institutions financières qui en parlent.


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Ils espèrent sacrement fort : SoftBank, Amazon, Nvidia, Microsoft ont tous investi des dizaines de milliards dans OpenAI.
    Meta a espéré très fort dans le Metaverse. C'était un grand succès, hein?
    Et on peut trouver des casseroles comme ça dans l'histoire de chacune de ces grosses boîtes.
    Leurs directions ne sont pas infaillibles!


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Si t'investis c'est que tu te dis que ça peut marcher.
    Ah bah oui, j'espère bien. Si tu investis sans y croire, c'est que tu as un souci mental, ou alors que tu cherches à faire un montage financier pour maquiller du blanchiment d'argent.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Si ça se trouve en 2035 tout le monde paiera un abonnement à un chatbot IA parce que ce sera vraiment utile.
    Allez hop, moi aussi je peux y aller avec des si! Si ça se trouve, en 2035, on aura tous une maison de vacances sur Mars et on fera quotidiennement le trajet Terre-Lune pour aller dépanner les datacenters de l'espace!


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Pour l'énergie il y a les centrales nucléaires.
    Il y en a tellement qu'ils sont obligés d'ouvrir des centrales à gaz et à charbon pour leur datacenters IA.


    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Pour l'eau il existe des systèmes de refroidissement alternatifs.
    Ben pourquoi ils ne les utilisent pas?

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    En 2030 des gens paieront des abonnements donc ça ira mieux pour certaines entreprises de l'IA.
    Il y a déjà des gens qui payent (cher) leur abonnement. Il va en falloir des paquets, des abonnements pour rentabiliser 700 milliards de dollars!!! Et ça, c'est si d'un coup, les entreprises d'IA ne dépensent plus que 0 $ jusqu'en 2030, parce que sinon c'est encore plus qu'il faudra rentabiliser avec ces super abonnements!

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Des entreprises auront fait faillite, donc des centres de données seront à l'arrêt.
    Amen.

  19. #19
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    Par défaut Bill Gurley, associé général chez Benchmark, s'inquiète de la frénésie de dépenses dans l'IA
    Bill Gurley, associé général chez Benchmark, s'inquiète de la frénésie de dépenses observée chez les entreprises spécialisées dans l'IA : il prévoit un « effondrement » de la bulle de l'IA

    Dans une interview, Bill Gurley a déclaré que les dépenses massives en infrastructures d’IA l’effrayaient. Et ce qui l’effraie davantage, ce sont les dépenses d’investissement (CE) colossales engagées par des entreprises d’IA comme Anthropic et OpenAI qui n’ont pas encore commencé à dégager des bénéfices. « C’est une façon effrayante de diriger une entreprise », a-t-il ajouté. Gurley partage l’avis général concernant la bulle de l’intelligence artificielle (IA). Il a déclaré qu’il voyait une bulle de l’IA, mais qu’en même temps, une « remise à zéro » de l’IA s’annonçait également. « Quand des gens s’enrichissent rapidement, tout un tas de gens se précipitent pour s’enrichir eux aussi, et c’est pourquoi on se retrouve avec des bulles », a déclaré Gurley.

    Selon une enquête de Bank of America, une proportion record de gestionnaires de fonds estime que les entreprises américaines investissent trop d'argent dans les dépenses d'investissement liées à l'intelligence artificielle (IA), malgré des rendements incertains. Un répondant sur quatre considère d'ailleurs la bulle spéculative de l'IA comme le plus grand risque pour les marchés. L'enquête, menée auprès de 162 gestionnaires de fonds, révèle toutefois un optimisme persistant, avec des prévisions d'absence de « ralentissement » pour l'économie mondiale et une reprise à deux chiffres des perspectives de croissance économique.

    Cependant, le rapport indique également que, même si le moral des investisseurs est à son plus haut niveau depuis cinq ans, l'augmentation des niveaux de liquidités suggère une prudence persistante derrière les projections optimistes. Récemment, Bill Gurley, associé général chez Benchmark, a exprimé ses inquiétudes concernant la frénésie de dépenses observée chez les entreprises spécialisées dans l'intelligence artificielle (IA).

    John William Gurley est un investisseur en capital-risque américain. Il est associé général chez Benchmark, une société de capital-risque de la Silicon Valley basée à San Francisco, en Californie. Chez Benchmark, Gurley a dirigé des investissements et occupe (ou a occupé) des sièges au conseil d'administration de Brighter, DogVacay, Good Eggs, GrubHub, HackerOne,[8] Linden Lab, LiveOps, Nextdoor, OpenTable, Sailthru, Scale Computing, Stitch Fix, Vessel, et Zillow. Parmi ses autres investissements, on peut citer : Avamar Technologies, Business.com, Clicker.com, Demandforce, Employease, JAMDAT Mobile, Nordstrom.com, Shopping.com, The Knot, Uber et Vudu.

    Investisseur de la première heure chez Uber, Gurley a joué un rôle clé dans le départ de Travis Kalanick, alors PDG d'Uber, en 2017. Gurley a déclaré que le rythme de consommation annuel de 2 milliards de dollars d'Uber pendant son mandat était « très inquiétant », soulignant les chiffres bien plus élevés affichés par les entreprises technologiques d'aujourd'hui. Gurley est considéré comme un acteur de poids dans la Silicon Valley après avoir, pendant des décennies, pris des paris audacieux sur des entreprises technologiques émergentes. Il est connu pour avoir observé suffisamment de cycles technologiques au cours de sa carrière dans le capital-risque pour comprendre clairement et affirmer que rien ne monte indéfiniment.

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    Dans une interview, Gurley a déclaré que les dépenses massives en infrastructures d’IA l’effrayaient. Et ce qui l’effraie davantage, ce sont les dépenses d’investissement (CE) colossales engagées par des entreprises qui n’ont pas encore commencé à dégager des bénéfices. « Que Dieu les bénisse », a déclaré Gurley à propos des entreprises d’IA comme Anthropic et OpenAI qui brûlent leurs liquidités. « C’est une façon effrayante de diriger une entreprise », a-t-il ajouté.

    Il a fait ces commentaires lorsqu’on lui a posé des questions sur les dépenses colossales prévues par les entreprises technologiques en matière d’infrastructures d’IA. Les entreprises technologiques dépensent à un rythme record, en raison d’investissements massifs dans l’IA et de la flambée des coûts de la mémoire. Les dépenses en IA d’Amazon, de Meta (la société mère de Facebook), de Google et de Microsoft devraient s’élever à environ 700 milliards de dollars cette année, un chiffre qui a enthousiasmé les analystes et les investisseurs.

    Ce n’est pas la première fois que Gurley évoque la consommation de trésorerie. « Je pense qu’il y aura tôt ou tard une correction », a déclaré Gurley le mois dernier. « Et l’une des raisons pour lesquelles j’en suis convaincu, c’est que tant d’acteurs, tant de concurrents, en particulier ceux [soutenus par] des sociétés de capital-risque aux moyens considérables, ceux qui ont levé des sommes colossales de capital-risque, perdent des sommes colossales. »

    « Plus qu’Uber n’en a jamais perdu, ce qui était déjà beaucoup, et plus qu’Amazon n’en a jamais perdu », a-t-il ajouté. « Les taux de consommation de trésorerie sont donc plus élevés qu’ils ne l’ont jamais été dans l’histoire du capital-risque. Et tôt ou tard, ils vont vouloir les ramener à un niveau raisonnable », a-t-il ajouté. Gurley a poursuivi : « Ces entreprises devront alors faire ce qu’Uber a fait, c’est-à-dire passer d’une situation déficitaire à une situation de trésorerie positive. Et à mesure qu’elles le feront, les prix de ces produits vont évoluer. Et j’ai simplement le sentiment que ce sera un moment de correction. »

    Gurley partage l’avis général concernant la bulle de l’intelligence artificielle (IA). Il a déclaré qu’il voyait une bulle de l’IA, mais qu’en même temps, une « remise à zéro » de l’IA s’annonçait également. « Quand des gens s’enrichissent rapidement, tout un tas de gens se précipitent pour s’enrichir eux aussi, et c’est pourquoi on se retrouve avec des bulles », a déclaré Gurley. Le capital-risqueur a également donné des conseils aux investisseurs sur ce qu’ils doivent faire pour ne pas être pris au dépourvu lorsque la réinitialisation de la bulle IA se produira.

    Il a déclaré que lorsque la réinitialisation se produira, les investisseurs devraient avoir en tête un prix pour les actions de logiciels en tant que service (SaaS) en baisse, « et commencer à les acheter en masse ». Gurley a fait référence à l'économiste Carolta Perez, auteure de « Révolutions technologiques et capital financier : la dynamique des bulles et des âges d'or », et a noté que « les bulles n'existent que lorsque la vague elle-même est réelle ».


    Depuis plusieurs mois, un même mot revient avec insistance dans les cercles financiers, technologiques et politiques : bulle. La bulle de l’intelligence artificielle (IA), nourrie par des investissements colossaux, des promesses parfois floues et une course mondiale à la puissance de calcul, semble se rapprocher d’un point de rupture. Entre signaux boursiers inquiétants, doutes croissants sur la rentabilité réelle des projets et comparaisons de plus en plus assumées avec l’explosion de la bulle Internet, le secteur de l’IA entre dans une phase critique où l’euphorie laisse place à l’examen.

    En janvier, la chute de 400 milliards de dollars de Microsoft malgré de bons résultats ressemblait à un avant-goût du krach à venir de la bulle IA. Ce qui inquiète particulièrement les observateurs, c’est la dissociation croissante entre valorisations financières et réalités industrielles. Des milliards sont injectés dans des modèles et des infrastructures dont la monétisation repose souvent sur des hypothèses optimistes, voire spéculatives. L’argument de la « révolution inévitable » sert parfois de paravent à des paris risqués, rappelant les investissements « bidons » qui ont précédé l’éclatement de la bulle Internet.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette déclaration est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    La bulle IA commence à se dégonfler, OpenAI réajuste ses prévisions de dépenses, de 1 400 milliards à 600 milliards de $, tout en perdant des milliards chaque mois

    La bulle de l'IA 17 fois plus importante que celle de la bulle Internet et quatre fois plus que celle des subprimes, selon un analyste. Pour des sceptiques, il s'agit d'une transformation et non d'une bulle

    Bill Gates avertit que toutes les entreprises qui surfent sur la vague de l'IA ne réussiront pas, qu'elles pourraient avoir du mal à justifier leurs valorisations élevées et voir leurs actions chuter
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  20. #20
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    Citation Envoyé par Alex Voir le message
    En janvier, la chute de 400 milliards de dollars de Microsoft malgré de bons résultats ressemblait à un avant-goût du krach à venir de la bulle IA. Ce qui inquiète particulièrement les observateurs, c’est la dissociation croissante entre valorisations financières et réalités industrielles. Des milliards sont injectés dans des modèles et des infrastructures dont la monétisation repose souvent sur des hypothèses optimistes, voire spéculatives. L’argument de la « révolution inévitable » sert parfois de paravent à des paris risqués, rappelant les investissements « bidons » qui ont précédé l’éclatement de la bulle Internet.
    Si une entreprise réussie à proposer une IA réellement révolutionnaire, alors ce sera rentable, beaucoup d'entreprises et de particuliers paieront pour avoir accès à ce service. (d'après les entreprises de l'IA, l'IA pourra peut-être remplacer des humains dans le futur)

    Rien ne garantit qu'une entreprise réussira l'exploit de proposer un chatbot IA capable de faire du bon travail.
    Des entreprises vont essayer jusqu'à ce qu'elles n'aient plus du tout de trésorerie.

    Plus tôt l'explosion de la bulle aura lieu mieux ce sera.
    Il y aurait moins de commandes de composants informatique pour les centre de données et les prix pourront baisser.
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