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  1. #441
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    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Absolument pas.
    Les USA ne feront rien contre Facebook, Instagram et si ils attaquent autant Twitter c'est parce qu'ils n'aiment pas Elon Musk.
    Qui parle d'attendre que les USA nous protègent ? Je parle surtout d'évoquer la légitimité qu'ils ont a interdire TikTok, qui peut se rapporter à la légitimité de l'Europe pour interdire Facebook et compagnie.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Pour TikTok c'est pire, depuis le début ils ont dit "si TikTok devenait une entreprise US alors il n'y aurait plus aucun problème".
    Les USA veulent récolter des données et s'en foutent complétement de l'abrutissement de la jeunesse.
    Justement, c'est exactement pour ça que cette farce de loi est parfaite pour nous; elle nous permettrait de justifier une future interdiction (ou un contrôle sévère) des réseaux sociaux des USA.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    En gros c'est "nous sommes les seuls à avoir le droit de récolter des informations d'utilisateurs, nous partiront en guerre contre tous ceux qui essaient de faire la même chose".
    Ça les fait chier qu'une application qui n'est pas US connaisse un peu de succès.
    100% d'accord. Mais c'est également une parfaite occasion de remettre les billes de l'Europe sur la table, en temps que dindon de la farce depuis deux décennies.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    En parallèle il y a peut-être un projet qui consiste à instaurer une ambiance de guerre froide entre la Chine et les USA.
    Les USA ne sont pas content d'avoir perdu le leadership et ils essaient de se défendre.
    L'ambiance "Guerre froide" n'est plus a être instaurée, elle est actuellement; Il n'y a qu'a voir les remarques désobligeantes -mais légitimes- de la Chine envers la dette américaine, le retrait (stupide) du traité commercial du Trans-Pacifique de la part de Trump, les embargos américains sur les produits hightech chinois et le retour du bâton côté Chine.

    Pour moi, c'est une guerre économique, donc une guerre froide puisque sans armes. D'ailleurs, la "Doomsday Clock" (traditionnellement utilisée pour imager la montée en intensité du conflit) n'a jamais été si proche de minuit.

    C'est toujours le même problème; L'opposition entre USA et Russie créé des pays tiers au conflit qui prennent place selon leur situation géopolitiques/économique. La Chine est dans le viseur des USA depuis des années déjà, mais d'autant plus lorsqu'elle s'avère être un des premiers partenaires commerciaux de la Russie.

    Citation Envoyé par Ryu2000 Voir le message
    Il y a plein de pays qui maintiennent des relations excellentes avec la Russie actuellement.
    Le chantage des USA ne fonctionnera pas, les BRICS sont trop fort.
    Si les USA veulent la guerre ils l'auront, l'autre camp refusera de se soumettre et il a complétement raison. Les USA ne contrôle pas le monde, les pays sont libre de suivre une autre voie.
    Mais combien de ces pays ont réellement le poids, la capacité a eux seuls de compromettre les opérations des USA ? Je pense qu'on peut les compter sur les doigts d'une main et l'Inde n'étant pas mariée à la Chine (De surcroit depuis l'alliance sinopakistanaise relativement récente), je pense que c'est raisonnable de comprendre que du point de vue américain, la Chine est le principal danger.

  2. #442
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    Par défaut Apple retire WhatsApp et Threads de son App Store en Chine, suite à une ordonnance des autorités chinoises
    Apple retire WhatsApp et Threads de son App Store en Chine, suite à une ordonnance du régulateur chinois du cyberespace qui invoque des motifs de sécurité nationale, mais les utilisateurs dénoncent une censure

    Apple a retiré WhatsApp et Threads de sa boutique d'applications en Chine, à la suite d'une injonction de l'autorité de surveillance de l'internet du pays, qui a invoqué des raisons de sécurité nationale.

    "Nous sommes tenus de respecter les lois des pays dans lesquels nous opérons, même si nous ne sommes pas d'accord", a déclaré le vendredi 19 avril un porte-parole d'Apple. "L'administration chinoise du cyberespace a ordonné le retrait de ces applications de la vitrine chinoise pour des raisons de sécurité nationale. Ces applications restent disponibles au téléchargement sur toutes les autres vitrines où elles apparaissent."

    Ces applications, qui appartiennent toutes deux à Meta, étaient déjà bloquées en Chine et peu utilisées. Elles n'étaient accessibles dans le pays qu'en utilisant des réseaux privés virtuels (VPN) qui peuvent chiffrer le trafic internet et déguiser l'identité en ligne de l'utilisateur.


    Le retrait des applications par Apple représente une "distanciation supplémentaire entre des univers technologiques déjà séparés" dans le pays et au-delà, a déclaré Duncan Clark, président du cabinet de conseil en investissement BDA China, basé à Pékin.

    "Cela va gêner les consommateurs et les entreprises (en Chine) qui traitent avec leur famille, leurs amis ou leurs clients à l'étranger. Même s'ils utilisent des VPN pour accéder à leurs applications WhatsApp existantes, celles-ci deviendront obsolètes au fil du temps et devront être mises à jour", a-t-il déclaré.

    D'autres applications de médias sociaux occidentaux populaires, telles que X (anciennement Twitter), Facebook, Instagram et Messenger, sont toujours disponibles sur le magasin d'applications chinois d'Apple.

    L'annonce du géant de la technologie intervient dans un contexte de chute des ventes d'iPhone dans la deuxième économie mondiale. Selon le cabinet d'études de marché IDC, les ventes de smartphones ont chuté de 10 % au cours du premier trimestre de cette année.

    L'entreprise a perdu de son élan en Chine, car le nationalisme, une économie en difficulté et une concurrence accrue ont nui à Apple au cours des derniers mois.

    Selon IDC, la résurgence de Huawei et d'autres marques chinoises, notamment Xiaomi et OPPO/OnePlus, devrait se poursuivre. Les consommateurs chinois qui auraient autrefois envisagé Apple se tournent désormais vers les marques nationales du pays.

    En plus d'être un centre de production clé, la Chine reste un marché important pour Apple, car c'est le plus grand marché après les États-Unis. L'entreprise continue de proposer des remises dans le pays pour stimuler les ventes.

    Son PDG, Tim Cook, s'est rendu à Shanghai le mois dernier pour inaugurer le deuxième plus grand magasin Apple du monde.

    Sources : Apple, IDC

    Et vous ?

    Quelle lecture faites-vous de cette situation ?
    Trouvez-vous la décision de l'administration chinoise du cyberespace crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    La Chine interdit TikTok et bloque également l'accès à X, YouTube, Facebook, Instagram et aux services de Google, elle est critiquée pour son opposition à l'interdiction de TikTok aux États-Unis

    Le gouvernement chinois bloque partiellement WhatsApp sur son territoire, pour empêcher la diffusion d'images ou de vidéos
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  3. #443
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    Il s'agit d'une énième preuve qu'Apple se fous du monde en prétextant la sécurité pour interdire au utilisateurs d'installer des applications en dehors de l'App Store.

    Richard Stallman à fait une liste relativement exhaustive des censures d'Apple : https://stallman.org/apple.html
    C'est simple, il y en a constamment, particulièrement par le biais de l'App Store.

  4. #444
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    Citation Envoyé par Prox_13 Voir le message
    Je parle surtout d'évoquer la légitimité qu'ils ont a interdire TikTok, qui peut se rapporter à la légitimité de l'Europe pour interdire Facebook et compagnie.
    Ça n'arrivera jamais.
    L'UE est complétement soumise aux USA.

    Citation Envoyé par Prox_13 Voir le message
    Mais c'est également une parfaite occasion de remettre les billes de l'Europe sur la table, en temps que dindon de la farce depuis deux décennies.
    C'est trop tard pour l'UE.
    Elle est complétement foutue.
    L'économie c'est de l'énergie transformer, elle ne veut pas acheter d'énergie Russe, l'énergie coute cher, donc c'est la merde.

    Le boycott de l'énergie Russe a tué l'industrie Allemande, l'Allemagne était la locomotive de l'UE.
    Comme ils disaient en 2022 :
    En détresse, la puissante chimie allemande tentée de délocaliser aux Etats-Unis
    Alors que la hausse des prix de l'énergie amène une « situation dramatique » pour une partie des chimistes allemands, BASF ou Lanxess se laissent tenter par les aides du plan Biden aux Etats-Unis.
    Citation Envoyé par Prox_13 Voir le message
    L'ambiance "Guerre froide" n'est plus a être instaurée, elle est actuellement;
    Oui si vous voulez.
    Mais je pense que ça peut atteindre un niveau bien plus élevé.

    Les USA ont déjà franchi la ligne rouge l'année dernière, en livrant des armes à Taiwan.
    Les Etats-Unis défient la Chine en approuvant une livraison d'armes à Taïwan

    On est quelque part très proche de la troisième guerre mondiale.
    Ça pourrait démarrer en Palestine, ça pourrait démarrer en à la frontière entre la Russie et l'Ukraine, ça pourrait peut-être démarrer à Taiwan.

    Citation Envoyé par Prox_13 Voir le message
    l'Inde n'étant pas mariée à la Chine
    Ça je ne sais pas, en revanche je sais que l'Inde achète énormément d'énergie Russe (d'ailleurs elle en revend aux Nations européennes).

    Ça a peut-être changé en 2024, mais en 2023 ça marchait encore un peu :
    L'INDE ACHÈTE, RAFFINE ET REVEND LE PÉTROLE RUSSE EN EUROPE, L'UE DANS L'EMBARRAS
    Paradoxalement, la Russie n’a jamais autant exporté de pétrole depuis l’invasion de l’Ukraine, grâce à l’Inde qui le transforme et en revend toujours plus à l’UE. Bruxelles cherche une parade.
    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    "Nous sommes tenus de respecter les lois des pays dans lesquels nous opérons, même si nous ne sommes pas d'accord", a déclaré le vendredi 19 avril un porte-parole d'Apple. "L'administration chinoise du cyberespace a ordonné le retrait de ces applications de la vitrine chinoise pour des raisons de sécurité nationale. Ces applications restent disponibles au téléchargement sur toutes les autres vitrines où elles apparaissent."

    Ces applications, qui appartiennent toutes deux à Meta, étaient déjà bloquées en Chine et peu utilisées. Elles n'étaient accessibles dans le pays qu'en utilisant des réseaux privés virtuels (VPN) qui peuvent chiffrer le trafic internet et déguiser l'identité en ligne de l'utilisateur.
    La Chine met moins de temps pour interdire une application US, que les USA mettent de temps pour interdire une application chinoise.

    La Chine n'aime pas Meta, les USA n'aiment pas Bytedance.
    Bon après TikTok est plus populaire aux USA que le sont WhatsApp et Threads en Chine.
    Il doit y avoir toute une économie autour de TikTok aux USA, les entreprises peuvent payer des influenceurs pour promouvoir leur produits.

    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    L'entreprise a perdu de son élan en Chine, car le nationalisme, une économie en difficulté et une concurrence accrue ont nui à Apple au cours des derniers mois.

    Selon IDC, la résurgence de Huawei et d'autres marques chinoises, notamment Xiaomi et OPPO/OnePlus, devrait se poursuivre. Les consommateurs chinois qui auraient autrefois envisagé Apple se tournent désormais vers les marques nationales du pays.
    Il existe des appareils chinois plus performant et moins cher que les produits Apple, donc pourquoi acheter un iPhone ?
    Pourquoi mettre plus cher pour avoir moins bien ?
    Bon après il existe peut-être des fans du système d'exploitation mobile iOS.

    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    En plus d'être un centre de production clé, la Chine reste un marché important pour Apple, car c'est le plus grand marché après les États-Unis. L'entreprise continue de proposer des remises dans le pays pour stimuler les ventes.
    Apple fait des efforts pour essayer de vendre plus d'appareils.
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  5. #445
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    Par défaut Vendez ou soyez suspendus : la Chambre des représentants approuve une mesure anti-TikTok
    Vendez ou soyez suspendus : la Chambre des représentants approuve une mesure anti-TikTok jointe à une proposition d'aide à l'étranger,
    TikTok pourrait être banni aux États-Unis suite à une mesure législative inédite

    Dans un mouvement bipartisan, la Chambre des représentants des États-Unis a adopté une mesure exigeant que la société mère chinoise de l’application sociale populaire TikTok la vende ou fasse face à une interdiction nationale. Cette décision représente la menace la plus sérieuse à ce jour pour l’avenir de l’application aux États-Unis. Bien que les législateurs de la Chambre des représentants aient présenté un projet de loi similaire le mois dernier, cette initiative est différente pour deux raisons : elle est annexée à un projet de loi d'envergure sur l'aide à l'étranger qui prévoit un soutien à l'Ukraine et à Israël. En outre, elle répond aux préoccupations de certains membres du Sénat en prolongeant le délai imparti à TikTok pour trouver un acquéreur.

    Les jours de TikTok pourraient être comptés aux États-Unis après que la Chambre des représentants a approuvé samedi une loi qui interdirait l'application populaire de médias sociaux dans tout le pays, à moins que ses propriétaires chinois ne la vendent. En vertu de cette mesure, adoptée par 360 voix contre 58, la société mère de TikTok, ByteDance, a jusqu'à un an pour se désengager avant que l'interdiction ne commence à s'appliquer.

    Le président Joe Biden a déjà exprimé son soutien à cette initiative, que le président de la Chambre des représentants, Mike Johnson, a jointe à un ensemble plus vaste de mesures d'aide à l'étranger comprenant trois projets de loi qui prévoient séparément des milliards pour l'Ukraine, Israël et la région indo-pacifique. Une version précédente, adoptée par la Chambre au début de l'année, donnait à ByteDance six mois pour se vendre, mais ce projet a été bloqué au Sénat. Étant donné que cette mesure est jointe au paquet d'aide aux pays étrangers, il sera difficile pour la chambre haute du Congrès de l'ignorer.

    Environ 170 millions d'Américains utilisent TikTok, qui a suscité un débat majeur dans le pays, opposant les défenseurs du premier amendement à ceux qui s'inquiètent de plus en plus de la sécurité nationale.

    Ce serait la première fois que le gouvernement américain adopte une loi qui pourrait entraîner la fermeture d'une plateforme entière de médias sociaux, ce qui ouvrirait la voie à ce qui devrait être une longue bataille juridique.

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Affichages : 4702
Taille : 173,9 Ko

    La réaction de TikTok

    TikTok a condamné le projet de loi comme une attaque anticonstitutionnelle contre son service extrêmement populaire.

    « Il est regrettable que la Chambre des représentants utilise le prétexte d'une importante aide étrangère et humanitaire pour faire passer une fois de plus un projet de loi d'interdiction qui bafouerait les droits à la liberté d'expression de 170 millions d'Américains », a déclaré Alex Haurek, porte-parole de TikTok.

    Les craintes de propagande et d'espionnage alimentent la répression contre TikTok

    Les responsables de la sécurité nationale à Washington ont craint que le gouvernement chinois n'utilise TikTok pour promouvoir une propagande visant à interférer dans les élections américaines, ou pour surveiller certains des 170 millions d'Américains qui utilisent l'application chaque mois.

    Ces craintes restent largement hypothétiques. TikTok appartient au géant chinois de la technologie ByteDance, mais il n'existe aucune preuve publique que des représentants du gouvernement aient jamais influencé ce que les Américains voient sur l'application, ni aucune preuve que des fonctionnaires chinois aient espionné des citoyens américains par l'intermédiaire de TikTok.

    TikTok affirme avoir construit un pare-feu entre son siège à Los Angeles et sa société mère à Pékin, mais certains rapports indiquent que des données d'utilisateurs américains circulent toujours entre les deux. Bien qu'aucune preuve n'ait été rendue publique que des fonctionnaires chinois aient accédé à des informations américaines par l'intermédiaire de TikTok, l'idée que la Chine ait la capacité théorique d'armer une application utilisée par la moitié des Américains a suffi à déclencher une campagne de répression tous azimuts.


    Acheter TikTok, d'accord, mais à quoi cela revient exactement ?

    Selon le projet de loi récemment adopté par la Chambre, TikTok disposerait d’un délai allant jusqu’à un an pour trouver une entreprise ou un groupe d’investisseurs pour l’acquérir. Cela prolonge le délai par rapport à la fenêtre de six mois qui avait été donnée dans le projet de loi original adopté par la Chambre le mois dernier, que certains sénateurs jugeaient trop court.

    Cependant, cela soulève une question critique parmi les experts de TikTok : qu’achèteraient-ils exactement ?

    L'algorithme de TikTok, la sauce secrète de l'application, appartient à ByteDance. Et pendant la campagne de l'administration Trump contre TikTok, la Chine a ajouté les algorithmes de recommandation de contenu à sa liste de contrôle des exportations, ce qui signifie que la vente de cette technologie nécessiterait la bénédiction du gouvernement chinois.

    James Lewis, directeur du programme de technologie et de politique publique au Centre d'études stratégiques et internationales, estime que Pékin n'a pas intérêt à s'engager dans cette voie. « Les Chinois ont dit très fermement ce mois-ci, à des niveaux élevés, qu'ils ne laisseraient pas l'algorithme être vendu et que, sans cela, c'est un accord vide de sens », a déclaré Lewis.

    Ensuite, il y a l'obstacle du prix lui-même.

    Étant donné que TikTok est l'une des plateformes de médias sociaux les plus importantes et les plus populaires au monde, sa valeur la mettrait hors de portée de toutes les entreprises technologiques, à l'exception des plus grandes. On ne sait pas exactement combien vaut TikTok, mais les analystes estiment que sa société mère privée, ByteDance, vaut environ 225 milliards de dollars. TikTok est de loin le service le plus performant de l'entreprise.

    Si un géant de la Silicon Valley tentait de racheter TikTok, cela attirerait très certainement l'attention des autorités antitrust de Washington, qui sont de plus en plus sceptiques à l'égard des accords qui augmentent la portée d'entreprises technologiques déjà très importantes.

    Lewis, du Center for Strategic and International Studies, doute que cette dernière tentative aboutisse à la cession de TikTok par ByteDance. Toutefois, il note que cela permet d'anticiper la question jusqu'à la fin des élections présidentielles de novembre : « Le projet de loi permet de gagner du temps pour trouver une véritable solution, tout en laissant un espace entre l'adoption de la loi et l'élection ».

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    Un projet de loi auquel Trump s'oppose

    En mars, l'ancien président Trump a signalé son opposition à une législation qui pourrait interdire TikTok aux États-Unis, malgré son soutien antérieur à l'interdiction de l'application de médias sociaux.

    Dans un message publié sur Truth Social, le candidat à la présidence pour les élections de novembre a affirmé qu'une interdiction de TikTok profiterait à Facebook et à son fondateur, Mark Zuckerberg, qui occupe le poste de PDG de sa société mère, Meta. « Si vous vous débarrassez de TikTok, Facebook et Zuckerschmuck doubleront leur chiffre d'affaires », a déclaré Trump. « Je ne veux pas que Facebook, qui a triché lors des dernières élections, fasse mieux. C'est un véritable ennemi du peuple ! »

    Facebook a banni Trump en janvier 2021 à la suite des émeutes du Capitole, au cours desquelles des centaines de ses partisans ont tenté d'empêcher la certification des résultats de l'élection de 2020. Ses comptes ont été rétablis en février 2023.

    L'ancien président a passé des mois à diffuser de fausses affirmations sur l'élection sur les médias sociaux avant l'insurrection.

    En 2020, alors que Trump était encore au pouvoir, il a promis d'interdire à l'application de médias sociaux basée sur la vidéo d'opérer aux États-Unis et a émis un ordre demandant à ByteDance de se désengager des activités de TikTok aux États-Unis. L'ordonnance a toutefois été bloquée par la suite devant les tribunaux.

    TikTok ayant gagné en popularité ces dernières années, les législateurs des deux bords s'inquiètent de plus en plus des risques que l'application fait peser sur la confidentialité des données et la sécurité nationale.

    Le conflit a commencé en décembre 2019, quand la Cour fédérale de Californie a accusé le réseau social d'avoir transféré des données privées d'utilisateurs à des serveurs en Chine. De plus, ByteDance était à ce moment-là soupçonné par Washington de partager ces données avec Pékin. À cette période, Mike Pompeo, qui était le secrétaire d'État américain, avait laissé entendre que son gouvernement pourrait suivre l'exemple de l'Inde. En effet, l'Inde a interdit TikTok en juin 2019 dans le cadre d'une purge des applications chinoises. Le gouvernement indien avait alors évoqué un comportement malveillant quant à la collecte des données de ses citoyens.

    Dans une lettre, un groupe de sénateurs républicains avait demandé à l'administration Trump de mettre en œuvre des actions le plus rapidement possible. Ils accusaient TikTok de censurer certains contenus et redoutaient que le Parti communiste chinois se serve de son contrôle sur l'application « pour déformer ou manipuler les discours politiques afin de semer la discorde parmi les Américains et d'obtenir le résultat électoral qu'il escompte ». D'ailleurs, des utilisateurs de l'application ont affirmé qu'ils ont en partie « saboté » le meeting de Donald Trump de Tulsa, en réservant des places en ligne sans avoir l'intention de s'y rendre.

    Source : vidéo dans le texte

    Et vous ?

    Pensez-vous que la mesure anti-TikTok est une atteinte à la liberté d’expression ou une nécessité pour la sécurité nationale ?
    Quel impact une interdiction de TikTok aurait-elle sur la culture populaire et la communication numérique ?
    Les entreprises technologiques étrangères devraient-elles être soumises à des régulations plus strictes pour opérer aux États-Unis ?
    Comment les utilisateurs de TikTok devraient-ils réagir face à la possibilité d’une interdiction ?
    Quelles alternatives à TikTok recommanderiez-vous si l’application était effectivement interdite ?
    Comment les préoccupations concernant la sécurité des données et la surveillance peuvent-elles être équilibrées avec l’innovation technologique ?
    Une interdiction de TikTok pourrait-elle créer un précédent pour l’avenir des relations entre les États-Unis et les entreprises technologiques chinoises ?
    Quelles pourraient être les conséquences économiques d’une interdiction de TikTok pour les créateurs de contenu et les entreprises qui utilisent l’application à des fins marketing ?
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  6. #446
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Pensez-vous que la mesure anti-TikTok est une atteinte à la liberté d’expression ou une nécessité pour la sécurité nationale ?
    Il est clair que l'objectif du gouvernement est de prendre le contrôle de l'algorithme de TikTok afin de l'utiliser comme outil de propagande (notamment anti Trump).
    Le gouvernement US est en guerre contre TikTok et contre Twitter, parce que le gouvernement US n'aime pas la liberté d'expression, la neutralité, la démocratie.
    Il veut mettre une certaine idéologie en avant, au lieu de laisser les gens être libre de penser ce qu'ils veulent.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Quel impact une interdiction de TikTok aurait-elle sur la culture populaire et la communication numérique ?
    Les utilisateurs de TikTok iraient vers une autre application.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Comment les utilisateurs de TikTok devraient-ils réagir face à la possibilité d’une interdiction ?
    Peut-être que le gouvernement ne souhaite pas réellement interdir TikTok, mais juste en prendre le contrôle.
    Ça expliquerait peut-être pourquoi le gouvernement ne met pas ses menaces à exécution.
    Si tu veux l'interdire, interdit-le, sinon arrête de menacer de l'interdire.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Comment les préoccupations concernant la sécurité des données et la surveillance peuvent-elles être équilibrées avec l’innovation technologique ?
    On s'en fout de la sécurité des données, toutes nos données sont aspirées par des entreprises US, il ne peut rien y avoir de pire de toute façon.
    Les USA peuvent avoir accès à toutes vos données si ils le veulent.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Une interdiction de TikTok pourrait-elle créer un précédent pour l’avenir des relations entre les États-Unis et les entreprises technologiques chinoises ?
    La Chine interdit déjà des applications US.
    C'est bizarre que le gouvernement US n'ait pas encore interdit TikTok.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Quelles pourraient être les conséquences économiques d’une interdiction de TikTok pour les créateurs de contenu et les entreprises qui utilisent l’application à des fins marketing ?
    Les créateurs vont perde du revenu le temps de migrer vers un autre réseau social.
    Ce n'est pas la fin du monde…

    Si ça se trouve un clone de TikTok contrôler par les USA, va très vite connaitre du succès.
    Keith Flint 1969 - 2019

  7. #447
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    Par défaut TikTok se prépare à un combat juridique alors que les USA font pression pour qu'elle soit vendue ou bannie
    TikTok se prépare à un combat juridique alors que les États-Unis font pression pour qu'elle soit vendue ou interdite, et affirme que la législation en passe d'être adoptée violerait le premier amendement

    TikTok envisage de saisir la justice américaine si un projet de loi obligeant la société mère ByteDance à vendre l'entreprise sous peine d'interdiction dans le pays est adopté, selon les médias.

    L'intention de TikTok de porter la bataille juridique devant les tribunaux a été rapportée par Bloomberg, après que la Chambre des représentants des États-Unis a voté en faveur du projet de loi le samedi 20 avril.

    Les membres de la Chambre des représentants ont voté en faveur du projet de loi par 360 voix contre 58, après l'avoir déjà fait en mars dernier. Le nouveau projet de loi adopté samedi comporte quelques modifications par rapport à la version initiale, notamment l'allongement du délai dont dispose ByteDance pour vendre les activités américaines de TikTok, qui passe de 165 jours à un an.

    Le nouveau projet de loi a été présenté par le président de la Chambre des représentants de la République, Mike Johnson, dans le cadre d'un paquet de lois comprenant de nouvelles aides à l'étranger pour Israël, Taïwan et l'Ukraine. L'aide avait été bloquée à la Chambre par des républicains de base de plus en plus mal à l'aise avec le financement des guerres à l'étranger par les États-Unis.

    Le projet de loi devrait être voté au Sénat la semaine prochaine, et les rapports de presse indiquent qu'il a de grandes chances d'aboutir. S'il est adopté par le Sénat, il devra être signé par le président Joe Biden pour devenir une loi. M. Biden a déjà indiqué qu'il signerait le projet de loi s'il était adopté par le Congrès.

    Dans une note interne envoyée au personnel de TikTok après le vote de la Chambre des représentants et obtenue par The Information, Michael Beckerman, responsable de la politique publique de TikTok pour les Amériques, a écrit : "Au moment où le projet de loi sera signé, nous irons devant les tribunaux pour le contester".

    Beckerman aurait qualifié la législation d'"inconstitutionnelle" et déclaré qu'elle était le fruit d'un "accord sans précédent" entre le président républicain de la Chambre des représentants et le président démocrate.


    TikTok a déjà contesté devant les tribunaux les tentatives d'interdiction de l'application. En 2020, elle a poursuivi avec succès l'administration de Donald Trump après que le président de l'époque a publié un décret interdisant la plateforme dans les magasins d'applications et proscrivant les transactions entre les citoyens américains et ByteDance.

    En 2022, TikTok a intenté un procès à l'État du Montana, qui est devenu la première juridiction américaine à adopter une loi interdisant l'utilisation de TikTok. Elle a également soutenu une autre action en justice intentée par des utilisateurs de TikTok dans cet État. Les deux procès ont abouti au blocage de la loi par les juges.

    Les précédentes tentatives d'interdiction de TikTok aux États-Unis ont été jugées peu solides sur le plan juridique, car elles pouvaient être interprétées comme une violation du premier amendement (liberté d'expression) et parce qu'elles ne visaient qu'une seule entreprise. Les auteurs du nouveau projet de loi espèrent éviter cet obstacle en donnant à ByteDance la possibilité de vendre les activités américaines de TikTok et en faisant en sorte que la loi s'applique à toutes les plateformes de médias sociaux contrôlées par des "pays adversaires".

    Les opposants au projet de loi au Sénat, tels que le sénateur républicain libertaire Rand Paul du Kentucky, pourraient essayer de supprimer la partie TikTok du projet de loi sur l'aide à l'étranger avant qu'il ne soit voté, mais il est peu probable que ces efforts soient couronnés de succès, a rapporté Bloomberg.

    "Avant que le Congrès ne se précipite pour commencer à interdire et à punir toutes les entreprises internationales qui font des affaires en Chine, il devrait peut-être faire une pause, respirer et réfléchir aux ramifications d'un isolationnisme législatif rapide à l'égard de la Chine", a posté le sénateur Paul sur X le vendredi 19 avril.

    Alors que le projet de loi est en passe de devenir une loi, TikTok a mobilisé ses utilisateurs pour qu'ils contribuent à faire échouer la proposition de loi, comme ils l'avaient fait pour la version précédente du projet de loi au début de l'année. Selon les médias, les utilisateurs américains qui effectuent une recherche avec les mots "TikTok bill" voient s'afficher une bannière les appelant à "Stop the TikTok Ban" (arrêter l'interdiction de TikTok). En cliquant sur la bannière, ils accèdent à une page où ils peuvent saisir leur code postal et obtenir les coordonnées de leurs sénateurs.

    "Il est regrettable que la Chambre des représentants utilise le prétexte d'une importante aide étrangère et humanitaire pour bloquer une fois de plus un projet de loi d'interdiction qui bafouerait la liberté d'expression de 170 millions d'Américains, dévasterait 7 millions d'entreprises et fermerait une plateforme qui contribue à hauteur de 24 milliards de dollars à l'économie américaine chaque année", a déclaré TikTok dans un communiqué publié le X, deux jours avant le dernier vote de la Chambre des représentants.

    "Ce projet de loi protège les Américains, et en particulier leurs enfants, de l'influence néfaste de la propagande chinoise sur l'application TikTok", a déclaré l'auteur du nouveau projet de loi, le représentant républicain Michael McCaul du Texas.

    "Cette application est un ballon espion dans les téléphones des Américains", a-t-il ajouté, faisant référence à l'incident de 2023 au cours duquel un prétendu ballon espion chinois a été repéré au-dessus des États-Unis et finalement abattu.

    Le projet de loi "divest-or-ban", comme on l'appelle désormais, est l'aboutissement d'années de préoccupations - parmi les législateurs aux États-Unis et ailleurs - selon lesquelles la société mère de TikTok pourrait partager les données des utilisateurs avec le gouvernement de Pékin et avoir la capacité de censurer les opinions anti-chinoises ou de diffuser des informations erronées favorables aux intérêts de la Chine, parmi les utilisateurs de TikTok.

    Le PDG de TikTok, Shou Zi Chew, s'est présenté à plusieurs reprises devant le Congrès pour réfuter ces allégations, affirmant que les données des utilisateurs américains sont conservées sur les serveurs d'Oracle aux États-Unis et que la plateforme a dépensé 2 milliards de dollars pour la protection de la confidentialité des données, selon Bloomberg.

    "TikTok est une plateforme indépendante, avec sa propre équipe de direction, dont un PDG basé à Singapour, un directeur de l'exploitation basé aux États-Unis et un responsable mondial de la confiance et de la sécurité basé en Irlande", a déclaré l'entreprise en 2022.

    Un certain nombre de personnalités du monde de la haute technologie ont pris la défense de TikTok, estimant que la tentative d'interdire ou de forcer la vente d'une plateforme de premier plan créait un mauvais précédent.

    "À mon avis, TikTok ne devrait pas être interdit aux États-Unis, même si une telle interdiction peut profiter à la plateforme X", a écrit Elon Musk, propriétaire de X (anciennement Twitter), dans un message publié le vendredi 19 avril. "Faire cela serait contraire à la liberté de parole et d'expression. Ce n'est pas ce que l'Amérique représente".

    Meredith Whittaker, présidente du service de messagerie chiffrée Signal, a été plus ferme dans ses critiques, décrivant l'effort pour interdire TikTok comme étant "f***ked".

    " Veuillez prendre un moment pour réfléchir à ce qui se passe ici ", a-t-elle écrit sur X. " L'abus des pouvoirs de surveillance est sur le point d'être inscrit dans la loi américaine au moment même où un projet de loi visant à forcer TikTok à vendre à des acheteurs américains ou à être interdit progresse, justifié en partie par la 'confidentialité des données' ".

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Pensez-vous que projet de loi obligeant ByteDance à vendre TikTok viole le premier amendement et bafoue la liberté d'expression ?

    Voir aussi :

    TikTok peut être utilisé comme un outil d'espionnage et de manipulation par le gouvernement chinois, d'après Vinod Khosla, qui soutient le projet de cession forcée de TikTok

    Vendez ou soyez suspendus : la Chambre des représentants approuve une mesure anti-TikTok jointe à une proposition d'aide à l'étranger, TikTok pourrait être banni aux États-Unis si aucune vente n'est conclue
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  8. #448
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    Par défaut Le Sénat américain adopte un projet de loi visant à forcer la vente de TikTok et l'envoie à Biden
    Le Sénat américain adopte un projet de loi visant à forcer la vente de TikTok et l'envoie à Biden, TikTok déclare que la législation bafouerait les droits à la liberté d'expression de 170 millions d'Américains.

    Le Sénat des États-Unis a approuvé un projet de loi visant à interdire la populaire application de partage de vidéos TikTok, à moins qu'elle ne se sépare de sa société mère chinoise. TikTok a déclaré que la législation "bafouerait les droits à la liberté d'expression de 170 millions d'Américains".

    Le vote ouvre la voie à la signature du projet de loi par le président Joe Biden, qui a soutenu ces mesures, bien que l'on s'attende à ce que la législation soit contestée devant les tribunaux. La proposition, qui donnerait à la société chinoise ByteDance neuf mois pour vendre la plateforme, a été incluse dans un ensemble plus vaste de 95 milliards de dollars qui prévoit une aide à l'Ukraine et à Israël.

    Le Sénat a approuvé ce paquet par 79 voix contre 18, après que les républicains de la Chambre des représentants eurent joint la semaine dernière le projet de loi TikTok aux propositions d'aide à l'étranger afin d'accélérer son adoption par le Congrès. La Chambre des représentants a adopté le paquet par un vote bipartisan de 360 à 58. Tant les républicains que les démocrates ont affirmé que TikTok menaçait la sécurité nationale, arguant que la plateforme pourrait être utilisée par Pékin pour espionner les Américains et manipuler le débat public.

    Ce vote intervient quelques jours après que le Congrès américain a approuvé la ré-autorisation d'un programme controversé qui permet la surveillance des communications des citoyens américains sans mandat judiciaire.

    TikTok a insisté sur le fait qu'elle n'avait pas partagé les données des utilisateurs américains avec le gouvernement chinois et qu'elle ne le ferait jamais. Dans un communiqué, TikTok a déclaré que le projet de loi visant à forcer ses ventes "bafouerait les droits à la liberté d'expression de 170 millions d'Américains". TikTok devrait demander une injonction préliminaire pour empêcher l'application de la loi dans l'attente d'une contestation de sa constitutionnalité.


    L'année dernière, un juge de l'État américain du Montana a bloqué une interdiction similaire après avoir estimé qu'elle "outrepassait le pouvoir de l'État" et "violait probablement le premier amendement". Des organisations de défense des libertés civiles, dont l'American Civil Liberties Union et le Knight First Amendment Institute de l'université de Columbia, se sont également opposées à ces propositions pour des raisons de liberté d'expression.

    Un projet de loi similaire visant à forcer la vente de TikTok a été adopté par la Chambre des représentants le mois dernier, mais est resté bloqué au Sénat. En 2020, le président Donald Trump a signé un décret visant à interdire TikTok, mais cette mesure a été bloquée par la justice au motif qu'elle violait la liberté d'expression et le droit à une procédure régulière.

    Et vous ?

    Pensez-vous que la volonté d'interdire TikTok est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    TikTok se prépare à un combat juridique alors que les États-Unis font pression pour qu'elle soit vendue ou interdite et affirme que la législation en passe d'être adoptée violerait le premier amendement

    Vendez ou soyez suspendus : la Chambre des représentants approuve une mesure anti-TikTok jointe à une proposition d'aide à l'étranger. TikTok pourrait être banni aux États-Unis si aucune vente n'est conclue

    Joe Biden signerait la loi répressive contre TikTok si le Congrès venait à l'adopter. Mais Donald Trump s'y oppose, car sans TikTok « Facebook et Zuckerschmuck doubleront leur chiffre d'affaires »
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  9. #449
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    Par défaut ByteDance et TikTok ont dépensé 7 millions de dollars en lobbying pour lutter contre une interdiction aux USA
    ByteDance et TikTok ont dépensé 7 millions de dollars en lobbying et en publicité pour lutter contre une éventuelle interdiction aux États-Unis
    mais l'avenir de TikTok reste incertain sur ce marché

    Le géant chinois ByteDance aurait dépensé plus de 2 millions de dollars en lobbying pour contrecarrer les initiatives des États-Unis visant à forcer la vente ou à interdire son réseau social TikTok. Cet investissement substantiel devait servir à empêcher le Congrès américain d'adopter le projet de loi qui vise à forcer la vente de TikTok à un acteur local, sous peine d'être banni du marché américain où l'application revendique plus de 170 millions d'utilisateurs. De son côté, TikTok aurait dépensé jusqu'à 4,5 millions de dollars cette année pour une campagne publicitaire télévisée et numérique visant à repousser la législation qui pourrait interdire l'application.

    TikTok lutte depuis plusieurs années pour se maintenir sur le marché américain. Les problèmes de l'application de partage de vidéos courtes ont commencé sous la présidence de Donald Trump et la situation s'est aggravée au cours des derniers mois. L'administration Trump avait allégué que l'application représente une menace pour la sécurité nationale des États-Unis - au même titre que Huawei - en raison de son appartenance à un acteur chinois, ByteDance. Elle s'est échinée pour forcer la vente de TikTok, mais a échoué. L'arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche n'a pas apaisé la situation, mais les choses se sont accélérées.

    De nombreux projets de loi ont été proposés ces deux dernières années et visent à forcer la vente de TikTok à une entreprise américaine et à bannir l'application si la cession échoue. Mais c'est sans compter sur la détermination de ByteDance et de la Chine qui n'ont aucune envie de voir TikTok aux mains des Américains et sont prêts à déployer tous les efforts nécessaires pour empêcher cela. Un rapport nous apprend cette semaine que ByteDance a battu son propre record en dépensant 2,68 millions de dollars dans des campagnes de lobbying au cours du premier trimestre de l'année pour contrecarrer ces différents projets de loi.


    Parallèlement, TikTok a lancé une vaste campagne publicitaire, injectant plus de 4,5 millions de dollars dans des publicités télévisées et numériques. L'objectif principal de cette campagne était de s'opposer aux mesures législatives proposées qui menacent la présence de TikTok aux États-Unis. Cela montre comment TikTok a fait pression sur le Congrès et le bureau exécutif du président américain Joe Biden au cours du dernier trimestre. Le bureau exécutif comprend le Conseil de sécurité nationale, le Bureau de la gestion et du budget et le Bureau du représentant américain pour le commerce, entre autres.

    Un porte-parole de TikTok a rappelé que ces dépenses considérables visaient à informer les décideurs politiques des répercussions potentielles des mesures législatives proposées sur l'ensemble de ses 170 millions d'utilisateurs américain. En s'engageant activement dans des activités de lobbying, TikTok souligne son engagement inébranlable à garantir aux Américains un accès durable à sa plateforme. Depuis la présidence de Donald Trump, la Chine met en garde contre la vente forcée ou l'interdiction de TikTok aux États-Unis et menace de représailles. Il convient de rappeler que TikTok n'est pas accessible en Chine sans un VPN.

    La Chine affirme que l'interdiction potentielle de TikTok est "un acte d'intimidation" qui se retournerait contre les États-Unis. « Même si les États-Unis n'ont pas trouvé de preuves que TikTok mettait en danger leur sécurité nationale, ils n'ont jamais cessé de s'en prendre à TikTok », a déclaré Wang Wenbin, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Il a accusé les États-Unis de recourir à l'intimidation lorsqu'ils ne parviennent pas à assurer une concurrence loyale. Il a déclaré que cela perturberait le fonctionnement du marché, saperait la confiance des investisseurs et saboterait l'ordre économique mondial.

    « Cela finira par se retourner contre les États-Unis eux-mêmes », a déclaré Wang. Toutefois, certaines critiques n'ont pas manqué de rappeler le traitement des plateformes de médiaux sociaux en Chine. De nombreuses plateformes occidentales font l'objet de censure ou d'interdiction. La Chine bloque notamment l'accès aux applications populaires de médias sociaux comme Facebook, Instagram et YouTube. X (anciennement Twitter) est également interdit, bien que les diplomates chinois utilisent la plateforme pour partager les messages de Pékin au reste du monde. Ainsi, la position de la Chine sur TikTok est vivement critiquée.

    En plus de ses efforts de lobbying internes, ByteDance a fait appel à l'expertise de consultants externes pour renforcer ses efforts de représentation. ByteDance a notamment retenu les services du lobbyiste chevronné David Urban, à qui elle a alloué 80 000 dollars au cours du dernier trimestre. TikTok a affecté plus de 400 000 dollars à l'engagement de cabinets de lobbying externes à Washington depuis le début de l'année. Cet effort financier concerté souligne la détermination de TikTok à naviguer dans le paysage réglementaire complexe et à préserver ses intérêts dans un contexte d'examen législatif de plus en plus minutieux.

    À en croire les données fédérales sur le lobbying, c'est le montant le plus élevé que la société d'Urban, LGL Advisors, ait reçu de ByteDance au cours d'un trimestre donné. Ni Urban ni sa société n'ont commenté l'affaire. Les données d'OpenSecrets révèlent que le montant le plus élevé que ByteDance ait dépensé en lobbying au cours d'un premier trimestre remonte à 2023 et s'élevait à 1,8 million de dollars. ByteDance et TikTok ont dépensé plus de 8 millions de dollars en lobbying en 2023. Mais malgré ces efforts, le sort de TikTok reste tributaire de l'issue des délibérations législatives et des interventions réglementaires en cours.

    En mars, la Chambre des représentants a adopté un projet de loi qui aurait donné à ByteDance environ six mois à ByteDance pour céder l'actif TikTok, mais ce projet de loi est depuis lors au point mort au Sénat. Ce dernier a voté sur le dernier projet de loi TikTok mardi. Le Sénat a d'abord procédé à un vote de procédure le week-end sur un paquet d'aide à l'étranger qui contient la nouvelle loi TikTok. Selon les analystes, le vote du Sénat américain est un signe que le paquet pourrait être sur le point d'être approuvé définitivement.

    En conclusion, alors que TikTok et ByteDance intensifient leurs efforts de lobbying, le vote imminent du Sénat revêt une importance capitale, car il déterminera en fin de compte le sort de TikTok le vaste marché américain. L'issue de ces délibérations législatives se répercutera sur l'ensemble du paysage numérique, soulignant l'interaction complexe entre la technologie, la réglementation et la défense des intérêts des entreprises dans la société contemporaine.

    Source : rapport sur les activités de lobbying de TikTok et ByteDance (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Le lobbying intense de TikTok et de ByteDance va-t-il empêcher la vente forcée ou l'interdiction de l'application aux États-Unis ?

    Voir aussi

    Le Sénat américain adopte un projet de loi visant à forcer la vente de TikTok et l'envoie à Biden, TikTok déclare que la législation bafouerait les droits à la liberté d'expression de 170 millions d'Américains

    La Chine interdit TikTok et bloque également l'accès à X, YouTube, Facebook, Instagram et aux services de Google, elle est critiquée pour son opposition à l'interdiction de TikTok aux États-Unis

    TikTok Lite : l'Europe donne 24 heures à TikTok pour fournir une évaluation des risques concernant sa nouvelle application « addictive et toxique » discrètement lancée en France et en Espagne ce mois-ci

  10. #450
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Mais c'est sans compter sur la détermination de ByteDance et de la Chine qui n'ont aucune envie de voir TikTok aux mains des Américains et sont prêts à déployer tous les efforts nécessaires pour empêcher cela.
    Les USA ne peuvent pas forcer le rachat de ByteDance.
    Donc au pire TikTok sera interdit aux USA ce qui n'est pas très grave, il y a d'autres pays au monde. (la Chine interdit des applications US, donc les USA peuvent interdire des applications chinoises)
    L'UE a tendance à copier les USA, mais c'est peut-être pas systématiquement le cas.

    Les USA n'aiment pas quand une application qui connait du succès ne leur appartient pas.

    Il suffit d'attendre un peu et TikTok va peut-être finir comme MySpace.
    Les modes passent.
    Keith Flint 1969 - 2019

  11. #451
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    [QUOTE=Ryu2000;12020015]Les USA ne peuvent pas forcer le rachat de ByteDance.
    Donc au pire TikTok sera interdit aux USA ce qui n'est pas très grave, il y a d'autres pays au monde. (la Chine interdit des applications US, donc les USA peuvent interdire des applications chinoises)
    /QUOTE]

    la chine interdit car gafam ont pas voulu respecter les lois du pays

  12. #452
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    Par défaut Le PDG de TikTok espère vaincre l'interdiction de l'application aux États-Unis : « nous n'allons nulle part »
    Biden signe le projet de loi sur TikTok "Divest or Ban", mais le PDG espère vaincre l'interdiction américaine : « nous n'allons nulle part »
    l'entreprise va contester la loi devant les tribunaux

    Le président américain Joe Biden a signé le projet de loi qui oblige le chinois ByteDance à vendre TikTok à une entreprise américaine sous peine d'interdiction aux États-Unis. ByteDance dispose d'un délai initial de neuf mois pour trouver un accord, mais le président Joe Biden pourrait prolonger ce délai de trois mois s'il constate des progrès. Le PDG de TikTok, Shou Chew, appelle ses utilisateurs à agir pour soutenir l'application face aux législateurs américains qui cherchent à l'interdire. L'entreprise déposera un recours en justice pour bloquer la mesure. Les utilisateurs, quant à eux, paniquent à l'idée de perdre l'accès à l'application, une source de revenus potentielle.

    De nombreux analystes s'attendaient à ce que le projet de loi sur TikTok soit bloqué au Sénat américain après avoir été adopté en tant que projet de loi autonome à la Chambre des représentants. Toutefois, des manœuvres politiques ont permis de le faire passer sur le bureau du président Joe Biden. La Chambre des représentants a associé le projet de loi sur TikTok à l'aide étrangère aux alliés des États-Unis, ce qui a contraint le Sénat à examiner les deux mesures ensemble. Mardi, le projet de loi sur TikTok a été approuvé définitivement par le Sénat, ce qui a donc permis au président Joe Biden de le signer dès mercredi.

    @tiktok

    Response to TikTok Ban Bill

    ♬ original sound - TikTok
    L'adoption du projet de loi par le Sénat américain est un échec cuisant pour TikTok et sa société mère ByteDance qui ont dépensé des millions de dollars en lobbying pour le contrecarrer. Mais ils n'entendent pas abandonner de sitôt. Le patron de TikTok, Shou Chew, a réagi aux nouvelles mesures dans une vidéo publiée par le compte officiel de TikTok. « Ne vous y trompez pas, il s'agit d'une interdiction. Une interdiction de TikTok et une interdiction de vous et de votre voix », a déclaré Chew dans la vidéo. La vidéo a été visionnée plus de quatre millions de fois depuis mercredi après-midi. Le clip a suscité de nombreuses réactions.

    Les commentaires montrent que les utilisateurs ne sont pas prêts à dire adieu à TikTok de sitôt. Nombreux sont ceux qui ont exprimé leur soutien à Chew, dont l'appel à l'action laisse entrevoir la pression qui s'exerce sur TikTok et sa société mère ByteDance. « Je vous confie ma vie », peut-on lire dans un commentaire. D'autres ont remercié la plateforme d'avoir aidé les utilisateurs à trouver "leur voix et leurs moyens de subsistance" et de leur avoir donné "un sens de la communauté qu'ils n'ont nulle part ailleurs". Enfin, d'autres ont parlé de ce qu'ils avaient appris grâce à TikTok : astuces, avis sur les produits de beauté, etc.

    « J'ai appris à changer les filtres à air de ma voiture et à faire une vidange », a déclaré un internaute. Malgré la vidéo de Chew et l'indignation croissante des utilisateurs, l'interdiction de TikTok n'interviendra pas dans l'immédiat. ByteDance dispose de neuf à douze mois pour trouver un acquéreur américain pour TikTok, et ce, uniquement si la mesure est maintenue devant le tribunal. À ce propos, Chew a déclaré mercredi que l'entreprise de médias sociaux s'attendait à gagner un recours en justice pour bloquer la loi signée par le président Joe Biden. TikTok revendique plus de 170 millions d'utilisateurs actifs aux États-Unis.

    « Soyez assurés que nous n'allons nulle part. Les faits et la Constitution sont de notre côté et nous espérons l'emporter à nouveau », a déclaré Chew dans sa vidéo. La signature du président Joe Biden fixe au 19 janvier la date limite pour la vente, soit un jour avant l'expiration de son mandat, mais il pourrait prolonger ce délai de trois mois s'il estime que ByteDance fait des progrès. Le président Joe Biden brigue un second mandat face à l'ancien président Donald Trump. Il convient de rappeler que les problèmes de TikTok ont commencé sous l'administration Trump, et il n'est pas clair si sa réélection va changer les choses.


    En 2020, Donal Trump a été bloqué par les tribunaux dans sa tentative d'interdire TikTok et WeChat, une unité du chinois Tencent, aux États-Unis. Cela dit, Donal Trump a fait marche arrière et a déclaré lundi que Joe Biden poussait à l'interdiction de TikTok et serait le seul responsable si une interdiction était prononcée, exhortant les électeurs à en prendre note. Pendant ce temps, les experts se demandent si un acheteur potentiel dispose des ressources financières nécessaires pour racheter TikTok, mais également si les régulateurs américains approuveraient une telle vente. La Chine, quant à elle, s'y oppose depuis le début.

    Alex Haurek, porte-parole de TikTok, a confirmé dans un communiqué que l'entreprise prévoyait de contester la législation devant les tribunaux, ce qui pourrait prolonger le délai si les tribunaux retardaient l'application de la loi dans l'attente d'une solution. « Alors que nous continuons à contester cette interdiction anticonstitutionnelle, nous continuerons à investir et à innover pour faire en sorte que TikTok reste un espace où les Américains de tous horizons peuvent venir en toute sécurité partager leurs expériences, trouver de la joie et être inspirés », a déclaré Haurek.

    Selon de nombreux critiques, TikTok n'est pas tant un problème de sécurité nationale pour les États-Unis, mais son appartenance à la Chine. TikTok a tenté de répondre aux préoccupations des États-Unis concernant l'envoi des informations des Américains en Chine en stockant ses données localement, mais cela n'a pas résolu les problèmes de l'application. Enfin, certains estiment que l'algorithme de TikTok, qui incite les utilisateurs à revenir sur l'application, fait également l'objet de convoitise de la part de nombreux géants technologiques américains.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du projet de loi sur TikTok "Divest or Ban" signée par le président américain Joe Biden ?
    La loi sera-t-elle bloquée par les tribunaux américains au profit de TikTok comme cela a été le cas sous l'administration Trump ?
    En cas de vente forcée ou d'interdiction de TikTok aux États-Unis, quelles pourraient être les répercussions sur l'industrie dans son ensemble ?

    Voir aussi

    ByteDance et TikTok ont dépensé 7 millions de dollars en lobbying et en publicité pour lutter contre une éventuelle interdiction aux États-Unis, mais l'avenir de TikTok reste incertain sur ce marché

    Le Sénat américain adopte un projet de loi visant à forcer la vente de TikTok et l'envoie à Biden, TikTok déclare que la législation bafouerait les droits à la liberté d'expression de 170 millions d'Américains

    La Chine interdit TikTok et bloque également l'accès à X, YouTube, Facebook, Instagram et aux services de Google, elle est critiquée pour son opposition à l'interdiction de TikTok aux États-Unis

  13. #453
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    Citation Envoyé par marc.collin Voir le message
    la chine interdit car gafam ont pas voulu respecter les lois du pays
    Oui enfin que les lois du pays c'est "censurer tout message critique sur le PCC", je ne voit pas en quoi c'est une interdiction légitime.

  14. #454
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    Par défaut TikTok va porter plainte contre son interdiction potentielle aux États-Unis au nom de la liberté d'expression
    TikTok va porter plainte contre son interdiction potentielle aux États-Unis au nom de la liberté d'expression,
    mais le succès d'une action en justice n'est pas garanti

    TikTok, la plateforme de partage de vidéos appartenant à l’entreprise chinoise ByteDance, a promis de poursuivre en justice le gouvernement des États-Unis suite à la signature par le président Joe Biden d’une législation qui pourrait interdire l’application sur le territoire américain. Cette décision législative donne à ByteDance un délai de neuf mois pour vendre TikTok, avec une possible extension de trois mois si une vente est en cours. TikTok a déjà remporté des victoires juridiques contre d’autres lois aux États-Unis cherchant à interdire l’application, en invoquant le Premier Amendement. Cependant, le succès d’un défi juridique n’est pas garanti, car les tribunaux pourraient donner la priorité aux préoccupations de sécurité nationale sur les droits à la libre expression.

    Mercredi, le président Joe Biden a promulgué un projet de loi sur la sécurité nationale qui obligerait TikTok à être vendu par son propriétaire, ByteDance, sous peine d'être interdit aux États-Unis. Quelques minutes plus tard, le PDG de TikTok, Shou Zi Chew, a réagi en publiant une vidéo sur la plateforme, déclarant que « rassurez-vous, nous n'allons nulle part ».

    « Ne vous méprenez pas, il s'agit d'une interdiction, d'une interdiction de TikTok et d'une interdiction de vous et de votre voix », déclare Chew dans la vidéo. « Les politiciens peuvent dire le contraire. Mais ne vous y trompez pas. »

    La loi signée par Biden donne à ByteDance neuf mois pour vendre TikTok, avec une possibilité de prolongation de trois mois si la vente est en cours. Elle empêcherait également ByteDance de contrôler l'algorithme de TikTok, qui a contribué à la montée en flèche de la popularité de l'application. Dans sa vidéo, Chew laisse entendre que la liberté d'expression sera l'argument de l'entreprise contre l'interdiction, affirmant que l'adoption du projet de loi est « un moment décevant, mais qui n'a pas besoin d'être déterminant ».

    « C'est en fait ironique parce que la liberté d'expression sur TikTok reflète les mêmes valeurs américaines qui font des États-Unis un phare de la liberté », poursuit-il. « TikTok donne aux Américains de tous les jours un moyen puissant d'être vus et entendus. À cette fin, Chew cherche également à rassurer les utilisateurs sur le fait que l'application ne va pas disparaître de sitôt et à les inciter à s'exprimer publiquement sur l'importance que TikTok revêt pour eux :

    « Vous pourrez toujours profiter de TikTok comme vous l'avez toujours fait. En fait, si vous avez une histoire sur l'impact de TikTok sur votre vie, nous serions ravis que vous la partagiez afin de montrer exactement ce pour quoi nous nous battons », déclare-t-il.

    La législation étant désormais en vigueur, ce n'est plus qu'une question de temps avant que TikTok n'intente un procès pour l'arrêter, et le compte à rebours a officiellement commencé. En attendant, ByteDance a jusqu'au 24 janvier 2025 pour trouver un acquéreur, sous peine de voir l'application effacée des utilisateurs américains, à moins qu'un tribunal n'en décide autrement.

    « Nous sommes confiants et nous continuerons à nous battre pour vos droits devant les tribunaux », déclare Chew dans la vidéo. « Les faits et la Constitution sont de notre côté et nous espérons l'emporter ».

    @tiktoknewsroom

    Response to TikTok Ban Bill

    ♬ original sound - TikTok Newsroom
    Elon Musk s'oppose également à la mesure visant à bannir TikTok

    Les utilisateurs de TikTok ont exprimé leur déception et leur inquiétude face à la promulgation du projet de loi.

    « Nous devons accepter TikTok parce qu'il permet à des personnes ayant des points de vue différents de discuter et de diffuser leurs opinions sur le monde », a déclaré Wyatt Head, 29 ans, au China Daily sur Times Square à New York. « Lorsque je parle sur TikTok, (les gens) peuvent me voir partout dans le monde. C'est incroyable. »

    Rami Hosni, 31 ans, un autre utilisateur, a également qualifié la législation d'inconstitutionnelle. « Le contenu est le même partout. ... Si vous interdisez TikTok, vous devez interdire Facebook, YouTube, Instagram, Snapchat - tous. »

    Hosni a déclaré que quelques membres du Congrès américain avaient qualifié d'inappropriés certains contenus diffusés sur TikTok. « On peut cacher ces contenus, mais on ne peut pas interdire toute l'application. Les gens l'apprécient. ... Il n'y a rien de dangereux », a-t-il déclaré, ajoutant que les créateurs de contenu perdraient des revenus en cas de vente forcée ou d'interdiction. « Il y a tellement de gens qui gagnent leur vie sur TikTok ».

    Lucia Perez, 20 ans, a déclaré que la plateforme de partage de vidéos était utile et ne devrait pas être interdite. « TikTok est une plateforme très utile parce qu'elle est rapide. Si vous voulez chercher quelque chose, c'est comme des vidéos rapides et courtes », a-t-elle déclaré. Perez a déclaré que lorsqu'elle n'était pas occupée, elle passait trois à quatre heures sur TikTok chaque jour. « Les gens perdraient leur emploi, ce serait terrible. ... Beaucoup de gens en vivent. Je veux dire, j'espère que (l'interdiction) ne se produira pas ».

    Le PDG de Tesla, Elon Musk, s'est également opposé à la mesure visant à interdire l'application aux États-Unis. « À mon avis, TikTok ne devrait pas être interdite aux États-Unis, même si une telle interdiction peut profiter à la plateforme X. Cela serait contraire à la liberté de parole et d'expression. Cela irait à l'encontre de la liberté de parole et d'expression. Ce n'est pas ce que l'Amérique représente », a-t-il écrit sur son compte X.

    Le succès d’un défi juridique n’est pas garanti

    Les critiques de cette potentielle interdiction soutiennent qu’elle viole les droits du Premier Amendement des utilisateurs de TikTok, qui garantit la liberté d’expression. En effet, TikTok a déjà remporté des victoires juridiques en contestant d'autres lois américaines visant à interdire l'application sur la base du premier amendement. En décembre dernier, un juge fédéral a bloqué la première interdiction de TikTok à l'échelle de l'État du Montana, estimant que la loi violait probablement le premier amendement. Une tentative de l'administration Trump de forcer ByteDance à vendre TikTok sous peine d'interdiction a également été jugée inconstitutionnelle par les tribunaux fédéraux sur la base du premier amendement.

    Cependant, le succès d’un défi juridique n’est pas garanti, car les tribunaux pourraient donner la priorité aux préoccupations de sécurité nationale sur les droits à la libre expression.

    Dans un communiqué publié peu après que le président américain Joe Biden a signé mercredi la loi adoptée mardi par le Sénat américain, TikTok a qualifié la mesure « d'anticonstitutionnelle ».

    « Nous la contesterons devant les tribunaux. Nous pensons que les faits et la loi sont clairement de notre côté, et nous finirons par l'emporter. Le fait est que nous avons investi des milliards de dollars pour assurer la sécurité des données américaines et préserver notre plateforme de toute influence ou manipulation extérieure », indique le communiqué.

    « Cette interdiction dévasterait 7 millions d'entreprises et réduirait au silence 170 millions d'Américains. Alors que nous continuons à contester cette interdiction inconstitutionnelle, nous continuerons à investir et à innover pour que TikTok reste un espace où les Américains de tous horizons peuvent venir en toute sécurité partager leurs expériences, trouver de la joie et être inspirés », ajoute le communiqué.

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    En mars, la Chambre des représentants a adopté une version antérieure du projet de loi sur le désinvestissement ou l'interdiction, avec un délai de vente de six mois. Le président de la Chambre, Mike Johnson, a accéléré le processus en l'associant à la loi sur l'aide d'urgence à l'Ukraine, à Israël et à Taïwan (en ajoutant l'interdiction de TikTok pour gagner le soutien des politiciens du parti Républicain).

    Les efforts pour arracher TikTok au contrôle de ByteDance, basé à Pékin, remontent à l'administration Trump. De nombreux législateurs américains, tant démocrates que républicains, craignent que, ByteDance étant une société chinoise, la République populaire de Chine ne cherche à utiliser TikTok pour espionner les Américains ou forcer l'application à diffuser de la propagande en faveur de la Chine. TikTok a nié à plusieurs reprises que les autorités chinoises aient demandé l'accès à ses données et affirme qu'elle rejetterait toute demande de ce type si elle était formulée.

    Conclusion

    Les défenseurs de la liberté d’expression, tels que l’American Civil Liberties Union, ont exprimé leur inquiétude quant à l’impact d’une telle interdiction sur l’accès du public à une plateforme devenue une source centrale de partage d’informations6. La question centrale reste de savoir si la législation interfère avec le contenu global du discours sur TikTok, car les restrictions basées sur le contenu sont soumises à un niveau de contrôle plus élevé6.

    Alors que TikTok se prépare à contester cette loi en justice, l’issue de cette bataille juridique reste incertaine, posant des questions fondamentales sur la balance entre la sécurité nationale et la liberté d’expression dans l’ère numérique.

    Source : TikTok

    Et vous ?

    Pensez-vous que l’interdiction de TikTok aux États-Unis viole les droits du Premier Amendement des utilisateurs ?
    Quelle est, selon vous, la priorité : la sécurité nationale ou la liberté d’expression en ligne ?
    Croyez-vous que TikTok a pris des mesures adéquates pour protéger les données des utilisateurs américains ?
    Comment évaluez-vous l’impact potentiel d’une interdiction de TikTok sur les entreprises et les utilisateurs américains ?
    Devrions-nous revoir notre approche de la régulation des plateformes numériques pour trouver un équilibre entre sécurité et liberté d’expression ?
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  15. #455
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    Par défaut ByteDance envisage la fermeture de TikTok aux États-Unis si les recours juridiques échouent
    ByteDance envisage la fermeture de TikTok aux États-Unis si les recours juridiques échouent,
    l'entreprise dément les rumeurs de médias annonçant qu'elle étudiait des scénarios de vente sans l'algorithme de recommandation de TikTok

    Dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine concernant la sécurité des données, ByteDance, la société mère de TikTok, a indiqué qu’elle préférerait fermer son application déficitaire aux États-Unis plutôt que de la vendre, si tous les recours juridiques pour lutter contre la législation visant à interdire la plateforme des magasins d’applications aux États-Unis échouaient. ByteDance continue de réaliser la majorité de ses revenus en Chine, principalement grâce à ses autres applications telles que Douyin, l’équivalent chinois de TikTok. La législation, adoptée à une écrasante majorité par le Sénat américain, est motivée par des inquiétudes généralisées parmi les législateurs américains que la Chine pourrait accéder aux données des Américains ou utiliser l’application pour la surveillance.

    Mercredi, le président Joe Biden a promulgué un projet de loi sur la sécurité nationale qui obligerait TikTok à être vendu par son propriétaire, ByteDance, sous peine d'être interdit aux États-Unis. Quelques minutes plus tard, le PDG de TikTok, Shou Zi Chew, a réagi en publiant une vidéo sur la plateforme, déclarant que « rassurez-vous, nous n'allons nulle part ».

    « Ne vous méprenez pas, il s'agit d'une interdiction, d'une interdiction de TikTok et d'une interdiction de vous et de votre voix », déclare Chew dans la vidéo. « Les politiciens peuvent dire le contraire. Mais ne vous y trompez pas. »

    La loi signée par Biden donne à ByteDance neuf mois pour vendre TikTok, avec une possibilité de prolongation de trois mois si la vente est en cours. Elle empêcherait également ByteDance de contrôler l'algorithme de TikTok, qui a contribué à la montée en flèche de la popularité de l'application. Dans sa vidéo, Chew laisse entendre que la liberté d'expression sera l'argument de l'entreprise contre l'interdiction, affirmant que l'adoption du projet de loi est « un moment décevant, mais qui n'a pas besoin d'être déterminant ».

    La législation étant désormais en vigueur, ce n'est plus qu'une question de temps avant que TikTok n'intente un procès pour l'arrêter, et le compte à rebours a officiellement commencé. En attendant, ByteDance a jusqu'au 24 janvier 2025 pour trouver un acquéreur, sous peine de voir l'application effacée des utilisateurs américains, à moins qu'un tribunal n'en décide autrement.

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    Les algorithmes ne sont pas à vendre

    TikTok partage les mêmes algorithmes de base que les applications domestiques de ByteDance, comme la plateforme de vidéos courtes Douyin, ont déclaré trois des sources. Ses algorithmes sont considérés comme meilleurs que ceux des rivaux de ByteDance, tels que Tencent et Xiaohongshu, a déclaré l'une d'entre elles. Il serait impossible de céder TikTok avec ses algorithmes car leur licence de propriété intellectuelle est enregistrée sous ByteDance en Chine et donc difficile à dissocier de la société mère, a déclaré la source.

    ByteDance n'accepterait pas non plus de vendre l'un de ses actifs les plus précieux à des rivaux, ont déclaré les quatre sources, faisant référence à l'algorithme TikTok.

    Cet algorithme secret, qui adapte la page « Pour vous » de chaque utilisateur de TikTok pour y inclure des vidéos conçues pour répondre à ses centres d'intérêt, a été au centre de débats politiques sur l'opportunité d'interdire l'application aux États-Unis. Certains responsables ont fait valoir que les algorithmes confidentiels de TikTok permettaient à des tiers en Chine d'espionner les utilisateurs américains, menaçant ainsi la sécurité nationale.

    ByteDance prévoit donc de fermer TikTok plutôt que de vendre, si les recours juridiques ne parviennent pas à modifier la situation

    Selon des sources proches du dossier, les algorithmes sur lesquels TikTok s’appuie pour son fonctionnement sont considérés comme essentiels aux opérations globales de ByteDance, ce qui rendrait une vente de l’application avec ses algorithmes hautement improbable. TikTok représente une petite part des revenus totaux de ByteDance et de ses utilisateurs actifs quotidiens, de sorte que la société mère préférerait voir l’application fermée aux États-Unis dans le pire des cas, plutôt que de la vendre à un acheteur américain potentiel.

    L'entreprise a déclaré dans un communiqué publié sur Toutiao, une plateforme de médias qu'elle possède, qu'elle n'avait pas l'intention de vendre TikTok, en réponse à un article de The Information selon lequel ByteDance explore des scénarios de vente des activités américaines de TikTok sans l'algorithme qui recommande les vidéos aux utilisateurs de TikTok.

    ByteDance ne divulgue pas publiquement ses performances financières ou les détails financiers de l'une ou l'autre de ses unités. L'entreprise continue de gagner l'essentiel de son argent en Chine, principalement grâce à ses autres applications telles que Douyin, l'équivalent chinois de TikTok, selon des sources distinctes. Les États-Unis ont représenté environ 25 % du chiffre d'affaires global de TikTok l'année dernière, a déclaré une autre source ayant une connaissance directe de la situation.

    Les revenus de ByteDance pour 2023 sont passés de 80 milliards de dollars en 2022 à près de 120 milliards de dollars en 2023, ont déclaré deux des quatre sources. Le nombre d'utilisateurs actifs quotidiens de TikTok aux États-Unis ne représente qu'environ 5 % du nombre d'utilisateurs actifs quotidiens de ByteDance dans le monde, a déclaré l'une des sources.

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    Il est peu probable que la Chine laisse faire une telle opération

    En 2020, l'administration Trump a tenté d'interdire TikTok et WeChat, propriété de la Chine, mais a été bloquée par les tribunaux. L'application de vidéos courtes a depuis fait l'objet d'interdictions partielles et de tentatives d'interdiction aux États-Unis et dans d'autres pays. La Chine a indiqué qu'elle serait susceptible de rejeter une cession forcée de l'application TikTok lors d'une audition au Congrès américain en mars de l'année dernière.

    « La Chine s'opposera fermement à cette vente forcée de Tiktok », a déclaré une porte-parole du ministère du commerce lors d'une conférence de presse à Pékin à la fin du mois de mars 2023. « La vente ou la cession de TikTok implique l'exportation de technologies et doit être soumise à des procédures administratives d'autorisation conformément aux lois et réglementations chinoises. »

    En 2020, la Chine a dévoilé la loi sur le contrôle des exportations et le texte final a élargi la définition des « articles contrôlés » par rapport aux projets précédents. Selon les médias d'État, l'amendement garantit que les exportations d'algorithmes, de codes sources et de données similaires sont soumises à un processus d'approbation.

    Les magnats américains de la finance et de la technologie se seraient préparés à faire des offres de rachat de TikTok

    Les partisans de la nouvelle règle ont conseillé à ByteDance de se séparer de ses fans de TikTok aux États-Unis pour permettre à la plateforme de médias sociaux de continuer à fonctionner. « La situation n'a pas à être aussi douloureuse pour ByteDance », a récemment posté sur X le représentant Raja Krishnamoorthi, démocrate de l'Illinois et coauteur du projet de loi, qui a estimé : « qu'ils pourraient se faciliter la tâche en se séparant simplement de @tiktok_us. C'est leur choix. »

    Bien que ByteDance ait depuis balayé les espoirs de vente, de riches magnats américains de la finance et de la technologie se seraient préparés à faire des offres de plusieurs milliards de dollars pour acheter TikTok. Parmi les prétendants : Steven Mnuchin, l'ancien secrétaire au Trésor, ainsi que l'ancien chef d'Activision Blizzard, Bobby Kotick, qui aurait parlé au PDG d'OpenAI, Sam Altman, d'une éventuelle proposition. Des rumeurs ont également circulé selon lesquelles le patron du fonds spéculatif Pershing Square, Bill Ackman, et le multimillionnaire Kevin O'Leary, de l'émission « Shark Tank », feraient une offre.

    Malheureusement pour ces aspirants propriétaires de TikTok aux poches profondes, ByteDance semble rester fidèle à un commentaire du ministère chinois du commerce de l'année dernière, qui a déclaré qu'il s'opposait fermement à toute vente.

    Les implications d'une telle sanction

    Si TikTok est effectivement interdit aux États-Unis, les magasins d'applications tels que ceux gérés par Apple et Google seraient soumis à des sanctions civiles s'ils continuaient à distribuer TikTok.

    L'application TikTok perdrait également sa capacité à se mettre à jour sur les téléphones américains, ce qui signifie qu'elle ne serait plus compatible avec les dernières versions d'iOS et d'Android et qu'elle cesserait de fonctionner.

    L'application est déjà présente sur des millions de téléphones aux États-Unis, mais l'adoption du projet de loi obligerait les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer l'accès à TikTok, selon le blog Lifehacker, spécialisé dans les logiciels, ce qui reviendrait à interdire l'accès à la plateforme, qu'elle soit déjà présente sur un appareil ou non.

    C'est exactement de cette manière que le gouvernement indien a procédé pour interdire l'accès à l'application, en invoquant des menaces pour la sécurité nationale.

    Sources : TikTok, Toutiao

    Et vous ?

    Pensez-vous que la fermeture de TikTok aux États-Unis serait bénéfique ou nuisible pour la protection des données des utilisateurs américains ?
    La décision de ByteDance de préférer la fermeture de TikTok plutôt que sa vente reflète-t-elle une tendance plus large des entreprises technologiques à protéger leurs algorithmes et propriétés intellectuelles ?
    Quel impact la fermeture de TikTok pourrait-elle avoir sur le paysage des médias sociaux aux États-Unis et sur les autres plateformes concurrentes ?
    Comment les utilisateurs de TikTok devraient-ils réagir face à la possibilité d’une fermeture de l’application ? Doivent-ils chercher des alternatives dès maintenant ?
    La législation américaine visant à interdire TikTok est-elle une mesure de sécurité nationale nécessaire ou une forme de censure ?
    Quelles pourraient être les conséquences économiques pour ByteDance si TikTok était effectivement interdit aux États-Unis ?
    Comment les tensions entre les États-Unis et la Chine dans le domaine de la technologie influencent-elles les décisions commerciales et les relations internationales ?
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  16. #456
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    Par défaut TikTok pourrait être interdit aux États-Unis. Voici ce qui s'est passé lorsque l'Inde l'a fait en 2020
    TikTok pourrait être interdit aux États-Unis. Voici ce qui s'est passé lorsque l'Inde l'a fait en 2020,
    un boulevard pour les formats de vidéos courtes proposées par les Shorts de YouTube et les Reels d'Instagram

    L'application chinoise extrêmement populaire TikTok pourrait être contrainte de quitter les États-Unis, où une mesure visant à interdire l'application de partage de vidéos a été approuvée par le Congrès et est en cours d'acheminement vers le président Biden pour qu'il la signe. En Inde, l'application a été interdite il y a près de quatre ans. Voici ce qui s'est passé

    En juin 2020, les utilisateurs indiens de TikTok ont dû dire adieu à l’application populaire, exploitée par la société chinoise ByteDance. New Delhi avait soudainement interdit l’application, ainsi que des dizaines d’autres applications chinoises, à la suite d’un affrontement militaire le long de la frontière entre l’Inde et la Chine. Vingt soldats indiens et quatre soldats chinois ont été tués, et les relations entre les deux géants asiatiques ont atteint un nouveau creux. Le gouvernement indien a invoqué des préoccupations liées à la vie privée et a déclaré que les applications chinoises représentaient une menace pour la souveraineté et la sécurité de l’Inde.

    Le ministère indien de l'Électronique et des TIC a ordonné d'interdire TikTok ainsi que 58 autres applications chinoises, évoquant un comportement malveillant quant à la collecte des données de ses citoyens :

    « Des inquiétudes ont fait rage sur des aspects liés à la sécurité des données et à la protection de la vie privée de 130 crores indiens [ndlr. un crore désigne dix millions]. Il a été noté récemment que ces préoccupations menaçaient également la souveraineté et la sécurité de notre pays. Le ministère des Technologies de l'information a reçu de nombreuses plaintes de diverses sources, notamment plusieurs rapports faisant état d'une utilisation abusive de certaines applications mobiles disponibles sur les plateformes Android et iOS qui ont volé et transmis subrepticement des données d'utilisateurs de manière non autorisée à des serveurs qui ont des emplacements en dehors de l'Inde. La compilation de ces données, leur extraction et leur profilage par des éléments hostiles à la sécurité nationale et à la défense de l'Inde, qui finissent par empiéter sur la souveraineté et l'intégrité de l'Inde, est une question très profonde et immédiate qui nécessite des mesures d'urgence ».

    Cette mesure a largement bénéficié d’un soutien généralisé en Inde, où des manifestants appelaient déjà au boycott des produits chinois depuis la confrontation meurtrière dans la région frontalière reculée du Karakoram. « Il y avait un mouvement en faveur de cela, et le récit populaire était le suivant : comment pouvons-nous permettre aux entreprises chinoises de faire des affaires en Inde alors que nous sommes au milieu d’un affrontement militaire ? », a déclaré Nikhil Pahwa, expert en politique numérique et fondateur du site web MediaNama. Quelques mois avant l’interdiction, l’Inde avait également restreint les investissements des entreprises chinoises.

    Du jour au lendemain, TikTok a disparu. Mais les comptes et les vidéos du TikTok indien sont toujours en ligne, figés dans le temps, alors que l'application venait d'émerger comme un géant culturel.

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    D'une certaine manière, il pourrait donner un aperçu de ce qui se profile à l'horizon aux États-Unis

    Le 24 avril, le président Joe Biden a signé un projet de loi qui pourrait interdire TikTok aux États-Unis, ouvrant ainsi un nouveau chapitre après des années de menaces et d'échecs législatifs. La loi exige que la société propriétaire de TikTok, Bytedance, vende sa participation dans l'application dans les neuf prochains mois, avec un délai de grâce supplémentaire de trois mois, sous peine d'interdiction potentielle dans le pays. Bytedance affirme qu'elle n'a pas l'intention de vendre la plateforme de médias sociaux et s'est engagée à contester la législation devant les tribunaux.

    L'interdiction d'une application massive de médias sociaux serait un moment sans précédent dans l'histoire de la technologie américaine, bien que la bataille judiciaire qui s'annonce laisse actuellement le sort de TikTok incertain. Mais l'expérience indienne montre ce qui peut arriver lorsqu'un grand pays efface TikTok des smartphones de ses citoyens. L'Inde n'est pas le seul pays à avoir pris cette mesure : en novembre 2023, le Népal a également annoncé sa décision d'interdire TikTok et le Pakistan a mis en œuvre un certain nombre d'interdictions temporaires depuis 2020. Alors que les 150 millions d'utilisateurs américains de l'application parcourent des vidéos dans l'incertitude, l'histoire de l'interdiction de TikTok en Inde montre que les utilisateurs s'adaptent rapidement, mais aussi que lorsque TikTok meurt, c'est une grande partie de sa culture qui meurt avec elle.


    En Inde, la suppression de TikTok n'a pas fait l'unanimité

    Sucharita Tyagi, critique de cinéma basée à Mumbai, avait augmenté son compte à 11 000 followers lorsque TikTok a été fermé, certaines de ses vidéos atteignant des millions de vues. « TikTok était énorme. Les gens se réunissaient dans tout le pays, dansaient, montaient des sketches, racontaient comment ils géraient leur ferme dans leur petite ville dans les collines", explique Tyagi. « Un grand nombre de personnes ont soudain bénéficié d'une exposition qui leur avait toujours été refusée, mais qui était désormais possible ».

    L'application a été un phénomène particulier en raison de la manière dont son algorithme a donné des opportunités aux utilisateurs indiens ruraux, qui ont pu trouver un public et même atteindre un statut de célébrité qui n'était pas possible sur d'autres applications.

    « Elle a démocratisé la réaction au contenu pour la première fois », explique Prasanto K Roy, écrivain et analyste spécialisé dans les technologies et basé à New Delhi. « Nous avons commencé à voir un grand nombre de personnes très rurales, situées assez bas dans l'échelle socio-économique, qui n'auraient jamais rêvé d'être suivies ou de gagner de l'argent grâce à elles. Et l'algorithme de découverte de TikTok permettait aux utilisateurs qui le souhaitaient d'y accéder. Il n'y avait rien de comparable en termes de vidéos hyperlocales ».

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    TikTok revêt une importance culturelle similaire aux États-Unis

    Comme en Inde, des communautés de niche prospèrent et un nombre incalculable de petits créateurs et d'entreprises gagnent leur vie grâce à l'application. C'est un type de succès qui est moins répandu sur les autres plateformes de médias sociaux. Instagram, par exemple, est généralement plus adapté à la consommation de contenus provenant de comptes très suivis, tandis que TikTok encourage davantage les utilisateurs réguliers à publier.

    Lorsque TikTok a été mis hors ligne en Inde, le gouvernement a interdit 58 autres applications chinoises, y compris certaines qui gagnent aujourd'hui en popularité aux États-Unis, comme l'application de shopping de mode Shein. Au fil des ans, l'Inde a interdit plus d'une centaine d'autres applications chinoises, mais des négociations ont récemment permis de remettre en ligne une version indienne de Shein.

    La même chose pourrait se produire aux États-Unis. La nouvelle loi crée un précédent et un mécanisme permettant au gouvernement américain de se débarrasser d'autres applications chinoises. Les préoccupations en matière de protection de la vie privée et de sécurité nationale exprimées par les responsables politiques au sujet de TikTok pourraient s'appliquer à une multitude d'autres entreprises.

    Et lorsqu'une application populaire est supprimée, d'autres peuvent tenter de combler le vide. « Dès que TikTok a été interdite, une opportunité de plusieurs milliards de dollars s'est présentée », explique Nikhil Pahwa. « De nombreuses start-ups indiennes se sont lancées ou ont pivoté pour combler le vide ».

    Dans les mois qui ont suivi la suppression de TikTok, Google a lancé YouTube Shorts et Instagram a déployé sa fonctionnalité Reels

    Pendant des mois, la presse technologique indienne a été inondée d'informations sur ces nouvelles entreprises indiennes de médias sociaux à la mode, portant les noms de Chingari, Moj et MX Taka Tak. Certaines ont connu un succès initial, attirant d'anciennes stars de TikTok sur leurs plateformes et obtenant des investissements et même un soutien gouvernemental. Le marché social indien s'en est trouvé divisé, les nouvelles applications se battant pour dominer le marché, mais cette ruée vers l'or post-TikTok n'a pas duré longtemps.

    En août 2020, Instagram a lancé un flux de vidéos courtes appelé Reels, quelques mois seulement après l'interdiction de TikTok. YouTube lui a emboîté le pas en lançant Shorts, sa propre fonctionnalité copiée de TikTok, un mois plus tard. Instagram et YouTube étaient déjà bien implantés en Inde, et les nouvelles start-ups n'avaient aucune chance.

    « Les alternatives à TikTok ont fait couler beaucoup d'encre, mais la plupart d'entre elles se sont évanouies à long terme », explique Prateek Waghre, directeur exécutif de l'Internet Freedom Foundation, un groupe de défense indien des droits numériques. « En fin de compte, c'est probablement Instagram qui en a le plus profité ».

    Si TikTok est interdit aux États-Unis, le paysage américain des médias sociaux pourrait suivre une voie similaire à celle de l'Inde

    Quatre ans après l'interdiction, Instagram et YouTube se sont déjà imposés comme des lieux de prédilection pour les vidéos courtes. Même LinkedIn expérimente un flux vidéo de type TikTok.

    Les concurrents de l'application ont prouvé qu'ils n'avaient pas besoin de recréer la culture de TikTok pour réussir. Il est possible, voire probable, que le contenu hyperlocal et de niche de l'Amérique disparaisse, comme ce fut le cas en Inde. En fait, les ramifications culturelles sur les États-Unis seraient bien plus importantes. Selon le Pew Research Center, près d'un tiers des Américains âgés de 18 à 29 ans s'informent sur TikTok.

    Les États-Unis comptent moins d'utilisateurs de TikTok que l'Inde, qui en comptait 200 millions à ses débuts, mais l'Inde compte 1,4 milliard d'habitants. TikTok compterait 170 millions d'utilisateurs aux États-Unis, soit plus de la moitié de la population du pays.

    « Lorsque l'Inde a interdit TikTok, l'application n'était pas le mastodonte qu'elle est aujourd'hui », explique Tyagi. « Elle s'est transformée en une révolution culturelle au cours des dernières années. Je pense que l'interdire aujourd'hui en Amérique aurait un impact beaucoup plus important. »

    Ce qui est déjà différent, c'est la réponse de TikTok. L'entreprise a promis de mener une bataille juridique contre la nouvelle loi du gouvernement américain, une bataille qui pourrait aller jusqu'à la Cour suprême des États-Unis. TikTok aurait pu lancer une action en justice similaire contre l'interdiction de l'Inde, mais a choisi de ne pas le faire.

    « Les entreprises chinoises ont de bonnes raisons d'hésiter à s'adresser aux tribunaux indiens contre le gouvernement indien », déclare Roy. « Je ne pense pas qu'elles les trouveraient très sympathiques ».

    Conclusion

    Bien que certains créateurs de contenu aient regretté la perte de TikTok, beaucoup ont migré vers d’autres plateformes comme Instagram. Winnie Sangma, par exemple, a rejoint Instagram et compte désormais 15 000 abonnés. Rajib Dutta, un utilisateur fréquent de TikTok, a également basculé vers Instagram après l’interdiction.

    Source : Washington Post

    Et vous ?

    Quelle plateforme de vidéos courtes utilisez-vous maintenant à la place de TikTok ? Est-ce que vous préférez YouTube Shorts, Instagram Reels ou une autre application ?
    Pensez-vous que l’interdiction de TikTok était justifiée ? Quelles étaient les principales préoccupations du gouvernement indien ?
    Comment cela a-t-il affecté, selon-vous, les créateurs de contenu et les utilisateurs en Inde ? Cela pourrait-il se répercuter aux États-Unis ?
    Avez-vous remarqué un changement dans le type de contenu que vous consommez depuis les réactions des politiques ?
    Croyez-vous que d’autres pays devraient également interdire TikTok ou d’autres applications chinoises ? Quels sont les avantages et les inconvénients d’une telle mesure ?
    Quelles alternatives à TikTok sont populaires dans votre pays ? Y a-t-il des applications locales qui ont gagné en popularité depuis l’interdiction ?
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  17. #457
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    Par défaut Loi TikTok : des experts juridiques affirment que la loi de l'administration Biden pourrait tenir
    Loi TikTok : des experts juridiques affirment que la loi de l'administration Biden pourrait tenir devant les tribunaux,
    même si ByteDance dispose d'arguments solide en s'appuyant sur le premier amendement

    Le propriétaire de TikTok, ByteDance, se prépare à intenter un procès contre le gouvernement américain, maintenant que le président Biden a signé une loi qui interdira TikTok aux États-Unis si sa société chinoise ne la vend pas dans les 270 jours. Bien qu’il soit impossible de prédire l’issue avec certitude, des professeurs de droit estiment que ByteDance aura un solide argument du Premier Amendement dans son procès contre les États-Unis.

    Le Congrès a adopté il y a quelques jours un projet de loi qui obligera le propriétaire de TikTok à vendre ses actifs américains sous peine d'être retiré des magasins d'applications mobiles. Le président Joe Biden a signé le projet de loi mercredi. La société mère ByteDance a désormais entre 9 mois et un an pour vendre ou céder l'application aux États-Unis.

    TikTok a promis de « saisir les tribunaux », où elle compte contester la loi en la qualifiant de « violation manifeste des droits du premier amendement des 170 millions d'Américains qui utilisent TikTok », selon un mémo interne envoyé au personnel samedi. L'entreprise demandera probablement une injonction préliminaire, arrêtant le compte à rebours de sa vente jusqu'à ce que les questions juridiques soient réglées.

    D'autres parties, comme les créateurs de TikTok, pourraient lancer des actions en justice distinctes dans les semaines à venir, comme elles l'ont déjà fait par le passé. Des organisations axées sur le premier amendement, comme l'ACLU ou l'EFF, pourraient déposer des mémoires d'amicus curiae pour défendre les droits à la liberté d'expression des utilisateurs de TikTok.

    Ces actions en justice seront-elles efficaces ? Peut-être...

    Les précédentes tentatives d'interdiction ou de vente forcée de TikTok n'ont souvent pas résisté aux tribunaux.

    Le décret de Trump de 2020 visant à interdire TikTok a été interrompu par un juge fédéral qui a déclaré qu'il dépassait probablement l'autorité de l'exécutif. Une loi du Montana qui tentait d'interdire l'application a été annulée en 2023 par un juge fédéral qui a déclaré qu'elle outrepassait les pouvoirs de l'État et « violait probablement le premier amendement ».

    Cette fois-ci, cependant, il pourrait en être autrement. La raison ? Le Congrès affirme que TikTok représente un risque pour la sécurité nationale, et les tribunaux ont tendance à s'en remettre à cet organe directeur lorsqu'il s'agit de questions de sécurité nationale, ont expliqué des experts. Le gouvernement fédéral a plus d'autorité en la matière qu'un État comme le Montana.

    « Le tribunal examinera le bien-fondé de l'affaire, mais il s'en remettra au Congrès, qui a une bien meilleure compréhension des risques pour la sécurité nationale que les juges eux-mêmes », a déclaré Matthew Schettenhelm, analyste principal des litiges chez Bloomberg Intelligence. Schettenhelm estime que la loi a 70 % de chances de survivre à une contestation judiciaire.

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    Les intérêts de la sécurité nationale et la protection de la liberté d'expression, c'est du pareil au même

    Si cette loi ne visait pas à protéger la sécurité nationale, l'affaire de TikTok serait un succès retentissant. Son argument selon lequel la loi viole la liberté d'expression est clair, car l'adoption d'un projet de loi qui pourrait conduire à une interdiction exclurait des dizaines de millions d'Américains d'une application qu'ils utilisent pour dire des choses tous les jours.

    Bien que le projet de loi vise à forcer la reprise de TikTok, il est probable qu'il aboutisse à une interdiction, ce qui renforce l'argument de la liberté d'expression. Le gouvernement chinois a fait savoir qu'il s'opposait à la cession de TikTok. Son ministère des affaires étrangères a déclaré le mois dernier qu'une vente forcée relevait de la « logique pure des voleurs ». Le gouvernement chinois a le dernier mot sur l'exportation de l'algorithme de TikTok, ce qui rendrait l'application beaucoup plus difficile à céder.

    La restriction de la liberté d'expression serait un gros problème pour le projet de loi s'il n'était pas axé sur les intérêts de sécurité nationale. Si les arguments relatifs au premier amendement sont bien étayés devant les tribunaux, les préoccupations en matière de sécurité nationale ont également beaucoup de poids, ont expliqué des experts juridiques.

    « Le premier amendement est l'atout qui vous permet d'obtenir gain de cause si vous pouvez plaider de manière plausible en faveur du premier amendement », a déclaré G.S. Hans, professeur agrégé de droit à la Cornell Law School et directeur associé de la clinique du premier amendement. « La sécurité nationale est également un atout, et le gouvernement gagne souvent lorsqu'il l'invoque. La question que je me pose est la suivante : quel est l'atout le plus précieux aux yeux de la Cour ? »

    Des professeurs pensent que TikTok a un angle de défense solide en s'appuyant sur le Premier amendement

    L’une des raisons de cette conviction est qu’il y a quelques mois seulement, un juge de district américain a bloqué une loi de l’État du Montana qui tentait d’interdire TikTok. En octobre 2020, un autre juge fédéral en Pennsylvanie a bloqué une ordonnance de l’administration Trump qui aurait interdit à TikTok de fonctionner aux États-Unis. TikTok a également obtenu une injonction préliminaire contre Trump devant le tribunal de district des États-Unis pour le district de Columbia en septembre 2020.

    Le juge Donald Molloy a écrit en novembre 2023 que la loi du Montana « interdit TikTok purement et simplement et, ce faisant, elle limite la liberté d’expression protégée par le Premier Amendement ». Selon lui, sans TikTok, les utilisateurs sont privés de leur moyen de communication privilégié, ce qui justifie l’examen du Premier Amendement. De plus, les intérêts de TikTok en matière de discours doivent être pris en compte, car les décisions de l’application concernant la sélection, la curation et l’agencement du contenu sont également protégées par le Premier Amendement.

    « Le tribunal du Montana a conclu que le recours au premier amendement avait des chances d'aboutir. Cela permet à TikTok d'espérer que d'autres tribunaux feront de même en ce qui concerne un ordre national », a déclaré Anupam Chander, professeur de droit à Georgetown, à l'occasion d'une conférence de presse.

    Interdire les applications qui permettent aux gens de se parler « est catégoriquement inadmissible », a déclaré le professeur de droit Eric Goldman, de l’Université de Santa Clara. Si la propagande du gouvernement chinois est un problème, « nous devons l'aborder comme un problème de propagande gouvernementale, et non pas seulement comme un problème limité à la Chine », a-t-il ajouté. Selon Goldman, une approche plus large devrait également être utilisée pour empêcher les gouvernements de siphonner les données des utilisateurs.

    TikTok et les opposants aux interdictions n'ont pas pour autant gagné tous les procès. Des arguments de sécurité ont été avancés par le passé dans des affaires plus restreintes contre TikTok. En décembre 2023, un juge fédéral a confirmé une loi du Texas qui interdisait aux employés de l'État d'utiliser l'application sur les appareils et les réseaux appartenant à l'État, estimant qu'il s'agissait d'une « restriction raisonnable de l'accès à TikTok à la lumière des préoccupations du Texas ». Mais cette décision ne concernait que l'interdiction faite aux employés de l'État d'utiliser TikTok sur des appareils fournis par le gouvernement, et non une loi susceptible d'affecter tous les utilisateurs de TikTok.

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    Montrez-nous vos preuves, Congrès

    Selon les experts juridiques, les preuves apportées par le gouvernement américain pour démontrer que TikTok représente un risque pour la sécurité nationale seront déterminantes pour son argumentation. Il doit démontrer qu'une cession forcée ou une interdiction pure et simple est nécessaire.

    « Il ne peut pas se contenter de conclusions, c'est-à-dire de dire : "Nous pensons qu'il y a une menace pour la sécurité nationale, donc nous devons interdire l'application ». Par conséquent, nous devrions interdire l'application" », a déclaré Lena Shapiro, directrice de la clinique du premier amendement à la faculté de droit de l'université de l'Illinois. « Ils doivent fournir des preuves ».

    Le projet de loi bipartisan du Congrès est l'aboutissement d'années d'attaques politiques de Washington contre les activités de TikTok. Les politiciens craignent que son propriétaire, ByteDance, dont le siège est en Chine, ne soit contraint de partager les données des utilisateurs américains avec le Parti communiste chinois en vertu d'une loi permanente sur le renseignement national. Des fonctionnaires américains se sont également inquiétés du fait que le PCC pourrait utiliser TikTok pour censurer ou promouvoir des informations, voire influencer une élection, afin de servir ses propres intérêts. TikTok a démenti ces deux affirmations.

    « Nous pensons que les faits et la loi sont clairement de notre côté et que nous finirons par l'emporter », a déclaré un porte-parole de TikTok. « Nous avons investi des milliards de dollars pour assurer la sécurité des données américaines et préserver notre plateforme de toute influence ou manipulation extérieure. »

    Le Congrès n'a pas prouvé que la vente ou l'interdiction pure et simple de TikTok était le seul moyen de protéger les intérêts de la sécurité nationale. D'autres mesures moins sévères, comme une loi nationale sur la confidentialité des données, pourraient répondre à certaines de ses préoccupations sans limiter la liberté d'expression, par exemple.

    « Il incombe au gouvernement de démontrer qu'il a un intérêt important à instituer cette loi », a déclaré Ramya Krishnan, avocate principale au Knight First Amendment Institute de l'université de Columbia, qui a intenté une action en justice contre l'interdiction des appareils par l'État du Texas l'année dernière. « Il lui incombe de démontrer qu'elle ne pourrait pas atteindre son intérêt par des moyens plus restreints ».

    L'affaire va au-delà du premier amendement

    Les contestations judiciaires peuvent porter sur d'autres aspects que le premier amendement. ByteDance pourrait faire valoir qu'elle est privée de sa propriété en vertu de la clause d'appropriation, par exemple.

    ByteDance pourrait également faire valoir que la loi est un acte d'attainder, c'est-à-dire une loi qui punit une personne ou un groupe de personnes spécifiques sans procès. La nouvelle loi américaine permet de désigner d'autres applications comme étant contrôlées par des adversaires étrangers, mais elle désigne nommément TikTok et ByteDance.

    « Le fait que TikTok soit nommément désigné dans le projet de loi est un problème potentiel. Cela ressemble un peu à un problème de type "loi d'acharnement" », a déclaré Goldman.

    Conclusion

    En fin de compte, le litige entre TikTok et les autorités américaines soulève des questions importantes concernant la liberté d’expression, la protection des données et les relations internationales. Il reste à voir comment les tribunaux trancheront cette affaire complexe.

    Sources : décision du juge de district Donald Molloy, TikTok a également obtenu une injonction préliminaire contre Trump, Eric Goldman, décision du juge fédéral du Texas, comité de l'énergie et du commerce

    Et vous ?

    La liberté d’expression : pensez-vous que l’interdiction de TikTok aux États-Unis viole le Premier Amendement, qui garantit la liberté d’expression ? Pourquoi ou pourquoi pas ?
    Protection des données : comment devrions-nous équilibrer la sécurité nationale et la protection des données personnelles des utilisateurs ? Est-ce que l’interdiction de TikTok est justifiée dans ce contexte ?
    Relations internationales : quelles sont les implications diplomatiques de cette affaire entre les États-Unis et la Chine ? Comment cela pourrait-il affecter les relations bilatérales entre les deux pays ?
    Rôle des plateformes technologiques : dans quelle mesure les entreprises technologiques devraient-elles être responsables de la curation du contenu sur leurs plateformes ? Devraient-elles être soumises à des réglementations plus strictes ?
    Alternatives à TikTok : existe-t-il des alternatives à TikTok qui pourraient répondre aux mêmes besoins de divertissement et de communication ? Quelles sont les implications de la suppression d’une application aussi populaire ?
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  18. #458
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    Par défaut 42 % des Américains sont pour la décision d'interdire TikTok aux États-Unis, d'après Talker Research
    42 % des Américains sont pour la décision d'interdire TikTok aux États-Unis, 45 % déclarant que cela n'aura aucune incidence sur leur vie, d'après une étude de Talker Research.

    Une nouvelle étude de Talker Research montre que près de 42 % des Américains sont pour la décision d'interdire TikTok, 31 % des personnes interrogées se sont déclarées indifférentes, tandis que 23 % se sont montrées très opposées.

    Le Congrès américain vient de voter en faveur d'une interdiction totale de TikTok (ou d'une vente forcée de la plateforme) dans tout le pays. Le président Biden a signé le projet de loi et a donné au géant des médias sociaux neuf mois pour se séparer de la société mère chinoise ByteDance, sous peine de fermeture complète du marché américain.

    Alors que l'entreprise promet de se défendre contre les accusations lancées à son encontre par les législateurs américains, de nouvelles études mettent en lumière l'état d'esprit des Américains et ce qu'ils pensent de l'interdiction à l'échelle nationale. De nombreuses critiques qualifient cette décision d'importante en termes de protection de la vie privée et de relations internationales.

    Mais il est intéressant de noter que moins de la moitié des Américains soutiennent le gouvernement sur ce point. Ils estiment que cette décision est controversée pour des raisons évidentes, près de 42 % d'entre eux étant d'accord avec cette décision.

    L'étude en question a porté sur 2 000 adultes américains qui ont participé à la dernière initiative de Talker Research visant à déterminer ce que les Américains pensaient de cette décision audacieuse. 31 % des personnes interrogées se sont déclarées indifférentes, tandis que 23 % se sont montrées très opposées. Ce qui est intéressant, c'est que 42 % des membres de la génération Z et près de 35 % des milléniaux ont réagi en faveur de l'application et ont déclaré l'utiliser régulièrement. Mais 36 % ont exprimé leur soutien à cette interdiction.

    L'étude a été réalisée avant que le président américain ne signe le projet de loi pour des raisons officielles et ne prévienne que la seule solution était de vendre des algorithmes ailleurs au lieu de se tourner vers les racines chinoises.

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    25 % des personnes interrogées estiment qu'elles seront affectées par cette décision, tandis que 45 % déclarent qu'elle n'aura aucune incidence sur leur vie quotidienne. Par ailleurs, 39 % des personnes interrogées ont expliqué comment l'interdiction de cette application dans toute l'Amérique pouvait être si anodine pour elles, tandis que plus de 50 % ont déclaré que leurs enfants utilisaient la plateforme.

    21 % s'inquiètent toujours de l'impact de la plateforme populaire sur l'esprit de leurs jeunes enfants et souhaitent ne pas avoir à s'en préoccuper. La plus grande inquiétude à ce sujet concerne la diffusion des contenus les plus inappropriés, susceptibles de perturber les mineurs et d'avoir un impact sur leur esprit. Par ailleurs, près de 45 % des Américains estiment que la confidentialité de leurs données est en jeu, tandis que d'autres sont préoccupés par des questions telles que la cyberintimidation. La question de savoir ce que les enfants publient ne semble pas être une préoccupation majeure, car seul un parent sur cinq s'est exprimé à ce sujet.

    Cela étant dit, de nombreuses études prouvent que TikTok est une source d'inquiétude pour les Américains, qui sont convaincus qu'il s'agit de la principale source de désinformation en ligne. Outre les problèmes de sécurité, d'autres chercheurs ont décrit plus en détail l'application et ses problèmes de désinformation. Une étude est allée jusqu'à révéler que près de 50 % des contenus liés à la santé contenaient des données erronées. Les influenceurs donnaient des conseils de santé erronés à la place des médecins, ce qui est également inquiétant. Jouer avec la santé n'est pas quelque chose qu'un utilisateur souhaiterait faire à tout prix et le fait que TikTok ne fasse pas assez pour arrêter cet acte a inquiété les utilisateurs, bien qu'ils soient de fervents adeptes de l'application numérique de premier plan.

    Bien que de nombreuses données factuelles de grande qualité soient disponibles en ligne aujourd'hui, y compris sur TikTok, il n'est pas facile de distinguer le vrai du faux, car elles sont présentées de manière très convaincante. Par ailleurs, une autre étude a également mis en lumière le fait que les gens s'inquiètent de voir leurs enfants rencontrer des inconnus sur TikTok. Par ailleurs, 29 % des personnes interrogées craignent que cela ne réduise leur capacité d'attention et n'ait des répercussions sur leur santé mentale.

    Source : Talker Research

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette étude est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Biden signe le projet de loi sur TikTok "Divest or Ban", mais le PDG espère vaincre l'interdiction américaine : « nous n'allons nulle part ». L'entreprise va contester la loi devant les tribunaux

    Loi TikTok : des experts juridiques affirment que la loi de l'administration Biden pourrait tenir devant les tribunaux, même si ByteDance dispose d'arguments solide en s'appuyant sur le premier amendement

    Une recherche sur cinq effectuées sur TikTok contiendrait de la désinformation, selon une étude. Les jeunes utilisateurs ont commencé à remplacer Google par TikTok comme moteur de recherche
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  19. #459
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    Au moins 42% d'américains ne connaissent pas le premier amendement de leur pays, notamment sur la liberté d'expression.
    Voilà comment on en arrive à une dictature.

  20. #460
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    Par défaut Jusqu'à 30 % des enfants âgés de 5 à 7 ans utilisent TikTok alors que la politique de la plateforme l'interdit
    30 % des enfants âgés de 5 à 7 ans utilisent TikTok malgré la politique de la plateforme qui interdit de s'inscrire avant l'âge de 13 ans
    ce qui représente un danger pour leur santé mentale

    Une récente étude publiée par l'Ofcom, l'autorité de régulation des télécommunications du Royaume-Uni, a révélé qu'un nombre sans cesse croissant d'enfants âgés de 5 à 7 ans utilisent les médias sociaux et en particulier TikTok. Les données révèlent que l'utilisation des plateformes de médias sociaux - comme TikTok, WhatsApp et Instagram - par ce groupe vulnérable a bondi de 5 % en l'espace d'un an. Le régulateur a déclaré que l'application des règles de ses plateformes par les parents semblait diminuer. Il a également déclaré que ces chiffres devraient être une "sonnette d'alarme" pour l'industrie afin qu'elle fasse davantage pour protéger les enfants.

    Le nombre d'enfants âgés de 5 à 7 ans utilisant TikTok connaît une hausse considérable ces dernières années, ce qui inquiète les régulateurs britanniques. La dernière étude de l'Ofcom a révélé le paysage actuel de l'utilisation des technologies par les enfants et les jeunes en ligne. Les données se concentrent sur la manière dont les enfants communiquent en ligne, utilisent les espaces en ligne pour se divertir, et sur la manière dont ils sont actuellement éduqués pour rester en sécurité en ligne, avec des aperçus intéressants sur l'implication des parents. Les conclusions de l'enquête font état d'une tendance très inquiétante.

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    Par rapport à l'année précédente, une plus grande proportion d'enfants âgés de 5 à 7 ans s'adonnent maintenant à la messagerie, au chat vocal et aux appels vidéo, ainsi qu'au contenu diffusé en direct. Les plateformes de médias sociaux ont également connu une augmentation de l'engagement, les données montrant une hausse significative de l'utilisation des médias sociaux chez les 5-7 ans, avec des plateformes comme WhatsApp, TikTok et Instagram affichant une croissance notable. Les données de l'étude révèlent que près d'un quart des enfants britanniques âgés de 5 à 7 ans possèdent désormais leur propre smartphone.

    Environ 20 % des enfants de 5 ans ont leur propre téléphone, et presque tous les enfants en ont un à l'âge de 12 ans. Le rôle des médias numériques augmente entre 8 et 12 ans. Plus de 20 % des mineurs auraient un profil adulte qui leur permet d'accéder à tous les contenus de ces plateformes. Certains militants souhaitent que des limites d'âge soient introduites pour l'utilisation des smartphones et que les limites existantes soient relevées pour les médias sociaux. En effet, les moins de 18 ans ne peuvent pas signer de contrat et la plupart des grands opérateurs affirment qu'ils ne vendent pas de téléphones aux moins de 16 ans.

    De nombreux parents donnent des téléphones à leurs enfants parce qu'ils veulent pouvoir les contacter ou les suivre à la trace via leur mobile. Par exemple, Heather Bryson, âgée de 11 ans, a été largement récompensée pour ses vidéos d'exercices conçues pour aider les personnes vivant dans des maisons de soins pendant la pandémie, en particulier celles souffrant de démence. Elle possède un smartphone depuis l'âge de huit ans. Interrogés par la BBC, les parents de Heather estiment qu'elle a profité socialement de l'Internet, mais ce qu'elle fait et les personnes avec lesquelles elle communique sont étroitement surveillées.


    « Je pense que c'est devenu un outil important pour toute personne qui grandit de nos jours. Il est primordial de pouvoir contrôler exactement ce qu'elle fait », déclare son père, Gary Bryson. Heather dit qu'il lui permet de parler avec ses amis sur les médias sociaux et par le biais d'applications de messagerie, mais qu'il y a des inconvénients. « Parfois, des garçons m'insultent en ligne dans les chats, ce qui n'est pas agréable, mais le bon côté des choses, c'est qu'il y a des tas de gens sympas sur Internet. C'est une chose à laquelle on s'habitue au bout d'un moment, mais on ne devrait pas avoir à le faire », a déclaré Heather.

    L'Ofcom a rapporté que seul un tiers des parents connaît l'âge minimum requis pour la plupart des plateformes de médias sociaux. Mais l'autorité de régulation a déclaré que les parents étaient également moins enclins à appliquer les règles qu'ils connaissaient. Trois parents sur dix étaient prêts à laisser un enfant âgé de 5 à 7 ans avoir un profil de réseau social même s'il n'avait pas l'âge minimum autorisé pour les applications, ce qui représente une augmentation par rapport à l'année précédente. Le nouveau rapport indique que les parents sont peut-être "résignés" à ne pas pouvoir contrôler la vie en ligne de leurs enfants.

    Les données de l'Ofcom indiquent qu'avant même d'atteindre l'âge de 11 ans, les enfants passent plus de quatre heures par jour en ligne. Il est alarmant de constater que seuls deux parents sur cinq ont dialogué avec leur enfant âgé de 5 à 7 ans sur les réseaux sociaux et les applications. Cette constatation souligne l'importance de la surveillance parentale et la nécessité d'avoir des discussions sur la sécurité en ligne, même si les données révèlent que plus de trois quarts des parents parlent à leur enfant de la sécurité en ligne. En comparaison, 90 % des parents d'enfants âgés de 8 à 17 ans leur auraient parlé de sécurité en ligne.

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    Cela montre que les enfants plus âgés ont besoin de plus de conseils pour naviguer dans les espaces en ligne, car les plateformes leur sont de plus en plus accessibles. L'Ofcom a également donné un aperçu du niveau de contenu préjudiciable dont les jeunes sont témoins et qu'ils subissent, ainsi que de l'écart notable entre l'exposition au contenu préjudiciable et leur volonté de partager leurs préoccupations avec leurs parents. Il a été constaté qu'un tiers des enfants âgés de 8 à 17 ans avaient vu un contenu préjudiciable en ligne, mais que seulement 20 % des parents avaient déclaré que leur enfant leur en avait parlé.

    De nombreuses études publiées ces dernières années ont conclu que TikTok a un impact significatif sur la santé mentale des enfants. Dans certaines régions, dont les États-Unis et le Royaume-Uni, la santé mentale des enfants se détériore rapidement. Les enfants qui regardent en boucle des contenus courts sur TikTok auraient plus de mal à participer à des activités qui n'offrent pas une satisfaction instantanée. Ce phénomène est appelé "cerveau TikTok" par certains experts, tandis que d'autres estiment que la plateforme était une machine à dopamine. Le problème a été accentué par l'arrivée d'Instagram Reels et YouTube Shorts.

    TikTok héberge un flux ininterrompu de vidéos de taille courte, offrant un contenu divertissant en 15 secondes à peine. Ce type de contenus a séduit le monde entier seulement quelques mois, après le lancement de TikTok en septembre 2016. Sa popularité inédite a conduit à des imitations de YouTube et d'autres, répandant le format vidéo rapide sur les smartphones des adolescents. Elle a également alimenté les problèmes de captation d'attention qui accompagnent ces clips. Et selon les chercheurs, ces problèmes ne font que s'aggraver avec le temps et TikTok est devenu l'outil numérique le plus dangereux pour cerveau humain.

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    « Lorsque vous défilez et que vous tombez sur contenu qui vous fait rire, votre cerveau reçoit une décharge de dopamine. Lorsque vous voyez quelque chose que vous n'aimez pas, vous pouvez rapidement passer à quelque chose qui produit plus de dopamine. En répétant ce cycle, vous pourriez finir par entraîner votre cerveau à désirer les récompenses que vous obtenez avec des contenus plus courts », a expliqué le Dr Sanam Hafeez, neuropsychologue, à Bustle, à New York. Les recherches sur l'influence de TikTok sur le cerveau n'en sont qu'à leurs débuts, mais les scientifiques s'intéressent de plus en plus à ce domaine.

    Un critique de TikTok a écrit : « les sceptiques peuvent prétendre que tout cela est tout à fait normal. Mais la grande majorité des adultes sont profondément troublés par ce que les plateformes dominantes font subir à la société, en particulier aux enfants vulnérables. Ils savent qu'une crise terrible est en cours et accusent les leaders de la technologie et leurs apologistes, qui détruisent la prochaine génération à la recherche de profits. Nous avons déjà vu cela auparavant. Il fut un temps où les fabricants de tabac niaient que le tabagisme provoquait le cancer ».

    Source : rapport de l'Ofcom

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de l'augmentation du nombre d'enfants âgés de 5 à 7 ans utilisant les réseaux sociaux comme TikTok ?
    Doit-on laisser les enfants d'un âge aussi précoce utiliser ces plateformes de médias sociaux à risque ?
    Pourquoi les parents permettent-ils aux enfants d'accéder à ces plateformes de médias sociaux ?
    Quels impacts l'utilisation de ces plateformes de médias sociaux pourrait avoir sur les enfants à long terme ?

    Voir aussi

    "Cerveau TikTok" : un phénomène qui altère la capacité d'attention des jeunes utilisateurs de l'application, ils ont du mal à participer aux activités qui n'offrent pas une gratification instantanée

    Meta a conçu ses plateformes de manière à rendre les jeunes utilisateurs dépendants en exploitant les faiblesses connues du cerveau des enfants, selon une plainte de 41 États américains contre Meta

    L'algorithme de recommandation TikTok continuerait de pousser au suicide les enfants vulnérables, le dernier suicide lié à TikTok révèle des problèmes majeurs liés à l'algorithme de l'application

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