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Cloud Computing Discussion :

MizarVision : Des satellites commerciaux chinois dotés d'IA pour viser des cibles américaines


Sujet :

Cloud Computing

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  1. #1
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    Par défaut MizarVision : Des satellites commerciaux chinois dotés d'IA pour viser des cibles américaines
    L'Iran va cibler les entreprises technologiques telles que Google, Microsoft et Nvidia : le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a déclaré les entreprises tech et bancaires US comme cibles

    Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a averti les entreprises technologiques américaines, dont Google, Microsoft et Nvidia, que leurs bureaux et infrastructures pourraient devenir des cibles dans le conflit actuel avec Israël. Selon un rapport d'Al Jazeera, les infrastructures de ces entreprises situées dans certains pays du Golfe seraient liées à des fins militaires et aux intérêts d'Israël. Cette menace survient alors que l'Iran élargit son champ d'action aux infrastructures critiques, en réponse à l'escalade du conflit régional.

    Cette mise en garde de l'Iran survient alors que certaines infrastructures numériques sont déjà exposées aux retombées directes des tensions régionales. Début mars, Amazon Web Services a indiqué que ses centres de données aux Émirats arabes unis ainsi qu'une installation à Bahreïn avaient été touchés par des frappes de drones iraniens. Selon l'entreprise, des « objets » ont frappé les installations le 1er mars, provoquant des « étincelles et un incendie » ayant causé des dommages structurels et interrompu certaines opérations.

    Le mercredi 11 mars 2026, l'Iran a averti les entreprises technologiques américaines que leurs bureaux et leurs infrastructures pourraient devenir des cibles à mesure que le conflit dans la région s'étend.

    Al Jazeera a rapporté que l'agence de presse Tasnim, affiliée au Corps des gardiens de la révolution islamique, a publié une liste des bureaux et des infrastructures gérés par les grandes entreprises technologiques américaines qui, selon elle, sont liés à Israël et utilisés à des fins militaires.

    Le rapport décrit ces sites comme « les nouvelles cibles de l'Iran ». Il précise que la liste comprend des infrastructures utilisées pour des services cloud exploités par des entreprises telles que Google, Microsoft, Palantir Technologies, IBM, Nvidia et Oracle Corporation.


    Selon le rapport, les bureaux et infrastructures répertoriés sont situés dans plusieurs villes israéliennes ainsi que dans certains pays du Golfe. L'agence de presse Tasnim a déclaré que ces cibles avaient été identifiées parce que leur technologie aurait été utilisée à des fins militaires.

    « À mesure que la guerre régionale s'étend à la guerre des infrastructures, le champ des cibles légitimes de l'Iran s'élargit », a déclaré Tasnim, selon Al Jazeera.

    Par ailleurs, l'Iran a également averti qu'il pourrait prendre pour cible les centres économiques et les banques liés à des entités américaines et israéliennes dans toute la région. Un porte-parole du siège de Khatam al-Anbiya, que les Nations unies ont décrit comme appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique, a déclaré que cet avertissement faisait suite à ce que l'Iran a qualifié d'attaque contre l'une de ses banques.

    « L'ennemi nous a laissé les mains libres pour cibler les centres économiques et les banques appartenant aux États-Unis et au régime sioniste dans la région », a déclaré le porte-parole.

    Le responsable a également averti les civils de rester à l'écart de ces lieux. « Les habitants de la région ne doivent pas se trouver dans un rayon d'un kilomètre autour des banques », a déclaré le porte-parole.

    Pendant ce temps, la guerre entre les États-Unis, Israël et l'Iran est entrée mercredi dans son douzième jour. Le ministère libanais de la Santé a déclaré que les frappes israéliennes avaient tué au moins sept personnes dans le sud du Liban tôt ce jour là, dont cinq dans la ville de Cana. Les habitants de Téhéran ont également signalé certains des « bombardements les plus violents » de la guerre pendant la nuit, avec de puissantes explosions qui ont secoué les quartiers et provoqué des coupures d'électricité dans certaines parties de la capitale.

    Parallèlement aux tensions visant les entreprises occidentales, les sanctions internationales ont déjà lourdement affecté les professionnels du numérique en Iran. De nombreux développeurs et ingénieurs se sont en effet retrouvés confrontés à des restrictions d'accès imposées par les sanctions américaines. Dans un témoignage largement relayé au sein de la communauté des développeurs, un ingénieur iranien explique avoir perdu l’accès à plusieurs services technologiques et plateformes, dont Microsoft Store, GitHub et Notion. Certaines plateformes ont même supprimé des données ou bloqué des comptes en raison de la localisation des utilisateurs.

    Source : Al Jazeera

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de l'Iran crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    L'Iran exhorte ses citoyens à supprimer l'application de messagerie WhatsApp de leurs smartphones, alléguant que celle-ci collecte des informations sur les utilisateurs pour les transmettre à Israël

    Une erreur d'IA serait à l'origine d'un bombardement d'une école de filles en Iran : précisément le genre de situation redoutée par Anthropic, mais le Pentagone veut l'IA sans garde-fous

    L'Iran offre des armes sophistiquées, notamment des missiles balistiques, des drones et des navires de guerre, en échange de paiements en cryptomonnaie, afin de contourner les sanctions occidentales
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  2. #2
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    Par défaut L'Iran menace d'attaquer les intérêts des géants américains de la tech tels que Google, Apple et Microsoft
    L'Iran menace d'attaquer les géants américains de la tech tels que Google, Apple et Microsoft à partir du 1er avril.
    Téhéran leur reproche d'avoir mis leurs outils d'IA au service de la guerre en cours

    Le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran menace d'attaquer directement aux entreprises technologiques américaines dans le Golfe. Téhéran leur reproche d'avoir mis leurs outils d'IA et leurs services informatiques au service des frappes militaires américano-israéliennes. Ces menaces visent dix-huit géants technologiques américains majeures, tels que Microsoft, Apple et Google. Les employés de ces firmes sont d'ailleurs instamment priés d'évacuer leurs bureaux pour assurer leur sécurité. Cette escalade s'inscrit dans un contexte de guerre ouverte marqué par les éliminations ciblées de plusieurs figures clés du régime iranien.

    L'Iran a brandi cette menace pour la première fois le 11 mars. La République islamique avait averti les géants américains de la tech que leurs bureaux et leurs infrastructures pourraient devenir des cibles à mesure que le conflit dans la région s'étend. À la suite de l'assassinat du général de brigade Jamshid Eshaghi, un responsable financier de l'armée iranienne, dans un raid aérien l'Iran a annoncé son intention de mettre sa menace à exécution.

    Cette menace, qui ne se limite plus aux seules bases militaires, stipule que les unités de ces sociétés seront détruites en représailles aux « assassinats ciblés » de dirigeants iraniens. L'annonce indique que les opérations de destruction doivent débuter le mercredi 1er avril à 20h00, heure de Téhéran, et le CGRI a explicitement exhorté les employés de ces dix-huit entreprises à évacuer immédiatement leurs lieux de travail pour garantir leur sécurité.

    « Attendez-vous à des destructions. Ces entreprises doivent s'attendre à la destruction de leurs installations en représailles à chaque acte terroriste commis en Iran, à compter de mercredi 20 h, heure de Téhéran. Nous conseillons aux employés de quitter leur lieu de travail pour préserver leur vie », a déclaré le CGRI.

    Liste des entreprises technologiques visées et motivations de l'Iran

    « En réponse à cette opération terroriste, les principales institutions impliquées dans des activités terroristes seront désormais considérées comme des cibles légitimes », indique le communiqué de presse adressé par le CGRI à Press TV. De nombreuses entreprises américaines ont des bureaux à Jérusalem, Tel-Aviv et Abou Dhabi, qui pourraient devenir la cible d'attaques de drones et de missiles iraniens si le pays met réellement sa menace à exécution.


    La liste noire établie par le CGRI comprend dix-huit entreprises majeures. Elle inclut des géants technologiques tels que : Microsoft, HP, Cisco, Intel, Oracle, Apple, Meta Platforms (propriétaire de Facebook, WhatsApp et Instagram), IBM, JP Morgan, Tesla, General Electric et Boeing. Microsoft et Apple, par exemple, disposent de sièges sociaux et d’une présence commerciale importante aux Émirats arabes unis, principalement à Dubaï et à Abou Dhabi.

    Les autorités iraniennes justifient ces cibles en affirmant que ces entreprises, en particulier celles qui sont spécialisées dans l'IA jouent un rôle déterminant dans la conduite de la guerre contre l'Iran, notamment en aidant les armées américaine et israélienne à diriger des drones et à sélectionner des cibles de frappe.

    Liste des entreprises ciblées par l'Iran :

    1. Cisco
    2. HP
    3. Intel
    4. Oracle
    5. Microsoft
    6. Apple
    7. Google
    8. Meta
    9. IBM
    10. Dell
    11. Palantir
    12. Nvidia
    13. JPMorgan
    14. Tesla
    15. GE
    16. Spire Solutions
    17. G42
    18. Boeing


    OpenAI et Anthropic sont aussi mentionnées comme ayant un rôle clé dans ces opérations militaires. Dans sa mise en garde au début du mois de mars, l'Iran a pointé du doigt Palantir et Oracle, étroitement impliquées dans les opérations militaires américaines. Oracle a été fondée dans les années 1970 dans le cadre d'un projet de la CIA, et Palantir a été utilisée pour le ciblage pendant la guerre en cours, un fait dont le PDG Alex Karp se dit très fier.

    Les installations d'Amazon Web Services (AWS) ont déjà été touchées

    L'Iran a frappé deux centres de données d'Amazon aux Émirats arabes unis et un autre à Bahreïn au cours de la première semaine de la guerre. L'armée américaine utilise Amazon Web Services (AWS), qui aurait subi des coupures de courant et des dégâts causés par l'eau lors des opérations d'extinction menées par les pompiers. Dans le cadre d'une nouvelle attaque, les installations pourraient subir de graves dommages, voire la destruction totale.

    « Les habitants se trouvant dans un rayon d’un kilomètre autour de ces entreprises terroristes, dans tous les pays de la région, sont également invités à évacuer les lieux et à se rendre dans des endroits sûrs », indique le communiqué du CGRI. La Silicon Valley subit de plein fouet les effets de la guerre en Iran. À titre de rappel, les milliardaires de la tech avaient massivement apporté leur soutien à Donald Trump lors de sa campagne victorieuse de 2024.

    Donald Trump s'était engagé à maintenir les États-Unis à l'écart des « guerres visant à renverser des régimes », bien que lui-même et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth se vantent désormais d'avoir renversé le régime iranien en assassinant le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Son fils, jugé plus radical, est désormais aux commandes du pays. Cependant, on ne sait pas vraiment quel pourrait être l'objectif réel d'une guerre en Iran.

    « Il y a de nombreuses surprises à venir, des choses auxquelles les Américains et les Israéliens n’ont pas encore été confrontés. Par exemple, nous possédons des armes électromagnétiques, capables de mettre hors service l’ensemble des réseaux électriques et électroniques d’une ville sans nuire aux civils », a déclaré Hossein Kanani Moghaddam, ancien commandant du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), dans une récente sortie.

    Menaces sur la chaîne d'approvisionnement et les câbles sous-marins

    Un rapport a révélé que la guerre en Iran menace une partie modeste, mais cruciale, de la chaîne d'approvisionnement complexe qui contribue à la production mondiale de puces électroniques, car le conflit limite l'accès à une grande partie de l'hélium mondial. Le Qatar produit environ un tiers de l’hélium mondial, un gaz essentiel au processus de fabrication des semiconducteurs, à un moment où l'industrie technologique fait face à une pénurie de puces.

    Selon d'autres rumeurs, l'Iran aurait menacé également d'endommager les câbles Internet sous-marins en mer Rouge, une mesure qui aura un impact considérable sur la vitesse d'Internet dans de nombreux pays à travers le monde. Cette menace n’a pas été confirmée par les autorités iraniennes ni par les principaux services de renseignement, mais des figures telles que Mario Nawfal, entrepreneur libano-australien, affirment que la vulnérabilité est réelle.

    Sous les eaux de la mer Rouge se trouve un réseau dense de câbles à fibre optique qui acheminent environ 30 % du trafic Internet régional et relient des continents comme l’Asie, l’Europe et le Moyen-Orient. Le sabotage de ces câbles pourrait avoir un impact énorme sur la vitesse d'Internet à travers le monde.

    « L’Iran menace désormais de couper les câbles Internet sous-marins si les États du Golfe continuent d’accueillir des troupes américaines. Ces câbles acheminent 17 % du trafic mondial, y compris les hubs d’IA des Émirats arabes unis et de l’Arabie saoudite soutenus par Amazon, Microsoft et Google. S’ils se rompent, ce sont des mois de coupures, pas des heures. Le sous-traitant de Meta s’est déjà retiré du golfe persique », a déclaré Mario Nawfal.

    Conclusion

    Cette escalade s'inscrit dans un contexte de guerre ouverte marqué par la disparition de plusieurs figures clés du régime iranien. L'Iran menace désormais l'empire technologique américain dans le Golfe. « La stratégie américaine consistait clairement à mener une opération rapide, à atteindre rapidement ses objectifs, à déclarer la victoire et à se retirer. Mais cette stratégie n'a tout simplement pas fonctionné contre l'Iran », a déclaré Kanani Moghaddam.

    Le conflit avec l’Iran dure depuis plus de quatre semaines et perturbe les marchés de l’énergie. À la suite des premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran fin février, Téhéran a riposté en frappant des cibles à travers tout le Moyen-Orient, y compris des infrastructures gazières et pétrolières. L’Iran a fermé le détroit d’Ormuz, la voie maritime qui relie le golfe Persique à l’océan Indien et par laquelle transite environ un cinquième du pétrole mondial.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la menace iranienne visant les entreprises technologies américaines et israéliennes dans le Golfe ?
    Quels impacts ces frappes pourraient-elles avoir sur l'interconnexion et les services numériques dans la sous-région ?
    La Silicon Valley subit de plein fouet les impacts négatifs de la guerre de Donald Trump en Iran après avoir contribué à son élection. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    L'Iran menace d'endommager les câbles Internet sous-marins en mer Rouge, ce qui aurait un impact considérable sur la vitesse d'Internet dans de nombreux pays à travers le monde

    La guerre en Iran menace une partie modeste mais cruciale de la chaîne d'approvisionnement complexe qui contribue à la production mondiale de puces électroniques~? car le conflit limite l'accès à l'hélium

    L'Iran va cibler les entreprises technologiques telles que Google, Microsoft et Nvidia : le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a déclaré les entreprises tech et bancaires US comme cibles

  3. #3
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    L'Iran a brandi cette menace pour la première fois le 11 mars. La République islamique avait averti les géants américains de la tech que leurs bureaux et leurs infrastructures pourraient devenir des cibles à mesure que le conflit dans la région s'étend. À la suite de l'assassinat du général de brigade Jamshid Eshaghi, un responsable financier de l'armée iranienne, dans un raid aérien l'Iran a annoncé son intention de mettre sa menace à exécution.

    Cette menace, qui ne se limite plus aux seules bases militaires, stipule que les unités de ces sociétés seront détruites en représailles aux « assassinats ciblés » de dirigeants iraniens. L'annonce indique que les opérations de destruction doivent débuter le mercredi 1er avril à 20h00, heure de Téhéran, et le CGRI a explicitement exhorté les employés de ces dix-huit entreprises à évacuer immédiatement leurs lieux de travail pour garantir leur sécurité.

    « Attendez-vous à des destructions. Ces entreprises doivent s'attendre à la destruction de leurs installations en représailles à chaque acte terroriste commis en Iran, à compter de mercredi 20 h, heure de Téhéran. Nous conseillons aux employés de quitter leur lieu de travail pour préserver leur vie », a déclaré le CGRI.
    C'est normal.
    Ça ne se fait pas d'assassiner des dirigeants, l'Iran est obligé de répondre, c'est le protocole. (quelque part tuer un dirigeant c'est plus grave que couper des câbles Internet sous-marins)
    Ce ne sont que des menaces...

    La seule solution pour calmer la situation c'est de quitter l'Iran. Les USA doivent se barrer rapidement. Il n'y a rien à gagner pour eux dans cette histoire, ils ne prendront pas le contrôle des ressources iraniennes.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  4. #4
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    Ça ne se fait pas non plus d'envahir un pays

    Tatayo

  5. #5
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    Citation Envoyé par tatayo Voir le message
    Ça ne se fait pas non plus d'envahir un pays
    Ouais, il faut punir Israël.
    Ce pays vol du territoire à plusieurs pays afin de réaliser son projet du grand Israël.
    Il prend des morceaux de la Palestine, du Liban, de la Syrie, si on laisse faire, plus tard ce sera Jordanie, Irak, Égypte, Arabie Saoudite (j'en sais rien je suis nul en géographie).

    Par contre je ne vois pas bien le lien avec l'Iran, puisque l'Iran n'a rien envahie du tout.
    L'Iran ne cherchait même pas à développer une arme nucléaire (alors qu'Israël en à plein et ne devrait pas en avoir).
    Israël n'avait pas de prétexte légitime pour attaquer l'Iran.

    L'Iran ne faisait rien de mal, elle s'occupait de ses affaires dans son coin, sans déranger personne.
    On vient l'attaquer sans raison, elle a le droit de répondre un petit peu, en plus ça montre aux alliés des USA qu'être alliés avec les USA fait de vous une cible, c'est bien ça rappelle les bases.

    ====
    Poisson d'avril :
    Comment la guerre en Iran s’est transformée en aubaine pour la Russie et ses hydrocarbures
    En l’espace d’un mois, de nombreux pays, principalement asiatiques, ont relancé des importations d’hydrocarbures russes. Le conflit au Moyen-Orient a provoqué des pénuries de gaz et de pétrole venant du Golfe, poussant la Chine et l’Inde à augmenter leur commande à Moscou et à amplifier leur participation à des projets de gazoduc.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  6. #6
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    Je ne parlais pas de conflit, mais d'un autre, avec ton mentor Poutine.

    Tatayo

  7. #7
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    Par défaut L'infrastructure cloud d'Amazon Web Services a été touchée par des missiles iraniens
    L'infrastructure cloud d'Amazon Web Services a été touchée par des missiles iraniens, ce qui constitue la première frappe contre un centre de données depuis les menaces proférées par l'Iran

    Les opérations cloud d'Amazon à Bahreïn ont subi des dommages à la suite d'une frappe iranienne, selon un article du Financial Times. Une source proche du dossier a également confirmé l'incident, mais les détails restent encore limités. L'article du FT ajoute que le ministère de l'Intérieur de cet État du Golfe a déclaré que les forces de défense civile « éteignaient un incendie dans les locaux d'une entreprise à la suite de l'agression iranienne », sans nommer Amazon directement.

    Début avril, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran menace d'attaquer directement aux entreprises technologiques américaines dans le Golfe. Téhéran leur reproche d'avoir mis leurs outils d'IA et leurs services informatiques au service des frappes militaires américano-israéliennes. Ces menaces visent dix-huit géants technologiques américains majeures, tels que Microsoft, Apple et Google. Les employés de ces firmes sont d'ailleurs instamment priés d'évacuer leurs bureaux pour assurer leur sécurité. Cette escalade s'inscrit dans un contexte de guerre ouverte marqué par les éliminations ciblées de plusieurs figures clés du régime iranien.

    Récemment, les opérations cloud d'Amazon à Bahreïn ont subi des dommages à la suite d'une frappe iranienne, selon un article du Financial Times. Une source proche du dossier a également confirmé l'incident, mais les détails restent encore limités. L'article du FT ajoute que le ministère de l'Intérieur de cet État du Golfe a déclaré que les forces de défense civile « éteignaient un incendie dans les locaux d'une entreprise à la suite de l'agression iranienne », sans nommer Amazon directement.

    Cette frappe iranienne intervient quelques jours après que les Gardiens de la révolution iranienne ont menacé de cibler les entreprises américaines opérant au Moyen-Orient, notamment Microsoft, Apple, Google, Meta et d’autres. Le géant du commerce électronique n’a pas encore commenté cette attaque. Cependant, ses installations Amazon Web Services (AWS) dans la région auraient été touchées à plusieurs reprises au cours du conflit en cours.

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    Ce n'est pas la première fois qu'Amazon est victime d'une attaque. Le mois dernier, Amazon a confirmé que son infrastructure cloud, Amazon Web Services (AWS), avait même été « perturbée » à Bahreïn dans le contexte du conflit en cours au Moyen-Orient. Selon un rapport de Reuters, l'entreprise a déclaré qu'elle s'efforçait de rétablir le service et aidait entre-temps ses clients à migrer vers d'autres régions AWS.

    « À mesure que la situation évolue et, comme nous l'avons déjà conseillé, nous demandons à ceux qui ont des charges de travail dans les régions touchées de continuer à migrer vers d'autres emplacements », a déclaré Amazon dans un communiqué cité par l'agence de presse. On ne dispose pas encore de détails supplémentaires sur l'étendue des dégâts ou la durée potentielle de la perturbation. AWS est la division de cloud computing d'Amazon et joue un rôle essentiel dans le fonctionnement des sites web mondiaux et des opérations gouvernementales. Elle constitue également la principale source de bénéfices de l'entreprise.

    Par ailleurs, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien aurait adressé un avertissement à des entreprises américaines. Selon un reportage de CBS News, cet avertissement, similaire à celui émis en mars, vise 18 entreprises américaines, parmi lesquelles figurent des sociétés technologiques et financières. Dans son message, l’IRGC a déclaré qu’il commencerait à cibler les entreprises américaines des secteurs de la technologie et de la finance au Moyen-Orient. L’IRGC a déclaré que les États-Unis avaient « ignoré nos avertissements répétés concernant la nécessité de mettre fin aux opérations terroristes, et qu’aujourd’hui, un certain nombre de citoyens iraniens ont été tués lors d’attaques terroristes menées par vous et vos alliés israéliens ».

    Dans le message publié sur l'application de messagerie Telegram, l'IRGC a accusé ces 18 entreprises d'agir en tant qu'« espions » pour le compte du gouvernement américain et de l'aider à mener des frappes. Il a déclaré que, puisque les entreprises américaines spécialisées dans les TIC et l'IA constituent l'élément principal de la conception et du suivi des cibles terroristes, en réponse à cette opération terroriste, les principales institutions impliquées dans les opérations terroristes seront désormais nos cibles légitimes.

    Ce rapport intervient alors que les pirates informatiques iraniens ont intensifié leurs cyberattaques contre Israël et les États-Unis, menant des opérations destinées à semer la peur, à recueillir des renseignements et à cibler des infrastructures sensibles. Selon le Financial Times, lors des récentes attaques de missiles, des milliers de citoyens israéliens ont reçu de faux SMS d'urgence les incitant à télécharger une application d'alerte factice susceptible d'exfiltrer des données personnelles.

    D'autres messages laissaient planer la menace d'une destruction imminente. Selon les experts, les cyberopérations de Téhéran s'appuient actuellement sur plusieurs niveaux, allant des pirates informatiques contrôlés par l'État à un réseau de hacktivistes bénévoles. Cette intensification marque une nouvelle phase dans le conflit de longue date qui oppose l'Iran, Israël et les États-Unis.

    Source : Financial Times

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
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    Voir aussi :

    L'Iran va cibler les entreprises technologiques telles que Google, Microsoft et Nvidia : le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a déclaré les entreprises tech et bancaires US comme cibles

    L'Iran menace d'endommager les câbles Internet sous-marins en mer Rouge, ce qui aurait un impact considérable sur la vitesse d'Internet dans de nombreux pays à travers le monde

    AWS paralysé 13 heures par son propre outil d'IA agentique : Kiro a supprimé un environnement AWS entier pour corriger un bug, quand l'autonomie agentique devient un risque opérationnel de premier ordre
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    Par défaut L'Iran affirme avoir touché les installations d'Oracle aux Émirats arabes unis
    L'Iran affirme avoir touché les installations d'Oracle aux Émirats arabes unis après avoir menacé d'attaquer les entreprises tech américaines,
    une situation qui change les règles du conflit moderne

    Depuis le déclenchement de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le 28 février 2026, un front inédit s'est ouvert dans le cyberespace physique du Moyen-Orient : les data centers commerciaux des géants technologiques américains sont devenus des cibles militaires. Oracle à Dubaï, Amazon Web Services à Bahreïn et aux Émirats arabes unis ; le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a transformé l'infrastructure cloud en champ de bataille. Une escalade sans précédent qui redessine les contours de la guerre moderne.

    Avant l'aube du 1er mars 2026, des drones iraniens de type Shahed ont frappé deux data centers d'Amazon Web Services aux Émirats arabes unis. Un troisième centre de données à Bahreïn a également été touché, bien que l'intentionnalité de cette frappe reste moins certaine. C'est la première fois qu'un État a délibérément ciblé des data centers commerciaux en temps de guerre.

    L'événement n'est pas passé inaperçu dans le monde de l'informatique. Les frappes ont gravement endommagé deux des trois zones de disponibilité cloud dans la région UAE (ME-CENTRAL-1) et une zone dans la région Bahreïn (ME-SOUTH-1). Les modèles de redondance standard ont échoué, car plusieurs zones sont tombées simultanément. AWS a confirmé des dommages structurels, des coupures d'alimentation, des incendies et des dégâts des eaux liés aux systèmes d'extinction.

    Parmi les services touchés : la banque Abu Dhabi Commercial Bank, Emirates NBD, First Abu Dhabi Bank, les plateformes de paiement Hubpay et Alaan, la société de données cloud Snowflake, et la grande plateforme de transport Careem.

    Pour les professionnels du secteur, la réponse d'AWS a été symptomatique de l'ampleur des dégâts : AWS a adressé un e-mail à ses clients indiquant qu'il « supprimait tous les frais d'utilisation dans la région ME-CENTRAL-1 pour mars 2026 ». Un geste rarissime de la part d'AWS, qui illustre mieux que n'importe quel communiqué l'étendue réelle des perturbations.

    Selon un rapport de Reuters, l'entreprise a déclaré qu'elle s'efforçait de rétablir le service et aidait entre-temps ses clients à migrer vers d'autres régions AWS. « À mesure que la situation évolue et, comme nous l'avons déjà conseillé, nous demandons à ceux qui ont des charges de travail dans les régions touchées de continuer à migrer vers d'autres emplacements », a déclaré Amazon dans un communiqué cité par l'agence de presse.

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    Oracle dans le collimateur : Dubaï dément, Téhéran revendique

    Le 2 avril 2026, l'IRGC a franchi un nouveau palier. Deux jours après avoir menacé d'attaquer directement les entreprises technologiques américaines dans le Golfe dès le 1er avril qu'il considère comme complices des opérations américaines et israéliennes, le Corps des gardiens de la révolution islamique a affirmé avoir ciblé un data center d'Oracle à Dubaï, aux Émirats arabes unis, selon les médias d'État iraniens.

    Selon l'agence officielle IRNA, les Gardiens de la révolution ont indiqué que le site Oracle aux EAU avait été ciblé en représailles à une frappe américano-israélienne du 1er avril qui aurait blessé l'ancien ministre iranien des Affaires étrangères Kamal Kharrazi et tué son épouse à leur domicile à Téhéran.

    Dubaï a démenti catégoriquement. Dans un communiqué publié sur X, le Bureau des médias de Dubaï a qualifié les informations en circulation de « fabriquées et incorrectes ». Ce démenti est intervenu rapidement après que les médias iraniens ont commencé à diffuser cette affirmation. Aucune vérification indépendante de la frappe alléguée n'a émergé, et Oracle n'a pas encore publié de déclaration concernant le ciblage présumé de son infrastructure régionale.

    Cette guerre de l'information autour des frappes n'est pas nouvelle dans ce conflit. Une enquête de Bellingcat publiée le même jour affirmait que les Émirats arabes unis avaient, au cours du mois écoulé, « minimisé les dégâts, mal présenté les interceptions et, dans certains cas, ne pas reconnu les frappes de drones iraniens réussies sur le territoire national ».

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    Amazon à Bahreïn : des frappes à répétition sur l'infrastructure cloud

    Parallèlement à Oracle, les installations cloud d'AWS à Bahreïn ont subi des frappes iraniennes à au moins quatre occasions distinctes, dont trois à Bahreïn. Le ministère de l'Intérieur de Bahreïn avait confirmé le 1er avril que ses équipes de défense civile « éteignaient un incendie dans les installations d'une entreprise à la suite de l'agression iranienne », sans nommer explicitement AWS. C'est le Financial Times, citant une source anonyme, qui a identifié le site comme appartenant à Amazon.

    La veille, des missiles iraniens avaient frappé le siège de Batelco à Hamala, à Bahreïn, un site clé accueillant une infrastructure Amazon Web Services, déclenchant des incendies confirmés. L'IRGC décrit ces opérations comme visant à neutraliser ce qu'il appelle la « machine à assassiner » au service du renseignement américain et israélien.

    À la suite de la frappe de mars, Amazon a rapporté que 73 services avaient été impactés, dont seulement 34 avaient été résolus au 2 avril. Dans sa dernière mise à jour, l'entreprise encourageait ses clients ayant des charges de travail au Moyen-Orient à migrer vers d'autres régions AWS.

    La convergence fatale : cloud commercial et infrastructure militaire

    Ce qui rend cette situation particulièrement explosive aux yeux des experts en cybersécurité et en défense, c'est l'enchevêtrement profond entre l'infrastructure cloud commerciale et les opérations militaires américaines.

    L'armée américaine utilise également AWS pour certaines de ses charges de travail, notamment pour faire tourner le modèle d'IA Claude d'Anthropic à des fins de renseignement. L'agence de presse iranienne Fars a déclaré sur Telegram que le site de Bahreïn avait été délibérément ciblé « pour identifier le rôle de ces centres dans le soutien aux activités militaires et de renseignement de l'ennemi ».

    La frontière entre le cloud computing commercial et les opérations militaires a largement disparu. Les réseaux Joint Warfighting Cloud Capability et Joint All-Domain Command and Control du Pentagone reposent sur la même infrastructure commerciale qui sert les banques et les entreprises. Pour les ingénieurs et architectes cloud qui conçoivent ces systèmes, cette réalité pose une question fondamentale : peut-on encore concevoir une séparation nette entre infrastructure civile et militaire ?

    Les données centers hyperscale hébergent aujourd'hui des applications commerciales civiles aux côtés de services gouvernementaux sensibles, d'une infrastructure à double usage et de charges de travail défensives. Une réalité qui rend toute distinction juridique ou opérationnelle de plus en plus théorique.

    La liste noire de l'IRGC : toute la Big Tech sous la menace

    L'IRGC avait averti plus tôt cette semaine qu'il considérerait 18 entreprises, dont des firmes technologiques américaines, comme des « cibles légitimes » dans le Golfe, en demandant à leurs employés de quitter immédiatement leurs lieux de travail. La liste inclut Microsoft, Apple, Google, Meta, IBM, Cisco, Oracle, Tesla, Nvidia, Intel, Palantir, JP Morgan et Boeing. L'Iran accuse ces entreprises d'agir comme des « espions » pour le compte des États-Unis et d'avoir aidé à conduire des frappes.

    Oracle, en particulier, entretient des partenariats cloud et IA actifs avec le département américain de la Défense. Son fondateur milliardaire Larry Ellison a également des liens étroits avec le gouvernement israélien. Ces connexions font d'Oracle une cible symboliquement chargée pour l'IRGC, au-delà de la simple valeur tactique de son infrastructure.

    Une nouvelle doctrine : les data centers comme cibles de guerre

    Pour les chercheurs spécialisés, ces événements marquent un tournant doctrinal. L'Iran a lancé des milliers de missiles et de drones contre des cibles aux EAU et à Bahreïn. Bien que la grande majorité aient été interceptés, les quatre qui ont touché des data centers représentent une infime fraction de ceux qui ont atteint des cibles civiles, notamment des aéroports et des hôtels. La relative vulnérabilité des data centers commerciaux (vastes, relativement fragiles et dépourvus de défenses antiaériennes dédiées) suggère que ceux des EAU et de Bahreïn ont pu être des cibles d'opportunité.

    Les attaques, les premières frappes militaires connues contre l'infrastructure d'un hyperscaler américain, ont endommagé deux sites AWS aux Émirats arabes unis et un à Bahreïn, perturbant les services dans toute la région et soulignant dans quelle mesure l'infrastructure de données émerge comme cible potentielle dans la guerre moderne.

    Dix-sept câbles sous-marins traversent la mer Rouge, transportant la majorité du trafic de données entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique. Avec la fermeture par l'Iran du détroit d'Ormuz et le renouvellement des menaces houthies en mer Rouge, les deux points d'étranglement critiques des données se trouvent simultanément dans des zones de conflit actif. Une configuration inédite dont les conséquences pour la connectivité mondiale pourraient se révéler durables.

    Les attaques sur les data centers conduiront à davantage d'efforts pour renforcer la résilience de ces infrastructures. Des entreprises ont commencé à promouvoir des data centers sécurisés construits dans des grottes et des bunkers. Dans les milieux professionnels, la question n'est plus de savoir si les data centers doivent être défendus comme des actifs militaires, mais comment y parvenir dans un contexte géopolitique qui échappe au contrôle des opérateurs privés.

    Sources : Dubai Media Office, Financial Times

    Et vous ?

    Les hyperscalers ont-ils sous-estimé le risque géopolitique en déployant massivement leur infrastructure dans le Golfe, attirés par les contrats souverains et les mégaprojets IA ? La promesse de milliards de dollars d'investissements peut-elle justifier une exposition à des risques désormais existentiels pour leurs clients ?

    Faut-il repenser les architectures multi-régions et les SLA des contrats cloud à l'ère des conflits qui ciblent délibérément l'infrastructure civile ? La notion même de « zone de disponibilité » a-t-elle encore un sens quand des drones Shahed peuvent neutraliser plusieurs zones simultanément ?

    L'imbrication du cloud commercial avec les opérations militaires américaines ne transforme-t-elle pas de facto les clients civils (entreprises, banques, hôpitaux) en cibles collatérales de tout conflit impliquant les États-Unis ? Qui porte la responsabilité légale et éthique de cette situation ?

    Dans quelle mesure les gouvernements du Golfe, qui imposent des mandats de souveraineté des données obligeant les hyperscalers à construire localement, sont-ils responsables de la vulnérabilité de ces infrastructures ?
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  9. #9
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    Je cite un article du 12 mars, parce qu'il est en lien avec l'article d'aujourd'hui :
    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    « À mesure que la guerre régionale s'étend à la guerre des infrastructures, le champ des cibles légitimes de l'Iran s'élargit », a déclaré Tasnim, selon Al Jazeera.

    Par ailleurs, l'Iran a également averti qu'il pourrait prendre pour cible les centres économiques et les banques liés à des entités américaines et israéliennes dans toute la région. Un porte-parole du siège de Khatam al-Anbiya, que les Nations unies ont décrit comme appartenant au Corps des gardiens de la révolution islamique, a déclaré que cet avertissement faisait suite à ce que l'Iran a qualifié d'attaque contre l'une de ses banques.

    « L'ennemi nous a laissé les mains libres pour cibler les centres économiques et les banques appartenant aux États-Unis et au régime sioniste dans la région », a déclaré le porte-parole.

    Le responsable a également averti les civils de rester à l'écart de ces lieux. « Les habitants de la région ne doivent pas se trouver dans un rayon d'un kilomètre autour des banques », a déclaré le porte-parole.
    Israël et les USA menacent l'Iran depuis longtemps, elle peut enfin un peu répondre.
    Il faut que l'armée US quitte ce conflit rapidement.
    Il ne fallait pas attaquer l'Iran... Les conséquences sont désastreuses pour Israël et les USA.
    Tant que les Nations Européennes refusent de venir aider les USA, tout va bien.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  10. #10
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    L'Iran ne fait que répondre aux agressions de la coalition Epstein et fait savoir que les entreprises liées aux entités américano-sionistes ne seront pas en sécurité

  11. #11
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    Citation Envoyé par noremorse Voir le message
    L'Iran ne fait que répondre aux agressions
    Clairement.
    - Israël ou les USA détruisent un bâtiment en Iran.
    - L'Iran détruit l'équivalent dans un des pays alliés des USA.

    Ce sont les autres pays du Moyen Orient qui ont le plus à perde.
    L'Iran doit détruire un pont maintenant… C'est le protocole.

    C'est un tweet de 4 km, mais il y a une carte à la fin ! (Abou Dabi est la capitale des Émirats arabes unis)

    https://x.com/KhalidAlMans_/status/2039779487181856939
    🚨🚨 IRAN JUST RELEASED A TARGET LIST OF 8 BRIDGES ACROSS 4 COUNTRIES. THIS CHANGES EVERYTHING.

    🇰🇼 Sheikh Jaber Al Ahmad Al Sabah Bridge — TARGETED.
    36 km over water. Kuwait's northern lifeline. No alternative route.

    🇸🇦 King Fahd Causeway — TARGETED.
    ONLY road between Saudi Arabia and Bahrain. US Fifth Fleet logistics depend on it.

    🇦🇪 Sheikh Zayed Bridge — TARGETED.
    1 of 3 links to Abu Dhabi island.

    🇦🇪 Al Maqta Bridge — TARGETED.
    2 of 3 links to Abu Dhabi island.

    🇦🇪 Sheikh Khalifa Bridge — TARGETED.
    3 of 3 links to Abu Dhabi island. ALL exits named.

    🇯🇴 King Hussein Bridge — TARGETED.
    Jordan's primary West Bank crossing.

    🇯🇴 Damia Bridge — TARGETED.
    Jordan's secondary crossing.

    🇯🇴 Abdoun Bridge — TARGETED.
    Amman's central traffic artery.

    8 bridges. 4 countries. ZERO redundancy. ZERO bridge defense doctrine.

    ⚠️ None of these bridges have alternatives. Zero redundancy. One strike = total isolation.

    ⚠️ These bridges took YEARS to build and cost BILLIONS. They cannot be rebuilt during a conflict.

    The real crisis hasn't even started yet.



    "Si j'connaissais le con qu'a fait sauter le pont" Pithiviers
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  12. #12
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    Par défaut Les frappes iraniennes ont provoqué une « panne totale » d'AWS à Dubaï et à Bahreïn
    Les frappes iraniennes ont provoqué une « panne totale » de deux zones de disponibilité d'Amazon Web Services à Dubaï et à Bahreïn, elles resteraient « indisponibles pendant une période prolongée »

    Les frappes iraniennes provoquent une « panne totale » des zones de disponibilité d'Amazon à Bahreïn et à Dubaï, selon une communication interne d'AWS. Amazon demande à ses employés de ne plus accorder la priorité à ces régions, alors que la guerre en Iran cause des dommages importants à son infrastructure dans le Golfe. « Ces deux régions restent perturbées, et les services ne doivent pas s’attendre à fonctionner avec des niveaux normaux de redondance et de résilience », indique une note interne.

    Amazon Web Services (AWS) est une division du groupe américain de commerce électronique Amazon, spécialisée dans les services de cloud computing à la demande pour les entreprises et particuliers. Amazon présente AWS à ses abonnés comme un moyen d'obtenir une capacité de calcul à grande échelle plus rapidement et à moindre coût que la mise en place d'un parc de serveurs physiques. Au premier trimestre 2023, AWS détenait 31 % de parts de marché dans le domaine des infrastructures cloud, tandis que ses deux principaux concurrents, Microsoft Azure et Google Cloud, en détenaient respectivement 25 % et 11 %, selon Synergy Research Group.

    Début avril, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) d'Iran a menac d'attaquer directement aux entreprises technologiques américaines dans le Golfe. Téhéran leur reproche d'avoir mis leurs outils d'IA et leurs services informatiques au service des frappes militaires américano-israéliennes. Ces menaces visent dix-huit géants technologiques américains majeures, tels que Microsoft, Apple et Google. Les employés de ces firmes sont d'ailleurs instamment priés d'évacuer leurs bureaux pour assurer leur sécurité. Cette escalade s'inscrit dans un contexte de guerre ouverte marqué par les éliminations ciblées de plusieurs figures clés du régime iranien.

    Quelques jours après, les opérations cloud d'Amazon à Bahreïn ont subi des dommages à la suite d'une frappe iranienne, selon un article du Financial Times. Une source proche du dossier a également confirmé l'incident, mais les détails restent encore limités. L'article du FT ajoute que le ministère de l'Intérieur de cet État du Golfe a déclaré que les forces de défense civile « éteignaient un incendie dans les locaux d'une entreprise à la suite de l'agression iranienne », sans nommer Amazon directement.

    Selon un nouveau rapport, les frappes iraniennes ont provoqué une « panne totale » de deux zones de disponibilité d'Amazon Web Services à Dubaï et à Bahreïn, et l'entreprise s'attend à ce qu'elles restent « indisponibles pendant une période prolongée » Au sein d'Amazon Web Services, les frappes ont causé tant de dégâts que les employés ont été invités à ne plus accorder la priorité à ces deux régions.

    « Ces deux régions restent perturbées, et les services ne doivent pas s’attendre à fonctionner avec des niveaux normaux de redondance et de résilience », indique une note interne. « Nous travaillons activement à libérer et à réserver autant de capacité que possible dans la région pour les clients, et les services doivent être réduits à l’empreinte minimale requise pour prendre en charge la migration des clients. »


    Un porte-parole d’Amazon a confirmé en renvoyant vers un article de blog d’Amazon concernant ces perturbations. « Nous continuons à soutenir les clients touchés, en les aidant à migrer vers d’autres régions AWS, un grand nombre d’entre eux exploitant déjà avec succès leurs applications depuis d’autres parties du monde », indiquait l’article. « À mesure que la situation évolue, et comme nous l’avons déjà conseillé, nous demandons à ceux qui ont des charges de travail dans les régions touchées de continuer à migrer vers d’autres emplacements. »

    Alors que la guerre entre dans sa sixième semaine, l’Iran a fait de l’infrastructure d’Amazon dans le Golfe une cible économique et lorgne désormais sur ses concurrents. Les installations d’Amazon à Bahreïn ont été touchées à plusieurs reprises, notamment lors d’une frappe mercredi qui a provoqué un incendie. Ses installations aux Émirats arabes unis ont également subi de multiples frappes. Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) menace plusieurs autres géants technologiques américains, notamment Microsoft, Google et Apple.

    Les infrastructures d'Amazon à Bahreïn et à Dubaï disposent chacune de trois « zones de disponibilité » ou clusters de calcul. Selon la communication interne, Bahreïn et Dubaï ont toutes deux des zones qui sont « hors service » et « endommagées mais fonctionnelles ». « Nous n'avons pas de calendrier indiquant quand DXB et BAH reprendront leurs opérations normales », indique le message interne.

    Voici une note d'Amazon :

    La région AWS de Bahreïn perturbée par le conflit en cours

    La région AWS Bahreïn a été perturbée en raison du conflit en cours. Nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités locales et accordons la priorité à la sécurité de notre personnel tout au long de nos efforts de rétablissement. Nous continuons à soutenir les clients touchés en les aidant à migrer vers d'autres régions AWS ; un grand nombre d'entre eux exploitent déjà leurs applications avec succès depuis d'autres parties du monde. À mesure que la situation évolue, et comme nous l'avons déjà conseillé, nous demandons à ceux qui ont des charges de travail dans les régions touchées de poursuivre leur migration vers d'autres emplacements.

    Depuis le déclenchement de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran le 28 février 2026, un front inédit s'est ouvert dans le cyberespace physique du Moyen-Orient : les data centers commerciaux des géants technologiques américains sont devenus des cibles militaires. Oracle à Dubaï, Amazon Web Services à Bahreïn et aux Émirats arabes unis ; le Corps des gardiens de la révolution islamique (IRGC) a transformé l'infrastructure cloud en champ de bataille.

    Ce qui rend cette situation particulièrement explosive aux yeux des experts en cybersécurité et en défense, c'est l'enchevêtrement profond entre l'infrastructure cloud commerciale et les opérations militaires américaines. L'armée américaine utilise également AWS pour certaines de ses charges de travail, notamment pour faire tourner le modèle d'IA Claude d'Anthropic à des fins de renseignement. L'agence de presse iranienne Fars a déclaré sur Telegram que le site de Bahreïn avait été délibérément ciblé « pour identifier le rôle de ces centres dans le soutien aux activités militaires et de renseignement de l'ennemi ». Une escalade sans précédent qui redessine les contours de la guerre moderne.

    Source : Note d'Amazon

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Amazon Web Services confirme que ses centres de données aux Émirats arabes unis ont été « directement touchés » par des drones iraniens : « Ces frappes ont causé des dommages structurels »

    L'Iran menace « d'anéantir complètement et totalement » le centre de données Stargate AI d'OpenAI, d'une valeur de 30 milliards de dollars, situé à Abou Dhabi

    L'Iran menace d'endommager les câbles Internet sous-marins en mer Rouge, ce qui aurait un impact considérable sur la vitesse d'Internet dans de nombreux pays à travers le monde
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  13. #13
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    Par défaut L'Iran menace « d'anéantir complètement et totalement » le centre de données Stargate AI d'OpenAI
    L'Iran menace « d'anéantir complètement et totalement » le centre de données Stargate AI d'OpenAI,
    d'une valeur de 30 milliards de dollars, situé à Abou Dhabi

    Depuis le 1er mars 2026, le conflit armé entre les États-Unis, Israël et l'Iran a ouvert un front inédit dans l'histoire de la guerre moderne : les centres de données commerciaux des géants technologiques américains sont devenus des cibles militaires délibérées. Le 3 avril, l'IRGC (Corps des gardiens de la révolution islamique) a franchi un nouveau palier en publiant une vidéo menaçant explicitement de détruire le centre de données Stargate d'OpenAI à Abou Dhabi, un mastodonte évalué à 30 milliards de dollars et d'une capacité prévue d'un gigawatt. Derrière la rhétorique, une réalité brutale : l'infrastructure numérique mondiale entre dans l'ère de la vulnérabilité militaire.

    La scène est digne d'un thriller techno-militaire : une vidéo publiée par l'IRGC commence par une vue satellite de la Terre, qui effectue un zoom progressif vers Abou Dhabi. La caméra se pose sur ce qui ressemble à une étendue de désert vierge, invisible sur Google Maps. Puis le plan bascule en vision nocturne, révélant dans toute son étendue l'immense empreinte du centre de données Stargate, dissimulé aux yeux du grand public par les outils cartographiques civils. Un texte en surimpression vient ponctuer la démonstration : « Rien n'échappe à notre regard, même ce que Google cache. »

    Le porte-parole de l'IRGC, le général de brigade Ebrahim Zolfaghari, a prononcé les mots qui ont sidéré le monde de la tech : toute atteinte aux infrastructures énergétiques iraniennes entraînerait des représailles immédiates. « Toutes les centrales électriques, les infrastructures énergétiques et les technologies de l'information et de la communication du régime sioniste, ainsi que toutes les entreprises similaires dans la région ayant des actionnaires américains, feront face à une annihilation complète et totale. » Le centre de données Stargate y était explicitement désigné comme cible prioritaire.

    Ce n'est pas une menace en l'air lancée par un régime acculé. C'est une démonstration de capacité de renseignement, de ciblage précis et de volonté d'escalade, le tout packagé dans un format vidéo diffusé sur les réseaux sociaux.

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    Stargate UAE : le plus grand projet d'IA hors des États-Unis

    Pour comprendre l'ampleur de l'enjeu, il faut rappeler ce qu'est Stargate UAE. Le projet implique un investissement estimé à plus de 30 milliards de dollars et est conçu pour s'inscrire dans un campus d'IA plus large d'une capacité planifiée de jusqu'à 5 gigawatts. Le déploiement spécifique aux Émirats arabes unis, désigné sous le nom de Stargate UAE, est structuré comme un cluster de calcul d'un gigawatt au sein d'un campus de 5 gigawatts couvrant environ 19,2 kilomètres carrés. Les premières phases sont censées mettre en ligne 200 mégawatts de capacité en 2026, avec une expansion progressive vers l'échelle opérationnelle complète.

    Le projet Stargate est soutenu par SoftBank du Japon, et par des géants technologiques américains (Oracle, Cisco, Nvidia, OpenAI) ainsi que par G42, le conglomérat d'IA des Émirats arabes unis. Sa genèse est directement liée à la politique étrangère de Donald Trump : l'accord Stargate a été annoncé en mai 2025 lors de la visite du président américain aux EAU. C'est donc un projet à la fois commercial, géopolitique et symbolique : l'incarnation de l'ambition américaine de dominer l'IA mondiale en s'appuyant sur des alliés du Golfe.

    À peine deux jours avant ces menaces, OpenAI avait bouclé une levée de fonds de 122 milliards de dollars à une valorisation post-money de 852 milliards de dollars. La valorisation d'OpenAI dépasse désormais le PIB de l'Arabie saoudite. ChatGPT compte 900 millions d'utilisateurs hebdomadaires actifs, et les revenus dépassent 2 milliards de dollars par mois. Ces 122 milliards sont censés financer en partie des infrastructures dans une zone de guerre active.

    Un précédent historique : les data centers comme cibles militaires

    La menace contre Stargate s'inscrit dans un contexte d'escalade qui a déjà produit des actes concrets. Avant l'aube du 1er mars 2026, des drones iraniens de type Shahed ont frappé deux centres de données d'Amazon Web Services aux Émirats arabes unis. Un troisième centre de données commercial à Bahreïn a également été touché. C'est la première fois qu'un État a délibérément ciblé des centres de données commerciaux en temps de guerre.

    Les frappes ont gravement endommagé deux des trois zones de disponibilité cloud dans la région UAE (ME-CENTRAL-1) et une zone dans la région Bahreïn (ME-SOUTH-1). Les modèles de redondance standard ont échoué, car plusieurs zones sont tombées simultanément. AWS a confirmé des dommages structurels, des coupures d'alimentation, des incendies et des dégâts des eaux liés aux systèmes d'extinction. Parmi les victimes collatérales : des banques régionales majeures, des plateformes de paiement et des services logistiques critiques pour l'économie du Golfe.

    Le geste symbolique le plus révélateur d'AWS a été de supprimer rétroactivement l'ensemble des frais d'utilisation pour la région ME-CENTRAL-1 sur le mois de mars, une décision rarissime qui trahit mieux que tout discours la profondeur des dégâts subis.

    Le 2 avril 2026, l'IRGC a affirmé avoir ciblé un centre de données d'Oracle à Dubaï. Dubaï a démenti catégoriquement, qualifiant ces informations de « fabriquées et incorrectes ». Une enquête de Bellingcat publiée le même jour affirmait que les Émirats arabes unis avaient « minimisé les dégâts, mal présenté les interceptions et, dans certains cas, n'ont pas reconnu les frappes de drones iraniens réussies sur le territoire national ». Entre la communication officielle et la réalité du terrain, un fossé s'est installé, alimentant la méfiance et les théories contradictoires.

    Une liste de 18 cibles désignées

    Les canaux militaires iraniens avaient préalablement fait circuler une liste de 18 entreprises technologiques et financières américaines (parmi elles Apple, Google, Meta, Microsoft, Intel, Amazon, Oracle, Nvidia, Cisco et OpenAI), les désignant comme cibles potentielles. L'IRGC a conseillé aux employés de ces firmes d'évacuer leurs installations dans la région et a exhorté les civils résidant dans un rayon d'un kilomètre de ces sites à se reloger.

    La justification avancée par Téhéran est d'ordre militaire : l'IRGC affirme que ces entreprises fournissent des infrastructures cloud, de données et d'IA qui soutiennent les opérations militaires et de renseignement américaines et israéliennes. Des chercheurs ont cependant noté que les États-Unis exigent que les prestataires de services cloud stockent les données gouvernementales et militaires aux États-Unis ou sur des bases du département de la Défense, et qu'une autorisation spéciale serait nécessaire pour les transférer vers des centres de données du Golfe. La légitimité juridique du ciblage de ces infrastructures civiles reste donc profondément contestée.

    Bluff ou capacité réelle ?

    La question que se posent les analystes et les opérateurs tech est simple : l'Iran a-t-il réellement la capacité de détruire un centre de données de l'envergure de Stargate ? Certains s'interrogent sur les raisons pour lesquelles l'Iran n'a pas encore frappé des cibles comme le centre de données Stargate si cela lui était possible, étant donné que le pays a déjà infligé suffisamment de dommages pour perturber les opérations de certains centres de données Amazon AWS.

    Les centres de données IA modernes ne sont pas des investissements immobiliers ordinaires. L'installation Stargate, valorisée à environ 30 milliards de dollars, abrite des clusters de GPU avancés de Nvidia et repose sur des architectures propriétaires développées aux côtés d'OpenAI. Ces installations nécessitent des années de planification, une construction spécialisée et des chaînes d'approvisionnement déjà tendues par la demande mondiale de semi-conducteurs. On ne peut pas simplement en reconstruire une ailleurs en six mois si elle est détruite.

    L'enjeu dépasse donc largement les 30 milliards de dollars investis. C'est l'ensemble de la stratégie de développement de l'IA d'OpenAI dans la région qui serait compromise, avec des répercussions sur les engagements pris envers des millions d'utilisateurs professionnels et gouvernementaux.

    Une nouvelle géographie du risque pour l'infrastructure tech

    Au-delà de la menace immédiate, cet épisode redessine fondamentalement la carte des risques pour l'industrie technologique mondiale. Jusqu'à présent, les principaux risques associés aux centres de données du Golfe étaient réglementaires : questions de souveraineté des données, exigences de modération de contenu. La sécurité physique était traitée comme une préoccupation gérable, couverte par des défenses périmétriques standard et des protocoles de redondance. La menace de l'IRGC élève la sécurité physique au rang d'enjeu stratégique de premier ordre.

    Les assureurs ont déjà réagi : les primes pour les grandes infrastructures de centres de données dans la région sont en hausse significative. Les entreprises qui avaient misé sur le Golfe comme corridor neutre de calcul, offrant une énergie bon marché, des capitaux abondants et une position géographique idéale entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique, réévaluent désormais leurs stratégies de localisation.

    Le conflit a également perturbé le flux de pétrole et de ses dérivés transitant par le détroit d'Ormuz, notamment l'aluminium, l'hélium et le GNL, tous essentiels dans la chaîne d'approvisionnement des semi-conducteurs. Et même si la guerre prenait fin aujourd'hui, les dommages aux infrastructures pourraient signifier des mois, voire des années, avant que les approvisionnements ne retrouvent leurs niveaux d'avant-guerre. Le centre de données Stargate, pensé comme le fleuron de l'IA mondiale, se retrouve ainsi au cœur d'une équation géopolitique que ses concepteurs n'avaient certainement pas anticipée.

    La Silicon Valley entre dans l'ère de la vulnérabilité physique

    Ce qui se joue au Golfe dépasse les intérêts d'OpenAI ou de SoftBank. C'est la première fois qu'un conflit armé entre États cible délibérément et méthodiquement l'infrastructure numérique commerciale mondiale. Les data centers, longtemps perçus comme des infrastructures fonctionnelles et lointaines, invisibles pour le grand public, deviennent soudainement des actifs stratégiques militairement exposés, au même titre qu'un port ou une centrale électrique.

    La course à la domination de l'IA mondiale, qui mobilise des centaines de milliards de dollars et repose sur une poignée de sites géographiques ultra-concentrés, révèle désormais son talon d'Achille : une fragilité physique que ni les redondances logicielles ni les architectures cloud distribuées ne peuvent entièrement compenser face à un missile ou à un drone kamikaze. Investir dans l'IA au Golfe, c'est désormais parier aussi sur la géopolitique.

    Source : video

    Et vous ?

    Les géants technologiques auraient-ils dû anticiper ce risque avant d'investir massivement dans des infrastructures au Moyen-Orient, ou la concentration de l'IA dans le Golfe était-elle inévitable compte tenu des ressources énergétiques et financières de la région ?

    La destruction d'un centre de données commercial comme Stargate constituerait-elle un acte de guerre contre les États-Unis ? Où se situe la frontière juridique entre infrastructure civile et cible militaire légitime dans le droit international moderne ?

    La stratégie de redondance géographique des grands fournisseurs cloud (AWS, Azure, Google Cloud) est-elle suffisamment robuste pour résister à des frappes militaires ciblées et simultanées sur plusieurs zones de disponibilité ?

    Voir aussi :

    L'infrastructure cloud d'Amazon Web Services a été touchée par des missiles iraniens, ce qui constitue la première frappe contre un centre de données depuis les menaces proférées par l'Iran

    L'Iran affirme avoir touché les installations d'Oracle aux Émirats arabes unis après avoir menacé d'attaquer les entreprises tech américaines, une situation qui change les règles du conflit moderne
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  14. #14
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    La question que se posent les analystes et les opérateurs tech est simple : l'Iran a-t-il réellement la capacité de détruire un centre de données de l'envergure de Stargate ? Certains s'interrogent sur les raisons pour lesquelles l'Iran n'a pas encore frappé des cibles comme le centre de données Stargate si cela lui était possible, étant donné que le pays a déjà infligé suffisamment de dommages pour perturber les opérations de certains centres de données Amazon AWS.
    La question c'est "Est-ce que les Émirats Arabes Unis ont la capacité d'intercepter des missiles iraniens ?".

    Si c'est actuellement le désordre dans la région, c'est à cause d'Israël et des USA car ils ont mené des attaques contre l'Iran.
    Les USA se sont tirer une balle dans le pied.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les géants technologiques auraient-ils dû anticiper ce risque avant d'investir massivement dans des infrastructures au Moyen-Orient, ou la concentration de l'IA dans le Golfe était-elle inévitable compte tenu des ressources énergétiques et financières de la région ?
    C'est bizarre de construire des centre de données dans des endroits chaud et aride...
    Ce serait peut-être un peu plus économique dans des endroits comme la Sibérie.

    Il est urgent que les USA aillent négocier avec l'Iran, il faudra qu'elle accepte la plupart de ses conditions.
    L'Iran pourrait attaquer les usines de désalinisation des Émirats Arabes Unis ou des autres alliés des USA dans la région ce qui produirait des pénuries d'eau. (Ce qui est peut-être plus grave que d'attaquer des centres de données)

    À chaque fois que les USA détruisent un bâtiment important en Iran, l'Iran répond.
    Si ils veulent que l'Iran arrête d'attaquer, il faut arrêter d'attaquer l'Iran.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    La destruction d'un centre de données commercial comme Stargate constituerait-elle un acte de guerre contre les États-Unis ? Où se situe la frontière juridique entre infrastructure civile et cible militaire légitime dans le droit international moderne ?
    En quoi ce serait pire que les attaques qu'ont réalisés les USA en Iran ?

    Les USA ont détruits des bâtiments très importants en Iran.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  15. #15
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    Par défaut Matt Garman, PDG d'Amazon Web Services, a reconnu que la guerre en cours en Iran posait des défis
    Matt Garman, PDG d'Amazon Web Services, a reconnu que la guerre en cours en Iran posait des défis au plus grand fournisseur mondial de services cloud

    Matt Garman, PDG d’Amazon Web Services, aurait reconnu que le conflit en cours en Iran posait des défis au plus grand fournisseur mondial de services cloud. S’adressant à CNBC lors de la conférence HumanX à San Francisco, Garman a qualifié la situation de difficile et a déclaré que les employés d’Amazon travaillaient sans relâche pour éviter toute interruption de service pour ses clients au Moyen-Orient.

    Amazon Web Services, Inc. (AWS) est une filiale d'Amazon qui fournit des plateformes de cloud computing à la demande et des API aux particuliers, aux entreprises et aux gouvernements, selon un modèle de facturation à l'utilisation. Au premier trimestre 2023, AWS détenait 31 % de parts de marché pour l'infrastructure cloud, tandis que ses deux principaux concurrents, Microsoft Azure et Google Cloud, en détenaient respectivement 25 % et 11 %, selon Synergy Research Group.

    Selon un nouveau rapport, les frappes iraniennes ont provoqué une « panne totale » de deux zones de disponibilité d'Amazon Web Services à Dubaï et à Bahreïn, et l'entreprise s'attend à ce qu'elles restent « indisponibles pendant une période prolongée » Au sein d'Amazon Web Services, les frappes ont causé tant de dégâts que les employés ont été invités à ne plus accorder la priorité à ces deux régions.

    Récemment, Matt Garman, PDG d’Amazon Web Services, aurait reconnu que le conflit en cours en Iran posait des défis au plus grand fournisseur mondial de services cloud. S’adressant à CNBC lors de la conférence HumanX à San Francisco, Garman a qualifié la situation de difficile et a déclaré que les employés d’Amazon travaillaient sans relâche pour éviter toute interruption de service pour ses clients au Moyen-Orient.

    « C’est une situation vraiment difficile, et nous travaillons d’arrache-pied », a déclaré Garman. Il a ajouté : « En fait, nous avons des équipes qui travaillent 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour s'assurer que nous pouvons maintenir notre infrastructure opérationnelle pour nos clients dans cette région. » Les services cloud d'Amazon ont signalé des perturbations liées au conflit avec l'Iran à Bahreïn et aux Émirats arabes unis depuis début mars. Selon la page d'état d'AWS, des dizaines de services AWS à Bahreïn et aux Émirats arabes unis restent indisponibles alors que la guerre avec l'Iran entre dans sa sixième semaine.

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    La marine des Gardiens de la révolution iranienne a annoncé avoir pris pour cible l’infrastructure des centres de données d’Amazon à Bahreïn. Garman a affirmé que la guerre était perturbatrice non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour l’ensemble de l’économie mondiale. « C’est évidemment extrêmement perturbateur pour l’économie mondiale, car nous sommes tous très dépendants de l’énergie, et cela détourne également l’attention de l’industrie, pour nous », a déclaré Garman. « Vous savez, il n’y a pas de conséquences immédiates à court terme, mais c’est vraiment le frein à l’économie mondiale auquel nous devons penser. »

    Garman a ajouté que la technologie n’est pas le seul secteur à subir des répercussions. « Il suffit de descendre un peu plus bas dans la chaîne d’approvisionnement pour trouver des conséquences, et nous ne faisons pas exception », a-t-il déclaré. Garman s’est toutefois montré optimiste concernant le Moyen-Orient. « Il y a un fantastique esprit d’entreprise », a-t-il déclaré. « Il y a une volonté d’investir. Notre enthousiasme, et le mien, pour investir à long terme dans cette région est donc plus fort que jamais. »

    Une note interne d’Amazon affirme que les frappes iraniennes ont rendu deux zones de disponibilité d’Amazon Web Services « hors service » à Dubaï et à Bahreïn, et que l’entreprise s’attend à ce qu’elles restent « indisponibles pendant une période prolongée ». « Ces deux régions continuent d’être affectées, et les services ne doivent pas s’attendre à fonctionner avec des niveaux normaux de redondance et de résilience », indique la note interne.

    La note ajoute : « Nous travaillons activement à libérer et à réserver autant de capacité que possible dans la région pour les clients, et les services doivent être réduits à l’empreinte minimale requise pour prendre en charge la migration des clients. » AWS aurait également conseillé à ses clients de migrer leurs applications vers d’autres régions AWS, et a déclaré avoir déjà aidé un grand nombre d’utilisateurs à le faire.

    Cette situation représente un coup dur pour AWS qui est considéré comme le plus grand fournisseur mondial de services cloud. En 2025, Amazon Web Services (AWS), la filiale d'informatique dématérialisée du géant du commerce électronique Amazon, a annoncé un chiffre d'affaires de 29,3 milliards de dollars au premier trimestre 2025. Il s'agit d'une augmentation de 17 % d'une année sur l'autre. D'autre part, Microsoft a déclaré que les revenus du segment Intelligent Cloud au premier trimestre 2025 s'élevaient à 26,8 milliards de dollars, soit une augmentation de 21 %. Ce chiffre comprend une augmentation de 22 % des revenus des produits serveurs et des services cloud, avec une croissance de 33 % d'Azure et d'autres services cloud.

    Source : Matt Garman, PDG d’Amazon Web Services, s’adressant à CNBC

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette étude est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'infrastructure cloud d'Amazon Web Services a été touchée par des missiles iraniens, ce qui constitue la première frappe contre un centre de données depuis les menaces proférées par l'Iran

    L'Iran menace « d'anéantir complètement et totalement » le centre de données Stargate AI d'OpenAI, d'une valeur de 30 milliards de dollars, situé à Abou Dhabi

    AWS S3 fête ses 20 ans : le service stocke désormais plus de 500 000 milliards d'objets et représente des centaines d'exaoctets de données, malgré des pannes et des problèmes de sécurité
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  16. #16
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    Par défaut MizarVision : Des satellites commerciaux chinois dotés d'IA pour viser des cibles américaines
    MizarVision : Des analystes affirment que les services de renseignement satellitaires chinois dotés d'intelligence artificielle
    aident l'Iran à cibler les forces américaines avec une précision incroyable

    Dans le conflit opposant l'Iran aux États-Unis, une société technologique chinoise fondée en 2021 a transformé des données satellitaires commerciales en renseignements de ciblage opérationnel. Selon la Defense Intelligence Agency américaine, les Gardiens de la révolution iraniens exploitent activement ces données pour planifier frappes de missiles et attaques de drones. MizarVision incarne une rupture stratégique majeure : la démocratisation des capacités de renseignement géospatial autrefois réservées aux États souverains.

    Depuis l'éclatement du conflit en Iran il y a cinq semaines, une vague de publications virales a inondé les réseaux sociaux occidentaux et chinois, détaillant l'équipement présent sur les bases américaines, les mouvements des groupes aéronavals et les compositions précises des dispositifs d'attaque assemblés en vue de frappes sur Téhéran. Derrière ce flux de renseignement d'une granularité surprenante se trouve une entreprise relativement méconnue : MizarVision, basée à Hangzhou.

    Les forces iraniennes utilisent des images satellitaires enrichies par intelligence artificielle, produites par la société chinoise MizarVision, pour affiner leur ciblage des installations militaires américaines au Moyen-Orient, selon des sources de renseignement militaire américain citées par ABC News. Ces images reposent sur une reconnaissance d'objets automatisée permettant aux opérateurs d'identifier des bases, du matériel et des infrastructures en quelques minutes plutôt qu'en plusieurs heures.

    Le profil de MizarVision mérite d'être examiné en détail. Fondée en 2021 avec une participation estimée à 5,5 % du gouvernement chinois, la société se présente publiquement comme un acteur de la démocratisation du renseignement géospatial par l'intelligence artificielle. Mais MizarVision détient une certification aux normes militaires nationales chinoises, indispensable pour les fournisseurs de l'Armée populaire de libération. Cette double nature (commerciale en façade, militairement certifiée en pratique) illustre parfaitement la stratégie de fusion civilo-militaire que Pékin déploie depuis des années.

    Une chaîne de ciblage raccourcie à l'extrême

    La valeur opérationnelle de la technologie de MizarVision réside dans sa capacité à comprimer le cycle du renseignement. En accélérant la chaîne allant de la collecte au traitement, puis de l'analyse à la diffusion, ces plateformes géospatiales permettent un soutien au ciblage en quasi-temps réel. Pour les forces iraniennes, en particulier la Force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique responsable des opérations de missiles balistiques et de drones, cela réduit la dépendance aux actifs de reconnaissance indigènes et atténue les lacunes classiques en matière de renseignement.

    Selon des analystes militaires, la technologie permettrait aux forces iraniennes d'identifier des cibles à une précision de 0,3 mètre carré, représentant une menace significative pour le personnel américain dans la région. Le général Gus McLachlan, ancien officier général des forces de défense australiennes, a souligné que cette précision rend vulnérables même des actifs stationnaires comme un E-3 Sentry américain.

    La nature des données exploitées est révélatrice de ce nouveau paradigme. Les jeux de données sont en partie issus d'images commerciales, mais acquièrent une valeur opérationnelle grâce à l'agrégation, au marquage automatisé et à l'analyse rapide. Des fonctionnaires américains notent que de tels outils peuvent transformer des données en sources ouvertes en renseignement de ciblage exploitable, particulièrement lorsqu'ils sont combinés au suivi des navires et aux données de vol.

    La plateforme de MizarVision semble intégrer des algorithmes d'apprentissage automatique entraînés sur de larges corpus de signatures militaires, permettant la classification automatisée d'objets sur la base de leur forme, de leurs caractéristiques thermiques et d'indicateurs contextuels. Ces algorithmes identifient et étiquètent les abris pour aéronefs, les intercepteurs Patriot, les lanceurs THAAD, les installations radar, les abris renforcés, les sites de stockage de munitions, les concentrations de troupes, les zones de maintenance, les dépôts de carburant et les couloirs de transport.


    Avant les frappes : le cas Prince Sultan

    Le cas de la base aérienne Prince Sultan en Arabie Saoudite constitue l'élément le plus troublant du dossier. L'alerte a pris une dimension urgente lorsque MizarVision a publié de manière répétée des images de la base de Prince Sultan dans la semaine précédant le conflit. Le 24 février, les positions de défense aérienne Patriot étaient identifiées ; le 27 février, les positions de dizaines d'aéronefs étaient marquées. Moins de 48 heures plus tard, la base était frappée.

    Le renseignement américain indique que les capacités spécifiquement identifiées dans les publications sont ensuite devenues des cibles. Des images satellitaires du 1er mars auraient montré de la fumée s'élevant des sections endommagées de l'installation. Des fonctionnaires américains ont ultérieurement confirmé qu'un militaire américain avait été grièvement blessé lors de l'attaque et décédé des suites de ses blessures.

    Ce dossier a immédiatement suscité des réactions au plus haut niveau. La commission spéciale de la Chambre des représentants américaine sur la Chine a directement cité les activités de MizarVision, avertissant que « des sociétés liées au Parti communiste chinois transforment l'IA en outil de surveillance de champ de bataille contre les États-Unis ». Dans la foulée, le gouvernement américain a demandé à Planet Labs et à d'autres fournisseurs d'images satellitaires de suspendre la diffusion de clichés liés aux zones de conflit au Moyen-Orient. Le Washington Post avait auparavant relevé que MizarVision avait utilisé des images de Planet Labs pour constituer ses analyses.

    La dénégation plausible comme stratégie

    Pékin a réagi avec sa rhétorique habituelle. Le ministère chinois des Affaires étrangères a minimisé les accusations selon lesquelles ses entreprises aidaient les forces iraniennes, les qualifiant de sensationnalistes, et a affirmé que les images satellitaires en question provenaient de canaux en sources ouvertes et relevaient de pratiques commerciales ordinaires.

    Mais cette ligne de défense peine à convaincre les experts. Des analystes soulignent que les activités d'entreprises comme MizarVision offrent à Pékin une « dénégation plausible », lui permettant de bénéficier de renseignements stratégiques sans implication directe de l'État. En externalisant certaines capacités à des sociétés nominalement indépendantes, Pékin peut maintenir sa posture diplomatique tout en conservant des avantages stratégiques.

    Des chercheurs notent que ce modèle n'est pas isolé : Jing'an Technology, également basée à Hangzhou et surnommée le « Palantir chinois », compte parmi ses clients la Commission militaire centrale, les agences de sécurité publique et le ministère de la Sécurité d'État. Cette société a d'ailleurs publié sur les réseaux sociaux un enregistrement audio affirmant avoir capté les communications de deux bombardiers furtifs B-2A américains au début du conflit, une affirmation jugée largement exagérée par les experts américains, mais révélatrice des ambitions marketing de ces acteurs.

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    Un laboratoire de guerre pour les conflits futurs

    La dimension véritablement préoccupante dépasse le théâtre iranien. Des chercheurs spécialisés dans les affaires militaires chinoises estiment que la Chine utilise le conflit iranien comme terrain d'expérimentation pour une future guerre de l'IA contre les États-Unis. L'Iran fonctionnerait comme un proxy indirect permettant à Pékin d'étudier, de contrer et de se préparer à affronter la puissance militaire américaine sans confrontation directe, notamment en anticipation de futurs conflits autour de Taïwan et en mer de Chine méridionale.

    Ce laboratoire en conditions réelles génère des données d'une valeur inestimable : comment réagissent les systèmes de défense américains, quelles contre-mesures sont déployées, quelles signatures électromagnétiques sont émises. L'implication de la Chine offre un modèle illustrant comment la technologie commerciale peut imposer une friction militaire aux États-Unis sans intervention directe.

    La réponse américaine s'oriente vers une adaptation doctrinale d'urgence. Les États-Unis et leurs alliés accélèrent leurs efforts vers des bases mobiles, une logistique distribuée, des tactiques de déception, l'utilisation de leurres gonflables et des empreintes opérationnelles en mutation rapide. Ces mesures visent à compliquer les calculs de ciblage iraniens en créant une incertitude sur l'emplacement et la vulnérabilité des actifs réels.

    La fin de la supériorité informationnelle exclusive

    Ce conflit acte une transformation structurelle dans l'équilibre du renseignement militaire. Le cas MizarVision démontre que l'IA et le renseignement en sources ouvertes peuvent désormais produire un ciblage de qualité quasi militaire, mettant en évidence un nouveau champ de bataille où l'information elle-même devient une arme. Des capacités autrefois réservées aux agences nationales de renseignement les plus avancées, avec leurs milliards de dollars d'investissement et leurs décennies de savoir-faire, sont désormais accessibles via des plateformes commerciales à quelques clics.

    La croissance rapide de ces capacités d'IA chez des acteurs privés chinois a alarmé les législateurs américains. Même si les capacités actuelles restent limitées sur certains plans, la trajectoire est claire et préoccupante. La capacité à agréger et analyser des données en sources ouvertes à grande échelle représente une évolution significative du renseignement, susceptible d'éroder les avantages traditionnels des armées avancées.

    Ryan Fedasiuk, chercheur à l'American Enterprise Institute, résume l'enjeu avec une formule lapidaire : « La prolifération de sociétés privées de renseignement géospatial de plus en plus performantes en Chine renforcera le potentiel de défense de la Chine et sa capacité à défier les forces américaines en cas de crise. » Le monde a basculé dans une ère où la supériorité militaire ne se mesure plus seulement en porte-avions et en missiles hypersoniques, mais aussi en algorithmes capables de transformer un cliché commercial en ordre de frappe.

    Sources : vidéo dans le texte, Army Recognition

    Et vous ?

    La réglementation des données ouvertes est-elle encore possible ? Peut-on interdire à des entreprises privées d'agréger des données ADS-B, AIS et des images satellitaires commerciales sans bloquer des usages civils légitimes comme la navigation maritime ou le suivi climatique ?

    La certification militaire disqualifie-t-elle le statut « commercial » ? MizarVision détient une accréditation aux normes de l'APL tout en se réclamant du secteur privé, faut-il revoir les catégories juridiques internationales qui distinguent acteur civil et acteur militaire ?

    Que révèle l'épisode Planet Labs sur la dépendance occidentale ? La décision américaine de demander la suspension des services d'un fournisseur californien soulève la question : les démocraties occidentales ont-elles suffisamment anticipé que leur propre industrie spatiale commerciale pourrait alimenter leurs adversaires ?

    L'IA géospatiale va-t-elle sonner le glas des bases fixes ? Si un algorithme peut identifier et étiqueter une batterie Patriot en quelques minutes à partir d'une image commerciale, l'ère des installations militaires permanentes et visibles est-elle révolue ?
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  17. #17
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    C'est peut être vrai, mais là on a : machin affirme que, point. Pas de dementi du camp adverse, pas de preuve. Aucune source citée à part ABC news et un blog, c'est maigre.

    On peut en faire des suppositions à ce compte là. La chine possède une technologie qui pourrait peut être, potentiellement être mis à disposition des iraniens et on sait même pas si y'a des accords. Auxquels cas, la mise à disposition de technologie dans un objectif de conflit est encore plus encadré mais on n'en sait rien non plus. Ça se trouve c'est la chine à travers un autre pays qui met à disposition de. Ça se trouve c'est pas la chine mais une autre puissance qui possède cette technologie ou tout simplement l'iRAN qui détourne la technologie Américaine c'est déjà arrivé par le passé.

    Bref nada.

  18. #18
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    Ou comment mettre l'IA à toutes les sauces! Pas besoin d'IA pour traiter les images de satellites espion: Même un gosse de 3 ans est capable de distinguer un avion américain parqué négligemment au bord d'une piste!

    Cela dit:

    1. L'Iran est un pays ayant une capacité spatiale: Le pays a de lui-même lancé des satellites par le passé (et ce n'est certainement pas pour faire du tricot)

    2. La Chine, la Russie, les USA ou encore la France sont tous dotés de satellites espion

    3. Les USA ayant eux-mêmes aidé les ukrainiens à localiser les cibles russes à l'aide de leur satellites espion, qui pourrait s'étonner que les Russes rendent la pareille en aidant un pays allié comme l'Iran?


    Les ricains n'apportent pas la moindre preuves concernant la Chine mais par contre ils sont étonnement très silencieux envers la Russie...

    Accuser aujourd'hui la Chine et non pas la Russie relève simplement des manigances politiques du gouvernement Trump qui regroupe des professionnels de la "fake news" à tel point que plus le mensonge est gros moins ils en ont honte. Pour s'en convaincre, il suffit d'entendre les discours américains de ces dernières heures concernant le cesser-le-feu avec l'Iran... A les écouter, l'Iran n'existe plus, les missiles et drones qui ont ciblé le Koweit ce jour relèvent de l'imagination, etc...

  19. #19
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    Eh bien merci aux chinois

  20. #20
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    Je ne pense pas que la Chine fournisse des informations à l'Iran, je pense que l'Iran n'a pas besoin d'aide.

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    3. Les USA ayant eux-mêmes aidé les ukrainiens à localiser les cibles russes à l'aide de leur satellites espion, qui pourrait s'étonner que les Russes rendent la pareille en aidant un pays allié comme l'Iran?
    Ouais, si la France peut donner des informations sur les positions Russes à l'Ukraine alors la Chine peut donner des informations sur les positions US à l'Iran. C'est exactement la même chose. Ce serait bizarre d'être choqué d'un seul des deux scénarios.
    N'importe quel allié d'un pays peut donner des informations à ce pays.

    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    L'IA géospatiale va-t-elle sonner le glas des bases fixes ? Si un algorithme peut identifier et étiqueter une batterie Patriot en quelques minutes à partir d'une image commerciale, l'ère des installations militaires permanentes et visibles est-elle révolue ?
    Est-ce que ce ne serait pas un problème depuis le début de l'apparition de l'aviation militaire ?
    L'ennemi peut voir ce qu'il se passe, donc il faut ruser.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

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