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Android Discussion :

Aluminium OS : Pourquoi le lancement d'Android pour PC par Google pourrait être chaotique et controversé


Sujet :

Android

Vue hybride

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  1. #1
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    Par défaut Aluminium OS : Pourquoi le lancement d'Android pour PC par Google pourrait être chaotique et controversé
    La fin de ChromeOS : un pari stratégique pour concurrencer Apple et Microsoft,
    dans le secteur des ordinateurs portables abordables

    La fusion imminente de ChromeOS et Android marque un tournant stratégique pour Google, face à la domination d'Apple dans l'univers des ordinateurs portables et des tablettes Arm. ChromeOS, bien que prometteur pour prolonger la durée de vie du matériel x86, a été freiné par son manque de compatibilité avec les applications Android et l'émergence de produits Arm plus performants.

    Nom : The end.PNG
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Taille : 174,8 Ko

    Google vise désormais à intégrer l'IA et le silicium personnalisé (Tensor G5) dans ses futurs appareils pour rivaliser avec les MacBooks et iPads d'Apple, ainsi qu'avec les ordinateurs portables Windows Arm soutenus par Microsoft Copilot. L'intégration de l'IA via Gemini pourrait offrir un avantage compétitif. Toutefois, des défis restent, notamment les lacunes actuelles de Google en matière de matériel et la concurrence féroce dans le secteur des processeurs Arm, exacerbé par le litige entre Qualcomm et Arm Holdings. Google se trouve à un moment décisif où une exécution sans faille et une innovation différenciée seront essentielles pour transformer cette vision en réalité et s'imposer sur un marché dominé par des leaders établis.

    ChromeOS : Fin d'une ère ou réinvention stratégique ?

    La « fin » de ChromeOS ne marque pas l’arrêt de son développement ou de sa commercialisation, mais plutôt une réinvention profonde de la vision que Google a pour cette plateforme. Plusieurs dynamiques stratégiques expliquent cette transformation.

    À l'origine, ChromeOS était conçu comme un système léger et basé sur le cloud, idéal pour les appareils abordables, particulièrement dans le secteur de l'éducation. Toutefois, l’essor des produits d'Apple, tels que les iPads et les MacBooks équipés de puces M1 et M2, ainsi que les innovations de Microsoft avec Windows et des outils comme Copilot, ont redéfini les attentes des utilisateurs en termes de performance, de fonctionnalités et d’intégration de l’intelligence artificielle.

    Bien que ces appareils soient initialement plus coûteux, ils offrent des expériences utilisateur nettement supérieures, soutenues par des technologies de pointe en matière de matériel et de logiciel. Cela a progressivement réduit l’attrait de ChromeOS pour le grand public. Un des freins majeurs de ChromeOS réside dans sa dépendance à l'architecture x86 (processeurs Intel et AMD) et sa prise en charge limitée des applications Android, souvent mal adaptées à un usage sur ordinateur portable. Par conséquent :

    • l’expérience utilisateur reste restreinte, particulièrement pour le multitâche ou la navigation sans écran tactile ;
    • les Chromebooks apparaissent techniquement dépassés face aux appareils sous architecture Arm, tels que les MacBooks et les iPads ;

    Ces limitations ont restreint l'adoption de ChromeOS en dehors de son cœur de marché : l'éducation. Ce repositionnement stratégique semble nécessaire pour permettre à Google de rester compétitif face à des concurrents qui redéfinissent les standards technologiques.

    Un défi stratégique pour Google face à la domination d’Apple et l'essor de l'IA et de l'architecture Arm

    ChromeOS, malgré son potentiel initial pour revitaliser le matériel x86 vieillissant et réduire les déchets électroniques, peine à s'imposer en raison de limitations importantes : absence de prise en charge native des applications Android et dépendance à une architecture x86 déclinante. Aujourd'hui, Google entame une réorientation stratégique en fusionnant ChromeOS et Android pour rivaliser sur le marché des appareils basés sur l’architecture Arm, dominé par Apple avec ses MacBooks et iPads.

    Cette fusion, perçue comme une opportunité nécessaire, vise à résoudre ces lacunes et à exploiter pleinement l’écosystème Google, tout en intégrant l’intelligence artificielle et le silicium personnalisé pour proposer une alternative compétitive et accessible. Toutefois, ce pivot intervient dans un contexte de pression réglementaire accrue, le ministère de la Justice américain remettant en cause la position dominante de Google sur les navigateurs et la recherche.

    Google ne peut pas se permettre de laisser Apple dominer le marché des ordinateurs portables et des tablettes équipés de processeurs Arm. Avec l'iPad et le MacBook Air alimentés par les puces de la série M, Apple a redéfini les attentes pour les appareils performants à prix abordable, notamment ceux à moins de 800 dollars. Ces produits séduisent un large public grâce à leur innovation et à la synergie de l’écosystème Apple.

    Actuellement, des MacBook Air M1 (toujours performants) sont disponibles à partir de 624 Euros, et les derniers modèles M2 sont proposés à partir de 761 Euros, créant une valeur inégalée pour les étudiants et utilisateurs occasionnels. À cela s’ajoutent les iPads, comme l’iPad Air (575 Euros) et l’iPad de base (335 Euros), qui, avec un simple clavier Bluetooth, offrent une alternative puissante et polyvalente aux Chromebooks, renforcée par un écosystème logiciel bien optimisé. Ces produits ont déjà conquis les salles de classe et d'autres cas d'utilisation similaires, rendant la compétition encore plus difficile pour Google.

    Bien que les Chromebooks (x86 et Arm) prennent en charge les applications Android, ces dernières ne sont pas optimisées pour les ordinateurs portables. Cela entraîne des expériences frustrantes, notamment en navigation et multitâche, et renforce l'impression que ChromeOS n’offre pas une expérience complète d’utilisation « de bureau ». Ainsi, les consommateurs ne se basent plus uniquement sur le prix pour choisir entre un Chromebook et un appareil Apple d'entrée de gamme, mais sur la performance et les fonctionnalités. Tandis qu’Apple continue de fixer de nouveaux standards, Google doit s’adapter en optimisant l’intégration de ses écosystèmes et en renforçant les capacités de ses appareils pour rester compétitif.

    L’IA : une opportunité décisive pour ChromeOS

    L’intelligence artificielle émerge comme un élément clé de différenciation dans l’informatique personnelle, et Google semble déterminé à en faire un pilier central pour ChromeOS. Avec Gemini, son IA révolutionnaire, Google pourrait redéfinir l’expérience utilisateur sur ses appareils. Déjà intégrée à Android et Workspace, Gemini ouvre la voie à des fonctionnalités avancées, allant de l’assistance conversationnelle aux outils de productivité, positionnant ChromeOS comme un écosystème innovant et compétitif.

    Imaginez un Chromebook alimenté par un processeur Arm et enrichi des capacités de Gemini : suggestions de texte en temps réel, automatisation intelligente des tâches et traitement de données avancé pour une expérience utilisateur fluide et optimisée. Une telle synergie transformerait les Chromebooks en outils incontournables pour les étudiants, enseignants, et professionnels, tout en rivalisant avec les solutions haut de gamme d'Apple et Microsoft.

    Alors qu’Apple impressionne avec ses puces M et que Microsoft fait sensation avec Copilot, ChromeOS dispose d’un avantage stratégique : son intégration naturelle dans l’écosystème cloud de Google et ses solutions d’IA avancées. Si Google réussit à incorporer Gemini efficacement dans ChromeOS, il pourrait non seulement rattraper ses concurrents, mais aussi redéfinir les attentes autour des appareils alimentés par l’IA, en particulier dans le segment des ordinateurs abordables.

    Bien qu'Apple domine actuellement le marché des appareils performants et abordables, Google a une opportunité unique de combler cet écart avec une stratégie axée sur l’IA et le cloud. Siri et les fonctionnalités IA d’Apple, bien qu’en progrès, n’atteignent pas encore le niveau d’intégration que pourrait offrir ChromeOS avec Gemini. En mettant l'accent sur une expérience utilisateur fluide et une productivité accrue, Google peut repositionner ChromeOS comme un acteur de premier plan dans l’informatique personnelle.

    Pour s’imposer face à des produits comme le MacBook Air ou l’iPad, Google doit capitaliser sur des solutions comme Gemini et continuer à développer ChromeOS. L’intégration de fonctionnalités IA avancées, combinée à l’ouverture et à l’accessibilité de la plateforme, pourrait faire des Chromebooks une alternative incontournable pour les consommateurs. Avec cette stratégie, Google a l’opportunité de transformer ChromeOS d’un système perçu comme "de niche" en une solution leader sur le marché.

    L'avenir des appareils Android abordables

    La fusion de ChromeOS et Android pourrait marquer un tournant stratégique crucial pour Google dans sa quête pour rivaliser avec les géants Apple et Microsoft sur le marché des ordinateurs portables et des tablettes. Ce changement ne représente pas simplement la fin de ChromeOS, mais plutôt une réinvention de la plateforme, visant à corriger ses limitations et à renforcer son attractivité face à des produits de plus en plus performants. Cependant, cette évolution soulève plusieurs interrogations.

    D’une part, la compatibilité limitée de ChromeOS avec les applications Android et ses performances limitées sur les appareils x86 ont longtemps constitué des obstacles majeurs, particulièrement face aux MacBooks et iPads qui, grâce à leurs processeurs puissants comme les puces M1 et M2, ont redéfini les attentes des utilisateurs. Les Chromebook, bien qu’efficaces dans un environnement cloud, peinent à offrir une expérience aussi fluide et puissante que celle de leurs rivaux.

    L'intégration de l'IA via Gemini et l’utilisation d'un silicium personnalisé comme le Tensor G5 sont des initiatives intéressantes qui pourraient potentiellement offrir un avantage compétitif. Cependant, Google fait face à de réels défis en matière de matériel et de concurrence dans le secteur des processeurs Arm. Si le défi technique est de taille, la véritable question est de savoir si Google pourra réellement offrir une expérience utilisateur aussi cohérente et performante que celles proposées par Apple et Microsoft.

    De plus, des avis d’utilisateurs révèlent une perception partagée de ChromeOS, oscillant entre satisfaction et frustration. Si certains louent la simplicité et la longévité des Chromebooks, d'autres pointent des lacunes de performance, en particulier sur des modèles plus anciens ou moins puissants. L'absence d'une véritable expérience de multitâche ou d'une prise en charge optimale des applications Android sur ChromeOS limite encore son attrait pour des utilisateurs plus exigeants.

    Enfin, la décision de fusionner ChromeOS et Android peut également être perçue comme une manière de résoudre les tensions internes entre les deux systèmes d’exploitation, mais elle pourrait aussi créer de nouvelles complications. Tandis que ChromeOS représente une approche minimaliste et axée sur le cloud, Android, avec sa grande diversité d’appareils et de cas d’usage, pourrait rendre cette fusion difficile à exécuter de manière cohérente, notamment en termes de compatibilité matérielle et de gestion des performances.


    En conclusion, bien que la fin de ChromeOS telle que nous la connaissions puisse sembler une étape nécessaire pour permettre à Google de se repositionner sur un marché de plus en plus dominé par Apple et Microsoft, la réussite de cette réinvention dépendra de sa capacité à surmonter des défis techniques et stratégiques de taille. La fusion des deux systèmes pourrait offrir de nouvelles perspectives, mais cela ne sera viable que si Google réussit à offrir une plateforme véritablement performante, fluide et cohérente pour ses utilisateurs.

    Source : Vidéo

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?

    En quoi la fusion de ChromeOS et Android permet-elle réellement à Google de se démarquer des leaders établis comme Apple et Microsoft ?

    La fusion de ChromeOS et Android risque-t-elle simplement de diluer l'identité de chaque système d'exploitation ?

    Voir aussi :

    Google ChromeOS sera bientôt développé sur de larges portions de la pile Android, comme le noyau Linux Android et les frameworks Android, en tant que partie de la fondation de ChromeOS

    Google envisage d'ajouter pour les Chromebooks une fonctionnalité telle que Microsoft Recall à ChromeOS : "Memory"

    Le système d'exploitation Chrome OS Flex de Google pourrait faire revivre les anciens PC et Mac, il est disponible en accès anticipé
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  2. #2
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    un chromebook c'est fait pour être utilisé constamment connecté ou presque... pas le même marché que apple et ms... pas le même prix... excepté quelques machine

  3. #3
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    Par défaut Google confirme qu'il fusionne ChromeOS et Android en une seule plateforme
    Google confirme qu'il fusionne ChromeOS et Android en une seule plateforme, dans le but d'améliorer l'intégration entre les appareils, même si le déploiement complet pourrait encore prendre plusieurs années

    Google a officiellement confirmé son intention de fusionner ChromeOS et Android en une seule plateforme, marquant ainsi une avancée significative après des années de spéculations. Lors d'une interview, Sameer Samat, président de l'écosystème Android chez Google, a confirmé que cette stratégie visait à offrir une expérience multi-appareils plus intégrée, afin d'améliorer l'écosystème Android et la compatibilité des applications entre différents appareils, même si le déploiement complet pourrait encore prendre plusieurs années.

    Android est un système d'exploitation basé sur une version modifiée du noyau Linux et d'autres logiciels open source, conçu principalement pour les appareils mobiles à écran tactile tels que les smartphones et les tablettes. Android a été développé à l'origine par un consortium de développeurs connu sous le nom d'Open Handset Alliance, mais sa version la plus largement utilisée est principalement développée par Google. Lancé pour la première fois en 2008, Android est le système d'exploitation le plus utilisé au monde ; la dernière version, sortie le 10 juin 2025, est Android 16.

    ChromeOS (anciennement Chrome OS) est quant à lui un système d'exploitation conçu et développé par Google. Il est dérivé du système d'exploitation open source ChromiumOS et utilise le navigateur web Google Chrome comme interface utilisateur principale. Google a annoncé le projet en juillet 2009, le décrivant initialement comme un système d'exploitation où les applications et les données utilisateur résideraient dans le cloud. Alors que ChromeOS était principalement utilisé pour exécuter des applications web, le système prend désormais en charge les applications web progressives, les applications Android de Google Play et les applications Linux.

    Après des années de spéculations, Google a enfin confirmé qu'il travaillait à la fusion de ChromeOS et d'Android en une plateforme unifiée. Cette décision s'inscrit dans la stratégie plus large de Google visant à unifier ses plateformes pour concurrencer Apple et Microsoft dans l'univers des ordinateurs portables et des tablettes Arm.


    Sameer Samat, président de l'écosystème Android chez Google, a révélé les projets de l'entreprise lors d'une interview avec TechRadar, marquant ainsi la première fois qu'un cadre supérieur reconnaît officiellement cette initiative.

    « Je vous ai posé cette question parce que nous allons fusionner ChromeOS et Android en une seule plateforme, et je m'intéresse beaucoup à la façon dont les gens utilisent leurs ordinateurs portables aujourd'hui et à ce qu'ils en font », a déclaré Sameer Samat, lorsqu'on lui a demandé pourquoi il observait l'utilisation par le journaliste de produits Apple tels que le MacBook Pro, l'iPhone et l'Apple Watch.

    Les commentaires de Sameer Samat constituent le signal le plus clair à ce jour que Google a l'intention de fusionner ses deux systèmes d'exploitation. Bien que des rumeurs concernant cette fusion circulent depuis fin 2024, l'entreprise n'avait jamais officiellement annoncé ce projet. À l'époque, les rapports suggéraient qu'il faudrait plusieurs années pour intégrer ChromeOS à Android, un changement qui semble désormais en cours.

    Bien que Google n'ait pas communiqué de calendrier ni de détails complets, les commentaires de Sameer Samat suggèrent que l'objectif est de créer une expérience multi-appareils plus fluide, qui relie plus efficacement les ordinateurs portables, les tablettes et les smartphones. Cette initiative pourrait également renforcer la position d'Android sur plusieurs formats et aider Google à établir des intégrations plus étroites entre son écosystème d'appareils.

    La transition ne se fera pas du jour au lendemain. Début 2024, Google a commencé à préparer le terrain en fusionnant des éléments clés du noyau Android dans ChromeOS. L'entreprise a déclaré que ce changement permettrait une adoption plus rapide des fonctionnalités d'IA sur tous les appareils. La fusion confirmée semble être la prochaine étape logique. Si tout se passe comme prévu, les futurs Chromebooks pourraient être équipés de ce système d'exploitation unifié, offrant une meilleure compatibilité avec les applications Android et une intégration plus étroite avec les téléphones Android. Une fuite récente a également laissé entendre qu'un ordinateur portable de marque Pixel, dont le nom de code interne est « Snowy », pourrait servir de vitrine pour le nouveau logiciel.

    Au cours de l'année dernière, Android a évolué pour inclure davantage de fonctionnalités similaires à celles des ordinateurs de bureau. La prochaine mise à jour Android 16 devrait introduire un mode bureau dédié avec le multitâche multi-fenêtres sur des écrans externes. La même fonctionnalité devrait également être disponible sur les tablettes Android, ce qui les rendra plus viables en tant qu'alternatives aux ordinateurs portables.

    Cependant, il faudra peut-être encore attendre un certain temps avant que les consommateurs ne voient les résultats des projets de fusion de Google. Le déploiement de la plateforme unifiée devrait prendre plusieurs années. Et bien que certains espéraient une annonce lors de l'événement de lancement du Pixel 10 prévu mi-août, selon les rumeurs, les rapports actuels suggèrent que cela est peu probable.

    Source : Sameer Samat, président de l'écosystème Android chez Google

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de Google crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Google prépare Android à prendre en charge des applications Linux, suivant le modèle de Chrome OS. Une aubaine pour les développeurs qui pourront tester leurs apps directement sur leurs appareils Android

    Google ChromeOS sera bientôt développé sur de larges portions de la pile Android, comme le noyau Linux Android et les frameworks Android, en tant que partie de la fondation de ChromeOS
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  4. #4
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    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Très inquiét justement sur la licence libre de Android : Android AOSP.
    Est ce que Android sera obligatoirement livré avec des flux communiquant vers les serveurs Google ? Est ce que l'on sera obligé d'avoir les applis Google sur son téléphone ?

    Je suis plutot inquiét pour ceux qui au contraire ne veulent pas communiquer leurs informations à Google en installant (de manière très simple) un Android AOSP via une custom ROM comme :
    eOS, calyxOS, grapheneOS, lineageOS, ...


    Citation Envoyé par Anthony Voir le message
    Trouvez-vous cette initiative de Google crédible ou pertinente ?
    Cela peut être le jackpot pour Google d'obliger les Gapps et flux vers Google. Donc tout à fait pertinent ...

  5. #5
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    Citation Envoyé par weed Voir le message
    Très inquiét justement sur la licence libre de Android : Android AOSP.
    Est ce que Android sera obligatoirement livré avec des flux communiquant vers les serveurs Google ? Est ce que l'on sera obligé d'avoir les applis Google sur son téléphone ?

    Je suis plutot inquiét pour ceux qui au contraire ne veulent pas communiquer leurs informations à Google en installant (de manière très simple) un Android AOSP via une custom ROM comme :
    eOS, calyxOS, grapheneOS, lineageOS, ...



    Cela peut être le jackpot pour Google d'obliger les Gapps et flux vers Google. Donc tout à fait pertinent ...

    Ivre, il se demande s'il pourra utiliser Android/AOSP, le nouveau-né phare de Google, par Google, pour GOogle...... Sans dépendance à google.

    c'est précisémment l'une des raisons de l'éjection du smartphone de ma vie pratique. Appli nécessaire? sans moi merci.. Et la banque peut se faire sans appli (si le banquier refuse, changez d'établissement)

  6. #6
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    Par défaut La plateforme fusionnée Android-ChromeOS pour PC de Google arrive
    La plateforme fusionnée Android-ChromeOS pour PC de Google arrive : Cristiano Amon, PDG de Qualcomm, affirme « Je l'ai vu, c'est incroyable »

    Le PDG de Qualcomm, Cristiano Amon, confirme avoir vu la fusion entre Android et la plateforme PC de Google, ChromeOS, qu'il qualifie d'« incroyable ». Rick Osterloh, de Google, a détaillé les plans visant à intégrer l'IA Gemini et la pile Android complète à l'informatique de bureau. Le projet de fusion vise à unifier les expériences mobiles et PC sur une base technique unique. Il s'agit de la validation la plus concrète de la stratégie de plateforme de Google par un dirigeant depuis l'annonce officielle en juillet

    En juillet dernier, Google a officiellement confirmé son intention de fusionner ChromeOS et Android en une seule plateforme, marquant ainsi une avancée significative après des années de spéculations. Lors d'une interview, Sameer Samat, président de l'écosystème Android chez Google, a confirmé que cette stratégie visait à offrir une expérience multi-appareils plus intégrée, afin d'améliorer l'écosystème Android et la compatibilité des applications entre différents appareils, même si le déploiement complet pourrait encore prendre plusieurs années.

    Récemment, Google vient de recevoir le soutien le plus puissant à ce jour de la part d'un tiers pour la fusion Android-ChromeOS qui pourrait remodeler l'ensemble du paysage informatique. Lors du Snapdragon Summit de Qualcomm, le PDG Cristiano Amon n'a pas seulement confirmé avoir vu la plateforme unifiée, il en est devenu le plus fervent défenseur. « Je l'ai vue, elle est incroyable », a déclaré Amon à l'auditoire, son enthousiasme palpable. « Elle concrétise la vision de la convergence entre les appareils mobiles et les PC. J'ai hâte d'en avoir une. »

    Venant du PDG de la société qui équipe de nombreux ordinateurs portables Windows haut de gamme, ce n'est pas seulement un éloge, c'est un signal stratégique indiquant que les leaders du secteur misent gros sur la vision de Google. Amon partageait la scène avec Rick Osterloh, responsable des plateformes et des appareils chez Google, lors d'une révélation soigneusement orchestrée de la prochaine phase de leur partenariat.


    Le timing n'était pas une coïncidence : Qualcomm devrait dévoiler son chipset Snapdragon 8 Elite Gen 5 plus tard dans la journée, et cette plateforme Android-PC pourrait être l'application phare qui la différencie de ses concurrents Intel et AMD. « Dans le passé, nous avons toujours eu des systèmes très différents entre ce que nous construisons sur les PC et ce que nous construisons sur les smartphones, et nous nous sommes lancés dans un projet visant à les combiner », a expliqué Osterloh lors du discours d'ouverture. « Nous construisons ensemble une base technique commune pour nos produits sur PC et systèmes informatiques de bureau. »

    Mais Osterloh est allé plus loin, confirmant que Google prévoit d'intégrer directement son joyau, Gemini AI, dans l'écosystème PC. « Google prévoit d'intégrer Gemini et l'ensemble de la pile Android AI, ainsi que toutes nos applications et notre communauté de développeurs, dans l'écosystème PC », a-t-il déclaré. « Je pense que c'est une autre façon pour Android de pouvoir servir tout le monde dans toutes les catégories informatiques. »

    La convergence s'accélère depuis l'année dernière, lorsque Google a commencé à développer ChromeOS sur certaines parties de la pile Android. Le projet a été officiellement confirmé en juillet lorsque le responsable Android, Sameer Samat, a déclaré que Google « combinait ChromeOS et Android en une seule plateforme ». Mais la validation enthousiaste d'Amon suggère que le projet est passé du développement interne à des prévisualisations externes avec des partenaires clés. C'est généralement le signe que le lancement commercial n'est pas loin.

    Ce partenariat met également en évidence la manière dont la guerre des puces remodèle l'industrie des PC. Qualcomm a promu ses processeurs Snapdragon comme une alternative à la domination des processeurs x86 d'Intel, mais pour réussir, il lui faut des logiciels qui tirent parti des gains d'efficacité de l'architecture ARM. Une plateforme PC basée sur Android et optimisée pour les puces Snapdragon pourrait être exactement ce dont Qualcomm a besoin pour briser l'emprise d'Intel sur les ordinateurs portables haut de gamme.

    Les implications vont bien au-delà d'une simple option supplémentaire en matière de système d'exploitation. Les 3 milliards d'utilisateurs actifs d'Android pourraient soudainement bénéficier d'un accès transparent à l'informatique PC, ce qui pourrait bouleverser le processus traditionnel d'achat d'ordinateurs portables. Les développeurs d'applications qui maîtrisent l'écosystème Android n'auraient pas besoin d'apprendre de nouveaux cadres pour les applications de bureau.

    Pour les consommateurs, cette convergence promet de résoudre l'une des frustrations les plus persistantes en matière d'informatique : le décalage flagrant entre les expériences mobiles et celles sur ordinateur de bureau. Votre téléphone Android et votre ordinateur portable pourraient enfin faire partie du même écosystème, avec des applications, des fichiers et des assistants IA qui passeraient de manière transparente d'un appareil à l'autre.


    Il s'agit d'un changement stratégique majeur qui place Google en concurrence directe avec l'écosystème Windows de Microsoft. Alors que Microsoft s'efforce d'intégrer son IA Copilot dans Windows 11, Google semble prêt à tirer parti de sa domination dans le domaine mobile et de son leadership en matière d'IA pour lancer une offensive coordonnée sur le marché des ordinateurs de bureau.

    Le soutien d'Amon transforme la fusion Android-ChromeOS de Google d'un projet interne en un mouvement industriel bénéficiant d'un soutien de poids. La convergence des expériences mobiles et PC, alimentée par l'IA et optimisée pour les processeurs de nouvelle génération, pourrait modifier fondamentalement notre conception des appareils informatiques. Avec l'alignement de la feuille de route de Qualcomm en matière de puces et la cristallisation de la vision logicielle de Google, le décor est planté pour le défi le plus important à la domination de Windows depuis des décennies. La question n'est pas de savoir si cette plateforme unifiée verra le jour, mais si Microsoft est prêt à relever le défi.

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces déclarations sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    La fin de ChromeOS : un pari stratégique pour concurrencer Apple et Microsoft, dans le secteur des ordinateurs portables abordables

    Après plus de 16 ans, Google décide de développer l'OS Android en privé dans le but de rationaliser son développement, mais s'engage à publier le code source sur AOSP à chaque version stable

    La fin du support de Windows 10 est dans 30 jours, mais le système reste omniprésent malgré les pressions de Microsoft pour imposer Windows 11, avec des fonctions d'IA controversées telles que Recall
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  7. #7
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    Par défaut Est-ce une bonne chose ?
    J'ai un doute. On a vu ce que ça a donné lorsque Microsoft a voulu "unifier" smartphone et PC.

    C'est déjà pénible, lorsque l'on utilise un PC de se retrouver sur des pages web "prévues" pour le smartphone, avec des gros aplats partout, moins d'information visible en-même temps, etc...

    smartphone et PC sont deux choses assez différentes pour que chacun puisse avoir une "interface" adaptée à l'appareil.

    Moi qui hais les "application web" et les "smartphones", je sens que tout cela ne va pas trop me plaire.

    Je n'ai pas de smartphone, je n'utilise que de très rares "application web", mais je suis à 99% sur PC. Windows régresse (niveau interface) déjà à chaque nouvelle version depuis XP et même 2000. Windows 3.11 reste la meilleur version (question interface).

    Enfin, je ne pourrais rien y changer...

    BàV et Peace & Love.

  8. #8
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    Par défaut Aluminium OS : Pourquoi le lancement d'Android pour PC par Google pourrait être chaotique et controversé
    Aluminium OS : Pourquoi le lancement d'Android pour PC par Google pourrait être chaotique et controversé,
    des documents judiciaires révèlent que ChromeOS sera « progressivement supprimé » au cours de la prochaine décennie

    Derrière les annonces feutrées et les documents judiciaires exhumés au détour d’un procès antitrust, une réalité commence à s’imposer : Google prépare un tournant stratégique majeur pour l’informatique personnelle. Android, longtemps cantonné aux smartphones et tablettes, est appelé à devenir le socle du « PC selon Google », tandis que ChromeOS, pourtant pilier de l’écosystème Chromebook, semble promis à une lente extinction. Sur le papier, la convergence fait sens. Dans les faits, elle pourrait bien s’avérer désordonnée, politiquement explosive et techniquement périlleuse.

    En actant la fin programmée de ChromeOS à l’horizon 2034, Google confirme un basculement stratégique majeur : le futur de ses ordinateurs ne s’appellera ni ChromeOS ni Android, mais Aluminium OS. Derrière ce nom encore discret se dessine une refonte profonde de la vision du PC selon Google, entre rationalisation industrielle, ambitions politiques et risques considérables pour un écosystème qui a longtemps reposé sur la promesse de stabilité.


    L’idée d’unifier Android et ChromeOS n’est pas nouvelle. Depuis des années, Google entretient une ambiguïté stratégique : deux systèmes, deux visions du PC, deux communautés d’utilisateurs et de développeurs. ChromeOS a séduit le monde de l’éducation et certaines entreprises par sa simplicité, sa sécurité et sa gestion centralisée. Android, lui, règne sans partage sur le mobile, avec un écosystème applicatif massif et une adoption planétaire.

    Les informations récemment révélées montrent que Google ne croit plus vraiment à cette dualité sur le long terme. ChromeOS ne disparaîtrait pas brutalement, mais serait progressivement relégué, maintenu pendant une décennie avant d’être absorbé de facto par un Android « desktop-ready ». Une transition longue, prudente en apparence, mais qui masque une rupture profonde.

    ChromeOS, une mort lente mais désormais assumée

    Pendant plus d’une décennie, ChromeOS a incarné une alternative pragmatique à Windows et macOS. Léger, sécurisé, pensé pour le cloud, il a trouvé son public dans l’éducation, les administrations et les environnements contraints. Mais cette réussite relative n’a jamais suffi à faire de ChromeOS un pilier stratégique au même niveau qu’Android.

    Les informations désormais convergentes confirment que Google a tranché. ChromeOS ne sera pas brutalement abandonné, mais placé sous perfusion jusqu’en 2034, date à laquelle son support étendu doit s’éteindre. Une longue transition, presque clinique, qui permet d’éviter un scandale immédiat tout en envoyant un message clair : l’avenir se joue ailleurs.

    Ce choix révèle aussi un constat implicite. ChromeOS, malgré ses qualités, n’a jamais réussi à sortir de sa niche. Face à un Windows omniprésent et à un macOS solidement ancré dans les usages professionnels et créatifs, Google a préféré changer de paradigme plutôt que d’insister.

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    Aluminium OS, un projet de convergence

    Selon des documents judiciaires inédits dans l'affaire antitrust concernant Google Search, Aluminium ne sera pas commercialisé avant 2028.

    Bien que le directeur Android de Google, Sameer Samat, ait déclaré en septembre dernier que la combinaison d'Android et de Chrome était « quelque chose qui nous enthousiasme beaucoup pour l'année prochaine », c'est-à-dire 2026, les documents suggèrent qu'Aluminium ne sera pas prêt à révolutionner le monde des ordinateurs portables aussi rapidement.

    Dans une transcription datant d'août 2025, Samat a déclaré que Google espérait simplement lancer Aluminium en 2026 : « Nous y travaillons d'arrache-pied », a-t-il déclaré. Dans les documents déposés par Google auprès du tribunal, la « voie la plus rapide » pour commercialiser le nouveau système d'exploitation consiste à le proposer à des « testeurs commerciaux de confiance » fin 2026 avant une sortie complète en 2028. Et bien que les Chromebooks dominent actuellement dans les écoles américaines, le document suggère que les « secteurs de l'entreprise et de l'éducation » en particulier bénéficieront d'Aluminium en 2028, et non en 2026.

    « Même lorsque le nouveau système d'exploitation qui fait fonctionner les Chromebooks sera disponible, il ne sera pas compatible avec tout le matériel Chromebook existant, ce qui obligera Google à maintenir le ChromeOS existant au moins jusqu'en 2033 afin de respecter son "engagement de support de 10 ans" envers les utilisateurs existants », ont ajouté les avocats de Google.

    Au début du mois, le responsable ChromeOS chez Google, John Maletis, a confirmé que ChromeOS ne disparaitrait pas des ordinateurs portables, ajoutant que Google tiendrait sa promesse d'offrir 10 ans de mises à jour automatiques aux appareils ChromeOS. Mais cela signifie que ces appareils pourraient bénéficier de ces mises à jour au lieu d'une mise à niveau vers Aluminium. Maletis a déclaré :

    « En ce qui concerne la migration des appareils vers la nouvelle pile, tous les appareils ne pourront pas le faire en raison de leurs spécifications techniques... Mais pour la plupart des appareils plus récents, nous allons travailler à permettre aux clients de migrer. »

    Et voici une information qui n'avait pas été rapportée auparavant : Google prévoit de supprimer ChromeOS dès que possible, tout en respectant son obligation de support de 10 ans pour les appareils qui ne bénéficieront pas d'Aluminium. Le « calendrier de suppression progressive de ChromeOS est fixé à 2034 », révèlent des documents judiciaires, ajoutant que Google ne peut pas le faire plus tôt car « les juridictions ont des règles différentes concernant la durée pendant laquelle un appareil doit être pris en charge ».


    L’interface d’Aluminium OS fuite

    Si l'on en croit une vidéo qui a fuité récemment, les premières descriptions de son interface laissent entrevoir un système modulaire, visuellement proche d’un bureau classique, mais reposant sur des briques techniques largement héritées du monde Linux et d’Android. L’objectif n’est pas de reproduire ChromeOS à l’identique, mais de créer un socle suffisamment flexible pour servir de base à l’Android “desktop” que Google prépare depuis plusieurs années.

    Cette approche permet à Google de résoudre un problème structurel : maintenir plusieurs systèmes concurrents en interne, avec des équipes, des feuilles de route et des priorités parfois contradictoires. Aluminium OS devient alors une plateforme de convergence, conçue pour absorber progressivement Android sur PC tout en conservant certaines forces historiques de ChromeOS.


    La concrétisation d’une fusion longtemps théorique

    Avec Aluminium OS, Google ne se contente plus d’entretenir l’ambiguïté entre ChromeOS et Android : l’entreprise acte enfin, de manière explicite, la fusion de deux mondes qu’elle a longtemps maintenus artificiellement séparés. Selon les informations disponibles, Aluminium OS n’est ni un simple rebranding, ni une mise à jour incrémentale de ChromeOS, mais bien une nouvelle base technique destinée à accueillir nativement les briques essentielles d’Android tout en conservant certains acquis structurants de ChromeOS.

    Concrètement, Google cherche à résoudre un problème interne devenu ingérable : faire coexister deux systèmes concurrents, reposant sur des philosophies différentes, tout en promettant aux développeurs et aux utilisateurs une expérience cohérente sur tous les formats d’appareils. Aluminium OS apparaît ainsi comme une couche unificatrice, capable de faire tourner des applications Android de manière native, tout en continuant à supporter les usages desktop, les applications Linux et les contraintes de sécurité héritées de ChromeOS.

    Ce qui change fondamentalement avec Aluminium OS, c’est la hiérarchie implicite entre les plateformes. Là où ChromeOS faisait jusqu’ici figure de système principal pour les Chromebooks, Android devient désormais la référence fonctionnelle. L’OS mobile n’est plus un invité toléré via des conteneurs ou des couches de compatibilité : il devient le cœur de l’expérience logicielle, autour duquel s’organisent les usages PC. ChromeOS, lui, voit son rôle se réduire progressivement à une source d’inspiration technique plutôt qu’à un produit autonome destiné à durer.

    Cette fusion répond également à une logique de rationalisation industrielle. En unifiant les fondations, Google simplifie la maintenance, réduit la dispersion des équipes et aligne plus clairement sa stratégie face à Windows et macOS. Aluminium OS sert ainsi de terrain d’expérimentation contrôlé, permettant à Google de faire évoluer Android vers des usages desktop sans provoquer une rupture brutale pour les utilisateurs actuels de ChromeOS.

    Mais cette convergence, si elle est techniquement séduisante, soulève une question centrale : en cherchant à tout absorber dans un même socle, Google ne risque-t-il pas d’édulcorer ce qui faisait la singularité de ChromeOS ? Aluminium OS marque un aboutissement stratégique attendu depuis des années, mais il ouvre aussi une phase d’incertitude, où la promesse d’un système universel devra se confronter aux réalités très différentes du mobile, du PC et des environnements professionnels.

    Un pari risqué pour les utilisateurs historiques

    Pour les écoles, les administrations et les entreprises qui ont massivement investi dans les Chromebooks, l’annonce soulève une question centrale : la promesse de long terme a-t-elle été tenue ? Certes, le support jusqu’en 2034 offre une visibilité appréciable. Mais il acte aussi la fin d’un modèle qui reposait sur la simplicité, la prévisibilité et une forte cohérence entre matériel et logiciel.

    Aluminium OS, par sa nature plus généraliste, risque d’introduire une complexité accrue. Là où ChromeOS brillait par son minimalisme, le futur OS devra composer avec des usages plus variés, des applications plus lourdes et des exigences contradictoires. Le risque est réel de perdre ce qui faisait l’ADN du Chromebook : un outil presque invisible, au service d’un usage précis.

    Un contexte réglementaire qui pèse lourd

    Cette transformation ne peut être dissociée du climat réglementaire actuel. Google est sous pression constante des autorités antitrust, notamment aux États-Unis et en Europe. Étendre Android — déjà dominant sur mobile — au monde du PC n’est pas anodin. Aluminium OS pourrait être perçu comme un cheval de Troie, permettant à Google d’imposer encore davantage ses services et son écosystème.

    Si Aluminium s'avère être en grande partie Android pour PC, une version qui enferme les utilisateurs dans le navigateur, l'App Store et les API de Google, cela pourrait aller à l'encontre des tentatives mondiales visant à limiter le pouvoir monopolistique de Google.

    En fragmentant la transition sur une décennie, Google se donne du temps. Du temps pour ajuster son discours, pour adapter son architecture, mais aussi pour observer les réactions des régulateurs. La lente extinction de ChromeOS est aussi une manière de diluer l’impact politique d’un basculement qui, s’il avait été brutal, aurait immédiatement attiré l’attention des autorités.

    Sources : vidéos dans le texte, documents judiciaires

    Et vous ?

    La stratégie de Google consistant à faire d’Android le socle du PC est-elle une évolution logique de l’écosystème ou un aveu d’échec implicite de ChromeOS après plus de dix ans d’existence ?

    Cette convergence annoncée améliore-t-elle réellement la situation des développeurs ou risque-t-elle au contraire d’accroître la complexité, entre contraintes mobiles héritées d’Android et usages professionnels du desktop ?

    Les établissements scolaires et les entreprises qui ont massivement investi dans les Chromebooks peuvent-ils encore faire confiance à la feuille de route de Google sur le long terme ?

    Android est-il techniquement prêt à offrir le même niveau de sécurité, de gestion centralisée et de stabilité que ChromeOS dans des environnements critiques ?

    Cette unification des plateformes ne risque-t-elle pas de renforcer encore la position dominante de Google et d’attirer de nouvelles sanctions réglementaires ?
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  9. #9
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    je n'ai jamais compris l’intérêt de mettre cette barre inutile en haut.
    sur macos au moins elle est dynamique et affiche les menus, mais ici juste pour avoir l'heure/les notifs, autant tous fusionner dans la grosse barre en bas comme windows, ca permet de gagner de la place.
    surtout que Aluminium os va tourner sur des petits écrans/tablettes, la place y est précieuse.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  10. #10
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    Par défaut Je suis un peu septique...
    à tous,

    Oui, je suis un peu septique, car cet "assemblage" a été le début des soucis d'ergonomie concernant Windows, lorsqu'ils ont voulu avoir la même "interface" sous PC que sous smartphone. Une "UI" smartphone n'est pas adaptée pour un "PC", et vice et versa.

    La "technique" derrière ce rapprochement n'est pas le point central.

    S'ils arrivent a "mixer" Android et ChromeOS, tout en permettant d'avoir une interface "Smartphone" pour les smartphones, et une interface "PC" pour les PC, ok. Sinon, j'ai des doutes...

    BàV et Peace & Love.

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