Google contraindrait les constructeurs à adopter la dernière version d’Android
Google contraindrait les constructeurs à adopter la dernière version d’Android
pour accéder aux Google Apps
La fragmentation d’Android est un problème auquel Google souhaiterait mettre fin.
Avec la dernière version d’Android (KitKat), Google avait effectué des améliorations et optimisations importantes, afin de permettre au navigateur de consommer moins de ressources et de ce fait, de pouvoir être utilisé sur les terminaux ne disposant que de 512 Mo de mémoire.
Pour Google, KitKat devait permettre de mettre fin à la fragmentation d’Android, car même les terminaux anciens et les dispositifs bas de gamme pouvaient recevoir cette mise à jour.
Cependant, les chiffres de l’écosystème Android montrent que la fin de la fragmentation n’est pas pour si tôt. Selon les statistiques publiées par Google en début février 2014, Android 4.4 est embarqué sur uniquement 1,8% de terminaux Android, depuis son lancement il y a trois mois. Alors que Gingerbread (Android 2.3.3 à 2.3.7) affiche une part de 20% et Jelly Bean (Android 4.1.x, 4.2.x et 4.3) représente à lui seul 60,7%.
Les principaux responsables de cette situation sont les constructeurs, qui préfèrent sortir de nouveaux modèles de smartphones que d’investir du temps pour préparer et distribuer des mises à jour aux terminaux existants. De plus, ceux-ci expédient encore des smartphones bas de gamme à destination des pays émergents avec Gingerbread.
Pour Google, la récréation est terminée, et la société aurait adopté une disposition pour contraindre les constructeurs à déployer les dernières versions d’Android. Selon nos confrères d’Android Police, les fabricants ne pourront plus bénéficier de la certification pour les smartphones expédiés avec certaines versions d’Android.
Ainsi, depuis le 1er février de cette année, les constructeurs qui ont décidé d’utiliser Gingerbread (2.3.x), Honeycomb (3.2), Ice Cream Sandwich (4.0.x) ou Jelly Bean (4.1.x), ne peuvent plus bénéficier des applications Google (Gmail, YouTube, Maps, Google Pays, etc.).
Les constructeurs peuvent encore obtenir la certification pour Android 4.2 jusqu'au 24 avril 2014. Le 31 juillet est mentionné pour Android 4.3. En ce qui concerne KitKat (Android 4.4), aucune date n’a été définie.
Bien que cette directive ne permette pas de bousculer les constructeurs pour publier des mises à jour, elle permettra néanmoins d’expédier les nouveaux smartphones et tablettes sous les dernières versions d’Android.
Source : Android Police
Et vous ?
:fleche: Qu'en pensez-vous ? Permettra-t-elle de mettre fin à la fragmentation ?
Un document révèle les accords entre Google et ses OEM
Un document révèle les accords entre Google et ses OEM,
de nombreuses restrictions accompagnent l'adoption d'Android
Ben Edelman, professeur de la Harvard Business School et consultant pour le compte de sociétés concurrentes à Google (AOL, Microsoft, The New York Times, Universal music ou Wells Fargo), s’est procuré le contrat d’accord de distribution des applications mobiles de Google (Mobile Application Distribution Agreement ou MADA). Récupérées en 2012 dans le cadre de l'affaire opposant Google à Oracle, les informations fournies par ledit document qu'il a publié décrivent plusieurs restrictions soumises aux OEM en 2011.
En se référant à l'accord signé par HTC, il apparaît que les constructeurs désireux de recevoir une certification Android ne devront pas pré-charger un virus, un malware ou un morceau de code pouvant potentiellement affecter une application de Google. En dehors de ces règles de bases nécessaires pour pouvoir bénéficier du répertoire de Google Play, les constructeurs devront pré-installer des applications Google sur l’appareil à l'exceptions de quelques unes qui sont optionnelles (Orkut, Google Goggles, Google Earth, Finance, News & Weather, Google Buzz et Google Voice). De plus le fabricant devra offrir une grande visibilité au Widget de recherche, Google Phone-top Search, ainsi qu’un raccourci vers Google Play, Android Market. Les recherches sur Internet devront pour leur part pointer vers le moteur de Google. En outre, le fabriquant devra embarquer et activer le mécanisme de géo-localisation de Google.
Malgré la proposition de Google de l’ « open source » d’Android, ses partenaires devront se retenir d’encourager ou de soutenir la création de versions alternatives à son système fork. Ainsi, le système d’Amazon Fire OS ne saurait être pré-installé sur un smartphone HTC ou LG ou Sony. Ce qui pourrait probablement expliquer la raison pour laquelle Samsung s'est abstenu de développer son propre OS mobile basé sur Android et a préféré se tourner vers MeeGo pour concevoir Tizen.
Les OEM doivent fournir à Google des rapports mensuels sur leurs chiffres de vente dans le détail (modèle du téléphone, pays...). Ainsi, la société est en mesure d'avoir des informations comme les types de smartphones populaires dans tel ou tel pays. De plus, Google demande à recevoir au moins quatre prototypes pendant le processus de fabrication d'un nouveau smartphone et s'octroie le pouvoir de bloquer la vente d'un téléphone ne correspondant pas à ses critères.
Les documents datant de 2011, il est fort probable que les restrictions aient subi des modifications. L'accord entre un OEM et Google est valable deux ans.
Source : Blog Edelman
Et vous ?
:fleche: Que pensez-vous des restrictions de Google ?