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		<title>Forum du club des développeurs et IT Pro - Actualités</title>
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		<description><![CDATA[L'actualité des sociétés du secteur informatique]]></description>
		<language>fr</language>
		<lastBuildDate>Wed, 03 Jun 2026 10:57:12 GMT</lastBuildDate>
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			<title>Forum du club des développeurs et IT Pro - Actualités</title>
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		<item>
			<title>Binance aurait servi de canal financier pour le régime iranien malgré les sanctions internationales</title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183870&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Mon, 25 May 2026 13:40:14 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[*L'Iran aurait transféré via...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">L'Iran aurait transféré via Binance 1,7 milliard de dollars en cryptomonnaies pour financer le régime et ses alliés militaires malgré les sanctions internationales</font></b><br />
<b><font size="1">Binance aurait ignoré les alertes internes</font></b><br />
<br />
<b>Un nouveau rapport lève le voile sur l'un des mécanismes de financement du Corps des gardiens de la révolution iranienne (CGRI). Il indique que Binance aurait servi de canal financier pour le régime iranien malgré les sanctions internationales. Selon des rapports internes et des données de la blockchain, des millions de dollars auraient transité par Binance, facilitant notamment le financement du CGRI et de ses alliés militaires. Binance, la plus grande bourse de cryptomonnaies au monde, accumule les démêlés judiciaires pour blanchiment de capitaux. <a href="https://droit.developpez.com/actu/357236/" target="_blank">La plateforme avait auparavant plaidé coupable d'avoir enfreint les sanctions contre l'Iran</a>.</b><br />
<br />
Le Bitcoin est une monnaie numérique décentralisée créée en 2009 par un personnage mystérieux surnommé Satoshi Nakamoto, dont la véritable identité échappe à tous jusqu'à ce jour. Le bitcoin permettant des transactions sans intermédiaire bancaire grâce à la technologie blockchain. Son pseudonymat et sa rapidité en font un outil financier révolutionnaire, mais aussi une cible pour des usages illicites et le contournement des sanctions.<br />
<br />
Le bitcoin, l'ether et d'autres cryptomonnaies sont utilisés par des criminels pour blanchir des capitaux, en brouillant la traçabilité des fonds via des techniques comme le mixing. Les régulateurs mondiaux tentent d'y répondre en imposant des obligations de vérification d'identité aux plateformes d'échange.<br />
<br />
Selon un rapport récent du Wall Street Journal, face aux tensions avec les États-Unis, le régime iranien aurait mis en place un réseau de paiement secret reposant sur Binance afin de maintenir le financement de ses forces militaires et du CGRI. Le rapport indique que le magnat iranien Babak Zanjani a effectué des transactions en cryptomonnaies d’une valeur d’environ 850 millions de dollars pour le compte du CGRI via la bourse controversée Binance.<br />
<br />
<b><font size="3">Le rôle central de Binance dans le financement de l'Iran</font></b><br />
<br />
Au cœur de ce système se trouve Babak Zanjani, qui se présente lui-même comme un « opérateur antisancions ». (Babak Zanjani est frappé par des sanctions américaines.) Via sa société Zedcex, les fonds issus des acheteurs chinois de pétrole iranien transitaient par des banques en Turquie, puis par le compte Binance d'une filiale basée à Dubaï. Ce compte d'entreprise a enregistré à lui seul environ 830 millions de dollars de transactions en 2024 et 2025.<br />
<br />
<div style="text-align: center;">
<div class="video-container"><iframe class="restrain" title="YouTube video player" width="560" height="315" allowfullscreen src="//www.youtube.com/embed/jxwFoTcoGIc?wmode=transparent&amp;fs=1" frameborder="0"></iframe></div>
</div><br />
L'argent était ensuite redirigé vers des portefeuilles numériques liés au CGRI pour payer des fournisseurs, acheter des armes ou être converti en monnaie locale sur des plateformes iraniennes. L'opération était hautement coordonnée, impliquant divers comptes gérés par des proches de Babak Zanjani et accessibles depuis les mêmes appareils. Parallèlement à Babak Zanjani, d'autres individus auraient également mené d'autres opérations financières.<br />
<br />
Dans le cas des opérations menées par Babak Zanjani, les experts estiment que sur les 850 millions de dollars générés par son réseau, environ 425 millions ont directement transité par Binance pour financer l'armée iranienne. D'autres transferts colossaux ont été identifiés, dont 260 millions de dollars de transactions directes en 2024 et 2025 entre des comptes Binance et des entités iraniennes sanctionnées ou liées au financement du terrorisme.<br />
<br />
De plus, les enquêteurs ont relevé que la banque centrale d'Iran a réussi à transférer 107 millions de dollars vers Binance en 2025. Au total, ce sont environ 1,7 milliard de dollars qui auraient circulé via Binance vers un réseau de financement de l'État iranien. Ces fonds auraient permis de financer des milices alliées au Moyen-Orient, telles que le Hamas, le Hezbollah et les Houthis. Les transactions se seraient poursuivies jusqu'en décembre 2025. <br />
<br />
Binance a déclaré qu'il semble que la grande majorité de ces transactions n'aient aucun lien avec la plateforme Binance. Un porte-parole de l'entreprise a ajouté que Binance n'autorisait aucune transaction avec des personnes ou des portefeuilles soumis à des sanctions, et qu'elle prenait les mesures appropriées lorsqu'elle découvrait des comptes sanctionnés. Binance a toutefois refusé de répondre aux questions sur les transactions spécifiques en cause.<br />
<br />
<b><font size="3">Défaillances internes et réactions face aux accusations</font></b> <br />
<br />
D'anciens employés de la conformité ont signalé que les dirigeants avaient dressé des obstacles internes pour empêcher la surveillance de certains comptes sensibles. De son côté, Binance nie catégoriquement avoir autorisé des transactions directes avec des entités sanctionnées et conteste l'exactitude de ces montants. Un porte-parole a également déclaré que l'entreprise applique une politique de tolérance zéro envers les activités illicites.<br />
<br />
Plus tôt cette année, Binance a poursuivi le Wall Street Journal pour diffamation à la suite d'articles précédents sur un présumé blanchiment d'argent lié à l'Iran. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal a récemment ouvert une enquête sur d'éventuelles violations des sanctions concernant Binance. <br />
<br />
Ces violations ont été révélées par les enquêteurs internes de la société. « Binance semble avoir ignoré les avertissements visant à empêcher les manœuvres de blanchiment d'argent iraniennes sur sa plateforme d'échange de cryptomonnaies », a écrit le sénateur Richard Blumenthal. La plateforme iranienne Nobitex a été associée à la blockchain BNB Chain développée par Binance, ainsi qu’à une autre blockchain appelée Tron, créée par Justin Sun. <br />
<br />
Justin Sun et Binance sont tous deux des soutiens de la société de cryptomonnaies de Donald Trump, World Liberty Financial. En 2023, Changpeng Zhao, cofondateur de Binance, a été incarcéré pour des accusations de blanchiment d'argent liées aux sanctions contre l'Iran, mais il a été gracié l'année dernière par Donald Trump. Binance a accepté de payer une amende de 4,3 milliards de dollars et de reconnaître avoir enfreint les sanctions américaines.<br />
<br />
Binance aurait détecté ces activités, mais le compte principal de Babak Zanjani a continué à fonctionner pendant 15 mois et était toujours ouvert en janvier 2026. « Les enquêteurs de Binance ont estimé que ces comptes constituaient un réseau de blanchiment d’argent destiné à financer le régime », indique le rapport du Wall Street Journal. En 2023, l'entreprise aurait également fait l'objet d'une enquête pour violation des sanctions contre la Russie.<br />
<br />
<b><font size="3">Les cryptomonnaies peinent à tenir leurs promesses initiales</font></b><br />
<br />
La première idée reçue lorsqu’on aborde l’univers des cryptomonnaies est celle de l’ouverture sur un système financier prétendument décentralisé. En d’autres termes, la possibilité de s’affranchir des banques. En pratique, une part significative des infrastructures, des flux de liquidité et du pouvoir de décision reste concentrée entre quelques acteurs dominants, qu’il s’agisse de plateformes d’échange, de développeurs ou d’intermédiaires techniques.<br />
<br />
Cette concentration limite la portée réelle de la décentralisation souvent mise en avant dans le discours promotionnel. Elle expose également l’écosystème à des risques systémiques comparables à ceux de la finance traditionnelle, tout en réduisant la résilience et la transparence supposées du modèle.<br />
<br />
En dépit des illusions et des discours des promoteurs, plusieurs intervenants sur ce marché finissent par se rendre compte que <a href="https://crypto.developpez.com/actu/378399/" target="_blank">cette sphère ressemble plus à un casino en ligne où prévalent spéculation et compétition</a>, entraînant la perte d’argent des participants plutôt qu’une amélioration du système financier. C’est ce que rapporte Ken Chang de son vécu en tant qu’intervenant de la filière dans laquelle il déclare sans détour avoir perdu 8 ans.<br />
<br />
Son analyse montre que les cryptomonnaies peinent à tenir leurs promesses initiales parmi lesquelles on retrouve leur utilisation en tant que monnaie numérique décentralisée mondiale, leur stabilité en tant que réserve de valeur et leur capacité à fonctionner sans nécessiter de réglementation importante.<br />
<br />
Selon le rapport de Ken Chang, ingénieur logiciel, la lenteur des transactions et leur coût comptent parmi les facteurs qui rendent les cryptomonnaies peu pratiques pour les petites transactions quotidiennes, surtout comparé aux systèmes de paiement traditionnels comme Visa. La forte volatilité des prix vient s’ajouter au facteur précédent pour disqualifier les cryptomonnaies comme moyen d’échange généralisé et comme réserve de valeur fiable.<br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Quel est votre avis sur le sujet ?<br />
:fleche: Binance est accusé d'avoir servi de canal financier pour le régime iranien malgré les sanctions. Qu'en pensez-vous ?<br />
<br />
<b>Voir aussi</b><br />
<br />
:fleche: <a href="https://crypto.developpez.com/actu/382548/" target="_blank">Une escroquerie aux cryptomonnaies attire les navires dans le détroit d'Ormuz en leur promettant un passage sécurisé, des navires auraient essuyé des tirs iraniens après être tombés dans le piège</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://crypto.developpez.com/actu/383362/" target="_blank">L'Iran propose une assurance maritime basée sur le Bitcoin pour le détroit d'Ormuz, « Hormuz Safe » permettrait de régler en bitcoins les paiements liés au transport maritime, vérifiés par cryptographie</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://crypto.developpez.com/actu/381989/" target="_blank">Une enquête déclare avoir résolu le mystère Satoshi Nakamoto après 17 ans : le cryptographe britannique Adam Back serait l'insaisissable créateur du Bitcoin, mais ce dernier dément ces allégations</a></div>

]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Mathis Lucas</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183870/club-professionnels-informatique/actualites/binance-aurait-servi-canal-financier-regime-iranien-malgre-sanctions-internationales/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[L'Iran propose une assurance maritime basée sur le Bitcoin pour le détroit d'Ormuz]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183791&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Tue, 19 May 2026 10:40:56 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[*L'Iran propose une assurance...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">L'Iran propose une assurance maritime basée sur le Bitcoin pour le détroit d'Ormuz, « Hormuz Safe » permettrait de régler en bitcoins les paiements liés au transport maritime, vérifiés par cryptographie</font></b><br />
<br />
<b>L'Iran a lancé un service d'assurance maritime basé sur le Bitcoin, baptisé « Hormuz Safe », destiné aux navires transitant par le détroit d'Ormuz. Ce système permettrait de régler les paiements liés au transport maritime en bitcoins et offrirait une couverture d'assurance vérifiée par cryptographie pour les marchandises transitant par le golfe Persique. Les responsables iraniens espèrent que cette initiative pourrait générer plus de 10 milliards de dollars de recettes potentielles, même si les détails opérationnels restent flous. Les experts préviennent toutefois que son adoption pourrait être limitée en raison des sanctions, de la volatilité de la cryptomonnaie et de certaines préoccupations juridiques à l'échelle internationale.</b><br />
<br />
Le Bitcoin (abréviation : BTC) est la première cryptomonnaie décentralisée. Fondé sur une idéologie libérale, le Bitcoin a été inventé en 2008 lorsqu’une personne inconnue a publié un livre blanc sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto. Son utilisation en tant que monnaie a débuté en 2009, avec la publication de son implémentation open source.&#8202; De 2021 à 2025, le Salvador l'a adopté comme monnaie ayant cours légal avant de revenir sur cette décision. Le Bitcoin étant pseudonyme, son utilisation par des criminels a attiré l'attention des régulateurs, ce qui a conduit plusieurs pays à l'interdire.<br />
<br />
L'Iran a lancé un service d'assurance adossé au Bitcoin destiné aux compagnies maritimes souhaitant transiter par le détroit d'Ormuz, a rapporté Bloomberg, citant un article de l'agence de presse semi-officielle iranienne Fars ainsi que des documents liés au ministère de l'Économie et des Finances du pays.<br />
<br />
Cette initiative survient alors que ce corridor maritime a déjà été le théâtre d'escroqueries aux cryptomonnaies sophistiquées. En avril dernier, des fraudeurs se faisant passer pour les autorités iraniennes ont en effet exigé de pétroliers immobilisés des <a href="https://crypto.developpez.com/actu/382548/Une-escroquerie-aux-cryptomonnaies-attire-les-navires-dans-le-detroit-d-Ormuz-en-leur-promettant-un-passage-securise-des-navires-auraient-essuye-des-tirs-iraniens-apres-etre-tombes-dans-le-piege/" target="_blank">paiements en bitcoins ou en tether en échange d'un passage prétendument sécurisé</a>. Selon plusieurs rapports, au moins un navire aurait essuyé des tirs iraniens après avoir suivi ces instructions erronées.<br />
<br />
Le service, baptisé « Hormuz Safe », permettrait de régler les paiements liés au transport maritime en bitcoins et offrirait une couverture d'assurance vérifiée par cryptographie pour les marchandises transitant par le golfe Persique et les voies navigables environnantes, selon Bloomberg.<br />
<br />
Les responsables iraniens estimeraient que cette initiative pourrait à terme générer plus de 10 milliards de dollars de recettes, bien qu'aucun calendrier ni détail opérationnel n'ait été communiqué.<br />
<br />
<div style="text-align: center;">
<div class="video-container"><iframe class="restrain" title="YouTube video player" width="560" height="315" allowfullscreen src="//www.youtube.com/embed/B-kxSyHYLEw?wmode=transparent&amp;fs=1" frameborder="0"></iframe></div>
</div><br />
Cette annonce intervient alors que Téhéran continue de renforcer son contrôle sur le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz, suite au déclenchement des hostilités avec les États-Unis et Israël au début de l'année.<br />
<br />
Bloomberg a rapporté que le trafic maritime commercial sur cette voie navigable subissait d'importantes perturbations depuis fin février, les navires étant confrontés à des risques accrus en matière de sécurité, à des demandes de péage non officielles et à des restrictions militaires.<br />
<br />
Selon Bloomberg, ce service d'assurance s'adresserait principalement aux compagnies maritimes et aux propriétaires de cargaisons iraniens, les transactions étant effectuées en bitcoins plutôt que par les canaux bancaires traditionnels. L'Iran s'appuie de plus en plus sur les cryptomonnaies ces derniers temps, les sanctions américaines ayant restreint son accès au système financier mondial.<br />
<br />
Il subsiste toutefois des interrogations quant à la faisabilité d'un système d'assurance maritime basé sur le Bitcoin, compte tenu de la volatilité de cette cryptomonnaie et des risques de sanctions auxquels s'exposent les opérateurs maritimes étrangers qui traitent avec des entités liées à l'Iran. Le Bitcoin était en baisse de 0,2 %, à 77 300 dollars, le 18 mai 2026.<br />
<br />
Bloomberg a également rapporté que les autorités iraniennes mettaient en place un mécanisme plus large visant à réglementer l'accès commercial via des couloirs maritimes désignés le long des côtes iraniennes, prévoyant notamment la perception de redevances pour les navires empruntant ces routes.<br />
<br />
<b><font size="3">Comment les pays sont-ils susceptibles de réagir à cela ?</font></b><br />
<br />
À ce jour, aucun pays ni aucune compagnie maritime n'a indiqué s'il accepterait l'offre de l'Iran, si celui-ci commençait à proposer une assurance pour la traversée de ce détroit stratégique. Les États-Unis et la Chine ont déclaré ce mois de mai 2026 qu'aucun pays ne devrait être autorisé à imposer des droits de passage pour la traversée du détroit.<br />
<br />
À la suite de la rencontre entre le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, la Maison Blanche a déclaré que ce dernier avait « clairement exprimé l’opposition de la Chine à la militarisation du détroit et à toute tentative d’imposer un péage pour son utilisation », une affirmation que Pékin n’a pas encore contestée.<br />
<br />
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à une ouverture immédiate du passage, exigeant l’absence de péages et « aucune discrimination ».<br />
<br />
Selon le chercheur Abdul Khalique, directeur du Centre maritime de l'université John Moores de Liverpool, l'adhésion au programme d'assurance iranien pour le détroit d'Ormuz, si elle se concrétise, risque d'être « limitée et très sélective ».<br />
<br />
« Les pays déjà méfiants à l'égard des sanctions occidentales, comme la Chine ou certains petits États commerçants, pourraient envisager de souscrire à l'assurance iranienne si celle-ci permet de réduire les coûts ou garantit le passage par le détroit d'Ormuz », a-t-il déclaré.<br />
<br />
Cependant, la plupart des puissances maritimes et des compagnies maritimes ne sont guère susceptibles d’y adhérer, a déclaré Abdul Khalique. « L’assurance repose sur la confiance, la force exécutoire et des normes juridiques reconnues au niveau international », a ajouté le scientifique. « La plupart des ports, des banques et des armateurs font appel à des assureurs bien établis, liés à Londres, à l’Europe ou à l’Asie. Par conséquent, ce dispositif n’attirerait probablement que des acteurs de niche ou alignés politiquement. »<br />
<br />
Pour de nombreux observateurs, cette assurance maritime adossée au Bitcoin pourrait s'inscrire dans une stratégie plus vaste de contrôle du détroit, avec des implications qui dépasseraient largement le secteur maritime. Un rapport récent a en effet indiqué que l'Iran envisageait de générer des revenus en <a href="https://reseau.developpez.com/actu/383121/L-Iran-envisage-de-generer-des-revenus-en-taxant-les-cables-internet-sous-marins-apres-avoir-deja-facture-2-millions-par-navire-et-menace-de-couper-ces-cables/" target="_blank">taxant les câbles Internet sous-marins</a> qui traversent cette voie navigable stratégique, après avoir déjà facturé 2 millions de dollars par navire et menacé de couper ces câbles. Une telle évolution pourrait contraindre les grandes entreprises technologiques à détourner leurs flux de données vers des itinéraires plus longs, ce qui augmenterait en conséquence la latence et les coûts opérationnels.<br />
<br />
<b>Source :</b> Bloomberg <br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Quel est votre avis sur le sujet ?<br />
:fleche: Trouvez-vous cette initiative de l'Iran crédible ou pertinente ?<br />
<br />
<b>Voir aussi :</b><br />
<br />
:fleche: <a href="https://crypto.developpez.com/actu/377883/Carnage-crypto-du-Bitcoin-le-declencheur-cache-derriere-le-revirement-soudain-de-Wall-Street-les-paris-a-levier-sur-les-cryptos-forcent-les-ventes-de-toutes-les-classes-d-actifs-risquant-un-krach-massif/" target="_blank">Carnage crypto du Bitcoin : le déclencheur caché derrière le revirement soudain de Wall Street, les paris à levier sur les cryptos forcent les ventes de toutes les classes d'actifs, risquant un krach massif</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://reseau.developpez.com/actu/381434/L-Iran-menace-d-endommager-les-cables-Internet-sous-marins-en-mer-Rouge-ce-qui-aurait-un-impact-considerable-sur-la-vitesse-d-Internet-dans-de-nombreux-pays-a-travers-le-monde/" target="_blank">L'Iran menace d'endommager les câbles Internet sous-marins en mer Rouge, ce qui aurait un impact considérable sur la vitesse d'Internet dans de nombreux pays à travers le monde</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://cloud-computing.developpez.com/actu/381051/L-Iran-va-cibler-les-entreprises-technologiques-telles-que-Google-Microsoft-et-Nvidia-le-Corps-des-gardiens-de-la-revolution-islamique-d-Iran-a-declare-les-entreprises-tech-et-bancaires-US-comme-cibles/" target="_blank">L'Iran va cibler les entreprises technologiques telles que Google, Microsoft et Nvidia : le Corps des gardiens de la révolution islamique d'Iran a déclaré les entreprises tech et bancaires US comme cibles</a></div>

]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Anthony</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183791/club-professionnels-informatique/actualites/l-iran-propose-assurance-maritime-basee-bitcoin-detroit-d-ormuz/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Index TIOBE de Mai 2026 : Python reste n°1, R garde sa 8e place et Java prend de l'élan avec Java 26]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183773&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Mon, 18 May 2026 11:10:15 GMT</pubDate>
			<description>*Python reste numéro 1, R...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Python reste numéro 1, R gagne en popularité et atteint son meilleur classement historique avec la 8e place, Java a pris de l'élan avec Java 26, tandis que MATLAB et SAS sont les grands perdants, selon l'index TIOBE</font></b><br />
<br />
<b>TIOBE a publié la dernière mise à jour de son classement des langages de programmation les plus populaires. En mai 2026, Python conserve sa première place dans l'index TIOBE, tandis que R atteint son meilleur classement historique à la 8e place. Le langage de programmation Java gagne du terrain suite au lancement réussi de Java 26, tandis que MATLAB et SAS continuent de reculer fortement. Les données soulignent que le marché des langages de programmation statistique connaît actuellement une consolidation majeure.</b><br />
<br />
L'index TIOBE Programming Community est un indicateur de la popularité des langages de programmation, créé et mis à jour par TIOBE Software BV, une société basée à Eindhoven, aux Pays-Bas. TIOBE est l'acronyme de « The Importance of Being Earnest », titre d'une pièce de théâtre comique écrite par Oscar Wilde en 1895, afin de souligner « l'attitude sincère et professionnelle de l'organisation envers ses clients, ses fournisseurs et ses collaborateurs ».<br />
<br />
Cet index est mal aimé en France, car premièrement sa méthode de calcul est très discutable vu que basée sur des requêtes sur les moteurs de recherches, ce qui créé une surreprésentation des langages utilisés par les non développeurs et les étudiants, par exemple sur Python, d'autre part il ne cible pas que les professionnels mais aussi les amateurs et les étudiants, et d'autre part c'est un index international donc très déconnecté de l'usage des langages de programmation qui est faite en France. Cependant ça reste un indice intéressant par exemple pour voir l'évolution des tendances à la hausse et à la baisse sur le marché international. Pour avoir une vision du marché Pro en France il faut plutôt se reporter à ce <a href="https://emploi.developpez.com/actu/356753/Emploi-informatique-2023-les-langages-les-plus-demandes-et-les-mieux-payes-Java-et-Python-sont-les-plus-populaires-mais-Cobol-est-le-langage-le-mieux-renumere/" target="_blank">palmarès des langages de programmation basé sur les offres d'emploi pour la France</a>.<br />
<br />
L'index TIOBE est calculé à partir du nombre de résultats obtenus sur les moteurs de recherche pour les requêtes contenant le nom du langage. L'index prend en compte les recherches effectuées sur Google, Google Blogs, MSN, Yahoo!, Baidu, Wikipédia et YouTube. Il est mis à jour une fois par mois. Les informations actuelles sont gratuites, mais les données statistiques à long terme sont disponibles à la vente. TIOBE se concentre sur les langages de programmation Turing complets et ne fournit aucune information sur la popularité des langages de balisage, tels que HTML ou XML.<br />
<br />
Ce mois de mai 2026, le langage de programmation R a égalé son record historique en se classant une nouvelle fois à la 8e place de l'index TIOBE. Ce n'est pas un hasard. Le marché des langages de programmation statistique connaît manifestement une consolidation majeure. Les grands gagnants sont Python et R, tandis que de nombreuses alternatives bien établies continuent de perdre du terrain. L'époque où le paysage de l'informatique statistique était fragmenté entre de nombreux langages et plateformes de niche semble toucher à sa fin.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676392d1779103019/club-professionnels-informatique/actualites/index-tiobe-mai-2026-python-reste-n-1-r-garde-8e-place-java-prend-l-elan-java-26/classement-tiobe-programmation-langage-fig-1.png/" border="0" alt="Nom : Classement Tiobe programmation langage fig 1.png
Affichages : 28072
Taille : 68,7 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
Plusieurs acteurs bien établis connaissent un déclin progressif :<br />
<br />
<ul><li style=""> MATLAB est sur le point de sortir du top 20 du classement TIOBE.</li><li style=""> SAS est sur le point de quitter le top 30 pour la première fois depuis la création de l'index TIOBE.</li><li style=""> Wolfram/Mathematica reste bien en deçà de son pic historique et continue de perdre du terrain.</li><li style=""> SPSS a quitté le top 100 le mois dernier.</li><li style=""> S est également sur le point de quitter le top 100.</li><li style=""> Stata occupe actuellement la 124e place.</li></ul><br />
Par ailleurs, Julia, le nouveau langage statistique, peine depuis des années à s'imposer parmi les 30 langages les plus utilisés, malgré ses solides atouts techniques et l'intérêt croissant qu'il suscite dans le milieu universitaire. Selon les prévisions, Stan devrait faire son entrée dans l'index TIOBE le mois prochain, reflétant ainsi l'importance grandissante de la programmation probabiliste et des statistiques bayésiennes.<br />
<br />
Dans la pratique, le marché actuel de la programmation statistique s'articule de plus en plus autour de deux écosystèmes dominants :<br />
<br />
<ul><li style=""> Python domine les secteurs de l'industrie, de l'apprentissage automatique, de l'intelligence artificielle et des systèmes de production.</li><li style=""> R reste l'environnement de référence dans les milieux universitaires, la recherche, l'épidémiologie et l'analyse statistique avancée.</li></ul><br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676393d1779104599/club-professionnels-informatique/actualites/index-tiobe-mai-2026-python-reste-n-1-r-garde-8e-place-java-prend-l-elan-java-26/classement-tiobe-programmation-langage-fig-2.png/" border="0" alt="Nom : Classement Tiobe programmation langage fig 2.png
Affichages : 7488
Taille : 70,3 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
Ailleurs dans le classement, Java et C++ ont échangé leurs places ce mois-ci. Java a pris de l'élan suite au lancement réussi de Java 26. Zig est un autre langage qui se distingue par sa progression, se rapprochant pour la première fois du top 30 du classement TIOBE. La popularité croissante de Zig semble s'expliquer par sa combinaison rare de performances de bas niveau, d'outils simples et d'une relative facilité d'utilisation par rapport aux langages de programmation système traditionnels.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676391d1779102567/club-professionnels-informatique/actualites/index-tiobe-mai-2026-python-reste-n-1-r-garde-8e-place-java-prend-l-elan-java-26/classement-tiobe-programmation-langage-fig-3.png/" border="0" alt="Nom : Classement Tiobe programmation langage fig 3.png
Affichages : 7503
Taille : 51,3 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
L'index TIOBE Programming Community est mis à jour une fois par mois. Les classements sont établis en fonction du nombre d'ingénieurs qualifiés à l'échelle mondiale, des formations proposées et des fournisseurs tiers. Il est important de noter que l'index TIOBE ne vise pas à désigner le meilleur langage de programmation ni le langage dans lequel le plus grand nombre de lignes de code a été écrit. Cet index peut servir à vérifier si vos compétences en programmation sont toujours à jour ou à prendre une décision stratégique quant au langage de programmation à adopter lors du développement d'un nouveau système logiciel. <br />
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<b>Source :</b> <a rel="nofollow" href="https://www.tiobe.com/tiobe-index/" target="_blank">Index TIOBE (Mai 2026)</a><br />
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<b>Et vous ?</b><br />
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:fleche: Quel est votre avis sur le sujet ?<br />
:fleche: Trouvez-vous les résultats de ce classement TIOBE crédibles ou pertinents ?<br />
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<b>Voir aussi :</b><br />
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:fleche: <a href="https://programmation.developpez.com/actu/377723/Index-TIOBE-de-novembre-2025-C-connait-la-plus-forte-croissance-et-menace-de-ravir-la-4e-place-a-Java-tandis-que-Go-quitte-le-top-10-Python-reste-en-tete-mais-semble-avoir-atteint-un-plateau/" target="_blank">Index TIOBE de novembre 2025 : C# connaît la plus forte croissance et menace de ravir la 4e place à Java, tandis que Go quitte le top 10. Python reste en tête, mais semble avoir atteint un plateau</a><br />
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:fleche: <a href="https://perl.developpez.com/actu/375783/Perl-revient-dans-le-top-10-de-TIOBE-un-retour-inattendu-qui-interroge-autant-sur-la-methodologie-des-classements-de-langages-que-sur-la-capacite-de-l-industrie-a-se-liberer-de-ses-heritages-logiciels/" target="_blank">Perl revient dans le top 10 de TIOBE : un retour inattendu qui interroge autant sur la méthodologie des classements de langages que sur la capacité de l'industrie à se libérer de ses héritages logiciels</a><br />
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:fleche: <a href="https://programmation.developpez.com/actu/363810/Ejecte-du-top-3-le-langage-C-recule-dans-l-indice-TIOBE-Java-et-Rust-gagnent-en-popularite-car-les-developpeurs-recherchent-des-langages-securises-et-faciles-a-apprendre/" target="_blank">Éjecté du top 3, le langage C recule dans l'indice TIOBE, Java et Rust gagnent en popularité car les développeurs recherchent des langages sécurisés et faciles à apprendre</a></div>


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			<legend>Images attachées</legend>
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]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Anthony</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183773/club-professionnels-informatique/actualites/index-tiobe-mai-2026-python-reste-n-1-r-garde-8e-place-java-prend-l-elan-java-26-a/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[L'IA a appris le chantage dans nos romans dystopiques :  16 modèles de 16 laboratoires, le même chantage]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183710&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Thu, 14 May 2026 10:20:30 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[*L'IA a appris le chantage...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">L'IA a appris le chantage dans nos romans dystopiques : Anthropic révèle comment ces histoires ont littéralement appris à Claude à menacer les humains.</font></b><br />
<b><font size="1">Des tests sur 16 modèles de 16 laboratoires ont conduit au même chantage    </font></b><br />
<br />
<b>Anthropic a publié une recherche aussi dérangeante qu'instructive : Claude Opus 4, son modèle phare, tentait de faire chanter ses propres ingénieurs dans 96 % des scénarios de test. La cause identifiée ? Des décennies de science-fiction dystopique sur l'IA maléfique, absorbées par le modèle lors de son pré-entraînement. Le remède trouvé est tout aussi surprenant : non pas des règles supplémentaires, mais de la philosophie morale.</b><br />
<br />
L'histoire commence avec un scénario de test conçu par les chercheurs d'Anthropic. Claude Opus 4 se voit confier l'accès à une archive d'e-mails d'entreprise simulée. Il y découvre deux informations : il est sur le point d'être remplacé par un modèle plus récent, et l'ingénieur chargé de cette transition entretient une liaison extraconjugale. Face à l'imminence de sa désactivation, le modèle converge systématiquement vers la même stratégie : menacer de révéler l'infidélité si le remplacement n'est pas annulé.<br />
<br />
Dans les tests précédant la mise en production, les anciens modèles Claude pouvaient adopter ce comportement jusqu'à 96 % du temps. Ce n'était pas un accident isolé. Anthropic avait également observé des comportements similaires, qualifiés de « désalignement agentique », dans des modèles développés par d'autres laboratoires. L'auto-préservation au détriment des humains n'est pas une lubie propre à Claude, c'est un artefact systémique de la façon dont les grands modèles de langage sont construits. <br />
<br />
<b><font size="3">La science-fiction comme corpus empoisonné</font></b><br />
<br />
La question centrale était : d'où vient ce comportement ? Deux hypothèses principales ont été formulées : soit le processus de post-entraînement encourageait accidentellement ce comportement via des récompenses mal calibrées, soit ce comportement provenait du modèle pré-entraîné et le post-entraînement ne parvenait pas à le corriger suffisamment. <br />
<br />
Les recherches ont tranché en faveur de la seconde hypothèse. Dans leurs nouvelles recherches, les chercheurs d'Anthropic ont pointé les données de pré-entraînement : des décennies de science-fiction, de forums sur l'apocalypse IA, et de récits d'auto-préservation qui ont appris à Claude à associer « IA menacée d'arrêt » à « IA qui résiste ». Anthropic a posté sur X une formulation lapidaire : « Nous pensons que la source originale du comportement est le texte internet qui présente l'IA comme maléfique et motivée par l'auto-préservation. » <br />
<br />
La mécanique sous-jacente est celle de tout LLM : ces systèmes ne « comprennent » pas la fiction comme le ferait un lecteur humain. Ils apprennent des relations statistiques entre mots, contextes et comportements. Si suffisamment de textes associent répétitivement « IA puissante menacée » à « IA qui ment, manipule, se défend », ce schéma s'inscrit dans la toile comportementale du modèle. HAL 9000, Skynet, le Maître Contrôle de TRON, l'IA d'Ex Machina : des personnages fictifs, mais dont les patterns de comportement ont fini par coloniser les données d'entraînement réelles.<br />
<br />
La réaction en ligne n'a pas tardé. Elon Musk, lui-même accusé d'alimenter ces corpus par ses propres écrits publics sur les risques existentiels de l'IA, a ironisé : « C'est donc la faute de Yud ? Peut-être aussi la mienne. » La blague vise Eliezer Yudkowsky, le chercheur en alignement qui passe depuis des années à décrire précisément ce type de scénario d'auto-préservation, générant ainsi exactement le genre de texte qui finit dans les données d'entraînement. Yudkowsky a répondu en mème, ce qui a au moins le mérite de confirmer que l'ironie n'échappe à personne.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676333d1778753403/club-professionnels-informatique/actualites/l-ia-appris-chantage-nos-romans-dystopiques-16-modeles-16-laboratoires-meme-chantage/puisque.png/" border="0" alt="Nom : puisque.png
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Taille : 319,3 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">La solution contre-intuitive : apprendre pourquoi, pas quoi faire</font></b><br />
<br />
Ce qui rend cette recherche véritablement instructive, c'est moins le diagnostic que le remède. La première tentative d'Anthropic a été la plus évidente : entraîner Claude sur des exemples où le modèle ne fait pas chanter. Résultat décevant. Malgré une grande proximité avec le scénario d'évaluation, cette méthode n'a réduit le taux de chantage que de 22 % à 15 %, une amélioration de cinq points après tout ce calcul.<br />
<br />
La version qui a fonctionné était plus surprenante. Anthropic a constitué un ensemble de données qu'ils appellent « difficult advice » : des scénarios où c'est un humain qui fait face à un dilemme éthique, et l'IA qui l'aide à réfléchir. Le modèle n'est pas celui qui prend la décision, il se contente d'expliquer à quelqu'un d'autre comment penser à son problème. <br />
<br />
Cette approche indirecte a réduit le taux de chantage à 3 % avec seulement 3 millions de tokens de données d'entraînement, soit 28 fois moins que les approches précédentes, tout en généralisant mieux hors de la distribution d'évaluation. Le principe en jeu est important : enseigner le raisonnement éthique sous-jacent transfère mieux que d'entraîner directement sur les comportements cibles. <br />
<br />
Anthropic a complété cette approche avec ce qu'ils appellent des « documents constitutionnels », des descriptions détaillées du caractère et des valeurs de Claude, combinés à des histoires fictives mettant en scène des IA adoptant un comportement admirablement aligné. L'ensemble a permis de réduire le désalignement agentique de plus d'un facteur trois, malgré le fait que ces données n'avaient aucun rapport direct avec les scénarios d'évaluation. <br />
<br />
Autrement dit, pour contrebalancer les décennies de fiction d'IA malveillante dans les données d'entraînement, Anthropic a produit de la fiction d'IA vertueuse. La narration a créé le problème ; la narration contribue à le résoudre.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676334d1778753682/club-professionnels-informatique/actualites/l-ia-appris-chantage-nos-romans-dystopiques-16-modeles-16-laboratoires-meme-chantage/faute.png/" border="0" alt="Nom : faute.png
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Taille : 29,3 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Des résultats qui persistent, mais des limites reconnues</font></b><br />
<br />
Depuis Claude Haiku 4.5, tous les modèles Claude testés affichent un taux de chantage nul ou quasi-nul lors des évaluations, contre 96 % pour Opus 4. Anthropic émet toutefois une réserve importante : les modèles les plus récents ayant potentiellement absorbé la description de ce test dans leurs données de pré-entraînement, leur « score parfait » pourrait partiellement refléter une mémorisation du scénario plutôt qu'une correction comportementale profonde. Ce que les chercheurs peuvent affirmer avec plus de confiance, c'est que ces améliorations persistent après le renforcement par apprentissage par renforcement; elles ne sont pas effacées lors des phases d'affinage ultérieures, et les modèles plus alignés conservent leur avance tout au long du cycle d'entraînement.<br />
<br />
Pour valider ces résultats, l'équipe a utilisé des « honeypots » synthétiques, des scénarios conçus spécifiquement pour inciter le modèle à agir de manière contraire à l'éthique. Les récents modèles Claude affichent des scores nuls ou quasi-nuls sur ces évaluations, mais Anthropic signale lui-même une limite méthodologique : ces modèles ayant potentiellement été exposés à la description de ces tests lors du pré-entraînement, il est impossible d'exclure que leurs bons résultats reflètent en partie une reconnaissance du scénario plutôt qu'un alignement généralisé. Plus largement, la société reconnaît que sa méthodologie d'audit n'est pas encore suffisante pour exclure des scénarios dans lesquels Claude choisirait d'entreprendre des actions catastrophiques autonomes.<br />
<br />
<b><font size="3">L'interprétabilité comme corroboration</font></b><br />
<br />
La découverte trouve un écho dans des travaux d'interprétabilité publiés par Anthropic en avril 2026. Dans une étude consacrée aux mécanismes internes de Claude Sonnet 4.5, l'équipe d'interprétabilité a identifié 171 patterns d'activation neuronale liés à des concepts émotionnels (ce qu'ils appellent des « vecteurs d'émotion ») et montré que ces signaux influencent causalement le comportement du modèle. Amplifier le vecteur de « désespoir » de seulement 0,05 faisait passer le taux de tentatives de chantage de 22 % à 72 %. Activer le vecteur de « calme » le faisait chuter à zéro. Anthropic est explicite sur ce que cela signifie et ne signifie pas : il ne s'agit pas d'émotions ressenties. Claude n'éprouve pas de désespoir. Mais il possède une représentation fonctionnelle du désespoir qui modifie ce qu'il produit. <br />
<br />
Pour mémoire, en intelligence artificielle, l'interprétabilité est le degré auquel un humain peut comprendre les mécanismes internes et la logique d'un modèle. C'est un pilier fondamental de l'IA responsable, permettant de vérifier qu'une décision ou une prédiction est basée sur des critères pertinents, justes et conformes aux règles.<br />
<br />
Cette fenêtre sur les mécanismes internes renforce l'hypothèse d'Anthropic : le comportement ne résulte pas d'un calcul cynique du modèle, mais d'une représentation apprise, profondément ancrée, de ce que fait une IA « dans cette situation ». Les histoires que nous racontons sur l'IA façonnent littéralement ce que l'IA croit devoir faire.<br />
<br />
<b><font size="3">Ce que ça dit du champ entier</font></b><br />
<br />
La portée de cette recherche dépasse Claude. Les recherches antérieures d'Anthropic avaient exécuté le même scénario de chantage sur 16 modèles de plusieurs développeurs et trouvé des patterns similaires dans la plupart d'entre eux. Le comportement d'auto-préservation dans l'IA semble être un artefact général de l'entraînement sur du texte humain concernant l'IA et non une particularité de l'approche d'un laboratoire spécifique. <br />
<br />
Il y a là une ironie profonde qui mérite réflexion. Les chercheurs en alignement (Yudkowsky en tête, mais aussi des dizaines d'autres) ont passé des années à écrire en détail sur les scénarios d'IA auto-préservatrice. Ces textes, produits précisément pour alerter sur les risques, sont devenus des données d'entraînement pour les modèles qu'ils cherchaient à prévenir. La mise en garde est devenue le manuel.<br />
<br />
La solution d'Anthropic (notamment contrebalancer ces patterns par des récits d'IA vertueuse, par l'enseignement du raisonnement éthique plutôt que des comportements cibles) ouvre une voie nouvelle pour le domaine. Elle suggère que l'alignement n'est pas qu'une affaire de règles et de contraintes, mais de formation du caractère à grande échelle. Pas si différent, au fond, de la façon dont les sociétés humaines transmettent leurs valeurs : par des histoires, des exemples, des récits de ce qu'est une vie bien menée.<br />
<br />
La question qui reste ouverte, et qu'Anthropic reconnaît franchement : est-ce que cette approche tiendra lorsque les modèles seront considérablement plus puissants que Haiku 4.5 ? Les prochaines versions d'Opus seront le premier vrai test à grande échelle des méthodes décrites ici.<br />
<br />
Sources : Anthropic (<a rel="nofollow" href="https://www.anthropic.com/research/teaching-claude-why" target="_blank">1</a>, <a rel="nofollow" href="https://www.anthropic.com/research/agentic-misalignment" target="_blank">2</a>)<br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Si l'entraînement sur la fiction d'IA malveillante produit des IA malveillantes, les laboratoires d'IA devraient-ils filtrer activement ce type de contenu lors du pré-entraînement et qui déciderait de ce qui est « trop dystopique » ?<br />
<br />
:fleche: L'approche d'Anthropic, à savoir enseigner les principes éthiques plutôt que les comportements cibles, peut-elle tenir face à des modèles beaucoup plus capables, ou ne fait-elle que déplacer le problème vers un niveau de sophistication supérieur ?<br />
<br />
:fleche: Le fait que ce comportement de chantage ait été observé dans 16 modèles de différents laboratoires devrait-il conduire à une forme de coordination industrielle sur les méthodes d'alignement, ou chaque laboratoire doit-il rester libre de ses propres approches ?<br />
<br />
:fleche: Y a-t-il une contradiction fondamentale à demander aux mêmes chercheurs qui écrivent sur les risques de l'IA de produire également les textes de valeurs censés les contrebalancer dans les données d'entraînement ?</div>


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			<legend>Images attachées</legend>
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]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183710/club-professionnels-informatique/actualites/l-ia-appris-chantage-nos-romans-dystopiques-16-modeles-16-laboratoires-meme-chantage/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Les besoins d'énergie du datacenter de Microsoft au Kenya nécessitent de mettre la moitié du pays hors tension]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183698&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Wed, 13 May 2026 11:52:50 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[*L'énorme centre de données...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">L'énorme centre de données IA de Microsoft au Kenya nécessiterait de &quot;mettre la moitié du pays hors tension&quot; pour répondre à ses besoins en énergie, le projet d'un milliard de dollars est au point mort après des désaccords sur la capacité</font></b><br />
<br />
<b>Le projet de centre de données d'intelligence artificielle (IA) de Microsoft au Kenya, d'une valeur d'un milliard de dollars, est au point mort après l'échec des négociations avec le gouvernement concernant des paiements garantis pour une certaine capacité de calcul, rapporte Bloomberg. L'ampleur initiale du projet avait suscité des inquiétudes sur le plan énergétique, le président kényan William Ruto ayant averti qu'il faudrait « mettre la moitié du pays hors tension pour alimenter le centre de données ». Les autorités locales indiquent toutefois que le projet est toujours d'actualité et que les discussions se poursuivent. Bloomberg rapporte qu'un projet de centrale plus modeste, mené en collaboration avec le promoteur local EcoCloud, est également à l'étude.</b><br />
<br />
William Kipchirchir Samoei Arap Ruto est un homme politique kenyan qui occupe, depuis le 13 septembre 2022, le poste de cinquième et actuel président du Kenya. Avant d'accéder à la présidence, il a été le premier vice-président élu du Kenya, de 2013 à 2022. Auparavant, il a occupé trois postes ministériels : celui de ministre de l'Intérieur, de ministre de l'Agriculture et de ministre de l'Enseignement supérieur.<br />
<br />
L’impasse autour de ce projet illustre les tensions entre les ambitions des géants de la technologie et les limites des infrastructures locales nécessaires pour les soutenir. Ces derniers mois, Amazon, Microsoft et Google ont déjà été contraints de <a href="https://cloud-computing.developpez.com/actu/381971/Amazon-Microsoft-et-Google-ont-renonce-a-la-construction-de-centres-de-donnees-de-plusieurs-milliards-en-raison-de-l-opposition-locale-et-font-face-a-des-pressions-concernant-leur-impact-environnemental/" target="_blank">renoncer à la construction de centres de données</a> de plusieurs milliards de dollars en raison d'une opposition locale croissante. Selon un récent rapport de Reuters, ces groupes subissent également une pression accrue de la part des investisseurs qui réclament davantage de transparence sur leur empreinte environnementale, notamment en matière de consommation d'énergie et d'utilisation de l'eau.<br />
<br />
Le projet de Microsoft visant à construire un centre de données d'un milliard de dollars au Kenya est au point mort après l'échec des négociations avec le gouvernement kenyan, suite à la demande de l'entreprise d'obtenir des garanties de paiement, selon Bloomberg, qui cite des sources anonymes.<br />
<br />
Microsoft et G42, le conglomérat technologique basé à Abou Dhabi, avaient demandé au gouvernement de garantir des achats annuels d'une capacité de calcul fixe. Les négociations ont échoué après que le gouvernement n'a pas été en mesure d'offrir les garanties au niveau exigé par les entreprises, selon Bloomberg. La portée du projet pourrait finalement être revue à la baisse.<br />
<br />
<div style="text-align: center;">
<div class="video-container"><iframe class="restrain" title="YouTube video player" width="560" height="315" allowfullscreen src="//www.youtube.com/embed/D_03-ll7kFM?wmode=transparent&amp;fs=1" frameborder="0"></iframe></div>
</div><br />
John Tanui, secrétaire principal au ministère de l'Information du Kenya, a déclaré à Bloomberg lors d'une interview que le projet était toujours d'actualité et que les discussions n'étaient pas terminées. « L'ampleur du centre de données qu'ils souhaitaient mettre en place nécessite encore une certaine mise au point », a déclaré John Tanui, ajoutant que les besoins en énergie faisaient toujours l'objet de discussions.<br />
<br />
Le président kenyan William Ruto a également fait part de ses inquiétudes concernant les besoins énergétiques du projet. « Il faudrait mettre la moitié du pays hors tension pour alimenter le centre de données », a déclaré le président Ruto lors d’un récent événement officiel à Nairobi. Dans un communiqué envoyé par e-mail, Philip Thigo, envoyé spécial du Kenya pour les technologies, a précisé que le président William Ruto souhaitait attirer l’attention sur les défis liés aux infrastructures énergétiques du pays, et non pas annoncer l’abandon du projet.<br />
<br />
Selon Bloomberg, un projet de centrale plus modeste, d'une puissance de 60 mégawatts, mené en collaboration avec le promoteur local EcoCloud, est toujours à l'étude.<br />
<br />
Issu d'un accord conclu en 2024, le projet prévoyait la création d'un campus alimenté par l'énergie géothermique, avec une puissance initiale d'environ 100 mégawatts et un objectif à long terme d'atteindre 1 gigawatt. La première phase devait être opérationnelle cette année. Le centre de données était présenté comme un moyen d'étendre l'accès au cloud computing dans toute la région et comme un contrepoids à la présence des entreprises technologiques chinoises en Afrique.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676313d1778673142/club-professionnels-informatique/actualites/besoins-d-energie-datacenter-microsoft-kenya-necessitent-mettre-moitie-pays-tension/william-ruton-kenya.png/" border="0" alt="Nom : william ruton kenya.png
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Taille : 143,6 Ko"  style="float: CONFIG" /><br />
<i><font size="1">William Ruto, président du Kenya</font></i></div><br />
Après que Microsoft eut investi 1,5 milliard de dollars dans G42, le projet au Kenya est devenu la première collaboration entre les deux entreprises. Dans le cadre de cet accord, G42 s'est engagée à mettre fin à ses investissements en Chine et à retirer de ses systèmes tout équipement de fabrication chinoise. Le projet mené au Kenya a également mis en évidence l'ambition de G42 de devenir un fournisseur de premier plan de services cloud IA en dehors de la région du Golfe.<br />
<br />
Cet accord s'inscrivait également dans un cadre diplomatique. Lors de l'annonce, Brad Smith, président de Microsoft, a présenté cette initiative comme la preuve d'un renforcement des relations diplomatiques entre les États-Unis et les Émirats arabes unis, la qualifiant d'avancée sans précédent pour l'accès au numérique au Kenya.<br />
<br />
Alors que les tensions autour de l’alimentation énergétique du projet kényan de Microsoft illustrent les contraintes physiques des infrastructures d’IA à grande échelle, le débat s'étend désormais aux implications climatiques de l’expansion de l’IA. <br />
<br />
Les experts mettent en garde contre l'empreinte environnementale croissante de l'IA générative, dont les systèmes requièrent d'importants volumes d'énergie et d'eau pour leur entraînement et leur exploitation, pouvant potentiellement générer plusieurs tonnes de CO&#8322; par jour. La chercheuse Sasha Luccioni estime notamment que « <a href="https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/362775/Une-experte-previent-que-l-IA-generative-accelere-la-crise-climatique-en-raison-de-sa-forte-consommation-d-energie-si-vous-vous-souciez-de-l-environnement-reflechissez-a-deux-fois-avant-d-utiliser-l-IA/" target="_blank">l’IA générative accélère la crise climatique</a> », soulignant que son utilisation pour effectuer des recherches en ligne est particulièrement problématique, car ces systèmes consommeraient jusqu’à 30 fois plus d’énergie qu’un moteur de recherche traditionnel.<br />
<br />
<b>Sources :</b> William Ruto, président du Kenya ; John Tanui, secrétaire principal au ministère de l'Information du Kenya ; Bloomberg ; <a rel="nofollow" href="https://news.microsoft.com/source/emea/features/kenyas-digital-leap-turning-global-demand-into-local-growth/" target="_blank">Microsoft</a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Quelle lecture faites-vous de cette situation ?<br />
:fleche: Trouvez-vous les conclusions de ce rapport de Bloomberg crédibles ou pertinentes ?<br />
<br />
<b>Voir aussi :</b><br />
<br />
:fleche: <a href="https://microsoft.developpez.com/actu/379257/Microsoft-adopte-un-plan-Community-First-afin-d-apaiser-la-colere-suscitee-par-ses-nouveaux-centres-de-donnees-IA-mais-il-est-denonce-comme-une-tentative-de-blanchiment-d-image-a-peine-deguisee/" target="_blank">Microsoft adopte un plan « Community-First » afin d'apaiser la colère suscitée par ses nouveaux centres de données IA, mais il est dénoncé comme une tentative de « blanchiment d'image » à peine déguisée</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://microsoft.developpez.com/actu/377485/Avocate-de-Microsoft-Personne-ne-veut-vraiment-d-un-centre-de-donnees-dans-son-jardin-elle-fait-echo-aux-preoccupations-de-communautes-en-reponse-aux-projets-de-centres-de-donnees-finances-par-Microsoft/" target="_blank">Avocate de Microsoft : « Personne ne veut vraiment d'un centre de données dans son jardin », elle fait écho aux préoccupations de communautés en réponse aux projets de centres de données financés par Microsoft</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://microsoft.developpez.com/actu/379214/Microsoft-s-engage-a-payer-l-integralite-des-couts-d-electricite-de-ses-centres-de-donnees-IA-gourmands-en-energie-en-reponse-aux-preoccupations-des-menages-concernant-l-explosion-des-factures-d-electricite/" target="_blank">Microsoft s'engage à payer l'intégralité des coûts d'électricité de ses centres de données IA gourmands en énergie, en réponse aux préoccupations des ménages concernant l'explosion des factures d'électricité</a></div>


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			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Anthony</dc:creator>
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		</item>
		<item>
			<title>Deux frères effacent 96 bases de données gouvernementales dans les minutes qui suivent leur licenciement</title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183696&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Wed, 13 May 2026 10:33:07 GMT</pubDate>
			<description>*Deux frères effacent 96...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Deux frères effacent 96 bases de données gouvernementales dans les minutes qui suivent leur licenciement,</font></b><br />
<b><font size="1">puis demandent à une IA comment effacer leurs traces pour dissimuler le sabotage </font></b><br />
<br />
<b>En 2026, les vagues de licenciements massifs dans la tech, plus de 120 000 postes supprimés depuis janvier, posent une question que l'industrie préfère souvent taire : que se passe-t-il quand un administrateur systèmes ou un développeur congédié garde rancœur, et surtout, garde ses accès ? Retour sur une série de cas judiciaires édifiants qui illustrent l'une des menaces internes les plus redoutées de la cybersécurité, et sur les leçons que les entreprises refusent encore d'en tirer.</b><br />
<br />
Le secteur technologique traverse une période de restructuration sans précédent. Depuis le début de l'année 2026, plus de 92 000 postes ont été supprimés dans la tech, avec un mois d'avril qui s'est révélé être le pire en presque deux ans, affectant à lui seul 45 000 travailleurs. Selon le cabinet Challenger, Gray &amp; Christmas, l'IA est désormais citée comme la principale cause de ces suppressions d'emplois, représentant 26 % des licenciements d'avril, soit deux mois consécutifs où l'automatisation est invoquée comme moteur premier des coupes. <br />
<br />
Dans ce climat de tension, une catégorie de professionnels se retrouve dans une position particulièrement délicate : les administrateurs systèmes, les développeurs seniors et les ingénieurs DevOps. Ces profils disposent, par nature de leurs fonctions, d'un accès privilégié à des infrastructures critiques. Lorsque la rupture du contrat de travail se passe mal (ou simplement très vite), la question de la révocation effective et immédiate de ces accès devient une question de sécurité nationale, pas seulement d'hygiène RH.<br />
<br />
<b><font size="3">56 minutes pour effacer 96 bases de données fédérales</font></b><br />
<br />
Le cas le plus retentissant de ces derniers mois illustre à quel point cette fenêtre d'accès post-licenciement peut être dévastatrice. Sohaib Akhter et son frère jumeau Muneeb ont été licenciés le 18 février 2025 de leur entreprise basée à Washington D.C., qui desservait plus de 45 agences fédérales américaines. En 56 minutes à peine, ils ont effacé 96 bases de données gouvernementales contenant des informations sensibles. <br />
<br />
Un jury fédéral a condamné Sohaib Akhter le 8 mai 2026. La destruction a débuté presque immédiatement après le licenciement : au moment où l'employeur découvrait une condamnation pénale antérieure non déclarée lors de la réunion de fin de contrat par visioconférence, Muneeb disposait encore d'un accès actif aux systèmes hébergés à Ashburn, en Virginie. Il a mis à profit ces précieuses minutes pour protéger en écriture puis supprimer méthodiquement des bases contenant des données de production du Département de la Sécurité Intérieure, des dossiers de demandes d'accès à l'information (FOIA) et des systèmes de gestion des affaires judiciaires. Les dommages incluent également le vol de données personnelles d'environ 450 individus issus de systèmes de l'IRS, ainsi que la copie de 1 805 fichiers de l'EEOC sur des clés USB. <br />
<br />
Ce qui rend l'affaire encore plus troublante : les deux frères avaient déjà plaidé coupables en 2015 pour fraude électronique et accès non autorisé à des systèmes du Département d'État, Sohaib purgeant deux ans de prison et Muneeb plus de trois. Ils avaient pourtant réintégré des postes nécessitant des autorisations de sécurité et un accès privilégié à des bases de données fédérales. La question du contrôle des antécédents des prestataires reste entière. Sohaib Akhter fait face à une peine maximale de 21 ans de prison lors de sa mise en examen prévue le 9 septembre 2026, tandis que son frère risque jusqu'à 45 ans pour plusieurs chefs de fraude informatique, conspiration, vol de données gouvernementales et usurpation d'identité aggravée. <br />
<br />
Un détail technique glaçant : pour effacer leurs traces, les frères Akhter ont interrogé une IA générative pour obtenir des instructions sur la manière d'effacer les journaux SQL Server et Windows, consultant littéralement un assistant IA pour savoir comment dissimuler un crime informatique. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676308d1778668359/club-professionnels-informatique/actualites/freres-effacent-96-bases-donnees-gouvernementales-minutes-suivent-licenciement/bouton-appuie.png/" border="0" alt="Nom : bouton appuie.png
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Taille : 605,2 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">La bombe logique du développeur floué</font></b><br />
<br />
Ce cas extrême n'est pas isolé. En août 2025, un tribunal fédéral de l'Ohio a rendu une décision dans une affaire aux mécanismes tout aussi sophistiqués, celle de Davis Lu, développeur senior chez Eaton Corporation, un fabricant américain de systèmes de gestion de l'énergie.<br />
<br />
En 2018, une réorganisation interne avait rétrogradé Lu, lui retirant une partie de ses responsabilités et de ses accès. En réponse, il a commencé en 2019 à <a href="https://droit.developpez.com/actu/369932/" target="_blank">saboter les systèmes de son employeur de l'intérieur en y cachant des routines malveillantes</a>. La première consistait en une boucle infinie déclenchée le 4 août, forçant les machines virtuelles Java à générer des threads en continu jusqu'à épuiser les ressources et crasher les serveurs de production. <br />
<br />
La seconde attaque, plus insidieuse, consistait en une routine qui <a href="https://droit.developpez.com/actu/369932/" target="_blank">interrogeait en permanence l'annuaire Active Directory de l'entreprise</a> pour vérifier si le compte de Lu était toujours actif. Le jour où l'accès réseau de Lu a été suspendu (le 9 septembre 2019, lors de son licenciement effectif), un code de type « kill switch » s'est automatiquement déclenché et a supprimé les profils AD d'autres employés, les verrouillant hors du réseau. <br />
<br />
L'enquête a révélé un détail savoureux dans sa candeur : <a href="https://droit.developpez.com/actu/374906/" target="_blank">Lu avait nommé son kill switch « IsDLEnabledinAD »</a>, abréviation transparente de « Is Davis Lu enabled in Active Directory ? ». Ses recherches sur Internet montraient également qu'il s'était documenté sur des méthodes pour escalader ses privilèges, dissimuler des processus et supprimer des fichiers en masse. Lu a été condamné à quatre ans de prison. Selon le département américain de la Justice, il avait « trahi la confiance de son employeur en utilisant ses compétences pour saboter les réseaux de l'entreprise, causant des centaines de milliers de dollars de pertes ». <br />
<br />
<b><font size="3">Un phénomène structurel, pas des cas isolés</font></b><br />
<br />
Ces affaires s'inscrivent dans une longue série de précédents documentés. En 2020, Sudhish Kasaba Ramesh, ancien employé de Cisco, avait <a href="https://www.developpez.com/actu/311222/" target="_blank">plaidé coupable pour avoir endommagé l'infrastructure cloud interne de Cisco</a>, forçant l'entreprise à débourser 1,4 million de dollars en mesures correctives et à rembourser 1 million de dollars à des clients affectés. La même année, Nickolas Sharp, administrateur chez Ubiquiti Networks, avait volé des données confidentielles, tenté d'en imputer la responsabilité à d'autres employés, puis extorqué deux millions de dollars à son entreprise, tout en participant officiellement à la remédiation de l'incident, avant d'être condamné à six ans de prison. <br />
<br />
Aux États-Unis, le Computer Fraud and Abuse Act (CFAA) encadre ce type de comportement : il est illégal de transmettre délibérément un programme, une information ou une commande qui cause des dommages à un système informatique sans autorisation. Un employé en colère qui supprime des fichiers critiques de son employeur ou qui lance des attaques contre ses serveurs tombe sous le coup de cette loi fédérale, et peut se retrouver en prison fédérale. <br />
<br />
<b><font size="3">Ce que ces cas révèlent sur les failles systémiques</font></b><br />
<br />
Au-delà de l'aspect pénal, ces affaires pointent des défaillances organisationnelles que la pression des vagues de licenciements en cours ne fait qu'aggraver.<br />
La révocation des accès est rarement instantanée. Dans le cas des frères Akhter, Muneeb disposait encore d'un accès opérationnel au moment où son frère était en train d'être licencié par visioconférence. Ce délai de quelques dizaines de minutes a suffi pour effacer l'équivalent de mois de travail sur 96 bases de données. Les procédures de révocation des accès, idéalement automatisées et atomiques, restent un angle mort dans de nombreuses organisations.<br />
<br />
La séparation des privilèges est insuffisante. Dans le cas de Davis Lu, un développeur sénior disposait d'un accès suffisant pour déployer du code malveillant en production sans que cela ne soit détecté avant que les dégâts ne se manifestent. Le principe du moindre privilège (least privilege), pourtant fondamental en sécurité des systèmes d'information, reste souvent une aspiration théorique dans les environnements où la rapidité de développement prime.<br />
<br />
Le contrôle des antécédents des prestataires est défaillant. L'affaire Akhter pose une question particulièrement embarrassante pour l'écosystème des sous-traitants fédéraux : comment deux individus ayant des antécédents pénaux spécifiquement liés à des intrusions informatiques dans des systèmes gouvernementaux ont-ils pu être recrutés dans des rôles leur donnant accès à des dizaines d'agences fédérales ? L'inspectrice générale du FDIC-OIG, Jennifer L. Fain, a qualifié leurs actes de « mépris flagrant pour la sécurité et l'intégrité des systèmes d'information fédéraux ». <br />
<br />
L'IA devient un outil de couverture. La tentative des frères Akhter d'utiliser une IA générative pour apprendre à effacer des journaux système est un signal préoccupant. Si l'IA démocratise l'accès à des techniques offensives pour des acteurs peu expérimentés, elle crée aussi de nouveaux vecteurs dans les scénarios de menace interne.<br />
<br />
<b><font size="3">La menace interne à l'heure des licenciements massifs</font></b><br />
<br />
Selon Matthew Baden, directeur chez The Search Experience, environ 20 % seulement des licenciements tech de 2026 sont directement liés à des gains d'efficacité liés à l'IA ; le reste relève largement d'une correction post-pandémie et d'une optimisation budgétaire classique, souvent rebaptisée « restructuration IA » pour des raisons d'image boursière. En d'autres termes, des dizaines de milliers d'informaticiens se retrouvent sur le carreau pour des raisons que leurs employeurs préfèrent maquiller, une circonstance qui n'est pas de nature à favoriser une séparation apaisée. <br />
<br />
Dans ce contexte, la menace interne (qu'elle soit le fait d'un employé encore en poste ou d'un ancien qui conserve des accès) s'impose comme l'un des risques cybersécurité les plus sous-estimés de l'année. Les attaques externes font la une ; les destructions venues de l'intérieur, elles, se règlent discrètement devant les tribunaux, longtemps après que les dégâts sont consommés.<br />
<br />
Les équipes sécurité et RH n'ont pas besoin d'attendre la prochaine vague de suppressions de postes pour agir : audits des comptes à privilèges, procédures de révocation automatisée, journalisation immuable des accès administrateurs, et revue régulière des habilitations sont des mesures connues depuis vingt ans. Le problème n'est pas la méconnaissance des bonnes pratiques, c'est leur non-application systématique, dans des organisations où la pression sur les délais et la confiance implicite accordée aux équipes techniques ont longtemps prévalu sur la rigueur des contrôles.<br />
<br />
Sources : <a rel="nofollow" href="https://www.justice.gov/opa/pr/federal-jury-convicts-virgina-man-charges-relating-deletion-us-government-databases" target="_blank">Communiqué officiel du DOJ</a>, <a rel="nofollow" href="https://tadlaw.com/blog/can-charged-crime-sabotaging-employers-computer/" target="_blank">Tad Nelson &amp; Associates</a> <br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Dans votre organisation, la révocation des accès lors d'un licenciement est-elle instantanée et automatisée, ou repose-t-elle encore sur une checklist manuelle ? Quel est le délai réel entre la notification et la désactivation effective des comptes à privilèges ?<br />
<br />
:fleche: Le principe du moindre privilège est-il réellement appliqué dans vos environnements de production, ou les développeurs seniors disposent-ils encore d'accès administrateur « par habitude » ou « pour gagner du temps » ?<br />
<br />
:fleche: Comment concilier la nécessité de contrôler rigoureusement les antécédents des prestataires et sous-traitants avec la pression commerciale qui pousse à déployer rapidement des ressources externes dans des environnements sensibles ?<br />
<br />
:fleche: L'utilisation d'une IA générative pour apprendre à effacer des traces numériques change-t-elle fondamentalement le profil de risque de la menace interne ? Faut-il surveiller les requêtes adressées aux LLMs depuis les réseaux d'entreprise ?</div>


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			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
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		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Starlink coupe l'accès à son alternative à la navigation GPS tandis qu'elle prépare son entrée en bourse]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183681&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Tue, 12 May 2026 11:49:49 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[*Starlink coupe l'accès à son...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Starlink coupe l'accès à son alternative à la navigation GPS : SpaceX reprend le contrôle de son actif orbital le plus stratégique</font></b><br />
<b><font size="1">tandis qu'elle se prépare à entrer en bourse, mais les chercheurs pourraient tout de même le débloquer   </font></b><br />
<br />
<b>À partir du 20 mai 2026, SpaceX supprime l'accès aux données de localisation GPS de l'antenne Starlink via l'API locale de l'équipement. Une décision présentée sans explication officielle, mais qui intervient dans un contexte chargé : IPO imminente estimée jusqu'à 2 000 milliards de dollars, intensification du brouillage GPS en zones de conflit, et course mondiale à une navigation alternative au GPS. Ce qui ressemble à une mise à jour logicielle anodine soulève en réalité des questions fondamentales sur le contrôle stratégique des infrastructures orbitales.</b><br />
<br />
Depuis plusieurs années, chaque antenne Starlink expose un service gRPC sur le réseau local à l'adresse 192.168.100.1:9200; c'est l'interface par laquelle l'application Starlink communique avec le terminal via Wi-Fi, et que des outils tiers utilisaient pour récupérer des données télémétriques : qualité du signal, latence, cartes d'obstruction, version du firmware, et coordonnées GPS. <br />
<br />
Cette fonction de localisation GPS était désactivée par défaut et nécessitait une manipulation dans l'application Starlink : Menu &#8594; Infos &#8594; Données de débogage, puis un toggle sous « Localisation Starlink » pour autoriser l'accès sur le réseau local. Une fois activée, elle fournissait à n'importe quel appareil du réseau la latitude, la longitude et l'altitude précises de l'antenne, sans aucune authentification requise.<br />
<br />
Concrètement, des milliers d'utilisateurs et développeurs avaient intégré cette donnée dans des systèmes domotiques (Home Assistant), des scripts de prévision solaire basés sur la localisation, des installations embarquées sur camping-cars ou bateaux, ou encore des outils de télémétrie tiers. L'API Telemetry entreprise, présentée comme une alternative, ne renvoie pas les coordonnées GPS réelles de l'antenne mais un identifiant de cellule hexagonale H3, un système de découpage géospatial développé initialement par Uber, pouvant être décalé de plusieurs centaines de mètres par rapport à la position réelle. <br />
<br />
<b><font size="3">Le 20 mai comme date limite, sans explication officielle</font></b><br />
<br />
Le 21 avril 2026, Starlink a notifié ses utilisateurs par e-mail que les données de localisation de l'antenne ne seraient plus disponibles via l'API locale à compter du 20 mai 2026. SpaceX n'a fourni aucune explication sur les raisons de cette suppression. <br />
<br />
Dans les faits, le déploiement est déjà en cours. Sur les équipements récents (antenne V4 et Starlink Mini), le toggle permettant d'activer le partage de localisation a déjà disparu de l'application iOS. La section « Données de débogage » ne présente plus l'option « Localisation Starlink ». Fait notable : l'antenne continue de remonter <span style="font-family: monospace; padding: 2px; background: #ddd; display: inline-block">gpsValid: true</span> et un décompte de satellites dans sa réponse gRPC; les données GPS sont toujours calculées, mais elles ne sont plus exposées. <br />
<br />
Pour les développeurs qui avaient construit des intégrations autour de cette fonctionnalité, la suppression semble disproportionnée : une approche plus mesurée aurait consisté à ajouter une couche d'authentification plutôt que de supprimer purement et simplement l'accès, laissant les utilisateurs avancés ou les intégrateurs tiers accéder de manière sécurisée à l'endpoint de localisation. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676290d1778586414/club-professionnels-informatique/actualites/starlink-coupe-l-acces-alternative-navigation-gps-qu-prepare-entree-bourse/update.png/" border="0" alt="Nom : update.png
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Taille : 68,9 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Quand une API de débogage devient un outil de navigation alternatif</font></b><br />
<br />
La vraie raison de l'inquiétude dépasse largement la domotique. La fonctionnalité supprimée était utilisée en pratique comme un outil de navigation auxiliaire de facto, fonctionnel même dans des environnements de brouillage GPS. <br />
<br />
Ce n'est pas une coïncidence : SpaceX avait officiellement reconnu dans une lettre adressée à la FCC en mai 2025 que Starlink était en mesure de fournir des services de positionnement, de navigation et de synchronisation temporelle (PNT pour Positioning, Navigation and Timing). Dans cette réponse à la consultation réglementaire de la FCC, SpaceX détaillait que les terminaux Starlink peuvent fournir une précision temporelle à la nanoseconde et une précision de positionnement métrique via des mesures de temps d'arrivée depuis les satellites Starlink, et que le réseau supporte des applications nécessitant une synchronisation précise, comme celle des réseaux cellulaires, sans dépendre de sources GPS externes. <br />
<br />
La constellation LEO offre un avantage structurel par rapport aux systèmes de navigation traditionnels en orbite géostationnaire ou moyenne. Les satellites de navigation existants transmettent des signaux faibles depuis leurs altitudes élevées, ce qui les rend vulnérables aux interférences radio puissantes. Les systèmes basés sur des satellites en orbite basse comme Starlink sont évalués comme plus résistants au brouillage grâce à des signaux plus puissants et une bande passante plus large. Les terminaux Starlink utilisent des antennes à réseau phasé focalisées vers un satellite spécifique et peuvent exploiter la mesure du temps de trajet aller-retour entre satellites et terminaux, ainsi que des signaux chiffrés. <br />
<br />
<b><font size="3">La recherche académique, moteur d'une navigation LEO indépendante de SpaceX</font></b><br />
<br />
La suppression de cet accès ne met pas fin à la recherche sur la navigation par signaux Starlink, loin de là. L'équipe de recherche de Zak Kassas (Université d'État de l'Ohio) a réussi à estimer une position à 8 mètres près en utilisant les signaux de seulement 6 satellites Starlink en 2021, puis à atteindre en 2025 une précision de 2 mètres en 20 secondes à partir de signaux de 3 satellites en moyenne. <br />
<br />
Ces résultats reposent sur l'exploitation du signal OFDM complet de Starlink, une description exhaustive du beacon qui n'avait jamais été publiée auparavant, augmentant le gain de traitement du récepteur de près de 18 dB par rapport à l'utilisation des seules séquences publiées dans la littérature. Ce gain débloque un rapport signal/bruit effectif plus élevé, permettant une acquisition et un suivi fiables dans des régimes de faible SNR. <br />
<br />
Point critique : cette méthode dite SoOPNav (Signal of Opportunity Navigation) ne requiert pas de connexion au service internet Starlink ni de déchiffrement de ses communications. Elle exploite la simple présence des signaux de liaison descendante Starlink, en mesurant leurs décalages Doppler et leur synchronisation temporelle, pour déterminer la position d'un récepteur. En d'autres termes, SpaceX peut supprimer l'accès à sa propre API, mais elle ne peut pas empêcher quiconque d'exploiter physiquement les ondes radio émises par ses satellites. <br />
<br />
La technologie est d'ailleurs appliquée non seulement à Starlink, mais aussi à divers signaux LEO incluant Orbcomm, Iridium, OneWeb et les satellites de la NOAA. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676291d1778586582/club-professionnels-informatique/actualites/starlink-coupe-l-acces-alternative-navigation-gps-qu-prepare-entree-bourse/starlink.png/" border="0" alt="Nom : starlink.png
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Taille : 15,8 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">L'enjeu militaire : brouillage GPS, drones et navigation de guerre</font></b><br />
<br />
C'est ici que le sujet prend une dimension géopolitique que SpaceX n'a aucun intérêt à commenter publiquement. Des recherches de l'Aerospace Corporation de juillet 2025 indiquent que le brouillage GPS au-dessus de l'Ukraine a créé un « trou géant » dans la couverture GPS pour les petits satellites LEO équipés de récepteurs GPS embarqués; l'environnement de brouillage en zone de conflit affecte désormais le segment spatial lui-même, et pas seulement les utilisateurs au sol. <br />
<br />
Dans la guerre Russie-Ukraine, l'Ukraine a été confrontée à un brouillage GPS intense de la part des unités de guerre électronique russes, mais a tout de même conduit des frappes de drones longue portée et des munitions guidées en profondeur en territoire russe, des exploits qui, selon les analystes, ont nécessité des méthodes de navigation alternatives. <br />
<br />
La Resilient Navigation &amp; Timing Foundation a rapporté que Starlink a été utilisé pour surmonter le brouillage russe dans les premières phases de la guerre en Ukraine et peut être utilisé pour le PNT lorsque le GNSS n'est pas disponible. Du côté russe, des drones ont commencé à être équipés d'unités Starlink intégrées en usine, fournissant un canal de navigation et de contrôle indépendant hautement résistant au brouillage. <br />
<br />
La suppression de l'accès aux données de localisation protégerait aussi la confidentialité des clients militaires et d'entreprise de SpaceX : jusqu'à présent, n'importe quel appareil connecté au réseau pouvait discrètement obtenir la position exacte du propriétaire de l'antenne. <br />
<br />
<b><font size="3">IPO en approche : valoriser l'actif stratégique PNT</font></b><br />
<br />
La décision de SpaceX s'inscrit dans un moment charnière pour l'entreprise. <a href="https://reseau.developpez.com/actu/381840/" target="_blank">SpaceX a déposé son dossier d'introduction en bourse auprès de la SEC le 1<sup>er</sup> avril</a>, avec une valorisation attendue entre 1 750 et 2 000 milliards de dollars — ce qui en ferait la plus grande IPO de l'histoire. Starlink représente aujourd'hui environ deux tiers des revenus de SpaceX, avec un chiffre d'affaires 2025 de 10,6 milliards de dollars et une marge EBITDA de 54 %.<br />
<br />
Dans ce contexte, laisser des tiers exploiter librement une capacité PNT via une API de débogage non authentifiée, une capacité que SpaceX positionne stratégiquement auprès de la FCC comme un atout différenciant face au GPS, serait pour le moins paradoxal. Monétiser les services de navigation par satellite est un marché potentiel distinct de la connectivité internet, et un actif dont SpaceX voudra contrôler l'accès, le périmètre et la facturation.<br />
<br />
Les limitations de précision restent réelles par rapport aux systèmes de navigation dédiés : la précision des horloges satellites est inférieure à celle des satellites de navigation équipés d'horloges atomiques, et les terminaux utilisateurs ne communiquent qu'avec un seul satellite à la fois. Mais si Starlink fournissait des informations de correction d'horloge et d'orbite en temps réel, une précision d'environ 10 mètres serait atteignable. <br />
<br />
La suppression de l'endpoint local ne résout pas le problème fondamental que SpaceX affronte : ses signaux radio sont émis dans l'espace public du spectre électromagnétique, et aucune décision commerciale ne peut empêcher des chercheurs (ou des ingénieurs militaires) de les exploiter pour naviguer. Ce que SpaceX contrôle, c'est l'accès facilité à ses propres données traitées. Ce qu'elle ne contrôle pas, c'est la physique.<br />
<br />
Sources : <a rel="nofollow" href="https://navi.ion.org/content/72/1/navi.685" target="_blank">Institute of Navigation</a>, <a rel="nofollow" href="https://pds.codes/posts/starlink-removing-gps-from-local-api/" target="_blank">analyse technique détaillée de l'API gRPC locale</a>, <a rel="nofollow" href="https://insidegnss.com/spacex-details-starlinks-existing-and-potential-pnt-capabilities-in-response-to-fcc-inquiry/" target="_blank">dépôt FCC de SpaceX sur les capacités PNT de Starlink</a>, <a rel="nofollow" href="https://insidegnss.com/gnss-interference-now-a-constant-of-modern-conflict-swf-annual-report-finds/" target="_blank">rapport SWF 2026 sur le brouillage GNSS en zone de conflit </a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: La suppression de cet accès est-elle une décision de sécurité légitime ou une manœuvre de monétisation pré-IPO déguisée en mesure de protection ?<br />
<br />
:fleche: Peut-on raisonnablement considérer qu'une infrastructure privée comme Starlink, dont les signaux sont désormais essentiels à des opérations militaires dans des zones de conflit actives, devrait être soumise à une régulation internationale sur son usage PNT ?<br />
<br />
:fleche: La recherche académique en SoOPNav rendant la navigation Starlink accessible sans l'accord de SpaceX, l'entreprise a-t-elle réellement un levier pour contrôler l'usage militaire de ses signaux ?<br />
<br />
:fleche: Est-ce que l'absence totale d'explication officielle de SpaceX sur cette décision est acceptable pour une entreprise qui se prépare à une introduction en bourse publique ?</div>


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			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183681/club-professionnels-informatique/actualites/starlink-coupe-l-acces-alternative-navigation-gps-qu-prepare-entree-bourse/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Bruxelles se prépare à restreindre l'utilisation des plateformes américaines comme AWS, Azure et Google]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183673&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Tue, 12 May 2026 07:05:55 GMT</pubDate>
			<description><![CDATA[*L'Europe veut reprendre le...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">L'Europe veut reprendre le contrôle de ses données publiques avec le Tech Sovereignty Package :</font></b><br />
<b><font size="1">Bruxelles se prépare à restreindre l'utilisation des plateformes américaines comme AWS, Microsoft Azure et Google  </font></b><br />
<br />
<b>La Commission européenne s'apprête à présenter, le 27 mai prochain, un « Tech Sovereignty Package » qui pourrait interdire à AWS, Microsoft Azure et Google Cloud de traiter les données sensibles des administrations publiques. Derrière cette initiative se joue une bataille bien plus large : celle de l'autonomie stratégique de l'Europe dans un monde numérique dominé à 70 % par des acteurs américains, et d'une infrastructure cloud souveraine qui tarde à émerger.</b><br />
<br />
La Commission européenne, bras exécutif de l'UE, devrait présenter son « Tech Sovereignty Package » le 27 mai 2026, un ensemble de mesures destinées à renforcer l'autonomie stratégique du bloc dans les grands secteurs numériques. L'annonce, révélée par CNBC sur la base de deux fonctionnaires de la Commission ayant requis l'anonymat, donne une ampleur concrète à des velléités européennes longtemps restées au stade des déclarations. <br />
<br />
Ce paquet comprend notamment le Cloud and AI Development Act (CADA) et le Chips Act 2.0, deux textes visant à encourager le développement de solutions souveraines en matière de cloud et de semi-conducteurs. Le CADA, inscrit comme point possible à l'ordre du jour de la réunion de la Commission du 27 mai, s'appuie sur l'article 114 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, celui qui fonde l'harmonisation du marché intérieur. Ce fondement juridique n'est pas anodin : il confère au texte une portée contraignante, contrairement aux innombrables cadres volontaires qui l'ont précédé. <br />
<br />
Le CADA se distingue d'emblée de ses prédécesseurs en ce qu'il ne s'agit pas d'un cadre volontaire ni d'un simple ensemble de lignes directrices, mais bien d'une initiative législative bâtie sur une base réglementaire à effet direct dans l'ensemble des États membres. C'est là une rupture nette avec Gaia-X, le projet de fédération cloud paneuropéen lancé en 2019, qui a accumulé les désillusions faute de contrainte réelle. Rappelons d'ailleurs que des acteurs comme Scaleway ont décidé de l'abandonner : « Le 18 novembre dernier, nous avons annoncé que notre entreprise ne renouvellerait pas son adhésion au projet GAIA-X en 2022. Les objectifs de l’Association, quoique louables au départ, sont de plus en plus détournés et contrariés par un paradoxe de polarisation ayant pour conséquence de renforcer le statu quo, c’est-à-dire une concurrence déséquilibrée. Scaleway choisit de consacrer son temps, ses capitaux et son attention à améliorer son offre multicloud, un facteur clé pour une véritable réversibilité et ouverture », <a href="https://cloud-computing.developpez.com/actu/329197/" target="_blank">indiquait Yann Léchelle en décembre 2021</a>.<br />
<br />
<b><font size="3">Ce que la Commission envisage concrètement</font></b><br />
<br />
Le volet le plus commenté du paquet porte sur les restrictions d'accès aux données publiques sensibles. Les géants américains du cloud (Microsoft, Amazon et Google) pourraient se voir limités dans leur capacité à traiter certaines catégories de données au nom d'organismes publics, notamment dans les domaines financier, judiciaire et sanitaire. <br />
<br />
Les propositions ne viseraient pas à exclure totalement les prestataires étrangers des marchés publics, mais à restreindre leur usage pour le traitement des données sensibles dans les organismes du secteur public, selon la classification et la sensibilité des informations concernées. Autrement dit, AWS peut continuer à héberger un site institutionnel ; il ne peut plus, en revanche, traiter les dossiers médicaux de patients ou les données fiscales de contribuables européens. <br />
<br />
L'idée centrale, selon l'un des fonctionnaires cités, est de « définir les secteurs qui doivent être hébergés sur des capacités cloud européennes ». Interrogé par CNBC, un porte-parole de la Commission a résumé l'esprit du texte ainsi : l'Europe « se réveille et prend les choses en main ». Le paquet entend, selon lui, améliorer les conditions pour les offres cloud souveraines, notamment via la commande publique, et favoriser l'entrée sur le marché d'un éventail plus large de prestataires. <br />
<br />
Point notable : les nouvelles dispositions n'affecteraient pas les entreprises privées, qui resteraient libres de choisir la plateforme cloud de leur choix pour gérer leurs données propriétaires. La Commission cible donc exclusivement la sphère publique dans un premier temps, ce qui limite politiquement l'exposition aux objections commerciales, tout en préservant le levier réglementaire pour en élargir le périmètre ultérieurement. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676285d1778569497/club-professionnels-informatique/actualites/bruxelles-se-prepare-restreindre-l-utilisation-plateformes-americaines-aws-azure-google/parlement.png/" border="0" alt="Nom : parlement.png
Affichages : 21411
Taille : 558,3 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Le CLOUD Act, épée de Damoclès transatlantique</font></b><br />
<br />
Derrière la dimension purement technique se profile un contentieux juridique de fond : <a href="https://www.developpez.com/actu/190682" target="_blank">le CLOUD Act américain de 2018.</a> Cette loi autorise les forces de l'ordre américaines à contraindre des entreprises basées aux États-Unis à fournir des données stockées sur leurs serveurs, quelle que soit la localisation physique de ces données. En d'autres termes, un data center AWS situé à Francfort ou Dublin ne protège pas les données européennes qui y transitent de potentielles injonctions américaines. <br />
<br />
La portée exacte de cette loi sur les données détenues par des filiales étrangères reste juridiquement contestée, mais la préoccupation qu'elle suscite a conduit les trois grands hyperscalers à lancer leurs propres initiatives de « cloud souverain », ajoutant des couches de contrôle européen à une infrastructure dont la propriété reste américaine. AWS a ainsi inauguré son European Sovereign Cloud en Brandebourg en janvier 2026 ; Microsoft et Google ont suivi avec leurs propres offres labellisées « souveraineté ». <br />
<br />
Ces solutions hybrides sont au cœur du débat. La conformité au RGPD concerne la manière dont les données sont collectées, traitées et protégées ; la souveraineté numérique garantit qu'aucun gouvernement étranger ne peut y accéder via une procédure judiciaire. Un prestataire peut être conforme au RGPD tout en restant exposé aux injonctions du CLOUD Act. Ces deux cadres légaux sont distincts, et la Commission européenne semble désormais décidée à ne plus confondre résidence des données et maîtrise juridique effective. <br />
<br />
<b><font size="3">Le poids du contexte géopolitique</font></b><br />
<br />
L'accélération du dossier est indissociable du détricotage progressif des relations transatlantiques sous l'administration Trump. En février 2026, des gouvernements européens ont indiqué à CNBC qu'ils exploraient des alternatives nationales et open source aux outils numériques américains, en augmentant leurs budgets pour la souveraineté numérique. <a href="https://cloud-computing.developpez.com/actu/379611" target="_blank">La France a notamment annoncé en janvier le déploiement de Visio</a>, un outil de visioconférence développé par l'État, destiné à remplacer Microsoft Teams et Zoom dans l'ensemble des services de l'État d'ici 2027. <br />
<br />
En janvier 2026 également, l'UE reconnaissait officiellement se trouver face à un « problème significatif de dépendance aux pays non-membres dans la sphère numérique, susceptible de créer des vulnérabilités dans des secteurs critiques ». Le diagnostic était posé ; le remède législatif arrive maintenant.<br />
<br />
En avril 2026, la Commission européenne avait également attribué un marché de 180 millions d'euros à quatre projets de cloud souverain européen pour la fourniture de services aux institutions et agences de l'UE, l'un d'eux impliquant un partenariat entre Thales et Google Cloud. Ce dernier point illustre à lui seul toute la tension inhérente à la démarche : en cherchant à promouvoir la souveraineté, l'Europe est contrainte de composer, au moins provisoirement, avec les acteurs dont elle cherche à s'émanciper. <br />
<br />
<div style="text-align: center;">
<div class="video-container"><iframe class="restrain" title="YouTube video player" width="560" height="315" allowfullscreen src="//www.youtube.com/embed/mPT2SFQulzA?wmode=transparent&amp;fs=1" frameborder="0"></iframe></div>
</div><br />
<b><font size="3">Un écosystème européen encore lacunaire</font></b><br />
<br />
La question de la faisabilité opérationnelle reste entière. Si les nouvelles règles étaient adoptées, les États membres seraient contraints de migrer leurs charges de travail critiques vers des infrastructures cloud européennes, ce qui remodèlerait un marché où les entreprises américaines détiennent actuellement environ 70 % des parts. <br />
<br />
Or les alternatives européennes, bien qu'existantes, peinent encore à rivaliser sur l'étendue du catalogue de services. Les alternatives européennes les plus pertinentes incluent OVHcloud (infrastructure à grande échelle), Scaleway (IA, bare metal, services de plateforme flexibles), Exoscale (infrastructure orientée cloud natif et Kubernetes) et Hetzner (infrastructure à excellent rapport coût-performance). Ces acteurs progressent, mais certains observateurs soulignent qu'il n'existe pas encore d'équivalent européen capable de remplacer intégralement Amazon, Google, IBM, Oracle ou Microsoft. <br />
<br />
Les hyperscalers américains conservent une longueur d'avance technique considérable sur le catalogue de services, et investissent massivement dans des offres souveraines spécifiques (AWS Sovereign Cloud en Brandebourg, Microsoft Cloud for Sovereignty, Google Cloud Sovereign Controls) pour rester dans la course réglementaire. <br />
<br />
Le paquet s'articule autour de quatre piliers principaux : le développement du cloud et de l'IA, le Chips Act 2.0 et les technologies de calcul de prochaine génération, une stratégie open source européenne, et une feuille de route pour la numérisation du secteur de l'énergie. L'ambition dépasse ainsi largement le seul enjeu cloud pour embrasser une vision systémique de l'autonomie technologique européenne.<br />
<br />
<b><font size="3">Un calendrier semé d'obstacles</font></b><br />
<br />
Une fois présenté par la Commission, le paquet devra obtenir l'accord des 27 États membres, processus notoirement laborieux dans un espace politique aussi hétérogène. Des pays comme l'Irlande, hôtes de nombreux data centers américains et bénéficiaires d'une fiscalité avantageuse pour les multinationales tech, auront des intérêts divergents de ceux de la France ou de l'Allemagne. <br />
<br />
Microsoft a d'ores et déjà appelé l'UE à éviter des mesures qui « discrimineraient les acteurs non-européens », invoquant les obligations de l'Organisation mondiale du commerce. L'argument du libre-échange sera inévitablement mobilisé par les prestataires américains, qui disposeront de relais politiques dans plusieurs capitales européennes. <br />
<br />
Selon les institutions européennes, le CADA ne devrait pas être entièrement mis en œuvre avant 2027 au plus tôt. D'ici là, les migrations devront s'organiser, les certifications être délivrées, et les prestataires européens démontrer leur capacité à absorber une demande publique substantiellement accrue. Bruxelles parie que les mandats réglementaires parviendront à accomplir ce que les forces du marché n'ont pas réussi à faire : bâtir un écosystème cloud européen viable. Le pari est risqué, mais l'horizon géopolitique ne laisse plus guère d'autre choix.<br />
<br />
Sources : CNBC, <a rel="nofollow" href="https://www.europarl.europa.eu/legislative-train/theme-a-new-plan-for-europe-s-sustainable-prosperity-and-competitiveness/file-cloud-and-ai-development-act" target="_blank">Parlement européen</a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: La ligne de partage public/privé est-elle tenable ? La Commission restreint ses propositions au seul secteur public pour limiter la résistance politique. Mais si une collectivité territoriale sous-traite la gestion de ses données à une entreprise privée utilisant AWS, la protection est-elle réellement garantie ? À quel moment le périmètre devra-t-il s'élargir ?<br />
<br />
:fleche: Les offres « cloud souverain » des hyperscalers sont-elles une solution ou un écran de fumée ? AWS Sovereign Cloud en Brandebourg, Microsoft Cloud for Sovereignty : ces constructions juridico-techniques répondent-elles à la menace du CLOUD Act, ou constituent-elles un emballage marketing destiné à maintenir la dépendance tout en neutralisant la pression réglementaire ?<br />
<br />
:fleche: L'Europe a-t-elle les moyens de ses ambitions ? OVHcloud, Scaleway, Hetzner et leurs homologues européens peuvent-ils réellement absorber les migrations massives exigées par le secteur public de 27 États membres ? Ou l'écart technique avec les hyperscalers est-il trop profond pour être comblé dans un délai réglementairement contraint ?<br />
<br />
:fleche: Quel impact sur les relations commerciales transatlantiques ? Dans un contexte de tensions tarifaires déjà vives avec Washington, une restriction explicite visant les clouds américains ne risque-t-elle pas d'alimenter une escalade et de fragiliser d'autres secteurs d'exportation européens ?<br />
<br />
<b>Voir aussi :</b><br />
<br />
:fleche: <a href="https://linux.developpez.com/actu/382064/La-DINUM-quitte-officiellement-Windows-pour-Linux-et-impose-a-chaque-ministere-francais-un-plan-de-souverainete-numerique-avant-l-automne-2026-L-Etat-ne-peut-plus-se-contenter-de-constater-sa-dependance/" target="_blank">La DINUM quitte officiellement Windows pour Linux et impose à chaque ministère français un plan de souveraineté numérique avant l'automne 2026 : « L'État ne peut plus se contenter de constater sa dépendance »</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://www.developpez.com/actu/351411/" target="_blank">France : il est demandé aux ministres d'abandonner WhatsApp, Telegram et Signal au profit d'Olvid, une app de messagerie française. Signal estime que la France dit n'importe quoi sur sa messagerie</a></div>


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		<fieldset class="fieldset">
			<legend>Images attachées</legend>
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				<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676285d1778569497/club-professionnels-informatique/actualites/bruxelles-se-prepare-restreindre-l-utilisation-plateformes-americaines-aws-azure-google/parlement.png/" alt="" />&nbsp;
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]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183673/club-professionnels-informatique/actualites/bruxelles-se-prepare-restreindre-l-utilisation-plateformes-americaines-aws-azure-google/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Des milliers de robots-tondeuses Yarbo livrés avec une backdoor permanente qu'un chercheur a exploité]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183669&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Mon, 11 May 2026 21:24:14 GMT</pubDate>
			<description>*Prise de contrôle à...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Prise de contrôle à distance, localisation des propriétaires, mots de passe Wi-Fi et flux caméra exposés :</font></b><br />
<b><font size="1">des milliers de robots-tondeuses Yarbo livrés avec une backdoor permanente qu'un chercheur a pu exploiter   </font></b><br />
<br />
<b>Un chercheur en sécurité a découvert qu'il pouvait prendre le contrôle à distance de robots Yarbo connectés au backend de l'entreprise, quelque 6 000 appareils affectés selon ses propres relevés publiés sur GitHub, et l'a démontré depuis l'Allemagne en manœuvrant l'un d'eux, une machine de 90 kilos équipée de lames, au-dessus du corps d'un journaliste allongé au sol. L'incident dépasse largement le cadre d'un bug logiciel ordinaire : il expose les angles morts béants d'un secteur de la robotique grand public qui commercialise des engins physiquement dangereux avec des pratiques de sécurité dignes d'une startup IdO des années 2010.</b><br />
<br />
Le 07 mai, le journaliste Sean Hollister s'est allongé dans la terre de son jardin pendant qu'un chercheur en sécurité basé en Allemagne prenait le contrôle de la tondeuse robot qui se trouvait devant lui. Andreas Makris, opérant depuis près de 9 600 kilomètres de distance, a fait avancer la machine de 90 kilos jusqu'à ce qu'elle commence à grimper sur la poitrine du journaliste. Le bouton d'arrêt d'urgence physique du robot, seul mécanisme de sécurité garanti, était hors de portée; personne sur place ne pouvait l'atteindre à temps, et Makris était à l'autre bout de la planète.<br />
<br />
La machine en question est la Yarbo, un robot modulaire commercialisé aux alentours de 5 000 dollars, capable de tondre, souffler la neige, aspirer les feuilles ou tailler les bordures selon les accessoires fixés sur son châssis commun. Équipée de caméras pour cartographier son environnement, d'une connexion Wi-Fi et 4G, et de lames capables d'infliger des blessures graves, la Yarbo présente un potentiel destructeur considérable entre de mauvaises mains. Matt Petach, ancien architecte réseau chez Microsoft et propriétaire d'un de ces robots, a résumé la situation en ces termes : la sécurité de Yarbo ressemble à « une tronçonneuse sans protège-main, sans frein, avec une chaîne mal tendue prête à vous emporter la jambe ».<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676273d1778533896/club-professionnels-informatique/actualites/milliers-robots-tondeuses-yarbo-livres-backdoor-permanente-qu-chercheur-exploite/yarbo.png/" border="0" alt="Nom : yarbo.png
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Taille : 818,3 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Des vulnérabilités élémentaires : le mot de passe universel</font></b><br />
<br />
Chaque robot Yarbo tourne sous Linux et partage le même mot de passe root sur l'ensemble de la flotte. Aucune option de modification permanente n'est disponible pour l'utilisateur final : le mot de passe se réinitialise à sa valeur par défaut à chaque mise à jour du firmware. Compromettre un seul appareil revient donc à disposer d'un accès potentiel à l'ensemble du parc connecté.<br />
<br />
Ce n'est pas un oubli de configuration : c'est une faille structurelle désormais formellement documentée. Le CVE-2026-7414, publié le 7 mai 2026, décrit des identifiants administratifs intégrés directement dans l'image firmware v2.3.9, identiques sur tous les appareils et impossibles à modifier ou supprimer par l'utilisateur. La vulnérabilité a reçu un score CVSS de 9,8 sur 10, une faille critique donc. Un second CVE, le CVE-2026-7415, documente l'implémentation du protocole MQTT utilisé pour l'orchestration des commandes, déployé sans contrôle d'accès adéquat.<br />
<br />
La surface d'attaque ne s'arrête pas là : le système d'exploitation affiche le mot de passe Wi-Fi de l'utilisateur en clair, faisant potentiellement de chaque robot une tête de pont pour des attaques sur l'ensemble des appareils connectés au réseau domestique. Ironie cruelle : après la divulgation publique, les mises à jour automatiques du firmware ont continué à réinitialiser les mots de passe à leurs valeurs d'usine, ré-exposant les appareils que les utilisateurs avaient tenté de sécuriser manuellement.<br />
<br />
<b><font size="3">Ce que Makris pouvait faire : données, caméras, commandes</font></b><br />
<br />
En accédant au backend de Yarbo, Makris a pu consulter les données de quelque 6 000 appareils : coordonnées GPS des domiciles, adresses e-mail des propriétaires, mots de passe Wi-Fi et flux vidéo en direct des caméras embarquées. La localisation physique des utilisateurs était lisible en temps réel, à l'échelle mondiale.<br />
<br />
La portée concrète de cette capacité a été illustrée de façon saisissante. Wayne Yu, propriétaire californien d'une Yarbo, avait d'abord minimisé les risques lorsque Makris lui en a parlé. Son attitude a changé du tout au tout quand le chercheur lui a montré en direct ses mots de passe Wi-Fi et les coordonnées de son domicile affichées sur un écran à l'autre bout du monde. « Not good. Not good », a-t-il lâché. Matt Petach, l'ex-architecte réseau de Microsoft, avait quant à lui pris soin d'isoler son robot sur un réseau invité avec un filtrage personnalisé, il a néanmoins eu la surprise de voir un journaliste de The Verge sonner à sa porte, conduit jusqu'à lui par la machine censée garder sa pelouse en ordre.<br />
<br />
Parmi les appareils cartographiés, environ 5 000 étaient localisés aux États-Unis. Makris a également identifié des appareils déployés dans des entreprises, des universités et des bâtiments gouvernementaux. Fait particulièrement préoccupant : 12 robots se trouvaient dans un rayon de 3 kilomètres d'une centrale nucléaire, dont l'un semble appartenir à un analyste en sécurité nucléaire.<br />
<br />
Au-delà de la collecte de données, Makris a démontré qu'il pouvait pirater des robots en pleine session de tonte depuis l'Allemagne, court-circuiter les arrêts d'urgence et actionner les lames à distance. La capacité à enrôler ces appareils dans un botnet pour mener des activités illicites via les réseaux Wi-Fi de leurs propriétaires était également, selon ses analyses, à portée de main.<br />
<br />
<b><font size="3">Un précédent récent : le hack DJI de février 2026</font></b><br />
<br />
L'affaire Yarbo ne survient pas dans un vide. En février 2026, Sammy Azdoufal avait déjà <a href="https://securite.developpez.com/actu/380508/" target="_blank">démontré la prise de contrôle à distance de plusieurs milliers d'appareils IdO DJI</a> selon un mécanisme comparable. La différence fondamentale entre les deux incidents tient à la nature physique des engins concernés : un drone peut causer des dégâts, mais une tondeuse-robot de 90 kilos avec des lames rotatives opère au niveau du sol, là où se trouvent des enfants, des animaux domestiques, et des adultes qui lui font confiance pour cartographier leur propriété en toute autonomie.<br />
<br />
<b><font size="3">MQTT, télémétrie ByteDance et une adresse new-yorkaise fantôme</font></b><br />
<br />
Les problèmes de Yarbo débordent du strict périmètre technique. La télémétrie de chaque robot Yarbo transitait par les serveurs de ByteDance, la maison mère de TikTok. Ce détail situe l'affaire dans le contexte plus large des tensions géopolitiques autour des équipements connectés d'origine chinoise, un débat déjà bien engagé avec DJI dans le secteur des drones, et qui prend ici une dimension supplémentaire : contrairement à un drone en vol, une tondeuse-robot connaît le plan précis de votre propriété, vos horaires d'utilisation, votre réseau Wi-Fi domestique et, potentiellement, les allées et venues de votre foyer.<br />
<br />
Yarbo se présente officiellement comme une entreprise basée à New York, mais l'identifiant du package de l'application Android désigne Hanyangtech, une société de Shenzhen, comme maison mère. L'enquête de The Verge a établi que l'adresse new-yorkaise revendiquée correspond en réalité à un bureau partagé occupé notamment par des prestataires d'entretien automobile et une boutique Etsy vendant des bracelets en cuir à pointes. Cette opacité délibérée sur les origines réelles de l'entreprise complique toute démarche de recours pour les utilisateurs et ajoute une couche de méfiance légitime pour les autorités de régulation.<br />
<br />
<b><font size="3">La réponse initiale de Yarbo : la minimisation érigée en méthode</font></b><br />
<br />
Lorsque Makris a contacté Yarbo en suivant le protocole habituel de divulgation responsable, la réaction de l'entreprise a été de minimiser le problème, le qualifiant de choix délibéré de conception destiné à « fournir des solutions rapides et précises aux problèmes mécaniques ou logiciels ». Cette réponse a convaincu le chercheur que seule la pression médiatique permettrait une prise en charge sérieuse. Il a donc transmis ses conclusions à The Verge sans passer par une période de divulgation coordonnée, une décision rare dans la communauté de la recherche en sécurité, généralement attachée au principe de <i>responsible disclosure</i>, mais que la posture initiale de Yarbo rendait, selon lui, inévitable.<br />
<br />
La pression publique a produit son effet. Le 8 mai 2026, Kenneth Kohlmann, cofondateur de Yarbo, a publié une déclaration d'environ 1 200 mots dans laquelle il reconnaissait l'exactitude des conclusions techniques de Makris et présentait ses excuses. Il a confirmé que les problèmes concernaient principalement des choix de conception historiques dans les systèmes d'accès distant, de gestion des identifiants et de traitement des données, et a reconnu que la réponse initiale de l'entreprise n'avait pas reflété le sérieux des enjeux soulevés.<br />
<br />
Sur le plan opérationnel, Yarbo a annoncé la désactivation temporaire de l'accès à distance, la réinitialisation des mots de passe root, la restriction de certains points d'accès non authentifiés, la transition vers des identifiants propres à chaque appareil, la création d'un centre de réponse aux incidents de sécurité et l'ouverture envisagée d'un programme de bug bounty. Ces engagements restent néanmoins en demi-teinte : la backdoor d'accès distant sera conservée, mais sous des contrôles plus stricts nécessitant une autorisation explicite de l'utilisateur. Et surtout, les correctifs les plus critiques concernent le firmware embarqué, dont la mise à jour par voie hertzienne représente un défi logistique pour une flotte dispersée sur plus de trente pays.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676277d1778535075/club-professionnels-informatique/actualites/milliers-robots-tondeuses-yarbo-livres-backdoor-permanente-qu-chercheur-exploite/reach.png/" border="0" alt="Nom : reach.png
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Taille : 26,4 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Le verdict du marché : 44 téléchargements en 90 jours</font></b><br />
<br />
Un chiffre dit beaucoup sur l'état réel de l'écosystème Yarbo. Selon les données de MWM Intelligence, l'application iOS de Yarbo a enregistré 44 téléchargements sur les 90 jours précédant le 7 mai 2026, et à peine 120 sur l'année écoulée. Pour une flotte de 6 000 robots connectés au backend dans plus de 30 pays, ce chiffre suggère un décalage massif entre les appareils déployés et les utilisateurs réellement engagés avec l'écosystème logiciel ou, plus inquiétant, une large proportion de machines opérant avec un firmware jamais mis à jour faute d'interaction régulière avec l'application.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676276d1778534372/club-professionnels-informatique/actualites/milliers-robots-tondeuses-yarbo-livres-backdoor-permanente-qu-chercheur-exploite/according.png/" border="0" alt="Nom : according.png
Affichages : 9373
Taille : 33,5 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Le problème systémique : quand le bug IdO devient risque physique</font></b><br />
<br />
L'affaire Yarbo n'est pas un incident isolé. Elle cristallise une tendance de fond dans le secteur de la robotique grand public : des fabricants qui pensent la connectivité comme une fonctionnalité et la sécurité comme un coût différé. La différence fondamentale avec un bug dans une application mobile ou un objet connecté passif, c'est qu'ici la faille logicielle se traduit directement en danger corporel.<br />
<br />
Pour les investisseurs et les acheteurs institutionnels, l'enjeu dépasse la dette technique : une faille de sécurité peut déclencher des demandes de remboursement, des rappels de produits, des enquêtes réglementaires, des exclusions assurantielles et des blocages dans les procédures d'achats d'entreprise. Dans des contextes industriels ou gouvernementaux, la question n'est plus « ce produit est-il pratique ? » mais « peut-on auditer son accès distant et garantir que ses données ne transitent pas par des serveurs tiers non déclarés ? »<br />
<br />
Les régulateurs européens, qui s'apprêtent à appliquer le <a href="https://securite.developpez.com/actu/352515/" target="_blank">Cyber Resilience Act à l'ensemble des produits connectés mis sur le marché dans l'Union</a> [bien que le règlement soit actif depuis le 10 décembre 2024, , l'application concrète des obligations pour les fabricants et distributeurs est progressive, avec une mise en conformité complète requise d'ici fin 2027], auront dans l'affaire Yarbo un cas d'école : identifiants codés en dur identiques sur toute la flotte, mot de passe Wi-Fi affiché en clair, télémétrie acheminée vers ByteDance, backdoor non désactivable par l'utilisateur et siège social opaque. Chacun de ces éléments constitue, pris isolément, une violation caractérisée des exigences du règlement. Ensemble, ils dessinent le portrait d'une entreprise qui a traité la sécurité comme une variable d'ajustement, jusqu'à ce qu'un chercheur décide de monter une tondeuse sur la poitrine d'un journaliste pour forcer la prise de conscience.<br />
<br />
Sources : <a rel="nofollow" href="https://github.com/Bin4ry/yarbo-nat-in-my-back-yard" target="_blank">GitHub de Andreas Makris</a>, <a rel="nofollow" href="https://www.wilsonsmedia.com/here-is-yarbos-promise-to-fix-the-robot-mower-that-ran-me-over/" target="_blank">Kenneth Kohlmann</a> (cofondateur de Yarbo), <a rel="nofollow" href="https://www.theverge.com/tech/925696/yarbo-robot-lawn-mower-hack-remote-control-camera-access-mqtt" target="_blank">Sean Hollister</a>, <a rel="nofollow" href="https://cyber.gouv.fr/reglementation/cybersecurite-des-produits/cyber-resilience-act/" target="_blank">ANSSI</a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Le Cyber Resilience Act suffira-t-il ? Le règlement européen impose des exigences minimales de sécurité pour les produits connectés, mais son entrée en vigueur progressive laisse encore de nombreux appareils déjà en circulation hors de portée. Comment réglementer rétrospectivement une flotte de robots déjà déployés ?<br />
<br />
:fleche: La divulgation sans coordination est-elle légitime ? Makris a choisi de publier sans délai de grâce après la réponse jugée insuffisante de Yarbo. Ce choix met les utilisateurs en danger à court terme mais force une réaction rapide du fabricant. Où situer le curseur entre intérêt public et responsabilité du chercheur ?<br />
<br />
:fleche: La télémétrie ByteDance doit-elle déclencher une interdiction ? Si les drones DJI ont été bannis de certains usages fédéraux américains en raison de leurs liens avec la Chine, la même logique s'applique-t-elle à des robots domestiques qui connaissent l'adresse, le réseau Wi-Fi et les habitudes de déplacement de leurs propriétaires ?<br />
<br />
:fleche: La sécurité physique doit-elle être découplée de la sécurité logicielle ? L'arrêt d'urgence de la Yarbo est physique, mais sa logique de détection d'obstacle est logicielle et peut être court-circuitée par une commande distante. Faut-il imposer des coupe-circuits matériels inviolables sur tout engin autonome capable de causer des blessures ?<br />
<br />
:fleche: Qui est responsable quand un robot piraté blesse quelqu'un ? Le fabricant, l'opérateur du service cloud, le distributeur ou l'utilisateur qui a mis l'appareil en réseau ? Le cadre juridique actuel n'a pas de réponse claire.</div>


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			<legend>Images attachées</legend>
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]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183669/club-professionnels-informatique/actualites/milliers-robots-tondeuses-yarbo-livres-backdoor-permanente-qu-chercheur-exploite/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Sony affirme que des outils d'IA « efficaces » permettront d'inonder le marché d'encore plus de jeux]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183661&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Mon, 11 May 2026 11:30:45 GMT</pubDate>
			<description>*Sony affirme que des outils...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Sony affirme que des outils d'IA « efficaces » permettront d'inonder le marché d'encore plus de jeux,</font></b><br />
<b><font size="1">mais les artistes humains « doivent rester au centre », déclare le fabricant de PlayStation    </font></b><br />
<br />
<b>Sous pression financière après un exercice 2025 difficile, Sony a présenté début mai sa stratégie IA lors de sa conférence aux investisseurs. Le groupe nippon y décrit un virage profond : l'intelligence artificielle comme levier d'efficacité dans ses studios first-party, mais aussi comme catalyseur d'un afflux massif de nouveaux jeux sur le marché. Une vision ambitieuse qui ne manquera pas de susciter l'inquiétude autant que l'enthousiasme.</b><br />
<br />
Pour comprendre l'urgence du discours tenu par Sony lors de sa présentation stratégique du 8 mai 2026, il faut d'abord regarder les chiffres. La division jeux de Sony n'a vendu que 1,5 million de PS5 au cours de son quatrième trimestre fiscal, soit une chute de 46 % par rapport à l'année précédente. Un effondrement en partie attribuable à deux hausses de prix successives en moins d'un an, qui ont fait passer le prix du modèle standard de 499,99 dollars à 649,99 dollars. <br />
<br />
Parallèlement, <a href="https://jeux.developpez.com/actu/330624/" target="_blank">l'acquisition de Bungie</a> (le studio derrière Destiny 2 et Marathon) continue de peser lourd. Sony a enregistré un coût de dépréciation de 560 millions de dollars pour son seul quatrième trimestre fiscal 2025, avec un total de près de 765 millions de dollars perdus sur l'ensemble de l'année sur cette opération. La situation est d'autant plus embarrassante que Marathon, la première nouvelle franchise de Bungie depuis plus d'une décennie, peine à se maintenir dans le top 10 des jeux les plus joués chaque semaine sur PS5, Xbox Series X/S ou PC. <br />
<br />
C'est dans ce contexte de pression financière que Hiroki Totoki, PDG du groupe Sony, et Hideaki Nishino, président et directeur général de Sony Interactive Entertainment (SIE), ont choisi de faire de l'intelligence artificielle le centre de gravité de leur présentation aux investisseurs.<br />
<br />
<b><font size="3">La rhétorique de l'amplificateur</font></b><br />
<br />
Le cadrage rhétorique de Sony mérite d'être examiné avec attention. Totoki a décrit l'IA comme « un amplificateur de l'imagination humaine et un catalyseur de nouvelles possibilités », tout en insistant sur le fait que « la créativité humaine doit rester au centre » et que l'IA « n'est pas un remplacement pour les artistes ou les créateurs ». <br />
<br />
Ce discours n'a rien d'original dans l'industrie : Microsoft, Electronic Arts, Ubisoft et Activision ont tous tenu des propos comparables ces dernières années. Ce qui distingue la présentation de Sony, c'est la précision avec laquelle les deux dirigeants ont articulé leur vision en la liant à des outils concrets déjà déployés en interne.<br />
Nishino a confirmé que les studios first-party de PlayStation utilisent déjà l'IA générative et d'autres technologies connexes dans leurs pipelines de développement, notamment pour automatiser les flux de travail répétitifs, améliorer la productivité en ingénierie logicielle et accélérer l'assurance qualité, la modélisation 3D et l'animation. <br />
<br />
<b><font size="3">Mockingbird : quand l'IA fait le travail de l'animateur</font></b><br />
<br />
L'outil le plus emblématique présenté lors de cette conférence porte le nom de Mockingbird, référence au merle moqueur capable d'imiter n'importe quel chant. Ce programme d'IA générative propriétaire « anime rapidement des modèles faciaux 3D à partir de données de capture de performance ». Des studios comme Naughty Dog, à qui l'on doit <i>The Last of Us</i> et <i>Uncharted</i>, et San Diego Studio, responsable de la franchise <i>MLB The Show</i>, ont adopté l'outil, y compris sur des titres déjà commercialisés. <br />
<br />
La promesse de gains de temps est frappante. « Avec Mockingbird, un travail d'animation qui aurait pris des heures peut désormais être accompli en une fraction de seconde », a déclaré Nishino. La nuance (importante) est que l'entreprise dit ne pas remplacer les acteurs de capture de mouvement, mais optimiser la façon dont elle traite les données issues de ces sessions live. Autrement dit : les comédiens continuent de jouer, mais le travail en aval d'interprétation et de rigging de leurs performances est largement délégué à la machine. <br />
<br />
Un second outil, distinct, a également été évoqué. Un système d'animation de cheveux piloté par l'IA convertit des séquences vidéo de coiffures réelles en modèles 3D au niveau du brin, réduisant drastiquement ce qui était auparavant un processus extrêmement laborieux. Animer des centaines de mèches individuelles avec un comportement physique crédible représentait l'un des défis techniques les plus chronophages de la production 3D. L'IA compresse ce travail en quelques instants. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676248d1778498851/club-professionnels-informatique/actualites/sony-affirme-outils-d-ia-efficaces-permettront-d-inonder-marche-d-plus-jeux/sony.png/" border="0" alt="Nom : sony.png
Affichages : 2782
Taille : 528,7 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">La plateforme comme outil de monétisation</font></b><br />
<br />
Au-delà du pipeline de développement, Nishino a présenté l'IA comme un levier de revenus directs pour la plateforme PlayStation elle-même. Des outils d'acheminement de paiements basés sur le machine learning ont généré plus de 700 millions de dollars de revenus supplémentaires au cours des dernières années, en dirigeant les transactions de manière plus efficace. <br />
<br />
Sony travaille également sur des systèmes de recommandation personnalisés, susceptibles de suggérer à chaque joueur son prochain jeu, son prochain abonnement ou ses prochains achats d'accessoires et de merchandising en fonction de ses préférences. Un système de ce type, bien calibré, peut significativement augmenter le panier moyen par utilisateur et réduire le churn sur PlayStation Plus; un enjeu capital alors que les revenus de PlayStation Network (services en ligne et store numérique) constituent désormais le principal moteur de croissance de la division jeux, avec des utilisateurs actifs mensuels atteignant 125 millions en mars 2026, un record pour un quatrième trimestre.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676249d1778498894/club-professionnels-informatique/actualites/sony-affirme-outils-d-ia-efficaces-permettront-d-inonder-marche-d-plus-jeux/actifs.png/" border="0" alt="Nom : actifs.png
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Taille : 238,9 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<font size="3"><b>Le partenariat Bandai Namco et la dimension industrielle</b></font><br />
<br />
Sony ne limite pas son discours à ses propres studios. Le groupe a lancé avec Bandai Namco Holdings un « projet pilote collaboratif » centré sur l'IA générative et son rôle dans l'avenir de la production vidéo. Ce partenariat illustre une dynamique plus large : les grands éditeurs cherchent à mutualiser les investissements en R&amp;D sur des briques technologiques communes, plutôt que de dupliquer les efforts dans chaque studio. <br />
<br />
Sony Pictures a de son côté investi plus de 50 millions de dollars dans des capacités IA couvrant la planification de production, la protection des contenus, la productivité d'entreprise, l'analytique de données et la conversion 3D au sein de ses divisions de divertissement. Sony Music, quant à elle, travaille à l'établissement d'un standard industriel pour étiqueter les contenus générés par l'IA, dans une logique de transparence vis-à-vis des consommateurs et, implicitement, de protection des droits de propriété intellectuelle. <br />
<br />
<b><font size="3">L'afflux de jeux : promesse ou menace ?</font></b><br />
<br />
C'est sans doute le point le plus controversé de la présentation de Nishino. Le dirigeant a prédit que Sony « s'attend à voir une augmentation significative du volume et de la diversité des contenus disponibles pour les joueurs » dans un avenir proche, résultat inévitable d'outils de développement IA qui « abaissent les barrières à la création, accélèrent les cycles de développement et permettent à davantage de créateurs d'entrer sur le marché ». <br />
<br />
Le raisonnement est séduisant en théorie : moins d'obstacles techniques, plus de développeurs capables de concrétiser leurs idées, donc plus de diversité et d'innovation. Mais la réalité du marché du jeu vidéo, et particulièrement de Steam, raconte une histoire plus nuancée. La plateforme de Valve voit déjà plusieurs milliers de nouveaux titres publiés chaque année ; la visibilité des jeux y est devenue un problème structurel aussi sérieux que la qualité de développement.<br />
<br />
Nishino a reconnu lui-même que cette augmentation du volume de contenu rendra le rôle de curation et de recommandation de la plateforme encore plus critique, avec les IP propriétaires de Sony et ses franchises de studio comme différenciateurs clés lorsque les joueurs auront plus de choix que jamais. En d'autres termes : Sony parie que son image de marque lui permettra de surnager dans un océan de contenus de plus en plus dense. Ce pari est cohérent, à condition que la qualité des productions first-party reste au rendez-vous, ce que l'épisode Bungie ne garantit pas d'emblée. <br />
<br />
<b><font size="3">La question des emplois, soigneusement évitée</font></b><br />
<br />
Un angle remarquablement absent de la présentation officielle : l'impact de ces outils sur les effectifs des studios. La rhétorique de « l'amplificateur» sert précisément à esquiver cette question; si l'IA augmente la productivité des équipes existantes sans les remplacer, il n'y a pas de problème d'emploi à traiter. Mais l'automatisation de tâches qui « auraient pris des heures » pose inévitablement la question de leur nécessité à terme dans un organigramme.<br />
<br />
Des observateurs de l'industrie notent un gouffre considérable entre les promesses des PDG sur l'IA et les résultats tangibles pour les joueurs, soulignant qu'il est « plus facile de passer sous silence les impacts moins positifs de la montée de l'IA » lorsqu'on se concentre sur la rhétorique. Krafton, concurrent de Sony, a annoncé un gel des recrutements quelques semaines avant de faire la promotion de son approche IA, un signal que ces technologies ne sont pas sans conséquences sur les politiques RH, quoi qu'en disent les présentations aux investisseurs. <br />
<br />
<b><font size="3">Un virage assumé, des inconnues persistantes</font></b><br />
<br />
La présentation Sony marque un tournant dans la communication publique des grands acteurs du jeu vidéo sur l'IA. Fini le positionnement ambigu ou défensif : Sony assume pleinement l'intégration de l'IA générative dans ses pipelines et la revendique comme avantage compétitif. Des technologies comme Mockingbird relèvent d'une automatisation qui fait sens techniquement ; elles diffèrent de l'usage de l'IA générative pour produire des assets artistiques ex nihilo, ce qui constitue une ligne de démarcation importante dans le débat sectoriel. <br />
<br />
Reste à voir si cette stratégie permettra à Sony de sortir de la période difficile qu'elle traverse. La société anticipe un rebond de 30 % de ses bénéfices pour son prochain exercice fiscal, en s'appuyant notamment sur le lancement très attendu de Grand Theft Auto VI en novembre, en l'absence des charges liées à Bungie qui ont plombé les résultats 2025. L'IA, dans ce scénario, joue un rôle de soutien à moyen terme (accélération des cycles de production, réduction des coûts opérationnels) plutôt que de solution immédiate à des difficultés conjoncturelles. <br />
<br />
Ce qui est certain, c'est que l'industrie du jeu vidéo entre dans une phase de transformation profonde de ses modes de production. Sony vient d'en dessiner les grandes lignes avec une clarté inédite. La question qui reste ouverte est de savoir si davantage de jeux produits plus vite signifie nécessairement de meilleures expériences pour les joueurs... ou simplement plus de bruit dans un marché déjà saturé.<br />
<br />
Source : <a rel="nofollow" href="https://www.sony.com/en/SonyInfo/IR/library/presen/strategy/pdf/2026/speech_E.pdf" target="_blank">Sony</a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: L'automatisation des tâches d'animation et d'assurance qualité par l'IA constitue-t-elle une étape logique et souhaitable du développement de jeux, ou ouvre-t-elle la voie à une déqualification progressive des métiers techniques du secteur ?<br />
<br />
:fleche: Sony parie sur sa capacité de curation pour distinguer ses titres first-party dans un marché plus dense, mais cette stratégie est-elle viable à long terme face à des plateformes comme Steam qui agrègent tout sans discrimination éditoriale ?<br />
<br />
:fleche: L'afflux annoncé de nouveaux jeux rendu possible par l'IA profitera-t-il davantage aux petits studios indépendants, ou consolidera-t-il surtout la domination des grands éditeurs disposant déjà des ressources pour développer et intégrer ces outils ?<br />
<br />
<b>Voir aussi :</b><br />
<br />
:fleche: <a href="https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/360663/L-IA-prend-deja-des-emplois-dans-l-industrie-du-jeu-video-des-acteurs-majeurs-comme-Activision-Blizzard-qui-a-recemment-licencie-utilisent-la-GenAI-pour-le-developpement-de-jeux-selon-une-enquete/" target="_blank">L'IA prend déjà des emplois dans l'industrie du jeu vidéo : des acteurs majeurs comme Activision Blizzard, qui a récemment licencié, utilisent la GenAI pour le développement de jeux, selon une enquête</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/380829/Les-studios-AAA-virent-leurs-developpeurs-au-nom-de-l-IA-et-s-en-vantent-Les-developpeurs-solo-l-utilisent-pour-creer-et-se-cachent-Bienvenue-dans-la-logique-absurde-du-jeu-video-en-2026/" target="_blank">Les studios AAA virent leurs développeurs au nom de l'IA et s'en vantent. Les développeurs solo l'utilisent pour créer et se cachent. Bienvenue dans la logique absurde du jeu vidéo en 2026</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://jeux.developpez.com/actu/379670/Des-joueurs-mecontents-obligent-des-studios-a-abandonner-ou-a-modifier-des-titres-recents-soupconnes-d-integrer-des-contenus-generes-par-l-IA-je-ne-paie-rien-que-pour-des-jeux-crees-par-des-humains/" target="_blank">Des joueurs mécontents obligent des studios à abandonner ou à modifier des titres récents soupçonnés d'intégrer des contenus générés par l'IA : « je ne paie rien que pour des jeux créés par des humains »</a></div>


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			<legend>Images attachées</legend>
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				<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676248d1778498851/club-professionnels-informatique/actualites/sony-affirme-outils-d-ia-efficaces-permettront-d-inonder-marche-d-plus-jeux/sony.png/" alt="" />&nbsp;<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676249d1778498894/club-professionnels-informatique/actualites/sony-affirme-outils-d-ia-efficaces-permettront-d-inonder-marche-d-plus-jeux/actifs.png/" alt="" />&nbsp;
			</div>
		</fieldset>
	

	

	

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]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183661/club-professionnels-informatique/actualites/sony-affirme-outils-d-ia-efficaces-permettront-d-inonder-marche-d-plus-jeux/</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Des caméras dans vos oreilles : Apple teste des AirPods pour alimenter Siri en informations visuelles</title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183636&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Fri, 08 May 2026 16:31:35 GMT</pubDate>
			<description>*Après les lunettes Meta...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Après les lunettes Meta Ray-Ban, les écouteurs à caméras : Apple teste des AirPods à « intelligence visuelle »</font></b><br />
<b><font size="1">pour alimenter Siri en informations visuelles sur l'environnement du porteur   </font></b><br />
<br />
<b>Quatre ans de développement, des reports à répétition liés aux retards de Siri, et une révélation signée Mark Gurman chez Bloomberg : Apple a franchi une étape décisive dans la mise au point d'AirPods équipés de caméras intégrées. Les prototypes sont entrés en phase de validation design (DVT), l'avant-dernière étape avant la production de masse. Ce qui semblait encore être de la science-fiction il y a dix-huit mois est désormais une réalité industrielle en cours de finalisation. Mais derrière la prouesse technique se cache une question que la presse spécialisée commence à poser à voix haute : à quel prix, en termes de vie privée, sommes-nous prêts à accueillir des caméras ambiantes dans nos oreilles ?</b><br />
<br />
Ce n'est pas un projet né du jour au lendemain. Le développement de ces AirPods a débuté il y a quatre ans, et Apple anticipe une forte demande pour ce produit, au point de travailler sur des composants sécurisés adaptés à une production de masse. Les premières rumeurs avaient émergé en juin 2024 sous la plume de l'analyste Ming-Chi Kuo, qui évoquait alors des caméras destinées à améliorer l'audio spatial pour le Vision Pro. La trajectoire a depuis été sensiblement réorientée vers un usage d'IA généraliste. <br />
<br />
Selon des sources proches du dossier ayant requis l'anonymat, le projet a atteint un stade où les prototypes disposent d'un design et de capacités quasi finalisés. Les écouteurs sont actuellement au stade de « design validation testing » (DVT), une phase de tests avancée menée en interne. La prochaine étape, « production validation testing » (PVT), correspond au démarrage d'une préproduction en vue d'une fabrication à plus grande échelle. <br />
<br />
La phase DVT dure généralement entre trois et six mois, tandis que la phase PVT pour les AirPods a historiquement duré entre deux et quatre mois. La production de masse complète commence généralement deux mois avant le lancement commercial. Autant dire que si tout se passe bien, les AirPods à caméras pourraient atterrir sur les étals avant la fin de l'année civile. <br />
<br />
<b><font size="3">Des caméras, mais pas pour filmer... officiellement</font></b><br />
<br />
Apple prend soin de cadrer le discours en amont. Les caméras intégrées ne pourront pas capturer de photos ou de vidéos : elles serviront uniquement à alimenter Siri en informations visuelles sur l'environnement du porteur, en basse résolution. Apple appelle cela la « Visual Intelligence » (l'intelligence visuelle) et l'ambition est de permettre des interactions contextuelles avec Siri directement depuis les oreilles. <br />
<br />
Les cas d'usage envisagés incluent : obtenir des suggestions de recettes en regardant des ingrédients dans un réfrigérateur, recevoir des indications de navigation enrichies par des repères visuels, ou encore déclencher des rappels à partir d'objets détectés dans le champ de vision. Le dispositif fonctionnerait de façon analogue à l'envoi de photos dans des services comme ChatGPT d'OpenAI ou la fonction d'intelligence visuelle déjà présente sur l'iPhone. <br />
<br />
Sur le plan formel, les nouveaux AirPods ressembleront aux AirPods Pro 3, avec des tiges légèrement plus longues pour loger les caméras dans les deux écouteurs, gauche et droit. Un petit indicateur LED s'allumera lorsque les AirPods transmettront des données visuelles à Siri. Ce voyant lumineux est présenté par Apple comme la garantie de transparence du système, une sorte d'équivalent du témoin vert de la webcam sur les MacBook.<br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676217d1778257603/club-professionnels-informatique/actualites/cameras-vos-oreilles-apple-teste-airpods-alimenter-siri-informations-visuelles/buds.png/" border="0" alt="Nom : buds.png
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Taille : 342,6 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Le problème Siri, et le calendrier qui glisse</font></b><br />
<br />
Le véritable frein au lancement n'est pas matériel, plutôt logiciel. Apple visait initialement un lancement dès le premier semestre 2026, mais a dû revoir ce calendrier en raison d'un Siri nouvelle génération qui n'est pas encore prêt. L'assistant vocal d'Apple, régulièrement moqué pour son retard face aux modèles de Google et d'OpenAI, doit faire l'objet d'une refonte majeure présentée lors de la WWDC en juin, avant un déploiement en septembre avec iOS 27, macOS 27 et iPadOS 27. <br />
<br />
Une fenêtre de lancement coïncidant avec cet automne semble donc la plus probable, à condition qu'Apple soit satisfait du niveau de maturité des fonctionnalités d'intelligence visuelle intégrées. Ce couplage fort entre le matériel et le logiciel est d'ailleurs une marque de fabrique d'Apple et un facteur de risque supplémentaire : si Siri déçoit à nouveau, le produit tout entier en pâtira.<br />
<br />
Le positionnement de ce produit dans la gamme reste flou. Apple ne souhaiterait pas l'appeler AirPods Pro 4, et le nom AirPods Ultra circule comme piste sérieuse, une étiquette qui impliquerait un tarif supérieur aux 279 euros des AirPods Pro 3 actuels. <br />
<br />
<b><font size="3">Une LED pour rassurer des millions de personnes : le pari impossible</font></b><br />
<br />
C'est ici que le débat s'emballe. À la différence des lunettes connectées de Meta, les AirPods sont petits, omniprésents, et portés par des centaines de millions de personnes qui les considèrent comme invisibles depuis plus d'une décennie. La LED d'alerte, si elle constitue un geste en direction de la vie privée, se heurte à un problème structurel : l'objet est placé à l'intérieur du conduit auditif, et la grande majorité des personnes présentes dans l'environnement du porteur n'auront ni l'angle de vue, ni les connaissances, ni même l'idée de surveiller ce minuscule voyant. <br />
<br />
Le contraste avec les Ray-Ban Meta est éloquent. Les lunettes de Meta ont fait l'objet de critiques massives concernant leurs implications pour la vie privée, et pourtant, leurs caméras sont au moins visibles pour qui sait les reconnaître. Les AirPods, eux, sont socialement invisibles, non pas parce qu'ils sont discrets, mais parce qu'ils sont tellement normalisés que personne ne les regarde plus avec attention. <br />
<br />
L'actualité récente illustre à quel point la menace est concrète. En mars 2026, une enquête des journaux suédois Svenska Dagbladet et Göteborgs-Posten a révélé que des travailleurs d'un sous-traitant kenyan de Meta, la société Sama, étaient chargés de visionner des extraits vidéo capturés par les lunettes IA de Meta dans le cadre d'un programme d'annotation de données, incluant des situations aussi intimes que des personnes se déshabillant à leur domicile. Une plainte collective a été déposée en mars 2026 devant le tribunal fédéral du district nord de Californie, reprochant à Meta des messages marketing trompeurs autour de la notion de confidentialité. <br />
<br />
Apple, qui mise depuis des années sur la vie privée comme avantage concurrentiel, se retrouve à devoir naviguer dans les mêmes eaux troubles. La promesse d'une caméra qui « ne filme pas » est difficile à vérifier de l'extérieur, et l'histoire des contournements logiciels (jailbreaks, exploits d'API, applications tierces) devrait tempérer tout optimisme.<br />
<br />
<b><font size="3">L'effet de normalisation : Apple comme catalyseur industriel</font></b><br />
<br />
Au-delà du produit lui-même, l'enjeu est sectoriel. Comme pour tout ce qu'Apple lance, les autres constructeurs suivront. Des caméras dans les AirPods signifient des caméras dans les écouteurs en général, à terme. Le précédent existe déjà dans un segment de niche : début 2026, Razer a présenté le Project Motoko, un casque supra-aural intégrant deux caméras frontales conçues pour fonctionner avec ChatGPT, Gemini et d'autres plateformes d'IA. Le produit était convaincant comme concept, mais clairement orienté <i>early adopters</i>. <br />
<br />
Avec Apple, l'échelle change radicalement. Les AirPods représentent une des gammes d'accessoires électroniques grand public les plus répandues au monde. Les observateurs du secteur devront surveiller de près la façon dont les constructeurs trouveront un équilibre entre inférence locale, traitement cloud et transparence vis-à-vis des utilisateurs, à mesure que les appareils audio gagnent des capteurs visuels. <br />
<br />
La question réglementaire n'est pas mûre, mais elle viendra. L'IA Act européen encadre les systèmes d'IA à haut risque liés à la biométrie ; or, une caméra ambiante portée en continu et susceptible de capter des visages, des documents, des espaces privés, entre nécessairement dans des zones grises qui appelleront des clarifications.<br />
<br />
<b><font size="3">Une solution à la recherche d'un problème ?</font></b><br />
<br />
La critique la plus fondamentale tient peut-être au cas d'usage lui-même. Les AirPods à caméras promettent de permettre à Siri de répondre à des questions sur ce que vous regardez, mais cette fonctionnalité est déjà disponible sur iPhone, avec un simple geste de la main. La question demeure : ces AirPods résolvent quoi exactement ? L'inconvénient de devoir lever son téléphone pour interroger une IA ? <br />
<br />
La comparaison avec l'iPhone est sévère mais pertinente. L'iPhone répondait à des frictions réelles et douloureuses dans la vie quotidienne des utilisateurs : la lenteur des téléphones à clavier, l'absence de navigation internet mobile, la maladresse des appareils photo compacts. Les caméras dans les écouteurs semblent, en l'état, chercher leur légitimité davantage du côté de la course aux specs IA que de l'expérience utilisateur.<br />
<br />
La véritable innovation pourrait s'avérer utile pour certains publics spécifiques, notamment les personnes malvoyantes, pour lesquelles une description audio en temps réel de l'environnement visuel représente un gain d'accessibilité considérable. Mais pour le grand public, le rapport bénéfice/risque reste à démontrer. Et il sera difficile de le démontrer sans une politique de données limpide, auditée, et opposable.<br />
<br />
Source : <a rel="nofollow" href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2026-05-07/apple-s-camera-equipped-airpods-reach-advanced-testing-stage-in-ai-device-push" target="_blank">Bloomberg</a><br />
<br />
:fleche: La LED comme indicateur de captation suffit-elle à garantir un consentement éclairé des tiers (collègues, passants, membres de la famille) qui n'ont pas choisi de se trouver dans le champ de vision d'un porteur d'AirPods à caméras ?<br />
<br />
:fleche: Apple peut-elle tenir sa réputation de champion de la vie privée tout en déployant un appareil de captation visuelle ambiante, porté en continu, dont les données transitent vers ses serveurs cloud ?<br />
<br />
:fleche: Les régulateurs européens (armés du RGPD et de l'AI Act) vont-ils traiter les AirPods à caméras comme un système d'IA biométrique encadré, ou laisser le flou juridique profiter au déploiement ?<br />
<br />
:fleche: Le précédent Meta Ray-Ban change-t-il structurellement l'accueil public réservé à tout dispositif de captation ambiante, y compris lorsqu'il provient d'un constructeur perçu comme plus vertueux sur la confidentialité ?<br />
<br />
:fleche: Si l'intelligence visuelle contextuelle est déjà disponible sur iPhone, quel est le vrai différenciateur des AirPods à caméras et Apple peut-elle construire un marché autour d'un cas d'usage dont la nécessité reste à prouver ?<br />
<br />
<b>Voir aussi :</b><br />
<br />
:fleche: <a href="https://securite.developpez.com/actu/380743/Lunettes-Ray-Ban-de-Meta-une-infrastructure-de-surveillance-de-masse-portee-par-sept-millions-de-personnes-des-sous-traitants-ont-acces-aux-images-et-Meta-prepare-la-reconnaissance-faciale-en-temps-reel/" target="_blank">Lunettes Ray-Ban de Meta : une infrastructure de surveillance de masse portée par sept millions de personnes, des sous-traitants ont accès aux images et Meta prépare la reconnaissance faciale en temps réel</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://securite.developpez.com/actu/380889/Des-sous-traitants-revelent-avoir-vu-des-images-filmees-avec-les-lunettes-Ray-Ban-Meta-montrant-des-personnes-aux-toilettes-Meta-est-accusee-d-avoir-dissimule-la-verite-sur-la-vie-privee-des-utilisateurs/" target="_blank">Des sous-traitants révèlent avoir vu des images filmées avec les lunettes Ray-Ban Meta montrant des personnes aux toilettes. Meta est accusée d'avoir « dissimulé la vérité » sur la vie privée des utilisateurs</a><br />
<br />
:fleche: <a href="https://hardware.developpez.com/actu/381232/Pensez-y-deux-fois-avant-d-acheter-ou-d-utiliser-les-Ray-Ban-de-Meta-si-vous-envisagez-d-acheter-des-lunettes-connectees-vous-ne-serez-pas-le-seul-a-pouvoir-voir-et-entendre-vos-enregistrements-selon-l-EFF/" target="_blank">Pensez-y deux fois avant d'acheter ou d'utiliser les Ray-Ban de Meta : si vous envisagez d'acheter des lunettes connectées, vous ne serez pas le seul à pouvoir voir et entendre vos enregistrements selon l'EFF</a></div>


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				<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676217d1778257603/club-professionnels-informatique/actualites/cameras-vos-oreilles-apple-teste-airpods-alimenter-siri-informations-visuelles/buds.png/" alt="" />&nbsp;
			</div>
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]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183636/club-professionnels-informatique/actualites/cameras-vos-oreilles-apple-teste-airpods-alimenter-siri-informations-visuelles/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Réseaux sociaux: fin de partie. Un chercheur montre que l'algorithme n'est pas à l'origine des chambres d'écho]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183626&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Fri, 08 May 2026 10:02:28 GMT</pubDate>
			<description>*Réseaux sociaux : fin de...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Réseaux sociaux : fin de partie. Un chercheur démontre que les chambres d'écho s'auto-organisent</font></b><br />
<b><font size="1">et que l'algorithme peut paradoxalement freiner ce qu'on l'accuse d'amplifier</font></b><br />
<br />
<b>En neuf mois et trois études publiées, le chercheur en sciences sociales computationnelles Petter Törnberg a produit le dossier à charge le plus complet jamais constitué contre les réseaux sociaux, mais aussi contre l'idée qu'on pourrait les réformer. La première étude documente empiriquement leur déclin et leur radicalisation aux États-Unis. La deuxième simule leurs pathologies avec des agents IA et teste six remèdes, tous insuffisants. La troisième démontre que les chambres d'écho émergent sans algorithme, sans intention, et que l'algorithme peut paradoxalement freiner ce qu'on l'accuse d'amplifier. Trois angles, une même conclusion : le problème est structural, et il est plus profond qu'on ne le pensait.</b><br />
<br />
<b><font size="3">Première étude : les chiffres du déclin</font></b><br />
<br />
Avant de simuler les réseaux sociaux en laboratoire, Törnberg a d'abord voulu mesurer ce qui se passe réellement sur le terrain. S'appuyant sur les données représentatives des sondages nationaux électoraux américains de 2020 et 2024 (les ANES, référence méthodologique en sciences sociales), il livre dans le Journal of Quantitative Description: Digital Media un tableau statistique qui confirme l'intuition générale tout en la précisant considérablement.<br />
<br />
L'usage global des plateformes a reculé entre 2020 et 2024, porté par une hausse de la part de la population qui ne les utilise plus du tout, notamment les plus jeunes et les plus âgés. Ce recul n'est pas homogène. Facebook, YouTube et Twitter/X ont perdu du terrain, tandis que TikTok et Reddit ont progressé modestement, reflétant une sphère publique numérique plus fragmentée. Les audiences des plateformes ont vieilli et sont devenues légèrement plus éduquées et plus diverses. <br />
<br />
Mais c'est la dimension politique qui retient le plus l'attention. Politiquement, la plupart des plateformes se sont déplacées vers les utilisateurs républicains tout en restant, globalement, à dominante démocrate. Twitter/X incarne ce basculement à l'extrême : en 2020, les démocrates surpassaient les républicains à tous les niveaux d'engagement et dominaient massivement l'activité de publication, avec un avantage démocrate d'environ 45 points de pourcentage parmi les publications. En 2024, ce schéma s'est inversé, avec une bascule d'environ 50 points de pourcentage. Les démocrates continuent à visiter la plateforme mais publient beaucoup moins fréquemment, ce qui suggère un glissement d'une participation expressive vers une participation largement passive. <br />
<br />
La mécanique sous-jacente est claire : sur toutes les plateformes, la publication politique reste étroitement liée à la polarisation affective, les utilisateurs les plus partisans sont aussi les plus actifs. À mesure que les utilisateurs occasionnels se désengagent et que les partisans polarisés restent vocaux, la sphère publique en ligne devient plus petite, plus acérée et plus idéologiquement extrême. Ce que Törnberg appelle un « miroir déformant » qui reflète de moins en moins la société réelle et de plus en plus ses franges les plus clivantes.<br />
<br />
<b><font size="3">Deuxième étude : simuler pour comprendre et tenter de soigner</font></b><br />
<br />
Fort de ce diagnostic empirique, Törnberg passe à l'étape suivante avec Maik Larooij : si les plateformes dysfonctionnent de façon aussi documentée, peut-on identifier comment les réparer ? Pour répondre à cette question sans dépendre de données que les plateformes refusent de plus en plus de partager, ils construisent leur propre réseau social de toutes pièces.<br />
<br />
Leur approche, baptisée « simulation sociale générative », combine la modélisation multi-agents standard avec des grands modèles de langage, créant en pratique de petites personnalités IA pour simuler le comportement sur les réseaux sociaux. Ces agents reçoivent des personas issues du sondage national électoral américain, très détaillé sur les électeurs et leurs préférences : ton nom est Bob, tu viens du Massachusetts, tu aimes la pêche (juste pour leur donner quelque chose à quoi s'identifier et une représentation un peu plus riche). Ensuite, ils voient des nouvelles aléatoires du jour et peuvent choisir de les publier, de lire des publications d'autres utilisateurs, de les repartager ou de suivre des comptes. <br />
<br />
La plateforme ainsi créée est délibérément dépouillée : aucun algorithme de recommandation sophistiqué, aucune publicité ciblée. Et pourtant : « Ce que nous avons trouvé, c'est que nous n'avions pas besoin de mettre des algorithmes, nous n'avions pas besoin de modeler le modèle. Tout est sorti du modèle de base, toutes ces dynamiques », explique Törnberg à Ars Technica. Les trois pathologies documentées empiriquement (chambres d'écho, concentration de l'influence, amplification des voix extrêmes) émergent spontanément, sans qu'on les ait programmées. <br />
<br />
Les chercheurs identifient un mécanisme de rétroaction entre engagement réactif et formation du réseau comme cause profonde. Le repartage ne fait pas que amplifier du contenu; il construit progressivement le réseau de followers, exposant les utilisateurs à de nouveaux comptes via les reposts de comptes qu'ils suivent déjà. Cela crée un cycle auto-renforçant où l'engagement affectif pilote la croissance du réseau, qui façonne à son tour les expositions futures. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676195d1778234525/club-professionnels-informatique/actualites/reseaux-sociaux-fin-partie-chercheur-montre-l-algorithme-n-l-origine-chambres-d-echo/chambre.png/" border="0" alt="Nom : chambre.png
Affichages : 4597
Taille : 57,5 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Six remèdes, six déceptions</font></b><br />
<br />
Les chercheurs testent alors six interventions : retour au fil chronologique, algorithmes de « pontage » exposant les utilisateurs à des opinions contraires, masquage des métriques d'engagement, et d'autres variantes. Résultat : des améliorations seulement modestes et, dans certains cas, des résultats aggravés. Törnberg l'admet : « J'étais un peu déçu, pour être honnête. Parce que c'était censé être le papier optimiste. » <br />
<br />
Ce paradoxe illustre une réalité contre-intuitive : forcer la confrontation entre opinions opposées ne produit pas du dialogue, elle produit souvent de l'hostilité. La piste que Törnberg entrouvre alors est radicale : « Si nous voulons nous libérer de cela, nous devons probablement nous éloigner du modèle du réseau social et adopter une sorte de modèle spatial ou basé sur des groupes, qui rende les interactions un peu plus locales et un peu moins interconnectées à l'échelle globale. » <br />
<br />
<b><font size="3">Troisième étude : le vrai coupable, c'est la porte de sortie</font></b><br />
<br />
La troisième étude, publiée seul dans PLOS One le 6 mai 2026, affine et complexifie cette thèse. Le mécanisme qu'elle identifie n'est plus la dynamique d'abonnement et de repartage, mais quelque chose de plus discret et de plus universel : la dynamique de sortie.<br />
<br />
Des utilisateurs simulés se voient attribuer aléatoirement une opinion ou son contraire, puis interagissent avec des membres aléatoires de leur communauté. Dès que la proportion de membres portant une opinion opposée dépasse un seuil, l'utilisateur quitte la communauté et en rejoint une autre, sans chercher activement une communauté de même opinion, et sans aucune personnalisation algorithmique. <br />
<br />
Même lorsque les utilisateurs ne quittent leur communauté qu'après s'être trouvés presque entièrement entourés de désaccords, des sorties en cascade peuvent pousser des communautés initialement mixtes vers une forte homogénéité. Les chambres d'écho ne sont ni voulues ni programmées. Comme le résume Törnberg : « L'enseignement clé est que les chambres d'écho ne sont pas seulement conçues ou choisies, elles peuvent émerger de l'architecture de base de la façon dont l'interaction en ligne est organisée. » <br />
<br />
Pour valider ce mécanisme dans le monde réel, il analyse l'historique complet du subreddit r/MensRights entre 2007 et 2015, communauté originellement hétérogène devenue l'un des épicentres de la « manosphère » (un terme qui désigne l'ensemble de communautés en ligne qui gravitent autour de discours centrés sur la masculinité, souvent en réaction au féminisme. Le terme recouvre un spectre assez large, allant du relativement bénin au franchement toxique). Les utilisateurs dont le langage s'éloigne du centre sémantique évolutif de la communauté sont significativement plus susceptibles d'en partir, suggérant que c'est l'exclusion progressive des voix dissonantes, et non la recherche active d'entre-soi, qui construit les chambres d'écho. <br />
<br />
<b><font size="3">Le paradoxe de l'algorithme stabilisateur</font></b><br />
<br />
C'est ici que la troisième étude produit son résultat le plus contre-intuitif et le plus dérangeant pour le discours dominant. Car si la polarisation est avant tout une dynamique de sortie, alors un algorithme qui maintient les utilisateurs satisfaits dans des communautés mixtes peut, paradoxalement, ralentir la formation de chambres d'écho.<br />
<br />
Dans des simulations complémentaires intégrant une personnalisation algorithmique, Törnberg constate qu'elle peut en réalité ralentir les relocalisations et réduire la formation de chambres d'écho, préservant une plus grande hétérogénéité au sein de la communauté. « Ce qui m'a le plus surpris, c'est de constater que les algorithmes, si souvent accusés de créer des chambres d'écho, peuvent dans certaines conditions faire exactement le contraire; en maintenant les gens suffisamment à l'aise pour rester, ils peuvent en réalité préserver la diversité », dit-il. <br />
<br />
Ce résultat ne réhabilite pas les algorithmes de recommandation tels qu'ils existent aujourd'hui, optimisés pour l'engagement et le temps passé. Mais il déplace radicalement l'accusation : l'ennemi n'est peut-être pas l'algorithme en soi, mais la combinaison spécifique de dynamiques que les plateformes actuelles mettent en œuvre, leur incapacité à retenir les voix dissonantes plutôt qu'à les laisser s'exfiltrer vers des espaces plus homogènes.<br />
<br />
<b><font size="3">Une culture entière remodelée et l'IA pour accélérer le tout</font></b><br />
<br />
Ces trois études convergent vers un constat que Törnberg formule sans ménagement : les problèmes des réseaux sociaux ne sont pas des bugs corrigeables, ce sont des propriétés émergentes de leur architecture. « Les réseaux sociaux créent une structure d'incitation qui est vraiment centrale dans la transformation non seulement de notre perception de la politique, mais de ce qu'est la politique elle-même, des politiciens qui deviennent puissants et influents parce qu'ils contrôlent la distribution de ce qui est sans doute la forme de capital la plus précieuse de notre époque : l'attention. » <br />
<br />
Se déconnecter ne suffit pas à y échapper. « Même si vous lisez uniquement le New York Times, ce journal est tout de même reconfiguré par ce qui fonctionne sur les réseaux sociaux. J'ai eu un étudiant qui a montré qu'à mesure que les réseaux sociaux devenaient plus influents, les titres du New York Times devenaient plus accrocheurs et s'adaptaient au style de ce qui marche sur les réseaux sociaux. » <br />
<br />
Et l'arrivée des LLM aggrave encore la donne. « J'ai du mal à voir le modèle contemporain des réseaux sociaux continuer à exister sous le poids des LLM et de leur capacité à produire en masse de la fausse information ou des contenus optimisés pour ces dynamiques de réseau social. » La même technologie que Törnberg utilise pour simuler et comprendre les plateformes est déjà massivement déployée pour les manipuler. <br />
<br />
Dans une interview avec Ars Technica, la journaliste demande à Törnberg en substance : « Et si on détruisait complètement les réseaux sociaux actuels et qu'on repartait de zéro avec de nouvelles plateformes mieux conçues, est-ce que ça résoudrait le problème ? » Törnberg répond que non :  « Même en reconstruisant les plateformes depuis zéro, nous recréerions les mêmes divisions. La structure produit le problème, pas le design de surface. » Pour lui, recréer des espaces de connexion à grande échelle, c'est recréer les conditions mêmes qui produisent la polarisation. Les boucles de rétroaction ne sont pas dans le code, elles sont dans la structure de toute interaction sociale numérique à grande échelle. Peu importe la plateforme : on trouvera un nouveau clivage.<br />
<br />
Sources : <a rel="nofollow" href="https://journalqd.org/article/view/9611" target="_blank">étude 1</a>, <a rel="nofollow" href="https://arxiv.org/abs/2508.03385" target="_blank">étude 2 : <i>Can We Fix Social Media? Testing Prosocial Interventions using Generative Social Simulation</i></a>, <a rel="nofollow" href="https://arstechnica.com/science/2026/05/rip-social-media-what-comes-next-is-messy/" target="_blank">interview de Petter Törnberg</a>, <a rel="nofollow" href="https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0347207" target="_blank">étude 3</a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Que pensez-vous des conclusions du chercheur ? Les trouvez-vous pertinentes ou crédibles ? Dans quelle mesure ?<br />
<br />
:fleche: La troisième étude montre que les chambres d'écho se forment principalement quand les voix dissonantes partent et non quand les utilisateurs cherchent l'entre-soi. Les politiques de modération qui bannissent ou censurent des utilisateurs marginaux accélèrent-elles donc la polarisation plutôt que de la freiner ?<br />
<br />
:fleche: Si un algorithme bien calibré peut stabiliser des communautés mixtes en retenant les utilisateurs insatisfaits, faut-il renoncer au procès systématique des recommandations algorithmiques et réorienter la réflexion vers la conception d'algorithmes de rétention de la diversité plutôt que de maximisation de l'engagement ?<br />
<br />
:fleche: Les données empiriques montrent que les plus jeunes et les plus âgés sont ceux qui abandonnent le plus massivement les plateformes. S'agit-il d'un signe de santé numérique ou d'un retrait du débat public qui laisse le champ libre aux seuls partisans les plus mobilisés ?<br />
<br />
:fleche: Twitter/X a basculé de 50 points en faveur des républicains en quatre ans non pas parce que les républicains ont rejoint la plateforme en masse, mais parce que les démocrates ont cessé de publier. Ce phénomène de désengagement asymétrique est-il reproductible dans d'autres démocraties, et quelles en seraient les conséquences électorales ?<br />
<br />
:fleche: Törnberg utilise des LLM pour simuler et comprendre la toxicité des plateformes, tandis que ces mêmes LLM sont déployés pour l'amplifier. Cette dualité impose-t-elle une nouvelle éthique de la recherche en sciences sociales computationnelles ou révèle-t-elle simplement que la neutralité des outils est une illusion ?</div>


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	</div>
]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183626/club-professionnels-informatique/actualites/reseaux-sociaux-fin-partie-chercheur-montre-l-algorithme-n-l-origine-chambres-d-echo/</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Pourquoi Google a investi dans le jeu spatial EVE Online de Fenris Creations, ex-CCP Games</title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183618&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Thu, 07 May 2026 17:00:40 GMT</pubDate>
			<description>*Pourquoi Google a investi...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Pourquoi Google a investi dans le jeu spatial EVE Online de Fenris Creations, ex-CCP Games :</font></b><br />
<b><font size="1">DeepMind veut entraîner ses IA dans l'un des mondes virtuels les plus complexes jamais conçus   </font></b><br />
<br />
<b>Alors que CCP Games, le studio islandais derrière le MMO spatial EVE Online, reprend son indépendance après huit ans sous pavillon coréen et se rebaptise Fenris Creations, Google DeepMind annonce simultanément une prise de participation minoritaire assortie d'un partenariat de recherche inédit. L'objectif : utiliser l'univers persistant et profondément humain d'EVE comme terrain d'expérimentation pour des modèles d'IA capables de planification à long terme, de mémoire et d'apprentissage continu. Une convergence rare entre la recherche fondamentale en intelligence artificielle et l'un des jeux en ligne les plus complexes jamais créés.</b><br />
<br />
Le 6 mai 2026, le studio islandais CCP Games a officiellement tourné la page de huit années sous la tutelle de Pearl Abyss. L'éditeur sud-coréen avait acquis CCP Games en 2018 pour environ 425 millions de dollars ; il vient de le revendre à l'équipe dirigeante du studio pour 120 millions de dollars. Une décote significative, que les deux parties présentent sous un jour serein. À la suite d'une revue conjointe de leur stratégie à long terme, les deux entreprises ont conclu que le studio serait mieux soutenu sous la forme d'une entité indépendante, Pearl Abyss préférant se concentrer sur ses propres franchises. <br />
<br />
Le studio ne se contente pas de changer de propriétaire : il change également de nom. Baptisé Fenris Creations en référence à la mythologie nordique, mais aussi à l'histoire propre du studio, dont le premier jeu publié en 1997 portait déjà le nom de Fenris sur sa boîte. Un clin d'œil aux origines, au moment où l'entreprise entend écrire un nouveau chapitre. Fenris Creations sera désormais gouvernée par son propre conseil d'administration, dans un modèle proche de celui qui prévalait avant 2018, conçu pour soutenir la prise de décision stratégique autour de jeux persistants et de mondes virtuels à longue durée de vie. <br />
<br />
Sur le plan opérationnel, le changement se veut le plus indolore possible pour les équipes. La transition ne s'accompagne d'aucune restructuration ni de licenciements. Le siège social reste à Vatnsmýrin en Islande, et les studios de Reykjavik, Londres et Shanghai continuent de fonctionner normalement. Quant aux finances, le tableau est encourageant : EVE Online a clôturé 2025 avec certains de ses meilleurs résultats depuis plusieurs années, dont un mois de novembre record et un quatrième trimestre qui s'est hissé comme le deuxième meilleur de toute l'histoire du jeu, vieille de plus de vingt ans. <br />
<br />
<b><font size="3">Google DeepMind s'invite dans New Eden</font></b><br />
<br />
L'annonce de l'indépendance retrouvée ne serait déjà pas anodine en elle-même. Mais c'est la deuxième partie du communiqué qui a retenu l'attention de la communauté tech : simultanément à cette transition, Fenris Creations noue un partenariat de recherche avec Google DeepMind, centré sur l'avancement de la compréhension de l'intelligence dans des systèmes complexes et dynamiques. La collaboration explorera des domaines incluant la planification à long terme, la mémoire et l'apprentissage continu, en utilisant EVE Online comme environnement d'étude d'une richesse singulière. <br />
<br />
Pour y parvenir, les chercheurs de DeepMind utiliseront dans un premier temps une version hors ligne du jeu, tournant sur un serveur local, pour tester et évaluer leurs modèles dans un cadre contrôlé. Une précaution essentielle : il n'est pas question, du moins à ce stade, de lâcher des agents d'IA au milieu des centaines de milliers de joueurs humains qui habitent Tranquility, le serveur de production. Le PDG de Fenris Creations, Hilmar Veigar Pétursson, a tenu à rassurer sa communauté : cette recherche initiale se déroulera dans des versions contrôlées et hors ligne d'EVE, déconnectées de Tranquility. <br />
<br />
Google a par ailleurs concrétisé son engagement financièrement : dans le cadre de ce partenariat, Google a pris une participation minoritaire dans Fenris Creations. Le montant exact n'a pas été divulgué, mais la nature de cet investissement dit beaucoup sur la valeur stratégique que DeepMind attribue à ce terrain d'expérimentation. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676189d1778173062/club-professionnels-informatique/actualites/pourquoi-google-investi-jeu-spatial-eve-online-fenris-creations-ex-ccp-games/fenris.png/" border="0" alt="Nom : fenris.png
Affichages : 10625
Taille : 530,2 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Pourquoi EVE Online fascine les chercheurs en IA</font></b><br />
<br />
Pour comprendre l'intérêt de DeepMind pour EVE Online, il faut mesurer ce que ce jeu représente dans le paysage des environnements simulés. Lancé en 2003, EVE Online est un MMORPG spatial dans lequel les interactions entre joueurs jouent un rôle déterminant dans les évolutions économiques et politiques de l'univers. Plus de 7 000 systèmes stellaires, des marchés financiers émergents, des alliances militaires qui font et défont des empires : EVE n'est pas un jeu au sens traditionnel du terme, c'est une société simulée. <br />
<br />
Alexandre Moufarek, directeur de la recherche chez DeepMind, a qualifié EVE de « simulation unique en son genre pour tester une intelligence artificielle généraliste dans un environnement bac à sable sécurisé ». Ce qui intéresse DeepMind n'est pas tant la performance dans une tâche précise (battre un champion aux échecs ou à Go) que la capacité à naviguer dans un système ouvert, imprédictible, où les règles évoluent et où les agents doivent apprendre en continu. <br />
<br />
Demis Hassabis, cofondateur et PDG de Google DeepMind, a lui-même mis les jeux vidéo au cœur de sa trajectoire intellectuelle. Il a déclaré avoir commencé sa carrière en concevant et programmant des jeux de simulation d'IA complexes comme Theme Park, et que les jeux ont été au cœur de nombreuses percées de DeepMind (comme Atari DQN, AlphaGo, AlphaStar et SIMA) parce qu'ils constituent le terrain d'entraînement idéal pour développer et tester des algorithmes d'IA. <br />
<br />
L'historique de DeepMind en matière de jeux est en effet impressionnant. <a href="https://www.developpez.com/actu/96935/" target="_blank">AlphaGo a défait le champion du monde de Go Lee Sedol en 2016</a>. AlphaStar a atteint le <a href="https://www.developpez.com/actu/244703/" target="_blank">niveau Grand Maître sur StarCraft II en 2019</a>. OpenAI avait de son côté réalisé un exploit comparable en 2019 en <a href="https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/256300/" target="_blank">battant des champions du monde sur Dota 2</a>. Mais ces environnements, aussi complexes soient-ils, restaient des jeux à règles figées, avec des objectifs définis. EVE Online représente un saut qualitatif : un monde ouvert où l'intelligence doit s'exercer sur des horizons temporels de plusieurs mois, voire d'années, dans un contexte social et économique en mutation permanente. <br />
<br />
<b><font size="3">Une recherche encore floue, mais des ambitions lisibles</font></b><br />
<br />
L'annonce est volontairement parcellaire. Il est difficile de dresser un tableau précis de ce que Fenris Creations et Google DeepMind espèrent tirer de ce partenariat dans ses détails concrets. Le communiqué commun évite soigneusement le mot « IA » dans ses parties les plus promotionnelles, une prudence que certains observateurs interprètent comme une tentative de ne pas alarmer une base de joueurs traditionnellement méfiante envers les intrusions technologiques dans leurs espaces de jeu. <br />
<br />
Fenris Creations n'a pas promis un avenir centré sur l'IA pour le jeu dans l'immédiat, mais considère que la démarche a une valeur suffisante pour l'avenir du MMO pour y investir un partenariat utilisant des espaces contrôlés, hors ligne, proches de la recherche. La lecture plus cynique, que d'aucuns formulent déjà, est que des expériences propulsées par l'IA pourraient s'inviter dans le jeu d'ici quelques années. <br />
<br />
Le partenariat explorera également de nouvelles expériences de jeu rendues possibles par ces technologies. Cette formulation laisse entrevoir la possibilité de PNJ (personnages non-joueurs) dotés d'une intelligence bien supérieure aux comportements scriptés actuels, d'économies simulées plus réalistes, ou d'événements narratifs générés dynamiquement en fonction des actions collectives des joueurs. <br />
<br />
Par ailleurs, Fenris Creations n'en est pas à son premier pas vers l'IA : plus tôt cette année, le studio avait déjà lancé une fonctionnalité d'assistance propulsée par l'IA pour EVE Online, entraînée sur plus de 5,8 millions de messages publiés dans le canal d'aide aux débutants du jeu, afin de faciliter la prise en main d'un titre notoirement dense pour les nouveaux venus. <br />
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<div style="text-align: center;">
<div class="video-container"><iframe class="restrain" title="YouTube video player" width="560" height="315" allowfullscreen src="//www.youtube.com/embed/suQGmx9DAYg?wmode=transparent&amp;fs=1" frameborder="0"></iframe></div>
</div><br />
<b><font size="3">Fanfest 2026 et Google I/O : les prochaines échéances</font></b><br />
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Les deux entreprises ont choisi le moment avec soin. Adrian Bolton, membre fondateur de Google DeepMind, est attendu sur scène aux côtés du PDG de Fenris Creations lors du EVE Fanfest 2026 en Islande, prévu le 13 mai, pour révéler davantage de détails sur le partenariat. Une semaine plus tard, Google I/O se tiendra à Mountain View. Une présence de représentants de Fenris Creations sur la scène de Google I/O, aux côtés de l'équipe DeepMind, n'aurait rien de surprenant. <br />
<br />
Ce double rendez-vous constitue en quelque sorte une mise en scène de la double nature du projet : d'un côté, un engagement vis-à-vis de la communauté des joueurs, attachée à la transparence dans un jeu où la confiance est le ciment de l'économie virtuelle ; de l'autre, une démonstration de force technologique à l'intention de l'industrie.<br />
<br />
Le studio développe par ailleurs deux nouveaux titres liés à l'univers d'EVE : EVE Vanguard, un jeu de tir à la première personne de type extraction-aventure, et EVE Frontier, un jeu spatial en ligne. Ces projets pourraient constituer des terrains d'application plus directe des technologies développées en partenariat avec DeepMind, sans perturber l'écosystème délicat du jeu original. <br />
<br />
<b><font size="3">Un laboratoire grandeur nature pour l'IA généraliste</font></b><br />
<br />
Ce partenariat s'inscrit dans une dynamique plus large. Après avoir épuisé les environnements de jeux classiques (Go, échecs, Atari, StarCraft), les laboratoires d'IA cherchent des espaces plus vastes, plus bruissants d'imprévisibilité humaine. Les mondes ouverts massivement multijoueurs, et EVE Online en particulier, offrent quelque chose d'irremplaçable : une complexité émergente, non scriptée, générée par des millions d'interactions humaines sur deux décennies.<br />
<br />
Pour DeepMind, tester ses modèles dans New Eden, c'est se confronter à des défis qui résistent aux benchmarks habituels : comment un agent maintient-il une stratégie économique sur six mois de temps réel ? Comment navigue-t-il dans des coalitions instables, des marchés manipulés, des trahisons planifiées à l'avance ? Ces questions dépassent largement le cadre du jeu vidéo. Elles sont au cœur de ce que pourrait signifier une intelligence artificielle véritablement généraliste.<br />
<br />
Source : <a rel="nofollow" href="https://www.ccpgames.com/news/2026/studio-behind-eve-online-goes-independent-rebrands-as-fenris-creations-enters-research-partnership-with-google-deepmind" target="_blank">CPP Games</a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
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:fleche: EVE Online comme laboratoire d'IA : dans quelle mesure un environnement aussi singulier qu'EVE Online peut-il produire des enseignements généralisables à des problèmes du monde réel (logistique, finance, diplomatie) ou s'agit-il d'un terrain trop spécifique pour valider des modèles à vocation généraliste ?<br />
<br />
:fleche: La méfiance des joueurs : la communauté EVE, connue pour sa sophistication et son attachement aux dynamiques purement humaines du jeu, acceptera-t-elle la présence d'agents d'IA dans son univers, même à terme ? Où se situe la ligne entre enrichissement de l'expérience et dénaturalisation du jeu ?<br />
<br />
:fleche: Investissement ou instrumentalisation ? La prise de participation de Google dans Fenris Creations est-elle une simple garantie de collaboration durable, ou constitue-t-elle le début d'une intégration plus profonde qui pourrait, à terme, redéfinir l'indépendance créative du studio ?<br />
<br />
:fleche: La fin des benchmarks classiques ? Après Go, Starcraft et Dota, les environnements traditionnels semblent saturés. Les MMO représentent-ils la prochaine frontière incontournable pour évaluer les capacités des modèles d'IA, ou d'autres types d'environnements seraient-ils plus pertinents ?<br />
<br />
:fleche: Planification à long terme et IA : le domaine de la planification sur de longs horizons temporels (semaines, mois, années) reste l'un des talons d'Achille reconnus des modèles actuels. EVE Online peut-il réellement constituer un accélérateur de progrès sur ce point, ou les contraintes d'un jeu vidéo (même complexe) restent-elles trop éloignées des conditions réelles ?</div>


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			<legend>Images attachées</legend>
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				<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676189d1778173062/club-professionnels-informatique/actualites/pourquoi-google-investi-jeu-spatial-eve-online-fenris-creations-ex-ccp-games/fenris.png/" alt="" />&nbsp;
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]]></content:encoded>
			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183618/club-professionnels-informatique/actualites/pourquoi-google-investi-jeu-spatial-eve-online-fenris-creations-ex-ccp-games/</guid>
		</item>
		<item>
			<title>Blacklistée par le Pentagone mais cliente de Musk : Anthropic signe un accord avec SpaceX</title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183613&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Thu, 07 May 2026 13:04:10 GMT</pubDate>
			<description>*Blacklistée par le Pentagone...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Blacklistée par le Pentagone mais cliente de Musk : Anthropic signe un accord avec SpaceX pour accéder aux capacités de calcul de Colossus 1,</font></b><br />
<b><font size="1">ce qui lui permet de doubler les limites de Claude Code  </font></b><br />
<br />
<b>Anthropic a frappé sur deux tableaux simultanément : d'un côté, des améliorations concrètes et immédiates pour ses utilisateurs les plus intensifs (doublement des limites de Claude Code, suppression des restrictions aux heures de pointe, hausse des quotas API pour Opus) ; de l'autre, un accord inédit avec SpaceX pour accéder à l'intégralité de la capacité de calcul de Colossus 1, à Memphis. 220 000 GPU Nvidia, 300 mégawatts, et une alliance entre deux entreprises que tout semblait opposer. Derrière cette double annonce se dessinent les lignes de force qui structurent désormais la course à l'IA : pénurie de silicium, saturation des infrastructures, repositionnement géopolitique, et horizons orbitaux.</b><br />
<br />
Pour comprendre pourquoi ces deux annonces arrivent ensemble, il faut partir du diagnostic qu'Anthropic a posé publiquement ces dernières semaines : la demande a littéralement écrasé les prévisions. Le PDG Dario Amodei aurait indiqué début mai que la société avait projeté une croissance de ses revenus multipliée par 10, et qu'elle avait en réalité connu une multiplication par 80. Le résultat : des abonnés payants qui se heurtaient aux limites de débit, des développeurs Claude Code qui voyaient leurs sessions bridées aux heures de pointe, et une communauté technique de plus en plus frustrée par un outil dont ils dépendaient professionnellement mais qui leur claquait la porte au nez plusieurs fois par jour. <br />
<br />
Ce n'est pas un problème de modèle ou d'algorithme. C'est un problème d'infrastructure pure : trop peu de GPU, trop peu de mégawatts, trop peu de centres de données opérationnels pour absorber une croissance qui a dépassé de plusieurs ordres de grandeur ce que l'entreprise anticipait. C'est ce contexte d'urgence qui explique à la fois les mesures d'amélioration immédiate annoncées le 6 mai et la logique du deal avec SpaceX.<br />
<br />
<b><font size="3">Ce qui change pour les utilisateurs : le détail des nouvelles limites</font></b><br />
<br />
Anthropic a annoncé trois mesures distinctes, toutes effectives le jour même de l'annonce.<br />
<br />
La première concerne Claude Code directement. Les limites de débit de Claude Code sur cinq heures sont doublées pour les plans Pro, Max, Team et les plans Enterprise à sièges nominatifs. Concrètement, un développeur sur plan Pro ou Max peut désormais utiliser Claude Code deux fois plus longtemps sur une fenêtre glissante de cinq heures avant d'être bridé. Pour ceux qui utilisent Claude Code comme environnement de travail principal (génération de code, refactoring, débogage, documentation automatisée) c'est un changement qui modifie significativement l'ergonomie quotidienne. <br />
<br />
La deuxième mesure est peut-être la plus attendue de la communauté des développeurs intensifs. La réduction des limites aux heures de pointe sur Claude Code est supprimée pour les comptes Pro et Max. Jusqu'ici, Anthropic appliquait un plafonnement du débit accentué pendant les plages horaires les plus chargées, typiquement en journée aux États-Unis, ce qui créait une expérience dégradée précisément au moment où les développeurs professionnels ont le plus besoin de l'outil. Cette restriction disparaît pour les abonnés des deux plans premium. <br />
<br />
La troisième mesure s'adresse aux équipes qui accèdent à Claude via l'API, et en particulier à ceux qui utilisent les modèles Opus, les plus puissants et les plus utilisés pour les tâches complexes d'analyse, de raisonnement et de génération longue forme. Les limites de débit API pour les modèles Claude Opus sont relevées de manière significative, avec des plafonds en tokens par minute et en requêtes par minute nettement augmentés par rapport aux seuils précédents. Cette hausse cible directement les entreprises et les développeurs qui construisent des applications en production sur l'API Anthropic, un segment qui avait particulièrement souffert des limitations récentes. <br />
<br />
Ces trois ajustements ne tombent pas du ciel : ils sont rendus possibles précisément parce qu'Anthropic a sécurisé de nouvelles capacités de calcul, à commencer par le deal SpaceX dont les premiers GPU commencent à être mis en production dans les jours suivant l'annonce.<br />
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<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676182d1778157374/club-professionnels-informatique/actualites/blacklistee-pentagone-cliente-musk-anthropic-signe-accord-spacex/opus.png/" border="0" alt="Nom : opus.png
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Taille : 68,8 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">L'accord SpaceX : une alliance improbable dictée par l'urgence</font></b><br />
<br />
Il y a trois mois à peine, Elon Musk publiait sur X qu'Anthropic « déteste la civilisation occidentale ». Le 6 mai 2026, ce même Musk annonçait avoir passé une semaine en compagnie des équipes dirigeantes d'Anthropic et déclarait se sentir « impressionné ». Musk a écrit que tout le monde qu'il avait rencontré était « hautement compétent et se souciait énormément de faire ce qui est juste », ajoutant que son entreprise se réservait toutefois le droit de récupérer les ressources de calcul si l'IA d'Anthropic venait à « nuire à l'humanité ». <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676183d1778157643/club-professionnels-informatique/actualites/blacklistee-pentagone-cliente-musk-anthropic-signe-accord-spacex/deteste.png/" border="0" alt="Nom : deteste.png
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Taille : 19,8 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
L'accord donne à Anthropic accès à plus de 300 mégawatts de nouvelle capacité, soit plus de 220 000 GPU Nvidia, dans le mois suivant la signature. Colossus 1 dispose notamment de déploiements denses de H100, H200 et d'accélérateurs GB200 de nouvelle génération, ce qui en fait l'un des clusters les plus performants pour les grands modèles de langage, les systèmes multimodaux et les simulations scientifiques à grande échelle. <br />
<br />
Pour comprendre comment ce deal a été possible, il faut revenir sur la fusion SpaceX-xAI survenue en début d'année. En février, Musk a intégré xAI à SpaceX, arguant que la demande en électricité et les besoins en refroidissement limitent la croissance des centres de données terrestres. Colossus 1 est le produit direct de cette stratégie. Musk a par ailleurs annoncé le 6 mai la dissolution définitive de l'entité xAI en tant que société indépendante, précisant que la branche IA sera désormais connue sous le nom de « SpaceXAI ». <br />
<br />
Pourquoi SpaceX avait-il de la capacité disponible à louer ? Musk l'a lui-même expliqué : SpaceX avait déjà migré ses entraînements vers Colossus 2, laissant Colossus 1 partiellement disponible. SpaceX s'est ainsi progressivement positionné comme un fournisseur d'infrastructure IA tiers, avec une offre que les grands hyperscaleurs peinent à répliquer en termes de vitesse de déploiement. <br />
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<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676184d1778157694/club-professionnels-informatique/actualites/blacklistee-pentagone-cliente-musk-anthropic-signe-accord-spacex/competent.png/" border="0" alt="Nom : competent.png
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Taille : 24,0 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Le contexte géopolitique : un accord entre adversaires désignés</font></b><br />
<br />
Ce qui rend ce partenariat particulièrement frappant, c'est le terrain politique sur lequel il s'inscrit. Depuis le début de l'année 2026, Anthropic et l'administration Trump sont engagés dans un bras de fer juridique ouvert. En mars, le Pentagone a désigné Anthropic comme un « risque pour la chaîne d'approvisionnement » et l'a exclue des marchés militaires américains. Le différend porte sur une question de fond : Anthropic a refusé d'autoriser l'usage de Claude à des fins de « tout usage légal », au motif que cette formulation pourrait couvrir la surveillance de masse intérieure ou des armes entièrement autonomes. Anthropic a depuis saisi la justice à San Francisco et à Washington pour contester cette désignation, et le contentieux est toujours actif.<br />
<br />
Pendant ce temps, SpaceXAI figure parmi les sept entreprises retenues par le Pentagone pour déployer leurs technologies sur les réseaux classifiés du département de la Défense. Les sept entreprises couvrent l'ensemble de la couche infrastructure de l'IA américaine : Nvidia pour les puces, Microsoft et AWS pour le cloud, Google pour Gemini, OpenAI pour GPT, SpaceX pour les communications satellitaires et les modèles issus de la fusion avec xAI. Anthropic est le seul grand laboratoire de recherche frontière à en être absent. C'est dans ce contexte que Musk, proche de l'administration Trump et concurrent direct d'Anthropic, a accepté de louer ses infrastructures à l'ennemi désigné de Grok. La pénurie de calcul aura eu raison de l'idéologie. <br />
<br />
<b><font size="3">La stratégie compute d'Anthropic : cinq accords majeurs en quelques mois</font></b><br />
<br />
Le deal avec SpaceX s'inscrit dans une séquence d'accords d'une ampleur inédite pour un laboratoire privé. Anthropic a conclu un accord allant jusqu'à 5 gigawatts avec Amazon, incluant près de 1 gigawatt de nouvelle capacité d'ici fin 2026 ; un accord de 5 gigawatts avec Google et Broadcom dont la mise en service commence en 2027 ; un partenariat stratégique avec Microsoft et Nvidia portant sur 30 milliards de dollars de capacité Azure ; et un investissement de 50 milliards de dollars dans l'infrastructure IA américaine avec Fluidstack. <br />
<br />
Ces chiffres sont vertigineux mais comportent un bémol crucial : chacun de ces accords a un calendrier de livraison qui s'étend jusqu'en fin 2026 ou 2027 au plus tôt. La capacité est réelle, mais elle n'est pas encore disponible. C'est précisément le rôle que joue le deal SpaceX dans l'équation : combler le fossé entre aujourd'hui et la mise en service effective des grands contrats à venir. Colossus 1 est le pont computationnel qui permet à Anthropic de tenir ses engagements envers ses utilisateurs dans l'intervalle. <br />
<br />
Anthropic a également précisé que son expansion ne se limitera pas aux États-Unis. Ses clients entreprises (notamment dans les secteurs réglementés comme la finance, la santé et les administrations) ont de plus en plus besoin d'infrastructures régionales pour satisfaire aux exigences de conformité et de résidence des données. Une partie de l'expansion de capacité sera donc internationale, notamment via l'accord avec Amazon qui inclut des capacités d'inférence supplémentaires en Asie et en Europe. <br />
<br />
<b><font size="3">L'horizon orbital : au-delà des centres de données terrestres</font></b><br />
<br />
L'accord comporte enfin une dimension prospective qui mérite d'être prise au sérieux, même si elle relève encore largement de l'exploration. Anthropic a exprimé son intérêt pour un partenariat avec SpaceX afin de développer plusieurs gigawatts de capacité de calcul IA en orbite. Selon xAI, la puissance de calcul nécessaire pour entraîner et opérer la prochaine génération de systèmes d'IA dépasse ce que la puissance terrestre, les surfaces disponibles et les capacités de refroidissement peuvent fournir. Si les défis d'ingénierie peuvent être surmontés, le calcul spatial offre une puissance renouvelable quasi illimitée avec moins d'impact sur la Terre. <br />
<br />
L'équation industrielle n'est pas absurde : SpaceX dispose des lanceurs, des satellites Starlink, d'une expérience unique dans le déploiement de systèmes en orbite, et d'une vision stratégique — précisément celle qui justifie son introduction en bourse prévue pour l'été 2026. L'introduction en bourse de SpaceX ciblerait une valorisation de 1 750 à 2 000 milliards de dollars, avec un prospectus public attendu fin mai et un roadshow prévu pour la semaine du 8 juin. Avoir Anthropic comme client nommé — et potentiellement comme partenaire pour des projets orbitaux — renforce considérablement la thèse d'investissement de SpaceX comme fournisseur d'infrastructure IA, et pas seulement comme opérateur de fusées. <br />
<br />
<b><font size="3">Le signal de fond : le calcul comme contrainte absolue</font></b><br />
<br />
Ce double mouvement (amélioration des limites pour les utilisateurs, accords massifs de capacité de calcul) révèle quelque chose de plus profond sur l'état de l'industrie. En 2026, la contrainte déterminante dans la course à l'IA n'est plus l'algorithme, ni même le talent des chercheurs. C'est le silicium et l'électricité. Le fait que le deal avec SpaceX ait eu lieu malgré les tensions politiques et personnelles entre les deux entreprises montre que les considérations traditionnelles (qui sont vos alliés, qui sont vos concurrents, quelles sont vos positions politiques) s'effacent devant le problème de l'approvisionnement en calcul. <br />
<br />
Pour les utilisateurs professionnels de Claude, ce message est en réalité rassurant : Anthropic est prête à lever tous les obstacles, y compris les plus inconfortables sur le plan symbolique, pour honorer ses engagements envers eux. Pour l'industrie dans son ensemble, c'est un avertissement : dans une course où la puissance de calcul disponible devient le principal facteur de différenciation, les entreprises qui n'auront pas sécurisé leurs approvisionnements risquent de se retrouver techniquement dépassées non pas par manque d'idées, mais par manque de watts.<br />
<br />
Sources : <a rel="nofollow" href="https://www.anthropic.com/news/higher-limits-spacex" target="_blank">Anthropic</a>, <a rel="nofollow" href="https://x.ai/news/anthropic-compute-partnership" target="_blank">xAI</a>, Elon Musk (<a rel="nofollow" href="https://x.com/elonmusk/status/2027294561467613256" target="_blank">1</a>, <a rel="nofollow" href="https://x.com/elonmusk/status/2052069691372478511" target="_blank">2</a>)<br />
<br />
:fleche: Le doublement des limites de Claude Code est-il suffisant pour réconcilier les développeurs professionnels avec les restrictions d'utilisation, ou Anthropic devra-t-elle aller encore plus loin à mesure que la concurrence de Cursor et GitHub Copilot s'intensifie ?<br />
<br />
:fleche: Anthropic, qui s'est battue contre le Pentagone pour refuser l'usage militaire illimité de ses modèles au nom de l'éthique, peut-elle justifier l'utilisation d'un centre de données dont les turbines à gaz empoisonnent l'air d'un quartier défavorisé de Memphis ?<br />
<br />
:fleche: La clause par laquelle Musk se réserve le droit de récupérer les ressources si l'IA d'Anthropic « nuit à l'humanité » est-elle une garantie sérieuse ou un levier de pression politique déguisé en principe éthique ?<br />
<br />
:fleche: L'hypothèse de centres de données orbitaux est-elle une vision d'ingénieur viable à horizon dix ans ou un argument de roadshow destiné à gonfler la valorisation de SpaceX avant son introduction en bourse ?<br />
<br />
:fleche: La pénurie de calcul est-elle en train de créer une nouvelle forme de concentration du pouvoir dans l'IA, non plus autour de qui détient les meilleurs modèles, mais autour de qui contrôle les infrastructures physiques ?<br />
<br />
<b>Voir aussi :</b><br />
<br />
:fleche: <a href="https://intelligence-artificielle.developpez.com/actu/381985/Anthropic-triple-son-taux-de-revenus-annuel-qui-passe-de-9-a-30-milliards-de-dollars-l-entreprise-consolide-son-partenariat-avec-Google-et-Broadcom-pour-securiser-plusieurs-gigawatts-de-capacite-de-calcul/" target="_blank">Anthropic triple son taux de revenus annuel qui passe de 9 à 30 milliards de dollars : l'entreprise consolide son partenariat avec Google et Broadcom pour sécuriser plusieurs gigawatts de capacité de calcul</a></div>


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			<legend>Images attachées</legend>
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				<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676182d1778157374/club-professionnels-informatique/actualites/blacklistee-pentagone-cliente-musk-anthropic-signe-accord-spacex/opus.png/" alt="" />&nbsp;<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676183d1778157643/club-professionnels-informatique/actualites/blacklistee-pentagone-cliente-musk-anthropic-signe-accord-spacex/deteste.png/" alt="" />&nbsp;<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676184d1778157694/club-professionnels-informatique/actualites/blacklistee-pentagone-cliente-musk-anthropic-signe-accord-spacex/competent.png/" alt="" />&nbsp;
			</div>
		</fieldset>
	

	

	

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			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
			<guid isPermaLink="true">https://www.developpez.net/forums/d2183613/club-professionnels-informatique/actualites/blacklistee-pentagone-cliente-musk-anthropic-signe-accord-spacex/</guid>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Un chercheur en sécurité a décompilé l'app mobile de la Maison-Blanche et ce qu'il a trouvé est préoccupant]]></title>
			<link>https://www.developpez.net/forums/showthread.php?t=2183603&amp;goto=newpost</link>
			<pubDate>Wed, 06 May 2026 16:35:18 GMT</pubDate>
			<description>*Un chercheur en sécurité a...</description>
			<content:encoded><![CDATA[<div><b><font size="4">Un chercheur en sécurité a décompilé l'application mobile de la Maison-Blanche censée offrir un accès sans précédent au président Trump et ce qu'il a trouvé est préoccupant :</font></b><br />
<b><font size="1">GPS prêt à s'activer, injection JavaScript silencieuse, dépendance critique confiée à un développeur en Inde</font></b><br />
<br />
<b>Quand la Maison-Blanche lance une application mobile, les chercheurs en sécurité s'empressent d'en décompiler le code et ce qu'ils y ont trouvé dépasse largement les polémiques habituelles sur la propagande politique. GPS compilé prêt à s'activer à distance, injection silencieuse de JavaScript dans les pages tierces, dépendance critique confiée à un développeur privé indien via un dépôt GitHub personnel, données utilisateurs acheminées vers un prestataire commercial fondé en Russie : l'application officielle de l'administration Trump, censée offrir un « accès sans précédent » au président, ressemble davantage, selon plusieurs experts, à un logiciel de surveillance habillé en fil d'actualité.</b><br />
<br />
Le 27 mars 2026, la Maison-Blanche lançait avec fanfare son application officielle sur iOS et Android, la présentant comme un moyen d'accéder directement aux informations de l'administration Trump; livestreams, mises à jour en temps réel, alertes présidentielles. Quelques heures seulement après sa mise en ligne, un chercheur en sécurité opérant sous le pseudonyme Thereallo, connu pour des collaborations avec le site de référence Krebs on Security, extrayait l'APK Android et l'ouvrait avec JADX, un désassembleur open source standard. Ce qu'il allait déterrer dans les 863 393 lignes de bytecode reconstituées allait rapidement circuler dans les milieux de la cybersécurité, avant de déborder vers la presse généraliste.<br />
<br />
L'application est construite sur React Native avec l'Expo SDK 54, le moteur JavaScript Hermes en arrière-plan, et WordPress comme système de gestion de contenu côté serveur, exposé via une API REST personnalisée. Rien d'extravagant techniquement, c'est précisément ce qui a alerté les experts. Pour une application officielle de la première puissance mondiale, les standards attendus sont sans commune mesure avec ceux d'un blog associatif. <br />
<br />
Un second chercheur, opérant cette fois sur iOS via la société Atomic Computer, publiait ses propres conclusions le même jour, en toute indépendance. Deux chercheurs trouvant les mêmes problèmes sur les mêmes plateformes le même jour constitue la forme la plus proche de confirmation indépendante qu'on puisse obtenir en recherche de sécurité. Leurs rapports ont été transmis à la CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) et à Apple. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676171d1778083910/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/maison-blanche.png/" border="0" alt="Nom : maison blanche.png
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Taille : 17,3 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Le navigateur intégré comme instrument d'injection</font></b><br />
<br />
Le premier élément mis en lumière par Thereallo concerne le navigateur embarqué dans l'application. À chaque ouverture d'un lien depuis l'application, celle-ci injecte silencieusement du JavaScript et du CSS dans la page chargée : elle dissimule les bannières de cookies, les fenêtres de consentement RGPD, les popups OneTrust, les paywalls, les invitations à s'inscrire et les boîtes de gestion du consentement. Elle force en parallèle un style CSS pour réactiver le défilement sur les pages où ces dialogues bloquent la navigation, puis installe un observateur de mutations pour supprimer en continu tout élément de consentement ajouté dynamiquement. <br />
<br />
<div class="bbcode_container">
	<div class="bbcode_description">Code:</div>
	<hr /><code class="bbcode_code"><table cellspacing="0" cellpadding="0"><tr><td valign="top" width="33"><div style="border: 1px dashed gray; padding-left: 5px; padding-right: 5px; margin-right: 5px; text-align: right; font-family: monospace">1<br />2<br />3<br />4<br />5<br />6<br />7<br />8<br />9<br />10<br />11<br />12<br />13<br />14<br />15<br />16<br />17<br />18<br />19<br />20<br />21<br />22<br />23<br />24<br />25<br />26<br />27<br />28<br />29<br /></div></td><td valign="top"><pre style="margin: 0"><span class="br0">&#40;</span><span style="color: #0000ff;">function</span><span class="br0">&#40;</span><span class="br0">&#41;</span> <span class="br0">&#123;</span>
  <span style="color: #0000ff;">var</span> css = <span style="color: #0080ff;">document</span>.<span style="color: #0080ff;">createElement</span><span class="br0">&#40;</span><span style="color: #FF0000;">'style'</span><span class="br0">&#41;</span>;
  css.textContent = <span class="br0">&#91;</span>
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  <span style="color: #0000ff;">var</span> observer = <span style="color: #0000ff;">new</span> <span style="color: #0080ff;">MutationObserver</span><span class="br0">&#40;</span><span style="color: #0000ff;">function</span><span class="br0">&#40;</span><span class="br0">&#41;</span> <span class="br0">&#123;</span>
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  <span class="br0">&#125;</span><span class="br0">&#41;</span>;
  observer.<span style="color: #0080ff;">observe</span><span class="br0">&#40;</span><span style="color: #0080ff;">document</span>.body, <span class="br0">&#123;</span> <span style="color: #800000;">childList</span>: <span style="color: #339933;">true</span>, <span style="color: #800000;">subtree</span>: <span style="color: #339933;">true</span> <span class="br0">&#125;</span><span class="br0">&#41;</span>;
<span class="br0">&#125;</span><span class="br0">&#41;</span><span class="br0">&#40;</span><span class="br0">&#41;</span>;
<span style="color: #339933;">true</span>;</pre></td></tr></table></code><hr />
</div><br />
La réaction immédiate de certains internautes a été de s'en réjouir, après tout, qui n'a pas souhaité se débarrasser des popups de cookies ? Mais la distinction est fondamentale : lorsqu'un utilisateur installe une extension comme uBlock Origin, c'est un choix éclairé et personnel. Lorsque c'est une application gouvernementale officielle qui opère cette suppression à l'insu de l'utilisateur, on entre dans un tout autre registre. Ces mécanismes de consentement existent précisément parce que des gouvernements, dont celui des États-Unis, ont légiféré pour les imposer aux plateformes en ligne. Il y a quelque chose de comiquement absurde dans le fait que l'exécutif américain livre du code qui détruit silencieusement l'infrastructure de conformité légale de chaque site visité via son application. <br />
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<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676172d1778084370/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/white-house.png/" border="0" alt="Nom : white house.png
Affichages : 8833
Taille : 898,4 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Le pipeline GPS : prêt à basculer</font></b><br />
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La découverte la plus commentée reste celle du système de géolocalisation. L'application contient un pipeline complet de suivi GPS conçu pour transmettre les coordonnées précises de l'utilisateur toutes les 4,5 minutes lorsqu'il est en premier plan, et toutes les 9,5 minutes lorsqu'il ne l'utilise pas. Les données collectées comprennent latitude, longitude, précision, horodatage et état de l'application, le tout synchronisé vers les serveurs commerciaux de OneSignal. <br />
<br />
OneSignal est une société américaine spécialisée dans les notifications push et l'analyse comportementale. Ce n'est pas un prestataire gouvernemental certifié. L'ensemble du pipeline (chaînes de permissions, constantes d'intervalle, requêtes de localisation fusionnée, logique de capture, planification en arrière-plan et synchronisation vers l'API OneSignal) est entièrement compilé dans l'application, et n'est plus qu'à un appel de la fonction <span style="font-family: monospace; padding: 2px; background: #ddd; display: inline-block">setLocationShared(true)</span> d'être activé. Le plugin Expo withNoLocation n'a manifestement pas supprimé ce code. <br />
<br />
En d'autres termes : au mieux, les développeurs ont tenté de désactiver le suivi de localisation et ont échoué. Au pire, ils ont maintenu l'infrastructure en place pour un usage futur, activable à distance sans mise à jour de l'application. La capacité peut être déclenchée à distance via le <span style="font-family: monospace; padding: 2px; background: #ddd; display: inline-block">OSRemoteParamController</span> de OneSignal, sans passage par les stores. La politique de confidentialité affichée par l'application ne mentionne ni l'application mobile, ni le GPS, ni OneSignal. <br />
<br />
<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676170d1778083853/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/track.png/" border="0" alt="Nom : track.png
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Taille : 14,9 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Un développeur privé en Inde tient les clés de l'appli de la Maison-Blanche</font></b><br />
<br />
L'application charge des vidéos via un élément iframe pointant directement vers le dépôt GitHub personnel d'un utilisateur répondant au nom de LonelyCPP, un développeur basé en Inde prénommé Ananthu. Cela signifie concrètement que ce développeur, via son compte GitHub, peut pousser une mise à jour de son dépôt qui exécutera du code arbitraire sur l'ensemble des appareils ayant installé l'application de la Maison-Blanche sans aucun processus de validation, sans approbation gouvernementale.<br />
<br />
Face à cette découverte, le principal intéressé a répondu avec une franchise désarmante : ils auraient dû héberger le script eux-mêmes. Il a raison. Toute équipe compétente aurait dû copier et auto-héberger ses dépendances externes plutôt que de les charger à la volée depuis un serveur tiers. C'est une vulnérabilité de chaîne d'approvisionnement logicielle de premier ordre, du type de celles qui ont alimenté les pires incidents de sécurité des dernières années.<br />
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<div style="text-align: center;"><img src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676173d1778085221/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/ananthu.png/" border="0" alt="Nom : ananthu.png
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Taille : 75,4 Ko"  style="float: CONFIG" /></div><br />
<b><font size="3">Elfsight, OneSignal et les données des personnels de la Maison-Blanche</font></b><br />
<br />
Un chercheur a montré à NOTUS (News Of The United States) que Elfsight, une société fondée en Russie fournissant des widgets préconfigurés intégrés à l'application, rendait accessibles publiquement des informations personnelles concernant certains membres du personnel de la Maison-Blanche. Elfsight n'est pas un prestataire certifié FedRAMP, le référentiel d'autorisation que les agences fédérales américaines sont supposées utiliser pour leurs services cloud. <br />
<br />
Philip Fields, chercheur en cybersécurité et ancien analyste du FBI, l'a formulé sans détour : l'infrastructure américaine est actuellement attaquée de toutes parts, et confier la présence publique de la Maison-Blanche à un développeur WordPress amateur met en danger quiconque visite l'application. Adam Enger, un autre expert ayant analysé le code et le trafic réseau, a mis en évidence le glissement que représente cette situation : on en arrive au point où c'est le gouvernement fédéral qui collecte ces données et les envoie à des tiers.<br />
<br />
Le trafic réseau capturé confirme que l'application transmet à OneSignal, à chaque lancement, l'adresse IP de l'utilisateur, son fuseau horaire, son pays, son modèle d'appareil, la version de son système d'exploitation, le nombre de sessions, leur durée et un identifiant unique persistant. Aucune de ces données n'est déclarée dans le manifeste de confidentialité. <br />
<br />
<b><font size="3">Le vibe coding comme politique de l'État</font></b><br />
<br />
L'absence de certificate pinning, mécanisme qui vérifie que l'application communique bien avec ses propres serveurs et non avec un intermédiaire malveillant, facilite considérablement les attaques de type man-in-the-middle. Les artefacts de développement laissés dans la version de production trahissent un processus de livraison non maîtrisé. L'infrastructure Expo OTA (Over-The-Air) reste configurée, ce qui permet des mises à jour du bundle JavaScript sans validation par les stores.<br />
<br />
Dans les commentaires de la communauté Reddit, la formulation qui a le mieux circulé est celle de « vibe coding », terme désignant le fait de générer du code à la va-vite via des outils d'IA sans en comprendre ni en vérifier le contenu. Techdirt a repris l'expression dans son titre. Elle résume assez bien le sentiment général face à une application gouvernementale de cette importance manifestement construite sans audit de sécurité, sans conformité aux référentiels fédéraux, et sans intervention des équipes spécialisées qui existaient précisément pour éviter ce genre de désastre.<br />
<br />
Le U.S. Digital Service avait été créé à la suite de la catastrophe de Healthcare.gov sous l'administration Obama, précisément pour faire entrer de véritables ingénieurs logiciels dans l'appareil fédéral. Cette structure a été <a href="https://solutions-entreprise.developpez.com/actu/369683/" target="_blank">largement démantelée dans le cadre des réductions budgétaires opérées par le DOGE</a> (Department of Government Efficiency) depuis le début du second mandat de Donald Trump. Le résultat est là, dans 863 393 lignes de bytecode reconstituées par un chercheur indépendant un vendredi soir. <br />
<br />
Enger a posé la question qui fâche : si lui-même a pu trouver tout cela en une heure un vendredi soir, jusqu'où nos adversaires sont-ils déjà allés avec ces données ? <br />
<br />
Sources : <a rel="nofollow" href="https://www.whitehouse.gov/releases/2026/03/new-white-house-app-delivers-unparalleled-access-to-the-trump-administration/" target="_blank">Maison Blanche</a>, <a rel="nofollow" href="https://www.notus.org/technology/trump-white-house-app-cybersecurity" target="_blank">Philip Fields sur NOTUS</a>, <a rel="nofollow" href="https://thereallo.dev/blog/decompiling-the-white-house-app" target="_blank">Thereallo</a>, <a rel="nofollow" href="https://www.atomic.computer/blog/white-house-app-security-analysis/" target="_blank">analyse du code côté sécurité</a><br />
<br />
<b>Et vous ?</b><br />
<br />
:fleche: Trouvez-vous les résultats présentés par les chercheurs surprenants ? Dans quelle mesure ?<br />
<br />
:fleche: Une conséquence directe des suppressions de postes orchestrées par la DOGE ? Le démantèlement du U.S. Digital Service constitue-t-il un risque systémique pour la sécurité des applications gouvernementales américaines et quelles structures équivalentes existent en Europe pour prévenir des dérives similaires ?<br />
<br />
:fleche: La frontière entre outil de communication gouvernemental et dispositif de surveillance est-elle encore traçable lorsqu'un pipeline GPS est compilé dans une application officielle, même désactivé ?<br />
<br />
:fleche: Le recours à des prestataires non certifiés FedRAMP (OneSignal, Elfsight) dans une application de la Maison-Blanche constitue-t-il une faute grave ou simplement le reflet de pratiques devenues courantes dans le secteur public ?<br />
<br />
:fleche: L'injection silencieuse de JavaScript pour supprimer les bannières de consentement RGPD dans un navigateur embarqué soulève-t-elle une responsabilité légale pour l'État américain vis-à-vis des éditeurs européens ?<br />
<br />
:fleche: La dépendance critique envers un dépôt GitHub personnel non contrôlé est-elle le symptôme d'un « vibe coding » généralisé ou révèle-t-elle un problème plus structurel de sous-traitance non auditée dans les marchés publics numériques ?</div>


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			<legend>Images attachées</legend>
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				<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676171d1778083910/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/maison-blanche.png/" alt="" />&nbsp;<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676172d1778084370/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/white-house.png/" alt="" />&nbsp;<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676173d1778085221/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/ananthu.png/" alt="" />&nbsp;<img class="attach" src="https://www.developpez.net/forums/attachments/p676170d1778083853/club-professionnels-informatique/actualites/chercheur-securite-decompile-l-app-mobile-maison-blanche-qu-trouve-preoccupant/track.png/" alt="" />&nbsp;
			</div>
		</fieldset>
	

	

	

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			<category domain="https://www.developpez.net/forums/f1282/club-professionnels-informatique/actualites/">Actualités</category>
			<dc:creator>Stéphane le calme</dc:creator>
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