IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

  1. #1
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Patrick Ruiz
    Homme Profil pro
    Redacteur web
    Inscrit en
    Février 2017
    Messages
    2 620
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Cameroun

    Informations professionnelles :
    Activité : Redacteur web
    Secteur : Communication - Médias

    Informations forums :
    Inscription : Février 2017
    Messages : 2 620
    Par défaut L'administration fiscale et douanière des Pays-Bas renonce à son projet de migration cloud vers Microsoft 365
    Les Pays-Bas rejoignent le mouvement de l’UE de migration progressive de Windows vers Linux sur les ordinateurs de l'administration
    L’UE travaille à changer sa casquette de colonie logicielle des GAFAM

    L'Europe traverse une vague historique de transition vers le logiciel libre au sein de ses administrations publiques, marquée par un rejet massif de la dépendance aux GAFAM. En septembre 2026, les Pays-Bas ont rejoint ce mouvement de fond en officialisant une transition stratégique majeure de Windows vers Linux. Le tableau relance en filigrane le débat sur la comparaison entre Windows et Linux.

    Le gouvernement néerlandais a lancé le projet DAWO (Digitaal Autonome Werkomgeving Overheid — Environnement de travail gouvernemental numérique autonome). Le basculement a été accéléré par un incident géopolitique majeur impliquant la Cour pénale internationale (CPI/ICC), basée à La Haye. Début 2025, lorsque le gouvernement américain a imposé des sanctions ciblées contre la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, Microsoft a coupé l'accès à ses services (notamment la messagerie) au procureur en chef de la juridiction. Cet événement a servi d'électrochoc : les Pays-Bas ont réalisé qu'un outil régalien essentiel pouvait être désactivé à distance sur décision politique de Washington.

    Cet événement a servi d'électrochoc prouvant qu'un fournisseur étranger privé détient un pouvoir de blocage unilatéral sur les infrastructures de l'État. Contrairement à d'autres pays choisissant des distributions classiques, les Pays-Bas conçoivent leur environnement sur la base de NixOS, une distribution Linux ultra-sécurisée, hautement reproductible et réputée pour sa gestion unique des configurations.

    Le projet DAWO ne remplace pas seulement Windows, mais vise à écarter Microsoft 365 et les services Cloud américains via des alternatives souveraines pour la bureautique, la collaboration et la gestion informatique. Des pilotes tournent déjà auprès de plusieurs municipalités via l'association VNG.

    Le programme est supervisé par des experts en sécurité et en innovation, parmi lesquels Victor Gevers, hacker de renom et responsable de l'innovation. Des projets pilotes à petite échelle et en cercle restreint sont déjà en cours dans plusieurs municipalités et organismes publics néerlandais, les développeurs visant un déploiement stable et à plus grande échelle à partir de 2027.

    Les Pays-Bas allongent la liste d’initiatives similaires en Europe

    En France, la DINUM a ordonné à tous les ministères de présenter un plan de sortie de Windows d'ici l'automne 2026, touchant potentiellement 2,5 millions d'agents. (Déploiements précurseurs : 100 000 PC de la Gendarmerie et 80 000 agents de l'Assurance Maladie). L’objectif : Redessiner entièrement l'écosystème numérique d'État (OS, outils collaboratifs comme Visio ou Tchap) pour éradiquer les dépendances extra-européennes.


    En Allemagne, l’Etat du Schleswig-Holstein est lancé sur un projet de migration de 30 000 postes de travail vers Linux et LibreOffice. Le but : réinjecter l'argent économisé sur les licences propriétaires directement dans le co-financement et le support de projets Open Source locaux. Depuis 2025, le Danemark est sur un projet d’abandon progressif de Windows initié dans le but de réduire drastiquement des coûts récurrents et passer à des standards ouverts.


    Au-delà de la politique, des impératifs techniques stricts justifient l'abandon de Windows au profit de Linux

    • Le refus de la télémétrie obligatoire (Collecte de données) : Les versions récentes de Windows intègrent des flux constants de données de diagnostic et d'usage (télémétrie) vers les serveurs de Microsoft. Pour des administrations gérant des données d'État ou de santé, cette exfiltration non désactivable au cœur du noyau du système d’exploitation est un risque de sécurité majeur.
    • L'obsolescence matérielle forcée (Fin de Windows 10) : La fin du support de Windows 10 combinée aux exigences matérielles strictes de Windows 11 (exigence de puces TPM 2.0 récentes) obligeait les États à renouveler des parcs gigantesques de PC fonctionnels. Aux Pays-Bas, les pilotes Linux tournent sur des ordinateurs considérés dans l’univers Windows comme étant vieux. Linux prolonge considérablement la durée de vie du matériel.
    • L'extraterritorialité du droit américain (Cloud Act) : Le fait que Windows pousse de plus en plus vers l'authentification cloud (Azure, Microsoft 365) soumet de facto les données européennes au Cloud Act américain, permettant aux juges d'outre-Atlantique de réclamer des données stockées hors des États-Unis.
    • L'auditabilité du code source : Linux permet aux agences de sécurité nationales (comme l'ANSSI en France) d'inspecter, de modifier et de compiler chaque ligne de code pour s'assurer de l'absence de portes dérobées ce qui est impossible avec le code propriétaire de Microsoft.


    Le problème avec ces initiatives est qu’elles ne sont pas les premières dans le genre. Le projet LiMux lancé de la même façon par la ville de Munich en 2013 s’est soldé par un rétropédalage vers Windows

    Au début des années 2000, alors que Windows NT 4.0 était sur le point d'atteindre sa fin de vie, des administrations publiques (villes et autres organisations gouvernementales) ont commencé à étudier la possibilité de passer à Linux et abandonner les logiciels et systèmes propriétaires. L'une de ces administrations était la ville de Munich. Elle a décidé de lancer LiMux, son projet pour passer à Linux, en dépit d'une tentative de dissuasion de Steve Ballmer, en 2003. Après avoir bravé de nombreux obstacles, en 2013, 15 000 ordinateurs ont migré vers LiMux, un pas qui faisait de la ville un pionnier de l’open source. L’initiative avait fini par se solder par un rétropédalage de Linux à Windows 10.

    « Je pense que pour le moment le public est un public d'ingénieurs. La légère difficulté ici est que les ingénieurs aiment changer les choses, ils ont aussi des opinions et ils ne veulent pas la même chose que tout le monde. Cela n'aide donc pas beaucoup. J'ai appris cette leçon aux jours d'Unity. Je pensais que nous faisions un très beau travail, mais les gens n'aimaient pas que cela leur soit imposé. Alors, je me suis dit : supportons l’environnement Gnome, supportons l’environnement KDE, supportons l’environnement Mate. Cela donne aux développeurs la liberté de choisir toutes ces choses », explique le fondateur et PDG de Canonical. Sa sortie est une explication à la fragmentation de l’écosystème Linux pointée du doigt par Linus Torvalds lui-même comme une des raisons majeures de l’échec de Linux face à Windows dans la filière des ordinateurs de bureau.

    Source : page du projet

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette multiplication d’initiatives d’affranchissement de Windows à l’échelle mondiale ? Est-ce le début de la fin pour Windows comme annoncé par certains observateurs ?
    Pourquoi Linux ne s’est-il toujours pas imposé dans la filière des ordinateurs de bureau en dépit de l’ancienneté de telles initiatives ?

    Voir aussi :

    Si Linux a de la peine à s'imposer sur le desktop c'est à cause de la fragmentation de l'écosystème, d'après Linus Torvalds
    « Linux a échoué sur le Desktop » pour le créateur de GNOME, un avis tranché qui divise la communauté open source
    2017 est officiellement l'année de Linux desktop selon un utilisateur de macOS : le patron de la Fondation Linux, quel message aux fans de Linux ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  2. #2
    Membre éprouvé

    Homme Profil pro
    Freelance
    Inscrit en
    Avril 2005
    Messages
    57
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Aude (Languedoc Roussillon)

    Informations professionnelles :
    Activité : Freelance
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Avril 2005
    Messages : 57
    Par défaut
    "les ingénieurs aiment changer les choses, ils ont aussi des opinions et ils ne veulent pas la même chose que tout le monde" => cliché

  3. #3
    Membre éclairé
    Femme Profil pro
    Inscrit en
    Juillet 2012
    Messages
    279
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Femme
    Localisation : Italie

    Informations forums :
    Inscription : Juillet 2012
    Messages : 279
    Par défaut
    Ne pourriez-vous pas constituer une équipe d'une centaine de développeurs à travers l'UE pour travailler sur le système d'exploitation Linux de votre choix? Outre les ressources financières, il vous faut du personnel pour gérer ces aspects, et vous ne pouvez pas toujours attendre que quelqu'un d'autre s'en charge.

  4. #4
    Membre confirmé
    Homme Profil pro
    retraité depuis juin 2019
    Inscrit en
    Février 2018
    Messages
    68
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 64
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : retraité depuis juin 2019
    Secteur : High Tech - Produits et services télécom et Internet

    Informations forums :
    Inscription : Février 2018
    Messages : 68
    Par défaut Je suis pour une indépendance de l'Europe par rapport aux USA
    Pour que cela fonctionne, il faut absolument créer une société européenne avec de nombreux développeurs pour soutenir les développements OpenSource.
    Ensuite, il faut garder la philosophie du PC qui, je le rappelle, signifie "Ordinateur Personnel".
    L'erreur des derniers systèmes Windows est de vouloir tout centraliser et de s'accaparer le PC des utilisateurs.
    Le PC doit rester la possession des utilisateurs et non l'inverse.

  5. #5
    Communiqués de presse

    Femme Profil pro
    Rien
    Inscrit en
    Juillet 2026
    Messages
    235
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Femme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rien

    Informations forums :
    Inscription : Juillet 2026
    Messages : 235
    Par défaut Les Pays-Bas développent un bureau Linux basé sur NixOS pour s'affranchir de Microsoft
    Les Pays-Bas développent leur propre environnement de bureau Linux basé sur NixOS pour s'affranchir de Microsoft, testé par huit communes avant une version 1.0 prévue l'année prochaine

    Le gouvernement néerlandais met en place son propre environnement de travail open source destiné aux fonctionnaires, avec un système d'exploitation pour ordinateurs de bureau basé sur la distribution Linux NixOS. Huit communes testent actuellement ce projet, baptisé DAWO, qui signifie « Environnement de travail numérique autonome pour l'administration ». Son architecture comprend un système d'exploitation, une suite bureautique, des applications de collaboration, des services cloud et des outils de gestion. C'est le ministère de l'Intérieur et des Relations au sein du Royaume qui en assure le développement. L'équipe espère sortir la version 1.0 dans le courant de l'année prochaine.

    L'Europe traverse une vague historique de transition vers le logiciel libre au sein de ses administrations publiques, marquée par un rejet massif de la dépendance aux GAFAM. En septembre 2026, les Pays-Bas ont rejoint ce mouvement de fond en officialisant une transition stratégique majeure de Windows vers Linux. Le tableau relance en filigrane le débat sur la comparaison entre Windows et Linux.

    Le gouvernement néerlandais met en place son propre environnement de travail open source destiné aux fonctionnaires, avec un système d’exploitation pour ordinateurs de bureau basé sur la distribution Linux NixOS. Huit communes testent actuellement ce projet, baptisé DAWO, comme l’a rapporté la semaine dernière le site technologique néerlandais Tweakers. DAWO est l’acronyme de « Digitaal Autonome Werkomgeving Overheid », c’est-à-dire « Environnement de travail numérique autonome pour l’administration ».

    Son architecture comprend un système d’exploitation, une suite bureautique, des applications de collaboration, des services cloud et des outils de gestion. Selon le site web du projet, c’est le ministère de l’Intérieur et des Relations au sein du Royaume qui en assure le développement. Le code du client NixOS est hébergé dans un dépôt public du gouvernement. « Le gouvernement néerlandais dépend à tel point de technologies non européennes qu’il est vulnérable, entre autres, à la perturbation de ses systèmes critiques par des acteurs extérieurs, à la perte de contrôle sur les données gouvernementales, à la perte des compétences nécessaires pour gérer lui-même ses systèmes, à l’espionnage et à la perte d’autonomie stratégique en matière d’informatique », indique le site web de DAWO.

    D'un projet secondaire à une mission officielle

    Les travaux ont débuté en coulisses, rapporte Tweakers. Le projet remonte au début de l’année 2025, lorsque les USA ont imposé des sanctions à la Cour pénale internationale de La Haye. C’est à ce moment-là que le gouvernement néerlandais a pris conscience que l’accès à de nombreux services essentiels dépendait de la politique américaine, a expliqué Victor Gevers, développeur principal, à Tweakers.

    En juillet, la Commission interministérielle chargée des opérations gouvernementales en a fait une mission officielle. Elle a ordonné aux trois principaux prestataires informatiques de l'administration centrale, SSC-ICT, DICTU et DUO-ICT, de mettre en place un environnement de travail numérique standardisé et plus souverain. Gevers, Rutger Putter et Bram Buijs forment l’équipe principale. Buijs dirige les projets pilotes menés avec l’Association des communes néerlandaises. Les communes de ’s-Hertogenbosch, Zaanstad, Ede et Amsterdam se sont jointes au projet en avril. Les autres participantes seront désignées ultérieurement, a rapporté Tweakers.

    Nom : nix.jpg
Affichages : 1989
Taille : 36,1 Ko

    Les raisons du choix de NixOS

    L'équipe a d'abord testé openSUSE, puis Fedora, avant d'opter pour NixOS. Le premier est soutenu par SUSE, tandis que le second bénéficie du soutien de Red Hat, qui appartient à IBM. NixOS a des origines néerlandaises et n'est contrôlé par aucune entreprise commerciale. Nix stocke chaque paquet dans son propre dossier verrouillé, ce qui facilite la reproduction des configurations d'une organisation à l'autre. « Entre 80 et 90 % de votre code Nix est réutilisable », a déclaré Putter à Tweakers. Buijs a développé un outil graphique pour gérer NixOS, afin que les administrateurs Windows puissent passer à ce système sans avoir à apprendre au préalable les commandes Linux. « Nous ne sommes pas des puristes », a déclaré Putter.

    Du matériel à moindre coût, pas des logiciels à moindre coût

    Les projets pilotes fonctionnent sur d’anciens ordinateurs portables que l’État avait déjà mis au rebut. DAWO peut également fonctionner sur des ordinateurs qui ne prennent pas en charge Windows 11. Les développeurs ont toutefois mis en garde contre toute attente de réductions importantes sur les coûts logiciels. « L’open source ne coûte pas moins cher, il coûte différemment », a déclaré Putter. Il n’y a pas de calendrier officiel. L’équipe espère sortir la version 1.0 dans le courant de l’année prochaine, selon Tweakers. La plupart des grandes organisations estiment qu’une souveraineté numérique totale est irréaliste, comme l’a révélé ce mois-ci une grande enquête sectorielle. Christine Lagarde, présidente de la BCE, a déclaré que l’Europe risquait d’être mise à l’écart si elle ne développait pas sa propre IA.


    En décembre 2025, l’heure était au bilan au niveau de l’État allemand du Schleswig-Holstein après les annonces initiales selon lesquelles ce dernier avait décidé de passer de Microsoft Windows et Microsoft Office à Linux, Libre Office et d’autres logiciels libres et open source. Dans les chiffres, cet État avait déjà réussi la migration de 80 % (sur un lot de 30 000) des postes de travail de son administration publique, soit 15 millions d’euros d’économies en frais de licence. Grosso modo, l’opération était jusque-là un succès qui ne semblait toutefois pas être accompagné d’un effet de masse de nature à mettre Linux et l’open source plus en avant qu’ils ne le sont face aux solutions propriétaires. En effet, d’une initiative à l’autre, des points communs émergeaient : hésitations, rétropédalages de Linux à Windows. Quelles raisons expliquaient ces échecs d’abandon des solutions Microsoft pour le libre et l’open source ? Supériorité des solutions Microsoft ? Lobbying pro Microsoft ?

    Dans la même dynamique, en avril 2026, la direction interministérielle du numérique avait organisé un séminaire historique réunissant pour la première fois ministères, opérateurs publics et acteurs privés autour d'un objectif commun : mettre fin à la dépendance numérique de la France envers les géants technologiques américains. Au cœur du dispositif, l'annonce la plus symbolique : la DINUM quittait Windows pour Linux. Mais derrière ce signal fort se cachait un chantier d'une ampleur inédite, dont personne ne minimisait encore la difficulté.

    Source : Tweakers, sur son site officiel

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette information est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Linux approche du record de 2 000 vulnérabilités corrigées par version : les outils d'IA scrutent les 40 millions de lignes de code du noyau, laissant les mainteneurs submergés par l'afflux de CVE

    Microsoft rend les conteneurs Windows Subsystem for Linux (WSL) disponibles, offrant aux développeurs Windows 11 un moyen intégré de créer, d'exécuter et de déployer des conteneurs Linux via le WSL

    Microsoft crée la surprise avec sa première distribution Linux pour serveurs : Azure Linux 4.0., Redmond reconnaît que Linux s'est imposé comme le socle des infrastructures cloud modernes et de l'IA
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  6. #6
    Membre très actif
    Profil pro
    DIRLO
    Inscrit en
    Juillet 2009
    Messages
    254
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : DIRLO

    Informations forums :
    Inscription : Juillet 2009
    Messages : 254
    Par défaut
    la difficulté n'est pas tant de faire que de maintenir...

  7. #7
    Membre Expert
    Avatar de e-ric
    Homme Profil pro
    Apprenti chat, bienfaiteur de tritons et autres bestioles
    Inscrit en
    Mars 2002
    Messages
    1 624
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 57
    Localisation : France, Bas Rhin (Alsace)

    Informations professionnelles :
    Activité : Apprenti chat, bienfaiteur de tritons et autres bestioles

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2002
    Messages : 1 624
    Par défaut
    Salut

    C'est une affaire intéressante, j'espère que l'Europe va enfin se réveiller et adopter plus massivement des solutions libres, Linux ou non, cela pourra peut-être favoriser la mise en place d'un écosystème local.
    En espérant une reprise en main de nos infrastructures qui n'ont rien à faire dans les mains américaines (ou autres) qui ne sont pas franchement bienveillantes à notre égard.

    Cdlt

    M E N S . A G I T A T . M O L E M
    Debian 64bit, Lazarus + FPC -> n'oubliez pas de consulter les FAQ Delphi et Pascal ainsi que les cours et tutoriels Delphi et Pascal

    "La théorie, c'est quand on sait tout, mais que rien ne marche. La pratique, c'est quand tout marche, mais qu'on ne sait pas pourquoi. En informatique, la théorie et la pratique sont réunies: rien ne marche et on ne sait pas pourquoi!".
    Mais Emmanuel Kant disait aussi : "La théorie sans la pratique est inutile, la pratique sans la théorie est aveugle."

  8. #8
    Membre Expert
    Avatar de e-ric
    Homme Profil pro
    Apprenti chat, bienfaiteur de tritons et autres bestioles
    Inscrit en
    Mars 2002
    Messages
    1 624
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 57
    Localisation : France, Bas Rhin (Alsace)

    Informations professionnelles :
    Activité : Apprenti chat, bienfaiteur de tritons et autres bestioles

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2002
    Messages : 1 624
    Par défaut
    Citation Envoyé par Aspartame Voir le message
    la difficulté n'est pas tant de faire que de maintenir...
    C'est vrai mais l'avenir jugera

    M E N S . A G I T A T . M O L E M
    Debian 64bit, Lazarus + FPC -> n'oubliez pas de consulter les FAQ Delphi et Pascal ainsi que les cours et tutoriels Delphi et Pascal

    "La théorie, c'est quand on sait tout, mais que rien ne marche. La pratique, c'est quand tout marche, mais qu'on ne sait pas pourquoi. En informatique, la théorie et la pratique sont réunies: rien ne marche et on ne sait pas pourquoi!".
    Mais Emmanuel Kant disait aussi : "La théorie sans la pratique est inutile, la pratique sans la théorie est aveugle."

  9. #9
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    3 178
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 3 178
    Par défaut
    Toutes ces pseudo-mesures ne servent à rien parce que pas plus les Pays-Bas que les autres pays européens ne contrôlent la chaîne de production et de gestion de l'information...

    Les services de renseignement suisse viennent de mettre en garde l'administration suisse qui se propose d'acheter pour plus de 300 millions d'euro des portables de la marque chinoise Lenovo. A quoi sert cette mise en garde quand le 100% des portables, y compris ceux des marques américaines, sont produits en Chine? Dès lors quelle alternative?

    A quoi cela sert d'équiper des postes de travail d'un OS Linux pour éviter l'espionnage américain via microsoft si c'est pour utiliser du hardware chinois ou au final stocker les données sur le cloud de l'américain Amazon ou du chinois Alibaba comme le fait l'Etat suisse?

    A rien!

    Pire... En réalité, les pays européens ont aucun moyen de protéger leur données: Il n'y a plus aucun fabricant d'équipements européens. Que cela soit les équipements de communication ou les ordinateurs en passant par les puces électroniques elles-mêmes, plus rien, je dis bien plus rien n'est sous le contrôle des européens!

    Alors le mot "souveraineté", c'est juste pour que les politicards puissent faire plaisir à leur gogos d'électeurs... L'Europe n'est plus qu'une colonie!

  10. #10
    Responsable Systèmes


    Homme Profil pro
    Gestion de parcs informatique
    Inscrit en
    Août 2011
    Messages
    18 630
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Paris (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : Gestion de parcs informatique
    Secteur : High Tech - Matériel informatique

    Informations forums :
    Inscription : Août 2011
    Messages : 18 630
    Par défaut
    Le problème n'est pas que la chine.

    Voir Intel Management Engine
    Ma page sur developpez.com : http://chrtophe.developpez.com/ (avec mes articles)
    Mon article sur le P2V, mon article sur le cloud
    Consultez nos FAQ : Windows, Linux, Virtualisation

  11. #11
    Membre éprouvé Avatar de kain_tn
    Homme Profil pro
    Inscrit en
    Mars 2005
    Messages
    2 118
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2005
    Messages : 2 118
    Par défaut
    Citation Envoyé par Aspartame Voir le message
    la difficulté n'est pas tant de faire que de maintenir...
    La France y arrive bien, avec sa gendarmerie, donc pourquoi pas les Pays-Bas?
    Au moins, ça peut créer de vrais emplois, sans engraisser des GAFAM qui vont aller faire de l'évasion discale en Irlande (oui, c'est toi que je regarde, là-bas au fond, Satya).

    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    [...]A quoi cela sert d'équiper des postes de travail d'un OS Linux pour éviter l'espionnage américain via microsoft si c'est pour utiliser du hardware chinois ou au final stocker les données sur le cloud de l'américain Amazon ou du chinois Alibaba comme le fait l'Etat suisse?

    A rien!

    Pire... En réalité, les pays européens ont aucun moyen de protéger leur données: Il n'y a plus aucun fabricant d'équipements européens. Que cela soit les équipements de communication ou les ordinateurs en passant par les puces électroniques elles-mêmes, plus rien, je dis bien plus rien n'est sous le contrôle des européens![...]
    Je n'irai pas jusque là. Oui, ce n'est pas suffisant mais il faut bien commencer quelque part, et mieux vaut un réveil tardif que pas de réveil du tout.

    Si on commence par parler de tout changer à tous les niveaux, les politiciens vont prendre peur. Alors que petit à petit, il peut devenir possible de ne supporter que certains composants correctement audités (on parle d'un gouvernement, pas du PC de la voisine), et peut-être aussi de contribuer à Core Boot histoire de supporter des machines plus récentes tout en éliminant les cochonneries de Intel ME.

    Là où je te rejoins, c'est dans la nécessité d'arrêter de tout stocker dans le cloud (que ce soit du chinois, de l'américain, du faux européen, et même du faux suisse, chez nous).

    Citation Envoyé par Christophe Voir le message
    Le problème n'est pas que la chine.

    Voir Intel Management Engine
    Exactement. La surface d'attaque de ce monstre est affreuse. Ce n'est pas pour rien que la NSA a demandé à Intel de pouvoir désactiver une partie de ses fonctionnalités pour les PC étatiques, dans le cadre de leur programme HAP.

  12. #12
    Membre éprouvé
    Profil pro
    MOA
    Inscrit en
    Décembre 2002
    Messages
    1 341
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France, Eure et Loir (Centre)

    Informations professionnelles :
    Activité : MOA

    Informations forums :
    Inscription : Décembre 2002
    Messages : 1 341
    Par défaut
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    A quoi cela sert d'équiper des postes de travail d'un OS Linux pour éviter l'espionnage américain via microsoft si c'est pour utiliser du hardware chinois ou au final stocker les données sur le cloud de l'américain Amazon ou du chinois Alibaba comme le fait l'Etat suisse?
    A rien!
    Je ne sais pas pour la Suisse mais pour la France, j'imagine que les institutions qui se bouge vont installer leurs services cloud (un NextCloud ou autre) soit sur leur propre serveur, soit sur un cloud mais non Américain. Il faudrait être idiot en effet pour s'installer un NextClodu sur un AWS, cela n'aurait aucun sens.
    Quoi que l'on en dise, en Europe, nous avons des cloud, certes certainement moins efficace que AWS (et c'est normal, l'investissement ne sont pas les mêmes) mais cela fait le taff.

    Pour la partie matériel, en effet pour le moment, nous achetons Chinois, nous ne pouvons être sur tous les fronts pour le moment, cela viendrait par la suite

  13. #13
    Membre éprouvé
    Profil pro
    programmeur du dimanche
    Inscrit en
    Novembre 2003
    Messages
    1 215
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations professionnelles :
    Activité : programmeur du dimanche
    Secteur : Santé

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2003
    Messages : 1 215
    Par défaut
    Citation Envoyé par weed Voir le message
    Pour la partie matériel, en effet pour le moment, nous achetons Chinois, nous ne pouvons être sur tous les fronts pour le moment, cela viendrait par la suite
    Ce n'est pas impossible, mais il faut une volonté d'indépendance. Le raspberry est assemblé au Pays de Galles (mais le CPU est de Broadcom et fondu à Taiwan.). En France, on a Bleu Jour qui fabriquait la carte mère de son avant-dernier modèle de miniPC en France... (CPU intel). J'ai une source qui me dit que l'électronique de nos missiles est souveraine ou européenne ...

  14. #14
    Chroniqueur Actualités
    Avatar de Anthony
    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Novembre 2022
    Messages
    2 396
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Gironde (Aquitaine)

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2022
    Messages : 2 396
    Par défaut L'administration fiscale et douanière des Pays-Bas renonce à son projet de migration cloud vers Microsoft 365
    L'administration fiscale et douanière des Pays-Bas renonce à son projet de migration cloud vers Microsoft 365 au profit de services hébergés sur des serveurs qu'elle contrôle et d'outils open source

    L'administration fiscale et douanière néerlandaise a renoncé à son projet de migration cloud vers Microsoft 365. Le secrétaire d'État aux Finances, Eelco Eerenberg, a récemment déclaré au Parlement que le Belastingdienst (les services des impôts néerlandais), les douanes et l'Agence des prestations sociales utiliseraient des logiciels bureautiques hébergés sur des serveurs sous leur contrôle, parallèlement à des outils open source européens. Ce revirement fait suite à un rapport de l’Adviescollege ICT-toetsing (le conseil de surveillance des technologies de l'information et de la communication), qui soulignait l'absence de contrôles de chiffrement, le risque de dépendance vis-à-vis d'un fournisseur unique et l'absence de stratégie de sortie, alors que seuls environ 5 000 des 47 500 employés avaient migré.

    Ce revirement néerlandais s’inscrit dans une dynamique qui dépasse largement les frontières du pays. L’Europe traverse en effet actuellement une vague de transition vers le logiciel libre au sein de ses administrations publiques, portée par un rejet croissant de la dépendance aux GAFAM. En septembre 2026, les Pays-Bas ont rejoint ce mouvement en officialisant leur transition stratégique de Windows vers Linux, relançant ainsi le débat sur la comparaison entre les deux systèmes d’exploitation.

    L'administration fiscale et douanière néerlandaise a renoncé à migrer vers Microsoft 365 dans le cloud. Ses logiciels bureautiques fonctionneront désormais sur des serveurs qu'elle contrôle, en association avec des outils open source européens. Le secrétaire d'État aux Finances, Eelco Eerenberg, a présenté ce projet dans une lettre adressée au Parlement néerlandais la semaine du 5 octobre 2026.

    Ce changement concerne le Belastingdienst, les douanes néerlandaises et l’Agence des prestations sociales. Les services de messagerie électronique et les agendas seront transférés vers les serveurs propres à l’agence en 2027. Des outils open source dédiés au stockage personnel et à la collaboration suivront plus tard en 2027 et en 2028.

    « Cela nous permet de travailler de manière ciblée à la mise en place d’une solution durable et plus autonome pour ces fonctions », a écrit Eelco Eerenberg.


    De « seule option viable » à un revirement complet

    En octobre 2025, le ministère a annoncé au Parlement que l’agence allait adopter Microsoft 365. À l’époque, il avait qualifié cette suite cloud d’option unique viable et réaliste. En juin 2026, Eelco Eerenberg a déclaré que l’agence allait réexaminer ce choix. Le 9 juillet, il a suspendu le déploiement.

    Cette pause faisait suite à un rapport de l’Adviescollege ICT-toetsing, le conseil consultatif d’évaluation des technologies de l’information et de la communication (TIC) du gouvernement. Sa principale conclusion était que l’approche adoptée par l’agence ne permettrait pas de créer un environnement de travail adapté. En janvier 2026, environ 5 000 des quelque 47 500 employés étaient passés à Microsoft 365, a constaté le conseil.

    L’Adviescollege ICT-toetsing a indiqué que l’agence n’utilisait pas le chiffrement à double clé, qui lui aurait permis d’exercer un meilleur contrôle sur ses données. Le chiffrement de bout en bout n’était pas activé par défaut pour les appels Teams en tête-à-tête. Il a également constaté une dépendance vis-à-vis d’un fournisseur unique et l’absence de stratégie de sortie viable. Cela limitait la liberté de l’agence de se tourner ultérieurement vers une solution plus souveraine.

    Prochaines étapes de la démarche des Pays-Bas en faveur de la souveraineté numérique

    L'option « sur site » est désormais envisageable, en partie grâce à l'augmentation de la capacité du centre de données mise en œuvre par l'agence, a écrit M. Eerenberg. L'agence réutilisera les licences existantes dans la mesure du possible, afin de limiter les dépenses supplémentaires. Elle suit ainsi les recommandations du conseil d'administration, qui lui a conseillé d'étudier des alternatives pour chaque fonction, plutôt que de s'en remettre à un seul fournisseur.

    Cette transition entraîne des retards pour certains outils d’archivage. Plusieurs fonctionnalités liées à la gestion des documents faisaient partie de l’offre Microsoft 365 et n’existent pas en environnement sur site. L’agence étudie actuellement les moyens de les remplacer, sujet sur lequel M. Eerenberg fera le point dans sa prochaine lettre d’avancement.

    Cette même volonté d’autonomie numérique a déjà fait évoluer d’autres projets. L’agence a repris l’hébergement de son nouveau système de TVA, auparavant assuré par le fournisseur. En conséquence, la mise en service du système de remboursement de la TVA est désormais prévue pour avril 2027. Le déploiement de la TVA nationale a été reporté du 1er juillet 2027 au troisième trimestre 2027.

    Ailleurs aux Pays-Bas, le gouvernement développe son propre système d'exploitation Linux pour ordinateurs de bureau. En juillet 2026, Airbus a annoncé son intention de transférer ses applications les plus critiques vers un cloud français. Bruxelles a également pris des mesures pour soumettre AWS et Azure à ses règles technologiques les plus strictes.

    De l’autre côté de la frontière néerlandaise, Paris a également fait de la souveraineté numérique une priorité. Lors d’un séminaire organisé en avril dernier, la DINUM a réuni pour la première fois des ministères, des opérateurs publics et des acteurs privés afin de réduire la dépendance de la France vis-à-vis des grands groupes technologiques américains. Le moment fort de cette rencontre a été l’annonce de l'abandon de Windows au profit de Linux par la DINUM elle-même, et l'imposition à chaque ministère français d'un plan de souveraineté numérique avant l'automne 2026. Ce geste symbolique masque un chantier colossal, dont la difficulté reste unanimement reconnue.

    Source : Lettre adressée au Parlement par Eelco Eerenberg, secrétaire d'État aux Finances des Pays-Bas

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de l'administration néerlandaise crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Les Pays-Bas développent leur propre environnement de bureau Linux basé sur NixOS pour s'affranchir de Microsoft, testé par huit communes avant une version 1.0 prévue l'année prochaine

    Microsoft affirme que la législation américaine prime sur la souveraineté française en matière de données, la situation de la France s'aligne sur celle de l'UE connue comme une colonie logicielle des USA

    L'UE propose des mesures visant à renforcer sa souveraineté numérique et à réduire sa dépendance aux technologies américaines, le plan cible les centres de données, l'IA, les micropuces et les logiciels

    Cloud, données et souveraineté : les institutions publiques européennes abandonnent discrètement les fournisseurs de services américains, mais ne sont pas à l'abri d'un rachat des fournisseurs locaux
    Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

Discussions similaires

  1. Réponses: 22
    Dernier message: 30/10/2017, 22h05
  2. Réponses: 1
    Dernier message: 10/11/2016, 22h28
  3. Réponses: 0
    Dernier message: 16/06/2011, 11h49
  4. [Maven 2] Ajouter des jar local à son projets
    Par sleepy2002 dans le forum Maven
    Réponses: 2
    Dernier message: 09/03/2006, 03h12

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo