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Le concurrent russe de Starlink est-il en train d’échouer ?


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  1. #1
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    Par défaut Le concurrent russe de Starlink est-il en train d’échouer ?
    Le concurrent russe de Starlink est-il en train d’échouer ? Ce qu’on sait est que le projet de constellation Internet dénommé Rassvet fait face à de graves difficultés techniques et retards de mise en orbite

    Le concurrent russe de Starlink est en difficulté suite à l’échec d’un lot entier de satellites à atteindre leur altitude opérationnelle : sur les 16 satellites lancés, bon nombre n’ont atteint que moins de la moitié de leur altitude cible de 870 km et deux sont déjà en train de retomber vers la Terre. Vers un échec du projet de constellation Internet dénommé Rassvet et censé renforcer la Russie dans sa quête de souveraineté numérique ?

    La Russie espère néanmoins lancer une offre commerciale en 2027 avec environ 250 satellites opérationnels

    Un premier lot de 16 satellites a été lancé en mars 2026, suivi d'un second lot de 16 autres satellites en juillet 2026. Le programme accumule les déboires. Plusieurs satellites ont du mal à atteindre leur altitude opérationnelle visée (autour de 550 km) et certains appareils se sont consumés dans l'atmosphère après avoir chuté de manière incontrôlée.

    La Russie dépend des lanceurs Soyouz-2.1b, qui sont rares et coûteux. De plus, des frappes récentes sur le centre de production de ces fusées à Samara compliquent encore le calendrier des futurs tirs. Moscou espère néanmoins lancer une offre commerciale en 2027 avec environ 250 satellites opérationnels, avant d'atteindre plus de 900 appareils d'ici 2035 pour assurer une couverture complète.

    D’avis d’observateurs, c’est « la faute au programme spatial russe qui est bel et bien mort, à court d’argent et de talents depuis de nombreuses années. On peut dire qu’il tourne au ralenti grâce à la technologie soviétique depuis la chute de l’URSS et qu’il n’a rien inventé de nouveau depuis lors. »

    « Les États-Unis ne viendront plus à leur secours, car ils disposent désormais de leur propre programme de vols habités et ont racheté tous les moteurs de fusée soviétiques encore en stock. Les Européens ne viendront pas à leur secours avec des technologies modernes, des charges utiles et des engins spatiaux, car ils sont en guerre contre les Ukrainiens. La Chine ne viendra pas à leur secours, car elle s'efforce de mettre en place sa propre industrie spatiale souveraine et ses propres capacités », soulignent certains.

    Entretemps, Le projet de méga-constellation chinois Thousand Sails (également appelé Qianfan ou G60 Spacesail) se porte très bien et progresse à un rythme d'importance stratégique accéléré

    Conçu pour concurrencer le réseau Starlink de SpaceX, le programme intensifie ses lancements et solidifie ses infrastructures de production industrielle. Après le premier tir historique de 18 satellites en août 2024, la constellation compte désormais 238 satellites en orbite.

    Le rythme s'est nettement accéléré grâce aux lancements successifs de fusées Longue Marche 6A et Longue Marche 8. La Chine diversifie également ses lanceurs en attribuant des contrats à des opérateurs commerciaux comme Landspace pour soutenir cette cadence.

    Pour alimenter cette ambition, le constructeur Genesat (filiale de l'opérateur du projet, SSST) a signé l'extension de son usine de production à Shanghai. Ce complexe est désormais calibré pour une production à la chaîne ultra-rapide, capable d'assembler un satellite par jour.

    Les premiers satellites mis en orbite (première génération) pèsent environ 267 kg. Le projet prévoit rapidement l'introduction de modules de deuxième et troisième générations plus lourds (jusqu'à 1,5 tonne) pour intégrer des technologies plus puissantes à large bande.

    Le calendrier initial a été réajusté pour soutenir une montée en puissance massive : Atteindre un premier jalon de 1 296 satellites opérationnels pour garantir une couverture mondiale initiale et Déployer la totalité de la constellation avec plus de 15 000 satellites en orbite basse.

    Des analyses de suivi spatial ont révélé que plusieurs satellites des premières vagues ont rencontré des difficultés techniques pour rehausser leur orbite, un écueil classique lors du rodage de nouvelles technologies de satellites en série.

    Le premier lancement d'août 2024 avait généré une quantité importante de débris en raison de la fragmentation du corps de la fusée. De plus, la luminosité élevée de ces trains de satellites suscite des inquiétudes récurrentes auprès de la communauté astronomique mondiale.

    Les premiers lancements de la constellation souveraine IRIS initiée par l’Europe sont prévus dans l’intervalle 2028 à 2030

    Le contrat a été confié au groupement Space Rise (formé par les opérateurs SES, Telesat et Hispasat), en partenariat avec des poids lourds industriels comme Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space et OHB. Les commandes industrielles majeures se précisent et le lancement des premiers satellites est planifié entre 2028 et 2030 pour offrir une capacité opérationnelle complète au début de la prochaine décennie.

    Le coût global de ce partenariat public-privé est estimé à environ 10,6 milliards d'euros, financé à la fois par des fonds publics européens et des investissements privés. Contrairement à Starlink qui vise d'abord le grand public pour l'internet résidentiel, IRIS² est conçu en priorité pour sécuriser les communications des gouvernements, des administrations, des ambassades et des opérations militaries.

    La constellation comptera entre 290 et 350 satellites, combinant l'orbite basse (LEO) pour une faible latence et l'orbite moyenne (MEO) pour servir de colonne vertébrale au réseau, garantissant une haute résilience géopolitique.

    Et vous ?

    Les ratés en phase initiale sont communs à tous les projets de cette envergure comme l’illustre le cas du projet chinois. Partagez-vous les avis des observateurs selon lesquels la situation du programme Rassvet est la preuve du retard technologique de la Russie sur les Etats-Unis ?
    Quelle appréciation faites-vous du positionnement actuel de l’Europe dans la course à la souveraineté numérique via le spatial ?

    Voir aussi :

    Le bêta test public de Starlink commence à la réception des invitations et à l'apparition de l'application dans l'App Store et Google Play, respectivement pour iOS et Android

    Les utilisateurs de la version bêta de Starlink obtiennent des vitesses de téléchargements allant de 11 à 60 Mb/s, selon des tests effectués par Speedtest by Ookla

    Une tribu amérindienne obtient un accès anticipé à Starlink de SpaceX et dit que c'est rapide, « nous avons été catapultés au XXIe siècle », a déclaré la tribu Hoh

    SpaceX Starlink a maintenant son propre système autonome avec un numéro ASN (Autonomous System Number) et est présent au Seattle Internet Exchange
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  2. #2
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    Le concurrent russe de Starlink est-il en train d’échouer ?
    Que dire alors du concurrent européen de StarLink nommé IRIS² (Infrastructure de résilience, d'interconnexion et de sécurité par satellite) qui était censé être opérationnel dès l'année prochaine et qui est reporté aux calendes grecques parce que les entreprises des différents pays de l'UE se bouffent le nez???

    Que du blabla, que de belles présentations powerpoint, que de beaux discours sur le web et au final... pas un seul satellite assemblé, pas un seul mis en orbite...

    Mieux l'Allemagne s'est retirée du projet européen de constellation IRIS² pour développer en solo son propre réseau militaire de 100 satellites (projet GXE) avec des industriels comme Airbus, Rheinmetall et OHB... Les Allemands ne voulaient pas travailler avec les industriels français!

    L'Allemagne s'est aussi retiré du projet SCAF (Système de combat aérien du futur) parce qu'en désaccord avec le groupe français Dassault...

    Et maintenant, c'est au tour du projet européen de char de combat: Le MGCS lancé en 2012, ce projet associe la France et l'Allemagne à parts égales (50/50) sous la gouvernance du groupe KNDS et de Rheinmetall. Suite à des divergences de calendrier et des doutes sur une plateforme totalement commune, les Allemands se retirent par la petite porte en privilégiant des "projets alternatifs" (Oh que cela est bien dit pour un doigt d'honneur fait au partenaire français...)

    Et pendant ce temps, les dirigeants français continuent de jouer de la flûte en donnant du "couple franco-allemand" à toutes les sauces...


    Musk peut dormir tranquille... Les russes aussi... Leur réseau StarLink sera en orbite bien avant que l'UE ait acheté le premier boulon de son premier satellite

  3. #3
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    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Que dire alors du concurrent européen de StarLink nommé IRIS² (Infrastructure de résilience, d'interconnexion et de sécurité par satellite) qui était censé être opérationnel dès l'année prochaine et qui est reporté aux calendes grecques parce que les entreprises des différents pays de l'UE se bouffent le nez???

    Que du blabla, que de belles présentations powerpoint, que de beaux discours sur le web et au final... pas un seul satellite assemblé, pas un seul mis en orbite...

    Mieux l'Allemagne s'est retiré du projet européen de constellation IRIS² pour développer en solo son propre réseau militaire de 100 satellites (projet GXE) avec des industriels comme Airbus, Rheinmetall et OHB... Les Allemands ne voulaient pas travailler avec les industriels français!

    L'Allemagne s'est aussi retiré du projet SCAF (Système de combat aérien du futur) parce qu'en désaccord avec le groupe français Dassault...

    Et maintenant, c'est au tour du projet européen de char de combat: Le MGCS lancé en 2012, ce projet associe la France et l'Allemagne à parts égales (50/50) sous la gouvernance du groupe KNDS et de Rheinmetall. Suite à des divergences de calendrier et des doutes sur une plateforme totalement commune, les Allemands se retirent par la petite porte en privilégiant des "projets alternatifs" (Oh que cela est bien dit pour un doigt d'honneur fait au partenaire français...)

    Et pendant ce temps, les dirigeants français continuent de jouer de la flûte en donnant du "couple franco-allemand" à toutes les sauces...


    Musk peut dormir tranquille... Les russes aussi... Leur réseau StarLink sera en orbite bien avant que l'UE ait acheté le premier boulon de son premier satellite
    En gros, l'Europe est partie pour rester pendant longtemps encore comme une colonie technologique des USA (et maintenant de la Chine) ?
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  4. #4
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    En gros, l'Europe est partie pour rester pendant longtemps encore comme une colonie technologique des USA (et maintenant de la Chine) ?
    L'Europe n'existe tout simplement pas!

    Les USA sont UN pays, la Chine est UN pays... UN pays avec un gouvernement, UNE armée, UNE stratégie au niveau mondial, UN réseau d'industries, etc...

    Sans parler d'Europe, le continent, mais simplement d'Union Européenne, c'est 27 pays avec 27 politiques!!!

    Et sans parler des 27 pays, les 2 pays les plus puissants à l'époque de la création de l'UE, France et Allemagne, sont incapables de se mettre d'accord sur quoi que ce soit... Toujours souriant sur la photo de famille et toujours à se tirer dans les pattes quand les médias ont éteint les lumières

  5. #5
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    Le programme accumule les déboires [...]

    La Russie dépend des lanceurs Soyouz-2.1b, qui sont rares et coûteux. [...]
    programme spatial russe qui est bel et bien mort, à court d’argent et de talents depuis de nombreuses années. On peut dire qu’il tourne au ralenti grâce à la technologie soviétique depuis la chute de l’URSS et qu’il n’a rien inventé de nouveau depuis lors. »

    « Les États-Unis ne viendront plus à leur secours, car ils disposent désormais de leur propre programme de vols habités et ont racheté tous les moteurs de fusée soviétiques encore en stock.
    Il est difficile de ne pas s'étonner de cette tirade qui relève d'une lecture propagandiste manifeste. D'ailleurs même qwant trouve la source en premières positions : Kyuv post Ukraine's global voice

    La réalité est bien évidemment plus nuancée... Si on prend comme source Space X France, il semble que la Russie soit parvenue à développer une technologie de satellites de communication en orbite basse alternative à Starlink en 1000 jours de développement, ce qui est loin d'être ridicule. Pour le moment, ils ont fait 2 lancements de prototypes et un lancement partiellement raté de 16 satellites. A suivre.

    Quant au secours des Américains... les américains étaient client de l'industrie spatiale russe avant la guerre . Ils achetaient des moteurs russes pour leur fusée Atlas.

    Dire que les Soyouz sont coûteux et inchangés depuis l'URSS... c'est vraiment n'importe quoi. A la chute de l'URSS, la société entière s'est effondrée avec des conséquences effroyables en Russie. Depuis, le lanceur Soyouz a été modernisé (équipement numérique...), et c'est un des lanceurs non-réutilisable parmi les moins chers et un des plus fiable du marché. Avant la guerre, des Soyouz étaient lancés de Kourou justement pour bénéficier de ces avantages pour mémoire.

    Cette guerre est vraiment une catastrophe quand on voit toute la coopération internationale perdue.

  6. #6
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    Citation Envoyé par Fagus Voir le message
    Cette guerre est vraiment une catastrophe quand on voit toute la coopération internationale perdue.
    Oh, mais ce n'est pas une catastrophe pour tout le monde!

    1. La coopération entre Russie, Chine, Corée du Nord et Iran se sont fortement accrus au détriment de l'Occident et de ses alliés

    2. Les USA s'enrichissent sur le dos des Européens: Plus de gaz et de pétrole russes bon marché pour l'Europe qui achète maintenant ces ressources aux USA pour un prix 4 fois plus cher.

    3. Les USA fournissent des armes à l'Ukraine qui sont payées par les Européens avec de plus une majoration de 10% du prix facturé par Trump!!!

    4. L'Europe se réarme en passant des commandes chez les industriels américains plutôt qu'en Europe... Exemples: Suisse qui achète des avions F-35 et des systèmes anti-aérien Patriot, Allemagne, Belgique, Danemark qui achètent également des F-35, etc...

    Hausse des commandes : Selon le SIPRI (Stockholm International Peace Research Institute), les importations d'armes en Europe ont plus que doublé, avec une augmentation de +233 % des exportations américaines vers le Vieux Continent sur certaines périodes récentes.

    En réalité, la vraie catastrophe n'est que pour la "dinde" de l'histoire, celle qui se fait "fourrer" à sec... J'ai nommé... L'Europe!!!

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