Les deux tiers des travailleurs en ont tellement marre des « AI Slop » qu'ils « ont la nostalgie du travail d'avant l'IA », devoir gérer les « AI Slop » rend leur travail moins valorisant et plus répétitif
Adaptavist a publié une étude suggérant que de nombreux cols blancs préféreraient retrouver leur vie professionnelle d’avant l’IA générative. L’enquête a révélé que 38 % d’entre eux supprimeraient purement et simplement les outils d’IA générative. Selon les résultats, 65 % des personnes interrogées éprouvent régulièrement de la nostalgie pour la façon dont le travail fonctionnait avant que l’IA générative ne se généralise, tandis que 30 % ont déclaré préférer cette période antérieure. L’une des conclusions les plus évidentes concerne la charge de travail supplémentaire générée par les résultats de l’IA. Environ 42 % des personnes interrogées consacrent désormais plus de temps à contrôler et à vérifier les contenus générés par l’IA qu’elles n’en gagnent en utilisant ces outils.
L'intelligence artificielle (IA) n'est plus un concept futuriste dont seuls les cercles technologiques discutent ; elle transforme déjà le quotidien de nombreuses personnes. Dans sa lettre annuelle de janvier 2026, « The Year Ahead », Bill Gates prévient que l'IA transformera la société et les emplois plus rapidement que la plupart des gens ne le pensent. Si le cofondateur de Microsoft souligne les avantages de cette technologie, il met également en garde contre l'apparition de nouveaux risques qui obligeront les gouvernements, les entreprises et les travailleurs à repenser leurs pratiques. Le milliardaire estime que sans politiques claires, le développement rapide de l'IA pourrait perturber les modes de travail et creuser les écarts économiques existants.
Dans ce contexte, les entreprises d’IA à San Francisco imposent des rythmes de travail très exigeants. Un rapport évoque des journées de travail allant de 12 à 16 heures, et souvent sans week-end. Les employés vivraient parfois sur place dans des appartements transformés en bureaux, illustrant la fusion totale entre vie personnelle et travail. Cette situation découle à la fois de la compétition pour attirer les talents et des pressions liées à la rapidité de l’innovation dans le secteur. L'IA était censée augmenter la productivité des travailleurs et leur donner plus de temps pour profiter de la vie, mais c'est précisément l'inverse qui se produit. Elle est désormais à l'origine d'un surmenage.
Récemment, Adaptavist a publié une étude suggérant que de nombreux cols blancs préféreraient retrouver leur vie professionnelle d’avant l’IA générative. L’enquête a révélé que 38 % d’entre eux supprimeraient purement et simplement les outils d’IA générative. Cette étude, menée auprès de 2 500 travailleurs du savoir au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Canada, en Allemagne et en Espagne, met en évidence un décalage croissant entre les investissements massifs des entreprises dans l’IA et le sentiment des employés.
Selon les résultats, 65 % des personnes interrogées éprouvent régulièrement de la nostalgie pour la façon dont le travail fonctionnait avant que l’IA générative ne se généralise, tandis que 30 % ont déclaré préférer cette période antérieure. 26 % ont déclaré n’avoir aucune préférence particulière. Les jeunes actifs semblent plus enclins à rejeter catégoriquement cette technologie. Quatre répondants sur dix issus de la génération Z et de la génération Y ont déclaré qu’ils supprimeraient l’IA générative du monde, contre 32 % des actifs de la génération X et 29 % des baby-boomers.
Les données suggèrent que les préoccupations vont au-delà de la productivité. Parmi les travailleurs ayant déclaré qu’ils supprimeraient l’IA, 31 % ont invoqué une baisse de la créativité, 29 % ont mis en avant les risques d’utilisation abusive et 28 % ont soulevé des préoccupations liées à la surveillance et à la vie privée. L’étude a également mis en évidence un impact plus large sur le moral au quotidien. Environ 46 % ont déclaré que le fait de devoir traiter des contenus de mauvaise qualité générés par l’IA rendait leur travail moins valorisant et plus répétitif, tandis que 37 % ont indiqué que cela avait réduit leur engagement global au travail.
L’une des conclusions les plus évidentes concerne la charge de travail supplémentaire générée par les résultats de l’IA. Environ 42 % des personnes interrogées consacrent désormais plus de temps à contrôler et à vérifier les contenus générés par l’IA qu’elles n’en gagnent en utilisant ces outils. Cette charge semble avoir des répercussions sur les résultats. Près de la moitié des personnes interrogées, soit 49 %, ont déclaré que les contenus générés par l’IA de mauvaise qualité ralentissaient leurs projets, et 55 % ont indiqué que cela réduisait l’efficacité globale de leur équipe.
L’enquête a également mis en évidence la pression exercée sur les travailleurs pour qu’ils égalent les résultats obtenus par les machines. La moitié des personnes interrogées ont déclaré que leurs performances étaient désormais comparées, à tort ou à raison, au travail généré par l’IA. Pour certains, l’utilisation de l’IA semble moins motivée par l’enthousiasme que par la nécessité. Un quart des personnes interrogées ont déclaré utiliser l’IA simplement pour faire face à la charge de travail, tandis que 23 % ont indiqué l’utiliser pour rester au niveau de leurs collègues.
Les employés ont également fait état d’une pression pour améliorer leur rendement dans un environnement de travail façonné par l’IA. L’étude a révélé que 26 % se sentaient poussés à améliorer leurs performances, 25 % à améliorer la qualité et 24 % à gagner en efficacité. Malgré ce mécontentement, l’enquête n’a pas mis en évidence un rejet généralisé de l’IA sur le lieu de travail. Elle a révélé que 67 % des salariés souhaiteraient que leur entreprise recoure davantage à l’IA, que 69 % sont convaincus que l’IA est utilisée de manière éthique, et que 66 % ont déclaré que leur employeur avait fait preuve de transparence concernant son adoption.
Pour autant, le soutien à une utilisation plus large ne s’accompagne pas toujours d’une bonne compréhension ou d’un engagement. Plus d’un tiers, soit 36 %, ont déclaré ne pas toujours comprendre pourquoi on attend d’eux qu’ils utilisent l’IA dans le cadre de leurs fonctions, et la même proportion a fait état d’une « fatigue face à l’IA ». Cette combinaison suggère que les entreprises réussissent peut-être le déploiement de l’IA, mais peinent à obtenir l’adhésion des employés. L’adoption formelle d’outils d’IA ne se traduit pas nécessairement par la conviction qu’ils améliorent la qualité ou le sens du travail.
Adaptavist a présenté ce problème comme un enjeu de mise en œuvre plutôt que comme une simple réaction négative à l’égard de la technologie elle-même, en faisant valoir que de nombreuses organisations se concentrent sur la mesure des taux d’utilisation plutôt que sur la question de savoir si l’IA améliore le travail. Neal Riley, responsable de l’innovation en IA chez The Adaptavist Group, a déclaré : « Ces résultats mettent en évidence un fossé sous-jacent que nous observons dans la plupart des déploiements d’IA. Il est beaucoup plus facile pour les organisations de se concentrer sur les indicateurs d’adoption – qui utilise l’IA, à quelle fréquence – que de mesurer son impact sur le travail lui-même. En comprenant la nature du travail et les différents flux de valeur au sein de votre entreprise, vous pouvez mesurer plus précisément les résultats et l’impact plutôt que de vous contenter de compter les actions. Lorsque l’IA est mise en place de manière réfléchie, avec des garde-fous adaptés et un véritable accompagnement des personnes qui l’utilisent, elle peut renforcer, plutôt que d’éroder, ce qui rend le travail significatif et porteur d’impact. »
Ce rapport rappelle un rapport de Microsoft en 2025. L'étude de Microsoft sur l'impact de l'IA sur l'emploi a révéle les emplois menacés par l'IA. L'étude, basée sur les interactions des utilisateurs, met en évidence les rôles liés à la création de contenu et au langage comme étant fortement touchés. Les interprètes, les rédacteurs et les rôles liés au service client sont particulièrement menacés. Les emplois manuels et en temps réel, tels que ceux de chirurgien ou de mécanicien, sont moins touchés. L'étude de Microsoft insiste notamment sur le fait que l'IA assistera les travailleurs, elle ne les remplacera pas.
En effet, l’intelligence artificielle devait tout révolutionner. Automatiser, rationaliser, rendre les entreprises plus agiles et plus rentables. Mais la promesse s’est rapidement heurtée à la réalité. Alors que l'engouement pour l'intelligence artificielle continue d'influencer la stratégie des entreprises, de nombreuses organisations qui avaient réduit leurs effectifs dans un contexte économique incertain recommencent discrètement à embaucher. De données fournies par la société d'analyse du milieu de travail Visier montrent que les entreprises réembauchent une part croissante des employés qu'elles avaient licenciés, ce qui indique que les technologies d'automatisation ne remplacent pas encore les travailleurs à l'échelle prévue par certains dirigeants.
À propos d'Adaptavist
Fondée en 2005, Adaptavist est un fournisseur mondial de solutions transformatrices et un partenaire de confiance d’Atlassian, de monday.com, d’AWS, de GitLab et de nombreux autres acteurs. Les experts en conseil d'Adaptavist alignent la stratégie, les plateformes et les collaborateurs grâce à des solutions sur mesure puissantes qui redéfinissent la manière dont le travail est effectué et permettent d’obtenir des résultats commerciaux durables.
Source : Adaptavist
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