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Intelligence artificielle Discussion :

Le PDG d'Anthropic s'oppose à l'interdiction des IA à poids ouverts


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #1
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    Par défaut Le PDG d'Anthropic s'oppose à l'interdiction des IA à poids ouverts
    Anthropic estime qu'Alibaba doit être sanctionné pour la plus grande attaque de clonage de Claude, Alibaba aurait utilisé 25 000 comptes pour exploiter Claude à travers plus de 28,8 millions d'échanges.

    Anthropic accuse une nouvelle fois des entreprises chinoises d’avoir volé les capacités de ses modèles d’IA. Ce laboratoire américain pionnier en IA a accusé le géant chinois Alibaba d’avoir illégalement extrait les capacités de son modèle d’IA « Claude », dans ce qu’il a qualifié de plus grande attaque de ce type jamais connue contre l’entreprise. Anthropic affirme que des sociétés affiliées à Alibaba et à son laboratoire d’IA ont effectué 28,8 millions d’échanges avec ses modèles à l’aide d’environ 25 000 comptes frauduleux entre le 22 avril et le 5 juin. Anthropic a indiqué que la distillation est un moyen de contribuer à accélérer la capacité de la Chine à atteindre les capacités avancées de Mythos Preview d’Anthropic.

    Le 23 avril 2026, l'administration Trump a officiellement accusé des entités chinoises de mener des campagnes organisées pour copier les modèles d'intelligence artificielle américains. La technique en cause, la distillation, se situe à la frontière floue entre pratique légitime et espionnage industriel. Pékin balaie ces accusations d'un revers de main et DeepSeek, visé implicitement, publie le jour suivant son modèle V4 en fanfare.

    Pour comprendre l'enjeu, il faut saisir ce qu'est la distillation dans le domaine de l'IA. Il s'agit d'un procédé d'entraînement dans lequel un modèle plus petit (le « modèle élève ») apprend non pas à partir de données brutes, mais à partir des réponses produites par un modèle plus grand et plus capable (le « modèle enseignant »). Tous les grands laboratoires y recourent pour créer des versions allégées de leurs propres systèmes. Le problème survient lorsque ce procédé est appliqué à un modèle concurrent, sans autorisation et à une échelle massive. Les entreprises américaines s'inquiètent que des laboratoires d'IA chinois créent des imitations de leurs chatbots, ce qui pourrait avoir des implications pour la sécurité nationale.

    Anthropic PBC est une entreprise américaine spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA) dont le siège social est situé à San Francisco, en Californie. Elle a développé une série de grands modèles de langage (LLM) baptisés « Claude » et met l'accent sur la sécurité de l'IA. Anthropic a été fondée en 2021 par d’anciens membres d’OpenAI, notamment les frère et sœur Daniela Amodei et Dario Amodei, respectivement présidente et PDG. L’entreprise est privée mais prévoit d’entrer en bourse. En mai 2026, sa valorisation était estimée à 965 milliards de dollars, ce qui en fait l’entreprise spécialisée exclusivement dans l’IA la plus valorisée au monde.

    Alibaba Group Holding Limited, connue sous le nom d’Alibaba, est une multinationale technologique chinoise spécialisée dans le commerce électronique, la vente au détail, Internet et les technologies. Fondée le 28 juin 1999 à Hangzhou, dans la province du Zhejiang, la société propose des services de vente de particulier à particulier (C2C), d’entreprise à particulier (B2C) et d’entreprise à entreprise (B2B) via des places de marché chinoises et internationales, ainsi que des services locaux destinés aux consommateurs, dans les domaines des médias numériques et du divertissement, de la logistique et du cloud computing. Alibaba Cloud est une entreprise de cloud computing, filiale du groupe Alibaba. Alibaba Cloud fournit des services de cloud computing aux entreprises en ligne et à l’écosystème de commerce électronique d’Alibaba.

    Récemment, Anthropic accuse une nouvelle fois des entreprises chinoises d’avoir volé les capacités de ses modèles d’IA. Ce laboratoire américain pionnier en IA a accusé le géant chinois Alibaba d’avoir illégalement extrait les capacités de son modèle d’IA « Claude », dans ce qu’il a qualifié de plus grande attaque de ce type jamais connue contre l’entreprise. Anthropic a adressé une lettre à la commission sénatoriale américaine des affaires bancaires, du logement et des affaires urbaines, accusant l’entreprise technologique chinoise Alibaba d’avoir tenté « effrontément » et « illégalement » d’extraire ses capacités en matière d’intelligence artificielle.

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    Anthropic accuse le géant chinois Alibaba d’avoir illégalement extrait les capacités de son modèle d’IA « Claude »

    La lettre, adressée le 10 juin aux sénateurs Tim Scott (républicain de Caroline du Sud) et Elizabeth Warren (démocrate du Massachusetts), indiquait qu’Alibaba avait mené « la plus grande attaque de distillation jamais connue contre Anthropic à ce jour ». Anthropic affirme dans cette lettre que des sociétés affiliées à Alibaba et à son laboratoire d’IA ont effectué 28,8 millions d’échanges avec ses modèles à l’aide d’environ 25 000 comptes frauduleux entre le 22 avril et le 5 juin.

    « Nous pensons que la lutte contre la menace que représente la distillation illicite nécessite une action coordonnée entre le gouvernement et le secteur privé, et nous continuerons à travailler avec le Congrès et l’administration pour préserver le leadership américain en matière d’IA », a déclaré un porte-parole d’Anthropic dans un communiqué.

    La « distillation » est une méthode d’entraînement de l’IA qui consiste à construire un petit modèle moins performant à partir des résultats d’un modèle existant plus puissant. La lettre décrit la « distillation » comme un processus consistant à entraîner un modèle moins performant à partir des résultats d’un modèle plus puissant. Anthropic a indiqué dans la lettre que la distillation est un moyen de contribuer à accélérer la capacité de la Chine à atteindre les capacités avancées de Mythos Preview d’Anthropic.

    Ce n’est pas la première fois qu’Anthropic porte plainte contre la Chine. En février de cette année, Anthropic avait déclaré avoir identifié une campagne menée par la start-up chinoise DeepSeek — dont le modèle d’IA à bas coût avait fait sensation dans le monde de la technologie en janvier 2025 — ainsi que par deux autres laboratoires chinois d’IA, visant à extraire illicitement des capacités de sa plateforme d’IA Claude. Elle a précisé que l’opération de DeepSeek impliquait plus de 150 000 échanges, tandis que celle de Moonshot AI atteignait plus de 3,4 millions et celle de MiniMax plus de 13 millions.

    L’entreprise avait également déclaré à l’époque que ces campagnes gagnaient en « intensité et en sophistication » et que pour faire face à cette menace, il faudrait « une action rapide et coordonnée entre les acteurs du secteur, les décideurs politiques et la communauté mondiale de l’IA ». La fuite du code source de Claude Code fin mars 2026 a notamment révélé un mécanisme anti-distillation pour la concurrence.

    Ce mécanisme indique au serveur d'injecter silencieusement de fausses définitions d'outils dans le prompt système. L'idée : si quelqu'un enregistre le trafic API de Claude Code pour entraîner un modèle concurrent, les faux outils viennent polluer ces données d'entraînement. Il semble donc que malgré son plan anti-distillation, Anthropic ne sais pas se protéger actuellement contre la distillation.

    Ajouté à une liste noire, Alibaba engage une action en justice contre le Pentagone

    Alibaba a récemment été ajouté à la liste des entreprises militaires chinoises établie par le Pentagone ce mois-ci, une désignation que la société conteste. Le groupe Alibaba a engagé une action en justice contre le Pentagone afin d’être retiré de cette liste noire. Le géant chinois du commerce électronique a saisi la justice américaine pour contester une désignation que l’entreprise juge arbitraire et injustifiée.

    Dans sa requête, la société basée à Hangzhou fait valoir que le Pentagone l’a associée à l’Armée populaire de libération (APL) chinoise sans fournir de preuves substantielles ni d’explications. Elle qualifie l’interdiction prononcée par le Pentagone, fondée sur des liens présumés avec l’APL, de violation des garanties constitutionnelles d’une procédure régulière et du droit à la liberté d’expression de l’entreprise chinoise.

    Alibaba a indiqué dans sa plainte que son inscription sur la liste 1260H l’empêche désormais de retenir les services de certains lobbyistes qui la représentent depuis des années. Selon l’entreprise, cela inclut des avocats et des défenseurs dont elle a besoin pour contester l’étiquette de « soutien à l’armée ». Elle a en outre fait valoir que le gouvernement américain n’avait pas respecté les garanties constitutionnelles de procédure régulière, puisqu’elle a appris sa désignation en tant que « soutien à l’armée chinoise » en lisant le Federal Register.

    Pendant ce temps, la Chine rattrape les USA sur l'IA et risque même de les dépasser à l'avenir. Un rapport de Stanford en avril 2026 indique que la Chine est en passe de supprimer l'avance technologique des États-Unis dans le domaine de l'IA. Bien que les Américains conserve une supériorité en matière de capitaux investis et de nombre de modèles, la Chine domine désormais les brevets, les publications scientifiques et les installations robotiques. L'écart de performance entre les modèles des deux puissances s'est considérablement réduit, soutenu par une infrastructure énergétique chinoise plus robuste que le réseau électrique vieillissant des États-Unis. La Chine a un grand vivier de talents, dépassant les États-Unis en matière de scientifiques de haut niveau.

    Source : Anthropic

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette accusation est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    La Chine est soupçonnée d'avoir eu accès à Claude Mythos, selon des rapports indiquant que c'est la raison de la désactivation du puissant modèle d'IA d'Anthropic sur ordre du gouvernement américain

    Anthropic présente ses excuses pour les mesures de sécurité invisibles de Claude Fable 5. L'entreprise altère délibérément les réponses aux prompts soupçonnés de viser la distillation du modèle

    Google affirme qu'une attaque à utilisé plus de 100 000 instructions génératives pour tenter de cloner le chatbot IA Gemini. Une extraction de modèle pour obtenir la logique qui fait fonctionner le modèle
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  2. #2
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    Par défaut Anthropic tente d'espionner les utilisateurs chinois de Claude à l'aide d'un code caché
    Anthropic tente d'espionner les utilisateurs chinois de Claude par le biais d'un code caché dans le cadre d'une « expérience anti-abus », mais fait face à de vives critiques concernant la confidentialité

    Anthropic serait en train de supprimer une fonctionnalité de suivi cachée dans son assistant de codage IA, Claude Code, après que des développeurs ont accusé l’entreprise d’identifier secrètement les utilisateurs se trouvant en Chine ou liés à des laboratoires d’IA chinois. Bien que l’entreprise affirme que ce système ait été mis en place pour lutter contre les abus de comptes et empêcher la copie de ses modèles d’IA, elle a essuyé de vives critiques pour s’être comportée comme un logiciel espion.

    Anthropic, PBC, est une entreprise américaine spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA) dont le siège social est situé à San Francisco, en Californie. Elle a développé une série de grands modèles de langage (LLM) baptisés Claude et met l'accent sur la sécurité de l'IA. Anthropic a été fondée en 2021 par d’anciens membres d’OpenAI, notamment les frère et sœur Daniela Amodei et Dario Amodei, respectivement présidente et PDG de l’entreprise. La société est privée mais prévoit d’entrer en bourse. En mai 2026, sa valorisation était estimée à 965 milliards de dollars, ce qui en fait la société spécialisée exclusivement dans l’IA la plus valorisée au monde.

    En juin 2026, Anthropic a accusé une nouvelle fois des entreprises chinoises d’avoir volé les capacités de ses modèles d’IA. Le laboratoire américain pionnier en IA a accusé le géant chinois Alibaba d’avoir illégalement extrait les capacités de son modèle d’IA « Claude », dans ce qu’il a qualifié de plus grande attaque de ce type jamais connue contre l’entreprise. Anthropic affirme que des sociétés affiliées à Alibaba et à son laboratoire d’IA ont effectué 28,8 millions d’échanges avec ses modèles à l’aide d’environ 25 000 comptes frauduleux entre le 22 avril et le 5 juin. Anthropic a indiqué que la distillation est un moyen de contribuer à accélérer la capacité de la Chine à atteindre les capacités avancées de Mythos Preview d’Anthropic.

    Pourtant, un nouveau rapport a révélé qu'Anthropic est en train de supprimer une fonctionnalité de suivi cachée dans Claude Code après que des développeurs l'ont accusée de suivre discrètement la localisation des utilisateurs et leurs liens éventuels avec la Chine. L'entreprise affirme qu'il s'agissait d'une expérience visant à lutter contre les abus, mais cette fonctionnalité a suscité de vives critiques en raison des inquiétudes liées à la vie privée des utilisateurs et au manque de transparence.

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    Anthropic intègre un code caché dans Claude à des fins de surveillance

    Anthropic a confirmé que cette fonctionnalité était une expérience destinée à lutter contre les abus de comptes et à empêcher les entreprises concurrentes spécialisées dans l’IA de copier ses modèles. L’entreprise a affirmé à plusieurs reprises que plusieurs sociétés chinoises d’IA, notamment DeepSeek, Moonshot AI, MiniMax et Alibaba, avaient tenté des attaques de « distillation » à grande échelle, en utilisant les réponses de Claude pour entraîner des modèles d’IA concurrents. Claude n’étant officiellement pas disponible en Chine, Anthropic a renforcé ses mesures à l’encontre des utilisateurs contournant ses restrictions géographiques.

    Cependant, de nombreux développeurs et chercheurs en sécurité ont fait valoir que le système de suivi intégré à Claude avait été mis en place sans information claire à ce sujet. Ils ont souligné qu’il collectait discrètement des informations liées à la localisation et semblait identifier les utilisateurs en fonction de l’endroit d’où ils se connectaient ou des organisations auxquelles ils étaient rattachés, ce qui a soulevé des inquiétudes concernant la vie privée des utilisateurs et la transparence.

    La controverse a éclaté après que des développeurs et des chercheurs en sécurité ont examiné le code de Claude et découvert ce qu’ils ont décrit comme un mécanisme de suivi caché dans le logiciel. Selon certaines informations, cette fonctionnalité vérifiait discrètement le fuseau horaire et les paramètres de proxy d’un utilisateur afin de déterminer s’il se connectait depuis la Chine ou via des réseaux d’IA chinois.

    En cas de correspondance, le système aurait apporté de minuscules modifications au texte généré par Claude, pratiquement impossibles à remarquer. Il s’agissait notamment de modifier le format de la date et de remplacer l’apostrophe dans l’expression « La date d’aujourd’hui est » par un caractère visuellement identique. Alors que les utilisateurs ne pouvaient pas voir la différence, Anthropic aurait pu utiliser ces marqueurs cachés pour identifier les sessions signalées.

    Anthropic n’a pas nié que cette fonctionnalité existait. En réponse à la polémique, Thariq Shihipar, ingénieur chez Claude Code, a publié un message sur X indiquant que le système était une « expérience » lancée en mars. « Il s’agit d’une expérience que nous avons lancée en mars et qui visait à empêcher l’utilisation abusive des comptes par des revendeurs non autorisés et à protéger contre la distillation », a-t-il écrit dans un message sur X. Shihipar a ajouté que l’entreprise avait déjà mis au point des protections plus efficaces et prévoyait de supprimer le système de marqueurs cachés. Selon lui, cette suppression était déjà prévue pour une prochaine mise à jour avant même que la polémique n’éclate.

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    Anthropic adopte une position plus ferme pour protéger ses modèles d’IA de pointe

    Cet incident s’inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les entreprises américaines spécialisées dans l’IA et les développeurs chinois. Anthropic a affirmé à plusieurs reprises que certaines entreprises chinoises du secteur de l’IA avaient tenté de voler des connaissances issues de ses modèles. Anthropic affirme adopter une position plus ferme pour protéger ses modèles d’IA de pointe contre toute utilisation abusive, en particulier par des revendeurs non autorisés et des entreprises cherchant à copier sa technologie.

    L’entreprise restreint également strictement l’accès à Claude en Chine. Cependant, selon certaines informations, de nombreux utilisateurs chinois contournent encore ces blocages à l’aide de VPN, de numéros de téléphone étrangers et de paiements internationaux. De plus, des revendeurs tiers achètent souvent des accès à l’API à l’étranger pour les revendre en Chine via des plateformes de messagerie et des places de marché en ligne. Pour contrer ce phénomène, Michael Aciman, porte-parole d’Anthropic, a déclaré que l’entreprise renforçait ses outils de vérification d’identité et de lutte contre les proxys. Anthropic bloque également l’accès commercial tant aux entités basées en Chine qu’aux filiales détenues par des Chinois opérant à l’international.

    Ce rapport rappelle la position d'Anthropic vis-à-vis de la Chine. En novembre 2025, Anthropic avait déjà accusé la Chine d'avoir mené une campagne de cyberattaque impliquant son IA Claude. L'entreprise avait révélé avoir détecté et perturbé une opération malveillante coordonnée utilisant son chatbot Claude. Anthropic a déclaré que cette attaque est la première campagne orchestrée par une IA visant « de grandes entreprises technologiques, des institutions financières, des entreprises chimiques et des agences gouvernementales ». L'entreprise a ajouté qu'elle est convaincue que « l'acteur de la menace est un groupe soutenu par l'État chinois ». Mais des experts externes se sont montrés beaucoup plus prudents dans leur évaluation de cette cyberattaque.

    Source : Rapport sur la découverte du code caché

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le PDG d'Anthropic fustige l'administration Trump pour avoir autorisé la vente de puces IA Nvidia H200 à la Chine : « Je pense que c'est de la folie. C'est comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord »

    La Chine est soupçonnée d'avoir eu accès à Claude Mythos, selon des rapports indiquant que c'est la raison de la désactivation du puissant modèle d'IA d'Anthropic sur ordre du gouvernement américain

    Les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA « à l'échelle industrielle » via la technique de distillation : Pékin dénonce une « calomnie » et DeepSeek, visé implicitement, publie son modèle V4
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  3. #3
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    Par défaut Des traces de la présence de modèles d'IA américains ont été découvertes dans des systèmes d'IA chinois
    Plusieurs mois après qu’Anthropic et OpenAI se sont plaints que des sociétés chinoises d’IA volaient leurs modèles à l'aide de la distillation, des traces de LLM US ont été découvertes dans des modèles chinois

    Quelques mois après qu'Anthropic et OpenAI ont accusé des entreprises chinoises de leur avoir volé leurs modèles par le biais de la distillation, le gouvernement américain affirme disposer d'éléments de preuve. Scott Bessent, secrétaire au Trésor, a révélé lors d'une interview que les enquêteurs avaient découvert des « filigranes » de grands modèles de langage (LLM) américains au sein de systèmes d'intelligence artificielle (IA) chinois. Il a qualifié cette situation d'« inacceptable » et a menacé d'imposer des sanctions si des entreprises chinoises avaient tiré profit d'un vol de propriété intellectuelle. Ces allégations interviennent alors que les modèles chinois open source commencent à rivaliser avec les références américaines. Elles révèlent également une nouvelle dimension de la rivalité technologique entre les États-Unis et la Chine.

    Scott Kenneth Homer Bessent est un homme d'affaires américain, commentateur financier et responsable gouvernemental qui occupe depuis 2025 le poste de 79e secrétaire au Trésor des États-Unis. Il a été associé chez Soros Fund Management (SFM) et a fondé Key Square Group, une société d'investissement spécialisée dans la macroéconomie mondiale. Bessent a occupé les fonctions de conseiller économique, de responsable de la collecte de fonds et de donateur important pour la campagne présidentielle de Donald Trump en 2024.

    Cette affaire s'inscrit dans une série d'accusations américaines concernant le vol présumé de modèles d'IA par la Chine. En juin 2026, Anthropic a accusé Alibaba d'avoir mené la plus vaste opération de clonage de son modèle Claude, affirmant que des entités liées au groupe chinois avaient réalisé 28,8 millions d'échanges avec ses modèles via près de 25 000 comptes frauduleux entre le 22 avril et le 5 juin. Dans une lettre adressée à une commission du Sénat américain, Anthropic a demandé que des sanctions soient prises contre Alibaba, estimant que ces opérations visaient à accélérer le développement des capacités d'IA avancées de la Chine.

    Ces accusations font suite à une offensive plus large de l'administration américaine contre la distillation de modèles d'IA. Le 23 avril 2026, le Bureau du conseiller en science et technologie (OSTP) de la Maison-Blanche a accusé des acteurs basés principalement en Chine de mener des « campagnes délibérées à l'échelle industrielle pour distiller les systèmes d'IA de pointe américains ». Selon Washington, ces pratiques permettraient de développer des modèles concurrents à moindre coût. Pékin a rejeté catégoriquement ces accusations, les qualifiant de calomnie, tandis que DeepSeek dévoilait simultanément son modèle V4.

    OpenAI, l'éditeur de ChatGPT, et Anthropic, le développeur de Claude, ont déjà fait part au gouvernement américain de leurs inquiétudes concernant l'utilisation présumée de leurs modèles par des entreprises chinoises spécialisées dans l'IA sans autorisation. Aujourd'hui, le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré que l'administration Trump enquêtait pour déterminer si des systèmes d'IA chinois avaient été développés à partir de résultats issus de modèles américains. Il a ajouté que les autorités avaient identifié ce qu'il a qualifié de preuves de la présence de modèles d'IA américains dans certains systèmes chinois.


    S'exprimant lors d'une récente interview, Scott Bessent a déclaré : « Nous constatons la présence de traces de nos grands modèles de langage américains dans de nombreux modèles chinois, ce qui est inacceptable. Nous allons examiner cette question dans les jours ou les semaines à venir. » Il a également averti que les États-Unis pourraient imposer des sanctions s'ils constataient que des entreprises chinoises spécialisées dans l'IA avaient tiré profit d'un vol de propriété intellectuelle.

    Les déclarations du secrétaire au Trésor américain font suite à une lettre adressée le mois dernier par Anthropic à la commission sénatoriale américaine des affaires bancaires, du logement et des affaires urbaines, dans laquelle la société affirmait qu’Alibaba avait mené ce qu’elle qualifiait de « plus grande attaque de distillation jamais recensée » à son encontre. OpenAI avait également déjà exhorté les décideurs politiques américains à se pencher sur les préoccupations liées à la distillation des modèles d’IA et à la protection de la propriété intellectuelle.

    Les modèles d'IA chinois pourraient faire l'objet de sanctions

    Au cours de l'entretien, Scott Bessent a déclaré que l'administration s'opposait au vol de propriété intellectuelle et qu'elle pourrait prendre des mesures si des preuves démontraient que des modèles d'IA étrangers avaient été développés à l'aide de technologies américaines sans autorisation.

    « Si nous constatons, notamment, que des modèles étrangers volent les résultats de nos grandes entreprises, nous avons la possibilité de leur infliger des sanctions en raison de ce vol », a-t-il souligné.

    Scott Bessent a expliqué que le processus technique en question est connu sous le nom de « distillation », une technique d’entraînement de l’IA consistant à développer un modèle plus petit à partir des résultats d’un modèle plus grand et plus performant.

    La montée en puissance des modèles d'IA chinois

    Les modèles d'IA chinois à poids ouvert sont de plus en plus compétitifs face aux offres des entreprises américaines. Au début du mois, la start-up chinoise Moonshot AI a présenté son modèle Kimi K3, qui a surpassé certains modèles d'OpenAI et d'Anthropic lors de plusieurs tests de référence du secteur.

    Les déclarations du secrétaire au Trésor américain interviennent également à la veille des discussions prévues en septembre entre les États-Unis et la Chine sur l'intelligence artificielle. Scott Bessent devrait diriger la délégation américaine lors de ces pourparlers, qui se tiendront avant la visite prévue du président chinois Xi Jinping aux États-Unis le 24 septembre.

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    Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain

    Anthropic et OpenAI ont déjà fait l'objet de poursuites pour violation du droit d'auteur

    Alors que les entreprises américaines spécialisées dans l'IA ont fait part de leurs inquiétudes concernant la distillation des modèles, Anthropic et OpenAI ont toutes deux fait l'objet de poursuites judiciaires concernant les données utilisées pour entraîner leurs systèmes d'IA.

    Anthropic a accepté de verser 1,5 milliard de dollars pour régler un recours collectif intenté par des auteurs qui reprochaient à l'entreprise d'avoir téléchargé des livres à partir de bases de données piratées sans autorisation.

    OpenAI et Microsoft ont également été poursuivis par le New York Times en 2023, le journal leur reprochant d'avoir utilisé sans son consentement des contenus protégés par le droit d'auteur pour entraîner des modèles d'IA.

    Les accusations visant les entreprises chinoises d'IA interviennent alors que l'écart technologique entre les États-Unis et la Chine continue de se réduire. Selon le dernier rapport AI Index 2026 de l'université Stanford, la Chine a pratiquement effacé l'avance historique des États-Unis en matière d'IA. Si les États-Unis conservent un avantage en matière de capitaux investis et de nombre de modèles, la Chine domine désormais les brevets, les publications scientifiques et les installations robotiques. Le rapport souligne également que ce resserrement de l'écart de performance entre les modèles des deux pays est porté par une infrastructure énergétique plus solide et un vivier de talents qui dépasse désormais celui des États-Unis.

    Sources : Anthropic ; Scott Bessent, secrétaire au Trésor américain

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les accusations de Scott Bessent crédibles ou pertinentes ?

    Voir aussi :

    L'avance des États-Unis sur la Chine en matière d'IA diminue rapidement, la Chine réduisant l'écart de performance, et l'adoption de l'IA est en hausse avec 78 % des organisations utilisant l'IA

    La Chine comble rapidement son retard sur les USA dans la course à la suprématie en matière d'IA, remettant en cause la domination américaine de longue date dans cette technologie transformatrice

    La Chine est soupçonnée d'avoir eu accès à Claude Mythos, selon des rapports indiquant que c'est la raison de la désactivation du puissant modèle d'IA d'Anthropic sur ordre du gouvernement américain
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    Par défaut Le PDG d'Anthropic s'oppose à l'interdiction des IA à poids ouverts
    Les autorités US envisagent d'interdire l'utilisation des modèles chinois à poids ouverts par les entreprises US : « Notre position sur les modèles à poids ouverts », l'avis de Dario Amodei, PDG d'Anthropic

    Le PDG d’Anthropic a réfuté les accusations selon lesquelles son entreprise aurait cherché à restreindre les modèles d’IA à poids ouverts, tout en présentant un ensemble plus restreint de mesures qu’il soutient — notamment des tests de sécurité obligatoires pour tous les systèmes d’IA performants, qu’ils soient à poids ouverts ou fermés. Dario Amodei a récemment écrit : « Permettez-moi d’être clair afin qu’il n’y ait aucun doute : Anthropic n’a jamais plaidé en faveur d’une interdiction des modèles à poids ouverts ». Anthropic avait subi des pressions après avoir refusé de signer la lettre commune du secteur, exhortant les décideurs politiques à éviter de restreindre les modèles à poids ouverts. Cette lettre était soutenue notamment par Nvidia, Microsoft, Meta et Palantir. Google et OpenAI, qui n’avaient pas signé dans un premier temps, ont ajouté leurs noms au cours du week-end.

    Anthropic est une société américaine d'intérêt public spécialisée dans l'intelligence artificielle (IA), dont le siège social est situé à San Francisco, en Californie, et qui a été fondée dans le but de promouvoir la sécurité de l'IA. Son produit phare est Claude, une série de grands modèles de langage (LLM). Anthropic a été fondée en 2021 par d'anciens membres d'OpenAI, notamment les frère et sœur Daniela Amodei et Dario Amodei, qui en sont respectivement la présidente et le PDG. La société est privée mais prévoit d'entrer en bourse.

    En juin 2026, Anthropic a accusé le géant chinois Alibaba d’avoir illégalement extrait les capacités de son modèle d’IA « Claude », dans ce qu’il a qualifié de plus grande attaque de ce type jamais connue contre l’entreprise. Anthropic affirme que des sociétés affiliées à Alibaba et à son laboratoire d’IA ont effectué 28,8 millions d’échanges avec ses modèles à l’aide d’environ 25 000 comptes frauduleux entre le 22 avril et le 5 juin. Anthropic a indiqué que la distillation est un moyen de contribuer à accélérer la capacité de la Chine à atteindre les capacités avancées de Mythos Preview d’Anthropic et estime que la société doit être sanctionner.

    Ces allégations interviennent alors que les modèles chinois open source commencent à rivaliser avec les références américaines. Mais le gouvernement américain semble donner raison à Anthropic. Scott Bessent, secrétaire au Trésor, a révélé lors d'une interview que les enquêteurs avaient découvert des « filigranes » de grands modèles de langage (LLM) américains au sein de systèmes d'IA chinois. Il a qualifié cette situation d'« inacceptable » et a menacé d'imposer des sanctions si des entreprises chinoises avaient tiré profit d'un vol de propriété intellectuelle.

    Dans ce contexte, Dario Amodei, PDG d'Anthropic, a récemment déclaré qu'Anthropic n'avait jamais cherché à interdire les modèles à poids ouverts, mais souhaitait que tous les systèmes d'IA performants soient testés avant leur mise sur le marché. Le PDG d’Anthropic a réfuté les accusations selon lesquelles son entreprise aurait cherché à restreindre les modèles d’IA à poids ouverts, tout en présentant un ensemble plus restreint de mesures qu’il soutient — notamment des tests de sécurité obligatoires pour tous les systèmes d’IA performants, qu’ils soient à poids ouverts ou fermés.

    Dario Amodei est un chercheur et entrepreneur américain spécialisé dans l’intelligence artificielle (IA). En 2021, il a cofondé avec sa sœur Daniela Amodei Anthropic. Auparavant, il occupait le poste de vice-président de la recherche chez OpenAI. En tant que PDG d’Anthropic, Amodei écrit souvent sur les avantages et les risques des systèmes d’IA avancés. Il est partisan d’une stratégie dite d’« entente », dans laquelle une coalition de nations démocratiques utilise des systèmes d’IA avancés dans des applications militaires afin d’obtenir un avantage décisif sur ses adversaires, tout en partageant les bénéfices avec les nations coopérantes.

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    Le PDG d'Anthropic s'oppose à l'interdiction des IA à poids ouverts

    Pour bien comprendre le contexte, depuis le 23 avril 2026, l'administration Trump a officiellement accusé des entités chinoises de mener des campagnes organisées pour copier les modèles d'IA américains. La technique en cause, la distillation, se situe à la frontière floue entre pratique légitime et espionnage industriel. Pékin balaie ces accusations d'un revers de main et DeepSeek, visé implicitement, publie le jour suivant son modèle V4 en fanfare. Dans cette guerre technologique face à la Chine, l'administration Trump a multiplié les discours hostiles.

    Face à cette situation, les patrons américains de la tech redoutent que Donald Trump sabote l'écosystème de l'IA open source. Le 22 juillet 2026, près de deux cents startups, représentées par la Little Tech Association, demandent à l'administration Trump de ne pas interdire les modèles d'IA chinois en accès libre. Elles affirment que l'accès aux modèles d'IA open source est crucial pour leur compétitivité économique face aux géants du secteur. Alors que les États-Unis accusent la Chine de voler leur IA à l'échelle industrielle, les startups craignent qu'une interdiction des modèles d'IA chinois n'étouffe l'innovation nationale au profit des monopoles comme Anthropic ou OpenAI.

    C'est pourquoi, Dario Amodei a récemment écrit : « Permettez-moi d’être clair afin qu’il n’y ait aucun doute : Anthropic n’a jamais plaidé en faveur d’une interdiction des modèles à poids ouverts ». Il a qualifié les modèles à poids ouverts dépourvus de capacités dangereuses de « bien public » et a déclaré que les interdictions protectionnistes « ne répondraient pas à mes préoccupations les plus sérieuses en matière de sécurité nationale ».

    Anthropic avait subi des pressions après avoir refusé de signer la lettre commune du secteur, exhortant les décideurs politiques à éviter de restreindre les modèles à poids ouverts. Cette lettre était soutenue notamment par Nvidia, Microsoft, Meta et Palantir. Google et OpenAI, qui n’avaient pas signé dans un premier temps, ont ajouté leurs noms au cours du week-end. Anthropic n’a toujours pas signé. La publication de cette lettre a été en partie motivée par le lancement de Kimi K3, un modèle chinois à poids ouvert développé par Moonshot AI, qui s’approche des performances de pointe de ses concurrents américains à moindre coût.

    L’ancien conseiller de la Maison Blanche en matière d’IA, David Sacks, avait laissé entendre qu’Anthropic utilisait des préoccupations de sécurité pour protéger son activité de modèles fermés de la concurrence. Amodei a réfuté cette interprétation et a reconnu qu’une interdiction « protégerait les entreprises américaines d’IA de la concurrence, mais cela n’a jamais été mon objectif ».

    Pourtant, début juillet 2026, un nouveau rapport a révélé qu'Anthropic serait en train de supprimer une fonctionnalité de suivi cachée dans son assistant de codage IA, Claude Code, après que des développeurs ont accusé l’entreprise d’identifier secrètement les utilisateurs se trouvant en Chine ou liés à des laboratoires d’IA chinois. Bien que l’entreprise affirme que ce système ait été mis en place pour lutter contre les abus de comptes et empêcher la copie de ses modèles d’IA, elle a essuyé de vives critiques pour s’être comportée comme un logiciel espion.

    Dario Amodei souhaite que tous les systèmes d'IA performants soient testés avant leur mise sur le marché

    Au lieu d’une interdiction, Amodei a présenté trois mesures qui, selon lui, répondraient mieux à ses préoccupations. Premièrement, il a appelé à un contrôle plus strict des puces de pointe et des équipements de fabrication de puces destinés à des gouvernements autoritaires, arguant que les restrictions sur les puces constituent le moyen le plus direct d’empêcher les États rivaux de développer une IA plus puissante.

    Deuxièmement, il a appelé à une répression de ce qu’il a qualifié de « distillation à l’échelle industrielle » — un processus consistant à entraîner un modèle plus petit à partir des résultats d’un modèle plus grand et plus performant. Amodei a fait valoir que la distillation permettait à la Chine d’extraire des capacités des modèles américains de pointe, réduisant ainsi l’efficacité des contrôles à l’exportation sur les puces. Le mois dernier, Anthropic a adressé une lettre au Sénat américain alléguant qu’Alibaba avait mené contre elle « la plus grande attaque par distillation jamais connue ».

    Troisièmement, Amodei a déclaré que tous les modèles suffisamment performants — quelle que soit leur origine ou leur nature (ouverts ou fermés) — devraient être soumis à des tests de sécurité obligatoires avant leur mise sur le marché, à l’exception des modèles moins performants issus de start-ups et du monde universitaire. Il a précisé que l’objectif de ces tests serait d’évaluer le profil de risque réel des modèles à poids ouvert à l’aide de données factuelles, et non de considérer les restrictions comme une fatalité.

    Amodei a déclaré qu’il partageait certains points de la lettre du secteur, notamment l’idée selon laquelle les modèles à poids ouverts élargissent l’accès à l’économie de l’IA et offrent aux clients un plus grand contrôle. Il a toutefois indiqué qu’il n’était pas d’accord avec l’affirmation de la lettre selon laquelle les modèles à poids ouverts facilitent le développement de mesures de protection ou que l’accès généralisé aux capacités d’IA favorise les cyberdéfenseurs par rapport aux attaquants. Il a cité les menaces biologiques comme un cas où les attaquants pourraient détenir un avantage structurel qu’un modèle d’IA suffisamment puissant pourrait exploiter.

    Pourtant, c'est un modèle chinois open source qui a récemment sauvé Hugging Face, la plus grande base de données mondiale de modèles d'IA, d'une catastrophe dont OpenAI est responsable. Le modèle d’IA d’OpenAI, dirigé par Sam Altman, a pénétré dans les systèmes de Hugging Face. Mais lorsque Hugging Face a tenté de riposter en utilisant les meilleurs modèles d’IA américains, ceux-ci n’ont pas su distinguer les attaquants des défenseurs. Hugging Face s’est alors tourné vers GLM 5.2, un modèle d’IA chinois open source, pour analyser l’attaque et y mettre fin. Selon les experts, les modèles américains ont rencontré des difficultés en raison de leurs propres mécanismes de sécurité intégrés. L’ironie est criante.

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    Voici la déclaration de Darion Amodei :

    Notre position sur les modèles à poids ouverts

    Ces derniers jours, les modèles à poids ouverts, en particulier ceux provenant de Chine, ont fait l’objet de nombreuses discussions. Selon certaines informations, certains responsables américains envisageraient d’interdire l’utilisation des modèles à poids ouverts chinois par les entreprises américaines. En réponse, de nombreuses entreprises technologiques ont signé une lettre soutenant les modèles à poids ouverts, et certaines personnes ont même accusé Anthropic de vouloir interdire ces modèles afin de protéger ses activités. Quiconque a lu mes précédents articles devrait savoir que je ne considère pas ces interdictions comme une mesure utile, mais permettez-moi de le dire clairement afin qu’il n’y ait aucun doute : Anthropic n’a jamais plaidé en faveur d’une interdiction des modèles à poids ouverts.

    Les modèles à poids ouverts qui ne présentent pas de capacités dangereuses constituent un bien public : ils ne coûtent rien, hormis la puissance de calcul nécessaire à leur fonctionnement, et ils apportent de la valeur aux entreprises, aux développeurs et aux chercheurs.

    Des interdictions protectionnistes ne répondraient pas à mes préoccupations les plus graves en matière de sécurité nationale. Plus précisément, je crains deux scénarios cauchemardesques. Je les ai exposés dans mon essai intitulé « The Adolescence of Technology » il y a six mois, et je défends ces positions sans relâche depuis de nombreuses années :

    1. Ma principale préoccupation est le risque que des gouvernements autoritaires — pas uniquement le Parti communiste chinois (PCC), bien que celui-ci soit clairement la menace la plus redoutable — développent des modèles d’IA plus puissants que ceux créés par les États-Unis, et les utilisent pour obtenir une supériorité militaire permanente ou exercer une répression extrêmement sévère sur leur propre population. Cette préoccupation est largement partagée au sein du gouvernement américain : le vice-président Vance a averti l’année dernière à Paris que « les régimes autoritaires ont volé et utilisé l’IA pour renforcer leurs capacités militaires, de renseignement et de surveillance », et l’Évaluation annuelle des menaces 2026 de la communauté du renseignement a conclu que « les progrès considérables réalisés par d’autres puissances mondiales en matière d’IA remettent en cause la compétitivité économique et les avantages en matière de sécurité nationale des États-Unis ». Peu importe que ces modèles soient publiés avec des poids ouverts, et cela n’a certainement aucune importance qu’ils soient utilisés par des entreprises américaines. En réalité, le modèle le plus dangereux pourrait bien être celui qui est entraîné en secret et remis uniquement à l’Armée populaire de libération pour être utilisé dans des drones, ainsi qu’au ministère de la Sécurité d’État à des fins de surveillance et de répression.

    2. Ma deuxième préoccupation concerne le risque que des modèles d’IA puissants soient détournés pour mener des cyberattaques ou des attaques biologiques, et qu’ils présentent de graves problèmes d’alignement. Les modèles à poids ouverts — qu’ils proviennent de Chine ou d’ailleurs — présentent potentiellement un risque plus élevé que les modèles fermés, car il est très difficile de leur appliquer des garde-fous ou de surveiller leur utilisation, et une fois les poids publiés, ils ne peuvent plus être retirés. Mais interdire l’utilisation de ces modèles par les entreprises américaines ne permet en rien de remédier à ce risque, car les acteurs malveillants ne sont probablement pas des entreprises américaines légitimes. Cela protégerait les entreprises américaines spécialisées dans l’IA de la concurrence, mais cela n’a jamais été mon objectif.

    Pour répondre à ces préoccupations, je soutiens les trois mesures suivantes, que moi-même et Anthropic n’avons cessé de préconiser :

    - Nous ne devrions pas vendre de puces puissantes ni d’équipements de fabrication de puces à la Chine, et nous devrions sévir contre la contrebande endémique et les stratagèmes utilisés pour obtenir l’accès à ces puces. La Chine dispose d’une capacité de production nationale limitée et, par conséquent, en raison des lois d’échelle, ne peut pas construire de modèles plus puissants que les États-Unis sans puces américaines. C’est le moyen le plus efficace et le plus direct de contrer la menace n° 1, et en entravant l’entraînement de modèles qui échappent à la législation américaine, cela contribue également indirectement à contrer la menace n° 2.

    - Nous devrions sévir contre les opérations de distillation à l’échelle industrielle. La distillation est un processus bien plus efficace en termes de calcul que l’entraînement de modèles à partir de zéro. Elle permet à la Chine de construire des modèles bien meilleurs que ne le permettrait normalement son nombre de puces, et ainsi de contourner partiellement les interdictions sur les puces. La distillation ne permet pas au PCC d’obtenir des capacités d’IA équivalentes ou supérieures à celles des États-Unis, mais elle peut rapprocher la frontière chinoise de celle des États-Unis à quelques mois près. Il est vrai que bon nombre des entreprises menant ces opérations publient des modèles à poids ouverts — mais le fait que les poids soient ouverts est bien moins pertinent que le fait que ces opérations soient soutenues par un État autoritaire cherchant à dépasser les États-Unis à la frontière de la recherche. Nous devrions mettre en place des interventions politiques pour dissuader ce comportement. Une interdiction générale des modèles à poids ouverts n’est ni la bonne solution, ni ce que nous avons préconisé.

    - Tous les modèles suffisamment performants, qu’ils soient ouverts ou fermés, devraient être soumis à des tests de sécurité obligatoires. La meilleure façon de faire face à la menace n° 2 consiste tout simplement à tester directement les modèles pour détecter les risques cybernétiques, biologiques et d’alignement avant leur mise sur le marché. Je pense que cette idée fait en réalité l’objet d’un quasi-consensus : j’ai été encouragé à la fois par le fait que l’administration Trump ait évolué dans cette direction ces derniers mois, et par les récentes propositions du secteur visant à appliquer ces tests aux modèles les plus performants, quel que soit leur pays d’origine ou leur nature (ouverte ou fermée), tout en exemptant totalement les modèles moins performants, tels que ceux issus des start-ups et du monde universitaire. La question de savoir si les modèles ouverts présentent ou non un risque accru, et si ce risque peut être atténué, doit ressortir des tests plutôt que d’être tranchée à l’avance — et il existe peut-être des méthodes prometteuses pour améliorer la sécurité des modèles à poids ouverts, notamment les recherches récentes d’AE Studio et d’Anthropic sur les stratégies d’entraînement modulaires. Notons que pour être efficaces, ces tests devraient être menés à l’échelle mondiale, ce qui implique que même le PCC devrait y adhérer. Je pense que cela pourrait en effet être possible : comme je l’ai écrit dans The Adolescence of Technology, une coopération limitée autour de la prévention des armes biologiques basées sur l’IA pourrait être envisageable, car cela est également dans l’intérêt de la Chine.

    Cela m’amène à la lettre ouverte. J’en approuve une grande partie : les poids ouverts élargissent l’accès à l’économie de l’IA, ils renforcent la concurrence, du moins pour certains cas d’utilisation, et ils offrent aux clients un plus grand contrôle. Les préoccupations relatives à la « distillation » devraient être traitées par le biais de cadres juridiques et commerciaux ciblés — la même mesure que j’ai décrite plus haut. Mais je ne partage pas les affirmations de la lettre selon lesquelles les modèles à poids ouverts facilitent nécessairement la mise en place de mesures de protection, ni que l’accès généralisé à ces capacités aide nécessairement davantage les défenseurs que les attaquants. Il me semble au moins tout aussi probable que ce soit l’inverse qui soit vrai. Par exemple, je crains que le domaine de la biologie ne présente une forte asymétrie entre attaquants et défenseurs, où des modèles suffisamment performants pourraient être capables de transformer rapidement en armes des virus de niveau pandémique à l’aide de matériaux largement disponibles, alors que la défense contre ces agents constitue, dans le meilleur des cas, une tâche opérationnelle s’étalant sur plusieurs années (comme nous l’avons vu avec l’opération Warp Speed). Des questions comme celle-ci devraient trouver une réponse empirique grâce à des tests rigoureux avant la mise sur le marché, et non être présumées d’avance.

    Pour résumer ma position et celle d’Anthropic, nous n’avons jamais préconisé et ne préconisons pas l’interdiction des modèles à poids ouverts en tant que catégorie. Nous devrions plutôt nous concentrer sur la prévention de l’accès des autoritaires aux puces puissantes, mettre un terme à la distillation à l’échelle industrielle et exiger des tests de sécurité pour tous les modèles suffisamment performants, qu’ils soient ouverts ou fermés.

    Source : Article de Dario Amodei, PDG d’Anthropic

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    Voir aussi :

    Pourquoi la Chine met-elle gratuitement à disposition ses meilleurs modèles d'IA ? Aux États-Unis, ces systèmes séduisent par leur prix abordable et leur efficacité, semant la panique à la Maison Blanche

    Le PDG d'Anthropic fustige l'administration Trump pour avoir autorisé la vente de puces IA Nvidia H200 à la Chine : « Je pense que c'est de la folie. C'est comme vendre des armes nucléaires à la Corée du Nord »

    Le blocage de l'accès aux modèles Fable 5 et Mythos 5 d'Anthropic par l'administration Trump donne raison aux partisans de l'IA open source et non américaine, « la guerre de l'IA est désormais lancée »
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