Le point le plus délicat avec ce genre de garde-fous, c'est le côté double usage. En cybersécurité comme ailleurs, la même connaissance qui sert à un attaquant sert à un défenseur : un pentester, une équipe blue team ou un chercheur en sécu ont besoin de comprendre exactement les mêmes techniques. Un modèle qui "bloque les réponses dans les domaines dangereux" finit souvent par gêner surtout les usages légitimes, pendant qu'un acteur motivé contourne le filtre ou passe sur un autre modèle.
Sur la partie export, il y a une nuance importante : restreindre un modèle accessible uniquement par API, ce n'est pas la même chose que restreindre des poids ouverts. Une API peut être géo-restreinte, journalisée et coupée à tout moment ; des poids une fois diffusés ne se rappellent pas. Lever des restrictions sur un modèle API-only engage donc beaucoup moins que sur de l'open-weight, où la décision est irréversible.
Au fond, la vraie question n'est pas tant "capable ou pas" que "traçable ou pas" : qui a accès, avec quel niveau de journalisation, et avec quelle capacité à révoquer en cas d'abus avéré.





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