Les pirates informatiques iraniens mènent une offensive contre les USA et Israël, Téhéran espérant semer la peur et obtenir des renseignements grâce à une série de cyberattaques
Les pirates informatiques iraniens ont intensifié leurs cyberattaques contre Israël et les États-Unis, menant des opérations destinées à semer la peur, à recueillir des renseignements et à cibler des infrastructures sensibles. Selon le Financial Times, lors des récentes attaques de missiles, des milliers de citoyens israéliens ont reçu de faux SMS d'urgence les incitant à télécharger une application d'alerte factice susceptible d'exfiltrer des données personnelles. D'autres messages laissaient planer la menace d'une destruction imminente. Selon les experts, les cyberopérations de Téhéran s'appuient actuellement sur plusieurs niveaux, allant des pirates informatiques contrôlés par l'État à un réseau de hacktivistes bénévoles. Cette intensification marque une nouvelle phase dans le conflit de longue date qui oppose l'Iran, Israël et les États-Unis.
La guerre d'Iran de 2026 ou troisième guerre du golfe est un conflit qui débute le 28 février 2026 par une opération militaire conjointe américano-israélienne consistant en des frappes aériennes ciblées sur l'Iran. Du côté israélien, l'opération est nommée opération Lion rugissant et, du côté américain, opération Fureur épique. En réponse, l'Iran déclenche l’opération Promesse honnête 4, consistant en une vague de représailles massives à travers le Moyen-Orient, sur l'île de Chypre et au Caucase.
Des hackers liés à l'Iran ont intensifié leur cyberoffensive contre Israël et les États-Unis, menant des opérations visant à semer la peur, à recueillir des renseignements et à cibler des infrastructures et des réseaux sensibles.
Le journal britannique « Financial Times » rapporte que, lors des récentes attaques de missiles contre Israël, des milliers de citoyens israéliens ont reçu des SMS imitant des communications militaires et les incitant à télécharger une fausse application d'alerte, susceptible de dérober des données personnelles. D'autres messages annonçaient la mort du Premier ministre Benjamin Netanyahu et laissaient planer la menace d'une destruction imminente.
Selon des experts cités par le journal, Téhéran dispose de trois niveaux de cyberopérateurs : des groupes directement contrôlés par les Gardiens de la révolution et le ministère du Renseignement, des mandataires semi-autonomes et un réseau de hacktivistes bénévoles.
Parmi les cyberattaques les plus graves attribuées à l'Iran figure celle qui a visé la société américaine de technologie médicale Stryker, obligeant des milliers d'employés à quitter leur poste après le blocage de ses systèmes informatiques, ce qui a eu des répercussions sur l'approvisionnement et certaines interventions chirurgicales. Le groupe Handala, soupçonné d'être proche des services de renseignement iraniens, a également revendiqué la compromission de 200 appareils et l'accès au compte de messagerie personnel du directeur du FBI, Kash Patel.
Le journal britannique souligne que la campagne actuelle marque une escalade dans la cyberguerre qui oppose depuis des années l'Iran, Israël et les États-Unis. Washington et Tel-Aviv disposent de capacités offensives plus sophistiquées et ont déjà porté des coups stratégiques plus sévères par le passé, comme le malware Stuxnet qui visait le programme nucléaire iranien.
Selon le Financial Times, les États-Unis auraient également lancé des cyberattaques peu avant les premières frappes aériennes contre l'Iran, tandis qu'Israël aurait exploité depuis des années son accès aux caméras de gestion du trafic à Téhéran pour recueillir des renseignements. Malgré l'intensité de l'offensive, certains analystes cités par le journal soulignent que Téhéran n'a pas encore frappé de manière décisive des cibles stratégiques telles que les infrastructures critiques, peut-être en raison de l'affaiblissement de ses capacités, des contraintes internes du réseau Internet iranien, ou parce que des opérations plus complexes nécessitent davantage de temps.
Toutefois, des craintes subsistent quant au fait que des opérateurs iraniens aient déjà obtenu un accès à long terme à des cibles sensibles, qu'ils seraient prêts à exploiter ultérieurement.
Alors que les cyberattaques iraniennes s’intensifient et s’étendent à des opérations d’influence ciblant les civils, les tensions atteignent désormais le secteur technologique américain. En effet, l’Iran a récemment menacé de s’en prendre à plusieurs géants américains de la technologie, dont Google, Apple et Microsoft, à partir du 1er avril 2026. Il les accuse d'avoir mis leurs capacités d'IA au service des opérations militaires américano-israéliennes. Le Corps des gardiens de la révolution islamique évoque des attaques directes contre ces entreprises dans la région du Golfe et cible au total dix-huit grandes sociétés technologiques.
Source : Financial Times
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