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Droit Discussion :

Les Américains préconisent la saisie d'une partie de la richesse générée par l'industrie de l'IA


Sujet :

Droit

  1. #1
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    Par défaut Les Américains préconisent la saisie d'une partie de la richesse générée par l'industrie de l'IA
    Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez déposent un projet de loi visant à suspendre la construction de nouveaux centres de données pour l'IA
    jusqu'à l'adoption de garde-fous fédéraux solides

    Le sénateur Bernie Sanders et la représentante Alexandria Ocasio-Cortez ont récemment déposé un projet de loi visant à instaurer un moratoire fédéral sur la construction de nouveaux centres de données dédiés à l'IA. Cette initiative répond aux inquiétudes croissantes concernant l'impact environnemental massif de ces infrastructures, notamment leur consommation excessive d'eau et d'électricité. Les élus soulignent les risques sociaux liés à l'IA, tels que la suppression d'emplois, la menace pour la vie privée et les répercussions sur la santé mentale des jeunes. La bulle des centres de données a un impact dévastateur sur le marché de la mémoire.

    En dépit des avertissements des experts climatiques et de certains acteurs de la course à l'IA, les dépenses des entreprises technologiques dans le développement de l'IA n'ont cessé de croître. Les centres de données captent une bonne partie de ces investissements, avec des projets gigantesques tels que Stargate d'OpenAI et de Microsoft. Le secteur est aujourd'hui confronté à une bulle et l'impact environnemental de l'IA suscite des préoccupations.

    Le sénateur américain Bernie Sanders et la représentante Alexandria Ocasio-Cortez ont introduit un projet de loi visant à instaurer un moratoire national sur la construction de nouveaux centres de données dédiés à l'IA. Cette proposition intervient alors que les États-Unis traversent une crise énergétique inédite et que les infrastructures technologiques se multiplient à un rythme effréné. Les élus craignent que cette crise énergétique ne vire en catastrophe.

    Bernie Sanders dénonce l'absence de débat sérieux sur les impacts potentiels l'IA sur les personnes et l'environnement. « Malgré l’importance extraordinaire de cette question et son impact sur chaque homme, femme et enfant de ce pays, l’IA n’a fait l’objet que de très peu de débats sérieux ici, dans la capitale de notre nation. Je crains que le Congrès ne soit absolument pas préparé à l’ampleur des changements qui sont déjà en cours », a-t-il expliqué.

    Les objectifs et les modalités du moratoire proposé par les élus

    Dans une interview accordée à l'AFP en septembre 2024, la chercheuse en IA Sasha Luccioni a déclaré que « l'IA générative accélère la crise climatique en raison de son appétit énergétique ». Sasha Luccioni estime qu'il est particulièrement décevant que les gens utilisent l'IA pour faire des recherches sur Internet. Elle avertit que l'IA générative consomme 30 fois plus d'énergie qu'un moteur de recherche, ce qui constitue un danger pour l'environnement.

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    « Si vous vous souciez de l'environnement, réfléchissez à deux fois avant d'utiliser l'IA. Je trouve particulièrement décevant que l'IA générative soit utilisée pour faire des recherches sur Internet », a déploré la scientifique lors de l'interview qui a eu lieu en marge de la conférence ALL IN sur l'IA, à Montréal.

    Le projet de loi proposé par Bernie Sanders et d'Alexandria Ocasio-Cortez prévoit « une suspension immédiate des nouvelles constructions de centres de données qui durerait jusqu'à ce que des réglementations fédérales solides soient mises en place ». Ces futures lois devraient répondre à plusieurs défis majeurs : la réduction de l'impact environnemental des installations, la protection contre l'augmentation des coûts de l'électricité pour les particuliers.

    Ces futures réglementations devraient également « garantir que les richesses générées par l'IA profitent à l'ensemble de la population » plutôt qu'aux seules entreprises. En outre, le projet de loi inclut une dimension internationale en interdisant l'exportation de matériel informatique de pointe développé aux États-Unis, notamment les accélérateurs d'IA de dernière génération, vers des pays n'ayant pas adopté de protections similaires, comme la Chine.

    Des enjeux environnementaux et économiques jugés critiques

    Les centres de données sont pointés du doigt pour leur consommation gargantuesque de ressources, utilisant d'énormes quantités d'eau pour le refroidissement et menaçant d'absorber une part considérable des budgets d'émissions de carbone du secteur de l'électricité. Cela est particulièrement préoccupant dans les zones déjà touchées par la sécheresse, où ces installations entrent en concurrence avec les besoins en eau potable des populations locales.

    Sur le plan climatique, l'IA menace directement les objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les centres de données pourraient bientôt représenter près de la moitié des émissions totales autorisées pour le secteur de l'électricité aux États-Unis si les tendances actuelles se poursuivent. Cette empreinte carbone élevée s'explique par une demande énergétique fulgurante souvent comblée par des projets alimentés aux énergies fossiles.

    Au-delà du climat global, ils génèrent des nuisances environnementales locales significatives. Certains experts décrivent la situation comme une "catastrophe écologique en devenir", soulignant que le fonctionnement de ces centres peut asphyxier les quartiers environnants avec des fumées de diesel.

    Sur le plan économique, la demande énergétique massive de ces infrastructures a déjà provoqué des hausses spectaculaires des tarifs d'électricité pour les particuliers, atteignant parfois plus de deux cents pour cent dans certaines régions. Cette situation inquiète une majorité d'Américains qui, selon les sondages, craignent les répercussions de l'intelligence artificielle sur leur vie quotidienne et souhaitent un encadrement plus rigoureux du secteur.

    Les dangers de l'IA pour la société, l'emploi et la démocratie

    Au-delà des aspects matériels, les auteurs du projet de loi alertent sur les conséquences humaines de l'IA, mentionnant que cette technologie a déjà été responsable de dizaines de milliers de licenciements. « L'IA et la robotique sont à l'origine de la révolution technologique la plus radicale de l'histoire de l'humanité. L'ampleur, la portée et la rapidité de ce changement sont sans précédent », a déclaré Bernie Sanders dans un courriel à The Guardian.

    L'IA a déjà un impact concret avec plus de 54 000 licenciements recensés l'année dernière aux États-Unis, touchant des individus, des industries et des communautés entières. Cette révolution soulève également des préoccupations majeures pour la santé mentale, particulièrement celle des jeunes qui pourraient s'isoler davantage et devenir plus solitaires en nouant des amitiés avec des systèmes d'IA au détriment des relations humaines réelles.

    En ce qui concerne la démocratie, l'usage de l'IA dégrade la vie privée en ligne et favorise la prolifération d'images truquées très convaincantes, notamment de responsables politiques, ce qui fragilise les processus démocratiques. Certains experts alertent également sur le fait que l'IA pourrait bientôt surpasser l'intelligence humaine et fonctionner de manière indépendante hors de tout contrôle, ce qui représente une menace pour l'humanité.

    Un climat politique marqué par une forte opposition à l'IA

    Cette proposition intervient alors que les appels à mettre un frein à l'expansion des centres de données dédiés à l'IA sont passés d'une tendance marginale à un mouvement de fond. Depuis août 2025, des villes et des comtés à travers tout le pays (notamment dans le Missouri, l'Indiana, la Géorgie et la Caroline du Nord) ont adopté des réglementations interdisant temporairement les nouvelles constructions de centres de données pour l'IA.


    Selon Good Jobs First, un groupe qui suit de près le développement économique, au moins 11 États américains envisagent désormais des mesures similaires. L'administration Trump privilégie une croissance rapide et sans entrave de l'IA, s'appuyant sur des comités consultatifs composés de dirigeants de grandes entreprises technologiques. Le président Donald Trump a signé un décret introduisant un moratoire sur les lois étatiques sur l'IA.

    Alexandria Ocasio-Cortez dénonce cette situation comme une forme de corruption où les intérêts des grandes corporations priment sur la protection des communautés et de l'environnement. En décembre dernier, New York a promulgué une loi sur la sécurité de l'IA, ignorant le décret présidentiel de Donald Trump.

    Les Big Tech tels que Google et Microsoft se livrent à une course effrénée pour développer leurs infrastructures informatiques. Pour cela, ils n'hésitent pas à rouvrir les villes centrales à charbon polluantes. L'ironie est flagrante : les entreprises qui s'engagent à atteindre la neutralité carbone soutiennent indirectement le combustible fossile le plus polluant, car la fiabilité du charbon l'emporte à court terme sur les énergies renouvelables intermittentes.

    Conclusion

    Selon une analyse publiée en septembre 2024 par The Guardian, entre 2020 et 2022, les émissions de gaz à effet de serre des centres de données appartenant aux géants de la technologie comme Google, Microsoft, Meta et Apple étaient environ 662 % plus élevées que ce qu’ils ont déclaré officiellement. Cette évolution soulève des questions cruciales sur la transparence et la responsabilité environnementale de géants de la technologie.

    L'initiative de Bernie Sanders et d'Alexandria Ocasio-Cortez représente un effort législatif majeur pour ralentir l'expansion effrénée des centres de données au profit d'une réflexion démocratique et de régulations fédérales strictes. Ce moratoire vise à protéger les ressources naturelles, comme l'eau, et le pouvoir d'achat des citoyens face à une industrie dont les besoins énergétiques massifs menacent la stabilité climatique et économique.

    Bien que cette proposition se heurte à une forte opposition politique et aux intérêts des Big Tech, elle cristallise une inquiétude croissante du public face aux risques sociaux, professionnels et même existentiels que pose une IA non réglementée. L'enjeu final est de garantir que l'IA soit soumise à une supervision publique afin de bénéficier à l'ensemble de la société plutôt que de renforcer exclusivement le pouvoir d'une poignée de milliardaires.

    Source : le texte du projet de loi (PDF)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la proposition des deux élus américains ? Est-elle pertinente ?
    Ce moratoire a-t-il des chances d'être adopté ? Ou va-t-il se heurter au lobbying des Big Tech ?

    Voir aussi

    La face cachée du cloud : des chercheurs traquent les data centers fantômes qui alimentent la course à l'IA, ce que l'opacité des data centers dit des limites actuelles de la régulation technologique

    Bernie Sanders estime que si l'IA rend les travailleurs plus productifs, alors ils devraient bénéficier d'une semaine de travail de quatre jours au lieu d'être remplacés par des machines autonomes

    Deux centres de données de la Silicon Valley, d'une puissance totale de près de 100 MW, sont achevés, mais pourraient « rester inutilisés pendant des années » en raison d'un manque d'électricité

  2. #2
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    Que pensez-vous de la proposition des deux élus américains ? Est-elle pertinente ?
    Plus que pertinente, c'est simplement du bon sens.

    Ce moratoire a-t-il des chances d'être adopté ? Ou va-t-il se heurter au lobbying des Big Tech ?
    Sans être spécialiste de la politique américaine, je suis néanmoins assez pessimiste: la chambre des représentants et celle du sénat sont majoritairement républicaines (de peu, cela dit, c'est presque du 50/50) et Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez ne représentent qu'une tendance chez les démocrates. Malgré la popularité établie de Bernie Sanders et le fait qu'Alexandria Ocasio-Cortez soit l'étoile montante, faire adopter ce moratoire nécessiterait un large soutient démocrate mais aussi républicain, ce qui n'est pas gagné. (Bien que certains républicains semblent s'émanciper de la bêtise ambiante).

    Mais avouez que des États-Unis dirigés par Alexandria Ocasio-Cortez à la place de l'autre tanche, ça fait quand même rêver d'un monde meilleur!

  3. #3
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    Par défaut Bernie Sanders dévoile un plan de 7 000 Mds $ visant à donner aux Américains le contrôle du secteur de l’IA
    Bernie Sanders dévoile un plan de 7 000 Mds $ visant à donner aux Américains le contrôle du secteur de l’IA, financé par un impôt ponctuel de 50 % sur les actions des plus grandes entreprises du secteur

    Le sénateur américain Bernie Sanders dévoile un projet de loi ambitieux visant à instaurer un fonds souverain de 7 000 milliards de dollars pour redistribuer les richesses de l'IA aux citoyens. Ce plan propose de financer le fonds par une taxe unique de 50 % sur les actions des plus grandes entreprises du secteur, impactant toute société dont les revenus annuels dépassent 200 millions de dollars. L'initiative prévoit des dividendes annuels directs pour chaque Américain, tout en finançant des services essentiels comme la santé et l'éducation. Mais la proposition est controversée, les critiques accusant le sénateur de vouloir transformer l'Amérique en un pays socialiste.

    Bernard Sanders est un homme politique et militant américain, sénateur senior du Vermont, poste qu'il occupe depuis 2007. Il est le sénateur indépendant ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire du Congrès américain, mais entretient des liens étroits avec le parti démocrate. Il soutient les risques sociaux liés à l'IA, tels que la suppression massive d'emplois, la menace pour la vie privée et les répercussions sur la santé mentale des jeunes.

    Bernie Sanders a déposé plusieurs propositions de loi visant à réguler la technologie. Il vient d'en présenter un nouveau qui vise à créer « un fonds souverain de 7 000 milliards de dollars pour transférer le contrôle et une partie des richesses de l'industrie de l'IA vers le public américain ». Ce fonds serait financé par une taxe unique de 50 % sur les actions des grandes entreprises d'IA réalisant au moins 200 millions de dollars de ventes annuelles.

    D'après le texte proposé par le sénateur de 84 ans, grâce à ces revenus, chaque citoyen américain pourrait recevoir plus de 1 000 dollars de dividendes par an, et des centaines de milliards de dollars serviraient à financer des programmes sociaux essentiels comme la santé, l'éducation et le logement.

    Instaurer un « contrôle démocratique » sur l'industrie

    L'objectif de cette législation est d'empêcher qu'une poignée de grandes entreprises n'accaparent les bénéfices de l'IA, et de garantir qu'ils soient partagés avec la population. Le texte prévoit de donner aux Américains une influence directe sur les décisions des entreprises pour éviter que l'IA ne nuise aux gens ordinaires. Il propose de créer une « Commission indépendante pour une IA démocratique » qui sera dirigée par un conseil de sept membres.


    Elle serait chargée de superviser le fonds et pourrait utiliser ses droits de vote pour bloquer des décisions jugées néfastes. Par ailleurs, la loi exigerait que les entreprises séparent leurs activités liées à l'IA de leurs autres activités commerciales, ce qui pourrait bouleverser la structure de grands groupes comme celles d'Elon Musk. (Pour rappel, Elon Musk a fusionné sa société de fusées SpaceX, sa startup xAI et son réseau social xAI X (ex-Twitter).)

    « Les bénéfices ne peuvent pas simplement revenir à une poignée de grandes entreprises fortunées. Ils seront partagés par le peuple américain », a déclaré Bernie Sanders. Selon le texte de la proposition du sénateur, toute entreprise d’IA existantes qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 200 millions de dollars dans ce secteur serait soumise à cet impôt, tout comme toute nouvelle entreprise dès qu’elle atteindrait ce seuil de chiffre d’affaires.

    « Le public doit avoir un poids significatif dans les décisions pour garantir que rien de grave n’arrive aux citoyens ordinaires et qu'en réalité, l’IA profite à ces derniers, et non ne leur porte préjudice », a expliqué Bernie Sanders à AP News. Précédemment, il a fait valoir que si l'IA rend les travailleurs plus productifs, alors ils devraient bénéficier d'une semaine de travail de quatre jours, au lieu d'être remplacés par des machines autonomes.

    L'opposition farouche des entreprises et des politiques

    Le plan audacieux de Bernie Sanders se heurte à une forte réticence des dirigeants du secteur technologique, comme Sam Altman d'OpenAI, avec qui Bernie Sanders a reconnu être en profond désaccord sur la taille de la participation publique. Bernie Sanders qualifie de « cupides » les dirigeants qui refusent de céder une part significative de leurs actifs et rejette les propositions qui se contenteraient de redistribuer une infime partie des bénéfices.

    « Je pense que des gens comme Sam Altman et Trump (qui) sont peut-être sensibles aux préoccupations du public concernant le fait que l’IA remplace des emplois ou nuise aux communautés et se disent : “Bon, écoutez, on gagne des milliards, alors on va jouer les gentils et peut-être qu’on va acheter la bonne volonté du public. On reversera 5 % de nos bénéfices au gouvernement” », a-t-il déclaré lors d'une récente réunion avec Sam Altman.

    « Ce n’est pas de cela que nous parlons. Ce dont nous parlons, ce sont deux choses très différentes », a ajouté Bernie Sanders. Non seulement les entreprises d’IA risquent de rechigner face à l’importance de la participation suggérée par le sénateur, mais certaines pourraient également s’opposer à l’obligation légale de séparer leurs activités non liées à l’IA de celles liées à l’IA. Cela pourrait concerner des entreprises telles que xAI d’Elon Musk.

    Sur le plan politique, l'adoption de ce texte par un Congrès à majorité républicaine semble hautement improbable sans l'appui de Donald Trump, dont l'ancien responsable de l'IA, David Sacks, a dénoncé le projet comme une confiscation de propriété. Si Donald Trump a caressé l’idée que le gouvernement américain prenne une participation dans les principales entreprises d’IA, il semble peu probable qu’il soutienne la proposition de Bernie Sanders.

    Réactions de la communauté à la proposition du sénateur

    Bernie Sanders considère ce projet non pas comme une solution définitive, mais comme un point de départ indispensable pour lancer le débat sur la manière dont les citoyens doivent bénéficier des avancées de l'IA face aux inquiétudes croissantes du public. Cependant, outre le secteur technologique et la classe politique, son projet soulève également des controverses dans les débats sur les plateformes sociales et dans les forums de discussions.


    Pour certains, le projet s'apparente à du socialisme. En forçant les entreprises à céder gratuitement 50 % de leurs actions, cette mesure risque d'anéantir la culture des startups aux États-Unis et de ruiner la confiance des investisseurs internationaux. Ils redoutent une fuite des capitaux, arguant que les fondateurs pourraient choisir de s'expatrier ou de brider leur croissance pour ne jamais franchir le seuil des 200 millions de dollars de revenus.

    Cet état de choses tuerait l'innovation américaine dans l'œuf. Une autre critique majeure souligne que la plupart des grandes entreprises spécialisées dans l'IA ne sont absolument pas rentables et accumulent actuellement des pertes colossales. Loin d'être une source de revenus garantis pour les citoyens, l'acquisition de la moitié de ces entreprises pourrait se transformer en un cadeau empoisonné si la bulle technologique venait à éclater à l'avenir.

    Les détracteurs estiment que cette dilution forcée des actions obligerait l'État et les contribuables américains à éponger les pertes de ces entreprises ou à financer de vastes plans de sauvetage fédéraux en cas de faillite inévitable. Selon l'analyste Edward Zitron, l'IA est coûte trop cher pour être rentable.

    Conclusion

    En définitive, bien que les mécanismes de cette proposition soient largement jugés irréalistes, elle cristallise une angoisse sociétale profonde face au développement technologique. Même ces détracteurs reconnaissent que l'automatisation massive des emplois et l'utilisation d'œuvres protégées par le droit d'auteur pour entraîner les modèles rendront inévitable la création de nouvelles formes de redistribution, à l'image d'un revenu de base.

    Cette proposition s'apparente donc davantage à un manifeste ou à un outil politique visant à canaliser les inquiétudes du public, d'autant que le sénateur ne dispose d'aucun appui bipartisan pour la concrétiser. Il a toutefois le mérite de forcer le débat sur l'urgence d'une régulation, posant la question de savoir si l'avenir de la société doit être laissé aux seules mains d'une poignée de milliardaires sans véritable consultation démocratique.

    Le mode de gestion du fonds suscite de profondes inquiétudes, tout particulièrement concernant la Commission soi-disant indépendante chargée de superviser les parts publiques. Puisque ses sept membres seraient nommés par le président et confirmés par le Sénat, beaucoup craignent qu'elle ne devienne rapidement un outil partisan aux mains de bureaucrates non élus, vidant de sa substance la promesse d'un contrôle véritablement démocratique.

    Source : le texte du projet de loi

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la proposition du sénateur Bernie Sanders ?
    Cette proposition est-elle réaliste ? A-t-elle des chances d'être adoptée selon vous ?
    Des critiques la considèrent comme une initiative visant à instaurer le socialisme. Qu'en pensez-vous ?
    Quelle alternative proposez-vous pour redistribuer la richesse que l'IA pourrait générer si elle devenait un jour rentable ?

    Voir aussi

    Le sénateur Bernie Sanders appelle à suspendre la construction de nouveaux centres de données d'IA aux États-Unis, affirmant que l'IA profite aux milliardaires, et non aux travailleurs

    Bernie Sanders estime que si l'IA rend les travailleurs plus productifs, alors ils devraient bénéficier d'une semaine de travail de quatre jours, au lieu d'être remplacés par des machines autonomes

    Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez déposent un projet de loi visant à suspendre la construction de nouveaux centres de données pour l'IA, jusqu'à l'adoption de garde-fous fédéraux solides

  4. #4
    Communiqués de presse

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    Par défaut Le gouvernement américain obtiendrait une participation de 5 % dans OpenAI
    Donald Trump obtient d’OpenAI qu’elle propose aux États-Unis une participation de 5 %, bien inférieure à l’objectif de Bernie Sanders, Sam Altman serait en pourparlers actifs avec l’administration Trump

    Le PDG d’OpenAI, Sam Altman, aurait avancé une proposition visant à céder au gouvernement américain une participation de 5 % dans le créateur de ChatGPT, alors que l’entreprise cherche à consolider ses liens avec l’administration Trump et à atténuer la pression politique croissante liée à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA). Cette proposition pourrait représenter un coût colossal. Sur la base de la dernière valorisation privée d’OpenAI, estimée à environ 852 milliards de dollars à la suite de sa levée de fonds de mars, une participation de 5 % s’élèverait à environ 42,6 milliards de dollars. Bien que toute valorisation en vue d’une introduction en bourse dépende des conditions du marché, cette proposition figurerait parmi les participations fédérales les plus importantes jamais.

    OpenAI est un organisme américain de recherche en intelligence artificielle (IA) dont le siège social est situé à San Francisco. Il est composé d’OpenAI Group PBC, une société d’intérêt public à but lucratif (PBC), partiellement contrôlée par OpenAI Foundation, une organisation à but non lucratif. OpenAI développe des modèles d’IA générative, en particulier la série GPT de grands modèles linguistiques. Le lancement de ChatGPT en novembre 2022 est considéré comme ayant catalysé l’essor de l’IA et suscité un intérêt généralisé pour l’IA générative.

    En juin 2026, le sénateur américain Bernie Sanders dévoile un projet de loi ambitieux visant à instaurer un fonds souverain de 7 000 milliards de dollars pour redistribuer les richesses de l'IA aux citoyens. Ce plan propose de financer le fonds par une taxe unique de 50 % sur les actions des plus grandes entreprises du secteur, impactant toute société dont les revenus annuels dépassent 200 millions de dollars. L'initiative prévoit des dividendes annuels directs pour chaque Américain, tout en finançant des services essentiels comme la santé et l'éducation. Mais la proposition est controversée, les critiques accusant le sénateur de vouloir transformer l'Amérique en un pays socialiste.

    Dans ce contexte, le PDG d’OpenAI, Sam Altman, aurait avancé une proposition visant à céder au gouvernement américain une participation de 5 % dans le créateur de ChatGPT, alors que l’entreprise cherche à consolider ses liens avec l’administration Trump et à atténuer la pression politique croissante liée à l’essor fulgurant de l’intelligence artificielle (IA). Sam Altman a fait valoir que donner au public une participation financière dans l’une des entreprises d’IA les plus valorisées de la Silicon Valley serait le meilleur moyen de partager les retombées économiques de cette technologie de pointe, rapporte le Financial Times.

    Cette proposition pourrait représenter un coût colossal. Sur la base de la dernière valorisation privée d’OpenAI, estimée à environ 852 milliards de dollars à la suite de sa levée de fonds de mars, une participation de 5 % s’élèverait à environ 42,6 milliards de dollars. Ce chiffre pourrait encore grimper si l’entreprise atteignait son objectif annoncé d’une valorisation de 1 000 milliards de dollars lors d’une introduction en bourse prévue, ce qui valoriserait la participation gouvernementale de 5 % à environ 50 milliards de dollars.

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    Bien que toute valorisation en vue d’une introduction en bourse dépende des conditions du marché, cette proposition figurerait parmi les participations fédérales les plus importantes jamais envisagées dans une entreprise technologique privée.

    La proposition d’OpenAI encouragerait d’autres grands développeurs d’IA à céder environ 5 % de leur capital à un véhicule d’investissement soutenu par le gouvernement, calqué sur le modèle du Fonds permanent de l’Alaska, qui investit les richesses pétrolières de l’État et distribue des dividendes aux résidents. On ignore encore si des concurrents tels qu’Anthropic, Google et Meta soutiendraient un tel projet.

    Les discussions entre OpenAI et l’administration Trump en sont encore au stade préliminaire et pourraient, à terme, nécessiter l’approbation du Congrès, ont indiqué au Financial Times des sources proches du dossier. Altman a personnellement discuté de ce concept avec Trump, ainsi qu’avec le secrétaire au Commerce Howard Lutnick et le secrétaire au Trésor Scott Bessent, ont déclaré au journal plusieurs personnes au courant de ces conversations.

    Ces discussions interviennent alors que Washington se montre de plus en plus sceptique à l’égard du secteur de l’IA, dans un contexte d’inquiétudes liées à la construction massive de centres de données, aux cybermenaces et à l’impact potentiel de cette technologie sur l’emploi. OpenAI et son principal concurrent, Anthropic, font l’objet d’une surveillance fédérale accrue concernant leurs derniers modèles d’IA, tandis que certains républicains et conseillers de Trump ont plaidé en faveur d’un contrôle plus strict de ce secteur en pleine expansion.

    La proposition d’Altman souligne un changement plus large dans la politique industrielle de l’administration Trump. Au lieu de se contenter d’offrir des subventions ou des incitations fiscales, l’administration cherche de plus en plus à acquérir des participations minoritaires dans des entreprises d’importance stratégique.

    Intel a confirmé en août que le gouvernement fédéral avait accepté d’investir 8,9 milliards de dollars en échange d’environ 433,3 millions d’actions, ce qui représente une participation d’environ 10 %. Le fabricant de puces a précisé que le gouvernement resterait un investisseur passif, sans siège au conseil d’administration ni droits de gouvernance particuliers. L’administration aurait également conclu des accords similaires avec le producteur de terres rares MP Materials et un groupe d’entreprises spécialisées dans l’informatique quantique, dans le cadre d’un effort plus large visant à renforcer le leadership américain dans les technologies critiques.

    À mesure que l’intelligence artificielle générative s’impose comme un pilier stratégique pour les grandes entreprises technologiques, la réalité économique qui la sous-tend apparaît de plus en plus contrastée. Derrière l’image d’une OpenAI toute-puissante, portée par le succès planétaire de ChatGPT, se dessine un modèle financier sous tension, marqué par des pertes colossales anticipées, environ 14 milliards de $ en 2026 selon les documents internes d'OpenAI, et une dépendance accrue à des partenariats géopolitiques et industriels. Entre projections internes alarmantes et tournées diplomatiques de son dirigeant, l’entreprise incarne aujourd’hui les paradoxes d’une IA devenue incontournable, mais encore loin d’être rentable.

    Source : Financial Times

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    OpenAI dépose une demande d'introduction en bourse dans le cadre d'une opération qui pourrait valoriser le créateur de ChatGPT à plus de 1 000 milliards $, même si elle ne prévoit pas de bénéfices avant 2030

    L'administration Trump demande à OpenAI de retarder la sortie de son nouveau modèle GPT-5.6 en raison des inquiétudes concernant l'IA avancée, après qu'Anthropic a suspendu l'accès mondial à Mythos 5 et Fable 5

    « Vive le président du conseil Trump ! La république socialiste d'Amérique entre dans une nouvelle ère » : l'acquisition de 10 % d'Intel par l'administration Trump via le CHIPS Act se transforme en bataille
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  5. #5
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    Pourquoi est-ce qu'un état voudrait avoir une participation dans une société largement déficitaire et qui le restera?

  6. #6
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    Par défaut Les Américains préconisent la saisie d'une partie de la richesse générée par l'industrie de l'IA
    Une enquête révèle que 69 % des Américains sont désormais favorables à l'imposition d'une taxe de 50 % sur les richesses générées par l'industrie de l'IA
    alors que l'IA menace les emplois et l'environnement

    Un sondage révèle qu’une majorité d'Américains préconise désormais la saisie d'une partie de la richesse générée par l'industrie de l'IA. Ils soutiennent une proposition législative du sénateur Bernie Sanders, visant à transférer la moitié des actions des grandes entreprises du secteur vers un fonds souverain public. Le but de cette mesure radicale est de redistribuer les profits générés par la technologie à l'ensemble de la société pour compenser les pertes d'emplois et les dégâts environnementaux. Bien que certains critiques redoutent « une influence étatique excessive » sur l'innovation, le sondage souligne une volonté populaire de régulation stricte.

    Bernie Sanders est un homme politique et militant américain, sénateur senior du Vermont, poste qu'il occupe depuis 2007. Il est le sénateur indépendant ayant exercé le plus longtemps dans l'histoire du Congrès américain, mais entretient des liens étroits avec le parti démocrate. Il soutient les risques sociaux liés à l'IA, tels que la suppression massive d'emplois, la menace pour la vie privée et les répercussions sur la santé mentale des jeunes.

    Bernie Sanders a déposé plusieurs projets de loi visant à réguler la technologie. Récemment, il en a présenté un nouveau qui vise à créer « un fonds souverain de 7 000 milliards de dollars pour transférer le contrôle et une partie des richesses de l'industrie de l'IA vers le public américain ». Ce fonds serait financé par une taxe unique de 50 % sur les actions des grandes entreprises d'IA réalisant au moins 200 millions de dollars de ventes annuelles.

    D'après le texte proposé par le sénateur de 84 ans, grâce à ces revenus, chaque citoyen américain pourrait recevoir plus de 1 000 dollars de dividendes par an, et des centaines de milliards de dollars serviraient à financer des programmes sociaux essentiels comme la santé, l'éducation et le logement.

    Un ressentiment croissant des travailleurs envers la technologie

    Selon un récent sondage, une majorité de salariés américains sont favorables à l'idée de responsabiliser les grandes entreprises d'IA par le biais d'un fonds souverain public. Ce soutien massif intervient dans un contexte de mécontentement face aux vagues de licenciements incessantes dans le secteur technologique, malgré la hausse globale des bénéfices de nombreuses entreprises. Désormais, les travailleurs se sentent de plus en plus démunis.

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    L'enquête, réalisée en juin par le cabinet d’études Verasight auprès de 1 690 adultes, a été publiée au début du mois de juillet. Elle révèle que 69 % des Américains sont désormais favorables à l'idée d'obliger les entreprises spécialisées dans l'IA à céder 50 % de leurs actions à un fonds souverain public.

    « Aux yeux du grand public, les fonds souverains dédiés à l’IA sont perçus comme un outil permettant de redistribuer les bénéfices générés par le secteur de l’IA à l’ensemble de la société », a déclaré Benjamin Leff, directeur général de Verasight. Dire que les Américains sont divisés sur la question de l’IA serait un euphémisme. Les sondages montrent que jamais autant de personnes n’ont eu une opinion négative face à une nouvelle technologie.

    Et les raisons de cette hostilité croissant ne manquent pas. Elle s'explique par de multiples facteurs, dont la crainte que l'IA ne détruise des emplois, ne nuise à l'environnement, ne fasse grimper les factures d'énergie, n'utilise des œuvres et des textes de façon illégitime pour son entraînement, et ne provoque des crises de santé mentale par le biais des chatbots. L'IA est aussi à l'origine d'une pénurie de mémoire causée par la demande du secteur.

    Dans l'ensemble, les Américains souhaitent également davantage de garde-fous pour les entreprises spécialisées dans l’IA. Selon l’enquête, 89 % se déclarent favorables à l’obligation pour ces entreprises de divulguer au public les résultats de tous leurs tests de sécurité internes. De plus, 81 % des répondants au sondage se disent favorables à ce que le gouvernement fédéral dispose du « pouvoir de bloquer les systèmes d’IA jugés dangereux ».

    Les analystes craignent une hécatombe sur le marché de l'emploi

    Les économistes commencent progressivement à se rallier à l'idée que l'IA détruit bel et bien des emplois, y compris des lauréats du prix Nobel. Joseph Briggs, économiste mondial senior chez Goldman Sachs, estime que « plus de 9 % de la population active, soit environ 15 millions de travailleurs, pourraient perdre leur emploi au cours d’une période de transition de dix ans liée à l’IA », a indiqué la banque dans un rapport publié le mois dernier.

    « Ce serait le type de choc lié à l’automatisation et à la réaffectation des emplois que nous avons connu à la fin des années 90 et au début des années 2000, ainsi que lors d’autres périodes de changements technologiques majeurs », a déclaré Joseph Briggs. Mais Joseph Briggs a déclaré que ces pertes s’avéreront temporaires, car il s’attend à ce que l’IA crée de nombreux nouveaux emplois à long terme, même si elle en détruit des existants.

    Certains proposent des approches de solution. Les fonds souverains peuvent jouer plusieurs rôles en matière d’IA. Selon le cabinet d’études Windfall Trust, ils peuvent diriger le développement de l’IA sur le plan national en finançant des infrastructures d’IA à forte intensité capitalistique, prendre des participations dans des entreprises spécialisées dans l’IA et capter une part des gains économiques générés par l’IA au profit du Trésor public.

    Mais les fonds souverains pourraient également être confrontés à des défis pour concilier l’intérêt général et la course mondiale au développement des capacités en matière d’IA. La technologie est considérée comme un enjeu de souveraineté, poussant certains gouvernements à en faire une priorité nationale.

    « Il existe aussi une tension entre la mission financière (maximiser les rendements pour les citoyens) et la mission stratégique (développer les capacités nationales en matière d’IA, conserver une influence sur les systèmes de pointe), car ces objectifs peuvent entrer en conflit lorsque le meilleur investissement financier réside dans une entreprise étrangère spécialisée dans l’IA plutôt que dans une entreprise nationale », a ajouté Windfall Trust.

    L'idée d'un fonds souverain public suscite toutefois des réserves

    Bernie Sanders veut empêcher qu'une poignée de grandes entreprises n'accaparent les bénéfices de l'IA, et garantir qu'ils soient partagés avec la population. Le texte prévoit de donner aux Américains une influence directe sur les décisions des entreprises pour éviter que l'IA ne nuise aux gens ordinaires. Il a déclaré que le principe est simple : lorsqu’une ressource publique génère de la richesse, le public doit avoir sa part de cette richesse.


    Il a déclaré : « l’avenir de l’IA et le sort de l’humanité ne doivent pas être décidés à huis clos dans la Silicon Valley par des milliardaires cherchant à maximiser leur pouvoir et leurs profits. Ce sont les travailleurs, les parents, les enseignants, les artistes, les scientifiques, les communautés et le peuple américain qui doivent en décider ». Dans une présentation de sa proposition, il a indiqué que ce fonds remplirait trois missions principales :

    • créer une commission indépendante pour une IA démocratique chargée de gérer ce fonds ;
    • exiger des entreprises qu’elles « séparent » leurs activités liées à l’IA de celles qui ne le sont pas ;
    • réinjecter les bénéfices générés par l’IA dans l’économie.


    Les pressions populaires ont déjà entraîné la fermeture de certains projets de centres de données. Bien que la mesure gagne en popularité, elle ne fait pas l'unanimité. Certains ont fait valoir que le fait de conférer au gouvernement une participation aussi importante dans les entreprises d’IA l’encouragerait à assouplir la réglementation et donnerait à ces entreprises une influence encore plus grande sur le gouvernement qu’elles n’en ont déjà.

    L'idée est critiquée par dirigeants comme Sam Altman d'OpenAI, avec qui Bernie Sanders a reconnu être en profond désaccord sur la taille de la participation publique. Malgré ces failles potentielles, l'idée séduit massivement la population, car 64 % des personnes interrogées soutiennent cette politique même lorsqu'elle est explicitement associée au sénateur Sanders. Ce soutien reflète un besoin pressant d'action face à l'essor de ces technologies.

    Benjamin Leff a résumé la situation : « il y a un désir indéniable parmi les Américains des deux partis pour une surveillance fédérale, une transparence absolue et une responsabilisation afin de garantir la sécurité de l'IA et de permettre à tous les Américains de participer aux avantages économiques de l'IA ».

    Le président Donald Trump envisage aussi un fonds souverain

    Si ce concept est nouveau sur le plan fédéral aux États-Unis, il ne l’est pas à l’échelle mondiale. Plus de 100 pays disposent de fonds souverains, tout comme une vingtaine d’États américains. Par exemple, le Fonds permanent de l’Alaska est alimenté par les redevances pétrolières et minières, et une partie des fonds sert à verser des dividendes annuels aux habitants de l’Alaska. Le Texas dispose d’un Fonds scolaire destiné au secteur de l'éducation.

    Ce fonds permanent est issu des droits miniers et des terres du Texas, et soutient le système d’enseignement public de l’État de la maternelle à la terminale. Il est intéressant de noter que, bien que Bernie Sanders ne soit pas forcément d’accord avec le président Donald Trump, ce dernier a annoncé en février dernier un décret présidentiel chargeant le Trésor et le ministère américain du Commerce d’élaborer un plan visant à créer un fonds souverain.

    Le fonds aurait pour objectif de « promouvoir la viabilité budgétaire, alléger la charge fiscale pesant sur les familles et les petites entreprises américaines, garantir la sécurité économique des générations futures et renforcer le leadership économique et stratégique des États-Unis à l’échelle internationale ».

    Le mois dernier, Donald Trump a déclaré qu’il était en pourparlers avec des dirigeants du secteur sur la manière dont le public pourrait participer à l’expansion continue de ce secteur. « Il existe des concepts selon lesquels des parts pourraient être attribuées au public américain, ce qui ferait de ce dernier un partenaire à part entière », a-t-il déclaré. Il serait tombé d'accord avec OpenAI pour que l'entreprise cède une participation de 5 % aux États-Unis.

    Source : rapport de l'étude

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Environ 70 % des Américains sont favorables à une taxe de 50 % sur les actions des entreprises d'IA. Qu'en pensez-vous ?
    Seriez-vous favorable à l'imposition d'une taxe similaire en Europe, particulièrement en France ? Pourquoi ?
    Une telle mesure permettrait-elle de réduire l'impact potentiel de l'IA sur les emplois, l'environnement et la santé des populations ?
    Certains critiques expriment des réserves à l'égard de cette proposition. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    Bernie Sanders dévoile un plan de 7 000 Mds $ visant à donner aux Américains le contrôle du secteur de l'IA, financé par un impôt ponctuel de 50 % sur les actions des plus grandes entreprises du secteur

    Les économistes commencent à se rallier à l'idée que l'IA détruit bel et bien des emplois, avec une nouvelle déclaration signée par 16 lauréats du prix Nobel concernant le danger réel que représente l'IA

    Apocalypse de l'emploi, 25 % de toutes les heures de travail pourraient être automatisées par l'IA : "La transition vers l'IA entraînera un déplacement significatif de la main-d'œuvre", d'après Goldman Sachs

  7. #7
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    Une enquête révèle que 69 % des Américains sont désormais favorables à l'imposition d'une taxe de 50 % sur les richesses générées par l'industrie de l'IA alors que l'IA menace les emplois et l'environnement
    Une enquête révèle que 69 % des Américains n'ont toujours pas compris qu'aucune entreprise issue de l'industrie IA ne dégageait de bénéfice.

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