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Go Discussion :

Un développeur Go avec 8 ans d'expérience affirme que Go est le meilleur langage pour les agents IA


Sujet :

Go

  1. #1
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    Par défaut Un développeur Go avec 8 ans d'expérience affirme que Go est le meilleur langage pour les agents IA
    Quel est le meilleur langage pour les agents IA ? Un développeur Go avec 8 ans d'expérience affirme que Go surclasse ses concurrents
    en se basant sur son expérience avec Bruin, son outil ETL CLI open source

    Burak Karakan est cofondateur de Bruin, un outil ETL CLI open source écrit en Go. Ayant travaillé professionnellement avec PHP, Go, JavaScript et Python pendant plus de dix ans, il a choisi Go pour Bruin notamment parce qu'il y prenait du plaisir. Ce choix, fait avant l'ère des agents IA, s'est révélé être une bonne intuition. Les agents génèrent d'énormes quantités de code qui semble correct, mais dont la validité réelle est difficile à garantir. Burak Karakan rapporte qu'utiliser un langage compilé à typage statique comme Go permet aux agents d'itérer jusqu'à obtenir du code exempt d'une certaine catégorie de bogues avant même l'exécution.

    Go (également appelé Golang) est un langage de programmation open source, statiquement typé et compilé, conçu chez Google par Robert Griesemer, Rob Pike et Ken Thompson. Le langage a été créé pour répondre aux défis actuels du développement logiciel, tels que les bases de code volumineuses, les temps de compilation lents, ainsi que le besoin d'une concurrence efficace à l'ère des processeurs (CPU) multicœurs et des systèmes en réseau.

    Alors que nous sommes à l'aube de la transformation du développement logiciel par les agents IA, la communauté se pose la question de savoir quel est le meilleur pour cette révolution. Selon certains développeurs, comme Burak Karakan, Go se distingue particulièrement pour dominer l'ère des agents IA.

    Un agent est un système autonome capable de raisonner, de planifier et d'exécuter des tâches avec une intervention humaine minimale. Son fonctionnement repose sur une boucle décisionnelle (raisonnement → action → observation) répétée jusqu’à atteindre l’objectif ou une limite de ressources. Cette architecture permet notamment aux agents de décomposer un problème en étapes successives et d’ajuster leur stratégie en fonction des résultats obtenus.

    Le classement de février 2025 de l'index mensuel de popularité des langages de programmation TIOBE a révélé que les langages de programmation rapides sont de plus en plus populaires. L'index TIOBE a révélé que les langages rapides tels que C++, Go et Rust gagnent du terrain grâce à l'IA et le traitement de données. Ces langages sont essentiels pour les tâches à forte intensité de données, l'IA et les besoins de performance étant à l'origine de cette évolution.

    Pourquoi le langage Go est-il adapté aux systèmes d’agents IA ?

    L’auteur soutient que le langage Go possède des propriétés particulièrement adaptées au développement d’agents IA. Face à Rust, Burak Karakan donne l'avantage à Go pour quatre raisons : la syntaxe de Go est plus simple ; son système de types moins sophistiqué favorise un style idiomatique partagé ; sa compilation est plus rapide, ce qui accélère la boucle de feedback ; et il existe davantage de code Go dans les données d'entraînement des modèles.


    Un agent IA n’est pas qu'une simple fonction qui transforme une entrée en sortie. Il s’agit plutôt d’une entité persistante disposant d’un objectif, d’une mémoire et de la capacité d’exécuter des actions dans le temps. Pour Burak Karakan, Go est bien adapté à ce cas d'utilisation. Voici les caractéristiques qu'il cite :

    Go est un langage compilé

    Go est un langage à typage statique et fort, ce qui signifie que les erreurs de types ou d'arguments sont détectées avant l'exécution. Pour les agents IA qui produisent de grandes quantités de code, Burak Karakan a déclaré qu'il s'agit d'un filet de sécurité précieux : le code qui compile est garanti d'être syntaxiquement correct selon les standards du langage, un choix qui élimine une catégorie entière de bogues avant même que le programme ne tourne.

    Go est simple

    Go est conçu pour être immédiatement lisible par quiconque a une expérience dans un autre langage de programmation. Le développeur de logiciels affirme que cette simplicité est doublement utile dans le contexte actuel des agents IA : d'un côté, l'agent génère du code prévisible et compréhensible ; de l'autre, le développeur humain peut rapidement détecter quand l'agent part dans une mauvaise direction ou prend des décisions de conception étranges.

    Go a une façon de faire les choses

    Go impose une manière standard de formater le code, d'écrire les tests, de gérer les erreurs et de compiler les binaires. Contrairement à JavaScript où chaque projet impose ses propres outils et conventions, un projet Go ressemble à tous les autres projets Go. Les agents bénéficient directement de cette uniformité : ils savent exactement quelle commande lancer pour chaque tâche, sans avoir à s'adapter à des configurations spécifiques à chaque projet.

    Go compile rapidement

    Burak Karakan soutient que Go compile nettement plus vite que Rust, ce qui crée une boucle de feedback plus rapide pour les agents IA. Quand un agent génère du code, le teste, détecte une erreur et corrige, la vitesse de compilation détermine directement la vitesse d'itération. Un cycle court signifie plus d'itérations par unité de temps, et donc un résultat final obtenu plus vite. Il faut souligner que certains développeurs Rust ne partagent pas cet avis.

    Go supporte nativement le multiplateforme

    La compilation multiplateforme constitue l'un des fondamentaux de Go : le même code produit des binaires identiques et fonctionnels sur Linux, Windows et macOS, sans friction ni dépendances spécifiques à chaque système d'exploitation. Pour des agents qui tournent dans des environnements variés (sandboxes distantes, pipelines CI...) cela garantit que les tests et les binaires fonctionnent partout de façon identique, sans configuration supplémentaire.

    Go dispose d'un riche écosystème

    Go bénéficie d'un écosystème solide permettant d'interagir avec de nombreux systèmes externes : runtimes, d'API ou d'autres services. Pour un agent qui doit orchestrer des outils, appeler des API ou gérer des bibliothèques tierces, l'auteur estime que la richesse de l'écosystème est un prérequis fondamental.

    Les modèles connaissent bien Go

    Burak Karakan affirme que début 2026, les agents produisent du Go valide du premier coup dans environ 95 % des cas. Il attribue cela non pas au volume brut de données d'entraînement, mais à l'uniformité du code Go : il n'existe généralement qu'une seule façon idiomatique de résoudre un problème, là où Python en offre une vingtaine. Cette cohérence dans le corpus d'entraînement rend les prédictions du modèle de langage plus fiables et plus stables.

    D'autres développeurs partageant l'avis de Burak Karakan ont souligné la manière dont Go gère nativement la concurrence. Les agents IA exécutent souvent plusieurs opérations simultanément : appels à des modèles de langage, exécution d’outils, surveillance de tâches longues ou coordination avec d’autres agents. Selon ces derniers, les goroutines et les channels de Go permettent de gérer facilement ces opérations parallèles sans complexité excessive.

    La thèse Go tient-elle vraiment ? Les avis d'autres développeurs

    Les partisans de Go reconnaissent volontiers ses atouts : un cycle de compilation court, une seule façon idiomatique de faire les choses, une gestion native de la concurrence, etc. Cependant, dans les fils de discussion en ligne, plusieurs développeurs ont immédiatement pointé les limites de cette vision. Burak Karakan n'a travaillé professionnellement qu'avec PHP, Go, JavaScript et Python, ce qui est un périmètre restreint pour proclamer Go "le meilleur".

    Et Burak Karakan lui-même reconnaît dans son article n'avoir aucune donnée pour étayer ses affirmations, qualifiant ses conclusions de "vibes". « Je n'ai toutefois aucune preuve pour étayer mes affirmations ; considérez donc cela plutôt comme une intuition », explique le développeur de logiciels.

    Rust : le rival sérieux

    Le contre-argument le plus solide vient des développeurs Rust. Le système de types de Rust serait si strict que le code généré compile presque toujours et tourne sans erreur à l'exécution ; là où Python et JavaScript plantent fréquemment en cours de route. Un utilisateur souligne un détail rarement mentionné : les tests unitaires en Rust sont dans le même fichier que le code source, ce qui fait que les agents IA n'oublient jamais de les mettre à jour.

    Un autre ajoute que les messages d'erreur de Rust sont parmi « les meilleurs de l'industrie », précisément le genre de feedback structuré dont un modèle a besoin pour itérer efficacement. La contrepartie ? Rust compile plus lentement, est plus verbeux, et les modèles ont moins de données d'entraînement dans ce langage. À l'avenir, les modèles pourraient toutefois ajouter plus de données d'entraînement comportant des bases de codes en Rust.

    Python : toujours là

    Plusieurs développeurs déclaré avoir essayé Go, Kotlin, et d'autres alternatives, mais qu'ils étaient revenus à Python. Un témoignage était particulièrement frappant : pour un même projet, le code Python généré par Claude était presque deux fois plus compact, produit plus rapidement, et plus facile à relire. Python fait également tourner tous les modèles, ce qui ouvre la voie à des agents autoaméliorants capables de se réentraîner eux-mêmes.

    Et si la vraie question était ailleurs ?

    Le débat soulève une tension plus profonde. Certains critiques avancent que ce qui compte désormais n'est pas tant le langage que l'outillage autour : un LSP bien configuré, des hooks de test automatiques, un linter qui force la qualité. D'autres font remarquer que la réponse dépend du modèle utilisé. Selon eux, Claude 4.5 gère bien mieux Rust ou Haskell que ses prédécesseurs, ce qui suggère que le "meilleur langage pour les agents" est une cible mouvante.

    Une question dans un fil de discussion sur Hacker News pose une autre réflexion : « si le code est désormais gratuit, pourquoi le langage compte-t-il encore ? ». Un commentateur a répondu comme suit : « le langage compte parce que vous devrez le réviser, et la conception de Go limite le nombre de façons dont il peut mal tourner. Le code est gratuit, certes, mais il n'est pas garanti qu'il soit correct, et le temps consacré à sa révision n'est pas gratuit ».

    Conclusion

    Burak Karakan est le cofondateur de Bruin, un outil ETL CLI open source écrit en Go. Il s'agit d'un outil d'orchestration de données. Burak Karakan se base sur son expérience avec Bruin pour affirmer que Go est le meilleur langage pour les agents IA. Le développeur estime que Go est lisible et facile à comprendre, ce qui permet de suivre les décisions de conception de l'agent et de détecter quand ce dernier part dans une mauvaise direction.

    Mais son article est perçu comme un texte d'opinion sans benchmarks, entièrement anecdotique par plusieurs critiques. Les arguments avancés (compilation rapide, langage rapide, uniformité du code, etc.) sont reconnus comme valides, mais insuffisants pour écarter des alternatives sérieuses comme Rust, dont le code généré compile et tourne presque universellement sans erreur à l'exécution, là où Python et JavaScript plantent fréquemment.

    L'essor des agents IA transforme la manière dont les logiciels peuvent être développés. Une étude affirme que les développeurs de logiciels professionnels ne s'adonnent pas au vibe coding ; ils contrôlent des agents IA. Les développeurs expérimentés ont une opinion positive de l'intégration des agents dans le développement de logiciels, car ils sont convaincus de pouvoir pallier les limites des agents, notamment la répétition des mauvais patterns.

    Source : billet de blogue

    Et vous ?

    Partagez-vous l'avis selon lequel Go est le meilleur langage pour les agents IA ?
    Sinon quel est, selon vous, le meilleur langage de programmation pour les agents IA ? Pourquoi ?
    Les agents IA vont-ils prendre en charge le gros du développement logiciel dans les années à venir ?

    Voir aussi

    La version 1.26 de Go, le langage de programmation développé par Google, est disponible avec des modifications du langage, un nouveau ramasse-miettes, des performances améliorées et bien plus encore

    Les langages de programmation rapides sont-ils de plus en plus populaires ? L'index TIOBE indique que les langages rapides tels que C++, Go et Rust gagnent du terrain grâce à l'IA et le traitement de données

    L'essor des agents IA transforme la manière dont les logiciels peuvent être développés : une étude affirme que les développeurs de logiciels professionnels ne vibe codent pas, ils contrôlent

  2. #2
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    Par défaut Des projets expérimentent des langages de programmation pensés exclusivement pour l'IA
    L'IA va-t-elle faire évoluer le code source ou bien le faire disparaître ? Des projets expérimentent des langages pensés exclusivement pour l'IA
    sans aucune considération pour les développeurs humains

    Des développeurs ont déjà commencé à expérimenter des langages pensés exclusivement pour les modèles d'IA, en réduisant la syntaxe au maximum pour diminuer la consommation de tokens et s'adapter aux fenêtres de contexte limitées. Un développeur a demandé à Claude d'inventer un langage dont le seul objectif serait l'efficacité pour l'IA, sans aucune considération pour les développeurs humains. Une autre initiative récente propose un langage avec une syntaxe déterministe pour clarifier l'intention du développeur aux agents IA. D'après l'ingénieur logiciel Burak Karakan, Go serait le meilleur langage pour l'IA. D'autres plébiscitent Rust et Python.

    L’année dernière, le développeur espagnol Avital Tamir a souligné que le code actuel est plus adapté aux humains qu'aux agents IA. Dans un billet publié sur Reddit, Avital Tamir a déclaré que la syntaxe consommait un nombre excessif de tokens, ce qui augmentait les coûts et empêchait les programmes complexes de tenir dans les fenêtres de contexte existantes de l’IA. Il a publié sur GitHub ses travaux relatifs à un langage probabiliste axé sur l'IA.

    « J’ai demandé à Claude d’inventer un langage de programmation dont le seul objectif serait l’efficacité des grands modèles de langage (LLM) sans se soucier de la manière dont il servirait les développeurs humains », a-t-il expliqué. Cette tentative visant à créer un « langage natif axé sur l’IA » n'est pas isolée.

    Pas plus tard que la semaine dernière, un développeur a annoncé son projet de créer un nouveau langage répondant aux besoins des agents IA autonomes, doté d’une syntaxe « déterministe » clarifiant l’intention du développeur et d’une surface de langage réduite afin de limiter les cas limites. Andrea Griffiths, responsable de la promotion des développeurs chez GitHub, a pu observer des expériences menées avec différents langages axés sur l’IA.

    Mais pour l'instant, ces tentatives n'ont aucune adoption réelle. « Je pense que cela en dit long. L’attraction gravitationnelle des écosystèmes existants est énorme : bibliothèques, outils, savoir-faire communautaire, infrastructure de production. Un nouveau langage ne doit pas seulement être meilleur pour l’IA. Il doit justifier l’abandon de tout ce dont disposent déjà les développeurs, et ce changement ne se fera pas du jour au lendemain », dit-elle.

    Un langage de programmation AI-first : à quoi pourrait-il ressembler ?

    Les développeurs, les concepteurs de langages et les défenseurs des développeurs commencent aujourd’hui à se poser plusieurs questions : allons-nous un jour développer un langage optimisé pour l’IA au détriment de la lisibilité humaine ? Ou bien les agents d'IA de codage faciliteront-ils l’utilisation de nos langages existants, en particulier les langages typés qui offrent des avantages intrinsèques en matière de sécurité et de rapidité d'exécution ?


    Chris Lattner, cofondateur et PDG de la société d'outils Modular AI, travaille sur un concept. Il développe le langage Mojo, conçu pour programmer les GPU et puces d'IA modernes, une réponse au fait que personne ne sait vraiment exploiter tout ce nouveau matériel. Au cours de sa carrière, il a créé le langage de programmation Swift et la chaîne d'outils de compilation LLVM populaire. Il s'intéresse aujourd'hui à l'évolution du matériel informatique.

    Chris Lattner décrit Mojo comme un LLVM adapté aux puces d’IA : « une façon de programmer qui s’adapte à tous les types de puces ». Il est récemment intervenu dans un épisode du podcast « The Hanselminutes », animé par Scott Hanselman, vice-président de la communauté des développeurs chez Microsoft.

    D'un autre côté, d’autres continuent de penser que l’IA incite les programmeurs à se tourner vers des langages de programmation existants dotés d’une sécurité mémoire intégrée. L'un d'entre eux est Peter Jiang, l’ingénieur fondateur de la société Datacurve, qui commercialise des données de haute qualité et complexité. Dans un article publié ce mois-ci dans Forbes, Peter Jiang décrit Rust comme « le moteur inattendu de l’ère du vibe coding ».

    Le langage Rust mis en avant pour sa sécurité mémoire intégrée

    Les développeurs Rust vantent les mérites de ce langage. Le système de types de Rust serait si strict que le code généré compile presque toujours et tourne sans erreur à l'exécution ; là où Python et JavaScript plantent fréquemment en cours de route. Un utilisateur souligne un détail rarement mentionné : les tests unitaires en Rust sont dans le même fichier que le code source, ce qui fait que les agents IA n'oublient jamais de les mettre à jour.

    Un autre ajoute que les messages d'erreur de Rust sont parmi « les meilleurs de l'industrie », précisément le genre de feedback structuré dont un modèle a besoin pour itérer efficacement. La contrepartie ? Rust compile plus lentement, est plus verbeux, et les modèles ont moins de données d'entraînement dans ce langage. À l'avenir, les modèles pourraient toutefois ajouter plus de données d'entraînement comportant des bases de codes en Rust.

    « Lorsque l’IA écrit le code, la rigueur de Rust cesse d’être un obstacle et devient une assurance qualité gratuite. Le compilateur de Rust agit comme une barrière de sécurité qui oblige le LLM à prouver que sa logique est solide », a déclaré Peter Jiang, de Datacurve. Cassidy Williams, directrice principale chargée de la promotion des développeurs chez GitHub, partage cet avis sur Rust. « Il s'agit d'un avantage séduisant », a déclaré Cassidy Williams.

    En janvier, Cassidy Williams a cité une étude universitaire de 2025 qui a révélé que jusqu'à 94 % des erreurs de compilation générées par les grands modèles de langage étaient des échecs de vérification de type. Cela suggère que Rust est un candidat sérieux pour devenir le meilleur langage des agents IA.

    Un développeur affirme que Go est plus adapté aux systèmes d'IA

    Burak Karakan est cofondateur de Bruin, un outil ETL CLI open source écrit en Go. Ayant travaillé professionnellement avec PHP, Go, JavaScript et Python pendant plus de dix ans, il a choisi Go pour Bruin notamment parce qu'il y prenait du plaisir. Burak Karakan rapporte qu'utiliser un langage compilé à typage statique comme Go permet aux agents d'itérer jusqu'à obtenir du code exempt d'une certaine catégorie de bogues avant même l'exécution.

    L’auteur soutient que le langage Go possède des propriétés particulièrement adaptées au développement d’agents IA. Face à Rust, Burak Karakan donne l'avantage à Go pour quatre raisons : la syntaxe de Go est plus simple ; son système de types moins sophistiqué favorise un style idiomatique partagé ; sa compilation est plus rapide, ce qui accélère la boucle de feedback ; et il existe davantage de code Go dans les données d'entraînement des modèles.

    Un agent IA n’est pas qu'une simple fonction qui transforme une entrée en sortie. Il s’agit plutôt d’une entité persistante disposant d’un objectif, d’une mémoire et de la capacité d’exécuter des actions dans le temps. Pour Burak Karakan, Go est bien adapté à ce cas d'utilisation. Voici les caractéristiques qu'il cite :

    • Go est un langage compilé ;
    • Go est simple ;
    • Go a une façon de faire les choses ;
    • Go compile rapidement ;
    • Go supporte nativement le multiplateforme ;
    • Go dispose d'un riche écosystème ;
    • les modèles connaissent bien Go.


    Les données suggèrent que les langages à typage strict dominent

    Les données suggèrent que c'est moins un nouveau langage qui s'impose qu'un glissement vers les langages déjà fortement typés. TypeScript est désormais le langage le plus utilisé sur GitHub, devant Python et JavaScript, avec une croissance de plus d'un million de contributeurs en 2025 (+66% en glissement annuel), portée en partie par le développement assisté par IA. Luau (+194 %) et Typst (+108 %) connaissent également une forte progression.

    Selon les données compilées par GitHub, même des langages plus anciens comme Java, C++ et C# affichent également une forte croissance cette année. Ainsi, même si l'IA a une incidence sur les langages, ce n'est pas nécessairement par le biais d'une évolution vers de nouveaux langages optimisés pour l'IA.

    « La réalité est plus nuancée : les langages de programmation déjà structurés, fortement typés et explicites gagnent en attrait, car les outils d’IA fonctionnent mieux avec eux. TypeScript plutôt que JavaScript. Rust plutôt que C. Les indications de type en Python deviennent la norme. Ce changement ne consiste pas en l’apparition d’un nouveau langage. Il s’agit d’une évolution dans laquelle les langages existants s’imposent », affirme Andrea Griffiths.

    Le classement de février 2025 de l'index mensuel de popularité des langages de programmation TIOBE a révélé que les langages de rapides sont de plus en plus populaires. L'index TIOBE a révélé que les langages rapides tels que C++, Go et Rust gagnent du terrain grâce à l'IA et le traitement de données. Ces langages sont essentiels pour les tâches à forte intensité de données, l'IA et les besoins de performance étant à l'origine de cette évolution.

    Et si le code source disparaissait ? Cette hypothèse est débattue

    Stephen Cass, rédacteur en chef des projets spéciaux chez IEEE Spectrum, suit tout cela de près. Il a posé une question sur l'impact potentiel de l'IA: puisque les langages de haut niveau sont avant tout des abstractions au service des humains, une IA suffisamment avancée aurait-elle encore besoin de ces garde-fous ? Pourrait-on aller directement du prompt à un code intermédiaire compilable, sans avoir besoin de passer par un langage source lisible ?


    Stephen Cass a reconnu les inconvénients évidents. « Certes, cela transformerait les programmes en boîtes noires impénétrables, mais on pourrait tout de même les diviser en unités modulaires testables pour effectuer des contrôles de cohérence et de qualité. Toutefois, au lieu d’essayer de lire ou de maintenir le code source, les programmeurs se contenteraient d’ajuster leurs prompts et de générer de nouveaux logiciels ». Cela conduit à plusieurs questions.

    L'une d'entre elles est : « quel sera le rôle du programmeur dans un avenir sans code source ? » Stephen Cass a posé la question et a annoncé une session interactive d’urgence en octobre pour discuter de la question de savoir si l’IA annonce la fin des langages de programmation distincts tels que nous les connaissons. Cependant, ces idées ont suscité le scepticisme de la coanimatrice du webinaire, Dina Genkina, rédactrice en chef adjointe chez IEEE.

    « Il y a clairement un camp de personnes qui pensent qu’il faut un humain dans la boucle. Je pense que si nous ne comprenons pas ce qu’il fait, cela alimente la peur. L’interprétabilité de l’IA va devenir de plus en plus importante, surtout dans des domaines comme celui-ci », a déclaré Dina Genkina.

    La programmation sans code reste purement « hypothétique »

    Dina Genkina s'est montrée très sceptique quant à la disparition du code source : « à ma connaissance, la programmation sans code reste hypothétique ». La responsable de la promotion des développeurs chez GitHub, Andrea Griffiths, n’est pas non plus convaincue : « verrons-nous apparaître des langages optimisés pour des lecteurs IA, et non pour des mainteneurs humains ? J’ai du mal à y croire ». Elle a ajouté que l'humain reste une pièce centrale.

    « Le code doit toujours être débogué, audité et compris par des humains, surtout lorsque des problèmes surviennent en production. Aucune équipe d’ingénieurs ne déploiera de code qu’elle ne peut pas inspecter », a-t-elle déclaré, précisant : « ce que nous devrions envisager c'est un avenir où on passerait moins de temps à lire des textes standardisés, et davantage de temps à examiner les choix architecturaux, les cas limites et les limites de sécurité ».

    Conclusion

    Le changement n'est pas l'émergence d'un nouveau langage de programmation, c'est un déplacement vers les langages existants qui ont le plus de chances de "gagner", ceux dont la structure explicite aide les outils d'IA à produire du code plus fiable. Go, Rust et TypeScript sont les langages de programmation qui gagnent le plus rapidement en popularité à l'ère des agents IA. Des développeurs tentent toutefois de proposer des langages AI-first.

    Selon les données actuelles, l'avenir le plus probable n'est pas la disparition des langages de programmation, mais une transformation de ce que les développeurs ont besoin de lire et de comprendre. Les développeurs passeront moins de temps sur le code répétitif et plus de temps à examiner les décisions d'architecture, les cas limites et les frontières de sécurité. Toutefois, cette approche va-t-elle augmenter la productivité et accélérer l'innovation ?

    L'essor des agents IA transforme la manière dont les logiciels peuvent être développés. Une étude affirme que les développeurs de logiciels professionnels ne s'adonnent pas au vibe coding ; ils contrôlent des agents IA. Les développeurs expérimentés ont une opinion positive de l'intégration des agents dans le développement de logiciels, car ils sont convaincus de pouvoir pallier les limites des agents, notamment la répétition des mauvais patterns.

    Source : billets de blogue (1, 2, 3)

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    L'industrie se dirige-t-elle vers des langages optimisés pour l'IA au détriment de la lisibilité humaine ?
    Ou bien les agents de codage basés sur l'IA faciliteront-ils l'utilisation des langages de programmation existants ?
    Les langages typés offrant des avantages intrinsèques en matière de sécurité deviennent populaire à l'ère de l'IA. Qu'en pensez-vous ?
    Le code source pourrait-elle disparaître à l'avenir ? À quoi ressemblera le métier de développeur dans ce cas ? Ou est-ce une hypothèse irréaliste ?

    Voir aussi

    Lorsque l'IA crée son propre code, pourquoi utiliserait-elle un langage de programmation ? Codex génère des programmes dans 12 langages de codage

    Quel est le meilleur langage pour les agents IA ? Un développeur Go avec 8 ans d'expérience affirme que Go surclasse ses concurrents, en se basant sur son expérience avec Bruin, son outil ETL CLI open source

    Les langages de programmation rapides sont-ils de plus en plus populaires ? L'index TIOBE indique que les langages rapides tels que C++, Go et Rust gagnent du terrain grâce à l'IA et le traitement de données

  3. #3
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  4. #4
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    Hier, un peu de vibe coding pour générer une page php avec accès à une base de données… un cas trivial. résultat, une vulnérabilité évidente (SQL injection). Cela attendra avant la production de code en boîte noire.

  5. #5
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    Dina Genkina a bien résumé ce que j'en pense :
    Citation Envoyé par Dina Genkina
    Aucune équipe d’ingénieurs ne déploiera de code qu’elle ne peut pas inspecter.

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