« Tout ce que j’ai à faire, c’est partir de l’Iran, et nous le ferons très bientôt », a-t-il déclaré, balayant au passage l’hypothèse d’un accord avec Téhéran. «
Cela n’a pas d’importance », a-t-il ajouté, signifiant que le retrait américain ne dépendrait pas de l’issue des discussions.
Ce désengagement affiché s’étend à un autre point central du conflit. Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial, ne relève plus, selon lui, de la responsabilité des États-Unis. «
Si la France ou d’autres pays veulent leur pétrole ou leur gaz, ils n’auront qu’à passer par le détroit d’Ormuz (…) ils se débrouilleront tout seuls », a-t-il affirmé, assurant que Washington n’avait plus « rien à voir avec ça ».
Ce repositionnement ne concerne pas seulement le Moyen-Orient. Il s’étend aussi à la relation des États-Unis avec leurs alliés occidentaux. Le secrétaire d’État Marco Rubio a ainsi évoqué la possibilité de « réexaminer » le rôle de l’OTAN une fois le conflit terminé. «
Si nous avons atteint un point où l’Alliance signifie que nous ne pouvons plus utiliser ces bases pour défendre les intérêts de l’Amérique, alors pourquoi sommes-nous dans l’OTAN ? », a-t-il interrogé. « Nous allons devoir réexaminer si cette alliance (…) sert toujours ce but, ou si elle devient une relation à sens unique », a-t-il ajouté.
En parallèle, Donald Trump continue de présenter l’intervention des États-Unis au Moyen-Orient comme un succès. Le président américain estime avoir atteint ses objectifs, affirmant que l’Iran a été empêché d’accéder à l’arme nucléaire et évoquant même un « changement de régime ». « Nous avons renversé un régime. Puis un second », a-t-il assuré, décrivant désormais des dirigeants «
beaucoup plus raisonnables ».
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