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  1. #1
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    Par défaut Ce que cachent vraiment les outils de vérification d'âge déployés sur Discord, Roblox et ChatGPT
    Discord va traiter tout le monde comme un mineur dès mars 2026... sauf si vous lui donnez vos pièces d'identité
    quatre mois après que ses prestataires ont fait fuiter celles de 70 000 utilisateurs

    Tout le monde sera traité comme un mineur par défaut dès mars 2026 sur Discord. Pour retrouver un accès complet à la plateforme, il faudra scanner son visage ou transmettre une pièce d'identité officielle à un prestataire tiers. Le problème : ce type de prestataire a déjà été piraté il y a à peine quatre mois, exposant les documents de 70 000 utilisateurs. Une annonce qui suscite une levée de boucliers dans la communauté tech.

    La date était soigneusement choisie : le 9 février 2026, journée mondiale pour un Internet plus sûr (Safer Internet Day), Discord a annoncé le déploiement mondial de ses paramètres dits « Teen-by-Default ». Désormais, tous les utilisateurs, nouveaux et existants, seront automatiquement basculés vers une expérience adaptée aux adolescents, sauf s'ils prouvent qu'ils sont adultes. La mise en œuvre progressive débutera début mars, et les restrictions sont loin d'être anodines.

    Ce qui change concrètement

    Les images à caractère explicite ou graphique seront floutées en permanence, impossible de les débloquer sans avoir vérifié son âge. Les canaux et serveurs réservés aux adultes deviendront inaccessibles, même pour les utilisateurs qui en étaient membres depuis des années. Les messages provenant de personnes inconnues seront automatiquement redirigés vers une file d'attente séparée, et seuls les adultes vérifiés pourront s'exprimer sur les canaux « Stage ».

    « Discord annonce le déploiement mondial de fonctionnalités de sécurité renforcées pour les adolescents, réaffirmant ainsi son engagement de longue date à créer une expérience plus sûre et inclusive pour les utilisateurs de plus de 13 ans. Grâce à cette mise à jour, tous les nouveaux utilisateurs et les utilisateurs existants du monde entier bénéficieront par défaut d'une expérience adaptée aux adolescents, avec des paramètres de communication mis à jour, un accès restreint aux espaces réservés aux adultes et un filtrage de contenu préservant la confidentialité et les échanges authentiques qui font la spécificité de Discord.

    « Déployée progressivement à l'échelle mondiale début mars, cette mise à jour permettra aux utilisateurs de procéder à une vérification d'âge pour modifier certains paramètres ou accéder à du contenu sensible. Cela concerne notamment les salons, les serveurs, les commandes et certaines demandes de messages réservés aux adultes. »

    Pour retrouver ses droits, deux options : soit réaliser une estimation faciale de l'âge, dont les données seraient traitées directement sur l'appareil sans quitter l'appareil selon Discord, soit soumettre un document d'identité officiel à des partenaires prestataires, qui le supprimeraient « rapidement » après confirmation. Discord déploie également un « modèle d'inférence d'âge » qui fonctionne en arrière-plan, analysant les habitudes du compte pour déterminer si l'utilisateur est probablement adulte, évitant ainsi de solliciter systématiquement une vérification manuelle. Certains utilisateurs peuvent être invités à utiliser plusieurs méthodes si davantage d'informations sont nécessaires pour attribuer une tranche d'âge.

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    Un calendrier pour le moins embarrassant

    Ce qui rend cette annonce particulièrement explosive tient à son contexte immédiat. En octobre 2025, un prestataire tiers de Discord (la société 5CA) a été piraté. Discord a admis qu'environ 70 000 utilisateurs pourraient avoir eu leurs photos de pièces d'identité officielles exposées, des documents que ce prestataire conservait dans le cadre du traitement des litiges liés à l'âge. Les données compromises comprenaient non seulement les photos d'identité, mais aussi des informations de compte, des données de facturation partielles incluant les quatre derniers chiffres de cartes bancaires, des adresses IP, et d'autres informations personnelles. L'opération visait à extorquer une rançon financière à Discord.

    Quatre mois plus tard, Discord demande donc à des centaines de millions d'utilisateurs de recommencer l'opération, cette fois à une échelle incomparablement plus grande. La plateforme assure avoir changé de prestataire et assaini ses pratiques de conservation des données — mais ce « faites-nous confiance » résonne creux pour une large partie de la communauté. Un utilisateur sur Reddit a résumé l'état d'esprit général : « C'est comme ça que Discord meurt. Envoyer ses papiers d'identité officiels à une société tierce, c'est une invitation à l'usurpation d'identité à l'échelle mondiale. »

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    Une tendance de fond, une pression législative croissante

    Discord ne fait pas cavalier seul. Ce déploiement mondial fait suite à une introduction des contrôles d'âge au Royaume-Uni et en Australie l'année précédente, en réponse aux législations locales de protection des mineurs en ligne. Roblox a récemment introduit la vérification faciale obligatoire pour accéder aux chats, et YouTube a lancé sa technologie d'estimation d'âge aux États-Unis l'année dernière. Meta, TikTok et d'autres plateformes ont toutes emboîté le pas sous pression des parlementaires.

    Le timing n'est cependant pas sans arrière-pensées commerciales. Discord a déposé son dossier en vue d'une introduction en bourse (IPO), et cette mise en conformité renforcée sur la protection des mineurs semble conçue pour rassurer investisseurs et régulateurs. Savannah Badalich, directrice de la politique produit chez Discord, a d'ailleurs reconnu ouvertement auprès de The Verge que la plateforme s'attendait à perdre une partie de ses utilisateurs suite à ces changements, ajoutant que l'entreprise « trouvera d'autres moyens de les faire revenir. »

    Le Teen Council, ou l'art de consulter ceux qu'on contrôle

    En parallèle de l'annonce des nouvelles restrictions, Discord a dévoilé la création de son premier Teen Council — un comité consultatif composé de 10 à 12 adolescents âgés de 13 à 17 ans, dont les candidatures sont ouvertes jusqu'au 1er mai 2026. L'objectif affiché : faire en sorte que Discord comprenne — plutôt que suppose — ce dont les ados ont besoin, comment ils construisent des liens significatifs, et ce qui les fait se sentir en sécurité et soutenus en ligne.

    Sur le papier, la démarche est séduisante. Le Conseil est censé intégrer directement des perspectives adolescentes dans la prise de décision, afin de s'assurer que les fonctions de sécurité soient protectrices tout en préservant la vie privée et l'autonomie des jeunes utilisateurs. Les retours du Conseil doivent alimenter les futures fonctionnalités produit, les politiques de la plateforme et les ressources éducatives. Discord

    Dans la pratique, l'initiative soulève des questions que la rhétorique corporate de Discord ne résout pas. Un panel de 10 à 12 adolescents sélectionnés par la plateforme elle-même constitue davantage une caution symbolique qu'une véritable représentation. La mécanique est rodée dans le monde des Big Tech : créer un organe consultatif « de la communauté » au moment précis où une décision impopulaire est annoncée permet de désamorcer la critique sans modifier substantiellement le cap. Discord impose la vérification d'âge à l'ensemble de sa base mondiale, puis annonce dans le même communiqué qu'elle va « consulter des ados » sur la question. L'ordre des opérations est révélateur.

    Reste que si ce Teen Council parvient effectivement à influencer les paramètres par défaut — leur granularité, leur réversibilité, les recours en cas d'erreur de classification — il pourrait avoir une utilité réelle. La question est de savoir si Discord lui accordera un pouvoir de blocage ou seulement un droit de commentaire.

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    La question de fond que personne ne veut vraiment trancher

    Le Teen Council illustre d'ailleurs parfaitement cette tension : Discord affiche une volonté d'écoute au moment même où elle impose une infrastructure de collecte dont personne ne maîtrise réellement les risques. L'équation est alors inconfortable pour les défenseurs des libertés numériques. La protection des mineurs en ligne est un objectif légitime — les dangers auxquels sont exposés les adolescents sur des plateformes de communication non filtrées sont documentés et réels. Mais les mécanismes déployés pour y répondre créent une infrastructure de collecte biométrique et documentaire dont les risques d'abus ou de fuite sont, eux aussi, amplement démontrés. La faille chez Discord illustre précisément le paradoxe auquel font face les défenseurs de la vie privée : les lois de vérification d'âge ne devraient pas être appliquées avant que des protections robustes soient effectivement en place.

    C'est d'ailleurs ce qu'explique Douglas Crawford de Proton :

    « L'efficacité de telles lois pour résoudre le problème reste discutable, mais une chose est sûre*: les violations de données sont devenues si fréquentes que nous ne prêtons guère attention aux gros titres annonçant la fuite de millions de données personnelles concernant une nouvelle entreprise de renom. De plus, rien ne permet de supposer que les données de vérification d'âge, particulièrement sensibles, seraient à l'abri de telles fuites, comme l'a tragiquement démontré cet incident [ndlr. parlant de l'incident précédent où les données de 70 000 utilisateurs de Discord ont fuité]. Par conséquent, même si l'on approuve le principe des lois sur la vérification d'âge, elles ne devraient pas être mises en œuvre avant que des solutions véritablement sécurisées, décentralisées et basées sur des normes ouvertes, respectueuses de la vie privée, ne soient développées et largement diffusées. »

    La flambée d'utilisation des VPN au Royaume-Uni lors de la mise en place des lois de vérification d'âge est révélatrice : quand une plateforme rend la vie trop contraignante pour ses utilisateurs les plus soucieux de leur vie privée, ces derniers contournent, migrent, ou désertent et aucun Teen Council, aussi bien intentionné soit-il, ne retiendra un utilisateur soucieux de sa vie privée si la confiance dans la gestion des données n'est pas restaurée par des actes concrets. Discord joue donc une partie risquée — et sa capacité à tenir sa promesse de sécurité des données sera scrutée avec une intensité inédite dès mars prochain.

    Sources : Discord (1, 2, 3), EFF, Proton

    Et vous ?

    La vérification d'âge est-elle soluble dans la protection de la vie privée ? Existe-t-il une architecture technique qui permette de contrôler l'âge des utilisateurs sans créer une base de données biométrique ou documentaire potentiellement catastrophique en cas de fuite ?

    Jusqu'où fait-on confiance à une plateforme après une violation ? Discord a changé de prestataire après l'incident de 5CA — est-ce suffisant pour regagner la confiance, ou faut-il une certification indépendante et une audit public régulier pour accepter de confier ses documents ?

    L'IPO comme moteur de conformité : bonne ou mauvaise nouvelle ? Si c'est la perspective d'entrer en bourse qui pousse Discord à muscler sa politique de protection des mineurs, peut-on s'en satisfaire — ou cela souligne-t-il au contraire l'échec de l'autorégulation des plateformes ?

    Faut-il une norme universelle de vérification d'âge imposée par les États, à l'image du RGPD pour la vie privée ? Ou au contraire, déléguer cette responsabilité aux plateformes est-il inévitable ?
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  2. #2
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    Beaucoup d'utilisateurs humains vont déserter la plateforme mais pas grave leur départs seront compensés par des robot IA à qui la plateforme ne demandera pas une copie de leur passeport...

    On peut die ce que l'on veut mais internet agonise et beaucoup de monde s'efforce de planter les derniers clous dans son cercueil.

  3. #3
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    Ce ne sont pas les IA qui vont tuer Internet, mais la folie du contrôle d'identité numérique.

    Personnellement, je ne respecterai pas ces lois de surveillance illégitime : On a bien compris que la "protection des enfants" est juste le prétexte.

  4. #4
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    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Ce ne sont pas les IA qui vont tuer Internet, mais la folie du contrôle d'identité numérique.
    Faux! Les IA par leur productions pléthoriques envahissent la totalité du web...

    Quel être humain va encore participer à une discussion sur un forum quand il se rend compte qu'il est confronté à des prises de position artificielles?

    Quel être humain va payer un abonnement à un site de rencontre quand la majorité des personnes qui se présentent sont factices?

    Quelle entreprise va encore investir dans le développement d'un site web pour avoir le contact de prospects quand elle se rend compte que cela sert à rien, plus personne ne visite son site à part des bots, les visiteurs se limitant aux résultats offerts par l'IA de google?

  5. #5
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    Donc on va devenir nous même des IA : https://this-person-does-not-exist.com/en
    Jusqu'à ce que ça ne fonctionne plus et on aura ensuite des IA plus complexe pour se connecter et se faire passer pour X
    On va finir par parler par agent interposé et certains auront gagner le gros lot.

    Citation Envoyé par Anselme45
    Faux! Les IA par leur productions pléthoriques envahissent la totalité du web...
    La résultante de tout cela ? Notre vrai visage soit sur Discord soit dans une app IA qui modifie celui-ci. Au final nos visages seront tout de même dans la boîte. Le model business est toujours le même, les données personelles c'est du pétrole et + de contrôle. L'argument du contrôle n'est donc pas faux, vous dites la même chose avec Artaeus. Il y en a un qui parle du constat d'un point de vue user et l'autre de la finalité de celui qui déploie.

  6. #6
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    Par défaut Vérification d'âge : Les recherches d’alternatives à Discord bondissent du jour au lendemain de 10 000 %
    Les recherches d’alternatives à Discord bondissent du jour au lendemain de 10 000 % suite à l’instauration par la plateforme de gaming d’un système mondial de vérification d’âge : Vers un effondrement total ?

    Tout le monde sera traité comme un mineur par défaut dès mars 2026 sur Discord. Pour retrouver un accès complet à la plateforme, il faudra scanner son visage ou transmettre une pièce d'identité officielle à un prestataire tiers. Le problème : ce type de prestataire a déjà été piraté il y a à peine quatre mois, exposant les documents de 70 000 utilisateurs. Une annonce qui suscite une levée de boucliers dans la communauté technologique. Les recherches d’alternatives à Discord ont bondi du jour au lendemain de 10 000 % suite à l’annonce de l’entrée en vigueur prochaine de cette mesure sur Discord.

    Les recherches pour « Supprimer Discord » ont également doublé d'un mois à l'autre, tandis que les noms des principales alternatives à Discord ont également connu une ascension fulgurante.

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    Stoat, le nouveau nom de Revolt, a enregistré la plus forte augmentation des recherches au cours des dernières 48 heures, avec une hausse d'environ 9 900 %, contre 4 100 % pour l'ancien nom Revolt. Stoat est une plateforme de chat open source axée sur la confidentialité, une caractéristique qui tend à disparaître rapidement dans Discord.

    Matrix a en sus enregistré une augmentation significative de 2 133 % du volume de recherche, IRC gagnant 1 500 % et Mumble 1 000 %.

    À compter de mars 2026, Discord considérera automatiquement que tous les utilisateurs, quel que soit l'âge de leur compte ou les communautés dont ils sont déjà membres, sont des adolescents âgés de plus de 13 ans mais de moins de 18 ans.

    Une fois qu’un compte aura été automatiquement basculé vers le paramètre « Teen-by-Default » (Adolescent par défaut), il ne sera plus possible d’accéder aux chaînes soumises à une restriction d'âge, débloquer les contenus sensibles ou recevoir des messages provenant de personnes autres que ses amis.

    Cet état de choses est la résultante de l’existence de lois destinées à interdire les réseaux sociaux aux plus jeunes et ce, au motif de les protéger

    Emmanuel Macron dit avoir demandé au gouvernement d’engager la procédure accélérée d’une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La mesure désormais en gestation en France est similaire en termes de contenus et d’objectifs à celle déjà en vigueur en Australie.

    La dernière sortie d’Emmanuel Macron fait suite à une précédente dans laquelle il s’était donné quelques mois pour convaincre l’UE et passer à l’action en France si elle tardait à prendre une position favorable en la matière. Grosso modo, Emmanuel Macron considère les réseaux sociaux comme une jungle sur laquelle le poids de la réglementation gouvernementale doit s’abattre. Il cite les contrôles de carte d’identité et les systèmes de reconnaissance faciale parmi les moyens techniques permettant l’atteinte de cet objectif.

    La Chine, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Irlande ont chacun un modèle de régulation avec ses spécificités

    Au-delà de l'Australie, plusieurs autres pays ont mis en place ou envisagent des régulations pour protéger les mineurs sur les réseaux sociaux, chacun avec des approches distinctes :

    La Chine : Le modèle chinois se distingue par son niveau de contrôle étatique. Les moins de 14 ans ne peuvent pas passer plus de 40 minutes par jour sur Douyin (la version chinoise de TikTok), et l'accès est soumis à une vérification d'identité stricte. Ce modèle de contrôle centralisé, avec des exigences d'identification rigoureuses, facilite la vérification de l'âge et l'application des limites de temps. Cependant, il soulève des questions fondamentales sur la vie privée et les libertés individuelles qui sont difficilement transposables dans les démocraties occidentales. Il démontre néanmoins qu'une vérification d'âge rigoureuse est techniquement possible avec une volonté politique suffisante et un cadre légal moins contraignant en matière de collecte de données.

    Le Royaume-Uni : Le gouvernement britannique envisage une interdiction des médias sociaux pour les moins de 16 ans si les entreprises technologiques ne renforcent pas leurs mesures de protection. Cette réflexion s'inscrit en réponse à une crise de la santé mentale chez les jeunes et s'accompagne d'un renforcement de l'Online Safety Act (OSA). L'approche du Royaume-Uni est similaire à celle de la France, utilisant la menace d'une interdiction pour inciter les plateformes à agir, ce qui souligne une prise de conscience partagée des liens entre l'utilisation des réseaux sociaux et la santé mentale des jeunes. Cela indique une convergence des préoccupations et des stratégies parmi les pays occidentaux, suggérant que la pression sur les plateformes est une tendance mondiale et que la question de la santé mentale des jeunes est un moteur clé de cette régulation.

    L'Allemagne : En Allemagne, la majorité numérique pour le consentement au traitement des données personnelles est fixée à 16 ans. Le pays dispose d'un cadre de protection de la jeunesse impliquant une collaboration entre organismes publics et non gouvernementaux, avec des initiatives concrètes comme le portail FragFINN, qui propose une navigation sécurisée pour les enfants. Ce modèle met en lumière l'importance d'un écosystème de protection plus large, qui va au-delà de la seule législation coercitive pour inclure la sensibilisation et des outils pratiques de navigation sécurisée. Cela souligne l'importance d'une approche multi-acteurs et éducative pour créer un environnement numérique plus sûr.

    L'Irlande : En tant que siège européen de nombreuses grandes plateformes numériques, l'Irlande joue un rôle clé dans l'application des réglementations européennes. Un nouveau code de sécurité en ligne y impose aux plateformes d'interdire les contenus préjudiciables, de restreindre l'accès des mineurs aux contenus pour adultes, et de mettre en place des mécanismes de signalement. Le non-respect de ces règles peut entraîner des amendes significatives, comme en témoigne la sanction de Meta par la DPC irlandaise pour violation du RGPD. La capacité de l'Irlande à imposer des amendes substantielles démontre que la pression financière peut être un levier efficace pour forcer les plateformes à se conformer aux exigences de protection des mineurs, même si le défi de la vérification d'âge reste universel

    Des points communs se dégagent néanmoins de chacune de ces approches

    L'analyse des expériences internationales révèle des leçons cruciales pour les pays qui travaillent à interdire les réseaux sociaux pour les plus jeunes. Il apparaît clairement qu'une interdiction totale des réseaux sociaux pour les mineurs est difficile à mettre en œuvre et à faire respecter, avec un risque élevé de contournement par les adolescents qui chercheront des moyens d'accéder à ces plateformes. Le débat se concentre souvent sur l'efficacité des mesures et la responsabilité des plateformes, avec des critiques récurrentes concernant le manque de détails techniques dans les lois pour une application concrète.

    De nombreuses voix s'élèvent pour plaider en faveur d'une approche plus globale et multidimensionnelle. Cette approche inclurait non seulement l'éducation des parents et des enfants aux usages numériques responsables, mais aussi la régulation de l'économie de l'attention des plateformes (qui conçoivent des algorithmes pour maximiser le temps d'écran) et le développement d'alternatives attrayantes aux écrans. La nécessité d'une approche holistique et multidimensionnelle est une observation majeure. Le paysage mondial montre qu'aucune mesure législative unique, en particulier une interdiction générale, n'est une panacée. Les défis liés à l'application technique, au contournement par les utilisateurs et aux conséquences imprévues sont universels. Le thème récurrent est qu'une protection efficace exige plus que de simples interdictions légales ; elle nécessite des solutions techniques robustes pour la vérification de l'âge (qui font encore largement défaut), une modification de la conception des plateformes pour réduire les fonctionnalités addictives, et une éducation numérique complète pour les enfants et les parents.

    Et vous ?

    La vérification d'âge est-elle soluble en prenant en compte la nécessité de la protection de la vie privée ? Existe-t-il une architecture technique qui permette de contrôler l'âge des utilisateurs sans créer une base de données biométrique ou documentaire potentiellement catastrophique en cas de fuite ?

    Jusqu'où fait-on confiance à une plateforme après une violation ? Discord a changé de prestataire après l'incident de 5CA — est-ce suffisant pour regagner la confiance, ou faut-il une certification indépendante et un audit public régulier pour accepter de confier ses documents ?

    L'IPO comme moteur de conformité : bonne ou mauvaise nouvelle ? Si c'est la perspective d'entrer en bourse qui pousse Discord à muscler sa politique de protection des mineurs, peut-on s'en satisfaire — ou cela souligne-t-il au contraire l'échec de l'autorégulation des plateformes ?

    Faut-il une norme universelle de vérification d'âge imposée par les États, à l'image du RGPD pour la vie privée ? Ou au contraire, déléguer cette responsabilité aux plateformes est-il inévitable ?
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  7. #7
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    L'alternative open source qui compose sera la meilleure.

    Je rêve d'un mumble avec le chat de XMPP
    - la qualité de son de mumble et sa faible latence en conférence qui met Discord bien loin derrière
    - la qualité du chat chiffré de XMPP avec ses salons et surtout son interopérabilité. Oui, oui et avec tout et n'importe quoi! C'est juste fou et peu de gens utilisent cette feature à son plein potentiel (coucou Leagues of Legends) car c'est pas compatible avec un marché captif.

    Il manquerait le partage d'écran mais ça c'est souvent ponctuel. Un Jitsi externe fait très bien l'affaire.

    Qui veut bien me développer ça, je finance!

    Voici l'état des lieux de ce que je connais:

    -Matrix, non merci le déploiement est + complexe et très gourmand en ressources en comparaison de Mumble ou XMPP. Je ne sais pas vous mais j'ai tout essayé et Mumble c'est la seule solution où les personnes peuvent s'exprimer malgré des conditions de connexions désastreuses.
    -Mattermost même chose le déploiement pose soucis à mon sens, j'ai peut être une mauvaise expérience.
    -RocketChat j'ai fait appel à un presta donc aucune idée.

    Le reste des alternatives open source me semblent centralisées ou alors pas universelles. Genre Jami super du P2P c'est cool. Comment je fais pour l'utiliser sous une Void par exemple? Ah il me faut Flatpak ou Snap c'est pas sérieux. Je suis obliger d'installer Flatpak juste pour Jami ou le compiler mais là je n'ai aucun manuel pour le compiler et ce n'est pas deployable à large echelle. Une AppImage aurait été beaucoup plus simple.

  8. #8
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    À priori, leur vérification d'âge est aussi nulle que le reste de leur sécurité

  9. #9
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    De toute façon, la rétention de données importantes doit se faire pour 5 ans la plupart du temps, pour permettre la résolution de litiges le cas échéant. Donc toute annonce de suppression rapide est systématiquement une fumisterie. Soit la plateforme ne les tocke jamais, soit c'est une mine d'or à pirater. Et le fait qu'ils passent par des prestataires sert à reporter le blâme sur une autre société qu'il suffit de changer par une autre tout aussi trouée, jusqu'à la prochaine fuite.
    Site perso
    Recommandations pour débattre sainement

    Références récurrentes :
    The Cambridge Handbook of Expertise and Expert Performance
    L’Art d’avoir toujours raison (ou ce qu'il faut éviter pour pas que je vous saute à la gorge {^_^})

  10. #10
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    Par défaut Discord réclame votre CNI pour prouver que vous n'êtes pas ado : la révolte des joueurs ressuscite TeamSpeak
    Discord réclame votre carte d'identité pour prouver que vous n'êtes pas un ado : la révolte des joueurs ressuscite TeamSpeak,
    le dinosaure du chat vocal qui dormait depuis 2015

    Depuis l'annonce par Discord de son programme mondial de vérification d'âge obligatoire, les serveurs de son rival historique TeamSpeak saturent sous l'afflux de nouveaux utilisateurs. Derrière ce séisme en apparence anecdotique se cachent des enjeux profonds : la montée des législations sur la protection des mineurs en ligne, la question brûlante de la confidentialité des données biométriques, et la fragilité d'un quasi-monopole bâti sur la confiance.

    Le 9 février 2026, Discord a officiellement annoncé le déploiement mondial, prévu pour début mars, de son programme baptisé « Teen By Default ». Le principe est simple — et c'est justement là que le bât blesse. Désormais, par défaut, tous les utilisateurs de la plateforme sont considérés comme des adolescents. Pour sortir de cette expérience bridée — qui implique notamment une messagerie restreinte, un filtrage automatique des contenus et l'impossibilité d'accéder aux espaces réservés aux adultes — il faut prouver son âge. Et les méthodes proposées ne font pas dans la dentelle : soit un scan facial par selfie vidéo, dont l'IA estime l'âge, soit, dans les cas litigieux, le téléversement d'une pièce d'identité officielle auprès d'un prestataire tiers.

    Discord défend sa décision en arguant que cette démarche vise à créer des protections solides pour les adolescents tout en offrant aux adultes vérifiés une flexibilité accrue. Mais l'argument peine à convaincre une communauté déjà méfiante. Et pour cause : en octobre 2025, Discord avait dû admettre qu'un prestataire tiers avait été compromis, exposant les données personnelles d'environ 70 000 utilisateurs — données incluant, précisément, des photos de documents d'identité collectées dans le cadre des premières vérifications d'âge déployées au Royaume-Uni et en Australie.
    Demander à des millions d'utilisateurs de confier leur visage ou leur carte d'identité à une plateforme qui vient tout juste de subir une fuite massive : difficile de rêver d'une communication plus contre-productive. Discord assure pourtant que les selfies vidéo ne quittent jamais l'appareil de l'utilisateur et que les documents d'identité remis aux partenaires sont supprimés rapidement. Mais « rapidement » n'est pas « immédiatement », et aucun délai précis n'est communiqué. Cette opacité a suffi à déclencher un véritable vent de panique dans la communauté.

    L'étincelle britannique qui a mis le feu à la plaine

    Pour comprendre la genèse de cette crise, il faut regarder outre-Manche. Le UK Online Safety Act oblige toutes les plateformes de médias sociaux et les sites à contenu potentiellement sensible à vérifier l'âge de leurs utilisateurs avant de leur donner accès. Cette loi, adoptée dans un contexte politique marqué par l'hystérie autour de la protection des enfants en ligne, a eu des effets en cascade. PornHub a simplement choisi de bloquer tous les utilisateurs britanniques. Discord, lui, a décidé d'aller beaucoup plus loin en étendant cette obligation à l'échelle planétaire, anticipant une harmonisation réglementaire internationale qu'il juge inéluctable.

    La logique commerciale derrière cette décision est compréhensible : plutôt que de gérer des systèmes différents selon les pays, autant déployer une infrastructure globale. Mais le calcul politique et communautaire est manifestement raté. Discord est depuis longtemps devenu bien davantage qu'une application de chat pour gamers : c'est le lieu de vie par défaut de milliers de communautés hobbyistes, éducatives ou créatives, qui n'ont pas forcément envie de soumettre leur identité à un algorithme de reconnaissance faciale pour pouvoir discuter de leur passion.

    La résurrection inattendue de TeamSpeak

    C'est dans ce contexte explosive que TeamSpeak, plateforme fondée en 1999 et longtemps reléguée au rang de souvenir nostalgique, a vécu son heure de gloire. Lancé au début des années 2000, TeamSpeak était la référence incontournable du chat vocal pour les gamers PC bien avant que Discord n'entre en scène en 2015 avec son interface plus accessible et ses fonctionnalités tout-en-un. Counter-Strike, World of Warcraft, Battlefield : autant de titres dont les communautés dépendaient quotidiennement de TeamSpeak pour coordonner leurs actions.

    Puis Discord est arrivé, gratuit, fluide, doté d'une interface moderne, et a progressivement absorbé l'essentiel du marché. TeamSpeak a survécu, notamment dans le milieu compétitif — on le retrouve encore dans la communauté Overwatch — mais sa popularité générale avait considérablement décliné. Le voilà qui revient en force, et de façon spectaculaire.

    Les recherches en ligne d'alternatives à Discord ont bondi de 10 000 %, et TeamSpeak a vu ses serveurs atteindre leur capacité maximale dans de nombreuses régions, notamment aux États-Unis. Sur X, la plateforme a publié un message accompagné d'un mème de chat explosant pour annoncer la situation, avant d'ouvrir en urgence de nouvelles régions d'hébergement : Frankfurt 3, Toronto 1... TeamSpeak a dû improviser une expansion infrastructurelle en quelques jours pour absorber un afflux qu'elle n'avait pas anticipé à cette échelle, même si elle avait flairé l'opportunité dès l'annonce de Discord le 9 février, en postant un GIF de Thanos assorti de la phrase « the end is near ».

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    L'argument de la vie privée : l'arme secrète de TeamSpeak

    La communication de TeamSpeak dans cette crise mérite d'être analysée. Là où Discord se noie dans des clarifications maladroites et des rétropédalages peu convaincants, TeamSpeak a joué une carte simple et efficace : se positionner comme la plateforme de la vie privée. La société se décrit comme une plateforme « privacy-first », décentralisée et sécurisée, et avance sur son site web l'argument d'une sécurité de niveau militaire, en comparaison directe avec Discord.

    Dans les tests effectués par des journalistes, il a été possible d'accéder à des discussions de groupe réservées aux adultes sans rencontrer le moindre contrôle d'âge sur TeamSpeak. Cette liberté a un prix, comme nous y reviendrons, mais elle constitue pour l'instant un argument de vente puissant face à une Discord qui demande à ses utilisateurs de se soumettre à une reconnaissance faciale.

    Le modèle technique de TeamSpeak joue également en sa faveur dans ce contexte. Contrairement au modèle centralisé tout-en-un de Discord, TeamSpeak s'appuie sur une architecture de serveurs personnalisables que les communautés peuvent louer ou héberger elles-mêmes. Cela signifie que la responsabilité de la modération et du contrôle des accès repose en grande partie sur les administrateurs de chaque communauté, et non sur une entité centrale qui collecte et stocke vos données biométriques. Pour les professionnels de l'informatique et les utilisateurs soucieux de leur vie privée, la distinction est fondamentale.

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    La connexion Palantir : quand le scandale se greffe au scandale

    L'affaire aurait pu en rester là, mais un rebondissement est venu amplifier la grogne contre Discord. Il a été révélé que l'un des prestataires potentiels de vérification d'âge envisagés par Discord était lié à Peter Thiel, milliardaire aux positions controversées, dont la société Palantir est spécialisée dans la surveillance numérique et l'exploitation de données privées. Discord a rapidement pris ses distances avec ce partenaire, mais le mal était fait. Confier ses données biométriques à une plateforme qui envisageait de travailler avec une entreprise connue pour ses activités de surveillance d'État : difficile d'imaginer scénario plus cauchemardesque dans la symbolique pour les défenseurs de la vie privée.

    Quelles alternatives réalistes existent ?

    L'engouement pour TeamSpeak est réel, mais il convient de nuancer son positionnement comme alternative à Discord. TeamSpeak offre une latence parmi les plus basses du marché, ce qui explique pourquoi les équipes professionnelles d'esports l'ont utilisé pendant des décennies, avec des contrôles de permissions granulaires idéaux pour les clans et équipes compétitives. Mais il manque de la richesse fonctionnelle de Discord : pas de couche sociale comparable, pas de bots natifs, pas d'intégrations gaming aussi profondes.

    D'autres alternatives sont mentionnées par les utilisateurs en quête d'exil : Stoat (anciennement Revolt), Matrix, Signal ou Guilded, chacune avec ses compromis. Mumble, solution open source qui existe depuis 2005, offre une confidentialité maximale et même un audio positionnel dans certains jeux, mais requiert une maîtrise technique pour l'hébergement. Steam Chat convient aux petits groupes mais manque d'envergure communautaire. Aucune de ces solutions ne remplace intégralement Discord dans ses multiples dimensions.

    La question structurelle : peut-on réguler sans surveiller ?

    Au fond, ce que cette crise met en lumière dépasse largement Discord ou TeamSpeak. C'est la question fondamentale de la compatibilité entre régulation de l'accès aux contenus sensibles et respect de la vie privée qui est posée. Rien ne garantit que TeamSpeak ne sera pas à son tour contrainte de déployer ses propres mécanismes de vérification d'âge à l'avenir si les législations continuent de s'étendre et de se durcir. Le Royaume-Uni tente déjà de bloquer les VPN utilisés par les mineurs pour contourner ces restrictions. L'Australie légifère dans le même sens. L'Union Européenne, avec le Digital Services Act, pousse dans une direction similaire.

    La vérification d'âge par reconnaissance faciale ou document d'identité n'est peut-être qu'un avant-goût de ce qui attend l'ensemble des plateformes de communication en ligne dans les prochaines années. La vraie question n'est pas « Discord ou TeamSpeak ? » mais bien : comment construire des systèmes qui protègent réellement les mineurs sans transformer internet en appareil de surveillance de masse où chaque adulte doit prouver son identité pour accéder au moindre contenu un peu salé ?

    Discord, en étendant précipitamment une obligation née d'une loi britannique à l'ensemble de sa base mondiale, a ouvert une boîte de Pandore dont personne ne connaît encore vraiment la profondeur.

    Sources : TeamSpeak, Eloking

    Et vous ?

    La vérification d'âge par scan facial ou pièce d'identité est-elle un sacrifice de vie privée acceptable au nom de la protection des mineurs, ou une dérive sécuritaire injustifiable pour des adultes ?

    TeamSpeak peut-il réellement retrouver sa gloire passée, ou son retour n'est-il qu'un effet de mode passager lié à la controverse Discord ?

    Les plateformes décentralisées à hébergement personnel sont-elles la vraie réponse à long terme face aux dérives des géants centralisés ?

    Si demain une loi européenne imposait la vérification d'âge à toutes les plateformes de communication, quelle technologie vous semblerait la moins invasive pour la mettre en œuvre ?
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  11. #11
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    Règle de base qu'on apprend et qu'il faut préserver :
    - Ne donner jamais votre carte d'identité ou même identité tout court sur Internet.

    Plus globalement, je m'interroge sur cette accélération globale et mondiale de la censure et surveillance dans tout les pays "démocratique" du monde ... C'est très suspect.

  12. #12
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    Ce qu'on peut craindre de façon réaliste, c'est la normalisation progressive : une fois que les gens acceptent de donner leur pièce d'identité pour accéder à Discord, la barre psychologique pour l'exiger ailleurs s'abaisse.

  13. #13
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    Les utilisateurs ont là une immense responsabilité.
    Celle de quitter immédiatement, en masse, les plateformes qui se livrent à ce genre de pratique.
    Stopper, dans le cas de discord tout achat (annuler tous les nitros etc..). Tapper dans le portefeuille.
    Il faut sacrifier le confort personnel d'y rester pour dire stop et envoyer des signaux forts.
    Mais ils savent que ça ne se fera pas. L'histoire, récente, montre que l'on est prêt à tout accepter.

  14. #14
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    TeamSpeak, excellent logiciel avec beaucoup de souvenirs en LAN virtuel sur un matériel qui fait quasi minitel par rapport à ce qui existe maintenant. Déjà avant l'invention d'opus, le son était très bon avec Speex à très bas débit et très faible latence (Speex est similaire à opus à très bas débit). Le serveur était facile à auto-héberger et administrer par un enfant.

    De nos jours, quand je suis forcé d'utiliser teams et autres voix sur ip des sociétés de taille gafam, avec des PC, je n'arrive pas à comprendre comment on peut avoir des connections de qualité minables par rapport à teamspeak ...

  15. #15
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    Par défaut Ce que cachent vraiment les outils de vérification d'âge déployés sur Discord, Roblox et ChatGPT
    Discord rompt les liens avec le logiciel de vérification soutenu par Peter Thiel :
    des chercheurs découvrent une machine de surveillance biométrique à 269 contrôles intégrés dans Persona sur un serveur gouvernemental US

    Ce qui devait être un simple outil de protection des mineurs en ligne s'est révélé être bien autre chose : un système de surveillance biométrique à 269 contrôles distincts, dont les données résidaient librement sur un serveur gouvernemental américain. Discord a rompu son partenariat avec Persona Identities après que des chercheurs en sécurité ont mis au jour l'architecture réelle de cet outil financé par le fonds de capital-risque de Peter Thiel. L'affaire soulève des questions fondamentales sur la nature des systèmes de vérification d'identité déployés massivement auprès du grand public.

    Début février 2026, Discord annonçait en grande pompe le déploiement mondial de paramètres de sécurité « pensés pour les adolescents ». La plateforme, populaire auprès des gamers, des étudiants, des développeurs et des communautés tech, indiquait que tout utilisateur souhaitant accéder à des serveurs non restreints devrait désormais vérifier son âge. Pour ce faire, elle avait sélectionné Persona Identities, une startup californienne spécialisée dans la vérification d'identité et la conformité réglementaire. Le partenariat a duré moins d'un mois.

    Le 24 février 2026, Discord confirmait qu'il ne poursuivrait pas sa collaboration avec Persona. Non pas en raison d'une défaillance technique du produit, mais parce que des chercheurs en sécurité avaient rendu publique une découverte embarrassante : l'intégralité du code frontend de la version gouvernementale de Persona était librement accessible sur internet, hébergée sur un endpoint autorisé par le programme FedRAMP — le cadre fédéral américain de gestion des risques liés au cloud.

    53 mégaoctets en accès libre, sans la moindre exploitation

    Le 16 février 2026, des chercheurs regroupés sous le pseudonyme collectif "vmfunc" publient un rapport qui fait l'effet d'une bombe dans les cercles de la cybersécurité. Leur conclusion est cinglante : ils ont trouvé 2 456 fichiers sources TypeScript, représentant 53 mégaoctets de données, sur un endpoint gouvernemental accessible sans authentification, via un simple chemin /vite-dev/ — une configuration de développement manifestement laissée active en production.

    « Nous n'avons même pas eu besoin d'écrire ou d'exécuter le moindre exploit. L'architecture entière était sur le pas de la porte », ont-ils écrit dans leur rapport. Ce qui les a frappés, ce n'est pas tant la négligence technique — bien que celle-ci soit flagrante pour une plateforme ayant obtenu sa certification FedRAMP en octobre 2025 — mais ce que le code révèle sur le fonctionnement réel de Persona.

    L'analyse du code exposé fait apparaître une réalité bien éloignée du simple outil de contrôle d'âge présenté aux utilisateurs de Discord. Le système effectue 269 vérifications distinctes sur chaque individu soumis à un contrôle. Parmi celles-ci : la comparaison du visage avec des listes de surveillance, le criblage dans 14 catégories de « médias adverses » allant du terrorisme à l'espionnage, la génération de scores de risque et de similarité, le suivi en temps réel de chaque clic et chargement de page sur la plateforme gouvernementale, et la capacité à déposer directement des Suspicious Activity Reports (SAR) auprès du FinCEN — l'unité de renseignement financier du Trésor américain.

    Plus troublant encore : les chercheurs ont identifié un domaine nommé openai-watchlistdb.withpersona.com, suggérant qu'OpenAI aurait pu créer une base de données interne d'identités vérifiées par Persona couvrant l'ensemble de ses utilisateurs. Les chercheurs ont également relevé que les données biométriques — empreintes faciales, photos de pièces d'identité, numéros de documents, adresses IP, empreintes de navigateur et d'appareil, et même les arrière-plans des selfies — pouvaient être conservées jusqu'à trois ans, en contradiction avec la politique officielle d'un an affichée par OpenAI.

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    Une architecture gouvernementale qui interpelle

    Le cœur du problème réside dans la coexistence de deux implémentations de Persona : une version commerciale utilisée par Discord, Roblox, LinkedIn, ChatGPT ou encore Lime, et une version gouvernementale accessible via withpersona-gov.com, baptisée "ONYX". Les chercheurs ont établi que les deux versions partagent la même base de code, ce que confirment des commits identiques.

    Cette architecture "dual-use" — civile et gouvernementale — soulève une question centrale : dans quelle mesure les données collectées lors d'une vérification d'âge sur une plateforme grand public peuvent-elles alimenter des bases de données gouvernementales ? La plateforme gouvernementale était manifestement conçue pour un usage isolé (« compartimenté », selon les termes des chercheurs), hébergée sur une infrastructure dédiée et non sur les systèmes partagés de Cloudflare ou de Persona. Ce niveau de cloisonnement, notent les chercheurs, « se justifie lorsque les données collectées exigent ce type d'isolation », ce qui laisse entendre que les enjeux dépassent largement la vérification d'âge.

    Peter Thiel en filigrane, les dénégations du CEO

    Persona n'est pas un acteur inconnu dans le paysage de la tech idéologique américaine. La startup est partiellement financée par Founders Fund, le véhicule de capital-risque cofondé par Peter Thiel — lui-même cofondateur de Palantir, la société de data analytics qui fournit depuis des années des outils de surveillance et de traitement de données massives aux agences gouvernementales américaines, dont l'ICE (Immigration and Customs Enforcement).

    Rick Song, CEO et cofondateur de Persona, a réfuté catégoriquement tout lien avec Palantir, l'ICE ou des bases de données gouvernementales. « Nous n'avons absolument aucune relation avec l'ICE ou Palantir », a-t-il déclaré par voie de communiqué. Il a également tenu à minimiser la portée de la découverte des chercheurs, qualifiant les fichiers exposés de « simple frontend accessible publiquement » — l'équivalent d'une version décompressée d'une source map que n'importe quel développeur pourrait consulter.

    « Je ne pense pas que des fichiers décompressés en ligne soient une bonne chose », a-t-il concédé, « mais en interne, nous n'avons pas considéré cela comme une vulnérabilité majeure. » Song a également accepté de répondre par écrit à dix-huit questions de la chercheuse "Celeste", l'une des auteurs du rapport, incluant notamment l'écart entre la rétention des données biométriques d'un an affichée par OpenAI et le plafond de trois ans découvert dans le code.

    L'un des moments les plus piquants de l'affaire est survenu lorsqu'un utilisateur de X (ex-Twitter) a remarqué que le profil LinkedIn du CEO était certifié… mais dépourvu de photo — alors que Persona gère justement la vérification d'identité de LinkedIn. Song a répondu avec un certain sens de l'ironie : « Je suis vérifié. C'est précisément le plus important. Il est dystopique d'exiger que les gens se 'facedox' pour exister en ligne. »


    Discord pris entre deux feux

    Pour Discord, cette affaire intervient dans un contexte déjà difficile. En octobre 2025, la plateforme avait subi une attaque impliquant son prestataire de support client tiers, 5CA, lors de laquelle les pièces d'identité gouvernementales d'environ 70 000 utilisateurs avaient été compromises. La plateforme avait alors reçu le peu enviable « Breachies Award 2025 » de la Electronic Frontier Foundation (EFF), récompensant ironiquement les acteurs les plus négligents en matière de sécurité.

    L'EFF avait d'ailleurs pris position dès janvier 2026 contre le déploiement par Discord de la vérification d'âge obligatoire, rappelant que « les mandats de vérification d'âge constituent un cauchemar en matière de censure et de surveillance ». L'organisation avait souligné que l'histoire démontre que ce type de données — particulièrement précieuses — finissent invariablement par fuiter, « que ce soit via des piratages, des erreurs de configuration ou des erreurs de conservation ».

    Discord a tenté de rassurer ses utilisateurs en affirmant que seule une « petite partie » d'entre eux avait participé à l'expérimentation britannique avec Persona, et que toute information soumise aurait été supprimée après sept jours au maximum. La plateforme a également précisé que les scans faciaux « ne quittent jamais l'appareil de l'utilisateur » et que son système d'inférence d'âge lui permettrait de déterminer l'âge de la plupart des utilisateurs sans nécessiter de téléchargement de pièces d'identité.

    Mais une version archivée de la FAQ de Discord sur la vérification d'âge, depuis supprimée, contredisait ces affirmations en mentionnant explicitement que les informations soumises pourraient être « temporairement stockées jusqu'à sept jours » par Persona. Cette contradiction entre les déclarations publiques et la documentation interne constitue l'un des points les plus sensibles de l'affaire.

    Un secteur entier sous surveillance

    L'affaire Persona-Discord dépasse le cadre d'un simple incident de configuration mal sécurisée. Elle révèle une réalité structurelle : les outils de vérification d'identité déployés à grande échelle pour « protéger les mineurs » constituent, de facto, une infrastructure de surveillance biométrique dont les utilisateurs n'ont pas connaissance.

    Roblox, OpenAI (pour ChatGPT), Reddit, LinkedIn et Character.AI continuent d'utiliser les services de Persona. Des millions d'utilisateurs — souvent des adolescents ou de jeunes adultes — ont soumis selfies et pièces d'identité à un système effectuant 269 vérifications distinctes, dont certaines relèvent de catégories sensibles comme le terrorisme, l'espionnage ou les « personnes politiquement exposées ».

    La question de l'adéquation entre le prétexte affiché (la protection des mineurs) et la réalité technique déployée est au cœur du débat. Comme le note l'EFF, « on a appris aux jeunes depuis des décennies une règle simple : ne pas partager ses informations personnelles avec des inconnus en ligne. La vérification d'âge complique radicalement ce conseil. »

    Les législateurs qui ont imposé ces vérifications — notamment au Royaume-Uni et dans plusieurs États américains — devront se demander si les standards de transparence et de minimisation des données ont été respectés par les acteurs qu'ils ont indirectement mandatés. La certification FedRAMP obtenue par Persona en octobre 2025 n'a visiblement pas suffi à garantir une configuration sécurisée — une ironie mordante pour un système conçu à l'usage des agences fédérales américaines.

    Sources : OpenAI, vmfunc, chercheuse Celeste, Persona, Lime, vidéo dans le texte

    Et vous ?

    Trouvez-vous les découvertes des chercheurs surprenantes ? Dans quelle mesure ?

    La vérification d'âge est-elle soluble dans la vie privée ? Peut-on concevoir un système de contrôle d'âge robuste qui ne génère pas, par nature, une infrastructure de surveillance biométrique ? Ou l'EFF a-t-elle raison de considérer ces deux objectifs comme structurellement incompatibles ?

    Quelle est la responsabilité des plateformes dans la vérification de leurs sous-traitants ? Discord ou Roblox pouvaient-ils raisonnablement ignorer l'étendue des vérifications effectuées par Persona sur leurs utilisateurs, ou cette méconnaissance relève-t-elle d'une négligence coupable ?

    Le financement "Thiel" doit-il être un critère d'exclusion pour les outils de vérification d'identité grand public ? La présence de Founders Fund au capital de Persona constitue-t-elle un signal d'alarme suffisant pour les plateformes et les régulateurs, compte tenu de l'écosystème idéologique et des liens avec Palantir ?

    Les source maps exposées sont-elles vraiment « sans danger » comme le prétend le CEO ? Pour un professionnel de la sécurité, quelle est la valeur réelle d'un code source complet exposant l'ensemble des endpoints API, des algorithmes de criblage et des règles de conformité d'une plateforme gouvernementale ?

    Qui contrôle les données biométriques collectées au nom de la « protection des enfants » ? Entre la rétention officielle d'un an affichée par OpenAI et le plafond de trois ans découvert dans le code, qui dit la vérité — et qui est en mesure de le vérifier indépendamment ?
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  16. #16
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    Mais puisque l'on vous dit que les GAFAM & Cie sont les gentils de l'histoire...

    Bande de vilains pas beaux qui refusez de comprendre que les GAFAM & Cie le font pour votre bien-être! Mettre en doute une telle réalité... C'est vraiment du complotisme!

  17. #17
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    Des gens avaient vraiment besoin de cette étude pour comprendre que le but est évidement la surveillance.
    La différence, c'est qu'en prétextant "les enfants" et que c'est fait par le privé, ça passerait mieux ...

  18. #18
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    Par défaut Discord reporte le déploiement mondial de la vérification de l'âge face aux critiques
    Discord reporte sa politique controversée de vérification de l'âge après que les utilisateurs de la plateforme populaire ont exprimé de vives objections et des inquiétudes concernant la confidentialité.

    Discord annonce reporter sa politique controversée de vérification de l'âge après avoir essuyé une vive réaction de la part des utilisateurs préoccupés par leur vie privée. Le déploiement mondial du système est désormais reporté au second semestre 2026, a écrit Stanislav Vishnevskiy, directeur technique et cofondateur de Discord. « Beaucoup d'entre vous craignent qu'il ne s'agisse là d'une nouvelle tentative de la part d'une grande entreprise technologique pour collecter vos données personnelles. Que nous créons un problème pour justifier des solutions intrusives », a écrit Vishnevskiy. « Je comprends ce scepticisme. Il est justifié, non seulement à notre égard, mais aussi à l'égard de l'ensemble du secteur technologique. Mais ce n'est pas ce que nous faisons. »

    Discord est une plateforme sociale de messagerie instantanée et de VoIP qui permet de communiquer par appels vocaux, appels vidéo, messages texte et médias. La communication peut être privée ou se faire au sein de communautés virtuelles appelées « serveurs ». Un serveur est un ensemble de salons de discussion et de canaux vocaux permanents accessibles via des liens d'invitation. En 2024, Discord compte environ 150 millions d'utilisateurs actifs par mois et 19 millions de serveurs actifs par semaine. Il est principalement utilisé par les gamers, mais la part des utilisateurs intéressés par d'autres sujets est en augmentation. En mars 2024, Discord est le 30e site web le plus visité au monde, et 22,98 % de son trafic provient des États-Unis.

    Le 9 février 2026, journée mondiale pour un Internet plus sûr (Safer Internet Day), Discord a annoncé le déploiement mondial de ses paramètres dits « Teen-by-Default ». Désormais, tous les utilisateurs, nouveaux et existants, seront automatiquement basculés vers une expérience adaptée aux adolescents, sauf s'ils prouvent qu'ils sont adultes. La mise en œuvre progressive débutera début mars, et les restrictions sont loin d'être anodines. Pour retrouver un accès complet à la plateforme, il faudra scanner son visage ou transmettre une pièce d'identité officielle à un prestataire tiers.

    Ce qui rend cette annonce particulièrement explosive tient à son contexte immédiat. Une cyberattaque récente contre un prestataire tiers de services a révélé une faille critique dans la sécurité opérationnelle de Discord, entraînant le vol de données utilisateur à partir de tickets d'assistance. L'ensemble de données principal comprend : les conversations et les pièces jointes des tickets d'assistance, les identifiants des utilisateurs (nom d'utilisateur, e-mail) et les adresses IP, des données de facturation limitées (type de paiement, 4 derniers chiffres de la carte). L'incident de violation de données subis par Discord met en lumière les limites structurelles de la vérification d’âge. Selon les experts, l'exigence de la vérification de l'âge augmente le taux de données collectées par les plateformes en ligne, ce qui attire davantage les pirates.

    Récemment, Discord annonce reporter sa politique controversée de vérification de l'âge après avoir essuyé une vive réaction de la part des utilisateurs préoccupés par leur vie privée. Le déploiement mondial du système est désormais reporté au second semestre 2026, a écrit Stanislav Vishnevskiy, directeur technique et cofondateur de Discord, dans un article de blog reconnaissant que l'entreprise « avait manqué le coche ».

    « Beaucoup d'entre vous craignent qu'il ne s'agisse là d'une nouvelle tentative de la part d'une grande entreprise technologique pour collecter vos données personnelles. Que nous créons un problème pour justifier des solutions intrusives », a écrit Vishnevskiy. « Je comprends ce scepticisme. Il est justifié, non seulement à notre égard, mais aussi à l'égard de l'ensemble du secteur technologique. Mais ce n'est pas ce que nous faisons. »


    Discord, qui affirme compter plus de 200 millions d'utilisateurs actifs, continuera à respecter ses obligations légales spécifiques en matière de vérification de l'âge des utilisateurs, a déclaré l'entreprise, mais l'extension mondiale de la vérification de l'âge n'interviendra qu'après modification de la politique initiale définie début février.

    L'entreprise a annoncé au début du mois qu'elle mettrait en place en mars une politique de vérification de l'âge qui inclurait la numérisation du visage ou la demande de téléchargement d'une pièce d'identité pour les utilisateurs dont elle ne pourrait déterminer l'âge. Cette annonce a rapidement suscité la colère des utilisateurs. Beaucoup ont souligné une récente faille de sécurité chez un fournisseur tiers avec lequel Discord travaillait, qui a exposé les photos d'identité officielles de près de 70 000 utilisateurs de Discord.

    Vishnevskiy a fait référence à cette faille de sécurité dans son article de blog, écrivant qu'il comprenait que cet incident avait renforcé le scepticisme des utilisateurs, mais il a souligné que la société ne travaillait plus avec ce fournisseur et qu'elle appliquait des normes rigoureuses à ses partenaires.

    « Tous les fournisseurs avec lesquels nous travaillons sont soumis à un contrôle de sécurité et de confidentialité avant leur intégration », a-t-il écrit. « Cela inclut des limites contractuelles sur l'utilisation des données et des exigences strictes en matière de conservation et de suppression. Les informations fournies pour la vérification de l'âge ne sont conservées que pendant la durée minimale nécessaire, ce qui signifie dans la plupart des cas qu'elles sont immédiatement supprimées. Si un fournisseur ne satisfait pas à ces exigences, nous ne travaillons pas avec lui. »

    L'un des fournisseurs qui n'a pas satisfait à ces critères est Persona, un service de vérification d'identité. Vishnevskiy a déclaré que Discord avait effectué un test limité avec Persona au Royaume-Uni en janvier seulement. L'entreprise n'a pas été en mesure de satisfaire à la norme de Discord en matière d'estimation de l'âge à partir du visage, a écrit Vishnevskiy, qui stipule que l'estimation « doit être effectuée entièrement sur l'appareil, ce qui signifie que vos données biométriques ne quittent jamais votre téléphone ».

    La société s'est distanciée de Persona après que cette relation ait également fait l'objet de critiques en ligne. Persona est soutenue par la société de capital-risque Founders Fund, dirigée par Peter Thiel, cofondateur de Palantir Technologies. Thiel et Palantir sont souvent critiqués pour les partenariats conclus par l'entreprise avec le gouvernement à des fins de surveillance. Palantir a récemment signé un accord avec l'agence américaine de contrôle de l'immigration et des douanes (ICE) afin de rationaliser le processus d'identification et d'expulsion des personnes ciblées par l'agence.

    La politique initiale, et même sa version révisée, ont suscité une vive réaction, bien que Vishnevskiy ait écrit que « pour plus de 90 % des utilisateurs, rien ne change ». Discord est en mesure de déterminer de manière proactive l'âge de la grande majorité des utilisateurs en examinant les signaux au niveau du compte. Ceux-ci comprennent la durée d'existence du compte, l'existence d'un mode de paiement enregistré, les types de serveurs auxquels l'utilisateur est connecté et les habitudes générales d'activité du compte, a écrit Vishnevskiy. Il a souligné que l'entreprise ne lit pas les messages, n'analyse pas les conversations et ne consulte pas le contenu des comptes pour estimer l'âge des utilisateurs.

    Pour la minorité d'utilisateurs dont Discord ne peut déterminer l'âge, l'entreprise s'efforce actuellement de proposer d'autres options que la reconnaissance faciale et la demande d'une pièce d'identité, notamment la vérification par carte de crédit. L'entreprise va « finaliser et élargir » les options alternatives avant de déployer le nouveau système.

    Les utilisateurs qui choisissent de ne pas vérifier leur âge pourront conserver leur compte, leurs serveurs, leur liste d'amis, leurs messages directs et leur chat vocal, mais ne pourront pas accéder au contenu soumis à une restriction d'âge ni modifier certains paramètres de sécurité par défaut conçus pour protéger les adolescents, écrit Vishnevskiy. Discord a promis à ses utilisateurs de publier un article détaillé expliquant le fonctionnement de ses systèmes de détermination automatique de l'âge et de répertorier tous les fournisseurs de services de vérification et leurs pratiques sur son site web.

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    Voici l'annonce de Stanislav Vishnevskiy, directeur technique et cofondateur de Discord :

    Bien gérer la vérification de l'âge à l'échelle mondiale : nos erreurs passées et les changements en cours

    J'ai créé Discord parce que je voulais un moyen plus simple de passer du temps avec mes amis en ligne, comme je le faisais quand j'étais plus jeune. C'est toujours vrai aujourd'hui. Quand je rentre du travail, je rejoins mes amis sur VC, je regarde l'un d'entre eux passer des heures à s'acharner sur Baby Steps, ou je me lance dans Arc Raiders et je me lie d'amitié avec d'autres joueurs jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose d'hilarant et de mémorable. Ces moments, que l'on ne peut vivre que dans les jeux, sont la raison d'être de Discord.

    Ainsi, lorsque nous avons annoncé notre projet de vérification mondiale de l'âge et que j'ai vu la réaction de notre communauté, je ne l'ai pas seulement interprétée en tant que directeur technique. Je l'ai interprétée en tant qu'utilisateur quotidien de Discord. Et je souhaite vous parler directement de ce que nous faisons, des raisons pour lesquelles nous le faisons et des changements que nous apportons en fonction de vos commentaires.

    Où nous avons manqué notre cible

    Je vais être franc : nous savions que ce déploiement allait être controversé. Chaque fois que vous introduisez quelque chose qui touche à l'identité et à la vérification, les gens ont des réactions très vives. Et à juste titre. Avec le recul, nous aurions dû fournir plus de détails sur nos intentions et sur le fonctionnement du processus.

    Au vu de la façon dont cela a été perçu, beaucoup d'entre vous ont pensé que nous exigions de tout le monde un scan du visage et le téléchargement d'une pièce d'identité pour pouvoir utiliser Discord. Ce n'est pas le cas, mais le fait que tant de personnes le croient nous montre que nous avons échoué dans notre tâche la plus fondamentale : expliquer clairement ce que nous faisons et pourquoi. C'est de notre faute.

    En outre, beaucoup d'entre vous craignent qu'il s'agisse simplement d'une nouvelle tentative de la part d'une grande entreprise technologique pour collecter vos données personnelles. Que nous créons un problème pour justifier des solutions intrusives. Je comprends ce scepticisme. Il est justifié, non seulement à notre égard, mais aussi à l'égard de l'ensemble du secteur technologique. Mais ce n'est pas ce que nous faisons.

    Il n'est pas réaliste de vous demander de nous croire sur parole, et nous en sommes conscients. Je vais donc essayer à nouveau d'expliquer clairement ce que nous essayons réellement d'accomplir.

    Ce que nous essayons réellement de faire

    Notre objectif est simple : préserver l'expérience Discord telle qu'elle est pour la grande majorité des utilisateurs, tout en garantissant une expérience adaptée à l'âge de chacun. Plus de 90 % des utilisateurs n'auront jamais besoin de vérifier leur âge pour continuer à utiliser Discord exactement comme ils le font aujourd'hui. Cela est en partie rendu possible grâce à nos systèmes de sécurité internes, qui permettent déjà de déterminer l'âge de nombreux utilisateurs adultes sans aucune action de leur part. Nous publierons la méthodologie utilisée dans un article de blog technique avant le lancement mondial.

    Nous savons que beaucoup d'entre vous pensent que la bonne solution est de ne rien faire. Nous vous comprenons. Nous savons également que ces changements ont un poids différent selon les communautés et que, pour certaines, les questions de confidentialité et d'identité ne sont pas seulement des préférences, mais des préoccupations de sécurité fondées sur des expériences réelles. Nous en sommes conscients et cela influence directement les choix que nous faisons. Nous savons également, après plus de 10 ans d'exploitation de cette plateforme, que les adolescents ont besoin de véritables mesures de protection. Le nombre d'adolescents sur Discord a considérablement augmenté depuis la pandémie, et ils méritent une expérience adaptée à leur âge. Dans le même temps, nous pensons que les adultes devraient pouvoir profiter pleinement du contenu de Discord. Pour concilier ces deux aspects de manière responsable, il faut mettre en place des mesures de protection qui garantissent que le contenu soumis à une restriction d'âge reste dans les espaces réservés aux adultes.

    Mais le fonctionnement spécifique de la vérification de l'âge (les méthodes de vérification, les exigences de conformité) est façonné par la législation déjà en vigueur au Royaume-Uni et en Australie, bientôt suivie par le Brésil, puis par l'Europe et plusieurs États américains. En développant nous-mêmes ce système, nous pouvons montrer aux régulateurs qu'il est possible de vérifier l'âge sans collecter d'informations d'identité.

    Voici comment cela se présente dans la pratique :

    - Pour plus de 90 % des utilisateurs, rien ne change. La plupart des utilisateurs n'accèdent jamais à des contenus soumis à une restriction d'âge et ne modifient jamais leurs paramètres de sécurité par défaut. Pour ceux qui le font, nous disposons d'un système interne qui permet de déterminer votre âge avec précision. Discord utilise déjà des systèmes de sécurité qui détectent les réseaux de spam, empêchent les raids et détectent les abus coordonnés, grâce à notre moteur de règles (que nous venons de mettre en open source sous le nom d'Osprey afin que d'autres plateformes puissent l'utiliser). La détermination de l'âge fonctionne de la même manière, en utilisant la même catégorie de signaux au niveau du compte : depuis combien de temps votre compte existe, si vous avez un moyen de paiement enregistré, les types de serveurs auxquels vous êtes connecté et les habitudes générales d'activité de votre compte. Il ne lit pas vos messages, n'analyse pas vos conversations et ne regarde pas le contenu que vous publiez. Nous savons que « faites-nous confiance » ne suffit pas ici, c'est pourquoi nous publierons la méthodologie avant le lancement mondial.

    - Si vous faites partie des moins de 10 % d'utilisateurs qui doivent effectuer une vérification, nous vous proposerons plusieurs options, conçues pour nous permettre de connaître uniquement votre âge et en aucun cas votre identité. Et si vous choisissez de ne pas effectuer de vérification, voici exactement ce qui se passera : vous conserverez votre compte, vos serveurs, votre liste d'amis, vos messages privés et votre chat vocal. La seule chose qui change, c'est que vous ne pourrez pas accéder au contenu réservé aux personnes d'un certain âge ni modifier certains paramètres de sécurité par défaut conçus pour protéger les adolescents. Rien d'autre ne change dans votre expérience Discord.

    Votre tranche d'âge est privée. Aucun autre utilisateur de Discord ne peut la voir.

    Transparence concernant nos partenariats

    Pour une petite minorité d'utilisateurs qui souhaitent accéder à du contenu soumis à une restriction d'âge et dont nos systèmes internes ne peuvent confirmer l'âge adulte, nous devons proposer des alternatives. Afin de maintenir une barrière entre Discord et vos informations personnelles, nous travaillons en partenariat avec des fournisseurs tiers qui se chargent de la vérification et ne transmettent que votre tranche d'âge. L'idée est simple : nous ne voulons pas savoir qui vous êtes. Nous avons juste besoin de savoir si vous êtes majeur. Et cela fonctionne dans les deux sens : un fournisseur n'a aucun moyen de relier votre identité à votre compte Discord. C'est voulu.

    Nous savons que beaucoup d'entre vous sont sceptiques quant à la manière dont nous gérons nos partenariats, et l'incident de sécurité survenu l'année dernière impliquant notre prestataire de services client tiers ne fait que renforcer ce scepticisme. Pour être clair, nous n'utilisons pas ce fournisseur pour la vérification de l'âge. En fait, nous ne travaillons plus du tout avec lui et nous avons tiré les leçons de cet incident.

    Tous les fournisseurs avec lesquels nous travaillons sont soumis à un contrôle de sécurité et de confidentialité avant leur intégration. Cela inclut des limites contractuelles sur l'utilisation des données et des exigences strictes en matière de conservation et de suppression. Les informations soumises pour la vérification de l'âge ne sont conservées que pendant la durée minimale nécessaire, ce qui signifie dans la plupart des cas qu'elles sont immédiatement supprimées. Si un fournisseur ne satisfait pas à ces exigences, nous ne travaillons pas avec lui.

    L'un de nos principaux objectifs en matière de vérification de l'âge est de vous offrir plusieurs options. Dans ce cadre, nous avons évalué plusieurs fournisseurs afin de proposer une gamme d'options de vérification qui conviennent à nos utilisateurs. L'une de ces évaluations concernait Persona, une entreprise utilisée par des plateformes telles que Roblox et Reddit. En janvier, nous avons mené un test limité avec Persona au Royaume-Uni uniquement. À l'issue de ce test, nous avons décidé de ne pas poursuivre notre collaboration avec cette entreprise et, conformément à notre politique de confidentialité, toutes les données ont été supprimées après la vérification. Nous avons fixé de nouvelles normes pour tous les partenaires proposant des services d'estimation de l'âge à partir du visage, notamment le fait que cette opération doit être entièrement effectuée sur l'appareil, ce qui signifie que vos données biométriques ne quittent jamais votre téléphone. Persona ne répondait pas à ces normes.

    Pour le lancement mondial, nous nous engageons à respecter les principes suivants :

    - Transparence totale sur les fournisseurs. Nous publierons sur notre site web la liste de tous les fournisseurs de services de vérification avec lesquels nous travaillons, y compris leurs pratiques en matière de traitement des données. Vous ne devriez pas avoir à deviner qui traite vos informations.

    - Options réelles dans le produit. Nous proposerons plusieurs fournisseurs de services de vérification et indiquerons clairement dans le produit qui est chaque fournisseur, quelle méthode il utilise et comment il traite vos données, afin que vous puissiez prendre une décision éclairée sur l'option qui vous convient le mieux.

    Comment cela fonctionne dans le monde

    Dans les pays qui ont déjà adopté des lois sur la vérification de l'âge, comme le Royaume-Uni, l'Australie et le Brésil, la loi peut exiger que les plateformes utilisent des méthodes approuvées telles que l'estimation de l'âge à partir du visage ou la vérification d'identité. Ces lois ne nous permettent pas encore de nous fier à nos propres systèmes non identifiables. Nous avons déjà mis en place la vérification de l'âge au Royaume-Uni et en Australie, et une loi similaire entrera bientôt en vigueur au Brésil. Dans ces régions, tout adulte qui tente d'accéder à un contenu soumis à une restriction d'âge devra vérifier son âge auprès d'un fournisseur tel que k-ID pour y avoir accès. Nous ne sommes pas la seule plateforme à être concernée par cette mesure.

    Dans le reste du monde, plus de 90 % des personnes continueront à utiliser Discord sans jamais voir apparaître de message de vérification d'âge. Pour certains adultes qui tentent d'accéder à des contenus soumis à une restriction d'âge, si nous ne pouvons pas vérifier automatiquement qu'ils sont majeurs, il leur sera demandé de vérifier leur âge, mais nous proposerons plusieurs options de vérification afin que les utilisateurs puissent choisir celle qui leur convient le mieux. C'est le modèle que nous espérons voir adopter par le reste du monde à mesure que les pays adoptent des lois sur la vérification de l'âge.

    Ce que nous changeons actuellement

    Nous vous avons entendus et nous voulons faire les choses correctement. Voici donc ce qui se passe :

    Nous reportons notre déploiement mondial à la seconde moitié de 2026. Nous continuerons à respecter nos obligations légales, mais nous ne nous développerons à l'échelle mondiale qu'après avoir pris les mesures suivantes :

    1. Ajouter davantage d'options de vérification. Nous avions déjà des alternatives en cours de développement, notamment la vérification par carte de crédit. Nous les finaliserons et les développerons avant de nous étendre à l'échelle mondiale afin que vous disposiez de plus d'options qui vous conviennent.

    2. Transparence des fournisseurs. Nous documenterons chaque fournisseur de vérification et ses pratiques sur notre site web, et indiquerons clairement dans le produit qui est chaque fournisseur. Nous avons également fixé une nouvelle exigence : tout partenaire proposant une estimation de l'âge à partir du visage doit effectuer cette opération entièrement sur l'appareil. S'ils ne répondent pas à cette exigence, nous ne travaillerons pas avec eux.

    3. Une nouvelle option de chaîne spoiler. Nous savons que de nombreuses communautés utilisent des chaînes soumises à une restriction d'âge non pas pour diffuser du contenu pour adultes, mais pour aborder des sujets que les gens préfèrent traiter à leur manière : spoilers, politique et conversations plus sérieuses. Nous sommes en train de créer une option de chaîne spoiler dédiée afin que les communautés n'aient pas à restreindre l'accès à leur serveur en fonction de l'âge uniquement pour offrir ce choix à leurs membres.

    4. Un article technique avant le lancement mondial. Nous publierons un article détaillé expliquant le fonctionnement de nos systèmes automatiques de détermination de l'âge, y compris les catégories de signaux et les contraintes en matière de confidentialité. Vous pourrez ainsi évaluer notre approche par vous-mêmes.

    5. Données relatives à la vérification de l'âge dans nos rapports de transparence. Nous indiquerons le nombre d'utilisateurs à qui il a été demandé de vérifier leur âge, les méthodes utilisées et la fréquence à laquelle nos systèmes automatisés ont traité ces demandes sans aucune intervention de la part des utilisateurs.

    Instaurer la confiance

    Nous avons commis des erreurs. Je ne vais pas prétendre le contraire. Et je sais qu'être une entreprise plus importante aujourd'hui signifie que nos erreurs ont des conséquences plus importantes et érodent plus rapidement la confiance. Je ne m'attends pas à ce qu'un seul article de blog puisse y remédier. La confiance se gagne par des actions menées au fil du temps : tenir nos promesses, assumer nos erreurs et vous donner un contrôle réel sur votre propre expérience.

    Mais au fond, nous avons créé Discord parce que nous l'aimons et que nous l'utilisons nous-mêmes. Notre motivation est simple : nous voulons créer un excellent produit pour nous-mêmes et pour les communautés dont nous faisons partie. Cela ne nous dispense pas de répondre aux attentes plus élevées qui accompagnent notre taille, mais cela nous motive à y parvenir.

    Nous sommes à votre écoute. Nous allons corriger le tir. Et lorsque nous livrerons le produit, vous pourrez le constater par vous-mêmes.

    Stan

    Source : Annonce de Stanislav Vishnevskiy

    Et vous ?

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    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Les recherches d'alternatives à Discord bondissent du jour au lendemain de 10 000 % suite à l'instauration par la plateforme de gaming d'un système mondial de vérification d'âge : Vers un effondrement total ?

    Violation des données relatives à la vérification de l'âge : le partenaire tiers de Discord a divulgué des identifiants gouvernementaux, notamment des documents d'identité et des numéros de carte de crédit

    Réaction négative à la vérification de l'âge : les sites web conformes souffrent, les sites non conformes gagnent en trafic, ce qui soulève des questions sur l'efficacité et l'équité de ces mesures
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  19. #19
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    Avec le recul, nous aurions dû fournir plus de détails sur nos intentions et sur le fonctionnement du processus.
    Pas besoin de fournir plus de détails, le dernier des cons a compris qu'il s'agit d'un flicage en règle des utilisateurs sous couvert de la protection des enfants...

    PS: Avant l'internet, les gosses s'échangeaient déjà des photos de cul dans les cours d'école: Le support n'était pas le smartphone mais simplement les magazines papiers que papa cachait sous le matelas

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