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    Par défaut L'autorité de régulation italienne AGCOM a infligé une amende record de 14,2 millions d'euros à Cloudflare
    L'autorité de régulation italienne AGCOM a infligé une amende record de 14,2 millions € à Cloudflare après que l'entreprise ait refusé de filtrer les sites pirates sur le DNS public : « C'est RÉVOLTANT »

    L'autorité italienne de régulation des communications AGCOM a infligé une amende record de 14,2 millions d'euros à Cloudflare après que l'entreprise ait refusé de mettre en œuvre les mesures requises pour bloquer le piratage. Cloudflare a fait valoir que le filtrage de son résolveur DNS mondial 1.1.1.1 serait « impossible » sans nuire à ses performances globales. L'AGCOM a rejeté cet argument, soulignant que Cloudflare n'était pas nécessairement un intermédiaire neutre. « C'est RÉVOLTANT », répond Cloudflare

    Le bouclier antipiratage (Piracy Shield) a été officiellement mis en place en Italie en février 2023 et vise à lutter contre le piratage des retransmissions en direct d'événements sportifs. En vertu de cette loi, les titulaires de droits peuvent signaler les sites soupçonnés d'héberger du matériel piraté à l'Autorité italienne de l'audiovisuel (AGCOM), qui demande ensuite aux FAI de restreindre l'accès de leurs utilisateurs à ces domaines dans un délai de 30 minutes.

    L'Autorité garante des communications (AGCOM) est une autorité administrative indépendante italienne de régulation. Créée par la loi Maccanico (1997), elle a pour double mission d'assurer une concurrence loyale entre les opérateurs sur le marché et de protéger le pluralisme et les libertés fondamentales des citoyens dans les secteurs des télécommunications, de l'édition, des médias, des services numériques et des plateformes en ligne, ainsi que des services postaux, à l'instar de l'Autorité de régulation pour l'énergie, les réseaux et l'environnement (ARERA) et de l'Autorité de régulation des transports (ART).

    En mars 2025, l'Italie a ordonné à Google d'empoisonner son service DNS public afin de bloquer les sites Web diffusant illégalement des contenus protégés par le droit d'auteur sur Internet. Le tribunal de Milan a rendu cette décision en réponse à une plainte selon laquelle Google n'avait pas bloqué les sites Web de piratage après leur identification par l'AGCOM. Le tribunal estime que les sites en question étaient impliqués dans la diffusion illégale en continu de matchs de football de la Serie A, qui est depuis des années l'objectif des militants de la lutte contre le piratage en Italie. Étant donné que Google offre un service DNS public, il est soumis à la loi Piracy Shield.

    Récemment, l'autorité italienne de régulation des communications AGCOM a infligé une amende record de 14,2 millions d'euros à Cloudflare après que l'entreprise ait refusé de mettre en œuvre les mesures requises pour bloquer le piratage. Cloudflare a fait valoir que le filtrage de son résolveur DNS mondial 1.1.1.1 serait « impossible » sans nuire à ses performances globales. L'AGCOM a rejeté cet argument, soulignant que Cloudflare n'était pas nécessairement un intermédiaire neutre.

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    Lancé en 2024, le système sophistiqué de blocage italien « Piracy Shield » a été présenté comme l'avenir de la lutte contre le piratage. Afin de lutter efficacement contre le piratage des événements sportifs en direct, ses larges pouvoirs de blocage visent à bloquer les noms de domaine et les adresses IP liés au piratage dans un délai de 30 minutes. Si de nombreuses sources pirates ont effectivement été bloquées, le Piracy Shield n'est pas sans susciter la controverse.

    De nombreux cas de blocage excessif ont été signalés, le système anti-piratage ayant bloqué l'accès à des sites et services légitimes. Bon nombre de ces cas de blocage excessif impliquaient la société américaine d'infrastructure Internet Cloudflare, qui s'est montrée particulièrement critique à l'égard du Piracy Shield italien. En plus de protester publiquement contre ces mesures, Cloudflare aurait refusé de filtrer les sites pirates via son DNS public 1.1.1.1.

    Ce refus a donné lieu à une enquête de l'AGCOM, qui a désormais conclu que Cloudflare avait ouvertement enfreint ses obligations légales dans le pays. Suite à un amendement, le bouclier anti-piratage exige également des fournisseurs DNS et des VPN qu'ils bloquent les sites web. Le litige porte spécifiquement sur le refus de se conformer à l'ordonnance 49/25/CONS de l'AGCOM, publiée en février 2025. Cette ordonnance exigeait de Cloudflare qu'il bloque la résolution DNS et le trafic vers une liste de domaines et d'adresses IP liés à des violations du droit d'auteur.

    Cloudflare aurait refusé d'appliquer ces exigences de blocage via son résolveur DNS public. Cloudflare a notamment rétorqué que le filtrage de son DNS serait déraisonnable et disproportionné. La société a averti que cela affecterait des milliards de requêtes quotidiennes et aurait un « impact extrêmement négatif sur la latence », ralentissant le service pour les utilisateurs légitimes dans le monde entier.

    L'AGCOM n'a pas été convaincue par cet argument « trop important pour être bloqué ». Le régulateur a rétorqué que Cloudflare disposait de toute l'expertise technologique et des ressources nécessaires pour mettre en œuvre les mesures de blocage. L'AGCOM a fait valoir que la société était réputée pour sa gestion complexe du trafic et a rejeté l'argument selon lequel le respect de l'ordonnance de blocage perturberait son service.

    Après avoir pesé tous les arguments, l'AGCOM a infligé une amende de 14 247 698 euros à Cloudflare, concluant que la société n'avait pas respecté les mesures anti-piratage requises. L'amende représente 1 % du chiffre d'affaires mondial de la société, alors que la loi autorise un maximum de 2 %. Selon l'AGCOM, il s'agit de la première amende de ce type, tant par son ampleur que par son montant. Cela semble logique, car le régulateur a fait valoir que Cloudflare joue un rôle central.

    « Cette mesure, en plus d'être l'une des premières sanctions financières imposées dans le secteur du droit d'auteur, est particulièrement significative compte tenu du rôle joué par Cloudflare », note l'AGCOM, ajoutant que Cloudflare est lié à environ 70 % des sites pirates visés par son régime. Dans son analyse détaillée, le régulateur a en outre souligné que la coopération de Cloudflare est « essentielle » pour l'application des lois italiennes anti-piratage, car ses services permettent aux sites pirates de contourner les mesures de blocage standard.

    Cloudflare a vivement contesté les accusations tout au long de la procédure de l'AGCOM et avait précédemment critiqué le système Piracy Shield pour son manque de transparence et de procédure régulière. L'AGCOM, quant à elle, affirme qu'elle reste pleinement déterminée à faire respecter la loi locale sur le piratage. Le régulateur note que depuis le lancement du Piracy Shield en février 2024, 65 000 noms de domaine et 14 000 adresses IP ont été bloqués.

    Voici la réponse de Cloudflare à l'amende :

    Hier, un organisme quasi judiciaire italien a infligé une amende de 17 millions de dollars à Cloudflare pour ne pas s'être conformé à son programme de censure d'Internet. Ce programme, que même l'UE a qualifié de préoccupant, nous obligeait, dans les 30 minutes suivant la notification, à censurer totalement sur Internet tous les sites qu'une cabale obscure d'élites médiatiques européennes jugeait contraires à leurs intérêts. Aucun contrôle judiciaire. Aucune procédure régulière. Aucun recours. Aucune transparence. Il nous obligeait non seulement à supprimer des clients, mais aussi à censurer notre résolveur DNS 1.1.1.1, ce qui risquait de bloquer n'importe quel site sur Internet. Et il nous obligeait à censurer le contenu non seulement en Italie, mais dans le monde entier. En d'autres termes, l'Italie insiste pour qu'une cabale médiatique européenne obscure puisse dicter ce qui est autorisé ou non en ligne.

    Cela est bien sûr RÉVOLTANT et, même avant l'amende d'hier, nous avions déjà plusieurs recours juridiques en cours contre ce système. Nous allons bien sûr contester cette amende injuste. Non seulement parce qu'elle est injustifiée à notre égard, mais aussi parce qu'elle est contraire aux valeurs démocratiques.

    En outre, nous envisageons les mesures suivantes : 1) mettre fin aux services de cybersécurité pro bono d'une valeur de plusieurs millions de dollars que nous fournissons aux prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina ; 2) mettre fin aux services de cybersécurité gratuits de Cloudflare pour tous les utilisateurs basés en Italie ; 3) retirer tous les serveurs des villes italiennes ; et 4) mettre fin à tous les projets de création d'un bureau Cloudflare en Italie ou d'investissements dans le pays.

    Qui sème le vent récolte la tempête. Bien que je m'y prendrais différemment de l'administration américaine actuelle, j'apprécie que @JDVance prenne l'initiative de reconnaître que ce type de réglementation constitue une question fondamentale de commerce déloyal qui menace également les valeurs démocratiques. Et dans ce cas, @ElonMusk a raison : la liberté d'expression (#FreeSpeech) est essentielle et est attaquée par une cabale déconnectée de la réalité composée de décideurs politiques européens très perturbés.

    Je serai à Washington dès le début de la semaine prochaine pour discuter de cette question avec les responsables de l'administration américaine et je rencontrerai le CIO à Lausanne peu après pour exposer les risques que courent les Jeux olympiques si @Cloudflare retire sa protection en matière de cybersécurité.

    En attendant, nous restons disposés à discuter de cette question avec les responsables du gouvernement italien qui, jusqu'à présent, se sont montrés réticents à aller au-delà de l'imposition d'amendes. Nous pensons que l'Italie, comme tous les pays, a le droit de réglementer le contenu des réseaux à l'intérieur de ses frontières. Mais elle doit le faire dans le respect de l'État de droit et des principes de procédure régulière. Et l'Italie n'a certainement pas le droit de réglementer ce qui est autorisé ou non sur Internet aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Chine, au Brésil, en Inde ou ailleurs en dehors de ses frontières.

    C'EST UN COMBAT IMPORTANT ET NOUS ALLONS GAGNER !!!
    En juillet 2025, Cloudflare a annoncé bloquer par défaut l'accès des robots d'indexation d'intelligence artificielle (IA) aux pages web, tout en offrant aux propriétaires de sites des options plus granulaires pour contrôler le type de robots d'IA qui indexent leurs pages. De plus, Cloudflare a lancé une nouvelle initiative visant à faire payer les services d'IA pour accéder à ces pages, appelée "Pay Per Crawl". Un initiative qui contraste avec sa réponse car elle semble montrer que Clouflare bloque les robots IA des big techs mais refuse de bloquer les sites pirates.

    Source : Annonce de l'amende

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette amende est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Une panne massive de Cloudflare a été déclenchée par une erreur de configuration qui a fait doubler la taille d'un fichier important, entrainant des perturbations sur de nombreux sites et services en ligne

    Les USA menacent d'imposer des sanctions aux entreprises technologiques européennes en représailles aux amendes infligées par l'UE aux géants US comme Google, Apple et Meta en vertu de règles telles que la DMA

    Un projet de loi américain veut obliger les FAI et les fournisseurs de DNS à bloquer l'accès aux sites Web étrangers hébergeant des flux pirates de films, mais les experts dénoncent « un outil de censure »
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  2. #2
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    L’empoissonnement BGP, les DNS menteurs et l'interceptions TLS sont extrêmement dangereux.
    L'AGCOM abuse clairement de ses prérogatives sous prétexte de droit d'auteur avec le "pircacy shield" contre les principaux fournisseurs DNS et CDN. Ce n'est qu'une question de temps avant qu'ils étendent cette censure à autre chose d'ailleurs.
    L'Italie a l'un des systèmes de censure les plus dangereux d'Internet, mais hélas, ces politiques sont à la mode ...

  3. #3
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    Et oui, interdit de voler les bien gros et gras riche patron, par contre voler des millions de personnes (sous couvert d' IA), ça on peut si on est toujours ce bon gros et gras riche patron...
    Cordialement.

  4. #4
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    J'attends avec impatience que Cloudflare quitte l'Italie

    Ben oui, quoi... Cloudflare, comme les Uber et toutes les GAFAM ont l'habitude de le faire, a menacé publiquement d'arrêter leur service en Italie si la société était sanctionnée (eh oui, parce que les lois, c'est uniquement pou les autres!)

    Inutile de préciser que Cloudflare fera comme les autres, elle restera... Il y a trop de fric à se faire!!!

    Pensée émue pour Uber qui lorsque la Suisse a exigé que la société soit soumise aux lois sur le travail en vigueur (en payant les charges sociales de ses chauffeurs) a menacé de quitter la Suisse... Uber est toujours active en Suisse et respecte maintenant les lois!!!

  5. #5
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    "Cloudflare a fait valoir que le filtrage de son résolveur DNS mondial 1.1.1.1 serait « impossible » sans nuire à ses performances globales."
    Forcément, sans les mesures anti piratage, ce sont les ayants droits spoliés qui sont dans des pertes de performances globales, et avec les mesures anti piratage les vecteurs du piratage en tant que manque à gagner.
    Mais n'est-ce pas cela la justice ?
    La priorité est de défendre les ayants droits et non les opérateurs techniques qui n'assurent pas la légalité de ce qu'ils diffusent, et qui ont déjà bien contribué à impacter catastrophiquement ce marché.

  6. #6
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    Par défaut Cloudflare menace de retirer l'entreprise d'Italie et de suspendre ses services gratuits
    Cloudflare menace de retirer l'entreprise d'Italie et de suspendre ses services gratuits pour les Jeux olympiques d'hiver : « Vous n'avez pas le droit de réglementer en dehors de vos frontières »

    L'autorité italienne de régulation des communications AGCOM a infligé une amende record de 14,2 millions d'euros à Cloudflare après que l'entreprise ait refusé de mettre en œuvre les mesures requises pour bloquer le piratage. Cloudflare a vivement contesté les accusations tout au long de la procédure de l'AGCOM et avait précédemment critiqué le système Piracy Shield pour son manque de transparence et de procédure régulière. Le PDG de Cloudflare s'en est pris à l'Italie. « Aucun contrôle judiciaire. Aucune procédure régulière. Aucun recours. Pas de transparence », a-t-il écrit.

    Récemment, l'autorité italienne de régulation des communications AGCOM a infligé une amende record de 14,2 millions d'euros à Cloudflare après que l'entreprise ait refusé de mettre en œuvre les mesures requises pour bloquer le piratage. Cloudflare a fait valoir que le filtrage de son résolveur DNS mondial 1.1.1.1 serait « impossible » sans nuire à ses performances globales. L'AGCOM n'a pas été convaincue par cet argument « trop important pour être bloqué ». Le régulateur a rétorqué que Cloudflare disposait de toute l'expertise technologique et des ressources nécessaires pour mettre en œuvre les mesures de blocage. L'AGCOM a fait valoir que la société était réputée pour sa gestion complexe du trafic et a rejeté l'argument selon lequel le respect de l'ordonnance de blocage perturberait son service.

    En réponse, Matthew Prince, PDG de Cloudflare, est très mécontent de l'Italie. La raison en est l'amende de 14,2 millions d'euros infligée à l'entreprise pour avoir défié Piracy Shield, un outil de censure qui ne respecte pas les procédures légales. Cette sanction est la première mesure coercitive majeure prise en vertu d'une loi italienne de 2023. Piracy Shield obligerait les fournisseurs de systèmes de noms de domaine tels que Cloudflare à bloquer l'accès aux sites web accusés d'héberger des contenus piratés dans les 30 minutes suivant la notification des détenteurs de droits, sans décision de justice, sans possibilité d'appel et sans transparence.

    Dans une série de messages publiés sur X, anciennement Twitter, le PDG de Cloudflare s'en est pris à l'Italie. « Aucun contrôle judiciaire. Aucune procédure régulière. Aucun recours. Pas de transparence », a-t-il écrit, soulignant les risques encourus même par le résolveur DNS public 1.1.1.1 de Cloudflare. Il s'est en outre plaint du fait que l'amende infligée est calculée à hauteur de 2 % du chiffre d'affaires mondial de Cloudflare, alors que les ventes de l'entreprise en Italie n'ont atteint que 8 millions de dollars en 2024.

    La décision de l'Italie intervient dans un contexte de pression croissante de l'Europe sur les entreprises technologiques américaines, contre laquelle le gouvernement de Donald Trump a protesté. Faisant référence à cela, le PDG de Cloudflare a remercié le vice-président américain JD Vance et le PDG de Tesla, Elon Musk.

    Depuis l'entrée en vigueur du Piracy Shield, l'Italie a ordonné à Google d'empoisonner son service DNS public afin de bloquer les sites Web diffusant illégalement des contenus protégés par le droit d'auteur sur Internet. Le tribunal de Milan a rendu cette décision en réponse à une plainte selon laquelle Google n'avait pas bloqué les sites Web de piratage après leur identification par l'AGCOM. Le tribunal estime que les sites en question étaient impliqués dans la diffusion illégale en continu de matchs de football de la Serie A, qui est depuis des années l'objectif des militants de la lutte contre le piratage en Italie. Étant donné que Google offre un service DNS public, il est soumis à la loi Piracy Shield.

    Voici la réponse de Matthew Prince, PDG de Cloudflare :

    Hier, un organisme quasi judiciaire italien a infligé une amende de 17 millions de dollars à Cloudflare pour ne pas s'être conformé à son programme de censure d'Internet. Ce programme, que même l'UE a qualifié de préoccupant, nous obligeait, dans les 30 minutes suivant la notification, à censurer totalement sur Internet tous les sites qu'une cabale obscure d'élites médiatiques européennes jugeait contraires à leurs intérêts. Aucun contrôle judiciaire. Aucune procédure régulière. Aucun recours. Aucune transparence. Il nous obligeait non seulement à supprimer des clients, mais aussi à censurer notre résolveur DNS 1.1.1.1, ce qui risquait de bloquer n'importe quel site sur Internet. Et il nous obligeait à censurer le contenu non seulement en Italie, mais dans le monde entier. En d'autres termes, l'Italie insiste pour qu'une cabale médiatique européenne obscure puisse dicter ce qui est autorisé ou non en ligne.

    Cela est bien sûr RÉVOLTANT et, même avant l'amende d'hier, nous avions déjà plusieurs recours juridiques en cours contre ce système. Nous allons bien sûr contester cette amende injuste. Non seulement parce qu'elle est injustifiée à notre égard, mais aussi parce qu'elle est contraire aux valeurs démocratiques.

    En outre, nous envisageons les mesures suivantes : 1) mettre fin aux services de cybersécurité pro bono d'une valeur de plusieurs millions de dollars que nous fournissons aux prochains Jeux olympiques de Milan-Cortina ; 2) mettre fin aux services de cybersécurité gratuits de Cloudflare pour tous les utilisateurs basés en Italie ; 3) retirer tous les serveurs des villes italiennes ; et 4) mettre fin à tous les projets de création d'un bureau Cloudflare en Italie ou d'investissements dans le pays.

    Qui sème le vent récolte la tempête. Bien que je m'y prendrais différemment de l'administration américaine actuelle, j'apprécie que @JDVance prenne l'initiative de reconnaître que ce type de réglementation constitue une question fondamentale de commerce déloyal qui menace également les valeurs démocratiques. Et dans ce cas, @ElonMusk a raison : la liberté d'expression (#FreeSpeech) est essentielle et est attaquée par une cabale déconnectée de la réalité composée de décideurs politiques européens très perturbés.

    Je serai à Washington dès le début de la semaine prochaine pour discuter de cette question avec les responsables de l'administration américaine et je rencontrerai le CIO à Lausanne peu après pour exposer les risques que courent les Jeux olympiques si @Cloudflare retire sa protection en matière de cybersécurité.

    En attendant, nous restons disposés à discuter de cette question avec les responsables du gouvernement italien qui, jusqu'à présent, se sont montrés réticents à aller au-delà de l'imposition d'amendes. Nous pensons que l'Italie, comme tous les pays, a le droit de réglementer le contenu des réseaux à l'intérieur de ses frontières. Mais elle doit le faire dans le respect de l'État de droit et des principes de procédure régulière. Et l'Italie n'a certainement pas le droit de réglementer ce qui est autorisé ou non sur Internet aux États-Unis, au Royaume-Uni, au Canada, en Chine, au Brésil, en Inde ou ailleurs en dehors de ses frontières.

    C'EST UN COMBAT IMPORTANT ET NOUS ALLONS GAGNER !!!
    Source : Cloudflare

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette réponse est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Une panne massive de Cloudflare a été déclenchée par une erreur de configuration qui a fait doubler la taille d'un fichier important, entrainant des perturbations sur de nombreux sites et services en ligne

    Les USA menacent d'imposer des sanctions aux entreprises technologiques européennes en représailles aux amendes infligées par l'UE aux géants US comme Google, Apple et Meta en vertu de règles telles que la DMA

    Un projet de loi américain veut obliger les FAI et les fournisseurs de DNS à bloquer l'accès aux sites Web étrangers hébergeant des flux pirates de films, mais les experts dénoncent « un outil de censure »
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  7. #7
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    Akamai se déclare prêt à prendre la place de Cloudflare au cas où...

  8. #8
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    Bannir un pilier d'Internet est généralement un très mauvais message.

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