Il serait tout de même intéressant de savoir dans quels secteurs travaillent les gens qui ont répondu. D'abord parce que certains sont sans doute beaucoup plus représentés que d'autres et que selon l'activité, ce recours effréné à l'IA est sans doute à modérer. Au point probable de révéler là un paradoxe de Simspon.
Par exemple, il y a probablement beaucoup plus de développeurs web que de programmeurs kernel, la tension au recrutement restant telle pour les premiers que bon nombre d'employeurs engagent des programmeurs sans jamais leur avouer totalement qu'il s'agit exclusivement de ça.
Que 80% des développeurs affirment que les outils d'IA rendent le codage plus agréable me paraît particulièrement élevé. Personnellement je n'y touche jamais parce que non, je ne trouve pas cela agréable du tout et à ce que j'ai pu en lire, c'est l'opinion majoritaire sur tous les forums qui traitent de près ou de loin de développement. À dire vrai, c'est à peu près aussi agréable que fumer du cannabis je pense, et les effets à long termes sont probablement les mêmes. En tout état de cause, il y a des gens qui ne peuvent plus s'en passer après avoir essayé une fois et il y a des gens (généralement un peu plus vieux) que ça rend malade.
Quoi qu'il en soit, j'ai beau tenter d'aborder la chose sous tous les angles, l'avenir est toujours aussi sombre. On essore les codeurs jusqu'à la limite de leur capacités mais tout cela n'a pour effet que de rendre l'IA encore meilleure. Je pense que cela aura pour effet de faire apparaître une recrudescence de pathologies mentales sérieuses d'ici deux à trois ans et comme ce sera un phénomène nouveau, on ne saura pas le traiter ni le juguler efficacement. Parallèlement, l'IA aura trois ans de plus et il est totalement impossible de savoir ce où elle en sera à cette date. L'IA n'a plus rien à voir avec ce qu'elle était au mois de février, on ne peut pas savoir ce que sera l'état de l'art à l'automne prochain.
Même avec la meilleure volonté du monde, il est impossible à un manager de faire des projections avec une visibilité aussi courte et donc d'embaucher de façon sereine, surtout compte tenu de l'état économique du reste du monde, au moins en occident. Et comme si ça ne suffisait pas, on est encore au creux de la vague, c'est-à-dire dans une phase où les dirigeants sont encore dans l'euphorie. Donc les gens vont être forcés de manger de l'IA à toutes les sauces et toujours plus, surtout s'ils sont en plus poussés à le faire par les grands acteurs parce qu'il est obligatoire pour eux que l'on en consomme à grande échelle pour pouvoir rentrer dans leurs frais.







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