IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)
Navigation

Inscrivez-vous gratuitement
pour pouvoir participer, suivre les réponses en temps réel, voter pour les messages, poser vos propres questions et recevoir la newsletter

Microsoft Office Discussion :

Le monde travaille à s’affranchir des géants technologiques américains qui servent de moyens de sanctions


Sujet :

Microsoft Office

  1. #21
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 618
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 618
    Par défaut
    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    En gros, l'Europe ne semble pas mieux lotie que l'Afrique dans son rapport de force avec les Etats-Unis
    L'Afrique est riche en ressources et matières premières... Ce n'est pas le cas de l'Europe!

  2. #22
    Membre Expert Avatar de Thumb down
    Homme Profil pro
    Retraité
    Inscrit en
    Juin 2019
    Messages
    1 634
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Rhône (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Retraité

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2019
    Messages : 1 634
    Par défaut
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    L'Afrique est riche en ressources et matières premières... Ce n'est pas le cas de l'Europe!
    bonjour,

    Groenland , L’Ukraine font partie de l'Afrique ?

    la France dispose de richesses quelle n'exploite pas pour des raisons environnementale.

    si trump le pouvait il ne ce générai pas de les exploiter.

    au US dans certaines régions il ne faut pas fumer sous la douche à cause du gaz de schiste dans les nappes freatique.

    les américains ne sont pas les seules a pillier l'Afrique. du reste les américains laisse le vieux continent le faire a leur place. le dollar comme colonisateur.

    trump concidaire qu'un dollars investi doit rapporter 5 dollars et ce quelque soit le continent.

    ne nous voilons pas la face avec nos esprits de cloché les taxes reposent toujours sur les mêmes us compris.

  3. #23
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Inscrit en
    Septembre 2025
    Messages
    143
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vaucluse (Provence Alpes Côte d'Azur)

    Informations professionnelles :
    Activité : Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2025
    Messages : 143
    Par défaut
    Cette question du fait que l'UE prétend à une souveraineté numérique sans avoir de quoi être indépendante dans la fabrication des composants est déjà traitée dans ce fil de discussion : https://www.developpez.net/forums/d2...ntellectuelle/

  4. #24
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 618
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 618
    Par défaut
    Citation Envoyé par Thumb down Voir le message
    bonjour,

    Groenland , L’Ukraine font partie de l'Afrique ?
    Ne vous en déplaise, l'Ukraine ne fait pas partie de l'UE!

    Et passés les grands discours actuels style "bien-pensance", l'Ukraine ne sera jamais membre de l'UE parce qu'une adhésion exige l'accord des 27 membres de l'UE et qu'il y aura toujours un pays pour se rendre compte qu'il a énormément à perdre avec l'Ukraine... La France en premier, l'Ukraine dans l'UE veut dire la mort de l'agriculture française!

    Je confirme que les 27 pays de l'UE ont tout au plus un dixième des ressources disponibles en Afrique dans ses sols et cela indépendamment de la notion "on veut pas récupérer les ressources pour des raisons écologiques"!

  5. #25
    Membre éprouvé
    Avatar de calvaire
    Homme Profil pro
    .
    Inscrit en
    Octobre 2019
    Messages
    2 342
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 43
    Localisation : Singapour

    Informations professionnelles :
    Activité : .
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2019
    Messages : 2 342
    Par défaut
    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Et passés les grands discours actuels style "bien-pensance", l'Ukraine ne sera jamais membre de l'UE
    et moi je vous fait le parie que si et dans moins de 10ans. L'ue aime s’ auto détruire. D'ailleurs je suis presque a espérer une opération spétial au Groenland de Trump juste pour admirer l'inaction des dirigeants européens.


    Citation Envoyé par Anselme45 Voir le message
    Je confirme que les 27 pays de l'UE ont tout au plus un dixième des ressources disponibles en Afrique dans ses sols et cela indépendamment de la notion "on veut pas récupérer les ressources pour des raisons écologiques"!
    les ressources peuvent se prendre. Conquête militaire, colonisation ou plus simplement... faire du commerce.
    la France arrive très bien a acheter de l'uranium dans pleins de pays du monde entier.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  6. #26
    Membre actif
    Homme Profil pro
    Architecte réseau
    Inscrit en
    Mars 2025
    Messages
    201
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 35
    Localisation : France, Rhône (Rhône Alpes)

    Informations professionnelles :
    Activité : Architecte réseau
    Secteur : Industrie

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2025
    Messages : 201
    Par défaut
    Citation Envoyé par Access_to_folder Voir le message
    Internet a besoin de régulation au regard de son anarchie. Sauf à être pirate, délinquant, se pose l'automatisation et l'application des lois et règlements nécessaires...
    Non, toutes les lois existent déjà : Il suffit de les appliquer.
    Pas besoin de mettre des algos de censure (dangereux) ou lire les correspondances privés des gens (droit de correspondance privée) ou de contrôler les identités.
    Tant que les utilisateurs malveillant ne sont jamais condamnés, rien ne changera : Mais le but c'est la surveillance de masse plutôt que de condamner les vrais criminels.

  7. #27
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Inscrit en
    Septembre 2025
    Messages
    143
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vaucluse (Provence Alpes Côte d'Azur)

    Informations professionnelles :
    Activité : Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2025
    Messages : 143
    Par défaut
    Citation Envoyé par Artaeus Voir le message
    Non, toutes les lois existent déjà : Il suffit de les appliquer.
    Le but est d'appliquer automatiquement la loi justement et non espérer que le truand se fasse attraper.
    Quant à tout ce que nous consentons contractuellement via des CGU à faire avec nos emails et autres (ciblage publicitaire...).

  8. #28
    Membre éclairé
    Homme Profil pro
    autre
    Inscrit en
    Septembre 2015
    Messages
    581
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Yvelines (Île de France)

    Informations professionnelles :
    Activité : autre

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2015
    Messages : 581
    Par défaut
    @Anselme45: les suisses ont fait fort, il ont acheté à prix fixe des F-35 bradés (2M CHF d’économie)… mais à prix révisable (et donc révisé depuis…).

    (Ne me demandez pas la logique d’un prix fixe révisé… d’autres le savent mieux que moi…)

  9. #29
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Administrateur de base de données
    Inscrit en
    Mars 2013
    Messages
    9 863
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Canada

    Informations professionnelles :
    Activité : Administrateur de base de données

    Informations forums :
    Inscription : Mars 2013
    Messages : 9 863
    Par défaut L'Europe veut mettre fin à sa dangereuse dépendance vis-à-vis des technologies Internet américaines
    Cloud, données, logiciels : l'Europe veut mettre fin à sa dangereuse dépendance vis-à-vis des technologies Internet américaines.
    La dépendance technologique est-elle devenue une menace stratégique majeure ?

    Depuis plus d’une décennie, l’Europe construit son économie numérique sur des fondations largement américaines. Infrastructures cloud, moteurs de recherche, systèmes d’exploitation, plateformes collaboratives : l’essentiel des briques critiques qui soutiennent les administrations, les entreprises et même les services publics européens reste contrôlé par des acteurs extra-européens. Cette dépendance, longtemps tolérée au nom de l’efficacité et du coût, est désormais perçue comme un risque stratégique majeur. Entre enjeux de souveraineté, sécurité des données et autonomie politique, l’Union européenne se trouve à un moment charnière où la question n’est plus de savoir si elle doit réduire cette dépendance, mais comment et à quel prix.

    Le paysage numérique européen s’est façonné à une époque où les géants américains imposaient leurs standards à l’échelle mondiale. Les services de cloud, de messagerie, de bureautique et d’hébergement de données proposés par Google, Microsoft ou Amazon se sont imposés comme des évidences, tant pour les PME que pour les grandes administrations. Leurs solutions, intégrées, robustes et financièrement compétitives, ont rapidement éclipsé des alternatives européennes fragmentées, souvent moins visibles et moins soutenues politiquement.

    Cette situation a conduit à une forme de verrouillage technologique. Une fois les données, les processus et les compétences internes alignés sur des outils propriétaires étrangers, le coût de sortie devient considérable. Ce phénomène, bien connu des DSI, transforme une décision technique initiale en dépendance stratégique de long terme.

    Un petit nombre de grandes entreprises technologiques basées aux États-Unis contrôlent désormais une grande partie de l'infrastructure mondiale de cloud computing, c'est-à-dire le réseau mondial de serveurs distants qui stockent, gèrent et traitent toutes les applications et données européennes. Amazon Web Services (AWS), Microsoft Azure et Google Cloud détiendraient environ 70 % du marché européen, tandis que les fournisseurs de cloud européens n'en détiendraient que 15 %.

    Lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, la présidente de l'UE, Ursula von der Leyen, a souligné « l'impératif structurel » pour l'Europe de « construire une nouvelle forme d'indépendance », notamment en matière de capacités technologiques et de sécurité. Et, en fait, des mesures sont déjà prises à travers le continent pour commencer à regagner une certaine indépendance vis-à-vis de la technologie américaine.

    Nom : synergy.png
Affichages : 7176
Taille : 167,5 Ko

    Il faut dire que le cas du juge français Nicolas Guillou illustre en effet les dangers de cette dépendance. Ce dernier a toute sa vie numérique et financière qui est désormais sévèrement restreinte en raison des sanctions globales ordonnées à son encontre par Donald Trump. Ces sanctions font suite à sa participation à la décision de la Cour pénale internationale (CPI) de délivrer des mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre.

    « Je suis allée voir le juge Guillou, placé sous sanction par Donald Trump. Du jour au lendemain, ses moyens de paiements et services numériques US ont été coupés. Une situation qui illustre l'importance du combat pour notre souveraineté en matière numérique et de paiements », indique la Présidente de la Commission des affaires économiques et monétaires du parlement européen.

    Bruxelles affirme donc que la dépendance de l'UE vis-à-vis des fournisseurs de technologies non européens (comprendre : les géants technologiques américains) est devenue un handicap stratégique, limitant le choix, affaiblissant la compétitivité et créant des risques pour la chaîne d'approvisionnement dans tous les domaines, des services cloud aux infrastructures critiques.

    Nom : aurore.png
Affichages : 1616
Taille : 14,6 Ko

    Données, droit et extraterritorialité : le nœud du problème

    Au-delà des aspects purement industriels, la question juridique cristallise les inquiétudes européennes. Les entreprises américaines sont soumises à des lois nationales comme le Cloud Act, qui permet aux autorités américaines d’exiger l’accès à des données hébergées par des sociétés américaines, y compris lorsque ces données sont stockées hors du territoire des États-Unis.

    Pour les États européens, cela pose un problème de souveraineté évident. Des données sensibles – fiscales, médicales, industrielles ou liées à la défense – peuvent théoriquement être accessibles à une puissance étrangère, en contradiction avec les cadres juridiques européens et avec l’esprit du RGPD. Cette tension entre droit européen et droit américain n’est plus un débat académique : elle affecte directement la confiance dans les infrastructures numériques utilisées au quotidien.

    Souveraineté numérique : un concept longtemps abstrait, désormais concret

    Pendant des années, la souveraineté numérique est restée un slogan politique flou. Aujourd’hui, elle se traduit par des questions très concrètes : qui contrôle les infrastructures critiques ? Qui décide des règles d’accès aux données ? Qui peut, en cas de crise géopolitique, couper ou restreindre des services essentiels ?

    La crise sanitaire, puis les tensions géopolitiques récentes, ont servi de révélateurs. Les dirigeants européens ont pris conscience que la dépendance technologique pouvait devenir une vulnérabilité stratégique comparable à la dépendance énergétique. Dans ce contexte, l’autonomie numérique n’est plus perçue comme un luxe idéologique, mais comme une composante de la sécurité économique et politique.


    Les initiatives européennes : ambitions élevées, résultats mitigés

    Face à ce constat, l’Union européenne a lancé plusieurs initiatives destinées à structurer un écosystème numérique plus autonome. Des projets comme GAIA-X visent à définir des standards européens pour le cloud, en mettant l’accent sur la transparence, la portabilité des données et le respect du droit européen.

    Cependant, ces initiatives se heurtent à des obstacles majeurs. La fragmentation du marché européen, la lenteur des processus décisionnels et le manque d’investissements massifs comparables à ceux des États-Unis ou de la Chine limitent leur portée. Pire encore, certains projets se retrouvent partiellement dépendants des mêmes acteurs américains qu’ils sont censés contrebalancer, brouillant le message politique et stratégique.

    Nom : microsoft.png
Affichages : 1635
Taille : 322,3 Ko

    Certains signes indiquent que l'Europe commence à prendre plus au sérieux la nécessité d'une plus grande indépendance numérique

    Dans la ville côtière suédoise d'Helsingborg, par exemple, un projet d'un an teste le fonctionnement de divers services publics dans le cas d'une panne numérique. Les personnes âgées continueraient-elles à recevoir leurs ordonnances médicales ? Les services sociaux pourraient-ils continuer à fournir des soins et des prestations à tous les habitants de la ville ?

    Ce projet pionnier vise à quantifier l'ensemble des défis humains, techniques et juridiques qu'entraînerait un effondrement des services techniques, et à comprendre quel niveau de risque est acceptable dans chaque secteur. L'objectif est de construire un modèle de préparation aux crises qui pourra être partagé avec d'autres municipalités et régions dans le courant de l'année.

    Ailleurs en Europe, d'autres précurseurs prennent des mesures pour renforcer leur souveraineté numérique en se libérant de leur dépendance vis-à-vis des grandes entreprises technologiques mondiales, notamment grâce à la collaboration et à l'adoption de logiciels open source. Cette technologie est considérée comme un bien public numérique qui peut être transféré entre différents clouds et exploité dans des conditions souveraines.

    Dans le nord de l'Allemagne, le Land de Schleswig-Holstein a peut-être rompu le plus clairement avec la dépendance numérique. Le gouvernement régional a remplacé la plupart de ses systèmes informatiques Microsoft par des alternatives open source, annulant près de 70 % de ses licences. Son objectif est de n'utiliser les services des grandes entreprises technologiques que dans des cas exceptionnels d'ici la fin de la décennie

    En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, les gouvernements investissent à l'échelle nationale et transnationale dans le développement de plateformes et d'outils numériques open source pour la gestion des chats, des vidéos et des documents, à l'instar de briques Lego numériques que les administrations peuvent héberger selon leurs propres conditions.

    En Suède, un système similaire pour le chat, la vidéo et la collaboration en ligne, développé par l'Agence nationale d'assurance, fonctionne dans des centres de données nationaux plutôt que dans des clouds étrangers. Il est proposé comme un service aux autorités publiques suédoises à la recherche d'alternatives numériques souveraines.

    Le dilemme économique : efficacité contre autonomie

    Rompre ou réduire la dépendance aux technologies américaines implique des compromis. Les solutions européennes, lorsqu’elles existent, sont parfois plus coûteuses, moins matures ou moins intégrées. Pour les entreprises, notamment les PME, la priorité reste souvent la compétitivité à court terme plutôt que la souveraineté à long terme.

    Ce dilemme place les décideurs publics face à un choix délicat. Imposer des solutions européennes par la réglementation pourrait freiner l’innovation et alourdir les coûts. Ne rien faire, en revanche, revient à accepter une dépendance croissante et à affaiblir durablement la capacité stratégique de l’Europe.

    Vers une stratégie réaliste et graduelle

    La fin de la dépendance technologique européenne ne se fera ni rapidement ni brutalement. Elle suppose une stratégie graduelle, combinant investissements publics, incitations économiques et commandes publiques ciblées. Le rôle des États est ici central : en orientant leurs propres infrastructures vers des solutions européennes ou open source, ils peuvent créer un effet d’entraînement et donner de la visibilité à des acteurs locaux.

    Par ailleurs, l’enjeu n’est pas nécessairement de remplacer chaque technologie américaine, mais de reprendre le contrôle des couches les plus critiques : données sensibles, infrastructures cloud souveraines, logiciels stratégiques pour l’administration et la défense. Cette approche pragmatique permettrait de réduire les risques sans sacrifier totalement l’efficacité opérationnelle.

    Fin 2025, la Linux Foundation a publié son rapport World of Open Source Europe, qui décrit l'open source comme un avantage stratégique pour l'Europe, mais avertit que l'absence de stratégie cohérente, d'adhésion des dirigeants et d'alignement des politiques pourrait freiner le continent. Il révèle que l'open source est non seulement largement adopté, mais qu'il est également devenu essentiel à la souveraineté numérique de l'Europe.

    Nom : europe.png
Affichages : 971
Taille : 284,1 Ko

    Une bataille technologique autant que politique

    La volonté européenne de réduire sa dépendance aux technologies américaines dépasse le cadre du numérique. Elle s’inscrit dans une réflexion plus large sur l’autonomie stratégique, la capacité d’innovation et la place de l’Europe dans un monde multipolaire. Le numérique, parce qu’il irrigue tous les secteurs, en est le champ de bataille le plus visible et le plus urgent.

    Reste une question fondamentale : l’Europe saura-t-elle transformer ses discours en actes concrets et coordonnés ? La réponse déterminera non seulement l’avenir de son écosystème numérique, mais aussi sa capacité à peser politiquement et économiquement face aux grandes puissances technologiques mondiales.

    Sources : Parlement européen, Synergy Research, lancement du Digital Commons European Digital Infrastructure Consortium pour faire progresser la souveraineté technologique de l’Europe

    Et vous ?

    La dépendance technologique de l’Europe vis-à-vis des acteurs américains est-elle encore compatible avec la notion même de souveraineté politique et juridique, ou faut-il accepter l’idée d’une souveraineté numérique « partagée » et donc limitée ?

    Les administrations publiques européennes doivent-elles continuer à privilégier l’efficacité et le coût à court terme, quitte à renforcer leur dépendance, ou assumer un surcoût volontaire pour sécuriser leur autonomie stratégique à long terme ?

    Le droit européen peut-il réellement protéger les données des citoyens et des entreprises tant que les infrastructures critiques reposent sur des fournisseurs soumis à des lois extraterritoriales étrangères ?

    Les initiatives comme GAIA-X sont-elles un véritable levier d’indépendance ou une réponse essentiellement politique destinée à rassurer sans bouleverser l’ordre établi ?

    L’Europe doit-elle investir massivement dans quelques champions technologiques capables de rivaliser à l’échelle mondiale, au risque de reproduire les mêmes logiques de concentration, ou miser sur un écosystème décentralisé fondé sur l’open source ?

    À quel moment la dépendance technologique devient-elle une vulnérabilité stratégique comparable à la dépendance énergétique, et quelles leçons tirer des crises récentes ?
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  10. #30
    Membre éclairé
    Profil pro
    maçon
    Inscrit en
    Novembre 2004
    Messages
    298
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France, Haute Loire (Auvergne)

    Informations professionnelles :
    Activité : maçon

    Informations forums :
    Inscription : Novembre 2004
    Messages : 298
    Par défaut
    La dépendance technologique est-elle devenue une menace stratégique majeure ?
    Poser la question c'est y répondre

  11. #31
    Membre éprouvé
    Homme Profil pro
    Développeur
    Inscrit en
    Août 2003
    Messages
    1 547
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 39
    Localisation : France, Charente Maritime (Poitou Charente)

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur

    Informations forums :
    Inscription : Août 2003
    Messages : 1 547
    Par défaut
    Je suis parano ou pas mais avec Windows, Office, les mails et le cloud, les USA ont pu exfiltrer beaucoup d'informations :
    - pour nous espionner industriellement
    - influencer notre politique ou anticiper les nôtres
    - saboter en faisant crasher des postes ou serveurs

    De toute façon, les éléments sont déjà disponibles pour grandement limiter la dépendances aux technologies américaines
    * concurrence avec la Chine donc le matériel ne sera plus forcément américain à l'avenir, est-ce mieux ? seule l'avenir nous le dira
    * Linux
    * nous avons plusieurs providers européens et français de cloud
    * pour la bureautique (donc des postes de dirigeant, secrétaire ou autre fonction utilisant essentiellement de la bureautique) il y a déjà plusieurs alternatives

    Il manque surtout les progiciels portés nativement sous Linux pour toucher de nombreux domaine métier.

  12. #32
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Inscrit en
    Septembre 2025
    Messages
    143
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vaucluse (Provence Alpes Côte d'Azur)

    Informations professionnelles :
    Activité : Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2025
    Messages : 143
    Par défaut
    Il n'a pas été développé d'équivalent français/européen, tout du moins soutenu par une mise en standard dans les services publics (nos imposons cet OS autant que possible, si vous voulez les marchés publics, faites alors le nécessaire alors que votre logiciel ou matériel soit compatible) ; cela remonte à plus d'une décennie. La question est de savoir si cela est négligence stratégique ou des contraintes faisant que cela n'était pas à envisager (par exemple il y a malgré tout une dépendance étrangère du fait des brevets).

  13. #33
    Membre extrêmement actif
    Homme Profil pro
    Développeur informatique
    Inscrit en
    Octobre 2017
    Messages
    2 618
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Suisse

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur informatique

    Informations forums :
    Inscription : Octobre 2017
    Messages : 2 618
    Par défaut
    Comment va déjà la chanson? Ah oui:

    Paroles, paroles, paroles...

    Encore des mots toujours des mots, les mêmes mots
    Je ne sais plus comment te dire
    Rien que des mots
    ...
    Et attention le refrain:

    Encore un mot, juste une parole
    Paroles et paroles et paroles
    Écoute-moi
    Paroles et paroles et paroles
    Je t'en prie
    Paroles et paroles et paroles
    Je te jure
    Paroles et paroles et paroles et paroles
    Et encore des paroles que tu sèmes au vent
    Comme d'hab, l'UE parle beaucoup et ne fera rien... Le continent sera toujours aussi dépendant des USA qu'aujourd'hui dans 10 ans!

    Vous dites que j'ai tort?

    Ah bon! On nous avez promis la relocalisation en Europe des fournitures sanitaire lors du Covid, vous avez vu beaucoup d'usine se créer en Europe pour ne plus dépendre de la Chine?

  14. #34
    Chroniqueur Actualités

    Homme Profil pro
    Rédacteur technique
    Inscrit en
    Juin 2023
    Messages
    1 720
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Bénin

    Informations professionnelles :
    Activité : Rédacteur technique
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Juin 2023
    Messages : 1 720
    Par défaut L'Europe veut éviter un blackout numérique en cas d'interruption des services américains
    L'Europe se prépare à un scénario catastrophique dans lequel les États-Unis bloqueraient l'accès à leurs infrastructures numériques
    elle vise la souveraineté technologique pour prévenir un blackout numérique

    L'Europe veut mettre fin à sa dangereuse dépendance à l'égard des technologies Internet américaines. Cependant, elle peine à trouver la voie de sa souveraineté numérique malgré les efforts déployés depuis plus d'une décennie. Des services publics et de grands acteurs de son économie reposent encore sur la pile technologique américaine. Cela soulève des préoccupations sur le contrôle des données et la sécurité des informations sensibles. Aujourd’hui, l’Europe se retrouve dos au mur face au risque que les États-Unis utilisent l’accès aux infrastructures numériques fournies par des entreprises américaines comme levier dans des négociations géopolitiques.

    Les désaccords entre l'Europe et les États-Unis sur les questions critiques telles que les régimes de contrôles des Big Tech américains ont pris de l'ampleur depuis le retour de Donal Trump à la Maison Blanche. Les États-Unis se montrent plus agressifs en ce qui concerne la défense de leurs entreprises. Alors que les tensions s'intensifient, l'Europe craint plus que jamais de perdre l'accès aux technologies américaines dont elle dépend avant d'être prête.

    Le pire scénario pour les décideurs européens ? Un décret de la Maison Blanche qui coupe l'accès de la région aux centres de données, systèmes d’exploitation, moteurs de recherche et logiciels de messagerie électronique dont les entreprises et les gouvernements européens ont besoin pour fonctionner.

    Nom : synergy.png
Affichages : 78502
Taille : 166,5 Ko

    Cette dépendance criarde est désormais perçue comme un risque stratégique majeur. « Lorsque vous commencez à avoir ce genre de pensées, même si ce ne sont que des pensées, vous devez vous demander : comment cela fonctionnerait-il ? Pouvez-vous imaginer l'Europe fonctionner sans la technologie américaine ? C'est très difficile à imaginer », déclare Bernard Liautaud, associé gérant de Balderton Capital, une société européenne de capital-risque.

    Un récent rapport du Wall Street Journal indique que des personnes influentes en Europe veulent rompre avec cette dépendance à l'égard des États-Unis. Le rapport cite des responsables et des législateurs européens qui cherchent à aider les entreprises européennes. Selon le rapport, les personnes interrogées n'appellent pas nécessairement à « abandonner » les technologies produites par les géants américains tels que Microsoft, Google, Amazon, etc.

    L'UE adopte une nouvelle résolution sur la souveraineté numérique

    L'approche de Donald Trump en ce qui concerne le Groenland a poussé les responsables et diplomates européens à durcir leur position sur la nécessité pour l'Europe de réduire sa dépendance à l'égard des États-Unis, que ce soit dans les domaines de la technologie, de la défense et du commerce. Donald Trump a demandé au Danemark de lui céder le Groenland sur un plateau d'argent et a menacé d'imposer des droits de douane à certains pays de l'UE.

    Le 22 janvier, le Parlement européen a adopté une résolution qui soutient « l'utilisation de critères d'attribution des marchés publics favorisant les produits européens dans la mesure du possible » et propose une nouvelle législation visant à promouvoir les fournisseurs de services cloud européens.

    Selon des responsables proches du dossier, l'exécutif de l'Union européenne travaille actuellement sur une nouvelle législation visant à promouvoir la « souveraineté technologique ». Les risques sécuritaires posés par la technologie américaine ont été ouvertement discutés dans le cadre de ces travaux. Selon le rapport, un responsable de l'UE a déclaré que de telles discussions auraient été tout simplement « impensables » il y a seulement six mois.

    L'Europe n'a jamais été aussi dépendante de la technologie américaine, en particulier des services de cloud computing proposés par des entreprises telles qu'AWS (Amazon), Google et Microsoft. Selon les chiffres du cabinet d'études IDC, en 2024, les clients européens ont dépensé près de 25 milliards de dollars en services d'infrastructure auprès des cinq principales entreprises américaines de cloud computing, soit environ 83 % du marché total en Europe.

    « Les grandes entreprises européennes devraient utiliser des logiciels européens », a déclaré jeudi Nicolas Dufourcq, directeur de la banque d'investissement publique française Bpifrance, lors d'une interview télévisée. « Choisir par défaut la technologie numérique américaine est trop facile et doit cesser ».

    Pourquoi l'Europe est-elle si dépendante à l'égard des États-Unis ?

    Le découplage potentiel entre les technologies européennes et américaines est un sujet de discussion brûlant parmi les chefs d'entreprise et les décideurs politiques. Beaucoup ont déclaré qu'il s'agirait d'une entreprise complexe compte tenu de l'étendue des technologies américaines utilisées, des puces et services cloud aux modèles d'IA et autres logiciels. Un large pan des services publics et entreprises de l'UE repose sur la technologie américaine.


    Les efforts déployés par l'Europe pour échapper à la domination technologique des États-Unis pour des raisons commerciales ou de confidentialité sont un thème récurrent depuis des décennies. En ce qui concerne les causes de nombreux entrepreneurs européens attribuent la situation difficile de l'Europe à une culture peu encline à prendre des risques. D'autres évoquent également le marché fragmenté et les réglementations contraignantes de l'UE.

    C'est en grande partie pour cette raison que l'UE tente aujourd'hui d'assouplir certaines de ses règles numériques, même si les progrès ont été lents jusqu'à présent. Dans le même temps, l'UE a adopté la loi sur services numériques (DSA) et la loi sur les marchés numériques (DMA) en 2022.

    L'UE risque un blackout en cas d'interruption des services américains

    Voici deux incidents résultant de défaillances techniques : l'incident AWS qui a duré plusieurs heures en octobre 2025 et qui a perturbé des milliers de services tels que les applications bancaires à travers le monde ; et l'incident majeur de Cloudflare en décembre a mis hors ligne LinkedIn, Zoom et d'autres plateformes de communication. Une panne provoquée par CrowdStrike en 2024 a mis hors services plus de 8 millions de PC Windows dans le monde.

    L'impact d'une panne d'électricité majeure sur les services de cloud computing a également été démontré lorsque l'Espagne, le Portugal et une partie du sud-ouest de la France ont subi une coupure d'électricité massive en avril 2025. Ces incidents donnent une idée des risques auxquels l'Europe est exposée.

    Ailleurs en Europe, certains précurseurs prennent des mesures pour renforcer leur souveraineté numérique en se libérant de leur dépendance vis-à-vis des Big Tech, notamment en adoptant des logiciels open source. En France, par exemple, la ville de Lyon a décidé d'abandonner Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice, des alternatives libres et open source pour se défaire de sa dépendance aux technologies américaines.

    Dans le nord de l'Allemagne, le gouvernement régional du Land de Schleswig-Holstein a remplacé la plupart de ses systèmes informatiques Microsoft par des alternatives open source, annulant près de 70 % de ses licences. Son objectif est de n'utiliser les services des Big Tech que dans des cas exceptionnels d'ici 2030. On peut citer également les démarches de la municipalité de Munich et de l’État fédéré de Basse-Saxe en Allemagne.

    En France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, les gouvernements investissent à l'échelle nationale et transnationale dans le développement de plateformes et d'outils numériques open source pour la gestion des chats, des vidéos et des documents. En Suède, un système similaire développé localement pour le chat, la vidéo et la collaboration en ligne, fonctionne dans des centres de données nationaux plutôt que dans des clouds étrangers.

    Les préoccupations en matière de sécurité demeurent sans solution

    La question de la souveraineté numérique s'est enflammée en 2013 après que l'ancien sous-traitant de l'Agence nationale de sécurité américaine Edward Snowden a divulgué des informations sur les pratiques de surveillance des États-Unis, qui concernaient notamment les données des géants technologiques américains. Cet épisode a été invoqué lorsque la plus haute juridiction de l'UE a invalidé un accord transatlantique sur le partage des données.

    Nom : microsoft.png
Affichages : 31331
Taille : 388,9 Ko

    En 2018, sous la première administration Trump, les Européens ont de nouveau exprimé leur inquiétude après que les États-Unis ont adopté une loi qui accorde aux forces de l'ordre le pouvoir de demander l'accès aux données stockées à l'étranger par les fournisseurs de services cloud américains.

    Selon les sources, depuis la réélection de Donald Trump, les responsables européens ont demandé à certains fournisseurs de services cloud américains de veiller à ce que leurs clients dans des secteurs clés, tels que l'énergie, puissent facilement transférer leur infrastructure de centre de données vers des fournisseurs locaux si une mesure américaine venait à interrompre leur service. Les Big Tech proposent une solution qui n'est pas vraiment souveraine.

    En Allemagne, Microsoft a étendu son accord avec Delos Cloud, une filiale de SAP, afin de fournir les services de la société américaine sous sa propre propriété et son propre contrôle. En 2025, Microsoft a restructuré ses filiales et mis en place des conseils d'administration composés uniquement d'Européens pour établir des antennes dans la région afin de répondre aux demandes des clients qui souhaitent « des services de cloud et d'IA plus localisés ».

    Amazon a récemment lancé un service de « cloud souverain » en Europe, géré par des citoyens de l'UE et basé en Allemagne. Google a conclu des partenariats avec des acteurs locaux dans plusieurs pays européens pour un service de cloud souverain, notamment une coentreprise en France entièrement exploitée par une entreprise locale, qui protège les clients contre d'éventuelles demandes américaines visant à limiter l'accès ou à espionner.

    Les Big Tech peuvent-ils construire des cloud souverains en Europe ?

    « Jusqu'à présent, les gouvernements européens n'ont pas demandé de structures entièrement nationales, car ils souhaitent toujours bénéficier de la technologie et de l'échelle de travail avec un éventail de partenaires. Ce qu'ils recherchent vraiment, c'est un certain degré de contrôle, de sûreté et de sécurité », a déclaré Matt Brittin, qui dirigeait jusqu'à l'année dernière les opérations de Google en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

    Les enjeux sont importants pour les entreprises technologiques américaines. Malgré les tensions croissantes, les géants américains continuent de se développer, d'installer de nouveaux sièges et de construire de nouvelles infrastructures en Europe. Selon les données du gouvernement américain, elles ont exporté plus de 360 milliards de dollars de services numériques, notamment des outils publicitaires et d'intelligence artificielle, vers l'Europe en 2024.

    Alphabet, la société mère de Google, a par exemple généré 29 % de son chiffre d'affaires de près de 30 milliards de dollars au troisième trimestre en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. Les pays européens tels que la France et l'Allemagne ont intensifié leurs efforts en faveur d'une souveraineté numérique.

    Le président français Emmanuel Macron a fait de la promotion des entreprises locales et de l'assouplissement des réglementations européennes un principe fondamental de son second mandat. Il a tenté d'aider Mistral AI à trouver de gros clients parmi les entreprises. Il a aussi cherché à attirer en France des dizaines de milliards de dollars dans les centres de données IA, en vantant les mérites de l'électricité bon marché issue de l'énergie nucléaire.

    L'UE peut-elle mener une guerre technologique avec les États-Unis ?

    Il semble peu probable que l'UE puisse priver les États-Unis d'accès aux technologies de base. Empêcher les Américains d'accéder à Spotify, basé en Suède, ou aux téléphones Nokia, basé en Finlande, ne semble pas constituer une menace très sérieuse pour les Américains. Par conséquent, il semble naturel de concentrer les efforts sur le renforcement des entreprises européennes, car cela affaiblirait la compétitivité des technologies américaines.

    Toutefois, l'UE pourrait frapper durement les États-Unis : il s'agit de la société néerlandaise ASML, actuellement le seul fabricant mondial de machines lithographiques utilisées pour fabriquer les GPU nécessaires à la formation et au fonctionnement des modèles d'IA de pointe. Selon certains critiques, le monopole sur les machines qui permettent actuellement à l'économie américaine de fonctionner est une arme économique que l'UE pourrait exploiter.

    Grâce à son récent investissement dans Mistral AI, il est tout à fait clair qu'ASML se préoccupe dans une certaine mesure de la souveraineté technologique de l'UE. Ainsi, prendre des mesures proactives en faveur de cette cause est, dans une certaine mesure, une idée qui ne circule pas seulement dans les couloirs du pouvoir, mais qui bénéficie également d'un réel soutien populaire, du moins si l'on en juge par l'activité sur certains forums en ligne.

    Par exemple, sur le subreddit BuyFromEU, les utilisateurs qui y échangent habituellement des conseils pour trouver des produits locaux sont de plus en plus paranoïaques à l'idée d'être bannis de la plateforme de médias sociaux américaine (Reddit) qu'ils utilisent actuellement pour communiquer. Certains parlent même de passer à W, un nouveau réseau social européen similaire à X (ex-Twitter), mais craignent que la plateforme devienne un cloaque.

    Conclusion

    Un petit nombre de Big Tech américains contrôlent désormais une grande partie de l'infrastructure mondiale de cloud computing, c'est-à-dire le réseau mondial de serveurs distants qui stockent, gèrent et traitent toutes nos applications et données. Selon les données sur le marché du cloud, AWS, Microsoft Azure et Google Cloud détiendraient environ 70 % du marché européen, tandis que les fournisseurs de cloud européens n'en détiendraient que 15 %.

    Le fait de dépendre d'un petit nombre de fournisseurs américains accroît la vulnérabilité des secteurs privé et public européens, notamment en raison du risque de perturbation du cloud computing, qu'elle soit due à des problèmes techniques, à des conflits géopolitiques ou à des activités malveillantes.

    La souveraineté technologique européenne est un terme à la mode qui a actuellement un réel pouvoir, même si le concept semble manquer d'un certain poids matériel à première vue. Les responsables de l'UE tremblent apparemment à l'idée d'un décret présidentiel américain qui couperait l'accès de la région aux centres de données ou aux logiciels de messagerie électronique dont les entreprises et les gouvernements ont besoin pour fonctionner.

    Le contrôle, la maintenance et la préparation aux crises des infrastructures numériques doivent être considérés comme des responsabilités publiques fondamentales, plutôt que comme des tâches à externaliser à de grandes entreprises technologiques mondiales, ouvertes à l'influence étrangère.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la dépendance technologique de l'Europe vis-à-vis des États-Unis ?
    L'Europe entreprend des actions pour se défaire de cette dépendance. Que pensez-vous de ces initiatives ?
    L'Europe peut-elle se défaire de cette dépendance ? Pourquoi n'y arrive-t-elle pas depuis plus d'une décennie ?
    Selon vous, quelles sont les pistes de solution que l'Europe peut exploiter pour atteindre la souveraineté technologique ?
    L'Europe risque un blackout numérique en cas d'interruption des services américains. Pensez-vous qu'un tel scénario est plausible ?

    Voir aussi

    Cloud, données, logiciels : l'Europe veut mettre fin à sa dangereuse dépendance vis-à-vis des technologies Internet américaines. La dépendance technologique est-elle devenue une menace stratégique majeure ?

    La ville de Lyon décide d'abandonner Windows et Microsoft Office pour passer à Linux et OnlyOffice, des alternatives libres et open source pour se défaire de sa dépendance aux technologies américaines

    Le Danemark tourne le dos à Windows et Microsoft Office qui seront remplacés par Linux et LibreOffice, amorçant sa souveraineté numérique suite au blocage d'un compte Microsoft ordonné par Washington

  15. #35
    Membre confirmé Avatar de DjDeViL66
    Homme Profil pro
    Étudiant
    Inscrit en
    Août 2018
    Messages
    43
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : Belgique

    Informations professionnelles :
    Activité : Étudiant

    Informations forums :
    Inscription : Août 2018
    Messages : 43
    Par défaut
    Grâce à Trump on se méfie des USA qui pourtant (bien avant lui - Doctrine Monroe - voulait depuis toujours la domination des Amériques) puis en fin de compte de l'occident pourtant il n'y a même pas 2 ans aucun pépin pour échanger des données des européens vers les USA

    https://www.cnil.fr/fr/transferts-de...velle-decision

  16. #36
    Membre chevronné Avatar de der§en
    Homme Profil pro
    Chambord
    Inscrit en
    Septembre 2005
    Messages
    1 249
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Loir et Cher (Centre)

    Informations professionnelles :
    Activité : Chambord
    Secteur : High Tech - Éditeur de logiciels

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2005
    Messages : 1 249
    Par défaut
    Le pire, je suis pas sur que cela servira de leçon à cette Europe dévoyée !

  17. #37
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Inscrit en
    Septembre 2025
    Messages
    143
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vaucluse (Provence Alpes Côte d'Azur)

    Informations professionnelles :
    Activité : Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2025
    Messages : 143
    Par défaut
    S'engager dans la voie du cloud souverain n'est il pas là encore un maintien de dépendance? Alors que bien des choses n'ont pas lieu d'être cloudées, dépendante d'internet ? Ne vaut-il pas mieux se concentrer sur les intranets de structure (entreprise, administration ?) et non sur des opérateurs de stockage de données tiers externalisés, souverains ou non, comme bien du monde faisait jusqu'à présent, être maître de son infrastructure ?

  18. #38
    Membre très actif

    Profil pro
    Inscrit en
    Mai 2003
    Messages
    368
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Localisation : France

    Informations forums :
    Inscription : Mai 2003
    Messages : 368
    Billets dans le blog
    1
    Par défaut
    Purée, j'imagine une France sans windows... avec que des linuxiens dont la devise est "s'il y a un problème c'est la faute de l'utilisateur". Misère... 😅

  19. #39
    Membre éprouvé
    Homme Profil pro
    Développeur
    Inscrit en
    Août 2003
    Messages
    1 547
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Âge : 39
    Localisation : France, Charente Maritime (Poitou Charente)

    Informations professionnelles :
    Activité : Développeur

    Informations forums :
    Inscription : Août 2003
    Messages : 1 547
    Par défaut
    Ca sera probablement vrai dans 80% des cas

  20. #40
    Invité de passage
    Homme Profil pro
    Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Inscrit en
    Septembre 2025
    Messages
    143
    Détails du profil
    Informations personnelles :
    Sexe : Homme
    Localisation : France, Vaucluse (Provence Alpes Côte d'Azur)

    Informations professionnelles :
    Activité : Conseil - Consultant en systèmes d'information
    Secteur : Conseil

    Informations forums :
    Inscription : Septembre 2025
    Messages : 143
    Par défaut
    J'avais fait déjà une proposition, quant aux appréhensions du libre dans son déploiement voulu par des politiques en Europe d'une part.
    "Pour un encadrement juridique équitable et territorial en Europe du logiciel libre"
    https://www.developpez.net/forums/d2...ogiciel-libre/

    Mais surtout, ce qui manque, c'est l'aspect organisationnel cathédrale dans une structure de référence et non des forks anarchiques, donc une structure pilote de projet... De plus, s'il n'y a pas une distribution officielle pour le desktop, une version server, une version embedded, retenue en tant que projet de référence, cela est un peu absurde à mon sens, et va encore partir dans tous les sens.

    Mais là encore, dans un contexte de non maîtrise de l'industrie matérielle et ses matières premières, cela est assez vain. Nous n'avons pas les usines de mémoire de masse, de périphériques, etc.

    (sans compter que Linux est une copie d'Unix, de R&D américaine, c'est marrant pour une contre offensive contre l'Amérique : https://www.developpez.net/forums/d2...tem-for-linux/ )

Discussions similaires

  1. Réponses: 18
    Dernier message: 04/07/2025, 18h33
  2. Réponses: 1
    Dernier message: 26/02/2015, 14h29
  3. Réponses: 0
    Dernier message: 15/05/2014, 11h26
  4. Réponses: 128
    Dernier message: 20/10/2010, 16h19
  5. remplacer un jpanel par une autre au cours d'execution du programme
    Par switch1 dans le forum Interfaces Graphiques en Java
    Réponses: 3
    Dernier message: 10/02/2009, 14h31

Partager

Partager
  • Envoyer la discussion sur Viadeo
  • Envoyer la discussion sur Twitter
  • Envoyer la discussion sur Google
  • Envoyer la discussion sur Facebook
  • Envoyer la discussion sur Digg
  • Envoyer la discussion sur Delicious
  • Envoyer la discussion sur MySpace
  • Envoyer la discussion sur Yahoo