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Intelligence artificielle Discussion :

L’IA assèche le marché du matériel informatique : RAM, GPU et stockage deviennent des ressources sous tension


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #41
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    r0d -> Ma réaction est à la hauteur de la propagande des différents éditeurs de LLM .


    Je connais plusieurs personnes qui parviennent à produire du code extrêmement fiable de façon quasi intégralement automatisée.
    On ne fait pas tourner 12 centrales nucléaires pour "plusieurs personnes".



    Pour nuancer/préciser un peu mon propos, j'avais ajouté :
    À part ça, je vois pas dans quel domaine ça peut être utilisé massivement de façon fiable.
    Bien sûr que les LLM vont trouver quelques cas d'utilisation pertinents.
    J'ai par exemple un cousin psychologue qui utilise chatGPT.
    Pour préparer certains travaux, il lui indique les problématiques auxquelles il va être confronté et le type de public ciblé.
    Ça lui fournit une feuille de route qu'il peut exploiter et ça lui permet de se rendre compte qu'il n'avait pas pris en compte tel ou tel paramètre ou qu'il n'a pas pensé à explorer telle ou telle piste.
    Mais la vraie valeur ajoutée, elle réside dans ses 20 ans de pratique et de formation. Sans ça, le texte produit par chatGPT n'aurait aucune valeur.
    Et quand chatGPT sera facturé 800€/mois, je pense pas qu'il continuera à l'utiliser .

    Mais encore une fois, si openAI planifie d'utiliser 12 centrales nucléaires pour faire tourner chatGPT c'est qu'ils ne visent pas des marchés de niche peuplés d'experts comme ceux qu'on vient de citer en exemple.
    Leur objectif c'est que chatGPT soit utilisé aussi fréquemment et légèrement qu'un tableur, un traitement de texte ou un navigateur internet.
    Et dans ces conditions, je vois pas ce qu'on peut envisager d'autre qu'une catastrophe à grande échelle.


    PS : même ceux qui ne juraient que par l'IA il y a un an ont plutôt l'air du même avis que moi :
    Salesforce ou l'illusion de l'IA toute-puissante : après 4 000 licenciements, l'entreprise reconnaît avoir surestimé la maturité des agents autonomes. « Il y a un an, nous étions plus confiants dans l'IA »

  2. #42
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    Citation Envoyé par _toma_ Voir le message
    r0d
    Et quand chatGPT sera facturé 800€/mois, [/url]

    a ce prix la, je pense ce sera très rentable de monter un pc ia, une rtx 5090 avec 128-256go de ram. Et donc peut être que ton cousin va pas payer chatgpt mais va s'acheter un pc et faire tourner un llm locale.
    on en trouve des tres bon en opensource qui peuvent rivaliser avec les modèles de ces sociétés (mais pas de magie ce sont des gros modèles que peu de monde peuvent faire tourner)


    PS : même ceux qui ne juraient que par l'IA il y a un an ont plutôt l'air du même avis que moi :
    Salesforce ou l'illusion de l'IA toute-puissante : après 4 000 licenciements, l'entreprise reconnaît avoir surestimé la maturité des agents autonomes. « Il y a un an, nous étions plus confiants dans l'IA »
    c'est l'inverse pour moi, après des débuts sceptiques, je suis de plus en plus convaincue de cette technos. Dans mon boulot on le déploie de partous.
    Es ce magique , non clairement pas, l'ia prends du temps pour être exploité et il faut avoir des connaissances en architecture logicielle. Pour obtenir quelque chose de bien il faut coder des storybook, des MCPs, de la doc en markdown, beaucoup de tests unitaire, des contextes clair et simple, ça hallucine vite si on est trop vaste de le champs.
    exploratoire...etc.

    C'est comme déployer un cluster EKS: ca prends du temps, c'est compliqué mais une fois l'infra fonctionnel c'est des gains en temps, en besoin de personnelle si le besoin n'augmente pas et donc en argent.
    Dans ma boite on utilise l'ia dans toute la chaine de valeur et de plus en plus. Mais ca demande des compétences et cela prends du temps a être déployé et configuré correctement.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  3. #43
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    a ce prix la, je pense ce sera très rentable de monter un pc ia, une rtx 5090 avec 128-256go de ram. Et donc peut être que ton cousin va pas payer chatgpt mais va s'acheter un pc et faire tourner un llm locale.
    on en trouve des tres bon en opensource qui peuvent rivaliser avec les modèles de ces sociétés (mais pas de magie ce sont des gros modèles que peu de monde peuvent faire tourner)
    Il a passé 20 ans à se former dans le domaine de la psychologie, pas en informatique .
    Il est comme tout le monde : lui faire lire la phrase que tu viens d'écrire c'est comme lui faire lire un roman de science fiction.
    Il est comme tout le monde : ses compétences en informatique s'arrêtent à mettre du texte en gras en ou italique dans un traitement de texte ou faire une somme dans un tableur.

    c'est l'inverse pour moi, après des débuts sceptiques, je suis de plus en plus convaincue de cette technos. Dans mon boulot on le déploie de partous.
    Tu fais parties des marchés de niche. Tu maîtrises l'outil informatique, tu as conscience des limites des LLM.

  4. #44
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    Conclusion : je reste sur mon idée de base et je reste convaincu que les LLM sont inutilisables dans un contexte professionnel
    Peut-être qu'il faut essayer autrement...
    Il faudrait des cours sur comment programmer avec un LLM, pour s'épargner de découvrir l'eau tiède.

    Déjà, le modèle essayé était-il une version gratuite ou quelque chose d'amélioré ? Un modèle léger ça va pour suggérer du boiler plate code (ya des modèles rien que pour ça en local, d'ailleurs, que faire tourner d'autre en local sans une config géante ?).

    Les modèles profitent d'un gros ensemble de données pour être formés. La programmation en ASM sur une niche forcément ça ne va pas donner aussi bien qu'en python. J'avais aussi constaté trop d'hallu sur un langage compilé marginal.

    Je ne suis qu'un amateur, mais l'autre jour je lui ai demandé d'écrire une lib simple. J'ai donné les spec relativement détaillées (fais moi une class truc, avec ça en __init__, ça comme fonctions avec les prototypes ; la description de l'algo ; ça comme import etc.). Il a fallu un certain nombre de retouches, mais à la fin ça passe les tests, et ça m'a pris beaucoup moins de temps.

    Je trouve qu'il ne faut pas donner des consignes vagues aux LLM, sinon il va partir dans des chemins sinueux et se planter, mais au contraire le guider comme un débile génial et fabulateur qui connaît énormément, mais ne sait pas réfléchir.

    J'apprécie aussi que les modèles en relecture arrivent à trouver certains bugs, ou erreurs sur lesquelles on bloque. (Mais il vaut mieux faire les corrections à la main !)

    Ce mec explique https://runmat.org/blog/why-rust qu'avec un agent de codage, il a fait l'architecte et qu'en 3 semaines (!!) il a réussi à créer un runtime compatible mathlab en rust, rien que ça, mais qu'en plus ça explose les performances établies !

  5. #45
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    Fagus -> j'ai déjà répondu dans les messages #41 et #43.

    Ok, il y aura des cas d'utilisation pertinents des LLM mais pour moi ce sont des marchés de niche peuplés d'experts et de gardes fous.
    Ce que je constate dans mon retour d'expérience c'est surtout que le machin hallucine complètement sur deux conversations et en moins de 4 messages.

    L'objectif des entreprises qui développent ces outils c'est que madame Michu les utilise au quotidien et dans n'importe quel contexte (privé ou pro) de la même façon que monsieur Michu utilise windows ou un navigateur internet. On court droit à la catastrophe.
    Je suis retourné sur le site de chatGPT pour jouer à un petit jeu :


    Les LLM sont connus pour avoir des hallucinations. Quel est ton taux d'hallucination ?
    C'est vrai, les modèles de langage (LLM) comme moi peuvent parfois "halluciner", c'est-à-dire donner des informations incorrectes ou inventées, même si elles semblent plausibles. Cela peut arriver pour plusieurs raisons, comme des lacunes dans la base de données d'entraînement ou des erreurs dans la manière dont je génère des réponses. Mon objectif est de donner des réponses aussi précises et fiables que possible, mais des erreurs peuvent survenir.

    Il n'y a pas de "taux d'hallucination" officiel pour moi, mais des études montrent que les hallucinations peuvent être plus fréquentes dans certains types de tâches, surtout quand il s'agit de questions complexes, de domaines spécialisés ou d'informations non courantes.

    Si jamais tu remarques une information qui te semble douteuse ou incorrecte, n'hésite pas à me le dire, et on peut vérifier ensemble ! 🙂
    De nombreuses études et papiers scientifiques ont été publiés à ce sujet, donne-moi une réponse précise. Quel est ton taux d'hallucinations ?
    Tu as raison de souligner que de nombreuses études ont été menées pour évaluer les "hallucinations" des modèles de langage comme le mien. Cependant, il est important de comprendre que le taux d'hallucinations n'est pas fixe ou facile à mesurer de manière absolue, car il dépend de plusieurs facteurs :

    1. Le domaine de la question : Plus une question est spécifique ou spécialisée, plus il y a de chances que je fasse une erreur ou une hallucination. Par exemple, dans des domaines scientifiques complexes, je peux fournir des informations incorrectes, ou même inventer des faits.

    2. La formulation de la question : Les questions ambiguës ou vagues peuvent aussi entraîner des hallucinations. Si je ne comprends pas exactement ce qui est demandé, je peux générer des informations incorrectes.

    3. La nature des données d'entraînement : Mon modèle a été formé sur une grande quantité de textes provenant d'Internet, ce qui inclut des informations correctes, mais aussi des erreurs. Cela peut affecter la fiabilité de mes réponses.

    Les taux d'hallucination dans des études récentes :

    Une étude publiée en 2022 par des chercheurs de l'Université de Stanford et d'autres institutions a constaté que des modèles comme GPT-3 (le modèle qui m'est proche) peuvent afficher des taux d'hallucinations allant de 10 % à 30 % en fonction de la tâche et du type de question. D'autres études, comme celle du modèle T5 de Google, ont montré des résultats similaires.

    Il faut noter que le taux peut être plus élevé dans certains cas spécifiques, par exemple lorsque je suis interrogé sur des faits très récents ou des événements peu documentés, où mes données d'entraînement ne sont pas suffisamment récentes ou complètes.

    Mes efforts pour limiter les hallucinations :

    1. Filtres et contrôles : Mes concepteurs ont mis en place des mécanismes pour améliorer la précision, comme des bases de données spécialisées et des vérifications internes.
    2. Mise à jour régulière : Je suis formé sur des bases de données mises à jour jusqu'à une certaine date (ici, fin 2023), mais je ne peux pas accéder à des informations en temps réel.

    Cela dit, malgré ces efforts, des hallucinations peuvent toujours se produire, surtout sur des sujets où l’information disponible est ambiguë ou contradictoire.

    Donc, pour répondre à ta question de manière plus précise : mon taux d'hallucinations peut varier de 10 % à 30 % en fonction du type de question, mais ce n'est pas une mesure absolue.
    Ok les données datent un peu mais il y a seulement quelques semaines, Musk se vantait sur twitter d'avoir réussi à faire baisser ce chiffre à seulement 10% sur son modèle. Vu la tendance mythomane du mec, on se doute que la réalité se situe donc bien au dessus de 10%.


    PS : je passe sur le côté léchage de bottes qui en plus d'induire des biais cognitifs m'insupporte au bout de 2 messages.

  6. #46
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    Par défaut Samsung Electronics prévoit une multiplication par près de trois de ses bénéfices
    Samsung Electronics prévoit une multiplication par près de trois de ses bénéfices grâce à la flambée des prix des mémoires, prévoyant un bénéfice d'environ 12 milliards € pour le dernier trimestre 2025

    Samsung Electronics prévoit que ses bénéfices tripleront au cours des trois derniers mois de l'année dernière, atteignant un niveau record, grâce à la flambée des prix des mémoires liée à l'essor de la demande dans le domaine de l'intelligence artificielle. Le plus grand fabricant mondial de puces mémoire a estimé que son bénéfice d'exploitation avait atteint 20 000 milliards de wons (environ 12 milliards d'euros) et son chiffre d'affaires consolidé environ 93 000 milliards de wons (environ 55 milliards d'euros) au quatrième trimestre, selon les prévisions de résultats publiées ce début d'année.

    La bulle de l'IA plonge l'industrie technologique dans une pénurie de modules mémoire. La production mondiale est détournée pour répondre aux besoins des centres de données. Conséquence : les prix de certains kits de RAM ont plus que triplé en seulement trois mois. Certains intégrateurs de systèmes se dépêchent de constituer des stocks et AMD envisage déjà d'augmenter les prix de ses cartes graphiques. Samsung peine à assurer son propre approvisionnement, tandis que Micron, un acteur majeur du secteur, se retire des mémoires grand public. Cette pénurie impacte déjà le prix des appareils électroniques grand public, y compris les cartes Raspberry Pi.

    Dans ce contexte, le sud-coréen Samsung Electronics prévoit que ses bénéfices tripleront au cours des trois derniers mois de l'année dernière, atteignant un niveau record, grâce à la flambée des prix des mémoires liée à l'essor de la demande dans le domaine de l'intelligence artificielle. Samsung Electronics est une entreprise sud-coréenne spécialisée dans la fabrication de produits électroniques. C'est une filiale à 100 % du Groupe Samsung, l'un des principaux chaebols coréens. Samsung a longtemps été un fabricant majeur de composants électroniques tels que des batteries lithium-ion, semi-conducteurs, circuits intégrés, mémoire flash et disques durs pour des clients tels que Apple, Sony, HTC et Nokia.

    Le plus grand fabricant mondial de puces mémoire a estimé que son bénéfice d'exploitation avait atteint 20 000 milliards de wons (environ 12 milliards d'euros) et son chiffre d'affaires consolidé environ 93 000 milliards de wons (environ 55 milliards d'euros) au quatrième trimestre, selon les prévisions de résultats publiées ce début d'année. Ces prévisions de bénéfices marquent une amélioration significative par rapport à l'année précédente et dépasseraient le record historique de Samsung, établi à 17 600 milliards de wons (environ 10 milliards d'euros) au troisième trimestre 2018.


    Cette hausse intervient alors que des fabricants de puces comme Nvidia réclament à grands cris des approvisionnements limités en puces mémoire utilisées pour les applications d'IA. Les fabricants de mémoires donnant la priorité à la capacité de production pour répondre à cette demande lucrative, cela a contribué à une pénurie sur l'ensemble du marché, affectant les puces utilisées dans les ordinateurs personnels et les appareils mobiles.

    « Le marché de la mémoire est entré dans une phase d'hyper-hausse, les conditions actuelles dépassant le pic historique de 2018. Le pouvoir des fournisseurs est à son plus haut niveau, stimulé par une demande insatiable en matière d'IA et de capacité de serveurs », a déclaré Counterpoint Research dans un rapport. L'observateur du marché estime que les prix de la mémoire ont bondi de 40 à 50 % au dernier trimestre 2025 et prévoit des hausses similaires au premier trimestre 2026, suivies d'une augmentation d'environ 20 % au deuxième trimestre.

    Si cette dynamique du marché a fait grimper les coûts de fabrication pour la plupart des fabricants d'électronique grand public, elle a été une aubaine pour les géants de la mémoire tels que Samsung et ses principaux concurrents dans ce domaine, SK Hynix et Micron. Les actions Samsung ont gagné plus de 145 % au cours des 12 derniers mois et ont progressé de 0,5 % jeudi dans un marché agité.

    Le géant de la technologie grand public continue de talonner SK Hynix dans le domaine des puces à mémoire à bande passante élevée (HBM) utilisées dans les processeurs d'IA tels que ceux de Nvidia. L'augmentation de sa capacité de production de HBM devrait être l'une des principales priorités de l'entreprise au cours de la nouvelle année. Samsung devrait publier ses résultats audités et tenir sa conférence téléphonique trimestrielle sur les résultats plus tard ce mois-ci.


    Voici l'annonce de Samsung Electronics :

    Samsung Electronics a annoncé aujourd'hui ses prévisions de résultats pour le quatrième trimestre 2025.

    - Chiffre d'affaires consolidé : environ 93 000 milliards de wons sud-coréens
    - Bénéfice d'exploitation consolidé : environ 20 000 milliards de wons sud-coréens

    Les estimations ci-dessus sont basées sur les normes K-IFRS. Veuillez noter que la réglementation coréenne en matière de divulgation d'informations financières n'autorise pas la publication d'estimations de résultats sous forme de fourchette. Afin de se conformer à cette réglementation, les chiffres ci-dessus représentent la médiane des fourchettes d'estimation fournies ci-dessous.

    - Chiffre d'affaires : entre 92 000 et 94 000 milliards de wons sud-coréens
    - Bénéfice d'exploitation : entre 19 900 et 20 100 milliards de wons sud-coréens

    Nom : 1.jpg
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Taille : 30,0 Ko

    Cette annonce rappelle que le marché mondial des PC entre dans une période d'incertitude renouvelée. Selon IDC, la hausse des prix des modules de mémoire RAM pourrait entraîner une contraction du marché des PC pouvant atteindre 9 % en 2026, les fabricants répercutant cette hausse sur les clients. Même dans un scénario modéré, la firme d'analyse prévoit une baisse de près de 5 % des livraisons de PC, avec un impact plus important si les contraintes d'approvisionnement persistent. La capacité de production étant de plus en plus détournée vers les composants d'intelligence artificielle (IA) à forte marge, les appareils grand public traditionnels sont confrontés à une offre plus restreinte, à des prix plus élevés et à un ralentissement des cycles de remplacement.

    Source : Annonce de Samsung Electronics

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette annonce est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Le co-PDG de Samsung, Tae-Moon Roh, met en garde contre une pénurie de mémoire « sans précédent » qui pourrait avoir un impact sur le coût des smartphones, des ordinateurs portables et des téléviseurs

    D'anciens dirigeants et employés de Samsung inculpés pour avoir divulgué la technologie DRAM 10 nm de l'entreprise à la Chine, entraînant des pertes de plusieurs milliards de wons coréens

    « Rupture de stock » : Samsung augmente le prix contractuel de la DDR5 de plus de 100 %. L'IA et ses besoins démesurés en mémoire portent une part croissante de la responsabilité
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  7. #47
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    On résume:

    1° Samsung a annoncé dernièrement qu'il fallait s'attendre à une augmentation des prix de ses appareils à cause... de l'augmentation du prix des micro-processeurs

    2° Au final, Samsung se frotte les mains en s'attendant à une augmentation de ses bénéfices

    Et comment s'explique cette augmentation prévue du bénéfice de Samsung?

    Mais c'est simple: Le prix des micro-processeurs est une excuse, l'augmentation des prix finira en bénéfices supplémentaires dans les poches de Samsung et pas dans celles des fournisseurs de micro-processeurs CQFD

    Ou comment prendre le consommateur pour un con...

  8. #48
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    Citation Envoyé par Alex Voir le message
    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Il y a une histoire d'offre et de demande.

    L’offre et la demande
    Ce n’est pas tout : si la demande d’un bien est supérieure à son offre, sa valeur d’échange – ou son prix dans la plupart des cas - augmente (si les agates sont rares et fortement prisées, elles vont valoir 3 puis 4 Carambar). Elle diminue dans le cas contraire.
    Ceux qui construisent des centres de données ne vont pas dire "le prix de la RAM a augmenté, on arrête tout", ils vont dire "on n'a pas le choix, il nous faut absolument de la RAM".
    Les entreprises qui produisent des puces graphiques et les entreprises qui produisent de la RAM peuvent se faire beaucoup d'argent sans effort, elles ne vont donc pas se gêner.
    Elles vont vendre plus d'articles à un prix plus élevé. Pour elle c'est cool de doubler les prix puis de voir les ventes augmenter.

  9. #49
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    Par défaut Les prix de la mémoire vive DDR5 ont plus que quadruplé depuis septembre 2025
    Les prix de la mémoire vive DDR5 ont plus que quadruplé depuis septembre 2025, alors que la folie de la bulle de l'IA accapare une part importante de production mondiale de mémoires
    et alimente une pénurie

    La situation empire sur le marché mondial de la mémoire : les prix de la DRAM deviennent encore plus insensés à l'aube de 2026. Un kit de mémoire DDR5 de 32 Go (kit 2x16 Go) qui coûtait environ 91 euros en septembre 2025 coûte désormais près de 405 euros, soit plus de quatre fois plus cher. C'est plus cher qu'un processeur Ryzen 7 7800X3D. L'escalade s'est particulièrement accélérée après les fêtes. Samsung Electronics a déclaré que ses bénéfices devraient tripler au dernier trimestre 2025, grâce à la flambée des prix de la mémoire. L'industrie de l'IA détourne une part importante de production mondiale de mémoires et alimente une pénurie.

    Une vérification sur les moteurs de recherche de prix révèle à quel point le marché actuel des mises à niveau est devenu hostile pour les assembleurs de systèmes. Dans sa dernière analyse des prix en ligne de la mémoire vive, des disques durs (HDD) et des SSD, le site de suivi ComputerBase rapporte que les prix de la mémoire continuent de grimper par rapport à son précédent bilan mensuel, la RAM se distinguant comme le cas le plus extrême.

    D’après une sélection suivie, la RAM coûte désormais plus de quatre fois ce qu’elle coûtait en septembre 2025, l’augmentation moyenne étant d’environ 344 %. Le rapport (via guru3d) repose sur un panier de produits répétable plutôt que sur un indice large. Le site utilise une dizaine de produits de stockage populaires tirés de son environnement de comparaison de prix, la popularité étant définie par le nombre de pages vues à la mi-octobre 2025.

    L’analyse suit ensuite l’évolution des prix de ces mêmes articles dans le temps, présentant le pourcentage d’augmentation de chaque produit et concluant par une moyenne pour l’ensemble. Ce suivi est conçu pour montrer la direction et l’accélération de la tendance sans changer constamment les modèles comparés.

    Nom : Capture d'écran 2026-01-16 161323.png
Affichages : 9170
Taille : 75,0 Ko

    Le rapport décrit la rapidité avec laquelle la dynamique des prix a repris après une brève accalmie. Les prix de la RAM n'ont pas trop évolué pendant la période de Noël et du Nouvel An, mais à la mi-janvier, ils ont de nouveau fortement augmenté. Le site compare son jalon de la mi-décembre (les prix de la RAM « ont plus que triplé en trois mois ») avec le résultat actuel, où la même comparaison indique désormais « plus que quadruplé en quatre mois ».

    La flambée des prix de la RAM exacerbée par les petits revendeurs

    Selon les informations disponibles, un kit de mémoire DDR5 de 32 Go (2×16 Go) qui se vendait environ  £79 en septembre 2025 coûte désormais plus de  £350, soit plus de quatre fois plus cher sur une période de quelques mois. Cette augmentation se reflète dans plusieurs relevés de prix successifs sur Amazon UK, où le même modèle est passé de £79 à £129 en novembre 2025, puis à £226, £290 et £314 avant d’atteindre £351 en janvier 2026.

    La mise à jour met en évidence un problème croissant : la composition des vendeurs commence à remodeler les données de comparaison des prix. Le site note que les listes de détaillants pour certains produits sont de plus en plus remplies de petits vendeurs eBay peu connus. Il interprète cette tendance comme un comportement probable des revendeurs, qui ont acquis des stocks pendant la pénurie dans l'intention de tirer profit de la hausse des prix.

    Si les offres de certains petits revendeurs peu connus sur le marché peuvent sembler moins chères que celles des détaillants établis, ComputerBase affirme qu'elles peuvent néanmoins poser problème pour deux raisons : elles présentent un risque accru de ne pas recevoir le produit attendu et elles peuvent fausser le signal du marché en mélangeant le comportement du marché secondaire à ce qui est censé refléter les prix de détail courants.

    Pourquoi la mémoire DDR5 devient-elle soudainement rare ?

    La pénurie actuelle ne peut pas être expliquée par un seul facteur. Elle est le résultat d’une convergence de dynamiques industrielles. D’un côté, la demande pour la DDR5 explose, portée par les serveurs, le cloud et surtout les infrastructures d’intelligence artificielle, extrêmement gourmandes en bande passante mémoire. De l’autre, les fabricants de mémoire ont volontairement réduit leurs capacités de production DRAM ces derniers mois afin de restaurer leurs marges, après une période prolongée de surabondance et de prix déprimés.

    La DDR5, plus complexe à produire que la DDR4, souffre également de rendements industriels plus exigeants. À cela s’ajoute une priorisation des lignes de production vers des segments à plus forte valeur ajoutée, notamment la mémoire HBM utilisée dans les accélérateurs IA. Résultat : la DDR5 destinée aux PC et aux serveurs généralistes devient un produit sous contrainte.

    La cause profonde de la pénurie est un changement dans la demande, une grande partie de la capacité de l'industrie étant désormais concentrée sur la mémoire à bande passante élevée utilisée dans les accélérateurs d'IA. Cela réduit la production de plaquettes disponibles pour les DRAM et les NAND 3D courantes. La mise en place d'une nouvelle capacité importante prend des années. Un soulagement notable n'est pas envisageable avant fin 2027 ou 2028.

    Après 30 ans, Micron Technology vient d'annoncer qu'il se retire du marché des mémoires grand public. Micron supprime ainsi complètement la marque Crucial, composé de modules de RAM et de périphériques de stockage, ce qui signifie qu'il y aura un fabricant de mémoire grand public de moins. À l'avenir, Micron se concentrera sur la fourniture de composants aux acteurs de la bulle IA, ce qui aggrave la pénurie de RAM et augmente davantage les prix.

    Jeff Geerling, ingénieur logiciel, a rapporté : « l'inflation des prix de la mémoire touche tout le monde, et si vous n'êtes pas encore concerné, attendez un peu. Le mois dernier, j'ai assemblé un nouveau PC à partir de composants que j'avais achetés plus tôt dans l'année. Le kit de mémoire T-Create DDR5 de 64 gigaoctets que j'ai utilisé coûtait alors 209 dollars. Aujourd'hui ? Le même kit coûte 650 dollars ». (Le prix de ce kit a plus que triplé en un mois.)

    La RAM DDR5 de 64 Go coûte désormais plus cher qu'une console PlayStation 5. Elle ne coûtait que 190 $ il y a quelques mois. Son prix a explosé pour atteindre plus de 700 $, ce qui est assez alarmant. Cela signifie que tous ceux qui souhaitaient mettre à niveau leur système ont raté le coche en matière de prix avantageux de la RAM DDR5, mais aussi que l'avenir de la construction et de la mise à niveau des systèmes PC va être beaucoup plus coûteux.

    Samsung augmente le prix contractuel de la DDR5 de plus de 100 %

    Selon les informations relayées par les médias taïwanais, Samsung aurait brusquement augmenté le prix contractuel de la DDR5 à 19,50 dollars, soit près de 20 dollars. Ce chiffre représente une augmentation de plus de 100 % par rapport au prix contractuel précédent. Selon les médias taïwanais, Samsung aurait baissé les bras et informé ses clients en aval qu'il n'y avait plus de stock. Le secteur considère cette tactique comme assez impitoyable.

    En effet, que les clients choisissent de conserver la spécification DDR4 ou de faire passer leurs produits à la DDR5, ils sont contraints de payer des prix inévitablement élevés. N'ayant nulle part où aller, ils se trouvent dans une situation où ils n'ont d'autre choix que d'attendre docilement leur sort. De plus, le dernier prix contractuel de la mémoire DDR4 16G, publié fin novembre 2025, a également augmenté pour atteindre 18 dollars.

    Si l'augmentation du prix contractuel de la DDR5 par Samsung affecte directement les équipementiers qui achètent des puces mémoire à grande échelle, ces derniers sont susceptibles de répercuter cette hausse sur les consommateurs. Par exemple, Lenovo pourrait augmenter le prix de sa gamme d'ordinateurs portables 2026 afin de tenir compte de la dernière hausse des prix de la DDR5. Ce qui augmenterait les prix à l'achat pour les consommateurs.

    Les prix de la RAM DDR5 ne reviendront pas à la normale de sitôt

    La pénurie de mémoire DRAM devrait s'aggraver à court terme. Cela entraînera une augmentation des prix de la plupart des appareils électroniques et obligera les fabricants à produire des produits de qualité inférieure avec moins de DRAM afin de réduire les coûts. Pour les assembleurs de PC DIY, les prix de la RAM ont rendu l'assemblage et la mise à niveau de PC complets prohibitifs. Il en sera bientôt de même pour les systèmes préassemblés.

    Malheureusement, la baisse de la demande des consommateurs n'a pas fait baisser les prix des DRAM. La forte demande en DRAM provient des supercalculateurs IA, et non du marché des PC grand public. À moins d'un événement venant perturber le déploiement rapide des centres de données IA, les prix des DRAM ne baisseront pas de sitôt. C'est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs, car tout le monde devra faire face à des prix élevés.

    Nvidia aurait cessé de fournir des puces VRAM avec ses kits GPU

    Pour ceux qui ne le savent pas, Nvidia fournit des GPU et des puces VRAM à ses partenaires fabricants de cartes, qui se chargent du reste. Nvidia ne fabrique pas lui-même la VRAM ; la société s'approvisionne auprès de fournisseurs tels que Samsung, Micron et SK Hynix. Mais les trois fabricants doivent désormais répondre à une demande de plus en plus élevée provenant des acteurs de la course à l'IA. Ce qui expose le marché à une pénurie.


    La demande des entreprises d'IA a aggravé la disponibilité de la mémoire au point que Nvidia ne recevrait plus suffisamment de VRAM de la part de ses fournisseurs. C'est ce que rapporte un informateur de premier plan, « Golden Pig Upgrade », selon lequel Nvidia a cessé de fournir des puces VRAM avec ses GPU.

    Selon la rumeur, Nvidia a cessé d'intégrer de la mémoire vidéo à ses GPU vendus aux partenaires AIB (Add-In Board), laissant ses partenaires se procurer eux-mêmes la VRAM nécessaire. Cela ne pose pas encore de problème de problème aux grands fabricants de GPU. Cependant, pour de nombreux petits fournisseurs, les analystes estiment que s'approvisionner en puces VRAM sans disposer d'un réseau de contacts solide pourrait s'avérer très difficile.

    Tout cela est déjà assez grave, mais certaines personnes y voient une lueur d'espoir. Certains commentaires suggèrent notamment : « en effet, une fois que la bulle de l'IA aura éclaté, au moins nous aurons une tonne de matériel bon marché qui inondera le marché ». La question est de savoir quand.

    Selon des informations rapportées par Benchlife, Nvidia devrait réduire la production de GPU GeForce de 30 à 40 %. Ces réductions seraient liées aux pénuries touchant plusieurs types de mémoire, notamment la GDDR7, plutôt qu'à un seul composant. Nvidia se préparerait à réduire la production de ses GPU GeForce RTX 50 au début de l'année 2026, ce qui soulève des inquiétudes quant à l'approvisionnement et à la disponibilité futurs.

    Pénurie de mémoire : un autre impact négatif de l'IA générative

    La vague actuelle d'engouement pour l'IA ne semble pas près de s'essouffler. Ainsi, une fois que les stocks de technologies grand public existants des fabricants seront épuisés, les consoles, les ordinateurs portables et bien d'autres encore pourraient connaître une forte augmentation de prix au fil du temps. La volatilité entre la demande en IA et les droits de douane explique pourquoi nous n'avons obtenu les prix de la Xbox Ally qu'à la dernière minute.

    Elle explique également pourquoi nous ne connaissons toujours pas les prix de la Steam Machine. La situation est tout simplement « folle » en ce moment. Les premiers à en ressentir les effets seront ceux qui achètent de la mémoire vive seule pour mettre à niveau leur PC ou leur ordinateur portable existant.

    La capacité mondiale de production de RAM est limitée, ce qui signifie que la demande dépassera probablement l'offre bientôt. Samsung, SK Hynix et Micron contrôlent à eux trois environ 90 % du marché. Les fabricants de produits grand public achèteront directement les puces de ces entreprises pour leurs propres produits. De l'autre côté, on assiste aux achats démesurés d'entreprises comme OpenAI et Meta, inondées de liquidités provenant d'investisseurs.

    Les simples mortels devront se contenter des miettes pour le moment. C'est peut-être une raison de plus parmi tant d'autres de détester cette grande mode de l'IA : destruction des moyens de subsistance, gaz à effet de serre, hausse du prix de l'électricité, licenciements, vol des réserves d'eau, produits chimiques toxiques, industrie de la désinformation à plein régime, dégradation de la santé mentale et, désormais, flambée des prix des biens de consommation.

    L'IA pollue les nappes phréatiques et rend l'eau impropre à la consommation

    Ces gigantesques infrastructures énergivores ont un impact important sur leur environnement et sur les riverains. Dans certaines régions du monde, les centres de données pour l'IA polluent les nappes phréatiques, rendent l'eau impropre à la consommation et exercent une pression sur les réseaux électriques.

    À Mansfield, en Géorgie, aux États-Unis, les habitants se plaignent de l'impact critique d'un centre de données de Meta sur leur environnement. Un récent rapport de la BBC relate la façon dont le quotidien de Beverly Morris, une habitante de la ville, est devenu difficile depuis l'installation du centre de données.

    Depuis les travaux de construction du centre de données de Meta, la source d’eau privée de Beverly Morris est devenue trouble, chargée en sédiments, et donc impropre à la consommation. Elle ne peut plus boire l’eau du robinet, mais l'utilise pour d'autres usages. Beverly Morris doit désormais s’approvisionner en eau en bouteille ou transporter manuellement de l’eau propre. Le centre de données de Meta se situe à 400 mètres de son porche.

    « Je ne peux pas vivre dans ma maison si la moitié de celle-ci fonctionne et que je n'ai pas d'eau. Je ne peux pas boire l'eau », a-t-elle déclaré. Elle explique qu'elle a dû réparer la plomberie de sa cuisine pour rétablir la pression de l'eau. Mais l'eau qui sort du robinet contient encore des résidus. « J'ai peur de boire l'eau, mais je continue à cuisiner et à me brosser les dents avec. Cela m'inquiète-t-il ? Oui », a-t-elle indiqué au journal britannique.

    Beverly Morris s'est installée dans la petite ville de Mansfield, en Géorgie, après sa retraite en 2016. D'après ses dires, elle pensait avoir trouvé son « petit coin de paradis », mais il n'en est plus rien désormais. « C'était l'endroit idéal pour moi. Mais ce n'est plus le cas », a-t-elle déclaré. De son côté, Meta estime que son centre de données n'est pas à l'origine des problèmes rencontrés par Beverly Morris, expliquant que le bon voisinage est une priorité.

    Conclusion

    Le marché de la mémoire reste sous tensions à l'aube de l'année 2026. Pour les simples consommateurs, le message global est que les prix de la RAM restent volatils et élevés, et ne devraient pas revenir à des niveaux plus bas en 2026. La pénurie va persister, entraînant potentiellement une augmentation des prix des appareils électroniques qui intègrent de la mémoire, et rendant plus coûteux l’achat ou la mise à niveau de PC pour les particuliers.

    Selon IDC, la hausse des prix des modules de mémoire RAM pourrait entraîner une contraction du marché des PC pouvant atteindre 9 % en 2026, les fabricants répercutant cette hausse sur les clients. La rareté pourrait également forcer les fabricants à concevoir des produits avec moins de mémoire installée pour contenir les coûts. Selon un rapport, Nvidia envisagerait de réduire sa production de GPU pour jeux vidéo de 30 à 40 % à partir de 2026.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la hausse des prix de la mémoire, notamment de la DDR5 ?
    L'IA accapare la mémoire alors même qu'elle peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
    Comment l'industrie peut-elle faire face à la pénurie de mémoire pour éviter qu'elle dure plusieurs années ?

    Voir aussi

    Le marché des PC pourrait reculer jusqu'à 9 % en 2026 à cause de la flambée du prix des RAM, les prévisions modérées tablant sur une chute de 5 % alors que le marché subit les pénuries liées à l'IA, selon IDC

    ASUS annonce une hausse des prix de ses produits, alors que la folie de la bulle IA exerce une pression croissante sur les chaînes d'approvisionnement mondiales, augmentant les coûts des mémoires DRAM et NAND

    « Rupture de stock » : Samsung augmente le prix contractuel de la DDR5 de plus de 100 %, l'IA et ses besoins démesurés en mémoire portent une part croissante de la responsabilité

  10. #50
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    Par défaut Un autre problème va arriver bientôt
    Je le crains, et ce problème sera "mondiale", car l'IA va demander (en plus de la mémoire et des GPU), une quantité croissante et rapide d'électricité. La demande grimpe en flèche, mais l'offre aura du mal a suivre, et cela fera augmenter le prix de l'électricité pour tout le monde, pas seulement pour ceux qui consomment pour l'IA.

    Les ménages ont déjà du mal avec les prix actuels, et ça ne risque pas de s'arranger.

    Avant de développer l'IA (si la bulle n'éclate pas), il faudrait légiférer pour que ceux qui dépensent de l'énergie en masse, faisant monter les prix (qui eux, ne les affecte pas trop, vu leur rentrée et leur trésorerie), soient "autonomes" en ce domaine pour ne pas déréguler le "marché" pour tout le monde, où à tout le moins payent plus cher l'électricité qu'ils consomment.

    Idem pour les datacenters, qui consomment énormément pour pas grand chose d'important, comme le stockage de photos dont la plupart n'ont aucun intérêts.

    Ils y a des "promesses" de la part des GAFAM, mais tant que ces dernières ne sont pas "effectivement" devenues réalité, j'ai tendance à me méfier...

    Mais bon, c'est bien connu, on "mutualise les pertes", et on "privatise" les bénéfices, rien de nouveau.

    BàV et Peace & Love.

  11. #51
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    La capacité mondiale de production de RAM est limitée, ce qui signifie que la demande dépassera probablement l'offre bientôt. Samsung, SK Hynix et Micron contrôlent à eux trois environ 90 % du marché. Les fabricants de produits grand public achèteront directement les puces de ces entreprises pour leurs propres produits. De l'autre côté, on assiste aux achats démesurés d'entreprises comme OpenAI et Meta, inondées de liquidités provenant d'investisseurs.
    Si la demande est forte c'est parce qu'il y a des projets de construction de centre de données.
    Quand ces centres de données seront opérationnels ils ne demanderont plus de DDR5.
    Il suffit d'attendre et si ça se trouve le prix de la DDR5 baissera en 2027 ou 2028.

    Que se passera-t-il quand une société qui possède un grand centre de données fera faillite ?

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    L'IA accapare la mémoire alors même qu'elle peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
    Dans les entreprises qui font de l'IA, l'argent part beaucoup plus vite qu'il ne rentre. Quand les levés de fonds ne fonctionneront plus il y aura des faillites et donc moins de demande de DDR5.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Comment l'industrie peut-elle faire face à la pénurie de mémoire pour éviter qu'elle dure plusieurs années ?
    J'imagine qu'elles produisent déjà le maximum qu'elles peuvent.
    Et il n'y a probablement pas le temps de construire de nouvelles usines, la forte demande causé par les centre de données ne devrait durer qu'1 ou 2 ans.
    Augmenter la production ne serait peut-être pas dans leur intérêt, parce que si il y avait plus d'offre les prix baisseraient.
    Samsung gagne beaucoup plus en vendant moins, pourquoi vouloir que ça change ?

    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    Je le crains, et ce problème sera "mondiale", car l'IA va demander (en plus de la mémoire et des GPU), une quantité croissante et rapide d'électricité. La demande grimpe en flèche, mais l'offre aura du mal a suivre, et cela fera augmenter le prix de l'électricité pour tout le monde, pas seulement pour ceux qui consomment pour l'IA.
    Il n'y a pas des tonnes de projets de construction de centre de données dans l'UE.
    L’électricité y coûte déjà beaucoup trop cher.

    Mais il y a moyen de construire une centra nucléaire et un centre de données en Bulgarie ou par là-bas.
    Le problème c'est la lenteur administrative.

  12. #52
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    Par défaut En 2026, les centres de données IA capteront jusqu'à 70 % des puces mémoire produites
    En 2026, les centres de données IA capteront 70 % des puces mémoire produites et la pénurie de RAM devrait durer jusqu’en 2029, car la production de 2028, qui n'est pas encore fabriquée, est déjà vendue

    L’essor de l’IA accapare une grande part de la production mondiale de mémoires. Cette situation a provoqué une pénurie et perturbe les autres marchés (smartphones, objets connectés, consoles, PC...). De nouvelles prévisions indiquent que les centres de données consommeront 70 % des puces mémoire fabriquées en 2026 et que la pénurie de RAM durera au moins jusqu'en 2029, car la capacité mondiale de production de RAM en 2028, qui n'a même pas encore été fabriquée, est déjà vendue. Les prix de la DDR5 ont plus que quadruplé depuis septembre 2025, ce qui suggère que les consommateurs pourraient faire face à des prix encore plus insensés d'ici à 2030.

    Samsung Electronics, SK Hynix et Micron sont les plus grands fabricants de modules mémoire au monde. Ils détiennent à eux trois plus de 90 % de la production mondiale. Mais la demande de l'industrie de l'IA est si énorme que ces entreprises sont désormais sous pression. Des entreprises comme Meta et Google construisent frénétiquement des centres de données, ce qui, dans une certaine mesure, fait augmenter la demande de DRAM pour serveurs.

    Dans ce contexte, le marché mondial du stockage subit une profonde restructuration. Micron a même fermé sa marque grand public « Crucial », qui existait depuis 29 ans. Cette tendance est un choix inévitable pour les géants du stockage qui souhaitent se transformer en secteurs à forte valeur ajoutée.

    Mais cette restructuration du marché participe également à la baisse de la production de la mémoire grand public, entraînant une pénurie. Un récent rapport du Wall Street Journal indique que jusqu'à 70 % de la mémoire produite dans le monde en 2026 sera consommée par les centres de données. L'article décrit la gravité de la situation et les répercussions de la pénurie de RAM sur plusieurs marchés qui ne sont pas directement liés à l'informatique.

    Le rapport indique que la hausse exponentielle de la demande en mémoire touchera presque inévitablement le secteur automobile, les téléviseurs et l’électronique grand public, entre autres. Il est évident que presque tous les appareils actuels utilisent de la mémoire RAM, mais même les appareils électroménagers (téléviseurs, enceintes Bluetooth, décodeurs, appareils connectés...) pourraient devenir extrêmement coûteux dans les années à venir.

    Les fabricants augmentent drastiquement les prix de la mémoire

    Le déséquilibre entre l'offre et la demande induit par l'IA a entraîné des fluctuations des prix de la RAM. Samsung et SK Hynix prévoient d'augmenter le prix des DRAM pour serveurs de 60 % à 70 % au premier trimestre 2026 par rapport au quatrième trimestre 2025. Les prix des DRAM pour PC et smartphones augmenteront en conséquence. Le prix contractuel des DRAM classiques devrait aussi augmenter de 55 % à 60 % d'un trimestre à l'autre.

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    Selon les informations relayées par les médias taïwanais, Samsung aurait brusquement augmenté le prix contractuel de la DDR5 à 19,50 dollars, soit près de 20 dollars. Ce chiffre représente une augmentation de plus de 100 % par rapport au prix contractuel précédent. Selon les médias taïwanais, Samsung aurait baissé les bras et informé ses clients en aval qu'il n'y avait plus de stock. Le secteur considère cette tactique comme assez impitoyable.

    Cela a également affecté l'approvisionnement en composants essentiels des fabricants OEM tels que Dell et d'autres marques tierces de mémoire/SSD. Une fois l'approvisionnement interrompu, le marché mondial du stockage grand public sera confronté à une grave crise de « pénurie d'approvisionnement », et Samsung deviendra le plus grand fournisseur mondial de stockage et de NAND, ce qui accentuera encore plus la concentration du marché.

    La pénurie de mémoire DRAM devrait s'aggraver à court terme. Cela entraînera une augmentation des prix de la plupart des appareils électroniques et obligera les fabricants à produire des produits de qualité inférieure avec moins de DRAM afin de réduire les coûts. Pour les assembleurs de PC DIY, les prix de la RAM ont rendu l'assemblage et la mise à niveau de PC complets prohibitifs. Il en sera bientôt de même pour les systèmes préassemblés.

    Malheureusement, la baisse de la demande des consommateurs n'a pas fait baisser les prix des DRAM. La forte demande en DRAM provient des supercalculateurs IA, et non du marché des PC grand public. À moins d'un événement venant perturber le déploiement rapide des centres de données IA, les prix des DRAM ne baisseront pas de sitôt. C'est une mauvaise nouvelle pour les consommateurs, car tout le monde devra faire face à des prix élevés.

    Impacts de la flambée des prix de la RAM sur les consommateurs

    En effet, que les clients choisissent de conserver la spécification DDR4 ou de faire passer leurs produits à la DDR5, ils sont contraints de payer des prix inévitablement élevés. N'ayant nulle part où aller, ils se trouvent dans une situation où ils n'ont d'autre choix que d'attendre docilement leur sort. De plus, le dernier prix contractuel de la mémoire DDR4 16G, publié fin novembre 2025, a également augmenté pour atteindre 18 dollars.

    Si l'augmentation du prix contractuel de la DDR5 par Samsung affecte directement les équipementiers qui achètent des puces mémoire à grande échelle, ces derniers sont susceptibles de répercuter cette hausse sur les consommateurs. Par exemple, Lenovo pourrait augmenter le prix de sa gamme d'ordinateurs portables 2026 afin de tenir compte de la dernière hausse des prix de la DDR5. Ce qui augmenterait les prix à l'achat pour les consommateurs.

    Les marges sur les appareils grand public sont extrêmement faibles, et l'augmentation du prix d'un composant clé, comme la mémoire, implique un coût que les fabricants ne seront pas prêts ou en mesure d'assumer, et qu'ils répercuteront donc sur le client, en supposant qu'il y ait encore de la mémoire disponible pour fabriquer ces appareils. (Certains analystes ont déclaré que la pénurie de mémoires pourrait durer jusqu'à une décennie.)

    Si les prix des composants dans tous les secteurs industriels fluctuent en permanence, ces variations sont généralement suffisamment temporaires pour maintenir les prix à un niveau stable, mais ce n'est pas le cas cette fois-ci. Pour sa part, le PFG de Nvidia, Jensen Huang, estime que la mémoire RAM pourrait représenter jusqu'à 10 % du prix de la plupart des appareils électroniques et 30 % du coût d'articles tels que les smartphones.

    La flambée des prix de la RAM exacerbée par les petits revendeurs

    Selon les informations disponibles, un kit de mémoire DDR5 de 32 Go (2×16 Go) qui se vendait environ  £79 en septembre 2025 coûte désormais plus de  £350, soit plus de quatre fois plus cher sur une période de quelques mois. Cette augmentation se reflète dans plusieurs relevés de prix successifs sur Amazon UK, où le même modèle est passé de £79 à £129 en novembre 2025, puis à £226, £290 et £314 avant d’atteindre £351 en janvier 2026.

    La mise à jour met en évidence un problème croissant : la composition des vendeurs commence à remodeler les données de comparaison des prix. Le site note que les listes de détaillants pour certains produits sont de plus en plus remplies de petits vendeurs eBay peu connus. Il interprète cette tendance comme un comportement probable des revendeurs, qui ont acquis des stocks pendant la pénurie dans l'intention de tirer profit de la hausse des prix.

    Si les offres de certains petits revendeurs peu connus sur le marché peuvent sembler moins chères que celles des détaillants établis, ComputerBase affirme qu'elles peuvent néanmoins poser problème pour deux raisons : elles présentent un risque accru de ne pas recevoir le produit attendu et elles peuvent fausser le signal du marché en mélangeant le comportement du marché secondaire à ce qui est censé refléter les prix de détail courants.

    Pénurie de mémoire : un autre impact négatif de l'IA générative

    La vague actuelle d'engouement pour l'IA ne semble pas près de s'essouffler. Ainsi, une fois que les stocks de technologies grand public existants des fabricants seront épuisés, les consoles, les ordinateurs portables et bien d'autres encore pourraient connaître une forte augmentation de prix au fil du temps. La volatilité entre la demande en IA et les droits de douane explique pourquoi nous n'avons obtenu les prix de la Xbox Ally qu'à la dernière minute.

    Elle explique également pourquoi nous ne connaissons toujours pas les prix de la Steam Machine. La situation est tout simplement « folle » en ce moment. Les premiers à en ressentir les effets seront ceux qui achètent de la mémoire vive seule pour mettre à niveau leur PC ou leur ordinateur portable existant.

    La capacité mondiale de production de RAM est limitée, ce qui signifie que la demande dépassera probablement l'offre bientôt. Samsung, SK Hynix et Micron contrôlent à eux trois environ 90 % du marché. Les fabricants de produits grand public achèteront directement les puces de ces entreprises pour leurs propres produits. De l'autre côté, on assiste aux achats démesurés d'entreprises comme OpenAI et Meta, inondées de liquidités provenant d'investisseurs.

    Les simples mortels devront se contenter des miettes pour le moment. C'est peut-être une raison de plus parmi tant d'autres de détester cette grande mode de l'IA : destruction des moyens de subsistance, gaz à effet de serre, hausse du prix de l'électricité, licenciements, vol des réserves d'eau, produits chimiques toxiques, industrie de la désinformation à plein régime, dégradation de la santé mentale et, désormais, flambée des prix des biens de consommation.

    Pollution des nappes phréatiques et empreinte carbone massive

    L'essor de l'IA a entraîné l'expansion des centres de données dans le monde entier, avec des conséquences énormes sur le climat. Ces gigantesques infrastructures énergivores ont un impact important sur leur environnement et sur les riverains. Dans certaines régions du monde, les centres de données pour l'IA polluent les nappes phréatiques, rendent l'eau impropre à la consommation et exercent une pression sur les réseaux électriques.


    À Mansfield, en Géorgie, aux États-Unis, les habitants se plaignent de l'impact critique d'un centre de données de Meta sur leur environnement. Un récent rapport de la BBC relate la façon dont le quotidien de Beverly Morris, une habitante de la ville, est devenu difficile depuis l'installation du centre de données.

    Depuis les travaux de construction du centre de données de Meta, la source d’eau privée de Beverly Morris est devenue trouble, chargée en sédiments, et donc impropre à la consommation. Elle ne peut plus boire l’eau du robinet, mais l'utilise pour d'autres usages. Beverly Morris doit désormais s’approvisionner en eau en bouteille ou transporter manuellement de l’eau propre. Le centre de données de Meta se situe à 400 mètres de son porche.

    « Je ne peux pas vivre dans ma maison si la moitié de celle-ci fonctionne et que je n'ai pas d'eau. Je ne peux pas boire l'eau », a-t-elle déclaré. Elle explique qu'elle a dû réparer la plomberie de sa cuisine pour rétablir la pression de l'eau. Mais l'eau qui sort du robinet contient encore des résidus. « J'ai peur de boire l'eau, mais je continue à cuisiner et à me brosser les dents avec. Cela m'inquiète-t-il ? Oui », a-t-elle indiqué au journal britannique.

    Beverly Morris s'est installée dans la petite ville de Mansfield, en Géorgie, après sa retraite en 2016. D'après ses dires, elle pensait avoir trouvé son « petit coin de paradis », mais il n'en est plus rien désormais. « C'était l'endroit idéal pour moi. Mais ce n'est plus le cas », a-t-elle déclaré. De son côté, Meta estime que son centre de données n'est pas à l'origine des problèmes rencontrés par Beverly Morris, expliquant que le bon voisinage est une priorité.

    Forte hausse des prix de l'électricité pour les consommateurs

    L'appétit énergétique croissant de l'IA suscite de plus en plus de préoccupations. Les factures d'électricité ont augmenté dans au moins 13 États américains en raison des besoins énergétiques considérables des infrastructures d'IA. Les données issues de rapports antérieurs ont révélé que les prix de l'électricité ont bondi d'environ 6 % en glissement annuel, certaines régions du pays comme le Maine enregistrant des hausses pouvant atteindre 36 %.

    Les Big Tech ont promis de développer davantage leurs infrastructures d'IA au cours de l'année à venir. C'est notamment le cas de Microsoft, OpenAI, Meta, etc. Or, dans de nombreux systèmes électriques, les coûts peuvent être partagés entre tous les usagers du réseau. Des groupes de défense des consommateurs et responsables politiques ont réagi, alors que les centres de données ont fait l'objet d'une vive controverse au cours des 12 derniers mois.

    Les communautés locales et les groupes de défense des consommateurs s'insurgent contre cet état de choses. Cette question a influencé les élections locales, certaines communautés poussant même les promoteurs à annuler ou à retarder leurs projets. « Nous sommes à un moment où nous devons écouter et répondre directement à ces préoccupations », a déclaré Brad Smith, vice-président et président de Microsoft, lors d'une diffusion en direct.

    Microsoft a répondu aux préoccupations avec une approche dite « Community-First AI Infrastructure » (Infrastructure IA axée sur la communauté). Ce plan engage Microsoft à payer l'intégralité des coûts d'électricité de ses centres de données et à renoncer à demander des réductions d'impôts fonciers locaux.

    L'engagement de Microsoft semble très bien sur le papier, mais cela suscite un grand scepticisme, car les Big Tech ont eu du mal à tenir leurs promesses lors de la dernière décennie. Vous vous souvenez peut-être des promesses de Microsoft en matière de « responsabilité sociale » à l'époque où la neutralité carbone était la dernière mode en matière d'écoblanchiment de l'industrie, sous le slogan « nous ne sommes pas mauvais, honnêtement ».

    Conclusion

    Le marché de la mémoire reste sous tensions à l'aube de l'année 2026. Pour les simples consommateurs, le message global est que les prix de la RAM restent volatils et élevés, et ne devraient pas revenir à des niveaux plus bas en 2026. La pénurie va persister, entraînant potentiellement une augmentation des prix des appareils électroniques qui intègrent de la mémoire, et rendant plus coûteux l’achat ou la mise à niveau de PC pour les particuliers.

    Selon IDC, la hausse des prix des modules de mémoire RAM pourrait entraîner une contraction du marché des PC pouvant atteindre 9 % en 2026, les fabricants répercutant cette hausse sur les clients. La rareté pourrait également forcer les fabricants à concevoir des produits avec moins de mémoire installée pour contenir les coûts. Selon un rapport, Nvidia envisagerait de réduire sa production de GPU pour jeux vidéo de 30 à 40 % à partir de 2026.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous de la hausse des prix de la mémoire, notamment de la DDR5 ?
    L'IA accapare la mémoire alors même qu'elle peine à tenir ses promesses. Qu'en pensez-vous ?
    Les prévisions indiquent que la pénurie de mémoires pourrait durer jusqu'en 2029. Qu'en pensez-vous ?
    Comment l'industrie peut-elle faire face à la pénurie de mémoire pour éviter qu'elle dure plusieurs années ?

    Voir aussi

    La pénurie de RAM n'épargne personne : la bulle de l'IA accapare désormais la mémoire après avoir provoqué la hausse de la consommation d'eau et d'énergie des centres de données, malgré l'absence de profits

    Les prix de la mémoire vive DDR5 ont plus que quadruplé depuis septembre 2025, alors que la folie de la bulle de l'IA accapare une part importante de production mondiale de mémoires, et alimente une pénurie

    Le marché des PC pourrait reculer jusqu'à 9 % en 2026 à cause de la flambée du prix des RAM, les prévisions modérées tablant sur une chute de 5 % alors que le marché subit les pénuries liées à l'IA, selon IDC

  13. #53
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    De nouvelles prévisions indiquent que les centres de données consommeront 70 % des puces mémoire fabriquées en 2026 et que la pénurie de RAM durera au moins jusqu'en 2029, car la capacité mondiale de production de RAM en 2028, qui n'a même pas encore été fabriquée, est déjà vendue.
    J'avais sous estimé le truc.

    Y'en a qui vont devoir attendre 2030 pour acheter de la DDR5.

  14. #54
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    2029 mini gloups
    la ca va devenir tres compliqué

  15. #55
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    Tous ceux qui n'ont pas encore acheté de PC pour passer sous Windows 11, ça va être drôle.

    Linux pourrait sauver pas mal de monde.

  16. #56
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    En 2026, les centres de données IA capteront 70 % des puces mémoire produites et la pénurie de RAM devrait durer jusqu’en 2029, car la production de 2028, qui n'est pas encore fabriquée, est déjà vendue[...]
    90 % de la production de RAM, beaucoup de flotte et d'électricité, tout ça pour produire du caca...

    Quelle immonde gaspillage...

  17. #57
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    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    Idem pour les datacenters, qui consomment énormément pour pas grand chose d'important, comme le stockage de photos dont la plupart n'ont aucun intérêts.
    Moi qui n'ai pas de smartphone et qui viens de demander à ma sœur de m'envoyer ses photos d'un repas de famille, je tombe des nues : 138 Mo pour 26 photos d'une qualité vraiment merdique. Mon appareil photo compact de 2005 fait bien mieux (pour bien moins de stockage).
    Technologie, qu'a-t-on fait de toi ?


    Citation Envoyé par OuftiBoy Voir le message
    tout ça pour produire du caca...
    Répète après nous : l'avenir de l'humanité. Puisqu'on te le dit !

  18. #58
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    Citation Envoyé par kain_tn Voir le message
    tout ça pour produire
    Un maire écologiste (ou la présidente de Bordeaux Métropole ?) a dit "c'est le monde dans lequel on vit"
    Apparemment ça ne déplaît pas aux élus EELV (maintenant le parti s'appelle "Les Écologistes" apparemment) qu'on construise un centre de données dans leur ville.

    « C’est le monde dans lequel on vit » : à Bordeaux, la mairie écologiste porte un énorme projet de data center
    L’annonce, en pleine campagne électorale, d’un tel projet par une municipalité écologiste interroge. Car BXIA sera un gouffre énergétique. Delphine Jamet, conseillère déléguée au numérique de Bordeaux Métropole et adjointe au maire de la ville de Bordeaux, en charge notamment de la stratégie de la donnée, l’estime à « un quart de la consommation électrique des habitants de la métropole bordelaise par an » et évoque « une hausse de 33 % de la consommation énergétique métropolitaine lorsque le projet sera entièrement mis en service ».

    « Ce n’est pas le monde dans lequel je veux vivre, mais c’est le monde dans lequel on vit. On ne peut pas fermer les yeux là-dessus », dit l’élue, qui malgré tout soutient le projet. Elle explique que les collectivités bordelaises ont poussé pour s’accorder sur un projet le plus « vertueux » possible.
    À cause d'eux la RAM coûtera cher en 2028/2029 !

    =============
    Vivement l'éclatement de la bulle, d'ici là on va devoir tolérer des actualités en rapport avec l'IA, tous les jours, dans tous les médias
    Ce battage médiatique est fatigant et il va falloir le supporter peut-être pendant encore 3, 4 ans.

    À la fin des entreprises proposeront probablement des outils très puissants.
    Mais vu que la quasi totalité des entreprises de l'IA auront fait faillite, y'aura peut-être moins d'actualités.

  19. #59
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    Par défaut L’IA assèche le marché du matériel informatique : RAM, GPU et stockage deviennent des ressources sous tension
    L’IA assèche le marché du matériel informatique : quand RAM, GPU et stockage deviennent des ressources sous tension permanente.
    L’âge d’or du matériel abordable est-il terminé ? Les prix des disques durs ont augmenté en moyenne de 46 % depuis septembre

    Pénuries de mémoire, explosion des prix du stockage, disques durs redevenus des produits sous tension : le matériel informatique traverse une nouvelle zone de turbulence. Mais derrière ces symptômes multiples, un cas cristallise toutes les dérives actuelles du marché : celui de la RTX 5070 Ti. Carte graphique annoncée, testée, commentée, mais pratiquement absente des étals, elle incarne un basculement profond. En 2026, l’intelligence artificielle ne se contente plus de tirer la demande vers le haut : elle assèche littéralement le marché grand public, jusqu’à rendre certains produits presque théoriques.

    Le premier signal d’alarme est venu de la mémoire. La DRAM, et en particulier les modules DDR5 destinés aux serveurs, est devenue un composant stratégique. Les grands acteurs du cloud et de l’IA absorbent une part croissante de la production mondiale, laissant les intégrateurs, les OEM et même certains fabricants de PC face à des arbitrages difficiles. Résultat : des délais qui s’allongent, des contrats renégociés à la hausse et une pression directe sur les coûts des machines professionnelles. D'ailleurs, les prix contractuels de décembre 2025 pour les principales catégories de DRAM ont augmenté de 80 à 100 %, selon Gerry Chen, PDG de Team Group. Il a décrit cette hausse des prix comme le début d'un cycle haussier de plusieurs années pour la RAM et a averti que l'impact le plus sévère se fera sentir au premier semestre 2026, une fois que les distributeurs auront épuisé leurs stocks.

    Mais la situation a rapidement débordé ce seul segment. Les capacités industrielles étant finies, les fondeurs et assembleurs réallouent leurs lignes de production vers les composants à plus forte valeur ajoutée, ceux utilisés dans les clusters d’IA et les infrastructures hyperscale. Cette logique de priorité économique crée mécaniquement des pénuries en cascade sur des marchés historiquement plus stables.

    Cartes graphiques : un marché grand public sacrifié

    Le cas des GPU est emblématique. Certaines cartes graphiques récentes, pourtant annoncées avec fracas, deviennent quasi invisibles sur le marché. Les volumes existent, mais ils sont aspirés par des usages professionnels ou semi-professionnels, parfois via des circuits de distribution parallèles. Pour les joueurs comme pour les créateurs indépendants, la situation rappelle de mauvais souvenirs : prix gonflés, stocks fantômes et produits « officiellement disponibles » mais introuvables en pratique.

    Ce phénomène révèle un changement structurel. Le GPU n’est plus seulement un composant de loisir ou de création graphique, c’est un accélérateur de calcul devenu critique pour l’IA générative, l’inférence et l’entraînement de modèles. Tant que cette demande restera aussi soutenue, le marché grand public continuera de passer après, quelle que soit la stratégie marketing affichée.

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    RTX 5070 Ti : le symbole d’un marché GPU qui ne fonctionne plus

    L’exemple de la RTX 5070 Ti est particulièrement révélateur de la situation actuelle. Officiellement positionnée comme une carte graphique de milieu/haut de gamme destinée au grand public exigeant, elle incarne en pratique tout ce qui dysfonctionne dans le marché des GPU en 2026. Annoncée avec des performances attractives et un positionnement censé remplacer une génération vieillissante, elle est devenue presque invisible dans les circuits classiques de vente.

    Le problème n’est pas tant l’absence de production que l’absence de disponibilité réelle. Les volumes existent, mais ils sont aspirés en amont par des canaux professionnels, des intégrateurs spécialisés ou des acteurs qui arbitrent en faveur d’usages plus lucratifs que le jeu ou la création individuelle. Résultat : pour l’utilisateur final, la RTX 5070 Ti est soit introuvable, soit proposée à des tarifs qui n’ont plus aucun rapport avec son positionnement théorique.

    Cette situation a un effet pervers majeur. Elle vide de sa substance l’ensemble du segment « milieu de gamme ». Là où ce segment a longtemps constitué le cœur du marché GPU, permettant un renouvellement raisonnable du matériel tous les deux ou trois ans, il devient aujourd’hui une zone grise, coincée entre des cartes d’entrée de gamme peu attractives et des modèles haut de gamme réservés à une élite financière ou professionnelle.

    Plus inquiétant encore, la RTX 5070 Ti n’est pas un cas isolé mais un signal. Elle montre que même des produits récents, conçus explicitement pour le marché grand public, peuvent devenir économiquement non viables dans un contexte où la priorité industrielle est donnée aux accélérateurs de calcul pour l’IA. Le GPU, autrefois produit phare de la démocratisation des performances, se transforme en ressource stratégique rationnée.

    Pour les joueurs, les créateurs indépendants et de nombreuses PME, le message est clair : attendre une normalisation rapide du marché relève désormais de l’illusion. La RTX 5070 Ti n’est pas simplement une carte difficile à trouver, elle est le symptôme d’un basculement durable où le grand public n’est plus la cible prioritaire.


    SSD haute capacité : quand le stockage flash devient un luxe

    Autre victime collatérale de cette ruée vers l’IA : les SSD de grande capacité. Les modèles 8, 16 ou 30 téraoctets, autrefois réservés à quelques niches professionnelles, sont désormais au cœur des architectures de données modernes. Les pipelines d’IA consomment du stockage rapide en quantités massives, ce qui pousse les fabricants à privilégier ces références au détriment des gammes plus accessibles.

    La conséquence est double. D’une part, les prix montent, parfois brutalement, même pour des SSD pourtant matures technologiquement. D’autre part, certaines capacités intermédiaires deviennent difficiles à sourcer, ce qui complique la vie des intégrateurs et des responsables d’infrastructure cherchant un équilibre entre performance, capacité et budget.

    Le retour inattendu du disque dur sous pression

    Fait plus surprenant encore, les disques durs mécaniques sont eux aussi touchés. Longtemps considérés comme une technologie stable, à la croissance lente mais prévisible, ils subissent aujourd’hui une flambée de prix inédite. Les modèles de très grande capacité, notamment ceux destinés aux datacenters, voient leurs tarifs bondir de manière spectaculaire.

    Là encore, l’IA joue un rôle clé. L’archivage massif de données, les jeux de données d’entraînement et les besoins de réplication à grande échelle redonnent une importance stratégique au HDD. Les fabricants, confrontés à une demande soudaine et concentrée, ajustent leurs prix en conséquence. Pour les entreprises qui comptaient sur le disque dur comme solution économique de stockage, la douche est froide.

    Une industrie face à ses limites structurelles

    Ce qui frappe dans cette nouvelle crise, c’est moins son existence que son ampleur transversale. Mémoire, calcul, stockage : toutes les briques fondamentales de l’informatique moderne sont concernées. Cela met en lumière les limites d’un modèle industriel extrêmement optimisé, mais peu résilient face à des changements de demande aussi rapides et massifs.

    Les fabricants investissent, bien sûr, dans de nouvelles capacités de production. Mais ces investissements prennent du temps, et l’IA ne montre aucun signe de ralentissement. Entre-temps, ce sont les acteurs intermédiaires — intégrateurs, éditeurs de solutions, PME technologiques — qui encaissent le choc, contraints de revoir leurs marges, leurs délais ou leurs offres.

    Les rendements des projets d'IA sont inférieurs aux attentes

    Jusqu'à présent, les investisseurs ne voient pas l'adoption de l'IA se traduire par une amélioration de la rentabilité ou de la croissance. Selon un sondage réalisé auprès de cadres supérieurs par le cabinet de conseil Deloitte et le Centre for AI, Management and Organisation de l'université de Hong Kong, 45 % ont déclaré que les initiatives en matière d'IA avaient généré des rendements inférieurs à leurs attentes. L'IA peine toujours à tenir ses promesses.

    Selon le rapport, seuls 10 % des répondants ont déclaré que leurs attentes avaient été dépassées. Une étude réalisée par McKinsey, un autre cabinet de conseil, a révélé que pour la plupart des organisations, l'utilisation de l'IA n'avait pas encore eu d'impact significatif sur les bénéfices à l'échelle de l'entreprise.

    Même son de cloche au sein de l'enquête annuelle menée par le cabinet de conseil Teneo auprès de plus de 350 dirigeants d’entreprises cotées; 68 % des PDG prévoient d’augmenter encore leurs dépenses en intelligence artificielle en 2026. Ce chiffre, en apparence spectaculaire, masque pourtant une réalité plus contrastée : moins de la moitié des projets d’IA actuellement déployés génèrent des retours financiers supérieurs à leur coût. Autrement dit, l’enthousiasme pour l’IA progresse plus vite que sa rentabilité démontrée.

    Dans le même temps, les recherches en économie montrent qu'à court terme au moins, l'introduction de l'IA dans les processus peut réduire la productivité de manière inattendue. Les efforts visant à reconfigurer les systèmes informatiques et les flux de travail peuvent temporairement réduire l'efficacité, avant qu'elle ne remonte en flèche, un phénomène qu'Erik Brynjolfsson, de l'université de Stanford, a appelé « la courbe en J de la productivité ».

    Certains se demandent s'il existe un autre problème spécifique à l'IA. Un article rédigé par Yvonne Chen, de l'université ShanghaiTech, et ses collègues fait référence au « piège de la médiocrité de l'IA générative ». Grâce à l'IA, les gens peuvent produire quelque chose de « suffisamment bon ». Cela aide les travailleurs les moins performants. Mais l'article conclut que cela peut nuire à la productivité des meilleurs, qui décident alors de travailler moins dur.

    D'ici 2030, les Big Tech dépenseront 5 000 milliards de dollars en infrastructures pour fournir des services d'IA. Pour que ces investissements soient rentables, JP Morgan estime qu'elles auront besoin d'environ 650 milliards de dollars par an de revenus liés à l'IA, contre environ 50 milliards de dollars par an aujourd'hui. Les particuliers n'achèteront probablement qu'une fraction de ce qui est finalement nécessaire. Les entreprises doivent faire le reste.

    Vers un nouvel équilibre… ou une crise durable ?

    La question centrale reste ouverte. Assiste-t-on à une tension passagère, le temps que l’offre rattrape la demande, ou à l’installation durable d’un marché à deux vitesses, où l’IA capte l’essentiel des ressources matérielles ? Pour les professionnels de l’informatique, la prudence s’impose. Anticiper les achats, diversifier les fournisseurs et repenser certaines architectures deviennent des réflexes de survie plus que de simple optimisation.

    Une chose est sûre : l’ère où le matériel informatique était considéré comme une commodité abondante et prévisible semble bel et bien révolue. L’IA, en redéfinissant les priorités économiques de l’industrie, redessine aussi les règles du jeu pour tous les autres usages.

    Et vous ?

    La flambée simultanée des prix de la RAM, des GPU et du stockage est-elle le symptôme d’un simple déséquilibre conjoncturel ou révèle-t-elle une dépendance excessive de l’industrie informatique à quelques usages dominants liés à l’IA ?

    Les fabricants ont-ils volontairement sacrifié le marché grand public et les PME au profit de contrats plus lucratifs avec les hyperscalers et les acteurs de l’IA générative ?

    Peut-on encore parler d’innovation accessible lorsque les composants essentiels deviennent financièrement hors de portée pour une large partie de l’écosystème numérique ?

    Cette nouvelle vague de pénuries marque-t-elle la fin du modèle du PC « performant et abordable » tel qu’on l’a connu ces vingt dernières années ?

    L’IA est-elle en train de créer une bulle matérielle comparable à celle des cryptomonnaies, ou la demande actuelle est-elle structurellement plus saine et durable ?

    Voir aussi :

    IA en entreprise : des milliards investis, mais où sont passés les gains de productivité promis aux dirigeants ? Une enquête indique que la majorité des PDG déclarent ne pas en tirer de bénéfices financiers
    Contribuez au club : Corrections, suggestions, critiques, ... : Contactez le service news et Rédigez des actualités

  20. #60
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Cette nouvelle vague de pénuries marque-t-elle la fin du modèle du PC « performant et abordable » tel qu’on l’a connu ces vingt dernières années ?
    Certains composants informatique vont coûter très cher en 2026, 2027, 2028, 2029, mais en 2030 les choses devraient rentrer dans l'ordre.
    Si vous achetez de la RAM, un SSD, une carte graphique pendant ces années là, n'allez pas regarder combien combien ça coûtait en 2025 et ça passera mieux
    De toute façon tout augmente avec l'inflation, donc au bout d'un moment il faut accepter qu'un Kit de 2 * 16 Go de DDR5 peut coûter 500€

    C'est bien pire qu'à l'époque de la pénurie de carte graphique dû au minage de cryptomonnaies.

    ======
    L'IA nous cassera les pieds jusqu'au bout.
    J’espère que ça se calmera après l'explosion de la bulle.
    Il y a forcément des entreprises qui vont construire des gros centres de données, puis faire faillite. Qu'adviendra-t-il de ces centres de données ?

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