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  1. #61
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    Citation Envoyé par l33tige
    En théorie une verif avec une CNI à brancher ou à scanner qui permets avec un hash de vérifier son unicité et la date de naissance sans AUCUNE autre info pourrait être une solution mais ça veut dire déployer cette solution à toute personne faisant la demande de sa CNI, ça à un cout. Plus développer un module qu'on peut mettre sur les différents sites et adaptable... Et comme la carte vitale etc pouvoir déclarer le vol/perte etc...
    Je suis d'accord, c'est possible mais est-ce que c'est viable ? Non.
    Avant d'être conspirationniste et de parler de liberté d'expression, y a autant de bonne raison de ne pas le faire que de joueur au loto ...


    Citation Envoyé par OrthodoxWindows
    que divulguer la liste de ceux se livrant à telle ou telle activité intime, de manière non-consenti, représente une violence comparable à la divulgation non consentie de photos intimes.
    Ca ne traite pas du débat de fond mais bon ... Je vais verser une petite larme pour eux demain

    Citation Envoyé par smarties
    beaucoup de risque avec toutes les fuites et une usurpation d'identité doit être un cauchemar.
    + 1 argument valable
    Ils font déjà n'imp sur des trucs pas grâve, que ce soit en France, au states ou n'importe ou.


    Citation Envoyé par OrthodoxWindows
    Comme si la majorité des gens allait se dire "quel gros porc, il regarde une représentation erroné du plaisir féminin et de rapport brutaux
    Donc tu penses le contraire ? A part banaliser la chose on ne traite pas du débat de fond, c'est dla daube...




    Citation Envoyé par der§en
    Et comment, vont-ils déterminer quel est ton âge derrière ton pseudo, si ce n’est de vouloir connaître impérativement ton identité ?

    Et hop, un pas de plus vers la dictature…
    Y a des solutions plus ou moins fiable pour pas connaître l'identité rattaché à un compte. Après oui ca revient à admettre que tu as crée un compte sur la plateforme.


    Citation Envoyé par calvaire
    Je trouve cette argument très bancale et même dangereux....
    Tout comme parler de liberté d'expression ou de dictature ...
    Un problème sans solution est un problème mal posé. (Albert Einstein)

  2. #62
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    Par défaut Après l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, la France va évaluer l'utilisation des VPN
    « Les VPN sont les prochains sur ma liste » : la France s'apprête à évaluer l'utilisation des VPN après l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans
    ce qui fait craindre une interdiction

    Les VPN pourraient être la prochaine cible du gouvernement français. L'Assemblée nationale vient d'adopter une loi interdisant l'accès aux médias sociaux aux moins de 15 ans et l'utilisation des téléphones portables dans les lycées. Dans la continuité de cette démarche, le gouvernement pourrait envisager d’élargir la régulation pour intégrer les VPN. Cette intention est motivée par la crainte que des mineurs ne recourent à ces outils pour contourner les restrictions d’accès géographique ou de vérification d’âge des plateformes sociales. Cette approche réglementaire controversée reflète les politiques restrictives en matière d'Internet des pays autoritaires comme la Chine.

    Les députés français ont récemment voté en faveur d'un projet visant à interdire l'utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure s’inscrit dans une dynamique de protection accrue des jeunes contre les risques identifiés des plateformes en ligne, incluant l’exposition à des contenus inappropriés, le cyberharcèlement et les effets potentiels sur la santé mentale. La loi doit encore être examinée par le Sénat avant d’entrer en vigueur.

    Si elle est adoptée, cela signifie que les mineurs français ne pourront pas utiliser des applications de médias sociaux comme Snapchat, Instagram et TikTok. Toutes les plateformes seront tenues de vérifier l'âge de tous leurs utilisateurs, y compris les adultes, avant la fin de l'année. Mais le gouvernement pourrait aller plus loin encore, en restreignant l’usage des VPN afin d'empêcher les adolescents de contourner l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux.


    « Si [cette législation] nous permet de protéger une très grande majorité d'enfants, nous continuerons. Et les VPN sont le prochain sujet sur ma liste », a déclaré la ministre déléguée à l'Intelligence artificielle et au Numérique, Anne Le Hénanff, lors d'une intervention sur la chaîne publique Franceinfo.

    « Nous avons franchi une étape très importante lundi [...] nous sommes le premier pays européen à avoir fixé cet âge, 15 ans. Ce n'est qu'un début », a déclaré Anne Le Hénanff, soulignant que l'âge moyen auquel un enfant s'inscrit sur les réseaux sociaux en France n'est que de huit ans et demi. « À huit ans et demi, je ne pense pas que quiconque connaisse les VPN, à moins d'avoir la complicité d'un adulte ». Ses propos ont déclenché un tollé en ligne.

    Des solutions difficiles à mettre en œuvre sur le plan technique

    La mise en œuvre pratique de l'interdiction des réseaux sociaux en France présente d'énormes obstacles techniques, ce qui explique pourquoi les autorités envisagent de restreindre l'accès aux VPN. Les plateformes de réseaux sociaux s'appuient principalement sur les informations d'âge fournies par les utilisateurs, qui peuvent être facilement falsifiées. Les critiques affirment que « ces mesures créent souvent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent ».

    Des systèmes de vérification de l'âge plus robustes, tels que la reconnaissance faciale ou la vérification des pièces d'identité officielles, soulèvent leurs propres problèmes de confidentialité et se heurtent à la résistance des groupes de défense des libertés civiles. Les VPN compliquent davantage l'application de la loi en permettant aux internautes de donner l'impression qu'ils accèdent à des services depuis des pays qui ne sont pas soumis à cette interdiction.

    L'approche de la France diffère nettement de celle d'autres pays qui tentent d'imposer des restrictions similaires. L'Australie a récemment adopté une loi obligeant les plateformes de réseaux sociaux à vérifier l'âge des utilisateurs, mais sans cibler l'utilisation des VPN. La loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act) impose également des responsabilités aux plateformes plutôt que de restreindre les outils utilisés par les utilisateurs.

    La volonté de la France d'envisager une réglementation des VPN suggère un cadre réglementaire plus complet, et potentiellement plus intrusif, qui pourrait obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN, une proposition techniquement complexe et controversée.

    Bien sûr, si le commentaire d'un seul membre du gouvernement français ne signifie pas que la France va effectivement interdire les VPN pour toute la population, il indique toutefois la direction que certains dirigeants du pays souhaitent prendre. Les détracteurs ont réagi aux déclarations de la ministre Anne Le Hénanff en exprimant leur inquiétude quant au fait que ces tentatives de mesures protectrices s'orientaient vers une direction autoritaire.

    La France accusée de porter atteinte aux libertés numériques

    Ce n'est pas la première fois que les VPN sont confrontés à des restrictions potentielles dans le pays. En 2023, un projet d'amendement à la loi SREN avait également exploré cette possibilité. Mais cette disposition a finalement été rejetée. La déclaration de la ministre Anne Le Hénanff a rapidement suscité des critiques en ligne. L'écrivain et réalisateur français Alexandre Jardin a comparé ce projet à ceux observés dans les régimes autoritaires.

    « Ce qui était considéré hier comme un délire paranoïaque est désormais officiellement admis : l'interdiction des réseaux sociaux n'est que le début de la censure d'Internet. Le ministre annonce déjà, sans même le cacher, le contrôle des VPN, comme dans les régimes autoritaires », a déclaré le réalisateur.

    Les principaux fournisseurs de VPN ont réagi avec force à la tentative française. ExpressVPN, NordVPN et d'autres services de premier plan ont publié des déclarations défendant leur rôle dans la protection de la vie privée et de la sécurité des utilisateurs. Le secteur des VPN, évalué à plus de 44 milliards de dollars à l'échelle mondiale, fait valoir que ses services servent des objectifs légitimes qui vont bien au-delà du contournement des restrictions d'âge.

    Les répercussions économiques vont au-delà des entreprises de VPN elles-mêmes. La France accueille de nombreuses entreprises technologiques et startups qui s'appuient sur la technologie VPN pour sécuriser leurs opérations. Les entreprises de cybersécurité utilisent les VPN comme composants fondamentaux de leurs architectures de sécurité. Toute restriction pourrait désavantager les entreprises françaises dans l'économie numérique mondiale.

    En conséquence, cela pourrait pousser les talents technologiques et les investissements vers des pays ayant des politiques Internet plus permissives. Le secteur technologique français, qui a connu une croissance substantielle au cours des dernières années, pourrait être confronté à des désavantages concurrentiels si les entreprises doivent se conformer à des réglementations VPN complexes auxquelles leurs concurrents ailleurs ne sont pas soumis.

    Protection des enfants : une justification remise en question

    Si la protection des enfants en ligne bénéficie d'un large soutien public, les solutions proposées par le gouvernement français sont controversées. Les experts s'interrogent sur l'efficacité et la proportionnalité des restrictions relatives aux VPN. Les organisations de protection de l'enfance soulignent que la plupart des jeunes ne disposent pas des compétences techniques nécessaires pour utiliser les VPN, ce qui suggère que le problème est peut-être exagéré.

    Le fait de se concentrer sur les restrictions relatives aux VPN risque de détourner l'attention d'interventions plus efficaces, telles que l'amélioration de l'éducation numérique, la conception de meilleures plateformes et le renforcement des outils de contrôle parental qui ne nécessitent pas d'infrastructure de surveillance gouvernementale. En outre, les recherches sur les restrictions Internet et la sécurité des enfants donnent des résultats mitigés.

    Par exemple, les pays qui appliquent un filtrage étendu d'Internet, comme la Chine et l'Iran, sont toujours confrontés à des problèmes importants en matière d'exploitation des enfants en ligne et de leur exposition à des contenus préjudiciables. À l'inverse, les pays qui appliquent des restrictions minimales, mais disposent de programmes éducatifs solides et de mesures concernant la responsabilisation des plateformes ont obtenu de meilleurs résultats.

    Les données disponibles suggèrent que les restrictions techniques brutales peuvent être moins efficaces que les approches globales qui s'attaquent aux causes profondes des préjudices en ligne tout en préservant les droits numériques. Andy Yen, fondateur et PDG de Proton, la société à l'origine de Proton VPN, a averti que « l'interdiction des VPN violerait les droits fondamentaux des individus qui sont au cœur des valeurs françaises et européennes ».

    Implications plus larges pour la politique numérique européenne

    Les délibérations de la France sur les VPN interviennent à un moment charnière pour la politique numérique européenne. Le continent s'est positionné comme un leader mondial en matière de réglementation technologique, trouvant un équilibre entre innovation, protection des consommateurs et droits fondamentaux. La récente loi sur les services numériques (DSA), le RGPD et les propositions de réglementation sur l'IA reflètent cette approche.

    Cependant, les restrictions sur les VPN marqueraient un changement d'orientation, passant de la réglementation des plateformes et des services au contrôle des outils utilisés par les citoyens pour accéder à Internet, une philosophie réglementaire plus intrusive qui reflète les politiques appliquées dans les pays autoritaires.

    D'autres pays européens observent attentivement les initiatives de la France. Les pays confrontés à des défis similaires en matière de sécurité des enfants en ligne et de modération des contenus pourraient considérer la réglementation française sur les VPN comme un modèle à adopter. À l'inverse, les pays qui accordent la priorité aux droits numériques et à la liberté sur Internet pourraient voir l'approche française comme un exemple à ne pas suivre.

    Le résultat pourrait influencer le maintien de la philosophie réglementaire actuelle de l'Europe ou son évolution vers des modèles de gouvernance Internet plus restrictifs. Dans un Internet qui ne connaît pas de frontières, la décision de la France aura inévitablement des répercussions sur les utilisateurs bien au-delà du territoire français, ce qui pourrait fragmenter le marché unique numérique que les décideurs politiques ont mis des années à construire.

    Conclusion

    Un VPN permettrait potentiellement aux internautes français âgés de moins de 15 ans de contourner l'interdiction des réseaux sociaux. Ce que le gouvernement français pourrait tenter d'empêcher en restreignant l'usage des VPN. Cependant, un VPN offre des avantages en matière de confidentialité, et l'introduction d'exigences de vérification de l'âge nécessitant la communication de données personnelles annule en grande partie l'intérêt de ces services.

    Sortis de leur contexte, les propos de la ministre Anne Le Hénanff sont inquiétants, en particulier pour notre liberté numérique. Pour l'instant, la ministre n'a pas dit qu'elle envisage de restreindre l'usage de VPN ou de les bloquer d'une façon générale. L'on est toutefois en droit d'en douter, compte tenu de la volonté des responsables français et européens de nous surveiller et de nous contrôler (en particulier via le projet de loi controversé Chat Control).

    Source : Anne Le Hénanff, ministre française déléguée à l'Intelligence artificielle et au Numérique

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des commentaires de la ministre Anne Le Hénanff sur les VPN ?
    Ses commentaires suggèrent-ils que la France se dirige vers des restrictions sur l'usage des VPN ?
    Que pensez-vous de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? Cette loi est-elle pertinente ?
    Les experts affirment que la mise en œuvre pratique de cette interdiction présente d'énormes obstacles techniques. Qu'en pensez-vous ?

    Voir aussi

    L'Assemblée nationale adopte l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et interdit les téléphones portables dans les lycées, la France devenant le deuxième pays après l'Australie

    Emmanuel Macron dit avoir demandé au gouvernement "d'engager la procédure accélérée" d'une proposition de loi pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, dès la rentrée scolaire prochaine

    Des millions d'enfants et d'adolescents perdent l'accès à leurs comptes alors que l'Australie applique la première interdiction au monde des réseaux sociaux, incluant TikTok, YouTube, Instagram et Facebook

  3. #63
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    Un VPS en Chine sur AliExpress et c’est vite réglé.

    C’est peut-être même une bonne chose : des jeunes motivés à vouloir accéder au porno et à Facebook vont se mettre à l’informatique, créer un serveur Linux dans le cloud, l’administrer, comprendre comment ça fonctionne vraiment et y déployer OpenVPN.

    L’URSS formait très bien en mathématiques et en sciences dures (physique, algorithmique, logique). Après sa chute, avec peu de moyens, du matériel obsolète et aucune solution clé en main, cette base théorique solide a forcé toute une génération à bricoler, optimiser et comprendre les systèmes en profondeur. La contrainte matérielle combinée à une excellente formation scientifique a produit des profils très forts en informatique, systèmes et sécurité.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  4. #64
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    Concrètement ça se passe comment sur le plan technique ? On va bien rigoler.

    On passe au SPN du coup?
    https://safing.io/blog/2022/09/06/spn-vs-vpns/

    Encore une loi inutile qui n'existe que pour pomper du fric

  5. #65
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    Citation Envoyé par Bardaz Voir le message
    Concrètement ça se passe comment sur le plan technique ? On va bien rigoler.

    On passe au SPN du coup?
    https://safing.io/blog/2022/09/06/spn-vs-vpns/

    Encore une loi inutile qui n'existe que pour pomper du fric
    DPI techniquement, mais en réalité, ils vont plutôt bloquer les paiements vers les fournisseurs VPN.

    J'ajoute qu'il est plus qu'urgent que les gens s'alertent de la tournure que prend notre pays concernant la liberté et les droits fondamentaux.

  6. #66
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    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Ce n'est pas la première fois que les VPN sont confrontés à des restrictions potentielles dans le pays. En 2023, un projet d'amendement à la loi SREN avait également exploré cette possibilité. Mais cette disposition a finalement été rejetée. La déclaration de la ministre Anne Le Hénanff a rapidement suscité des critiques en ligne. L'écrivain et réalisateur français Alexandre Jardin a comparé ce projet à ceux observés dans les régimes autoritaires.

    « Ce qui était considéré hier comme un délire paranoïaque est désormais officiellement admis : l'interdiction des réseaux sociaux n'est que le début de la censure d'Internet. Le ministre annonce déjà, sans même le cacher, le contrôle des VPN, comme dans les régimes autoritaires », a déclaré le réalisateur.
    Ouais mais normalement le gouvernement devrait avoir beaucoup de mal à le faire passer.
    Interdire l'utilisation de VPN en France ne va pas être simple.

    Si ça se trouve ça va être directement fait à l'échelle union-européenne.

    Citation Envoyé par Mathis Lucas Voir le message
    Que pensez-vous de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans ? Cette loi est-elle pertinente ?
    Les experts affirment que la mise en œuvre pratique de cette interdiction présente d'énormes obstacles techniques. Qu'en pensez-vous ?
    Les histoires de vouloir protéger les enfants de la pornographie et des réseaux sociaux ne sont que des prétextes.
    L'objectif est de surveiller la population.

    Pour soit disant protéger certains, tout le monde va devoir perdre des libertés.
    C'est comme d'habitude : Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour...
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  7. #67
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    Par défaut Une répression contre les VPN est susceptible de suivre après l'instauration des contrôles d'âge en ligne
    Les contrôles d'âge en ligne sont désormais à la mode et une répression contre les VPN est susceptible de suivre, d’après des mesures légales en gestation dans divers pays dont la France

    Les réseaux privés virtuels (VPN), initialement développés dans les années 1990 pour sécuriser les communications professionnelles sur Internet, ont évolué dans les usages. Conçus à l'origine pour créer des tunnels chiffrés permettant le transfert de données sans recourir à des lignes louées coûteuses, les VPN ont ensuite été popularisés par des technologies telles qu'OpenVPN, qui offrait des solutions sécurisées et open source tant aux entreprises qu'aux particuliers.

    Les révélations d'Edward Snowden en 2013, qui ont mis au jour la surveillance de masse exercée par la NSA, ont marqué un tournant, suscitant une inquiétude généralisée du public concernant la confidentialité en ligne. Des enquêtes menées par Pew Research en 2015 et 2016 ont révélé qu'une proportion importante d'Américains a commencé à adopter des comportements visant à protéger leur vie privée, notamment l'utilisation de VPN pour masquer leurs traces numériques. En parallèle, les VPN ont gagné en popularité pour accéder à des contenus soumis à des restrictions géographiques, tels que les services de streaming et le téléchargement de torrents. La donne est susceptible de changer avec le passage à la mode des contrôles d’âge en ligne dont l’efficacité nécessite entre autres le blocage des VPN.


    La France a les VPN dans son viseur

    L'Assemblée nationale française vient d'adopter une loi interdisant l'accès aux médias sociaux aux moins de 15 ans et l'utilisation des téléphones portables dans les lycées. Dans la continuité de cette démarche, le gouvernement est susceptible d’envisager d’élargir la régulation pour intégrer les VPN. Cette intention est motivée par la crainte que des mineurs ne recourent à ces outils pour contourner les restrictions d’accès géographique ou de vérification d’âge des plateformes sociales. Cette approche réglementaire controversée reflète les politiques restrictives en matière d'Internet des pays autoritaires comme la Chine.

    Les députés français ont récemment voté en faveur d'un projet visant à interdire l'utilisation des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Cette mesure s’inscrit dans une dynamique de protection accrue des jeunes contre les risques identifiés des plateformes en ligne, incluant l’exposition à des contenus inappropriés, le cyberharcèlement et les effets potentiels sur la santé mentale. La loi doit encore être examinée par le Sénat avant d’entrer en vigueur.

    Si elle est adoptée, cela signifie que les mineurs français ne pourront pas utiliser des applications de médias sociaux comme Snapchat, Instagram et TikTok. Toutes les plateformes seront tenues de vérifier l'âge de tous leurs utilisateurs, y compris les adultes, avant la fin de l'année. Mais le gouvernement pourrait aller plus loin encore, en restreignant l’usage des VPN afin d'empêcher les adolescents de contourner l’interdiction d’accès aux réseaux sociaux.


    La France envisage d’obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN

    La mise en œuvre pratique de l'interdiction des réseaux sociaux en France présente d'énormes obstacles techniques, ce qui explique pourquoi les autorités envisagent de restreindre l'accès aux VPN. Les plateformes de réseaux sociaux s'appuient principalement sur les informations d'âge fournies par les utilisateurs, qui peuvent être facilement falsifiées. Les critiques affirment que « ces mesures créent souvent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent ».

    Des systèmes de vérification de l'âge plus robustes, tels que la reconnaissance faciale ou la vérification des pièces d'identité officielles, soulèvent leurs propres problèmes de confidentialité et se heurtent à la résistance des groupes de défense des libertés civiles. Les VPN compliquent davantage l'application de la loi en permettant aux internautes de donner l'impression qu'ils accèdent à des services depuis des pays qui ne sont pas soumis à cette interdiction.

    L'approche de la France diffère nettement de celle d'autres pays qui tentent d'imposer des restrictions similaires. L'Australie a récemment adopté une loi obligeant les plateformes de réseaux sociaux à vérifier l'âge des utilisateurs, mais sans cibler l'utilisation des VPN. La loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act) impose également des responsabilités aux plateformes plutôt que de restreindre les outils utilisés par les utilisateurs.

    La volonté de la France d'envisager une réglementation des VPN suggère un cadre réglementaire plus complet, et potentiellement plus intrusif, qui pourrait obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN, une proposition techniquement complexe et controversée.

    Le commentaire d'un seul membre du gouvernement français ne signifie pas que la France va effectivement interdire les VPN pour toute la population. Il indique toutefois la direction que certains dirigeants du pays souhaitent prendre. Les détracteurs ont réagi aux déclarations de la ministre Anne Le Hénanff en exprimant leur inquiétude quant au fait que ces tentatives de mesures protectrices s'orientaient vers une direction autoritaire.

    Grosso modo, les responsables français et européens ont pour objectif d’instaurer une surveillance de masse comme l’illustre le projet ChatControl

    En effet, les conséquences de l’entrée en vigueur de ce projet de loi sont :

    • toutes les conversations en ligne et tous les courriels seront automatiquement fouillés pour détecter tout contenu suspect. Rien ne reste confidentiel ou secret. Il ne sera pas nécessaire d'obtenir une ordonnance du tribunal ou d'avoir un soupçon initial pour effectuer une recherche dans les messages ;
    • si un algorithme classe le contenu d'un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Ces mêmes contenus pourront être consultés par des personnes inconnues ou se retrouver entre les mains d’individus mal intentionnés ;
    • les conversations intimes pourront être lues par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte qui ciblent la "sollicitation d'enfants" signalent souvent à tort les conversations intimes ;
    • des tiers pourront être faussement signalés et faire l'objet d'enquêtes pour diffusion présumée de matériel d'exploitation sexuelle d'enfants. Les algorithmes de contrôle des messages et des chats sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d'enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 86 % de tous les signalements générés par des machines s'avèrent sans fondement ;
    • lors d’un voyage à l'étranger, l’on peut se retrouver face à de gros problèmes. Les rapports générés par les machines sur les communications pourront être transmis à d'autres pays, comme les États-Unis, où la confidentialité des données demeure très mal encadrée, ce, avec des résultats incalculables ;
    • ce serait la porte ouverte pour les services de renseignement et les pirates sur les conversations et courriels.

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette multiplication de projets de loi qui menacent les libertés individuelles en Europe ? Vers un espace européen totalitaire ?

    Voir aussi :

    Le bitcoin vaut moins que le coût d'extraction, selon JPMorgan, le coût de revient moyen pondéré d'un bitcoin étant estimé à environ 4060 $
    La cryptomonnaie de Facebook, une opportunité de 19 milliards de dollars de revenus, et une nouvelle affaire autre que la publicité, selon Barclays
    La majorité du marché de bitcoin est une tromperie, 95 % du volume des échanges de cette monnaie étant truqué, selon une nouvelle étude
    Cryptomonnaie : le crash du marché laisse des entreprises en faillite dans son sillage, des développeurs étant privés de financement supplémentaire
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  8. #68
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Que pensez-vous de cette multiplication de projets de loi qui menacent les libertés individuelles en Europe ? Vers un espace européen totalitaire ?
    L'UE veut pouvoir contrôler tous les peuples qui en sont membres. Mais elle ne peut pas le reconnaître. Elle ne peut pas dire qu'elle souhaite mettre fin à des libertés, qu'elle souhaite surveiller tous les citoyens.
    Elle doit utiliser des prétextes.

    En principe le prétexte d'empêcher les mineurs d'utiliser Snapchat et Instagram ne devrait pas fonctionner.
    Le prétexte de vouloir lutter contre l'échange de documents pédopornographique n'a pas fonctionné alors qu'il était beaucoup plus solide.
    Le prétexte de la lutte contre le terrorisme n'a pas fonctionné non plus.

    C'est aux parents de faire en sorte que les enfants n'aillent pas sur Snapchat et Instagram.

    J’espère que l'UE ne réussira jamais à interdire les VPN, pour l'instant c'est pratique contre Hadopi, dans le futur ce sera encore plus utile.
    Plus l'UE deviendra totalitaire plus il sera important de pouvoir aller voir ce qu'elle ne veut pas qu'on voit.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  9. #69
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    Ce qui va être chiant, c'est de payer son abo VPN en cryptos. Pour le reste, ça va rien changer.

  10. #70
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    Citation Envoyé par RenarddeFeu Voir le message
    Ce qui va être chiant, c'est de payer son abo VPN en cryptos. Pour le reste, ça va rien changer.
    pourquoi faire ?

    un simple vps en chine ou autre hors ue payer légalement en euro sur un cloud (aliexpress, amazon...etc), dessus tu installes openvpn et le probleme est réglé.
    C'est même bien mieux comme solution, car les vpn ont leurs ip de blacklisté dans la plupart des services, il est facile en 2026+ de savoir si tu utilise un vpn.
    avec le vps et son ipv4 dédié, ce sera comme un vrai utilisateur.

    d'ailleurs avec les solutions arm low cost, je pense même qu'on peut en trouver moins cher qu'un abonnement vpn. Un simple dual core arm pas cher et 512-1go de ram suffit pour y faire tourner un linux et openvpn.
    dernier avantage, si tu as du stockage dessus, tu pourras seeder les torrents.
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

  11. #71
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    La volonté de la France d'envisager une réglementation des VPN suggère un cadre réglementaire plus complet, et potentiellement plus intrusif, qui pourrait obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN, une proposition techniquement complexe et controversée.
    Les fournisseurs d’accès à Internet ne peuvent pas surveiller le trafic VPN car il est chiffré, non ?
    N'est-ce pas ça le principe du truc ?
    Pouvoir visiter des sites sans que ton FAI ne le sache ?

    Ces histoires de surveiller les communications des gens rappellent le film "La Vie Des Autres".

    On nous a toujours qu'il ne fallait pas donner d'outil de surveillance à l'État au cas où des méchants prendraient le pouvoir.
    On nous a toujours dit que la liberté était une valeur fondamentale qu'il fallait toujours absolument respecté.
    Il faudra faire comprendre à ceux qui voteront ces projets (députés ?) que la surveillance de masse c'est dangereux.

    Bon l'instant ça semble aller, ce que les protecteurs de la liberté appellent "projet Chat Control" ne passent pas.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  12. #72
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    Par défaut Comment la France espère imposer sa loi à des plateformes américaines soumises au droit européen
    Macron veut interdire les réseaux sociaux aux mineurs dès septembre et le Sénat adopte sa propre version de la loi :
    comment la France espère imposer sa loi à des plateformes américaines soumises au droit européen

    Le Sénat a adopté le 31 mars 2026 sa propre version de la proposition de loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, creusant les divergences avec l'Assemblée nationale sur fond de fragilité juridique et d'impossibilité technique à court terme. Derrière l'ambition politique d'Emmanuel Macron, c'est un chantier colossal et partiellement miné qui s'ouvre pour les plateformes, les régulateurs et les architectes du futur système d'identité numérique européen.

    Le 31 mars 2026, le Sénat a voté très largement en faveur de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Mais le processus parlementaire est loin d'être achevé : un désaccord persistant entre le gouvernement et la Haute Assemblée rend inévitable un nouveau cycle de navette législative.

    L'Assemblée nationale, elle, avait adopté une version plus radicale en janvier : toutes les plateformes de réseaux sociaux auraient l'obligation de supprimer les comptes appartenant aux moins de 15 ans et de refuser tout nouvel utilisateur en dessous de cet âge. Le Sénat, en revanche, a opté pour un système à deux niveaux, distinguant les plateformes considérées comme susceptibles de nuire au développement physique, mental ou moral de l'enfant, de celles qui resteraient accessibles avec le consentement des parents.

    Cette architecture à deux vitesses n'est pas sans logique. Le Conseil d'État avait alerté dès le 13 janvier 2026 sur les risques d'une « interdiction générale et absolue » portant sur l'ensemble des plateformes, y compris celles dont l'utilisation ne constitue pas un danger pour les mineurs. Le même avis soulignait que les États membres ne peuvent pas imposer des obligations supplémentaires aux plateformes au sens du Digital Services Act (DSA), ce que faisait pourtant le texte initial.

    La rapporteure centriste Catherine Morin-Desailly a résumé la situation devant la tribune : la France adopte une loi dont l'application dépendra des autorités des autres États membres ou de la Commission européenne, une situation jugée inédite et insatisfaisante. La Commission doit se prononcer avant l'adoption définitive du texte, une démarche pouvant prendre plusieurs semaines.

    Un précédent raté qui pèse sur les débats

    Ce n'est pas la première tentative législative de la France dans ce domaine. Une loi promulguée en 2023, portée par Laurent Marcangeli, imposait déjà aux réseaux sociaux de refuser l'inscription aux enfants de moins de 15 ans sauf accord parental. Elle n'avait jamais été appliquée, faute d'articulation satisfaisante avec le droit de l'Union européenne.

    Depuis juillet 2023, la majorité numérique à 15 ans existait donc en théorie : toute inscription sur un réseau social nécessitait, avant cet âge, une autorisation parentale, et les plateformes devaient mettre en place une vérification de l'âge sous peine de sanctions financières. Mais la loi n'avait jamais vraiment été appliquée, faute de cadre technique validé et en raison des contraintes du DSA.

    C'est ce précédent embarrassant qui a conduit le président Macron à hausser le ton. Lors de ses vœux du 31 décembre, il avait élevé l'interdiction des réseaux sociaux avant 15 ans au rang de priorité nationale. La proposition de loi est portée par la députée Ensemble pour la République Laure Miller, avec le soutien actif du gouvernement. L'objectif affiché est une entrée en vigueur dès la rentrée scolaire de septembre 2026.

    Pour les nouveaux comptes, l'interdiction serait effective dès septembre 2026. Pour les comptes existants, une mise en conformité incluant une vérification d'âge rigoureuse devrait intervenir d'ici le 1er janvier 2027. Les plateformes qui ne respecteraient pas la loi s'exposeraient à une amende pouvant atteindre 6 % de leur chiffre d'affaires mondial.


    La vérification d'âge : le nœud gordien

    C'est ici que le projet bute sur ses contradictions les plus profondes. Car vouloir interdire l'accès à des plateformes mondiales aux utilisateurs mineurs sans système de vérification d'âge opérationnel, c'est énoncer un principe sans en avoir les moyens.

    Les méthodes évoquées (selfie pour reconnaissance faciale, envoi de documents d'identité ou de carte bancaire) sont inspirées des expérimentations déjà menées sur les sites pornographiques. La CNIL recommande depuis 2021 un système dit de « double anonymat » : un tiers de confiance reçoit la preuve de majorité, valide l'âge, et envoie une simple confirmation aux plateformes, sans stocker ni identité ni historique de navigation.

    Mais des chercheurs comme Olivier Blazy, cryptographe à Polytechnique, soulignent que les algorithmes d'estimation d'âge peinent à distinguer correctement les profils entre 11 et 18 ans, risquant de bloquer des utilisateurs légitimes tout en laissant passer des mineurs déterminés. La CNIL a par ailleurs émis de vives réserves contre la collecte massive de données personnelles qu'implique une vérification généralisée, et préconise de limiter strictement le recours à la reconnaissance faciale.

    Les autorités elles-mêmes reconnaissent que des contournements resteront possibles. Un VPN suffit à faire apparaître un internaute comme résidant dans un pays moins strict. La CNIL rappelle cette limite sans détour. L'analogie avec les contenus pour adultes est éloquente : malgré les obligations légales imposées aux sites pornographiques depuis plusieurs années, aucun système n'a réellement empêché l'accès des mineurs à ces contenus.

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    L'Europe en embuscade : le DSA, le DSA, et encore le DSA

    Toute l'architecture législative française bute sur un mur réglementaire européen. Les grandes plateformes (Meta, TikTok, X) opèrent presque toutes depuis des entités basées en Irlande ou au Luxembourg. En vertu du DSA, ce sont les règles de l'Union européenne qui s'appliquent à elles, et non les législations nationales isolées.

    Le DSA fixe un socle commun à l'échelle de l'Union et limite la capacité des États membres à imposer des obligations nationales supplémentaires aux plateformes. Les États peuvent en revanche définir ce qui constitue un « contenu illicite ». Le législateur national peut donc interdire aux moins de 15 ans l'accès à certains contenus sur les réseaux sociaux, mais sans faire peser l'interdiction directement sur les plateformes elles-mêmes, une nuance juridique centrale que le texte initial de l'Assemblée ignorerait.

    Le Parlement européen a d'ailleurs durci le ton à l'automne 2025 en appelant à un âge minimum harmonisé à 16 ans pour l'accès aux réseaux sociaux et à certains compagnons d'intelligence artificielle, un seuil supérieur à celui envisagé par Paris.

    La Commission européenne joue un rôle d'arbitre qu'elle n'a pas encore exercé pleinement. Le président de la commission de la Culture au Sénat, Laurent Lafon, a interpellé le gouvernement de façon cinglante : « Vous dites partout que la proposition de loi de Mme Miller ne pose pas de problème d'inconventionnalité. Donnez-nous des traces écrites. Mettez-nous en contact avec la Commission européenne. »

    eIDAS 2.0 : la solution à moyen terme que personne n'a encore

    La voie la plus cohérente sur le plan technique est aussi la moins disponible à court terme. La Commission européenne développe une solution dite de « mini-portefeuille », reposant sur les mêmes spécifications techniques que les portefeuilles européens d'identité numérique (EUDI Wallet) prévus par le règlement eIDAS 2. Cette architecture permettrait de prouver un attribut, comme le fait d'avoir plus de 15 ans, sans révéler l'ensemble de son identité. Les spécifications techniques et une version bêta sont déjà publiées.

    Selon eIDAS, ces portefeuilles devraient être opérationnels d'ici la fin de l'année 2026. Mais la Commission, en collaboration avec les autorités nationales de coordination des services numériques, travaille encore à en définir les conditions d'usage précises pour la vérification d'âge. La mise en place de systèmes de contrôle n'est donc pas prévue avant début 2027, soit après l'échéance de septembre 2026 fixée par le gouvernement français. L'écart entre ambition politique et réalité technique est patent.

    Un mouvement mondial, mais des réponses divergentes

    La France ne légifère pas en vase clos. En décembre 2025, l'Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans. La semaine précédant le vote du Sénat français, l'Autriche avait adopté une interdiction pour les moins de 14 ans. L'Indonésie a suivi en mars 2026.

    Si la loi est définitivement adoptée, la France rejoindrait le cercle restreint des pays ayant choisi de réguler strictement l'accès des mineurs aux réseaux sociaux. La suite du processus passe nécessairement par une commission mixte paritaire réunissant députés et sénateurs pour tenter de dégager un texte commun, qui devra ensuite être validé par les deux chambres.

    Mais la comparaison avec l'Australie a ses limites. Canberra dispose d'une infrastructure numérique nationale et d'une plus grande liberté vis-à-vis du cadre européen. La France, elle, doit convaincre Bruxelles, coordonner avec vingt-six partenaires européens, et trouver une solution technique qui respecte à la fois la vie privée des utilisateurs, le RGPD, et l'architecture ouverte du DSA.

    Les risques de voir apparaître un internet à deux vitesses sont réels : les mineurs les plus vulnérables pourraient se tourner vers des plateformes moins régulées et plus dangereuses que TikTok ou Instagram, précisément parce qu'elles échappent aux radars réglementaires.

    Sources : Sénat, commission européenne

    Et vous ?

    La vérification d'âge sans collecte d'identité est-elle techniquement viable à grande échelle, ou l'objectif de « double anonymat » défendu par la CNIL est-il une chimère face à des plateformes mondiales qui n'ont aucun intérêt à investir massivement dans des systèmes qu'elles n'ont pas conçus ?

    Le modèle sénatorial (une liste de plateformes « nuisibles » établie par arrêté ministériel) ne risque-t-il pas de créer une forme de certification officielle de l'innocuité pour les réseaux non listés, alors même que les algorithmes de recommandation fonctionnent de façon similaire sur toutes les plateformes ?

    L'Australie a interdit les réseaux sociaux aux moins de 16 ans sans attendre de solution technique parfaite : faut-il en conclure que la réglementation peut précéder la technique, quitte à rester partiellement symbolique dans un premier temps ?

    Le portefeuille d'identité numérique européen (EUDI Wallet) est-il en train de devenir, via la vérification d'âge, le cheval de Troie d'une identification systématique des internautes que les États n'auraient jamais pu imposer frontalement ?
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  13. #73
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    Vous avez accepté ça pour les sites porno.
    Vous allez l'accepté pour les réseaux sociaux.
    Vous l'accepterez pour tout Internet ?

    Si vous ne comprenez pas que l'anonymat (= les vérifications d'âge lève l'anonymat) permet la liberté d'expression et de vous protéger.
    Vous serez pour lever l'anonymat du vote, le secret des communications privés, à ne plus comprendre pourquoi il ne faut pas donner son adresse ou son identité à n'importe qui ...
    Bref, vous vous mettez en danger de façon stupide.

    C'est à cela que ménèra la "vérification d'âge", l'irresponsabilité et la stupidité des parents.

  14. #74
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    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les autorités elles-mêmes reconnaissent que des contournements resteront possibles. Un VPN suffit à faire apparaître un internaute comme résidant dans un pays moins strict. La CNIL rappelle cette limite sans détour. L'analogie avec les contenus pour adultes est éloquente : malgré les obligations légales imposées aux sites pornographiques depuis plusieurs années, aucun système n'a réellement empêché l'accès des mineurs à ces contenus.
    Pour que ça fonctionne leur truc, il faut mettre fin à l'anonymat sur internet (tous les utilisateurs devront prouver leur identité réelle pour se connecter à différents sites) et il faut interdire les VPN.

    Si tout cela était fait, les jeunes de moins de 15 ans iraient sur des applications moins connus et moins modérés, comme c'est écrit là :
    Citation Envoyé par Stéphane le calme Voir le message
    Les risques de voir apparaître un internet à deux vitesses sont réels : les mineurs les plus vulnérables pourraient se tourner vers des plateformes moins régulées et plus dangereuses que TikTok ou Instagram, précisément parce qu'elles échappent aux radars réglementaires.
    Donc il n'y a rien qui va dans ce projet. C'est nul de A à Z.

    À la limite l'état pourrait communiquer au sujet des applications de contrôle parentale.
    Du genre "Vous installez cette application sur votre smartphone, cette application sur les smartphones de vos enfants, vous configurez comme ça et paf ! Vous contrôlez ce que vos enfants on le droit de visiter ou pas".

    Est-ce qu'on peut responsabiliser les parents au sujet de l'éducation de leurs enfants ?
    Est-ce qu'ils ont une part de responsabilité dans ce que leurs enfants consultent ?
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  15. #75
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    Par défaut Après la France, une dizaine de pays de l’UE s'apprête à interdire aux mineurs l'accès aux reseaux sociaux
    La répression contre les réseaux sociaux prend de l'ampleur : Une dizaine de pays de l’UE s'apprête à interdire l'accès à ces plateformes aux mineurs, ce qui implique vérification d’âge pour tous

    L'Australie a été la première à instaurer une interdiction pour les moins de 16 ans en décembre 2025, déclenchant ainsi une tendance mondiale visant à protéger les mineurs contre les dangers en ligne. De grands pays, dont la France, la Grèce, le Royaume-Uni et l'Espagne, font désormais avancer des projets de loi visant à interdire ou à restreindre l'accès des enfants aux réseaux sociaux, ciblant généralement les moins de 15 ou 16 ans, avec une vérification obligatoire de l'âge.

    La liste des pays qui prévoient ou qui ont déjà mis en œuvre des interdictions ou restrictions concernant les réseaux sociaux va en s’allongeant

    L’Australie a mis en place en décembre 2025 une interdiction visant les enfants de moins de 16 ans, qui s'applique à des plateformes telles qu'Instagram, TikTok et Facebook.

    La Grèce a annoncé une interdiction visant les enfants de moins de 15 ans, qui devrait entrer en vigueur en 2027. Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, personnalité de premier plan, réclame désormais la mise en place d'une vérification obligatoire de l'âge dans toute l'Union européenne.

    La France a adopté à l'Assemblée nationale un projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans ; ce texte est en attente d'une validation législative définitive.

    Le Royaume-Uni envisage une interdiction pour les enfants de moins de 16 ans.

    L’Espagne a annoncé en février 2026 son intention d'interdire les réseaux sociaux aux utilisateurs de moins de 16 ans et de mettre en place une vérification de l'âge.

    La Norvège a proposé un âge minimum de 15 ans pour l'accès aux réseaux sociaux, avec une législation introduite en 2025.

    La Malaisie envisage une interdiction pour les enfants de moins de 16 ans, avec des plans de mise en œuvre.

    L’Indonésie a mis en place de restrictions pour les enfants de moins de 16 ans sur les plateformes à haut risque, à partir de début 2026.

    Le Danemark élabore une législation visant à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.

    La Slovénie rédige un projet de loi visant à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans.

    L’Autriche propose une interdiction pour les enfants de moins de 14 ans.

    Le Portugal instaure une obligation d'obtenir le consentement parental pour les utilisateurs âgés de 13 à 16 ans.

    Certains pays comme la France envisagent d’obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN

    La mise en œuvre pratique de l'interdiction des réseaux sociaux en France comme dans d’autres pays présente d'énormes obstacles techniques, ce qui explique pourquoi les autorités envisagent de restreindre l'accès aux VPN. Les plateformes de réseaux sociaux s'appuient principalement sur les informations d'âge fournies par les utilisateurs, qui peuvent être facilement falsifiées. Les critiques affirment que « ces mesures créent souvent plus de problèmes qu'ils n'en résolvent ».

    Des systèmes de vérification de l'âge plus robustes, tels que la reconnaissance faciale ou la vérification des pièces d'identité officielles, soulèvent leurs propres problèmes de confidentialité et se heurtent à la résistance des groupes de défense des libertés civiles. Les VPN compliquent davantage l'application de la loi en permettant aux internautes de donner l'impression qu'ils accèdent à des services depuis des pays qui ne sont pas soumis à cette interdiction.

    L'approche de la France diffère nettement de celle d'autres pays qui tentent d'imposer des restrictions similaires. L'Australie a récemment adopté une loi obligeant les plateformes de réseaux sociaux à vérifier l'âge des utilisateurs, mais sans cibler l'utilisation des VPN. La loi britannique sur la sécurité en ligne (Online Safety Act) impose également des responsabilités aux plateformes plutôt que de restreindre les outils utilisés par les utilisateurs.

    La volonté de la France d'envisager une réglementation des VPN suggère un cadre réglementaire plus complet, et potentiellement plus intrusif, qui pourrait obliger les fournisseurs d'accès à Internet à bloquer ou à surveiller le trafic VPN, une proposition techniquement complexe et controversée.

    Le commentaire d'un seul membre du gouvernement français ne signifie pas que la France va effectivement interdire les VPN pour toute la population. Il indique toutefois la direction que certains dirigeants du pays souhaitent prendre. Les détracteurs ont réagi aux déclarations de la ministre Anne Le Hénanff en exprimant leur inquiétude quant au fait que ces tentatives de mesures protectrices s'orientaient vers une direction autoritaire.


    Grosso modo, les responsables français et européens ont pour objectif d’instaurer une surveillance de masse sur le modèle chinois

    En effet, les conséquences de l’entrée en vigueur du projet de loi dénommé ChatControl sont :

    • toutes les conversations en ligne et tous les courriels seront automatiquement fouillés pour détecter tout contenu suspect. Rien ne reste confidentiel ou secret. Il ne sera pas nécessaire d'obtenir une ordonnance du tribunal ou d'avoir un soupçon initial pour effectuer une recherche dans les messages ;
    • si un algorithme classe le contenu d'un message comme suspect, les photos privées ou intimes pourront être consultées par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières. Ces mêmes contenus pourront être consultés par des personnes inconnues ou se retrouver entre les mains d’individus mal intentionnés ;
    • les conversations intimes pourront être lues par le personnel et les sous-traitants de sociétés internationales et les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte qui ciblent la "sollicitation d'enfants" signalent souvent à tort les conversations intimes ;
    • des tiers pourront être faussement signalés et faire l'objet d'enquêtes pour diffusion présumée de matériel d'exploitation sexuelle d'enfants. Les algorithmes de contrôle des messages et des chats sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d'enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 86 % de tous les signalements générés par des machines s'avèrent sans fondement ;
    • lors d’un voyage à l'étranger, l’on peut se retrouver face à de gros problèmes. Les rapports générés par les machines sur les communications pourront être transmis à d'autres pays, comme les États-Unis, où la confidentialité des données demeure très mal encadrée, ce, avec des résultats incalculables ;
    • ce serait la porte ouverte pour les services de renseignement et les pirates sur les conversations et courriels.

    Et vous ?

    Que pensez-vous de cette multiplication de projets de loi qui menacent les libertés individuelles en Europe ? Vers un espace européen totalitaire ?

    Voir aussi :

    Le bitcoin vaut moins que le coût d'extraction, selon JPMorgan, le coût de revient moyen pondéré d'un bitcoin étant estimé à environ 4060 $
    La cryptomonnaie de Facebook, une opportunité de 19 milliards de dollars de revenus, et une nouvelle affaire autre que la publicité, selon Barclays
    La majorité du marché de bitcoin est une tromperie, 95 % du volume des échanges de cette monnaie étant truqué, selon une nouvelle étude
    Cryptomonnaie : le crash du marché laisse des entreprises en faillite dans son sillage, des développeurs étant privés de financement supplémentaire
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  16. #76
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    Le moment est venu. Toute une génération a été sacrifiée pour en arriver là. Des millions de jeunes ont servi de cobayes et souffrent désormais d’addictions, de troubles mentaux chroniques et de graves difficultés de concentration, parfois irréversibles. Ils vivront toute leur vie en situation de handicap, faute d’avoir été protégés.

  17. #77
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    cela me conforte dans mon choix d'avoir quitté l'union européenne.

    j'ai vu ça aussi il y'a 2 jours
    Les jeunes Allemands devront demander une autorisation à l’armée pour partir plus de 3 mois à l’étranger

    l'ue prends un chemin extrêmement inquiétant et me donne envie de bruler mon passport et d'avoir une autre nationalité.... je n'ai pas envie de revenir de force par l'armée...
    la censure et le contrôle des médias comme le fait l'UE, les lois de plus en plus liberticide et pro guerre... ca sent vraiment pas bon.


    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    Le moment est venu. Toute une génération a été sacrifiée pour en arriver là. Des millions de jeunes ont servi de cobayes et souffrent désormais d’addictions, de troubles mentaux chroniques et de graves difficultés de concentration, parfois irréversibles. Ils vivront toute leur vie en situation de handicap, faute d’avoir été protégés.
    les jeunes que je vois venir à Singapour sont contraire des gens tres brillant et tres lucide. Ils savent qu'ils aurait pas de retraite si ils étaient resté en france, ……et surtout, ils ont compris un truc simple : personne ne viendra les sauver.
    L’IA va remplacer les profils interchangeables, les États protègent d’abord leurs propres intérêts, et la facture des dettes publiques finira bien par retomber sur ceux qui travaillent.
    Donc ils anticipent : ils bougent, ils montent en compétences, ils cherchent les environnements qui récompensent l’effort. Les autres attendent… et subissent
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  18. #78
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    Citation Envoyé par Patrick Ruiz Voir le message
    Que pensez-vous de cette multiplication de projets de loi qui menacent les libertés individuelles en Europe ? Vers un espace européen totalitaire ?
    Avec un peu de chance aucun projet ne va passer.
    L'UE ne pourra peut-être pas avoir accès à toutes nos conversations personnelles.

    Et sinon tant pis…
    Qu'est-ce que tu veux faire aussi bien ?

    Il semble évident pour tout le monde que ça peut mal finir cette histoire de surveillance de masse, en principe les eurodéputés devraient comprendre que c'est dangereux.
    « George ? Qu’est-ce que j’ai à voir avec George ? Rien en fait ! Parce que si on réfléchit bien, moi je suis un vrai démocrate. »

  19. #79
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    Citation Envoyé par calvaire Voir le message
    les jeunes que je vois venir à Singapour sont contraire des gens tres brillant et tres lucide. Ils savent qu'ils aurait pas de retraite si ils étaient resté en france, ……et surtout, ils ont compris un truc simple : personne ne viendra les sauver.
    L’IA va remplacer les profils interchangeables, les États protègent d’abord leurs propres intérêts, et la facture des dettes publiques finira bien par retomber sur ceux qui travaillent.
    Donc ils anticipent : ils bougent, ils montent en compétences, ils cherchent les environnements qui récompensent l’effort. Les autres attendent… et subissent

    - L'IA ne va rien changer en soi. Elle va simplement creuser davantage les inégalités et polariser les classes sociales, comme d'autres technologies dans le passé. Rien de nouveau sous le soleil depuis la dernière révolution industrielle: les personnes les plus qualifiées seront celles qui s’en sortiront (le mieux), aux dépends des autres.

    - À l'heure actuelle, la plus part des États du monde ne protégent par leurs propres intérêts, ils sont au service de quelques superpuissances exacerbées. D’où les initiatives politiques visant à renforcer la « souveraineté numérique » et à réintroduire la conscription.

    Le problème des retraites en France tient surtout à des spécificités nationales. La France est la seule en Europe, voire au monde, à tenter de cumuler autant d’avantages : un temps de travail réduit (en théorie), des régimes particuliers et un âge de départ particulièrement bas pour une retraite à taux plein. Ce n'est pas un problème structurel ou démographique en premier lieux, mais plutôt culturel et politique. Ce sera résolu dès lors que les Français accepteront, collectivement, de travailler plus longtemps (comme tout le monde en Europe et au-delà), de faire plus de bébés ou de changer complétement la nature du système de financement, avec le risque de le rendre encore plus inégalitaire...

  20. #80
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    Citation Envoyé par alvi392 Voir le message
    Le problème des retraites en France tient surtout à des spécificités nationales. La France est la seule en Europe, voire au monde, à tenter de cumuler autant d’avantages : un temps de travail réduit (en théorie), des régimes particuliers et un âge de départ particulièrement bas pour une retraite à taux plein. Ce n'est pas un problème structurel ou démographique en premier lieux, mais plutôt culturel et politique. Ce sera résolu dès lors que les Français accepteront, collectivement, de travailler plus longtemps (comme tout le monde en Europe et au-delà), de faire plus de bébés ou de changer complétement la nature du système de financement, avec le risque de le rendre encore plus inégalitaire...
    c'est un probleme plus global.
    je l'ai vu des mon 1er salaire: l’impôt augmente, les charges augmente, même en augmentant bien le brut dans mon cas, le salaire net d’impôt lui suivait pas la meme courbe. Impossible en france de vite me coinstituer un patrimoine et subvenir a mes besoins. On me forçait à rester dans la pauvreté.

    D'un autre coté, les services de l'état se dégrade: obligé de payer une sécurité social et impossible de trouver un dermato en France, pour les autres spécialités c'est la galère à trouver et avoir un rdv. J'ai du aller dans une clinique privée... la retraite les règles du jeux change à chaque fois, je suis obligé de payer (de plus en plus) pour je ne sais quoi dans 40ans, si ca existe encore.
    Niveau finance, la dette ne fait que croitre sans contrôle et sans croissance qui l'accompagne, qui va payer ? perso j'ai envie de payer une dette imposé et qui ne m'a rien apporté.

    Je prefere un vivre soit dans un communisme à fond: pas de salaire mais un logement, une retraite et des soins garantie ou du capitalisme sauvage: un bon salaire, très peu d’impôts et je me démerde pour le reste.
    le mélange des 2 c'est une arnaque: tu paye pleins d’impôts, tu restes pauvre toute ta vie mais tu as pas grand chose en retour
    La France est un pays qui redistribue tout sauf de l'espoir.

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