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Intelligence artificielle Discussion :

Le PDG de Palantir fustige les critiques qui qualifient les logiciels de l'entreprise d'outils de surveillance


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #1
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    Par défaut Le PDG de Palantir fustige les critiques qui qualifient les logiciels de l'entreprise d'outils de surveillance
    Le PDG de Palantir appelle au patriotisme technologique et met en garde contre la guerre de l'IA,
    ses prises de position suscitent des interrogations sur la cohérence de son discours et ses valeurs

    Le nouveau livre d'Alex Karp, PDG de Palantir, "La République technologique : Hard Power, Soft Belief, and the Future of the West", s'inscrit dans un contexte idéologique où la technologie est perçue comme un levier de puissance géopolitique et militaire incontournable. Karp y défend une alliance renforcée entre la Silicon Valley et le gouvernement américain, arguant que la suprématie technologique est essentielle à la sécurité nationale et à l'avenir du pays. Dans ce qui pourrait être décrit comme la Première Guerre mondiale de l’IA, un nouvel acteur émerge en tête de la course : Tülu3-405B, le dernier modèle de l’Allen Institute for AI (AI2). Ce modèle open source de 405 milliards de paramètres a non seulement surpassé les offres controversées de DeepSeek, mais il rivalise également avec celles d'OpenAI sur plusieurs critères de performance clés.

    Cependant, ses prises de position suscitent des interrogations sur la cohérence de son discours et sur la nature des valeurs qu'il promeut. Loin de l'image d'un marxiste autoproclamé qu'il s'est parfois attribuée, Karp incarne plutôt l'idéologie d'une élite technologique dont l'engagement envers la puissance étatique s'apparente davantage à une vision néo-corporatiste qu'à une quelconque sensibilité socialiste. La fusion entre grandes entreprises et gouvernement, qu'il appelle de ses vœux, rappelle certaines définitions historiques du fascisme, notamment celle avancée par Mussolini.

    Nom : Alex Karp.PNG
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    De plus, son discours alarmiste sur les dangers d'une guerre de l'IA et la nécessité d'un « patriotisme technologique » semblent éluder les critiques fondamentales du capitalisme militaire et de la concentration des pouvoirs entre les mains de quelques entreprises privées. Si Karp prône un engagement des ingénieurs en faveur de la défense nationale, il ne remet jamais en question le rôle des acteurs privés comme Palantir dans l'évolution de cette dépendance technologique vis-à-vis de l'État.

    Enfin, le paradoxe de sa posture politique interroge : alors qu'il défend une coopération accrue entre le secteur technologique et le gouvernement, il se démarque de certains de ses homologues en soutenant Kamala Harris plutôt que les figures conservatrices dominantes de la Silicon Valley. Cette ambiguïté illustre bien l’ambivalence de son discours, où la critique des excès du "woke" côtoie une rhétorique de défense des institutions démocratiques.

    Ainsi, la lecture du livre de Karp révèle moins une analyse impartiale qu'un plaidoyer pour une vision spécifique du pouvoir technologique, où l’innovation et la défense se confondent dans une quête de suprématie nationale. Cette approche soulève des questions essentielles sur l’avenir du secteur technologique et son rapport avec l’État, mais aussi sur les véritables bénéficiaires de cette alliance stratégique.

    L’intelligence artificielle et la quête de suprématie technologique

    Tülu3-405B, un modèle open source de 405 milliards de paramètres a non seulement surpassé les offres controversées de DeepSeek, mais il rivalise également avec celles d'OpenAI sur plusieurs critères de performance clés. Comme DeepSeek, Tülu met l’accent sur le post-entraînement, en intégrant une approche basée sur le renforcement à partir de récompenses vérifiables (RLVR). Cette technique vise à améliorer l’IA en la récompensant ou en la sanctionnant selon la justesse de ses réponses à des tâches objectivement mesurables, telles que la résolution de problèmes mathématiques et le suivi d’instructions.

    Des chercheurs ont mis en garde les escrocs et les propagandistes du monde entier contre le déploiement d'outils d'IA pour créer des sites de fausses nouvelles, amenant souvent les lecteurs et les téléspectateurs à les prendre pour une source d'information authentique. Les outils d'IA générative offrent des moyens nettement moins coûteux et plus rapides de fabriquer du contenu, une tendance préoccupante car les mandataires l'utilisent de plus en plus pour influencer les masses au cours d'une année d'élections aux enjeux considérables dans le monde entier.

    L’impact de DeepSeek R1 et la course aux performances

    Le lancement de DeepSeek R1 a été un véritable séisme dans l’industrie de l’IA, remettant en cause les hypothèses dominantes sur les ressources nécessaires pour atteindre des performances de pointe. Ce modèle open source, censé égaler OpenAI o1 pour seulement 3 à 5 % du coût, a non seulement attiré l’attention des développeurs, mais a aussi poussé les entreprises à reconsidérer leur approche stratégique de l’IA.

    Depuis, la riposte ne s’est pas fait attendre. Les principaux acteurs du secteur ont multiplié les lancements de nouveaux modèles pour contrer o1 et DeepSeek R1. C’est dans ce contexte que l’Allen Institute for AI (AI2), fondé par Paul Allen, cofondateur de Microsoft, a dévoilé Tülu3-405B. Ce modèle incarne une vision où la puissance technologique devient une arme stratégique, s'inscrivant dans une logique qui n’est pas sans rappeler la position d’Alex Karp sur la fusion entre innovation et défense nationale.

    Les évaluations internes d’AI2 indiquent que Tülu3-405B surpasse régulièrement DeepSeek-V3, notamment sur les aspects de sécurité et de raisonnement mathématique. En outre, il rivalise directement avec GPT-4o d’OpenAI. Il surpasse également d'autres modèles post-entraînés à poids ouverts, tels que Llama 3.1 405B Instruct et Nous Hermes 3 405B.

    Cependant, cette montée en puissance de l’IA open source pose une question fondamentale : à qui profite réellement cette course technologique ? Comme Karp l’évoque dans La République technologique, la maîtrise de l’IA est désormais au cœur d’une nouvelle forme de guerre géopolitique et industrielle, où les acteurs privés jouent un rôle déterminant dans la consolidation du pouvoir étatique. Ainsi, si AI2 se positionne comme un institut à but non lucratif œuvrant pour le bien commun, la compétition actuelle montre que la frontière entre innovation ouverte et instrument de domination technologique devient de plus en plus ténue.

    Loin d’être une simple avancée scientifique, Tülu3-405B illustre une bataille stratégique où la suprématie algorithmique devient un enjeu de souveraineté. Derrière l’idéal d’une IA accessible à tous, c’est bien une redéfinition du rapport de force entre le secteur privé et l’État qui se joue, renforçant une dynamique que Karp décrit comme une fusion inévitable entre la technologie et la puissance militaire.

    « La République technologique » : une stratégie pour la suprématie numérique des États-Unis

    Dans La République technologique : Hard Power, Soft Belief, and the Future of the West, Alexander C. Karp, cofondateur et PDG de Palantir Technologies, et Nicholas W. Zamiska, haut responsable de l'entreprise, plaident pour une réévaluation profonde du rôle de la technologie dans la société occidentale. Ils soutiennent que la Silicon Valley, autrefois moteur d'innovations au service de l'intérêt national, s'est détournée de cette mission pour se concentrer sur des applications plus triviales, telles que les applications mobiles et les algorithmes de marketing. Cette évolution, selon les auteurs, a conduit à une perte de sens du bien commun et à un affaiblissement de la position technologique des États-Unis face à des concurrents mondiaux.

    Karp et Zamiska appellent à une collaboration renforcée entre le secteur technologique et le gouvernement américain, estimant que la suprématie technologique est essentielle à la sécurité nationale et à l'avenir du pays. Ils critiquent la culture libertaire et individualiste de la Silicon Valley, qui, selon eux, entrave une coopération efficace avec les institutions gouvernementales. Les auteurs suggèrent que les agences de sécurité nationale devraient être plus accueillantes envers les spécialistes du logiciel et simplifier les processus d'approvisionnement, souvent labyrinthiques et inefficaces.

    Cependant, certaines critiques soulignent que l'ouvrage accorde une attention insuffisante à des initiatives gouvernementales réussies, telles que la Defense Advanced Research Projects Agency (DARPA), qui a su intégrer des talents du secteur technologique pour mener à bien des projets innovants. De plus, le livre pourrait approfondir davantage les implications éthiques et sociétales de la dépendance croissante aux technologies avancées, notamment l'intelligence artificielle.

    Malgré ces réserves, « La République technologique » est salué comme un appel passionné à repenser la relation entre la technologie et le bien commun, rappelant une époque où le progrès technologique répondait à une mission nationale. Dans le contexte actuel de l'IA, la direction que prendra la Silicon Valley pourrait bien définir l'avenir du leadership américain dans le monde.


    En conclusion, l'ouvrage de Karp et Zamiska invite à une réflexion profonde sur la manière dont les démocraties occidentales peuvent maintenir leur prééminence technologique tout en préservant leurs valeurs fondamentales, suggérant qu'une alliance renouvelée entre la technologie et le gouvernement est cruciale pour relever les défis contemporains.

    Source : Palantir CEO Alex Karp : Everything you learned in school about the world is intellectually

    Et vous ?

    En prônant une alliance renforcée entre la Silicon Valley et l'État, Karp ne défend-il pas une forme de néo-corporatisme qui remet en question les principes de séparation entre pouvoir économique et pouvoir politique ?

    La vision de Karp n’implique-t-elle pas une dérive vers un modèle techno-autoritaire où la puissance de l’État repose sur des acteurs privés exerçant une influence disproportionnée ?

    Comment éviter que cette concentration de pouvoir ne conduise à une instrumentalisation de la technologie au service d’intérêts politiques particuliers, voire d’une dérive autoritaire ?

    Voir aussi :

    L'IA et la prolifération de la désinformation en ligne : « Nous sommes vraiment à l'orée de la fin de l'internet et personne n'en parle », les défis du déluge de contenus générés automatiquement

    La première guerre mondiale de l'IA vient de commencer : La nouvelle IA Tulu3-405B détruit DeepSeek et OpenAI, grâce à l'apprentissage par renforcement avec récompenses vérifiables, la nouvelle méthode d'Ai2
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  2. #2
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    J'invite n'importe qui a se renseigner sur Palantir Technologies, entreprise réputée dans les solutions de surveillance de masse ou leur mise en place. Ils sont responsables de XKeyScore, qui est impliqué dans l'affaire Snowden et le projet PRISM.

    Palantir Technologies n'est vraiment pas loin de Clearview AI, réputé pour avoir allègrement volé les données personnelles de millions d'Européens impunément, du fait de la législation américaine peu regardante sur les droits de qui n'est pas citoyen américain.

  3. #3
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    Par défaut Les USA doivent adopter un vaste système de surveillance basé sur l'IA, selon le PDG de Palantir, Alex Karp
    Les USA doivent adopter un vaste système de surveillance basé sur l'IA pour dominer la course mondiale à l'IA, plutôt que de risquer de se faire distancer par la Chine, selon le PDG de Palantir, Alex Karp

    Alex Karp, PDG de Palantir, a amplifié le débat sur l'avenir de l'intelligence artificielle (IA) en affirmant que les États-Unis devraient se préparer à étendre la surveillance basée sur l'IA afin de conserver leur avantage technologique sur la Chine. Dans des déclarations récentes, il a présenté la course mondiale à l'IA comme une compétition économique et géopolitique cruciale, affirmant que la technologie de Palantir était essentielle à la préservation de la puissance américaine, alors même que les détracteurs mettent en garde contre l'érosion de la vie privée et des normes démocratiques.

    Palantir Technologies Inc. est une société américaine cotée en bourse spécialisée dans les plateformes logicielles pour les données. Basée à Denver, dans le Colorado, elle a été fondée en 2003 par Peter Thiel, Stephen Cohen, Joe Lonsdale, Alex Karp et Nathan Gettings. En 2025, The Economist a qualifié Palantir d'entreprise peut-être la plus surévaluée de tous les temps, avec une valeur marchande de 430 milliards de dollars, soit plus de 600 fois ses bénéfices de 2024. En novembre 2025, ses actions étaient les plus chères du S&P 500, à 85 fois les ventes annuelles prévues.

    Alexander Caedmon Karp est un homme d'affaires et entrepreneur américain, PDG de la société de logiciels Palantir Technologies. Karp a commencé sa carrière en investissant dans des start-ups et des actions, puis a fondé Palantir en 2003 avec Peter Thiel. En 2025, le magazine Time l'a nommé dans la liste Time 100 des personnes les plus influentes au monde. La même année, sa fortune dépassait les 12 milliards de dollars, ce qui le classait parmi les 300 personnes les plus riches du monde selon Forbes et le Bloomberg Billionaires Index.

    Les récents propos du dirigeant de Palantir prolongent les thèses développées dans son livre "La République technologique", dans lequel il présente la technologie comme un pilier du pouvoir occidental. Alex Karp y prône une coopération étroite entre le secteur privé et l’État américain, appelant au patriotisme technologique et estimant que seule une approche unifiée permettra aux États-Unis de préserver leur avance dans la compétition mondiale dans le secteur de l'IA.

    Alex Karp, PDG de Palantir, a donc une nouvelle fois suscité la controverse avec ses opinions sans concession sur l'IA, la confidentialité des données et la concurrence géopolitique. Lors de récentes apparitions publiques, Karp a fait valoir que les États-Unis devraient donner la priorité à la victoire dans la course mondiale à l'IA, même si cela nécessite un état de surveillance plus étendu, plutôt que de risquer de se faire distancer par la Chine.


    Alex Karp, qui figure récemment dans le livre de Michael Steinberger intitulé « The Philosopher in the Valley », a présenté son entreprise, Palantir, comme un moteur indispensable à la prospérité économique américaine. Lorsqu'on lui a demandé de définir Palantir, il a affirmé : « Nous contribuons à la croissance du PIB des États-Unis. Nous faisons partie du PIB... de l'économie de l'IA où les choses sont utiles. » Il a toujours lié la croissance significative du PIB américain à l'IA, la présentant comme une force indéniable que tout le monde doit accepter, semblant écarter les préoccupations concernant les bulles spéculatives du marché ou l'impact sociétal à long terme.

    Le discours du dirigeant technologique oscille souvent entre de grandes déclarations sur l'importance mondiale de Palantir et des descriptions très informelles. Il a salué son entreprise comme « l'une des plus grandes entreprises au monde » accomplissant une « noble tâche » et, de manière plus familière, comme « l'entreprise la plus cool et la plus intéressante de la planète » avec un « produit cool » et une « culture cool ». Ce mélange de vision ambitieuse et d'autopromotion décontractée souligne sa conviction fervente quant au rôle essentiel de Palantir, non seulement pour les affaires, mais aussi pour la sécurité nationale et la position mondiale.

    Au cœur de la philosophie de d'Alex Karp se trouve une conviction dans l'exceptionnalisme américain. Faisant référence à « The Second Coming » de William Butler Yeats, il a écrit aux investisseurs : « Aujourd'hui, l'Amérique est le centre, et elle doit le rester. » Il a en outre affirmé qu'il était « erroné de proclamer avec désinvolture l'égalité de toutes les cultures et de toutes les valeurs culturelles ». Ces déclarations positionnent Karp moins comme un dirigeant du secteur des logiciels que comme un stratège géopolitique, présentant Palantir comme essentiel au maintien du leadership américain dans un monde de plus en plus complexe.

    Interrogé sur les inconvénients potentiels de l'IA, Alex Karp s'est concentré uniquement sur la rivalité avec la Chine. Il n'a pas approfondi les risques internes, mais a plutôt présenté le choix comme binaire : « Soit cela va bien ou mal se passer pour nous, soit cela va bien ou mal se passer pour la Chine. » Pour Karp, le risque d'un État surveillant au niveau national, bien que reconnu, est une préoccupation secondaire par rapport à la perspective que la Chine dicte les normes mondiales futures. Il a averti que si les États-Unis perdaient leur avance, « vous auriez beaucoup moins de droits ».

    Curieusement, la compréhension que Alex Karp a des préoccupations du public concernant la surveillance vire souvent à l'idiosyncrasie. Il a donné l'exemple d'un « droit divin » menacé par la surveillance : « mon droit d'aller manger un hot-dog avec une collègue avec laquelle je flirte alors que je suis marié ». Il a ensuite réitéré ce point, suggérant que la technologie de surveillance ne vise pas principalement à déterminer « si je couche avec trop de personnes en dehors de mon couple et si je mens à mon partenaire ». Cette digression particulière soulève des questions sur sa compréhension des préoccupations plus générales en matière de confidentialité des données et de libertés civiles.

    Enfin, lorsqu'il aborde le risque existentiel lié à l'IA, Alex Karp identifie « l'instabilité sociale » comme le principal danger. Il décrit celle-ci comme « des mouvements populistes assez fous qui n'ont manifestement aucun sens, comme si le gouvernement allait gérer les épiceries ». Cette perspective semble opposer un avenir axé sur l'IA et la surveillance à des solutions communautaires pour répondre aux besoins fondamentaux, comme la lutte contre les déserts alimentaires. Pour les détracteurs, la vision de Karp s'aligne commodément sur la voie qui maximise les profits de Palantir, ce qui rend sa « décision difficile » assez simple de son point de vue.

    Alors qu'Alex Karp justifie la surveillance par la nécessité stratégique, de nombreux chercheurs soulignent les dangers d’une IA incontrôlée. Plusieurs experts considèrent que l'IA pourrait provoquer une catastrophe de niveau nucléaire si elle échappait à la supervision humaine. La rivalité entre OpenAI et Google illustre ce risque, où la quête de puissance prime sur la sécurité collective.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous les propos du PDG de Palantir crédibles ou pertinents ?

    Voir aussi :

    Palantir remporte un contrat de 178 Mns $ pour construire une station terrestre appelée TITAN dotée d'une IA pour l'armée américaine, le système est qualifié de "premier véhicule défini par l'IA"

    La société d'analyse de données Palantir est "responsable de la plupart des opérations de ciblage en Ukraine", a déclaré son directeur général, Alex Karp, pour cibler les chars et l'artillerie

    Le directeur technique de Palantir affirme que le catastrophisme autour de l'IA est alimenté par « un manque de religion », une déclaration controversée, non étayée et jugée simpliste

    Anthropic s'associe à Palantir et AWS pour vendre l'IA aux agences de renseignement et de défense américaines. Meta, OpenAI et d'autres fournisseurs d'IA multiplient les accords avec l'armée
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  4. #4
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    pourtant bon nombre d'article sur ce site mentionnait que la chine était devant....

  5. #5
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    pourtant bon nombre d'article sur ce site mentionnait que la chine était devant....
    Mais là c'est pas pareil: c'est pour demander aux USA d'investir dans Palantir

  6. #6
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    Par défaut Le PDG de Palantir fustige les critiques qui qualifient les logiciels de l'entreprise d'outils de surveillance
    Le PDG de Palantir fustige les critiques « parasites » qui qualifient les technologies de l'entreprise d'outils de surveillance : « non seulement le patriotisme est juste, mais il vous rendra riche »

    Palantir est une entreprise technologique dont les activités sont très controverses. Elle développe des technologies militaires et est accusée d'être impliquée dans des activités de surveillance de masse. Mais le PDG Alex Karp n'est pas de cet avis. Il dénonce depuis longtemps ces critiques et a appelé au « patriotisme technologique ». Lors d'une récente sortie, Alex Karp s'est de nouveau attaqué à ceux qui présentent les technologies de Palantir comme des outils de surveillance. Il a qualifié certains de ces détracteurs de « parasites », affirmant que leur critique relève selon lui d’un parasitisme intellectuel ou moral. Il défend farouchement les activités de Palantir.

    Le 13 novembre 2025, Alex Karp a pris la parole lors de la conférence Yahoo Finance Invest pour répondre aux détracteurs de son entreprise. L'homme d'affaires a intensifié sa contre-offensive et mis en avant l'importance de sa société. Il a visé directement les analystes, les journalistes et les commentateurs politiques qui attaquent depuis longtemps à Palantir, la qualifiant de symbole d'un État surveillant envahissant ou encore d’entreprise surévaluée.

    Il n'est pas d'avis avec les analystes qui avaient recommandé de vendre l'action Palantir à 6, 12 ou 20 dollars, les accusant d'écarter les Américains d'une grande réussite technologique. Son message : « ils avaient tort à l'époque, ils ont tort aujourd'hui, et ils ont coûté beaucoup d'argent aux Américains ordinaires ».

    « Combien de fois avez-vous eu raison dans le passé ? », a déclaré Alex Karp lorsqu'on lui a demandé pourquoi certains analystes continuent d'affirmer que Palantir est surévalué. Selon lui, les commentaires négatifs des acteurs financiers traditionnels — et de « leurs sbires », les analystes — avaient à plusieurs reprises échoué à comprendre le fonctionnement de la société et à saisir ce que la base de clients de Palantir avait compris des années plus tôt.

    « Savez-vous combien d'argent vous avez volé aux gens avec vos opinions sur Palantir ? », a-t-il demandé à ces analystes. « À mon avis, Palantir est l'une des seules entreprises dans lesquelles l'Américain moyen a investi, tandis que l'Américain averti est resté à l'écart ou a vendu ses parts ». Pourtant, il a récemment déclaré que les États-Unis doivent adopter un un vaste système de surveillance basé sur l'IA pour dominer la course mondiale à l'IA.

    Karp rejette les allégations concernant l'État de surveillance

    Alex Karp a également riposté aux détracteurs qui qualifient Palantir de société de surveillance, les traitant de « parasites » et affirmant qu'ils comprennent mal à la fois le produit et le pays qui l'a rendu possible. L'argument de Karp repose sur l'idée que le logiciel de Palantir est conçu pour les travailleurs américains ordinaires et les militaires, et non pour les bureaucrates chargés de la surveillance. Mais selon détracteurs, il s'agit d'une inversion populiste.


    Alex Karp a souligné que la technologie de Palantir vise à améliorer la vie des personnes exerçant diverses professions et à renforcer les capacités de défense du pays. Il insiste sur le fait que le logiciel est conçu pour les soudeurs, les techniciens d'usine et les soldats, et non pour les bureaucrates chargés de la surveillance. Il a aussi lié le succès de Palantir au patriotisme, suggérant que la Silicon Valley ne s'intéresse qu'aux idées qui génèrent des profits.

    « Non seulement le patriotisme est juste, mais il vous rendra riche ». Le PDG a également déclaré qu'il prend plaisir à imaginer de riches dirigeants de banques coincés dans de vieilles voitures, tandis que des employés sans origine privilégiée conduisent de « magnifiques Tesla » achetées grâce aux bénéfices de Palantir.

    Il décrit le travail de Palantir comme permettant « une IA qui fonctionne réellement » : des systèmes qui améliorent les itinéraires des chauffeurs routiers, optimisent les capacités des soudeurs, aident les ouvriers d'usine à gérer des tâches complexes et fournissent aux combattants une technologie si avancée que « nos adversaires ne veulent pas nous affronter ». Mais sa rhétorique a fait l'objet de critiques acerbes dans les commentaires sur la toile.

    « Un homme qui s'est enrichi en vendant des outils de surveillance affirme que vendre des outils de surveillance vous rendra riche. L'information est très claire », ironise un internaute? Un autre a écrit : « chaque fois que quelqu'un tente quelque chose de louche, le mot « patriote » est lancé à tout va, comme des perles pendant le Mardi gras ». Un troisième a noté : « on a l'impression que ces milliardaires sont totalement déconnectés de la réalité ».

    Alex Karp défend farouchement les technologies de Palantir

    Alex Karp affirme que Palantir est tout le contraire d'un filet de surveillance. Selon lui, Palantir est un atout pour la sécurité nationale, qui fait partie intégrante de l'histoire américaine. C'est ce que comprend la base d'investisseurs de Palantir, majoritairement composée de particuliers : le système constitutionnel et technologique du pays est d'une puissance unique, et le défendre n'est pas seulement moralement juste, c'est aussi financièrement avantageux.

    Pour Alex Karp, le succès de Palantir est la preuve que la combinaison de la puissance militaire américaine et de la domination technologique (« des puces à l'ontologie, au-dessus et en dessous ») reste inégalée dans le monde. C'est là, selon le milliardaire, que les détracteurs de Palantir se trompent.

    Alors que les détracteurs avertissent que Palantir alimente l'État surveillant, Alex Karp affirme que l'entreprise existe pour empêcher les abus de pouvoir, en rendant les États-Unis si dominants sur le plan technologique qu'ils n'ont que rarement besoin de recourir à la force. « Notre projet est de rendre l'Amérique si forte que nous n'aurons jamais à nous battre », a-t-il déclaré. « C'est très différent d'être presque assez fort pour devoir toujours se battre ».

    Un rapport de Francesca Albanese, rapporteuse spéciale sur les territoires palestiniens occupés, adressé au Conseil des droits de l'homme des Nations unies, a critiqué le travail de certaines entreprises, dont Palantir, avec Israël et les Forces de défense israéliennes. Bloomberg avait précédemment rapporté que les forces de défenses d'Israël (Tsahal) utilisaient un logiciel militaire développé par Palantir pour frapper des cibles à Gaza.

    L'entreprise a réfuté ce qu'elle qualifie d'allégation « sans fondement » selon lesquelles elle serait le développeur d'un logiciel de ciblage assisté par l'IA qui aurait été utilisé par Tsahal à Gaza, ou qu'elle serait impliquée dans la base de données « Lavender » utilisée par Tsahal pour le recoupement des cibles. Peter Thiel a donné à l'entreprise le nom des boules de cristal utilisées comme « pierres de voyance » dans Le Seigneur des anneaux.

    Le CTO de Palantir critique le catastrophisme autour de l'IA

    Chez Palantir, les dirigeants sont très enthousiastes à propos de l'IA, multiplient les sorties provocatrices à l’égard des discours alarmistes qui entourent la technologie et font campagne contre sa réglementation. Le directeur technique Shyam Sankar se dit sceptique quant aux scénarios catastrophistes liés à l'IA. Selon lui, la peur de l’IA est en grande partie « le produit d’un vide spirituel » dans la société moderne, et plus particulièrement dans la Silicon Valley.

    Dans une récente interview accordée à Ross Douthat du New York Times, Shyam Sankar, directeur technique de Palantir, a livré à une réflexion provocatrice sur les détracteurs et les personnes qui pensent que l'IA représente une menace existentielle pour l'humanité. Selon lui, ces craintes sont l'expression d'un manque de croyance en Dieu. « Je pense que les laïcs de la Silicon Valley comblent le vide laissé par Dieu dans leur cœur avec l'AGI », a-t-il déclaré.

    L'idée selon laquelle l'IA entraînera un scénario catastrophique, tel que le chômage de masse ou l'extinction, est connue sous le nom de « doomerisme ». De nombreux experts, tels que Geoffrey Hinton, parrain de l'IA, mettent en garde contre ces risques. Mais Shyam Sankar les balaie d'un revers de main.

    « C'est comme si, d'accord, les modèles s'amélioraient. Pourquoi pensez-vous que cette catastrophe va se produire et qu'ils vont nous transformer en chats domestiques ? Les personnes qui ont une religion sont les plus sceptiques à ce sujet. Les transhumanistes, quant à eux, en font leur souhait le plus cher, puis se mettent à propager leur pessimisme », a-t-il ajouté. Il estime que les gens devraient cesser de s'imaginer des scénarios comme dans Terminator.

    Selon Geoffrey Hinton, l'IA représente une menace existentielle pour l'humanité. Il a affirmé que l'IA rendrait la société « de plus en plus mauvaise » en creusant l'écart de richesse entre les plus riches et les plus pauvres. Au début de l'année, il a déclaré qu'une superintelligence, ou une IA dont les capacités cognitives dépassent celles des humains dans tous les domaines, apparaîtra d'ici 5 à 20 ans. Il a ajouté que l'IA entraînera un chômage massif à l'avenir.

    Peter Thiel de Palantir et sa rhétorique controversée sur l'IA

    Peter Thiel quant à lui a déclaré que la réglementation de l'IA ou de la science en général pourrait conduire à l’avènement d’un pouvoir mondial autoritaire. Il a assimilé ce pouvoir redoutable à l’Antichrist. Ce discours à mi-chemin entre foi et politique a été perçu comme provocateur et une nouvelle campagne contre la réglementation. Il met en garde contre les promesses de « paix et sécurité » des projets de réglementation des technologies émergentes.

    Dans la communauté, les discours de Shyam Sankar et de Peter Thiel sont fortement controversés. « Le discours de Shyam Sankar est une inversion morale totale. Les transhumanistes veulent une superintelligence - comme son patron transhumaniste Peter Thiel qui a qualifié la régulation de l’IA comme l'Antéchrist. Même le pape est très critique à l’égard de la superintelligence et des risques existentiels liés à cette technologie », a écrit un critique.

    Peter Thiel mêle des références bibliques et des scénarios de fin des temps aux débats actuels sur l’IA. L’argument central du milliardaire est que la régulation, censée protéger la société des risques de l’IA, pourrait en réalité créer « une structure de contrôle mondial plus dangereuse encore ». Pour Peter Thiel, dans ce scénario, cette régulation ne serait pas une protection, mais le terreau d’un autoritarisme justifié par des promesses de « paix et sécurité ».

    Mais ce discours soulève plusieurs critiques. Certains critiques y voient une manière d’habiller de rhétorique religieuse la défense d’intérêts économiques, puisque Peter Thiel est lui-même investi dans les technologies de pointe, notamment à travers Palantir. D’autres s’inquiètent de l'effet de cette rhétorique apocalyptique, qui risque de polariser le débat et de rendre plus difficile la recherche de compromis raisonnables sur la réglementation de l’IA.

    La face cachée de Peter Thiel : l'informateur confidentiel du FBI

    Un rapport exclusif publié par Insider en 2023 a mis en lumière les activités sombres et controversées de Peter Thiel. Le rapport nous apprend notamment que le milliardaire de la tech a été recruté comme informateur confidentiel du FBI en 2021. Peter Thiel aurait fourni des informations à Johnathan Buma, un agent du FBI basé à Los Angeles qui se spécialise dans les enquêtes sur la corruption politique et les campagnes d’influence étrangère.

    Peter Thiel est également connu pour ses prises de position controversées sur la démocratie, le féminisme, le multiculturalisme et la liberté d’expression. Il a financé le procès qui a conduit à la faillite du site Web Gawker, qu’il accusait faussement d’avoir violé sa vie privée en révélant son homosexualité. Il a également soutenu des candidats républicains d’extrême droite qui véhiculaient des théories du complot, comme Kris Kobach et J.D. Vance.

    Il a exprimé son intérêt pour le transhumanisme, la cryogénie et la création d’îles artificielles indépendantes. La récente sortie du PDG Alex Karp survient alors que Palantir fait face à des interrogations sur sa valorisation et sur l’éthique de ses collaborations. En défendant sa stratégie publique, Alex Karp semble chercher à redéfinir l’image controversée de l’entreprise et à rassurer les parties prenantes sur son orientation morale et financière.

    Source : Alex Karp, PDG de Palantir

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