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Intelligence artificielle Discussion :

Larry Ellison mise tout sur OpenAI. Cela portera-t-il ses fruits ou fera-t-il éclater la bulle de l'IA ?


Sujet :

Intelligence artificielle

  1. #41
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    Oracle n'est pas en déficit, ici c'est un choix délibéré de Larry Ellison de virer un tas de gens pour faire un énorme pari sur l'IA, donc pour dégager des fonds pour construire des Data Center. Donc il s'agit bien de remplacer des gens par de l'IA.
    La directrice financière sera très bien payée puisque son rôle devra être de dire aux plaignants d'aller se faire voir quand ils vont essayer de contester leur licenciement surprise.
    Ne prenez pas la vie au sérieux, vous n'en sortirez pas vivant ...

  2. #42
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    Oracle n'est pas en déficit, ici c'est un choix délibéré de Larry Ellison de virer un tas de gens pour faire un énorme pari sur l'IA, donc pour dégager des fonds pour construire des Data Center. Donc il s'agit bien de remplacer des gens par de l'IA.
    La directrice financière sera très bien payée puisque son rôle devra être de dire aux plaignants d'aller se faire voir quand ils vont essayer de contester leur licenciement surprise.
    Je suis trop naïf ! J'aurais pensé qu'il utilise l'IA pour l'implémenter dans leur outil d'administrateur pour aider les DBA à faire certaines vérifications de leur base de donnée.
    Je ne vais pas être cool, espérons qu'ils s'en mordent les doigts et que leur outil deviennent moins bien et que leur client leur fasse savoir.

  3. #43
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    Par défaut Larry Ellison mise tout sur OpenAI. Cela portera-t-il ses fruits ou fera-t-il éclater la bulle de l'IA ?
    Le pari risqué de Larry Ellison : Oracle mise tout sur OpenAI. Cela portera-t-il ses fruits ou fera-t-il éclater la bulle de l'IA ?
    L'action Oracle chute après qu'OpenAI a manqué ses objectifs de revenus

    Les analystes doutent de plus en plus de la solidité du grand pari d'Oracle sur OpenAI. L'entreprise de Larry Ellison a réorienté toute sa stratégie vers l'IA afin de contrer le déclin de ses activités historiques. Celle-ci a conclu un contrat géant de 300 milliards de dollars avec OpenAI, se positionnant comme un pilier en infrastructure malgré de gros risques financiers. Les rapports soulignent des menaces majeures liées aux retards de construction, à l'instabilité géopolitique et aux controverses éthiques sur la surveillance de masse. Oracle joue ainsi son avenir sur une bulle technologique incertaine, dont l'éclatement pourrait provoquer un véritable désastre.

    Larry Ellison, le cofondateur milliardaire d'Oracle, a décidé de jeter toutes les forces de son entreprise dans une course effrénée vers l'IA. Cependant, ce revirement brutal est perçu par certains observateurs de l'industrie comme « le caprice d'un homme qui s'ennuie et refuse de vieillir », cherchant désespérément à rattraper son retard historique sur le cloud, un domaine qu'il avait lui-même moqué avant de se faire distancer par Amazon et Microsoft.

    En délaissant son activité historique de bases de données, certes à faible croissance, mais hautement rentable, pour se lancer dans la construction d'infrastructures de cloud à faible marge et à forte intensité capitalistique, Oracle s'endette, avec 43 milliards de dollars contractés pour la seule année fiscale 2026.

    Oracle ne développe pas de modèles d'IA comme OpenAI ou Anthropic. Et ce n'est pas tout à fait un « néocloud », même s'il s'est lancé dans le même secteur du bare metal que CoreWeave. Big Red est en effet nettement plus ancien que tous ses concurrents dans le domaine de l'IA, à l'exception de Microsoft, et a décidé que son avenir passait par un contrat informatique colossal avec OpenAI, un laboratoire d'IA qui ne génère pas de bénéfices.

    Pacte faustien avec un OpenAI en proie à une instabilité chronique

    Le cœur de la stratégie d'Oracle repose sur un accord colossal de 300 milliards de dollars avec OpenAI, une société qui, malgré sa notoriété, ne dégage aucun profit et se comporte comme une véritable fournaise financière. En liant son destin à celui de Sam Altman, décrit par comme « un menteur sociopathe » au milieu d'une culture d'entreprise chaotique marquée par des démissions massives de cadres, Oracle perd le contrôle de son propre avenir.


    La capacité d'OpenAI à respecter ses engagements envers Oracle dépend largement des fonds qu'il parviendra à lever et de la rapidité avec laquelle il pourra devenir rentable. Le risque pour Oracle est de devoir investir des sommes considérables dans la construction de centres de données pour OpenAI, pour finalement se retrouver dans une situation où OpenAI serait incapable de lui verser les 300 milliards de dollars prévus dans leur contrat.

    Plus inquiétant encore, OpenAI utilise en réalité la cote de crédit d'Oracle pour financer ses besoins en matière d'infrastructures cloud, alors même qu'Oracle possède la note la plus basse parmi les géants du secteur et une dette de plus en plus lourde. Selon les analystes, si OpenAI ne parvient pas à devenir rentable ou à honorer ses contrats, « Oracle se retrouvera avec des centres de données surdimensionnés et une ardoise monumentale ».

    La stratégie d'OpenAI laisse entrevoir une vision bien précise : « ce n'est pas dans l'entraînement des modèles de base que réside le véritable potentiel de rentabilité ». Le véritable profit réside dans l'inférence, c'est-à-dire l'utilisation de modèles d'IA pour produire des résultats à partir de données qui ne figurent pas dans l'ensemble d'entraînement. Toutefois, le chemin pour atteindre cette rentabilité reste flou alors que la bulle continue de grandir.

    Infrastructures : une exécution logistique et financière périlleuse

    La concrétisation des ambitions d'Oracle se heurte à des réalités physiques et économiques brutales, car la construction des cinq mégas centres de données promis, nécessitant une puissance électrique supérieure à celle de tous les foyers de Chicago réunis, accuse déjà des retards importants. Contrairement à ses rivaux, Oracle ne construit pas ses propres centres, mais les loue à des tiers inexpérimentés, multipliant les risques opérationnels.

    Sur le plan financier, la situation est plus alarmante : l'entreprise affiche un flux de trésorerie disponible négatif après avoir dépensé 39 milliards de dollars en investissements rien qu'au troisième trimestre 2026. Le marché obligataire ne s'y trompe pas, traitant parfois les titres d'Oracle comme des actifs à haut risque alors que les coûts d'assurance contre le défaut de paiement de l'entreprise deviennent un baromètre de la bulle de l'IA.

    Pourquoi faire ce pari fou sur OpenAI ? Eh bien, selon Paul Kedrosky, un investisseur de longue date chez SK Ventures, Larry Ellison s'ennuyait. « C'est l'histoire de Larry depuis toujours », explique Paul Kedrosky. « Chaque fois qu'il partait faire de la voile, il disait : « cette entreprise n'est plus aussi amusante qu'avant. Concrètement, l'entreprise traditionnelle est à faible croissance et à forte marge, et cela lui donne l'impression d'être vieux et ringard ».

    Wall Street veut miser sur l'IA, mais ne peut pas parier sur OpenAI, car cette entreprise n'est pas encore cotée en bourse. Microsoft et Oracle servent donc de portes d'entrée. Mais l'activité de Microsoft est plus complexe. Oracle, en revanche, plus simple. Cette lisibilité fait d'Oracle un baromètre de l'ensemble du boom de l'IA : ses swaps sur défaillance de crédit révèlent combien de personnes doutent de sa capacité à rembourser ses dettes à temps.

    Obstacles géopolitiques et montée de la résistance citoyenne

    Au-delà des finances, Oracle fait face à une opposition croissante des communautés locales et à une instabilité mondiale qui menacent ses chantiers. Au Nouveau-Mexique et dans le Wisconsin, des poursuites judiciaires et des manifestations citoyennes ralentissent les projets en raison de leur impact environnemental dévastateur, l'un des centres de données devant émettre plus de gaz à effet de serre que les deux plus grandes villes de l'État réunies.

    Parallèlement, le conflit au Moyen-Orient et les tensions avec l'Iran font peser des risques majeurs sur les chaînes d'approvisionnement en hélium et en aluminium, essentiels aux serveurs, tout en exposant les infrastructures existantes d'Oracle à Dubaï à des frappes potentielles. Ces imprévus pourraient provoquer une crise de liquidités fatale si les revenus futurs ne matérialisent pas assez vite pour couvrir les échéances de remboursement fixes.

    La vision sombre d'un État de surveillance généralisée

    Le futur que dessine Larry Ellison pour Oracle est loin d'être une simple révolution technologique bénéfique pour tous ; il s'agit d'une vision inquiétante de « gouvernance par base de données ». Ce projet lui vaut des critiques. En courtisant des gouvernements autoritaires et en vantant un monde où l'IA surveillerait constamment les citoyens pour assurer leur « bon comportement », Larry Ellison positionne Oracle comme un outil de contrôle social.

    Le concept de "cloud souverain" et l'utilisation de données privées sensibles, comme les dossiers médicaux, pour entraîner des agents d'IA visent à créer un verrouillage technologique total où les clients, une fois leurs données intégrées, ne peuvent plus quitter l'écosystème sans tout perdre. Si ce projet ne sauve pas financièrement Oracle, il risque surtout de transformer l'entreprise en un pilier technologique d'une surveillance autoritaire décomplexée.

    Cette vision dystopique se concrétise par le déploiement de caméras corporelles Oracle pour les forces de l'ordre, conçues pour ne jamais s'éteindre réellement, même lorsque l'officier demande une pause privée. Bien qu'Oracle prétende que ces enregistrements sont protégés et nécessitent une ordonnance judiciaire pour être consultés, une IA resterait en permanence à l'écoute et à l'affût, créant un système de surveillance de masse très intrusif.

    L'objectif de Larry Ellison est de transformer la société en un espace où la présence invisible, mais constante de la technologie dicte la norme sociale par la peur ou la conscience d'être observé. À en croire le milliardaire, la fragmentation actuelle des informations étatiques est un obstacle que l'IA doit surmonter en unifiant ces données hautement sensibles pour les rendre facilement consommables par des modèles de raisonnement automatisés.

    Le verrouillage technologique et l'érosion des contre-pouvoirs

    Le danger majeur de cette hégémonie réside dans la capacité d'Oracle à instaurer un verrouillage total, transformant son infrastructure en une « prison dorée » dont il est quasiment impossible de s'échapper. Une fois qu'un État ou une organisation a intégré ses données ainsi que ses processus d'inférence dans l'écosystème d'Oracle, le coût et la complexité d'une migration deviennent prohibitifs, garantissant la pérennité du système de surveillance.

    Parallèlement, la proximité personnelle de Larry Ellison avec certains dirigeants politiques fait craindre une forme de capture réglementaire, où les régulateurs étatiques n'auraient plus la volonté ou le pouvoir de freiner les dérives d'Oracle. Ainsi, Oracle pourrait agir en toute impunité, utilisant ses capacités de collecte de données pour renforcer son emprise tout en éliminant toute forme de contestation par une surveillance préventive et automatisée.

    Sam Altman : un personnage très controversé dans l'industrie

    Samuel Altman, 40 ans, est un homme d'affaires et entrepreneur américain qui occupe depuis 2019 le poste de PDG du laboratoire de recherche en IA OpenAI. Sam Altman a étudié à Stanford pendant deux ans avant d'abandonner ses études et de cofonder Loopt, un service de réseau géosocial pour smartphones. En 2011, il a rejoint Y Combinator, un accélérateur de startups et une société de capital-risque, dont il a été le président de 2014 à 2019.

    Mais Sam Altman est un personnage très controversé. Il a transformé OpenAI, fondée à l'origine comme organisation à but non lucratif, en une entreprise à but lucratif valorisée à des centaines de milliards de dollars, ce que beaucoup voient comme une trahison des idéaux fondateurs.

    Il est également une personne clivante. Sam Altman prêche la prudence sur les dangers de l'IA tout en étant celui qui accélère le plus son développement à des fins commerciales. Il est accusé de chercher à contrôler la réglementation sur l'IA. Il fait l'objet d'enquêtes remettant en cause son intégrité, d'accusations d'abus au sein de sa famille et incarne les inquiétudes profondes de la société face aux changements radicaux apportés par la technologie.

    Par exemple, dans une récente enquête, le New Yorker a documenté la gouvernance d'OpenAI et du caractère de son PDG. La juxtaposition était saisissante au point d'en être comique : d'un côté, l'homme qui se pose en architecte du futur de l'humanité ; de l'autre, le portrait que dressent de lui des dizaines d'ex-collaborateurs, partenaires et membres de son conseil d'administration, celui d'un dirigeant pathologiquement incapable de dire la vérité.

    Des détails du rapport révèlent que certains des collègues de Sam Altman estimaient qu’il manquait d’une expertise technique approfondie en programmation et en apprentissage automatique, bien qu’il dirige l’une des entreprises d’IA les plus influentes au monde. Selon l'article du New Yorker, plusieurs ingénieurs et initiés ayant travaillé avec le PDG ont déclaré qu’il ne disposait pas d’une grande expérience en codage ou en apprentissage automatique.

    Instabilité de la direction et des défis juridiques croissants

    La structure dirigeante subit des remaniements profonds avec le départ ou la mise en congé médical de plusieurs membres clés de la direction, tels que la responsable du déploiement de l'AGI, la directrice du marketing et le directeur de l'exploitation. Ces mouvements interviennent dans un climat de méfiance, alimenté par des rapports de presse suggérant que « le PDG Sam Altman aurait pu induire en erreur son conseil d'administration par le passé ».

    En complément, la startup est engagée dans un affrontement judiciaire potentiellement dommageable contre Elon Musk, dont les poursuites ont déjà commencé à exposer des communications internes confidentielles. Pour tenter de reprendre la main sur son image de marque, OpenAI a acquis le média en ligne TBPN afin de créer un espace de dialogue contrôlé sur les évolutions de l'IA. Cependant, ses détracteurs y voient une chambre de propagande.

    « En réfléchissant à l’avenir de la communication chez OpenAI, une chose m’est apparue clairement : les codes de communication habituels ne s’appliquent tout simplement pas à nous », avait déclaré la responsable du déploiement de l’AGI chez OpenAI, Fidji Simo, qui était auparavant la directrice des applications.

    OpenAI est vulnérable, en particulier à l’approche de son introduction en bourse potentielle. Alors que les investisseurs injectent des milliards de dollars, tous les regards sont tournés vers son bilan. La directrice financière Sarah Friar aurait exprimé ses inquiétudes quant au fait que l’entreprise ne soit pas prête à entrer en bourse aussi vite que le PDG Sam Altman le souhaite. En effet, la pression pour générer des revenus n’a jamais été aussi forte.

    Une croissance spectaculaire, mais très coûteuse pour OpenAI

    OpenAI connaît une croissance rapide. La startup dirigée par Sam Altman voit ses solutions s’imposer partout dans le monde, avec des revenus en nette accélération. Cela dit, cette expansion repose sur des dépenses colossales en calcul, en infrastructures cloud et en développement de modèles toujours plus puissants. Ces investissements augmentent presque au même rythme que l’usage, ce qui empêche OpenAI de dégager des marges confortables.

    L’IA générative ne fonctionne pas comme le logiciel classique. Dans le SaaS, la croissance du nombre d’utilisateurs permet généralement de diluer les coûts fixes : une fois le produit développé, servir un client supplémentaire coûte peu, ce qui améliore mécaniquement les marges à mesure que l’entreprise grandit. À l’inverse, dans l’IA générative, chaque nouvel utilisateur et chaque interaction supplémentaire entraînent des coûts marginaux significatifs.

    Les requêtes nécessitent du calcul intensif, mobilisent des infrastructures coûteuses et consomment beaucoup d’énergie. De plus, la course à des modèles toujours plus performants pousse les acteurs comme OpenAI à investir sans cesse dans l’entraînement de systèmes toujours plus grands et plus complexes, ce qui alourdit encore la structure de coûts. Cette caractéristique remet en cause l’idée selon laquelle la taille suffira à rendre OpenAI très rentable.

    Même à très grande échelle, une entreprise d’IA peut continuer à brûler du capital si ses revenus n’augmentent pas plus vite que ses dépenses. C’est cette rupture avec les lois économiques du logiciel traditionnel que les analystes économiques considèrent comme un point de fragilité central du modèle d’OpenAI.

    Les gains de productivité généralisés se font toujours attendre

    Plus de trois ans après le lancement de ChatGPT, les gains de productivité promis par l’IA générative se font toujours attendre. Dans les quelques domaines prometteurs, tels que le codage et le service à la clientèle, la concurrence s’intensifie entre OpenAI, Anthropic, Microsoft et des applications sur mesure utilisant leurs modèles ou ceux de tiers. Aucun laboratoire d’IA ne dispose d’un avantage suffisamment durable, ce qui rend leurs revenus vulnérables.

    Même si l'IA est considérée comme un moyen de stimuler la productivité sur le lieu de travail, elle n'a pas été la solution miracle vendue par le battage médiatique. Une étude du MIT a révélé que jusqu'à 95 % des projets pilotes d'IA dans les entreprises échouent à l'heure actuelle. Cela pose particulièrement problème au Royaume-Uni, qui est déjà confronté à une baisse de sa productivité à des niveaux jamais vus depuis l'époque victorienne.

    Le ministère britannique des Affaires et du Commerce a procédé à un essai du logiciel Microsoft 365 Copilot sur une période de trois mois. Mais il n'a observé aucune augmentation notable de la productivité. L’impact réel était plus nuancé que ne le suggéraient les supports marketing de Microsoft. La création de diapositives PowerPoint a été en moyenne plus rapide de sept minutes, mais a nécessité des corrections en raison d'une qualité « inférieure ».

    Même son de cloche du côté du gouvernement australien. Après une période d'essai, le personnel a jugé l'IA de Microsoft moins utile que prévu. Le rapport fait écho à des études antérieures selon lesquelles les assistants d'IA tels que Copilot et ChatGPT ne sont pas utiles dans les tâches complexes. Malgré ces limites, de nombreuses études ont rapporté une disparition inquiétante des portes de premier échelon, ce qui impacte les jeunes diplômés.

    La bulle de l'IA repose sur un mirage et des mensonges

    Edward Zitron estime que « beaucoup de nouvelles technologies intégrant l’IA ne sont que des itérations d’outils déjà existants, habillés de marketing extravagant ». Ces produits sont présentés comme révolutionnaires alors qu’ils ne font rien de fondamentalement nouveau. L’industrie se concentre sur l’image et le battage médiatique plutôt que sur la création de valeur réelle. Il critique le modèle de capital-risque et de l’investissement dans l’IA.

    Edward Zitron est auteur, podcasteur et spécialiste des relations publiques anglais. Il est connu pour ses analystes critiques sur le secteur technologique, notamment l'essor de l'IA générative. Il dénonce le battage médiatique intense autour des entreprises spécialisées dans l'IA générative. D'après lui, le secteur de l'IA utilise les médias pour dissimuler une croissance des infrastructures beaucoup plus lente que ce qui est annoncé officiellement.

    « Toute la bulle IA repose sur un vague sentiment d'inévitabilité : l'idée que si tout le monde croit suffisamment fort que rien de tout cela ne peut jamais, jamais mal tourner, alors à un moment donné, tous les problèmes évidents finiront par disparaître », a écrit Edward Zitron dans une nouvelle analyse.

    Edward Zitron affirme que le marché actuel de l'IA présente des signes inquiétants de surchauffe, rappelant la bulle Internet de la fin des années 1990, mais à une échelle encore plus grande. Les investissements massifs dans des startups souvent dépourvues de modèle économique viable alimentent une spéculation excessive, où la perception de croissance prime sur la création de valeur réelle. Les conséquences à terme pourraient être dévastatrices.

    Conclusion

    L’avenir d’Oracle dépend de sa capacité à réussir une transition brutale d'un éditeur de logiciels haut de gamme vers un fournisseur d'infrastructures de base. Ce faisant, Oracle risque de voir sa valorisation s'éroder. En misant tout sur OpenAI, qui est actuellement un gouffre financier aux prises avec un chaos interne et des marges bénéficiaires décevantes, Oracle s'expose directement aux risques opérationnels et financiers d'un partenaire instable.

    Si la bulle de l'IA venait à éclater ou si son partenaire principal s'effondrait, Oracle pourrait voir son influence s'estomper face à l'émergence de nouvelles sociétés natives de l'IA, voire faire face à une faillite pure et simple si ses flux de trésorerie négatifs ne permettent plus de couvrir ses dettes colossales.

    À terme, le succès d'Oracle pourrait moins dépendre de son excellence technique que de sa capacité à instaurer un verrouillage total des données et à bénéficier d'une protection politique dans cette initiative. Grâce à des contrats gouvernementaux stratégiques et une potentielle « capture réglementaire » liée à ses liens avec l'administration Trump, l'entreprise pourrait contourner les contrôles habituels pour s'imposer comme un passage obligé.

    En devenant un véritable Hotel California de la donnée, où sortir ses informations devient trop coûteux une fois l'inférence intégrée, Oracle parie que sa domination de fait sur les infrastructures critiques compensera sa gestion financière risquée et son retard historique dans le cloud computing.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous du grand pari d'Oracle sur OpenAI de Sam Altman ?
    Le virage stratégique d'Oracle vers l'IA sera-t-il couronné de succès à terme ?
    L'entrée en bourse d'OpenAI va-t-elle permettre à l'entreprise de tenir ses promesses ?
    Selon vous, comment OpenAI peut-il construire un modèle économique durable autour de l'IA générative ?
    Larry Ellison a-t-il misé toutes ses billes sur un projet sans avenir ? Que pensez-vous des dettes colossales contractées par Oracle ?
    Que pensez-vous du projet de surveillance de masse plébiscité par Larry Ellison ? Ce projet pourrait-il devenir une réalité ?

    Voir aussi

    Le secteur de l'IA s'apprête à passer un test crucial en 2026 : la vitesse à laquelle OpenAI brûle sa trésorerie pourrait être l'une des grandes questions pour savoir si la bulle éclatera

    Oracle va procéder à des licenciements qui pourraient toucher jusqu'à 30 000 personnes, Larry Ellison étant confronté à une crise de trésorerie pour respecter son engagement de 300 milliards $ envers OpenAI

    Bulle IA : OpenAI n'aurait pas atteint ses objectifs de chiffre d'affaires, ce qui fait chuter le cours de l'action Oracle, alors que les deux entreprises ont conclu un partenariat de 300 milliards $

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