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Sécurité Discussion :

La Chine accuse les États-Unis d'exploiter depuis des années une faille dans Microsoft Exchange


Sujet :

Sécurité

  1. #1
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    Par défaut La Chine accuse les États-Unis d'exploiter depuis des années une faille dans Microsoft Exchange
    Un centre chinois de cybersécurité accuse les États-Unis de piratage et de vol de secrets technologiques
    tandis que Washington enquête sur le chinois TP-Link en raison de menace pour la sécurité nationale

    Les États-Unis et la Chine s'accusent mutuellement de cyberattaques avec des risques importants pour la sécurité nationale. Un centre chinois spécialisé en cybersécurité accuse les États-Unis d'être à l'origine de deux cyberattaques contre de grandes entreprises technologiques chinoises visant à voler des secrets commerciaux. Ces allégations ont été formulées au moment même où les États-Unis ont lancé une enquête sur le fabricant chinois de routeurs TP-Link pour des raisons de sécurité nationale. Les deux puissances se livrent une guerre technologique acharnée depuis des années, les États-Unis cherchant à freiner l'industrie chinoise des puces.

    Les États-Unis accusés d'avoir piraté deux sociétés technologiques chinoises

    Selon un communiqué publié par le National Computer Network Emergency Response Technical Team/Coordination Centre of China (CNCERT/CC), « une unité de conception et de recherche sur les matériaux avancés et une société de haute technologie à grande échelle axée sur l'énergie intelligente et l'information numérique sont soupçonnées d'avoir été attaquées par une agence de renseignement américaine ». L'agence en question n'a pas été nommée.


    L'unité de recherche sur la conception de matériaux avancés serait la cible de cyberattaques de la part d'une agence de renseignement américaine depuis août 2024. Une analyse a montré que l'attaquant a utilisé une faille dans un système de gestion de la sécurité des documents électroniques pour pénétrer dans le serveur de l'entreprise et a déployé un virus de type cheval de Troie sur plus de 270 hôtes par le biais d'un service de mise à jour de logiciels.

    Le communiqué ajoute que « le virus a pris le contrôle de ces hôtes et a volé des secrets commerciaux ». Le CNCERT/CC n'a toutefois pas précisé la nature des secrets commerciaux qui ont été prétendument volés, ce qui a donné lieu à de nombreuses spéculations sur les plateformes en ligne.

    Selon le CNCERT/CC, une autre cyberattaque a eu lieu en mai 2023. Dans le cadre de cette cyberattaque, le pirate a utilisé une faille dans le logiciel Microsoft Exchange pour envahir le serveur de messagerie d'une grande entreprise de haute technologie spécialisée dans l'énergie intelligente et l'information numérique.

    L'acteur de la menace aurait implanté des programmes de porte dérobée dans le serveur de l'entreprise et aurait volé des données de messagerie, puis aurait attaqué et pris le contrôle de plus de 30 appareils pour voler des secrets commerciaux. Le CNCERT/CC a déclaré avoir découvert et traité ces attaques.

    Après avoir été accusés pendant des années par les gouvernements occidentaux de cyberattaques et d'espionnage industriel, plusieurs organisations et organes gouvernementaux chinois ont, au cours des deux dernières années, accusé les États-Unis et leurs alliés d'avoir des comportements similaires.

    Les États-Unis ouvrent une enquête sur le géant chinois des routeurs TP-Link

    Les nouvelles allégations du CNCERT/CC ont été formulées presque immédiatement après que les États-Unis ont lancé une enquête sur le fabricant chinois de routeurs TP-Link pour des raisons de sécurité nationale. TP-Link fabrique des routeurs très prisés par les particuliers et les entreprises aux États-Unis. Cependant, Microsoft et d'autres entités américaines ont rapporté dernièrement que les cyberattaques chinoises passent par les routeurs TP-Link compromis.

    En octobre 2024, Microsoft a rapporté que des pirates informatiques affiliés à la Chine ont utilisé le botnet Quad7 dans des attaques par pulvérisation de mot de passe pour voler des informations d'identification. Quad7 (CovertNetwork-1658) a été repéré pour la première fois à l'été 2023 par le chercheur en sécurité Gi7w0rm. En septembre 2024, l'équipe TDR de Sekoia a indiqué avoir identifié d'autres implants associés au fonctionnement du botnet Quad7.

    TP-Link détient 65 % du marché américain et est le premier choix sur Amazon. Plus de 300 fournisseurs d'accès Internet américains proposent des routeurs TP-Link par défaut, et ces appareils sont utilisés par des agences gouvernementales, dont le ministère américain de la Défense, la NASA et le DEA. Les États-Unis pourraient interdire les routeurs TP-Link en 2025 si les enquêtes confirment que leur utilisation pose un risque pour la sécurité nationale.

    Bien sûr, TP-Link rejette les allégations dont il fait l'objet. Un porte-parole de la filiale américaine de TP-Link a déclaré que l'entreprise se réjouissait de toute occasion de collaborer avec le gouvernement américain afin de démontrer que ses pratiques en matière de sécurité sont conformes aux normes du secteur et de montrer son engagement continu envers le marché américain, les consommateurs et la lutte contre les risques de sécurité nationale.

    Par ailleurs, les États-Unis ne sont pas près d'assouplir leurs politiques de sanctions commerciales strictes à l'égard de la Chine. Un nouveau rapport publié en novembre 2024 a révélé que la Maison Blanche envisage d'introduire une nouvelle série de sanctions qui pourrait jusqu'à 200 fabricants chinois de puces. Les nouvelles restrictions interdiraient à la plupart des fournisseurs américains d'expédier des marchandises aux entreprises chinoises ciblées.

    Les États-Unis et la Chine s'accusent mutuellement de cyberattaques

    Le communiqué du CNCERT/CC fait écho aux accusations des États-Unis et de leurs alliés selon lesquelles la Chine mène des campagnes dirigées par l'État pour voler des secrets commerciaux. Les allégations du CNCERT/CC interviennent également à un moment où la Chine doit faire face à un nombre croissant de sanctions strictes et de contrôles américains à l'exportation visant à freiner les progrès de ses industries nationales de semiconducteurs et d'IA.

    Le département d'État américain n'a pas commenté la déclaration du CNCERT/CC. En mars 2022, le CNCERT/CC a déclaré que la Chine avait été confrontée à une vague de cyberattaques, dont la plupart provenaient des États-Unis, mais aussi d'autres pays comme l'Allemagne et les Pays-Bas. Selon l'organisation, les attaques ont pris le contrôle d'ordinateurs en Chine et les ont utilisés pour mener des cyberattaques contre la Russie, l'Ukraine et la Biélorussie.

    Il est courant que les agences chinoises répondent aux allégations américaines par leurs propres allégations. Lorsque la Maison Blanche a révélé l'existence d'une opération de cyberespionnage chinoise contre ses télécommunications, l'ambassade de Chine à Washington a déclaré dans un communiqué : « les États-Unis doivent cesser leurs propres cyberattaques contre d'autres pays et s'abstenir d'utiliser la cybersécurité pour dénigrer et calomnier la Chine ».

    À la suite de la saisie par le FBI du réseau de routeurs WiFi contrôlé par Volt Typhoon, un acteur de la menace lié à la Chine, une agence nationale chinoise de cyberdéfense a publié trois rapports affirmant que « les agences de renseignement américaines avaient élaboré le récit de Volt Typhoon pour gagner le soutien du public et faire pression sur les décideurs politiques afin qu'ils autorisent l'extension des pouvoirs de surveillance invasifs des États-Unis ».

    En réponse aux sanctions américaines, la Chine a décidé d'interdire les exportations aux États-Unis des minéraux critiques utilisés dans la fabrication de puces. En outre, plusieurs groupes industriels chinois ont appelé leurs membres à acheter des semiconducteurs fabriqués dans le pays, car les puces américaines n'étaient plus sûres ni fiables. Toutes ces nouvelles interdictions viennent aggraver les tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis.

    Source : CNCERT/CC

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des allégations du centre chinois de cybersécurité CNCERT/CC ?
    Ces allégations sont-elles crédibles ? Ou s'agit-il simplement de la réponse du berger à la bergère ?

    Voir aussi

    La Chine interdit les exportations de minéraux critiques utilisés dans la fabrication de semi-conducteurs et demande aux entreprises d'éviter les puces américaines en réponse aux restrictions des États-Unis

    Des législateurs américains affirment que les routeurs fabriqués par TP-Link, basé en Chine, représentent un risque pour la sécurité nationale des États-Unis, craignant qu'ils servent de vecteurs d'attaque

    TP-Link risque d'être interdit aux États-Unis alors que des routeurs détournés alimentent des attaques chinoises. Pourtant les routeurs de la société fondée en Chine sont très prisés aux États-Unis

  2. #2
    Communiqués de presse

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    Par défaut La Chine accuse les États-Unis d'exploiter depuis des années une faille dans Microsoft Exchange
    La Chine accuse les États-Unis d'exploiter depuis des années une faille dans Microsoft Exchange afin d'accéder aux systèmes des entreprises chinoises du secteur de la défense.

    La Chine accuse les États-Unis d'exploiter depuis des années une vulnérabilité dans Microsoft Exchange pour accéder aux systèmes des entreprises chinoises du secteur de la défense. Selon la Cyber Security Association of China (CSAC), des acteurs américains auraient eu accès aux serveurs internes pendant des mois sans être détectés, peut-être dans le but d'intercepter des données militaires ou de perturber des infrastructures critiques. Ces accusations mutuelles illustrent à quel point le cyberespionnage et le transfert de connaissances par des voies détournées sont devenus une caractéristique permanente des relations géopolitiques entre les puissances mondiales.

    Les États-Unis et la Chine s'accusent mutuellement de cyberattaques avec des risques importants pour la sécurité nationale. En décembre 2024, un centre chinois spécialisé en cybersécurité a accusé les États-Unis d'être à l'origine de deux cyberattaques contre de grandes entreprises technologiques chinoises visant à voler des secrets commerciaux. Ces allégations ont été formulées au moment même où les États-Unis ont lancé une enquête sur le fabricant chinois de routeurs TP-Link pour des raisons de sécurité nationale.

    Récemment, la Chine accuse les États-Unis d'exploiter depuis des années une vulnérabilité dans Microsoft Exchange pour accéder aux systèmes des entreprises chinoises du secteur de la défense. Microsoft Exchange Server est un serveur de messagerie et de calendrier développé par Microsoft. Il fonctionne exclusivement sur les systèmes d'exploitation Windows Server et est disponible sous forme de licence logicielle sur site et de logiciel en tant que service (SaaS). Cette accusation émane de la Cyber Security Association of China (CSAC), une organisation affiliée à l'organisme chinois de surveillance d'Internet.

    Selon la CSAC, des acteurs américains auraient délibérément exploité une vulnérabilité dans Microsoft Exchange pour s'introduire profondément dans les systèmes informatiques d'une entreprise de défense stratégique en Chine. Les attaquants auraient eu accès aux serveurs internes pendant des mois sans être détectés, peut-être dans le but d'intercepter des données militaires ou de perturber des infrastructures critiques.

    La CSAC parle d'un "contrôle à long terme des systèmes centraux" et affirme que la fuite a été délibérément exploitée par les États-Unis dans le cadre d'opérations cyberoffensives. La déclaration ne nomme pas de sociétés ni d'auteurs spécifiques. Cependant, le rapport original ne peut être vérifié publiquement par les canaux officiels de l'organisation.


    Cette accusation intervient à un moment où les spécialistes associent régulièrement la Chine à des cyberattaques. Microsoft et les autorités américaines ont à plusieurs reprises tenu le pays pour responsable de piratages à grande échelle, notamment les attaques contre Exchange en 2021, qui ont touché des dizaines de milliers de serveurs. En 2023, des acteurs chinois auraient eu accès aux e-mails de hauts responsables américains.

    En janvier 2024, des responsables américains ont annoncé qu'ils avaient interrompu une opération chinoise soutenue par l'État visant à implanter des logiciels malveillants susceptibles d'être utilisés pour endommager des infrastructures civiles, alors que le directeur du FBI a averti que Pékin se préparait à perturber la vie quotidienne des Américains si jamais les États-Unis et la Chine entraient en guerre.

    La Chine reste sous le coup de soupçons. En juin, Microsoft a signalé qu'un groupe chinois soutenu par l'État avait exploité une vulnérabilité dans SharePoint (CVE-2023-29357) pour accéder à des systèmes aux États-Unis, en Europe et en Asie. Les chercheurs de Palo Alto Networks et d'autres sociétés de sécurité soulignent les activités continues de groupes chinois tels que Storm-0558 et Gallium, qui ciblent les gouvernements, les télécommunications et les infrastructures cloud.

    L'influence chinoise ne se limite pas aux seules attaques numériques. Les entreprises technologiques chinoises utilisent des sociétés écrans, parfois déguisées en entités taïwanaises ou singapouriennes, pour attirer les meilleurs talents occidentaux. Par exemple, des employés de Microsoft et d'Intel ont été approchés sans qu'il soit clair que les parties concernées étaient en réalité contrôlées par la Chine. Cette stratégie est considérée comme un moyen d'accéder indirectement à des connaissances essentielles sur les semi-conducteurs et les technologies liées à la défense.

    Au début de cette année, la Chine a accusé trois employés de l'agence de renseignement américaine NSA d'avoir piraté des systèmes informatiques pendant les Jeux asiatiques d'hiver à Harbin. Ces accusations mutuelles illustrent à quel point le cyberespionnage et le transfert de connaissances par des voies détournées sont devenus une caractéristique permanente des relations géopolitiques entre les puissances mondiales.

    Source : Cyber Security Association of China (CSAC)

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette accusation est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    La Chine répond aux tarifs douaniers de Donald Trump en dévoilant le nom des pirates présumés de la NSA. La Chine dévoilent rarement le nom des pirates présumés

    L'agence américaine chargée des armes nucléaires figure parmi les 400 organisations compromises par les pirates informatiques chinois qui ont exploité une faille zero-day critique affectant Microsoft SharePoint

    Sous la coque des drones américains, l'empreinte chinoise : les États-Unis ne parviennent pas à en fabriquer sans composants chinois. Les droits de douane de Trump pourraient empirer la situation
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  3. #3
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    J'ai envie de dire "C'est de bonne guerre".

    (^_^)

    Non, mais. Eux, ils aurait droit le faire mais pas les autres ?! C'est l'hôpital qui se moque de la charité, non ?

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