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Mobiles Discussion :

Près de 5 millions de comptes en ligne d'enfants de moins de 16 ans ont été désactivés en Australie


Sujet :

Mobiles

  1. #21
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    Citation Envoyé par kain_tn
    Ben tiens... Comme ça l'État saura exactement à qui appartient chaque compte... Et qui a dit quoi sur chaque réseau. Qu'est-ce qui pourrait mal se passer?
    Parce que c'est tout à fait impossible de savoir à l'heure actuelle quel compte appartient à qui ?

    Il faut être réaliste on peux pas avoir le beurre , l'argent du beurre et la crémière ...
    Peu importe de quelle côté on se met, si on veux mettre en place quelque chose il va falloir des concessions... Et faut arrêter d'être complotiste ...

    Aujourd'hui qui n'as qu'une seule adresse mail ? Et quand bien même il rattache une adresse mail a une personne ca change quoi ?
    A la limite pour savoir des infos sur le propriétaire et faire de l'ingénierie sociale ... Mais ca n'existe pas déjà ca ?

  2. #22
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    Citation Envoyé par gabi7756 Voir le message
    Parce que c'est tout à fait impossible de savoir à l'heure actuelle quel compte appartient à qui ?
    Vraiment n'importe quoi.
    Aujourd'hui, ce n'est pas automatique. C'est aussi simple que ça.


    Citation Envoyé par gabi7756 Voir le message
    Il faut être réaliste on peux pas avoir le beurre , l'argent du beurre et la crémière ...
    Peu importe de quelle côté on se met, si on veux mettre en place quelque chose il va falloir des concessions... Et faut arrêter d'être complotiste ...

    Aaaaah!!! Le mot est lâché! Je suis complotiste

    C'est le mot à la mode pour éviter de devoir argumenter!.

    Alors soit, admettons que je sois complotiste - je m'en fous, en fait.

    Vous en revanche, vous êtes naïf. Je ne sais pas ce qui est pire


    Citation Envoyé par gabi7756 Voir le message
    Aujourd'hui qui n'as qu'une seule adresse mail ? Et quand bien même il rattache une adresse mail a une personne ca change quoi ?
    A la limite pour savoir des infos sur le propriétaire et faire de l'ingénierie sociale ... Mais ca n'existe pas déjà ca ?
    Une adresse email, ça peut être par exemple "gabi7756@gmail.com".

    Vous arrivez à savoir qui est gabi7756 sans demander des informations à gmail?
    Non, pour ça, gmail vous demandera sans doute de passer par la justice, et c'est très bien comme ça.

    Puisque vous semblez être de ceux "qui n'ont rien à cacher", pourquoi ne pas afficher à la place votre nom complet, plutôt qu'un pseudo gabi7756?
    Non, là je trolle, ne le faites surtout pas.

  3. #23
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    My bad , complotise n'est pas le mot le plus adapter pour un débat

    Aujourd'hui, ce n'est pas automatique.
    Qui a parlé d'automatisme ?

    Pour en revenir au débat de base
    Faut vraiment pas pousser la réflexion loin , une requête API pour vérifié que un tel , c'est une identité valide sans aucunement données sur le compte , c'est possible pour un bon dev ...
    Les réseaux sociaux empêche pas à ce jour de crée plusieurs comptes pour une seule personne.
    Que l'état puisse savoir, dans le cas ou il log l'intégralité des requêtes (politique de conservation des logs = c'est purger "relativement" régulièrement ) que tu as essayé de crée un compte sur instagram par exemple , je présume de la gravité de la mesure OMG.
    Sauve qui peut , on est dans une grosse mouise ...

    Je préfère être naïf que de voir le mal partout et psycoter pour un rien ... Chacun son avis sur la question

  4. #24
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    Mauvaise approche ! Les pouvoirs publics n'ont pas les moyens de surveiller qui utilise les médias sociaux.

    Par contre, la responsabilité civile des médias sociaux devrait être engagé pour tout harcèlement, revenge porn constaté sur leur plateforme; avec de gros dommages et intérêts à la clé bien entendu majorés si la victime est mineure.

    C'est raccord avec la pensée d'Elon Musk. Il a récemment rappelé que tous les comptes X/Twitter lui appartenaient.

  5. #25
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    Les réseaux sociaux devraient surtout arrêter de récolter des données personnels, et rendre leurs algorithmes toxiques désactivés par défaut.

    Comme ça, pas besoin de vérifier l'âge des utilisateurs, et avant 13 ans, c'est de toute façon la responsabilité parentale qui change quelque chose.

  6. #26
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    Par défaut Les Big Tech affirment que l'Australie « a précipité » l'interdiction des médias sociaux pour les enfants
    Les Big Tech s'insurgent contre la décision de l'Australie d'interdire les médias sociaux aux jeunes de moins de 16 ans
    affirmant que cela pourrait les pousser vers des coins plus sombres d'Internet

    Les Big Tech affirment que l'Australie a adopté de façon « précipitée » la loi qui interdit aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux médias sociaux. Les autorités australiennes affirment que l'exposition aux médias sociaux nuit à la santé mentale des enfants. Mais les géants des médias sociaux dénoncent la législation et rappellent que « le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens ». Pour Meta et ses rivaux Snap et TikTok, l'interdiction risque de pousser les adolescents vers des coins plus sombres d'Internet, augmentant les risques pour ces derniers.

    Interdiction des médias sociaux aux moins de 16 ans en Australie

    L'Australie a approuvé le jeudi 28 novembre 2024 une loi interdisant l'utilisation des médias sociaux pour les enfants de moins de 16 ans. La législation oblige les géants de la technologie à empêcher les mineurs de se connecter à leurs plateformes de médias sociaux, sous peine d'amendes pouvant atteindre 32 millions de dollars. Les méthodes d'application de la loi seront testées à partir de janvier 2025 et l'interdiction entrera en vigueur dans environ un an.


    La loi australienne constitue un cas test pour un nombre croissant de pays qui ont légiféré ou déclaré qu'ils prévoient de légiférer sur une restriction d'âge pour les médias sociaux, en raison des craintes suscitées par l'impact de ces derniers sur la santé mentale des jeunes. Des pays comme la France et certains États américains ont adopté des lois visant à restreindre l'accès des mineurs sans l'autorisation d'un parent, mais l'interdiction australienne est absolue.

    En Floride, une interdiction totale pour les moins de 14 ans est contestée devant les tribunaux pour des raisons de liberté d'expression. Les Big Tech, notamment les sociétés de médias sociaux telles que Meta et Snap, ont fait valoir que la législation envisagée par la Floride viole le premier amendement.

    Le gouvernement australien avait prévenu les Big Tech de ses projets depuis des mois et avait annoncé l'interdiction pour la première fois à la suite d'une enquête parlementaire menée au début de l'année, qui a recueilli les témoignages de parents d'enfants qui s'étaient automutilés à la suite de cyberintimidations.

    Les Big Tech dénoncent le processus d'adoption précipité de la loi

    Les géants des médias sociaux ont rapidement critiqué la nouvelle législation australienne. Ils se sont inquiétés de la « précipitation » avec laquelle la loi a été adoptée et de l'absence de détails sur son application. Selon eux, il y a nombreuses questions sans réponse sur la façon dont la loi sera mise en œuvre dans la pratique. Dans des déclarations, les porte-parole de Meta, Snap et TikTok ont fustigé la nouvelle législation et dénoncé la méthode des législateurs.

    TikTok

    TikTok est une plateforme extrêmement populaire sur laquelle les adolescents téléchargent et partagent des vidéos. TikTok affirme qu'il est important que « le gouvernement australien travaille en étroite collaboration avec l'industrie pour résoudre les problèmes créés par ce processus précipité ». La plateforme a également déclaré que l'interdiction des médias sociaux aux jeunes de moins de 16 ans risque de les pousser vers des coins plus sombres d'Internet.

    Meta

    Meta a déclaré qu'il est préoccupé par « le processus qui a précipité l'adoption de la loi ». Un porte-parole de Meta a déclaré dans un communiqué : « la semaine dernière, la commission parlementaire a déclaré que le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens, mais cette semaine, le rapport précipité de la commission sénatoriale a déclaré que les médias sociaux causent des dommages ».

    « Cela démontre le manque de preuves étayant la législation et suggère qu'il s'agissait d'un processus prédéterminé », a-t-il ajouté. Meta est propriétaire de Facebook et d'Instagram. La société américaine a déclaré qu'elle respecte la décision de l'Australie, mais que la loi introduit de nombreuses interrogations.

    Snap

    Un porte-parole de Snap, propriétaire de Snapchat, a affirmé qu'il y a « de nombreuses questions sans réponse sur la façon dont la loi sera mise en œuvre dans la pratique ». Il a déclaré que l'entreprise travaillerait en étroite collaboration avec les autorités australiennes au cours des 12 prochains mois pour développer une approche qui concilie la sécurité, la vie privée et l'aspect pratique. De nombreux critiques affirment qu'il s'agira d'une tâche complexe.

    De nombreuses questions relatives à la protection de la vie privée

    Les détracteurs de la législation australienne estiment qu'elle soulève des problèmes de protection de la vie privée et qu'elle pourrait créer davantage de risques pour les enfants. Australian Child Rights Taskforce a souligné que les plateformes seront désormais dissuadées d'offrir des fonctions de sécurité pour les enfants, ce qui signifie que les jeunes utilisateurs qui accèdent d'une manière ou d'une autre aux médias sociaux ne seront pas protégés.

    L'interdiction australienne des médias sociaux est l'une des plus sévères à l'égard des grandes entreprises technologiques, mais elle n'est pas sans précédent. L'année dernière, la France a adopté une loi qui exige que les enfants de moins de 15 ans obtiennent l'autorisation d'un parent avant d'accéder à une plateforme de médias sociaux, mais les médias locaux rapportent que des difficultés techniques ont conduit à un manque d'application.

    La Norvège espère également appliquer un âge minimum strict de 15 ans pour accéder aux médias sociaux. Les États américains ont également ciblé les plateformes de médias sociaux ces dernières années. New York et la Californie ont adopté des lois visant à protéger les utilisateurs mineurs des algorithmes de recommandation. L'Utah et l'Arkansas ont tenté d'adopter des restrictions liées à l'âge, mais celles-ci ont été contestées devant les tribunaux.

    L'interdiction australienne est toutefois plus sévère, car elle interdit aux enfants l'accès aux médias sociaux, même s'ils ont l'autorisation de leurs parents. Certains experts craignent que cela pousse les enfants à chercher des moyens détournés pour accéder aux médias sociaux, ce qui comporte des risques.

    Digital Industry Group, une association australienne dont les membres comprennent la plupart des entreprises de médias sociaux, a averti que la décision de l'Australie pourrait pousser les plus jeunes vers des endroits plus sombres d'Internet, dépourvus des garde-fous des plateformes grand public.

    Sunita Bose, PDG de Digital Industry Group a également déclaré que personne ne peut expliquer avec certitude comment la nouvelle législation australienne fonctionnerait dans la pratique. « La communauté et les plateformes ne savent pas exactement ce qu'on attend d'elles », a-t-elle déclaré.

    Débats sur les effets des médias sociaux sur les plus jeunes

    Certaines études montrent qu'une exposition prolongée aux médias sociaux augmente le risque d'effets négatifs tels que l'anxiété ou la dépression. Mais les experts sont divisés sur la question de savoir si une interdiction générale comme celle de l'Australie est la bonne solution, craignant qu'un débat polarisé ne crée une solution unique. D'autres experts craignent que les plateformes de médias sociaux soient la seule option disponible pour les jeunes isolés.

    Les entreprises ont fait part de leurs préoccupations dans les jours qui ont précédé le projet de loi. Elon Musk, propriétaire de X (ex-Twitter), a suggéré que « le projet de loi semble être un moyen détourné de contrôler l'accès à Internet de tous les Australiens ». (Elon Musk a souvent été la bête noire du gouvernement australien, refusant de se conformer aux ordres du gouvernement australien de supprimer des contenus dans le monde entier).

    Le Premier ministre australien Anthony Albanese, qui doit affronter des élections au début de l'année prochaine, affirme que la législation est nécessaire pour protéger les jeunes. Il a également décrit les médias sociaux comme « un outil pour les escrocs et les prédateurs en ligne, ainsi qu'un facteur d'anxiété ».

    En outre, le fonctionnement de la loi n'est pas encore très clair. Elle demande aux entreprises de prendre des « mesures raisonnables » pour empêcher les mineurs d'accéder aux médias sociaux. L'interdiction devrait contrôler l'accès à des plateformes telles que Facebook, Snapchat, Instagram, X et Reddit.

    Des exemptions pourraient être accordées pour les services de messagerie et d'éducation tels que YouTube, Google Classroom et WhatsApp. L'interdiction entrera en vigueur à la fin de l'année 2025, mais ne donne pas de détails sur la manière dont les entreprises technologiques sont censées vérifier l'âge des utilisateurs.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Que pensez-vous des critiques des Big Tech à l'égard de la nouvelle loi australienne ?
    Partagez-vous l'avis selon laquelle l'adoption de la loi a été précipitée ? Pourquoi ?

    Voir aussi

    L'Australie interdit aux moins de 16 ans d'utiliser les médias sociaux, après que le Sénat a approuvé la loi la plus stricte au monde, les contrevenants risquent une amende jusqu'à 30 millions d'euros

    Un juge déclare que les réseaux sociaux ne peuvent être contraints de filtrer les contenus destinés aux enfants, estimant que cela constitue une menace pour les discours protégés par le premier amendement

    "Les lois sur la vérification de l'âge nuiront plus qu'elles n'aideront" : l'EFF et l'ACLU demandent à la Cour de maintenir le blocage de la loi du Mississippi sur la vérification de l'âge

  7. #27
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    Que "Les Big Tech s'insurgent" ça fait doucement rire, ils ne pensent qu'à leur pognon et se foutent éperdument des humains et de leur santé mentale, donc qu'ils aillent s'insurger en enfer.
    Par contre comment va s'y prendre le gouvernement Australien pour appliquer sont truc, là je suis curieux (mais pas trop en fait car je crains le pire) de voir la suite...

  8. #28
    Communiqués de presse

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    Par défaut YouTube tente de faire pression sur le gouvernement australien concernant l'interdiction des réseaux sociaux
    YouTube tente une dernière fois de faire pression sur le gouvernement australien pour ne pas être inclus dans l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans

    YouTube tente une dernière fois de persuader le gouvernement australien de ne pas l'inclure dans l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, s'opposant à ce qu'il qualifie de "revirement politique brutal" et arguant que le service vidéo n'est pas une plateforme de réseau social. Google, propriétaire de YouTube, organiserait un événement majeur réunissant des YouTubers populaires au Parlement, alors que la décision finale sur les plateformes technologiques interdites aux enfants approche.

    En novembre 2024, l'Australie a proposé une interdiction des médias sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, une mesure unique au monde. L'interdiction pour les moins de 16 ans concernerait Instagram, TikTok, Facebook et X. Le gouvernement invoque les risques pour la santé mentale et physique, le premier ministre déclarant : "les médias sociaux nuisent à nos enfants et j'ai décidé d'y mettre un terme". L'interdiction pourrait commencer dès l'année 2025. En outre, il semble que cette loi s'appliquera également à des sites tels que YouTube et Roblox et, par définition, s'étendra même au PlayStation Network et au Xbox Live.

    Face à cette situation, YouTube tente une dernière fois de persuader le gouvernement de ne pas l'inclure dans l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans, s'opposant à ce qu'il qualifie de "revirement politique brutal" et arguant que le service vidéo n'est pas une plateforme de réseau social. Google, propriétaire de YouTube, organiserait un événement majeur réunissant des YouTubers populaires au Parlement, alors que la décision finale sur les plateformes technologiques interdites aux enfants approche.

    Mais le Premier ministre, Anthony Albanese, a fait part de ses inquiétudes concernant le contenu de YouTube, laissant entendre que la plateforme vidéo pourrait être incluse dans l'interdiction et rejetant la menace de Google de poursuivre le gouvernement fédéral en justice.

    "Le ministre [des Communications] procédera à ces évaluations et nous procéderons à ces évaluations... indépendamment de toutes les menaces proférées par les entreprises de réseaux sociaux", a déclaré Albanese. "Il ne fait aucun doute que certains aspects de l'utilisation des réseaux sociaux ont un impact négatif sur la santé mentale des jeunes, et c'est pourquoi le gouvernement a agi", a-t-il déclaré. "Je vais rencontrer à nouveau cette semaine des parents qui ont vécu des tragédies."

    La ministre des Communications, Anika Wells, annoncera très prochainement la composition finale de l'interdiction des réseaux sociaux. Bien que l'ancienne ministre des Communications, Michelle Rowland, ait initialement indiqué que YouTube ferait partie de l'interdiction légiférée en décembre 2024, la réglementation a exempté le site vidéo appartenant à Google. Mais le mois dernier, la commissaire à la sécurité électronique, Julie Inman Grant, a recommandé que YouTube soit finalement inclus dans l'interdiction.

    Le statut de YouTube dans l'interdiction a fait l'objet de controverses. Google a critiqué les appels à son inclusion, accusant Julie Inman Grant d'ignorer les parents et les enseignants, et affirmant que YouTube fonctionnait différemment des autres applications. Meta, TikTok et Snapchat, qui seront tous inclus dans l'interdiction, ont mené campagne contre l'exclusion de YouTube, la qualifiant d' "irrationnelle".


    YouTube tente de faire pression sur le gouvernement concernant l'interdiction des réseaux sociaux

    Le géant technologique a écrit à la ministre des Communications, Anika Wells, pour lui faire part de son intention d'examiner sa position juridique si sa plateforme de partage de vidéos était incluse dans l'interdiction visant les enfants de 16 ans et moins. La lettre indiquait que l'interdiction pourrait être contestée au motif qu'elle restreint la liberté constitutionnelle implicite de communication politique. Les signaux indiquant que le gouvernement australien envisageait un "revirement politique brutal" ont incité Google à demander des éclaircissements supplémentaires.

    "YouTube est une plateforme de partage de vidéos, et non un service de réseau social, qui offre des avantages et une valeur ajoutée aux jeunes Australiens", a déclaré un porte-parole de YouTube. "Nous avons écrit directement au gouvernement pour l'exhorter à respecter l'intégrité du processus législatif et à protéger les expériences et les garanties adaptées à l'âge que nous offrons aux jeunes Australiens."

    Pour rappel, l'interdiction des réseaux sociaux doit entrer en vigueur en décembre. Facebook, Instagram, TikTok et Snapchat figuraient parmi les plateformes concernées lorsque la législation a été adoptée par le Parlement. "Le gouvernement était ferme dans sa décision d'exclure YouTube, car cette plateforme est différente et présente une valeur particulière pour les jeunes Australiens", a déclaré un porte-parole de YouTube. "Cette intention a été clairement exprimée à plusieurs reprises dans ses déclarations publiques, y compris devant le Parlement australien."

    Mais la commissaire à la sécurité électronique, Julie Inman Grant, a recommandé de revoir cette décision, citant des recherches montrant que les enfants étaient exposés à des contenus préjudiciables sur YouTube plus que sur toute autre plateforme. "La nouvelle loi interdira uniquement aux enfants de moins de 16 ans d'avoir leur propre compte, mais ne les empêchera pas d'accéder à des contenus sur YouTube ou tout autre service via des liens depuis l'école ou lorsqu'ils sont « déconnectés »", a-t-elle déclaré. "Rien dans la législation n'empêche les enseignants disposant de leurs propres comptes de continuer à intégrer des contenus éducatifs approuvés par l'école sur YouTube ou tout autre service, comme ils le font actuellement."

    Le Premier ministre Anthony Albanese a vu d'un mauvais œil la tentative de Google de s'immiscer dans le processus décisionnel. "Le ministre procédera à ces évaluations... indépendamment de toute menace proférée par les entreprises de médias sociaux", a-t-il déclaré. "Je leur dis que les médias sociaux ont une responsabilité sociale. Il ne fait aucun doute que certains aspects de l'utilisation des médias sociaux ont un impact négatif sur la santé mentale des jeunes, et c'est pourquoi le gouvernement a agi."

    Les premiers résultats d'un essai de vérification de l'âge ont montré que les technologies pouvaient empêcher les jeunes enfants d'accéder aux plateformes de réseaux sociaux, mais pas sans failles. Les plateformes s'exposent à des sanctions pouvant atteindre 50 millions de dollars australiens (54,5 millions de dollars néo-zélandais) si elles ne prennent pas de mesures raisonnables pour empêcher les enfants de moins de 16 ans de créer des comptes.

    Fait intéressant, Google a été averti que ses menaces de poursuites judiciaires n'influenceront pas la décision éventuelle d'inclure YouTube dans la première interdiction mondiale des réseaux sociaux pour les enfants en Australie.

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette tentative de Google est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Les Big Tech s'insurgent contre la décision de l'Australie d'interdire les médias sociaux aux jeunes de moins de 16 ans, affirmant que cela pourrait les pousser vers des coins plus sombres d'Internet

    L'Australie interdit aux moins de 16 ans d'utiliser les médias sociaux, après que le Sénat a approuvé la loi la plus stricte au monde. Les contrevenants risquent une amende jusqu'à 30 millions d'euros

    YouTube enregistre une hausse de ses revenus publicitaires qui atteignent près de 10 milliards de dollars au deuxième trimestre 2025 : le bénéfice d'Alphabet bondit de 19 % sur la période
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  9. #29
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    Il faut appeler un chat un chat : C'est une vérification d'identité

  10. #30
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    Par défaut L'Australie ajoute YouTube à l'interdiction des RS pour les moins de 16 ans
    L'Australie ajoute YouTube à l'interdiction des RS pour les moins de 16 ans
    Un parallèle avec la France et un justificatif commun : la protection de plus jeunes en ligne via la vérification d’identité

    L'Australie est revenue sur sa décision d'exclure YouTube de son interdiction des réseaux sociaux pour les adolescents. Une loi sur les réseaux sociaux destinée aux jeunes entrera en vigueur à partir du mois de décembre et actera l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Youtube ne bénéficiera pas d’exemption en dépit des efforts de la plateforme pour éviter une inclusion dans le champ d’application de ladite loi. C’est une situation similaire à celle d’autre pays comme la France qui imposent désormais une vérification d’âge pour l’accès à certains sites. Vers un Internet en Union européenne contrôlé sur le modèle chinois ?

    YouTube sera inclus dans la première interdiction des réseaux sociaux pour les enfants de moins de 16 ans en Australie, après l’abandon du gouvernement d’une exemption pour la plateforme. Le site de partage de vidéos devait être exclu de l'interdiction, qui limitera TikTok, Instagram, Facebook, X et Snapchat et devrait entrer en vigueur en décembre.

    En vertu de cette interdiction, les adolescents pourront toujours visionner des vidéos sur YouTube, mais ne seront pas autorisés à créer un compte nécessaire pour publier du contenu ou interagir sur la plateforme, ce qui implique une vérification d’identité.

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    C’est en raison de l’adoption de mesures similaires au Royaume-Uni que le téléchargement de VPN a explosé

    Le Royaume-Uni est le théâtre d'une augmentation spectaculaire des téléchargements de Réseaux Privés Virtuels (VPN), une tendance directement liée à l'entrée en vigueur de nouvelles et controversées règles de vérification de l'âge pour l'accès au contenu en ligne. Cette flambée met en lumière les préoccupations croissantes des utilisateurs quant à leur vie privée et leur liberté numérique, alors que le gouvernement britannique cherche à réglementer plus étroitement l'espace en ligne.

    Les nouvelles dispositions, qui s'inscrivent dans le cadre plus large de la loi sur la sécurité en ligne, visent à protéger les enfants en imposant aux plateformes de contenu pour adultes de vérifier l'âge de leurs utilisateurs. Bien que l'intention puisse être louable, la méthode d'application suscite un tollé. Les utilisateurs sont désormais confrontés à la nécessité de prouver leur âge par des moyens qui, pour beaucoup, semblent intrusifs, tels que la fourniture de documents d'identité officiels ou l'utilisation de services tiers de vérification d'âge.

    En effet, parmi les méthodes suggérées et en cours d'adoption, on trouve :

    • Vérification par carte de crédit/débit : Une vérification simple mais efficace, car les cartes de crédit ne sont généralement délivrées qu'aux adultes.
    • Estimation faciale de l'âge : Une technologie basée sur l'IA qui analyse une photo ou une vidéo en direct pour estimer l'âge de l'utilisateur, sans identifier la personne ni stocker de données personnelles.
    • Services d'identité numérique : Des portefeuilles d'identité numérique qui peuvent stocker et partager en toute sécurité des preuves d'âge vérifiées.
    • Vérification via les opérateurs de réseaux mobiles : Confirmation que le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur n'est pas soumis à des filtres d'âge.
    • Vérification par pièce d'identité avec photo : Téléchargement d'une pièce d'identité (passeport, permis de conduire) qui est comparée à un selfie pour confirmer l'identité et l'âge.
    • Vérification par services bancaires ou adresses e-mail : Accès sécurisé à des informations bancaires ou analyse de l'utilisation de l'adresse e-mail sur d'autres services pour estimer l'âge.


    Certains des plus grands sites pornographiques, notamment Pornhub et YouPorn, ont déclaré qu'ils se conformeraient aux nouvelles règles. Et les réseaux sociaux tels que BlueSky, Reddit, Discord, Grindr et X mettent en place des contrôles d'âge au Royaume-Uni afin d'empêcher les enfants de voir des contenus préjudiciables.

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    Plusieurs raisons expliquent ce rejet massif de la vérification d’âge

    Les raisons résident dans un mélange de crainte pour la vie privée, de doute sur la sécurité des données et d’un refus idéologique d’un Internet surveillé.

    • La peur de l’archivage ou de la fuite des données sensibles : Les internautes redoutent que la soumission de documents officiels (pièce d’identité, carte bancaire) puisse un jour se retrouver stockée, piratée, ou partagée (même involontairement) avec des tiers. Cette méfiance est amplifiée par les nombreux scandales de fuites de données récentes.
    • Une forme de censure ressentie : Certains perçoivent cette obligation comme un contrôle d’État sur l’accès à l’information et à la sexualité, ou comme une restriction arbitraire de la liberté d’exploration en ligne.
    • La facilité de contournement : Installer un VPN est simple, souvent gratuit, et ne requiert aucune compétence technique avancée. Le choix entre « fournir mes papiers pour aller sur un site » ou « cliquer sur un bouton pour me faire passer pour un utilisateur belge ou suisse » est vite fait.


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    L’utilisation des VPN révèle le paradoxe de l’adoption de telles mesures

    Si une partie des utilisateurs se tourne vers les VPN, cela signifie que les règles pourraient ne pas atteindre pleinement leur objectif de protection, tout en poussant les internautes vers des solutions qui, bien que légales, pourraient compliquer la traçabilité en cas d'abus.

    Nous nous retrouvons donc face à :

    • Des lois inefficaces face aux réalités numériques : le recours massif aux VPN prouve une chose : l’arsenal juridique ne suffit pas à bloquer des usages populaires dès lors que les outils de contournement sont accessibles.
    • Une fracture sociale numérique : la montée en puissance des VPN crée une inégalité d’accès à l’Internet libre : les internautes familiers des technologies continuent d’accéder à tout, tandis que les plus jeunes ou les moins technophiles sont cantonnés à des usages surveillés.
    • Un effet Streisand numérique : en tentant de restreindre l’accès à certains contenus, les gouvernements contribuent à leur mise en lumière, provoquant une curiosité accrue et un effet d’amplification médiatique.


    Les défenseurs des droits numériques inquiets : les enfants utilisés comme prétexte pour ouvrir la boîte de Pandore

    Le gouvernement britannique affirme que ces mesures protégeront les utilisateurs, notamment les enfants, contre des dangers tels que la pédopornographie, les contenus terroristes ou la désinformation. Cependant, les critiques soulignent que les définitions floues de ce qui constitue un contenu « nuisible » pourraient ouvrir la voie à une censure excessive, limitant la liberté d'expression. De plus, les startups et plateformes indépendantes pourraient ne pas avoir les moyens de se conformer aux nouvelles règles. Certains dénoncent également une surveillance intrusive des activités en ligne des utilisateurs, compromettant leur vie privée. Enfin, il existe une inquiétude quant à l'utilisation potentielle de ces lois pour réprimer des opinions dissidentes ou contrôler les discours politiques.

    « La vérification de l'âge empêche les gens d'accéder anonymement à l'information en ligne », expliquait déjà Riana Pfefferkorn, chercheuse en politiques publiques à l'université Stanford. « Cela inclut les informations auxquelles les adultes ont tout à fait le droit d'accéder, mais qu'ils ne veulent pas que d'autres sachent qu'ils consultent, comme la pornographie, ainsi que les informations auxquelles les enfants veulent accéder, mais qui, pour des raisons politiques, sont jugées inappropriées pour eux, comme les informations précises sur la sexualité, la santé reproductive et le contenu LGBTQ. »

    Avant l'entrée en vigueur de la loi, les experts s’étaient accordés sur un point : le système serait contourné. Les ados les plus technophiles savent déjà utiliser des VPN, des DNS chiffrés (DNS-over-HTTPS) ou même des navigateurs alternatifs pour simuler une connexion depuis l’étranger, où les règles ne s’appliquent pas. Selon eux, cela pourrait favoriser l’utilisation de plateformes plus dangereuses, non régulées, voire illégales, hébergées hors du Royaume-Uni. Autrement dit, la loi pourrait déplacer le problème sans vraiment le résoudre.

    Et vous ?

    Les mesures de vérification d'âge sont-elles réellement efficaces pour protéger les mineurs, ou poussent-elles simplement les utilisateurs vers des méthodes de contournement qui pourraient, à terme, rendre la tâche des régulateurs plus difficile ?

    Quel est le coût réel, en termes de vie privée et de liberté numérique, que les citoyens sont prêts à payer pour la protection des mineurs en ligne ? Existe-t-il un juste milieu ?

    L'augmentation de l'utilisation des VPN est-elle une "victoire" pour la vie privée ou une "défaite" pour la réglementation ?

    Les fournisseurs de VPN ont-ils une responsabilité dans l'éducation de leurs utilisateurs sur les risques potentiels liés à l'utilisation des VPN (par exemple, la sécurité des données, la légalité dans certaines juridictions) ?

    L'utilisation massive des VPN va-t-elle rendre obsolètes les tentatives de régulation du contenu en ligne basées sur la géolocalisation ?
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  11. #31
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    Quand ça a commencé pour le contenu adulte en Australie ... Vous pensiez vraiment que ça ne finirait pas par arriver en France ?
    Ça finira par tout Internet en France.

  12. #32
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    Par défaut Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge
    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge
    D’où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    Des mesures comme celles de l’Australie sur l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans impliquent que des personnes plus âgées s’y soumettent, ce qui revient à dire que tous les utilisateurs australiens des réseaux sociaux devront prouver leur âge. C’est une situation similaire à celle d’autres pays comme la France qui imposent désormais une vérification d’âge pour l’accès à certains sites. C’est dire que la vérification d’âge et par extension d’identité arrive sur la totalité d’Internet et avec un lot de questions font surface : Est-ce la solution idoine à la lutte contre la pédopornographie ? Sinon quelles autres approches semblent plus adaptées ?

    Une liste non exhaustive d’inconvénients ramène la question sur la table avec plus d’acuité

    En effet :

    • Un système dans lequel les utilisateurs sont contraints de fournir leurs informations personnelles introduit d’importants risques de vol et d’usurpation d’identité ; Illustration avec la fuite de 20 Go de données personnelles sur des modèles de webcam pornos. Des noms et copies numérisées de passeports avaient été divulgués, parmi lesquels ceux de Français. Que dire du vol des données personnelles d’environ 1,4 million de personnes qui ont effectué un test de dépistage de la Covid-19 en Île de France à mi-parcours de l’année 2020 ?
    • Une fois qu'un système d'identification numérique avec des contrôles en ligne comme celui voulu par les gouvernements est en place, son usage peur être étendu sans difficultés. Les gouvernements peuvent commencer à exiger des sites qu'ils vérifient des détails autres que l'âge, car le système est déjà en place. Les services de streaming pourraient commencer à vérifier la localisation sur la base de l'adresse sur leur carte d'identité numérique, ce qui empêcherait les gens d'utiliser un VPN pour contourner les restrictions géographiques, par exemple.
    • Un système de vérification de l’âge sur Internet pourrait donc constituer le socle d’une « architecture de l’oppression. » « Croyez-vous vraiment que lorsque la première vague, la deuxième vague, la 16e vague du coronavirus sera oubliée depuis longtemps, ces ensembles de données ne seront pas conservés ? Peu importe comment il est utilisé, ce qui est construit est l’architecture de l’oppression », avertissait Snowden à propos des développements autour de la pandémie de coronavirus.



    Les questionnements se posent avec plus d’emphase compte tenu des limites technologiques qui font entrave à l’applicabilité de ces mesures

    L’on note une augmentation spectaculaire des téléchargements de Réseaux Privés Virtuels (VPN), une tendance directement liée à la multiplication de mesures de vérification de l'âge pour l'accès au contenu en ligne. Cette flambée met en lumière les préoccupations croissantes des utilisateurs quant à leur vie privée et leur liberté numérique.

    Ces dispositions visent à protéger les enfants en imposant aux plateformes de contenu pour adultes de vérifier l'âge de leurs utilisateurs. Bien que l'intention puisse être louable, la méthode d'application suscite un tollé. Les utilisateurs sont désormais confrontés à la nécessité de prouver leur âge par des moyens qui, pour beaucoup, semblent intrusifs, tels que la fourniture de documents d'identité officiels ou l'utilisation de services tiers de vérification d'âge.

    En effet, parmi les méthodes suggérées et en cours d'adoption, on trouve :

    • Vérification par carte de crédit/débit : Une vérification simple mais efficace, car les cartes de crédit ne sont généralement délivrées qu'aux adultes.
    • Estimation faciale de l'âge : Une technologie basée sur l'IA qui analyse une photo ou une vidéo en direct pour estimer l'âge de l'utilisateur, sans identifier la personne ni stocker de données personnelles.
    • Services d'identité numérique : Des portefeuilles d'identité numérique qui peuvent stocker et partager en toute sécurité des preuves d'âge vérifiées.
    • Vérification via les opérateurs de réseaux mobiles : Confirmation que le numéro de téléphone mobile de l'utilisateur n'est pas soumis à des filtres d'âge.
    • Vérification par pièce d'identité avec photo : Téléchargement d'une pièce d'identité (passeport, permis de conduire) qui est comparée à un selfie pour confirmer l'identité et l'âge.
    • Vérification par services bancaires ou adresses e-mail : Accès sécurisé à des informations bancaires ou analyse de l'utilisation de l'adresse e-mail sur d'autres services pour estimer l'âge.


    Des espaces totalitaires se mettent progressivement en place dans des pays connus auparavant comme démocratiques

    Le projet de loi ChatControl vient lui aussi avec une promesse qui est de mettre fin à la pédopornographie en ligne et avec un prix fort à payer : Chaque citoyen de l’UE est considéré comme potentiel prédateur. En effet, la Commission de l’UE propose d'obliger les fournisseurs de services de courrier électronique, de chat et de messagerie à rechercher automatiquement des contenus suspects dans tous les chats, messages et courriels privés, de manière générale et sans distinction.

    Les implications de l’entrée en vigueur du projet de loi ChatControl 2.0 :

    • Toutes vos discussions par messageries instantanées ou par courriel seront automatiquement scannées pour trouver des contenus douteux. Rien ne pourra être confidentiel ou secret. Il n’y aura pas besoin d’une décision d’un tribunal pour scanner vos messages : ce sera fait systématiquement et automatiquement.
    • Si un algorithme classe le contenu de votre message comme douteux, vos photos privées ou intimes pourront être visionnées par le personnel et les sous-traitants d’entreprises internationales ou directement par les services de polices. Toutes vos photos de nudes peuvent être visionnées par des gens que vous ne connaissez pas et possiblement être mises entre de mauvaises mains.
    • Les flirts et les sextos peuvent être lus par le personnel et les sous-traitants d’entreprises internationales et par les autorités policières, car les filtres de reconnaissance de texte recherchant de la « corruption de mineurs » signalent souvent à tort les conversations intimes.
    • Vous pouvez être faussement dénoncé et faire l’objet d’une enquête pour diffusion présumée de matériel pédopornographique. Les algorithmes d’analyse de messageries sont connus pour signaler des photos de vacances tout à fait légales d’enfants sur une plage, par exemple. Selon les autorités de la police fédérale suisse, 80 % des signalements générés par des machines s’avèrent sans fondement. De même, en Irlande, seuls 20 % des signalements NCMEC reçus en 2020 ont été confirmés comme étant réellement des « documents relatifs à la maltraitance d’enfants ». En Allemagne, près de 40 % des procédures d’enquête criminelle ouvertes pour pédopornographie visent des mineurs.
    • Durant votre prochain voyage à l’étranger, attendez-vous à avoir des problèmes. Des signalements automatiques sur vos communications peuvent avoir été transférés à d’autres pays, comme les Etats-Unis d’Amérique où la protection des données personnelles n’existe pas.
    • Les services de renseignement et les hackers pourront espionner vos communications privées. Si le chiffrement des applications de communication est supprimé pour permettre l’analyse de vos messages, la porte sera alors ouverte à quiconque en aura les moyens techniques de lire vos échanges.
    • Ce n’est que le début. Une fois la technologie d’analyse de messagerie établie, il devient très facile de l’utiliser à d’autres fins. Et qui garantit que ces machines à incriminer ne seront pas utilisées à l’avenir sur nos smartphones et nos ordinateurs portables ?
    • Vous ne pourrez plus créer d’email ou de comptes anonymes sans présenter une pièce d’identité ou une photo de votre visage, vous rendant identifiable et vulnérables à des fuites de données. Cela limite par exemple les conversations sensibles liées à la sexualité, la communication de contenu anonyme (ex : lanceurs d’alertes), ainsi que les activités politiques.
    • Si vous avez moins de 18 ans, vous ne pourrez plus installer les applications suivantes via les magasins d’applications (raison donnée : risque de corruption de mineurs) : des applications de messagerie comme Whatsapp, Snapchat, Telegram ou Twitter, des applications de réseaux sociaux comme Instagram, TikTok ou Facebook, des jeux comme FIFA, Minecraft, GTA, Call of Duty, Roblox, des applications de rencontre, des applications de visioconférence comme Zoom, Skype, Facetime.
    • Même si vous n’utilisez pas de magasins d’applications, l’opérateur du service vérifiera votre âge. Si vous avez moins de 16 ans, vous ne pourrez plus utiliser Whatsapp du fait des règles de vérification d’âge ; idem pour les fonctions en ligne du jeu FIFA 23. Si vous avez moins de 13 ans, vous ne pourrez plus utiliser TikTok, Snapchat ou Instagram.


    Et vous ?

    Les mesures de vérification d'âge sont-elles réellement efficaces pour protéger les mineurs, ou poussent-elles simplement les utilisateurs vers des méthodes de contournement qui pourraient, à terme, rendre la tâche des régulateurs plus difficile ?

    Partagez-vous les avis selon lesquels ce n’est qu’une question de temps avant que la totalité d’Internet soit surveillée sur le modèle chinois ?

    Voir aussi :

    L'Allemagne veut punir d'une amende pouvant atteindre 50 millions € les médias sociaux qui tardent à retirer les fake news et les propos haineux

    Macron : « Je ne veux plus de l'anonymat sur les plateformes internet », le Président français confirme qu'il veut bien la fin de l'anonymat en ligne

    La fin de l'anonymat sur les réseaux sociaux n'est « pas souhaitable et pas possible » pour Mounir Mahjoubi qui vient clarifier les propos de Macron
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  13. #33
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    Les réseaux sociaux suivent le même chemin que les sites pornographiques. Du fait qu'ils soient réservés aux majeurs, on ferme les yeux sur les pires horreurs qui s'y trouvent et sur le fonctionnement du milieu en général.

  14. #34
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    Par défaut Meta, TikTok et Snapchat acceptent de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie
    Meta, TikTok et Snapchat acceptent de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie, mais doutent de son efficacité, les plateformes doivent bloquer les utilisateurs âgés de moins de 16 ans

    Meta, propriétaire d'Instagram, et d'autres entreprises de réseaux sociaux ont récemment déclaré qu'elles se conformeront à l'interdiction visant les utilisateurs de moins de 16 ans, ajoutant qu'elles commenceront à désactiver les comptes dès l'entrée en vigueur de la loi, le 10 décembre. Au Parlement, Meta, ByteDance, propriétaire de TikTok, et Snap, propriétaire de Snapchat, ont déclaré qu'ils continuaient à penser que l'interdiction ne protégerait pas les jeunes, mais qu'ils contacteraient bientôt les propriétaires de plus d'un million de comptes mineurs afin de les préparer au changement.

    Il y a un an, l'Australie a interdit aux enfants de moins de 16 ans d'utiliser les médias sociaux, après que le Sénat a approuvé la proposition de loi, considérée la plus stricte au monde. Les entreprises technologiques sont passibles d'une amende pouvant aller jusqu'à 50 millions de dollars australiens si elles ne se conforment pas à la loi. Les réactions ont été mitigées : une majorité de parents et de soignants australiens sont favorables, tandis que les plateformes de médias sociaux et certains défenseurs de la jeunesse critiquent fortement la loi.

    Les Big Tech ont affirmé que l'Australie a adopté de façon « précipitée » la loi qui interdit aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux médias sociaux. Les géants des médias sociaux dénoncent la législation et rappellent que « le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens ». Pour Meta et ses rivaux Snap et TikTok, l'interdiction risque de pousser les adolescents vers des coins plus sombres d'Internet, augmentant les risques pour ces derniers.

    Malgré cela, Meta, propriétaire d'Instagram, et d'autres entreprises de réseaux sociaux ont récemment déclaré qu'elles se conformeront à l'interdiction visant les utilisateurs de moins de 16 ans, ajoutant qu'elles commenceront à désactiver les comptes dès l'entrée en vigueur de la loi, le 10 décembre. Au Parlement, Meta, ByteDance, propriétaire de TikTok, et Snap, propriétaire de Snapchat, ont déclaré qu'ils continuaient à penser que l'interdiction ne protégerait pas les jeunes, mais qu'ils contacteraient bientôt les propriétaires de plus d'un million de comptes mineurs afin de les préparer au changement.

    Leurs commentaires reflètent un changement dans la réponse de l'industrie des réseaux sociaux à cette loi, qui est suivie de près par les responsables politiques du monde entier alors que les préoccupations concernant la santé mentale des jeunes ne cessent de croître.


    En vertu de la loi australienne, les plateformes doivent prendre des « mesures raisonnables » pour bloquer les utilisateurs âgés de moins de 16 ans, sous peine d'une amende pouvant atteindre 49,5 millions de dollars. Les plateformes avaient précédemment fait valoir que l'interdiction pousserait les jeunes vers des coins plus dangereux d'Internet, mal surveillés, et les priverait de contacts sociaux. Elles ont également déclaré que la mise en œuvre serait inutilement complexe. Snap et YouTube, propriété de Google, ont également fait valoir qu'ils ne sont pas des entreprises de médias sociaux

    « Nous ne sommes pas d'accord, mais nous acceptons et nous respecterons la loi », a déclaré Jennifer Park Stout, vice-présidente senior de Snap chargée de la politique mondiale et des opérations de la plateforme, via une liaison vidéo. Ella Woods-Joyce, responsable des affaires publiques de TikTok pour l'Australie, a réitéré l'opposition de la plateforme chinoise à l'interdiction, mais a déclaré que « TikTok se conformera à la loi et respectera ses obligations ». « Nous sommes en bonne voie pour nous conformer à la loi », a-t-elle déclaré.

    Mia Garlick, directrice des politiques de Meta pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, a déclaré que l'entreprise allait bientôt contacter les titulaires de comptes dont l'âge inférieur à 16 ans a été confirmé (environ 450 000 sur Instagram et Facebook) afin de leur donner le choix entre supprimer leurs photos et autres données ou les stocker jusqu'à ce qu'ils atteignent l'âge de 16 ans.
    TikTok, qui affirme compter 200 000 comptes de moins de 16 ans en Australie, et Snap, qui en compte 440 000, ont déclaré qu'ils prendraient des mesures similaires.

    Les entreprises ont ajouté qu'elles utiliseraient un logiciel automatisé de suivi du comportement pour déterminer si un titulaire de compte prétendant avoir plus de 16 ans était en réalité mineur.
    « Lorsque nous identifions une personne qui déclare avoir 25 ans, mais dont le comportement indique qu'elle a moins de 16 ans, nous désactiverons son compte à partir du 10 décembre », a déclaré Woods-Joyce.

    Pour les utilisateurs considérés à tort comme ayant moins de 16 ans, Meta et TikTok ont déclaré qu'ils les orienteraient vers un outil tiers d'estimation de l'âge. Snap a déclaré qu'il travaillait toujours à une solution pour les utilisateurs qui estimaient avoir été bloqués à tort.

    Ces annonces montrent que la règlementation reste un point sensible pour les Big techs. Un autre exemple, en juin, Apple a publié une mise en garde alarmiste et intéressée à l'intention du gouvernement australien, affirmant que les Australiens seront envahis par un cortège d'horreurs numériques si l'Australie suit l'exemple de l'Union européenne et réglemente le "jardin clos" d'Apple.

    Cependant, l'EFF avait répondu : "Les affirmations d'Apple sur le chaos et les dangers auxquels les Européens sont confrontés grâce à la DMA sont encore plus drôles lorsque l'on sait qu'Apple a bafoué la législation européenne par des actes de conformité malveillants à couper le souffle. Apparemment, le carnage de l'iPhone en Europe a été déclenché par les mots inscrits dans les livres de loi européens, sans même qu'Apple n'ait à respecter ces lois !"

    Et vous ?

    Pensez-vous que ces annonces sont crédibles ou pertinentes ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    L'Australie propose une interdiction des médias sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, "les médias sociaux nuisent à nos enfants et j'ai décidé d'y mettre un terme", selon le Premier ministre

    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge, d'où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois de surveillance sur la toile
    Publication de communiqués de presse en informatique. Contribuez au club : corrections, suggestions, critiques, ... Contactez le service news et Rédigez des actualités

  15. #35
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    Par défaut L'Australie applique la première interdiction au monde des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans
    Des millions d'enfants et d'adolescents perdent l'accès à leurs comptes alors que l'Australie applique la première interdiction au monde des réseaux sociaux, incluant TikTok, YouTube, Instagram et Facebook

    L'Australie devient le premier pays au monde à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, obligeant les principales plateformes, dont TikTok, YouTube, Instagram et Facebook, à bloquer les utilisateurs mineurs, sous peine d'amendes pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains. Cette décision réglementaire historique a privé des millions d'enfants et d'adolescents de l'accès à leurs comptes en ligne, positionnant ainsi le pays comme un cas d'école mondial en matière d'application des restrictions de l'âge et de responsabilité des plateformes. Les gouvernements du monde entier observent de près l'impact de cette mesure.

    L'entrée en vigueur de la législation australienne survient peu après l'annonce par les principaux acteurs du secteur (Meta, ByteDance, propriétaire de TikTok, et Snap) de leur intention de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Tout en exprimant des doutes quant à son efficacité, ces entreprises ont déclaré en octobre dernier qu'elles continuaient d'estimer que l'interdiction ne protégerait pas les jeunes, mais qu'elles contacteraient bientôt les propriétaires de plus d'un million de comptes détenus par des mineurs afin de les préparer au changement.

    Le mercredi 10 décembre 2025, l'Australie est devenue le premier pays à interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, bloquant l'accès à des plateformes telles que TikTok, YouTube (Alphabet) et Instagram et Facebook (Meta).

    Les dix plus grandes plateformes ont reçu l'ordre de bloquer l'accès aux enfants à partir de minuit, sous peine d'amendes pouvant atteindre 33 millions de dollars américains en vertu de la nouvelle loi, qui a suscité les critiques des grandes entreprises technologiques et des défenseurs de la liberté d'expression, mais a été saluée par les parents et les défenseurs des droits des enfants.


    Le Premier ministre Anthony Albanese a qualifié cette journée de « jour de fierté » pour les familles et a présenté cette loi comme la preuve que les décideurs politiques peuvent lutter contre les dangers en ligne qui ont dépassé les mesures de protection traditionnelles.

    « Cela fera une énorme différence. Il s'agit de l'un des plus grands changements sociaux et culturels auxquels notre nation ait été confrontée », a déclaré Anthony Albanese lors d'une conférence de presse mercredi. « C'est une réforme profonde qui continuera à avoir des répercussions dans le monde entier. »

    Dans un message vidéo, Anthony Albanese a exhorté les enfants à « commencer un nouveau sport, un nouvel instrument ou à lire ce livre qui traîne depuis un certain temps sur votre étagère », avant les vacances scolaires d'été en Australie qui commencent à la fin du mois.

    Dans les heures qui ont précédé l'entrée en vigueur de l'interdiction, bon nombre des quelque un million d'enfants concernés par cette législation ont commencé à publier des messages d'adieu à leurs abonnés en ligne.

    « Fini les réseaux sociaux... fini le contact avec le reste du monde », a écrit un adolescent sur TikTok.

    « #seeyouwhenim16 » (on se reverra quand j'aurai 16 ans), a déclaré un autre.

    Ce lancement vient couronner une année de débats sur la question de savoir si un pays pouvait réellement empêcher les enfants d'utiliser des plateformes intégrées dans la vie quotidienne, et marque le début d'un test grandeur nature pour les gouvernements du monde entier, frustrés par la lenteur des entreprises de médias sociaux à mettre en œuvre des mesures de réduction des risques.

    Le gouvernement de centre-gauche d'Albanese a proposé cette loi historique, s'appuyant sur des recherches montrant les effets néfastes sur la santé mentale de l'utilisation excessive des réseaux sociaux chez les jeunes adolescents, notamment la désinformation, le harcèlement et les représentations néfastes de l'image corporelle.

    Plusieurs pays, du Danemark à la Nouvelle-Zélande en passant par la Malaisie, ont indiqué qu'ils pourraient étudier ou imiter le modèle australien, faisant de ce pays un cas d'école pour déterminer jusqu'où les gouvernements peuvent aller en matière de restriction d'âge sans étouffer la liberté d'expression ou l'innovation.

    « Ce n'est pas notre choix » : X annonce qu'il se conformera à la loi

    X, la plateforme d'Elon Musk, est devenue la dernière des 10 principales plateformes à prendre des mesures pour bloquer l'accès aux mineurs après avoir publiquement annoncé mercredi qu'elle se conformerait à la loi.

    « Ce n'est pas notre choix, c'est ce qu'exige la loi australienne », a déclaré X sur son site web. « X exclut automatiquement toute personne qui ne répond pas à nos critères d'âge. »

    L'Australie a déclaré que la liste initiale des plateformes concernées serait susceptible d'évoluer à mesure que de nouveaux produits apparaîtraient et que les jeunes utilisateurs migreraient.

    Les entreprises ont indiqué à Canberra qu'elles mettraient en place un système combinant l'estimation de l'âge à partir du comportement de l'utilisateur et l'estimation de l'âge à partir d'un selfie, ainsi que des vérifications pouvant inclure la fourniture de documents d'identité ou de coordonnées bancaires.

    Pour les entreprises de médias sociaux, cette mesure marque le début d'une nouvelle ère de stagnation structurelle, car le nombre d'utilisateurs plafonne et le temps passé sur les plateformes diminue, selon des études.

    Les plateformes affirment qu'elles tirent peu de revenus de la publicité destinée aux moins de 16 ans, mais avertissent que l'interdiction perturbe le flux de futurs utilisateurs. Juste avant l'entrée en vigueur de l'interdiction, 86 % des Australiens âgés de 8 à 15 ans utilisaient les médias sociaux, selon le gouvernement.

    Certains jeunes ont averti que l'interdiction des réseaux sociaux pourrait isoler les gens.

    « Cela va être pire pour les personnes queer et celles qui ont des intérêts particuliers, car c'est le seul moyen pour elles de trouver leur communauté », a déclaré Annie Wang, 14 ans, avant l'interdiction. « Certaines personnes les utilisent également pour exprimer leurs sentiments et parler à d'autres personnes afin d'obtenir de l'aide... Je pense donc que cela ira pour certaines personnes, mais que pour d'autres, cela va aggraver leur santé mentale. »

    Alors que l’Australie impose aux plateformes de bloquer l'accès aux moins de 16 ans, les géants du numérique continuent de s'insurger contre la décision australienne, estimant que la loi a été adoptée trop rapidement. Ils estiment que son efficacité est incertaine et qu'elle pourrait pousser les adolescents vers des espaces en ligne moins sécurisés, malgré l'argument des autorités selon lequel les réseaux sociaux nuisent à la santé mentale des jeunes.

    Dans ce contexte de désaccord persistant, une récente étude a révélé que les lois de vérification de l'âge ne parviennent pas à empêcher les mineurs d'accéder à des contenus pour adultes. Selon les chercheurs de l'université de New York, l'utilisation d'un VPN ou le recours à des sites non conformes permet de contourner aisément ces mécanismes, tandis que ces obligations pourraient paradoxalement restreindre les droits numériques des adultes.

    Et vous ?

    Quel est votre avis sur le sujet ?
    Trouvez-vous cette initiative de l'Australie crédible ou pertinente ?

    Voir aussi :

    Le Parlement européen demande l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans afin de lutter contre l'augmentation des problèmes de santé mentale chez les adolescents due à une exposition excessive

    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge, d'où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    L'Australie propose une interdiction des médias sociaux pour les enfants de moins de 16 ans, "les médias sociaux nuisent à nos enfants et j'ai décidé d'y mettre un terme", selon le Premier ministre

    Le Danemark va interdire les réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans, suite à l'appel lancé par la première ministre en faveur d'une restriction de l'utilisation des médias sociaux par les enfants
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  16. #36
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  17. #37
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    J'ajouterai que tout les médias sociaux choisissant de se conforter à la loi australienne se rendent donc complice de la dérive fasciste en cours dans ce pays. S'ils pensaient moins à leur bénéficient, ils fermeraient totalement leur sites en Australie.
    Ce qui déclencherai une énorme prise de conscience au sein de la population australienne, et mêmes des autres populations.

  18. #38
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    Par défaut Meta ferme plus de 500 000 comptes en vertu de l'interdiction australienne visant les moins de 16 ans
    Meta ferme plus de 500 000 comptes en vertu de l'interdiction australienne visant les moins de 16 ans, mais exhorte le gouvernement à y mettre fin, car les adolescents cherchent à contourner la loi

    Meta a supprimé près d'un demi-million d'enfants australiens de Facebook, Instagram et Threads afin de se conformer à la nouvelle interdiction des réseaux sociaux dans le pays. La société américaine affirme que cette interdiction ne répond pas aux objectifs du gouvernement australien visant à améliorer la sécurité et le bien-être des jeunes. Le gouvernement fédéral devrait publier des données indiquant le nombre de jeunes Australiens qui ont été exclus de toutes les plateformes concernées par l'interdiction.

    L'Australie devient le premier pays au monde à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, obligeant les principales plateformes, dont TikTok, YouTube, Instagram et Facebook, à bloquer les utilisateurs mineurs, sous peine d'amendes pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains. Cette décision réglementaire historique a privé des millions d'enfants et d'adolescents de l'accès à leurs comptes en ligne, positionnant ainsi le pays comme un cas d'école mondial en matière d'application des restrictions de l'âge et de responsabilité des plateformes. Les gouvernements du monde entier observent de près l'impact de cette mesure.

    Récemment, un rapport a révélé que plus de 500 000 enfants australiens ont été exclus de Facebook et d'Instagram par Meta afin de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans dans le pays. Le géant des réseaux sociaux affirme avoir supprimé 330 000 utilisateurs d'Instagram, 173 000 de Facebook et 39 000 de Threads entre le 4 et le 11 décembre. L'interdiction australienne est entrée en vigueur le 10 décembre, mais Meta a commencé à supprimer les comptes des utilisateurs mineurs une semaine plus tôt.

    Le gouvernement Albanese devrait publier des données indiquant le nombre de jeunes Australiens qui ont été exclus des plateformes concernées par l'interdiction. Dans une mise à jour publiée dans la nuit, Meta a affirmé que l'interdiction ne répondait pas aux objectifs du gouvernement australien visant à renforcer la sécurité et le bien-être des jeunes. La société américaine a fait part de ses inquiétudes quant au fait que l'interdiction avait isolé les adolescents vulnérables du soutien des communautés en ligne, les poussant à se tourner vers des applications moins réglementées.

    Elle a critiqué les méthodes de vérification « incohérentes » utilisées pour valider l'âge d'un utilisateur et a de nouveau dénoncé l'intention de la législation. « Le principe de la loi, qui empêche les moins de 16 ans de posséder un compte sur les réseaux sociaux afin qu'ils ne soient pas exposés à une « expérience algorithmique », est faux », a déclaré Meta dans un article de blog. « Les plateformes qui permettent aux adolescents de continuer à les utiliser sans être connectés utilisent toujours des algorithmes pour déterminer le contenu susceptible d'intéresser l'utilisateur, mais de manière moins personnalisée et adaptée à l'âge de la personne. »

    Meta affirme que, bien qu'elle continuera à se conformer à la législation australienne, elle souhaite que le gouvernement fédéral engage un dialogue avec le secteur pour trouver une autre solution. « Nous appelons le gouvernement australien à s'engager de manière constructive avec le secteur afin de trouver une meilleure voie à suivre, par exemple en incitant l'ensemble du secteur à relever le niveau en matière de sécurité, de protection de la vie privée et d'expériences en ligne adaptées à l'âge, plutôt que d'imposer des interdictions générales », a-t-il déclaré.

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    Le gouvernement fédéral a adopté en 2024 des lois sur l'âge minimum pour les réseaux sociaux afin de protéger les jeunes contre les algorithmes ciblés et les contenus préjudiciables sur les plateformes de réseaux sociaux. Les entreprises de réseaux sociaux s'exposent à des amendes pouvant atteindre 50 millions de dollars si elles ne prennent pas de « mesures raisonnables » pour empêcher les moins de 16 ans de créer un compte.

    Facebook, Instagram, Snapchat, TikTok, X, YouTube, Reddit, Twitch, Threads et Kick sont tous concernés par l'interdiction des réseaux sociaux. Mais la Commission eSafety, qui applique la restriction d'âge, a averti que d'autres plateformes de réseaux sociaux pourraient être ajoutées à la liste si elles répondaient aux critères d'interdiction. Il existe de nombreuses exemptions pour les plateformes dont l'utilisation principale est le jeu, la santé et l'éducation.

    Les plateformes disposent de plusieurs méthodes pour vérifier l'âge d'un utilisateur, notamment grâce à une pièce d'identité délivrée par le gouvernement, à l'estimation de l'âge à partir du visage ou à la déduction de l'âge. Un porte-parole du gouvernement a déclaré dans un communiqué que « le gouvernement Albanese tient les entreprises de réseaux sociaux responsables des dommages qu'elles causent aux jeunes Australiens ». « Des plateformes telles que Meta collectent une quantité considérable de données sur leurs utilisateurs à des fins commerciales. Elles peuvent et doivent utiliser ces informations pour se conformer à la législation australienne et s'assurer que les personnes âgées de moins de 16 ans ne sont pas présentes sur leurs plateformes. »

    Depuis 2024, les Big Tech affirment que l'Australie a adopté de façon « précipitée » la loi qui interdit aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux médias sociaux. Les autorités australiennes affirment que l'exposition aux médias sociaux nuit à la santé mentale des enfants. Mais les géants des médias sociaux dénoncent la législation et rappellent que « le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens ». Pour Meta et ses rivaux Snap et TikTok, l'interdiction risque de pousser les adolescents vers des coins plus sombres d'Internet, augmentant les risques pour ces derniers.

    Source : Meta

    Et vous ?

    Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Meta, TikTok et Snapchat acceptent de se conformer à l'interdiction des réseaux sociaux en Australie, mais doutent de son efficacité. Les plateformes doivent bloquer les utilisateurs âgés de moins de 16 ans

    Le président Emmanuel Macron souhaite interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 15 ans et interdire les téléphones portables dans les lycées à partir de septembre 2026

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois, de surveillance sur la toile
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  19. #39
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    Apparemment c'est déjà ce qu'ils proposent au niveau Européen (Digital Services Act). Vérification d'âge généralisée, check. Basée sur une solution d'identité numérique à l'échelle Européenne, check!
    SVP, pas de questions techniques par MP. Surtout si je ne vous ai jamais parlé avant.

    "Aw, come on, who would be so stupid as to insert a cast to make an error go away without actually fixing the error?"
    Apparently everyone.
    -- Raymond Chen.
    Traduction obligatoire: "Oh, voyons, qui serait assez stupide pour mettre un cast pour faire disparaitre un message d'erreur sans vraiment corriger l'erreur?" - Apparemment, tout le monde. -- Raymond Chen.

  20. #40
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    Par défaut Près de 5 millions de comptes en ligne d'enfants de moins de 16 ans ont été désactivés en Australie
    Près de 5 millions de comptes en ligne détenus par des enfants de moins de 16 ans ont été désactivés ou supprimés après l'interdiction historique de l'accès aux réseaux sociaux pour les mineurs en Australie

    Près de 5 millions de comptes en ligne détenus par des enfants de moins de 16 ans ont été désactivés, supprimés ou restreints lors du lancement de l'interdiction historique des réseaux sociaux aux mineurs en Australie, selon le gouvernement fédéral. Le gouvernement n'a pas précisé combien de comptes ont été touchés sur chaque plateforme individuelle. Le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré que les chiffres relatifs aux comptes restreints montraient que la politique « fonctionnait » et qu'elle était une « source de fierté pour l'Australie ». Si les géants de la technologie semblent se conformer à ces changements, beaucoup ont vivement critiqué la politique australienne.

    Le 10 décembre 2025, l'Australie est devenu le premier pays au monde à interdire l'accès aux réseaux sociaux aux enfants de moins de 16 ans, obligeant les principales plateformes, dont TikTok, YouTube, Instagram et Facebook, à bloquer les utilisateurs mineurs, sous peine d'amendes pouvant atteindre plusieurs millions de dollars américains. Cette décision réglementaire historique a privé des millions d'enfants et d'adolescents de l'accès à leurs comptes en ligne, positionnant ainsi le pays comme un cas d'école mondial en matière d'application des restrictions de l'âge et de responsabilité des plateformes.

    Meta a partagé qu'elle a supprimé près d'un demi-million d'enfants australiens de Facebook, Instagram et Threads afin de se conformer à la nouvelle interdiction des réseaux sociaux dans le pays. Le géant des réseaux sociaux affirme avoir supprimé 330 000 utilisateurs d'Instagram, 173 000 de Facebook et 39 000 de Threads entre le 4 et le 11 décembre. Mais la société américaine affirme que cette interdiction ne répond pas aux objectifs du gouvernement australien visant à améliorer la sécurité et le bien-être des jeunes. Les gouvernements du monde entier observent de près l'impact de cette mesure.

    Récemment, le gouvernement fédéral a publié des données indiquant le nombre de jeunes Australiens qui ont été exclus de toutes les plateformes concernées par l'interdiction. Près de 5 millions de comptes en ligne détenus par des enfants de moins de 16 ans ont été désactivés, supprimés ou restreints lors du lancement de l'interdiction historique des réseaux sociaux aux mineurs en Australie, selon le gouvernement fédéral.


    Ces statistiques, basées sur les chiffres fournis au commissaire à la sécurité électronique par les 10 plateformes de réseaux sociaux initialement concernées par l'interdiction, ont été publiées pour prouver que cette politique controversée avait bien démarré. Les plateformes Twitch, Kick, YouTube, Threads, Facebook, Instagram, Snapchat, X, TikTok et Reddit ont déclaré qu'au total, 4,7 millions de comptes avaient été restreints au cours de la première quinzaine de décembre, lorsque l'interdiction est entrée en vigueur.

    Le gouvernement n'a pas précisé combien de comptes ont été touchés sur chaque plateforme individuelle. Meta a révélé au début du mois avoir bloqué près de 550 000 comptes sur Instagram, Facebook et Threads qui, selon ses « informations », étaient gérés par des enfants. Cela comprenait un peu plus de 330 000 utilisateurs d'Instagram, près de 175 000 utilisateurs de Facebook et 40 000 comptes Threads. On estimait que 16 % des 24,3 millions d'utilisateurs Facebook et 4 % des 16,2 millions d'utilisateurs Instagram en Australie avaient moins de 16 ans.

    L'interdiction d'utiliser les réseaux sociaux impose aux plateformes concernées de prendre des « mesures raisonnables » pour empêcher les moins de 16 ans de créer des comptes, sous peine d'amendes pouvant atteindre 49,5 millions de dollars. Cette politique est controversée, les détracteurs arguant que les enfants trouveront des moyens de contourner l'interdiction, migreront vers d'autres plateformes et subiront les conséquences négatives de l'absence d'accès aux réseaux sociaux.

    Le Premier ministre Anthony Albanese a déclaré que les chiffres relatifs aux comptes restreints montraient que la politique « fonctionnait » et qu'elle était une « source de fierté pour l'Australie ». « Il y a un peu plus d'un mois, l'Australie a pris des mesures pour protéger nos enfants, leur rendre leur enfance et rassurer les parents, afin de s'assurer que les entreprises de réseaux sociaux comprennent qu'elles ont une responsabilité sociale », a déclaré Albanese.

    Les données indiquent que les entreprises de réseaux sociaux ont pris des mesures proactives en raison de la législation australienne, a déclaré Julie Inman Grant, commissaire à la sécurité électronique, mais de nombreux comptes sont toujours actifs. « Même si certains enfants trouvent des moyens créatifs de rester sur les réseaux sociaux, il est important de se rappeler que, tout comme les autres lois sur la sécurité que nous avons dans notre société, le succès se mesure à la réduction des dommages et au rétablissement des normes culturelles », a-t-elle déclaré.

    Elle a ajouté : « Les limitations de vitesse, par exemple, ne sont pas un échec parce que certaines personnes roulent trop vite. La plupart des gens s'accordent à dire que les routes sont plus sûres grâce à elles. Avec le temps, le respect des règles augmente, les normes s'établissent et les avantages en matière de sécurité se multiplient. » Le commissaire à la sécurité électronique a déclaré que, bien qu'il y ait des « signes encourageants » indiquant que toutes les plateformes concernées se conformaient à l'interdiction, il était trop tôt pour déterminer si la conformité était totale

    « Nous n'en sommes qu'au tout début de ce processus, et il est évident que les plateformes adoptent des approches différentes en fonction de leur situation particulière, ce qui se traduit par des variations dans les données et les résultats actuellement disponibles », a déclaré Inman Grant. « Bien sûr, si certains changements positifs sont déjà clairement visibles aujourd'hui, certains changements normatifs à plus long terme et leurs effets positifs sur les enfants et les familles australiens pourraient prendre des années à se manifester pleinement. »

    Le bureau d'Inman Grant a également confirmé que les nouveaux sites de médias sociaux Bluesky et Lemon8 s'étaient eux-mêmes évalués comme étant soumis à l'interdiction d'accès aux médias sociaux pour les mineurs. Bluesky a introduit des mesures de vérification de l'âge la veille de l'entrée en vigueur de la législation australienne en décembre, bien qu'il ne soit pas concerné par cette loi.

    Si les géants de la technologie semblent se conformer à ces changements, beaucoup ont vivement critiqué la politique australienne. Depuis qu'elle a été approuvée, les Big Tech ont dénoncé la législation et affirment que l'Australie a adopté de façon « précipitée » la loi qui interdit aux jeunes de moins de 16 ans d'accéder aux médias sociaux. Les géants des médias sociaux rappellent que « le lien de causalité avec les médias sociaux reste flou en ce qui concerne la santé mentale des jeunes Australiens ». Pour Meta et ses rivaux Snap et TikTok, l'interdiction risque de pousser les adolescents vers des coins plus sombres d'Internet, augmentant les risques pour ces derniers.

    Au début du mois, Meta a également déclaré que les affirmations selon lesquelles « l'expérience algorithmique » sur les réseaux sociaux amplifiait les contenus préjudiciables étaient « fausses » et que l'interdiction « ne répondait pas à ses objectifs d'amélioration de la sécurité et du bien-être des jeunes Australiens ». L'interdiction fait l'objet d'un recours devant la Haute Cour de la part de défenseurs de la liberté numérique et d'un autre de la part de Reddit, qui a fait valoir que les nouvelles règles ne sont pas « raisonnablement appropriées et adaptées » pour atteindre l'objectif de protection des enfants contre les préjudices et « portent atteinte à la liberté implicite de communication politique ».

    Et vous ?

    Pensez-vous que cette chiffre est crédible ou pertinente ?
    Quel est votre avis sur le sujet ?

    Voir aussi :

    Pas seulement les moins de 16 ans : tous les utilisateurs australiens des RS devront prouver leur âge, d'où les questionnements sur la pertinence de mesures similaires dans d'autres pays comme la France

    La vérification d'âge arrive sur la totalité dInternet : L'Australie, la France, le Royaume-Uni, le Canada et d'autres pays s'alignent peu à peu sur le modèle chinois de surveillance sur la toile

    Face à la montée des violences scolaires, Emmanuel Macron veut interdire TikTok, Instagram et X aux moins de 15 ans si Bruxelles ne prend pas de mesures. Il envisage des systèmes de reconnaissance faciale
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